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Les addictions

CFP Champcevinel

Created on December 16, 2025

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Transcript

Les addictions

Sommaire

Anatomie et organes cibles

Fonctionnement général

Objectifs

Pathologies / prévention

Processus de l'addiction

Points clés

Ressources complémentaires

Objectifs :
  • Comprendre ce qu’est une addiction.
  • Identifier les différents types d’addictions (alcool, tabac, drogues, écrans, jeux…).
  • Connaître les conséquences sur la santé physique, psychique et sociale.
  • Découvrir les stratégies de prévention et de prise en charge.

Chercher les définitions des mots suivants:

  • Addiction
  • Toxicomanie
  • Substance psychoactive
  • Dépendance
  • Accoutumance
  • Tolérance
  • sevrage
  • delirium tremens

On confond souvent dépendance et addiction, or ces deux termes définissent des comportements différents face à la prise de substances psychoactives ou face à une activité.

Dépendance ou addiction ?

L’addiction D’un point de vue scientifique et médical, les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences nocives..

La dépendance On parle de dépendance lorsqu'on souffre du syndrome de sevrage à l'arrêt brusque de la consommation.

La dépendance est due à un déséquilibre du fonctionnement neurobiologique à la suite d’une consommation régulière d’une substance psychoactive. Ce déséquilibre entraîne l’envie de consommer à nouveau la substance, pour ne pas subir les effets désagréables consécutifs à l’arrêt de sa prise. Il s’agit ici de retrouver son état normal, et non plus de se sentir mieux.

L'addiction définit l'incapacité pour l'individu de s'empêcher de consommer la substance bien qu'ayant connaissance des conséquences négatives qui s'ensuivront. Elle est liée à la vulnérabilité de l'individu face aux signaux de plaisir envoyés par un neurotransmetteur dans son cerveau. Elle se traduit par des comportements compulsifs incontrôlés et irraisonnés qui peuvent donc s'appliquer non seulement à des produits, mais aussi à des activités telles que le jeu, le sexe, l'exercice physique, ou le shopping.

La toxicomanie : désigne l'usage habituel et excessif, nuisible pour l'individu ou pour la société, de substances toxiques, ce qui engendre un état de dépendance psychique et/ou physique.

Une substance psychoactive : modifie l’activité mentale, les sensations, le comportement. Son usage expose à des risques et à des dangers pour la santé, et peut entraîner des conséquences dans la vie quotidienne ; son usage peut en outre engendrer une dépendance ; elle provoque des effets somatiques variables selon ses propriétés , son effet et sa nocivité.

Addictions comportementales ou addictions sans produit

Les addictions dites « comportementales » correspondent à une notion récente et encore mal connue. Elle comprend toutes les dépendances qui ne sont pas liées à un produit : addiction au sexe, aux jeux d'argent, aux jeux vidéo, au sport, à Internet, aux achats... Le terme est aussi utilisé de manière plus large pour désigner des troubles alimentaires…

Qu’est-ce que l’usage simple ? C’est une consommation de substances psychoactives qui n’entraine ni complication pour la santé, ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives pour soi ou pour autrui. Par exemple, boire un ou deux verres de vin par jour, aux repas ; essayer certaines drogues illicites par curiosité… L’usage simple comporte des risques : consommation avant de conduire un véhicule, consommation chez la femme enceinte, association avec certains médicaments…

Qu’est-ce que l’usage nocif ? Il est caractérisé par une consommation répétée induisant des dommages physiques, psychoaffectifs, sociaux, pour le sujet mais aussi pour son entourage. On va constater des infractions répétées à l’usage d’une substance (violence, accidents…), une aggravation de problèmes personnels ou sociaux (dégradation des relations familiales, difficultés financières…), des difficultés et/ou l’incapacité à remplir ses obligations dans la vie professionnelle, scolaire, familiales… l’incapacité à se passer du produit pendant plusieurs jours d’affilée.

