MODULE INTERACTIF
APPROPRIATION DE LA DÉMARCHE
VIVRE AVEC LES RISQUES
DÉBUTER
MISE EN CONTEXTE
La gestion des risques représente un défi constant pour les intervenants. Elle exige une vigilance accrue, une capacité d’adaptation continue et une collaboration étroite entre les équipes, l'usager et ses proches afin d'identifier et d'atténuer les situations pouvant compromettre la sécurité. Dans un contexte où les besoins des usagers peuvent être complexes et évolutifs, il est essentiel de maintenir un équilibre entre la sécurité des usagers et leur qualité de vie, tout en plaçant leurs désirs et leurs préoccupations au cœur des décisions. La démarche Vivre avec les risques a été créée pour faciliter les discussions entourant la gestion des risques. Ce module s'adresse aux intervenants qui doivent gérer les risques et désirent en discuter à l'aide d'une démarche structurée.
SUIVANT
CONTENU
Ce module contient :
- Une introduction au risque
- La démarche détaillée en 4 étapes
- Des exemples cliniques
- Personne âgée
- Enfant et adolescent
- Santé mentale
- Une foire aux questions
- Le lien vers les différentes ressources de la démarche
OBJECTIFS
- Identifier les facteurs qui influencent la gestion des risques
- Explorer les 4 étapes de la démarche Vivre avec les risques
- Illustrer la démarche à l'aide d'exemples cliniques
SUIVANT
MISES EN GARDE
La démarche Vivre avec les risques :
- Ne remplace pas le jugement clinique ; l'information recueillie par les cliniciennes et cliniciens en utilisant cette démarche doit être analysée en tenant compte du contexte global de la situation
- Ne remplace pas les outils existants pour la prise de décision partagée ou la gestion des risques sur des thématiques précises. Certains types de situation doivent être gérées selon des pratiques reconnues (ex. : politique ou protocole, risque suicidaire, homicidaire, mesures de contrôle)
- Ne prédit pas des effets avec certitude
- Ne produit pas un résultat global
Afin d'alléger le texte, le terme usager est utilisé et désigne l'ensemble des personnes usagères.
SUIVANT
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Vous pouvez revenir consulter les différentes sections au moment qui vous convient à l'aide du menu!
Les flèches en bas à droite permettent de vous déplacer à votre rythme dans le module de façon continue. Chaque section est aussi consultable ultérieurement au besoin avec le menu! Tout au long du module, différents concepts sont illustrés avec des exemples cliniques ou des explications supplémentaires qui peuvent être consultés en cliquant sur cet icône: . Finalement, les sections Exemples, Foire aux questions (FAQ) et Ressources peuvent être consultées selon vos besoins.
CONSIGNES
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© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
INTRODUCTION
AU RISQUE
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QUESTION 1
Pensez à un risque que vous avez pris dans la dernière année dans votre vie personnelle.
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 2
Pourquoi avez-vous pris ce risque?
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 3
Quelles auraient pu être les conséquences négatives?
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 4
Pourquoi avoir pris le risque malgré les conséquences négatives possibles?
Parce que les bénéfices espérés dépassaient les conséquences négatives!
INTRODUCTION
AU RISQUE
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INTRODUCTION
AU RISQUE
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Effectivement, toutes les réponses font partie des explications possibles à la réticence que nous pouvons avoir comme intervenant à laisser un usager prendre des risques. Toutefois, rappelons-nous pourquoi nous prenons des risques dans notre quotidien : pour leurs bénéfices! Les usagers ne sont pas différents : ils prennent des risques pour les bénéfices associés ou en raison d'un besoin non comblé. Et ce, que ce soit conscient ou non! Alors, comment pouvons-nous les accompagner dans cette prise de risque?
INTRODUCTION
AU RISQUE
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GESTION DES RISQUES
QUALITÉ DE VIEAUTONOMIE
SÉCURITÉ
INTRODUCTION
AU RISQUE
RECHERCHE D'ÉQUILIBRE
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LES FONDEMENTS
DE LA DÉMARCHE
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À trop vouloir une chose, on finit par faire arriver le contraire.
Noël Audet, auteur québécois
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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À trop vouloir
EMPÊCHER LA CHUTE
on finit par
RESTREINDRE LES MOUVEMENTS
créer une
PERTE DE CAPACITÉS
DE LA DÉMARCHE
ET ULTIMEMENT
AUGMENTER LE RISQUE DE CHUTE !
LES FONDEMENTS
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VIVRE À RISQUE
VIVRE AVEC LES RISQUES
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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PROJET DE VIE
EXPERTISE CLINIQUE
EXPÉRIENCES & VALEURS
VALEURS & HABITUDES
CADRE LÉGAL
HISTOIRE DE VIE
ETC.
BESOINS ET DÉSIRS
CAPACITÉS
ETC.
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
PRISE DE DÉCISION
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PROJET DE VIE
EXPERTISE CLINIQUE
EXPÉRIENCES & VALEURS
VALEURS & HABITUDES
CADRE LÉGAL
HISTOIRE DE VIE
ETC.
BESOINS ET DÉSIRS
CAPACITÉS
ETC.
DE LA DÉMARCHE
DÉCISION PARTAGÉE
LES FONDEMENTS
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LA DÉMARCHE
- Structure la démarche de gestion des risques et les discussions
- Facilite la communication
- Favorise la collaboration entre l'usager, ses proches, les équipes et les organisations
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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Cliquez sur les mots des 4 étapes
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ÉVALUATION DES RISQUES
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
GESTION DES RISQUES
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
Usager
Usager
l'usager
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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IDENTIFIER
LES RISQUES
Usager
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
Usager
Usager
l'usager
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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ANALYSER
LES RISQUES
Usager
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ANALYSER
LES RISQUES
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Chute
(endroit)
Escaliers
Usager
Troubles de l'équilibre, oublie l'accessoire de marche, vit seul, chambre au 2e
ANALYSER
LES RISQUES
Blessure
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ANALYSER
LES RISQUES
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DIVERGENCES D'OPINION
Il arrive que le niveau de risque estimé pour chacune des préoccupations diffère entre l'usager, son proche et les professionnels de la santé. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces divergences de perceptions, par exemple :
POUR AIDER LA DISCUSSION
Les VALEURS de chacun
L'HISTOIRE DE VIE de l'usager
Les EXPÉRIENCES de chacun
La CONNAISSANCE ET L'ATTACHEMENT (facteur émotif) du proche pour l'usager
ANALYSER
LES RISQUES
Les CONNAISSANCES CLINIQUES des professionnels de la santé
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
Usager
Usager
l'usager
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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Usager
Usager
l'usager
Est-il possible (et acceptable pour l'usager) d'agir directement sur la préoccupation? Exemple : déménagement en RPA en raison de multiples risques, cesser de côtoyer une personne mettant l'usager dans des situations dangereuses.
Réduire les préoccupations ou le risque directement?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
De quelle façon et à quel moment l'environnement ou l'activité peuvent-ils être adaptés ou modifiés? Quelles autres activités peuvent être suggérées pour répondre aux besoins de l'usager? Ex. : risque de chute dans le jardin - est-ce possible d'aménager un jardin dans des bacs pour éviter de se pencher?
Modifier ou adapter le contexte
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Est-il possible :
- d'améliorer la santé?
- de pallier les déficits?
- d'exploiter les forces et soutenir les choix de l'usager?
Adresser les causes (Améliorer les capacités, adapter l'environnement, traiter la maladie, etc.)
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
- Minimiser la gravité des conséquences négatives
- Valoriser les conséquences positives
- Comparer les conséquences émotionnelles et physiques de prendre ce risque à celles de ne pas le prendre
Agir sur les conséquences
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Quelles interventions doivent être mises en place pour :
- L'usager ? Besoin d'enseignement, de comprendre la condition, d'interventions spécifiques?
- Les proches? Besoin d'enseignement?
- Les cliniciens et intervenants de l'équipe? Est-ce que les membres de l'équipe n'ayant pas participé à la discussion ont besoin de comprendre ce qui a été discuté et être rassurés?
Qui a besoin d'intervention?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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ET SI?