Le concept d’assuétude : L’assuétude, c’est la fuite d’un malaise dans la surconsommation de substances. Cette consommation excessive provoque, avec le temps, des phénomènes physiques importants : l’accoutumance, la tolérance et le sevrage. A cause à la fois du désir de fuir et de ces 3 phénomènes, le cycle se poursuit inévitablement jusqu’au moment où la douleur émotionnelle devient plus forte que l’effet du produit consommé. C’est alors le début de la fin qui peut prendre différentes formes: Désintoxication, réadaptation totale( ou rechute) Déchéance et pertes importantes dans tous les domaines de la vie.

Tolérance : phénomène qui se manifeste par le fait qu’une personne doit augmenter les doses de la substance pour obtenir les mêmes effets recherchés.

Accoutumance : elle se développe lorsqu’une personne consomme de manière répétée un psychotrope et y devient habituée au point d’en avoir besoin de façon impérieuse.

Sevrage : ensemble de réactions qui apparaissent lorsque la personne qui souffre d’accoutumance est abstinente de sa substance depuis 24 à 48 heures. On l’observe à travers un groupe de symptômes physiques caractéristiques : tremblements, douleurs parfois intenses, sueurs froides, hallucinations, augmentation de la température corporelle, etc…

"Avant d'aller plus loin je voudrais que vous réfléchissiez à cette question: Comment classer les substances psychoactives ? "

Envoyez moi vos réponses : nathalie.villemot@mfr.asso.fr "et sans tricher!!!"

Substances légales mais réglementées :Les médicaments psychoactifs sont prescrits par un médecin pour traiter des états d’anxiété, de troubles du sommeil, de dépression ; leur production et leur usage est strictement contrôlés. Cependant, il arrive qu’ils soient détournés de cet usage thérapeutique, et l’automédication est fréquente.L’alcool et le tabac sont des produits dont la vente est contrôlée, et leur consommation est réglementée.

  • Loi EVIN (alcool, tabac et publicité)
  • Loi concernant la vente d’alcool aux mineurs
  • Alcool au volant
  • Ivresse publique
  • Vente de cigarettes, tabac, papier, filtres, aux mineurs
  • Tabac et lieux publics
  • Interdiction de fumer en voiture si présence d’un mineur

Substances illicites :Le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, l’héroïne(…) sont des substances illicites : le code pénal en interdit et en réprime la production, la détention et la vente, conformément aux conventions internationales ; leur usage est également interdit et sanctionné.

Les substances psychoactives ont une action biochimique qui augmente et désorganise la production de dopamine dans le cerveau. La prise répétée de ces substances va perturber la sécrétion de dopamine et va entraîner la dépendance.

Synapse Pour passer d'un neurone à un autre, l'influx nerveux se transforme en messages chimiques qui prennent la forme d'une substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur, comme par exemple la dopamine. Il existe différents neuromédiateurs (la dopamine, la sérotonine, l'acétylcholine, etc.) qui se lient à des récepteurs spécifiques. Le neuromédiateur traverse l'espace situé entre deux neurones, la synapse. C'est sur ces processus qu'agissent les substances psychoactives.

La dépendance physique est très importante. En effet, l'état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (pré délirium ou delirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu'au décès. Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d'animaux (rats, araignées, reptiles). Cet état est une urgence médicale.

Conséquences physiques

L'alcool a comme autre particularité de détruire les neurones soit directement lors de l'absorption de doses massives, soit en empêchant l'absorption digestive des vitamines B et en particulier la vitamine B1 (voir syndrome de Korsakoff).

Conséquences physiques

Conséquences physiques

L'alcool induit trois types d'effets sur le foie: l'hépatite, la stéatose, la cirrhose.

Les effets sur le pancréas. La prise d'alcool engendre des inflammations pancréatiques (pancréatites) et des destructions pancréatiques. Les conséquences en sont des douleurs très fortes, des insuffisances des fonctions digestives (diarrhées chroniques), des cancers du pancréas, et du diabète puisque le pancréas régule le taux de sucre. Les effets sur l'estomac. Les effets classiques sont des reflux œsophagiens et des inflammations des muqueuses. Le consommateur se plaint de reflux alimentaires le matin et de brûlures digestives. Cancers des voies digestives.

Les effets sur les vaisseaux et le cœur.L'hypertension artérielle est assez régulièrement constatée, L'alcool est considéré comme étant la première cause d'hypertension artérielle en France. Sur le système veineux, les boissons alcoolisées aggravent les douleurs veineuses et les problèmes hémorroïdaires. Enfin, on constate chez les grands alcooliques une atteinte du muscle cardiaque pouvant aller jusqu'à l'insuffisance cardiaque et la mort.

Conséquences physiques

effets cancérigènes. Ils sont souvent favorisés par la prise alcool + tabac. Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l'œsophage. effets sur la moelle osseuse. L'alcool a un effet sur le développement des globules rouges et des globules blancs. Cet effet est direct: toxique ou indirect: carences vitaminiques.

Conséquences physiques

effets cancérigènes. Ils sont souvent favorisés par la prise alcool + tabac. Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l'œsophage. effets sur la moelle osseuse. L'alcool a un effet sur le développement des globules rouges et des globules blancs. Cet effet est direct: toxique ou indirect: carences vitaminiques.

Conséquences physiques

Les effets sexuels. L'alcoolisation chronique s'accompagne régulièrement mais pas systématiquement d'une impuissance chez l'homme et d'une disparition des cycles menstruels chez la femme. Ces états correspondent déjà à une altération conséquente de l'état général.

Conséquences physiques

Alcool pendant la grossesse : L’alcool passe de façon passive la barrière placentaire et se retrouve dans le liquide amniotique et le sang fœtal. La consommation d’alcool par la mère au cours de la grossesse va donc entraîner des atteintes multiples du fœtus qui sont regroupées sous le terme de « Syndrome d’alcoolisation fœtale » (SAF).

Alccol pendant la grossesse

Les tests psychologiques montrent qu'une consommation quotidienne de 60 ml/jour entraîne des perturbations sur la vitesse psychomotrice, la mémoire, l'apprentissage, l'appréciation de l'espace, la capacité de raisonnement et le raisonnement complexe. Il est également désinhibiteur, c'est à dire favorisant l'échange avec les autres, mais aussi "les passages à l'acte" (violences, agressions). L'usage chronique d'alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui ci n'était pas déjà préexistant.

Conséquences psychiques

Sur le plan affectif, social, professionnel :

  • problèmes de relations avec le conjoint et les enfants : disputes, mensonges, mauvais traitements, violences, non respect de la parole donnée…
  • La famille s’isole avec la maladie
  • L’alcool est présent dans 25% des divorces
  • L’alcool est présent dans la majorité des cas de mauvais traitements d’enfants
  • Absentéisme ou baisse marquée de rendement au travail
  • démotivation
  • accidents du travail
  • accidents de la route
  • accidents domestiques

Conséquences sur la vie quotidienne

  • Perte d’emploi
  • précarité
  • Baisse de l’attention en classe, résultats scolaires en baisse, voire décrochage et échec scolaire
  • Troubles émotifs et du comportement chez les enfants et adolescents
  • Les personnes disent qu’elles n’ont pas de problème pour contrôler leur consommation d’alcool : négation du problème dû au sentiment de culpabilité et de honte
  • Perte du lien social
  • Difficultés financières, sanitaires, judiciaires et professionnelles
  • Risque d’anxiété et de dépression

Conséquences sur la vie quotidienne

Tout sevrage d'alcool doit pris en charge par un médecin généraliste ou un médecin spécialiste. ... Un sevrage physique dure de 3 à 10 jours. Il peut se faire en ambulatoire ou en hospitalier et implique un suivi régulier aux 2-3 jours avec un traitement médicamenteux.

Ressources