FACILITER LA DISCUSSION
Il est important d'établir un filet de sécurité avec l'usager en lui demandant : si ça arrive, vous allez faire quoi? EXEMPLE M. Perdu se perd souvent. Il répond qu'il accepte qu'on active la géolocalisation sur son cellulaire. Quand son fils lui fait remarquer qu'il sort souvent sans son cellulaire, il demande s'il n'existe pas un gadget qu'il pourrait garder sur lui en tout temps... il accepte alors le bouton d'alerte! Les solutions venant directement des usagers sont souvent celles les plus utilisées par ces derniers.
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Qu'est-ce qui peut être fait ?
Quels FACTEURS DE PROTECTION peuvent être optimisés?
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction du NIVEAU DE RISQUE?
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction de la DISPONIBILITÉ DES RESSOURCES?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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DISCUTER
Déménager
Bouton alerte
Aménager chambre 1er
Chaise aisance
DES RISQUES
Désire finir ses vieux jours dans la maison familiale.
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Vous avez terminé la section formation
FÉLICITATIONS !
Les sections suivantes contiennent différents exemples cliniques que vous pouvez parcourir au moment qui vous conviendra, ainsi qu'une foire aux questions regroupant les questions les plus fréquentes.
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ADULTES
M. Gilles - Malnutrition à domicile (vidéo, dans le bas de la page)
EXEMPLES
Mme Lavigueur - Dysphagie, chutes et agressivité aux soins (vidéos, dans le bas de la page)
Gloria - Risque d'égarement (Vignette interactive)
CLINIQUES
Luce - Soins palliatifs (Vignette interactive)
JEUNESSE
Bébé Théo - Risque de décès lié à une trachéostomie (Vignette interactive)
Julien (14 ans) - Risque de consommation (Vignette interactive)
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VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
SOINS PALLIATIFS
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
- Le formulaire en version colorée éditable en ligne disponible ICI
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Luce est atteinte d'un cancer en phase terminale; elle est en soins palliatifs. Après un séjour à l'hôpital, elle a demandé à retourner à la maison, car elle désire y terminer ses jours entourée de ses proches. Elle habite avec son mari, et ses 3 filles viennent la visiter chaque jour. Elle est suivie par l'équipe de soins palliatifs du soutien à domicile. Depuis 2 jours, elle présente une difficulté importante à avaler en raison de la somnolence et de la faiblesse. Elle ne mange presque plus, ne ressent plus la faim, a des nausées et doit prendre sa médication par cathéter. Ses filles sont bouleversés. Elles répètent que si leur mère ne mange pas, elle perdra des forces et mourra plus rapidement. Selon elles, il faut absolument qu'elle consomme tous ses suppléments! Son mari, quant à lui, est partagé entre le désir exprimé par Luce de partir rapidement dans la sérénité, et la détresse de ses filles.
Usager
Usager
Dénutrition, inconfort, étouffement
Difficulté à avaler, soins de fin de vie
Cancer phase terminale, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Dénutrition, inconfort, décès accéléré
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme ÉLEVÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Dénutrition, inconfort, étouffement
Difficulté à avaler, soins de fin de vie
Cancer terminal, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Dénutrition, inconfort, décès accéléré
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Luce : FAIBLE, car elle considère que la mort est une délivrance par rapport à sa condition Conjoint de Luce : MODÉRÉ, mais relativisé à faible par le contexte de soins palliatifs et les volontés de Luce Filles de Luce : ÉLEVÉ en raison du risque de décès et de l'impact que la perte de leur mère aura sur elles. Au fil de la discussion, les cliniciens réalisent que les filles présentent une détresse par rapport au décès imminent de leur mère. Cliniciens : élevé en raison du risque de décès, relativisé à MODÉRÉ par le contexte de soins palliatifs et les volontés exprimées de Luce
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre est rapidement organisée entre Luce, son conjoint, ses filles et les membres de l'équipe: - Luce maintient son désir de décéder dans la dignité, mais ne veut plus consommer ses suppléments en raison des inconforts et des nausées. Mentionne être prête à mourir. Son mari la soutient dans sa décision.
- Ses filles demeurent inquiètes de voir leur mère souffrir de la faim et décéder prématurément.
- L'infirmière s'inquiète des nausées de Luce et propose de revoir la médication avec le médecin et le pharmacien. Luce est d'accord, ses filles sont rassurées sur ce point.
- La nutritionniste explique que, en fin de vie, la sensation de faim diminue en raison des changements biologiques dans le corps. Il est donc normal que Mme ne ressente pas la faim. Les filles de Luce peuvent poser leurs questions et sont rassurées par les explications.
- Ses filles proposent de continuer d'offrir les suppléments selon sa tolérance et ses envies, sans insister si elle n'a pas faim. Luce n'est pas d'accord; elle souhaite plutôt manger les aliments qu'elle aime. La nutritionniste suggère d'explorer avec la famille quels aliments seraient plus faciles à avaler.
Après la rencontre, Luce demande à l'infirmière un moment. Elle lui nomme qu'elle est inquiète pour ses filles qui ne semblent pas comprendre qu'elle est en fin de vie. L'infirmière suggère de proposer un accompagnement par une travailleuse sociale à ses filles. Luce accepte.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Cancer terminal, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Douleur augmentée, dénutrition, décès
Revoir la médication (nausées)
EXEMPLE DE RÉPONSE
Suggérer les suppléments
Suggérer les aliments aimés
Suggérer de l'aide psychosociale aux filles
Désire un décès dans la dignité, désire manger des aliments qu'elle aime
Mari : supporte les choix de sa femme Filles : déni de la condition, détresse
RETOUR
VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
- Le formulaire en version colorée éditable en ligne disponible ICI
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Théo est né avec une condition médicale entraînant une paralysie des cordes vocales. Cette condition nécessite une trachéostomie qui lui permet de respirer. Historiquement, cette condition nécessitait des mois d'hospitalisation alors qu'aujourd'hui, un congé est possible plus tôt à condition qu'une surveillance constante soit assurée la nuit à domicile par du personnel de soin. Les parents de Théo sont à son chevet depuis sa naissance. Le couple se relaie chaque jour à l'hôpital. Pour ce faire, ils doivent parcourir de longues distances quotidiennement, car ils vivent à l'extérieur de la ville. La famille élargie n'est pas de la région et le couple ne dispose d'aucun réseau de soutien. Lorsque la planification du congé a été abordée par le médecin, les parents étaient enchantés de pouvoir ramener Théo à la maison : fini le voyagement! Malgré les explications du médecin sur la nécessité d'avoir une surveillance constante la nuit, les parents ont refusé d'engager du personnel pour le faire. Ils souhaitent se relayer eux-mêmes. Ils ne sont pas à l'aise avec la présence d'inconnus qui viennent à la maison quotidiennement. L'équipe est très inquiète de la vision du couple; les deux parents présentent des signes d'épuisement marqués et pourraient s'endormir en surveillant Théo. Dans le cas où une obstruction respiratoire survienne, cela pourrait mener à son décès. Ainsi, l'équipe perçoit la réaction des parents comme une attitude de résistance vis-à-vis les recommandations formulées.
Usager
Usager
Obstruction respiratoire
Nuit, refus d'engager personnel pour surveillance
EXEMPLE DE RÉPONSE
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les parents sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque ÉLEVÉ alors que les proches le perçoivent comme MODÉRÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Obstruction respiratoire
Nuit, refus d'engager personnel pour surveillance
EXEMPLE DE RÉPONSE
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : Théo étant un bébé, il n'a pas d'opinion sur le sujet. Proches : MODÉRÉ, reconnaissent qu'il y a un risque de décès s'il y a obstruction respiratoire mais se disent en mesure d'assurer la surveillance demandée. Cliniciens : ÉLEVÉ en raison de :
- Gravité élevée : risque de décès s'il y a obstruction respiratoire sans intervention immédiate
- Probabilité élevée : dans la dernière semaine, Théo a dû être désobstrué à quelques reprises la nuit
- Expertise clinique : l'équipe suit les bonnes pratiques qui recommandent la surveillance constante dans ce type de situation
- Autres facteurs considérés : les parents présentent des signes d'épuisement liés à l'accouchement, l'hospitalisation, les visites fréquentes et les voyagements quotidiens. Ils considèrent que la probabilité est élevée qu'un des parents s'endorme durant la surveillance la nuit, augmentant ainsi le risque pour Théo.
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Afin de se préparer à la sortie d'hôpital, une période d'essai où les parents s'occupent des soins a été proposée. Les parents se sont donc occupés de tous les soins durant quelques jours à l'hôpital. Une rencontre est également organisée pour discuter de la situation. Voici un résumé de la conversation : - Les parents réalisent toute l'énergie que demandent les soins de Théo, et qu'avec le travail du père le jour, ils reconnaissent que les risques sont grands qu'ils s'endorment. Ils demeurent tout de même réticents à la surveillance par du personnel soignant dans leur quotidien, car ils disent avoir besoin d'intimité.
- La travailleuse sociale comprend le besoin d'intimité des parents et regarde avec eux s'il est envisageable d'avoir une surveillance la nuit à condition d'avoir toujours les mêmes personnes. Les parents sont d'accords à ce que ce soit discuté avec les services de soutien à domicile.
- En fin de rencontre, la mère s'effondre : elle pleure et répète que c'est de sa faute si son bébé n'est pas parfait comme elle l'avait imaginé, qu'elle a forcément fait quelque chose de mal durant la grossesse.
- L'équipe est témoin de la détresse de la mère et le deuil qu'elle traverse. Un soutien psychosocial lui est proposé, ce qu'elle accepte.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
Surveillance par personnel soignant à domicile
Limiter le nombre de personnes différentes
EXEMPLE DE RÉPONSE
Période d'essai à l'hôpital
Soutien psychosocial
Besoin d'intimité, épuisement, deuil, détresse psychologique de la mère
RETOUR
VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
ÉGAREMENT
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
- Le formulaire en version colorée éditable en ligne disponible ICI
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Gloria, 57 ans, vit en résidence pour aînés en raison de troubles cognitifs légers et de déséquilibres à la marche. Elle reçoit la visite de son fils chaque semaine. Elle utilise une canne pour se déplacer et elle aime les activités sociales. Elle va au Centre de jour en transport adapté tous les mardis, mais elle souhaite revenir plus rapidement en prenant l'autobus de façon autonome pour ne pas manquer les activités prévues à la résidence en fin de journée. L'équipe s'inquiète des risques qu'il lui arrive un accident en tentant de traverser la rue ou qu'elle se perde en chemin si elle revient seule. Une rencontre est organisée par l'équipe traitante pour discuter des risques que Mme prenne seule l'autobus. Son fils affirme que sa mère a toujours aimé se promener et que les activités sociales sont très importantes pour elle, ce que Mme confirme. Il se dit peu inquiet qu'elle prenne l'autobus, surtout si elle prend toujours le même chemin.
Usager
Usager
Égarement
EXEMPLE DE RÉPONSE
Retour à la résidence en autobus seule
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme FAIBLE. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Égarement
EXEMPLE DE RÉPONSE
Retour à la résidence en autobus seule
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : dit ne pas avoir peur de se perdre, elle a pris l'autobus toute sa vie. Elle promet d'utiliser sa canne pour éviter de tomber. Proches : FAIBLE, a confiance aux capacités de sa mère à se déplacer en autobus. Cliniciens : ÉLEVÉ en début de conversation en raison des troubles cognitifs qui peuvent évoluer et du risque de chute, mais après analyse, relativisent à MODÉRÉ, car :
- Gravité modérée : blessure si Mme tombe ou se fait frapper par une voiture, engelure si se perd l'hiver.
- Fréquence légère : 1x/ semaine, ne s'est jamais perdue et prendra toujours le même trajet.
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre est organisée avec Gloria et son fils : - Gloria mentionne à nouveau ne pas être inquiète de se perdre. Elle sait quel autobus prendre, comment vérifier le trajet sur son cellulaire et à quel arrêt descendre pour retourner à la résidence.
- Son fils reconnaît qu'il y a un risque, mais est confiant que sa mère est en mesure de se diriger avec son cellulaire ou les outils disponibles.
- L'infirmière parle des troubles cognitifs qui peuvent être évolutifs. Elle est préoccupée qu'une journée Mme puisse être plus confuse. Elle propose que Gloria avise le personnel avant son départ pour qu'ils puissent s'assurer de son état cognitif. Le personnel du centre de jour pourrait également être mis au courant. Gloria et son fils acceptent.
- On lui pose alors la question : et si jamais vous vous perdez? Gloria répond qu'elle a entendu parler de gadgets qui permettent de localiser. Elle serait ouverte à cette possibilité. Son fils est prêt à activer la géolocalisation sur son cellulaire qu'elle a d'ailleurs toujours sur elle.
- La physiothérapeute parle du risque de chute qui sera augmenté lors de la période hivernale, elle propose l'achat de crampons et d'un pic à glace pour la canne. Gloria et son fils sont d'accord.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
Aviser le personnel avant la sortie
EXEMPLE DE RÉPONSE
Géolocalisation
Crampons et pics à glace
Mme accepte toutes les propositions, car son autonomie est importante pour elle
RETOUR
VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
CONSOMMATION
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
- Le formulaire en version colorée éditable en ligne disponible ICI
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Julien est âgé de 14 ans et il est en suivi par un intervenant pour des symptômes anxieux. Ses parents sont inquiets car Julien consomme régulièrement du cannabis avec des amis ou parfois seul à la maison. Ses résultats scolaires ont chuté dans les derniers mois. Julien n'a pas développé de trouble de comportement, mais ses parents tentent d'instaurer des limites et des règles en lien avec sa consommation. En réaction, Julien a toutefois tendance à se refermer davantage et à devenir de plus en plus irritable. Il ne présente toutefois pas de détresse psychologique ni d'idées suicidaires. Il considère que le cannabis lui permet de se détendre et diminue ses symptômes anxieux. Cette situation rend l'ambiance de plus en plus lourde à la maison. Les parents souhaitent qu'il cesse sa consommation et reprenne un rythme de vie plus sain. Julien ne voit aucune conséquence négative et ne souhaite pas changer ses habitudes. Le lien parents-enfant est encore présent, mais fragilisé. Malgré les résultats scolaires en baisse, Julien continue d'aller à l'école de façon assidue.
Usager
Usager
Santé mentale et avenir menacés
EXEMPLE DE RÉPONSE
Consommation drogues, conflits familiaux
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme ÉLEVÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Santé mentale et avenir menacés
EXEMPLE DE RÉPONSE
Consommation drogues, conflits familiaux
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : Julien ne voit pas de risque à sa consommation de cannabis Proches : ÉLEVÉ, craignent pour la santé mentale de Julien et son avenir, ils souhaitent empêcher leur fils de sortir et qu'il soit surveillé constamment Cliniciens : MODÉRÉ en raison de :
- Gravité modérée : malgré les risques de dépendance et d'effets sur le développement du cerveau, l'équipe considère que la priorité d'intervention sera de rétablir le lien de confiance et les relations familiales
- Probabilité élevée : consomme plusieurs fois par semaine
- Autres facteurs considérés : malgré les baisses de résultats scolaires, Julien continue d'aller à l'école. Il dit consommer pour diminuer son anxiété et d'autres stratégies seront à explorer avec lui pour arriver graduellement à cesser la consommation.
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre familiale a eu lieu :- Les parents ont exprimé leurs craintes calmement à Julien en lui répétant qu'ils l'aiment et veulent son bien.
- Julien explique que son anxiété est vraiment soulagée par la consommation de cannabis et qu'il ne serait plus capable d'aller à l'école s'il arrêtait. Il finit par avouer se faire intimider par un groupe de secondaire 5 sur l'heure du midi.
- Le travailleur social propose d'effectuer une évaluation de la dépendance et d'explorer des ressources pour l'aider avec l'anxiété. Julien est ouvert à l'idée, mais il ne faut pas que ça soit trop compliqué.
- Les parents proposent un changement d'école, Julien refuse, c'est trop stressant.
- Le travailleur social propose alors de faire un lien avec l'intervenant de l'école pour la situation d'intimidation. Julien refuse, il a peur que ça n'aggrave les choses, mais il accepte d'en rediscuter avec lui à la prochaine rencontre.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
Stratégies simples
Stratégies alternatives pour l'anxiété
EXEMPLE DE RÉPONSE
Changement d'école
TS contacte l'école
Poursuivre le suivi de Julien en travail social
TS contacte l'école
Vit de l'anxiété liée à de l'intimidation à l'école
RETOUR
QUESTIONS GÉNÉRALES
Est-ce que je peux mettre le formulaire Vivre avec les risques au dossier de l'usager?
Est-ce que je dois remplir le formulaire Vivre avec les risques pour tous les usagers?
Est-ce que le formulaire Vivre avec les risques remplace la note de concertation ou le formulaire PII?
Si un risque a été accepté/toléré et qu’il arrive quelque chose, est-ce que je vais être tenu pour responsable ?
FAQ
À quelle fréquence doit-on réévaluer la situation à risque?
Équipe de soins - milieu de soins
Je me questionne sur un risque, qu’est-ce que je fais ?
Les proches d'un usager viennent me voir et me partagent leurs craintes ou désaccords sur une décision qui a été prise. Je fais quoi ?
Je ne suis pas à l’aise avec un risque qui a été accepté. Qu’est-ce que je fais ?
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RESSOURCES
Guide d'utilisation à l'intention des cliniciens oeuvrant auprès des personnes ainées
Site web - Vivre avec les risques
RESSOURCES
& CONTACTS
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
CONCEPTION ET ÉLABORATION
SARAH BOUDREAULT | Professionnelle conseiL, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
COLLABORATION À L'ÉLABORATION
VALÉRIE BEAUDOIN | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
JOSIANE PRIMEAU | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
JEAN-FRANÇOIS TURMEL | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
RÉVISION
CHRISTINE ALLARD | Conseillère-cadre à la DSMSSS
JOSIANE TREMBLAY | Conseillère-cadre à la DSMSSS
VÉRONIQUE PROVENCHER | Erg., PhD., USherbrooke
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
Ce module est basé sur les travaux de Véronique Provencher, erg., PhD., USherbrooke, Heather MacLeod, Erg. Aut. (Ont.), D.Sc. Queen's Université qui ont mené à la démarche Vivre avec les risques, que vous pouvez trouver ici. Les exemples cliniques sont issus de l'expérience et des nombreuses formations données à différentes équipes dans des contextes de pratique variés par Sarah Boudreault, pht., professionnelle-conseil à la DSMSSS du CIUSSS de la Capitale-Nationale.
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ET L'USAGER?
QU'EST-CE QU'IL EN PENSE?
Après avoir discuté et analysé les risques avec l'usager, essayez de lui demander :
D'après vous, on devrait faire quoi?Si c'était votre conjoint ou votre enfant, que lui conseilleriez-vous?
Certains vous répondront qu'ils n'en savent rien, qu'ils ne sont pas l'expert, mais vous pourriez être surpris des idées que certains pourraient vous amener! Peut-être vous répondront-ils exactement ce que vous aviez en tête!
Est-ce que le formulaire Vivre avec les risques remplace la note de concertation ou le formulaire PII?
Non. Si vous décidez de remplir en équipe le formulaire Vivre avec les risques lors d'une rencontre de concertation ou une rencontre de plan interdisciplinaire, vous devrez tout de même remplir les documents associés à ce type de rencontre. Toutefois, pas besoin de répéter! Vous pouvez référer d'un formulaire à l'autre les informations. Aussi, si vous manquez d'espace sur le formulaire, n'hésitez pas à faire une note complémentaire et y référer!
- Prendre la voiture pour aller travailler
- Prendre l'avion pour aller en voyage
- Marcher à l'extérieur
- Changer d'emploi
- Déménager dans une nouvelle ville
- Immigrer
- Couper des légumes
CAUSES
Lors de votre évaluation, vous avez identifié plusieurs causes sous-jacentes à la préoccupation. Portez une attention particulière aux éléments suivants :
- Est-ce un changement dans :
- La stabilité physique, cognitive ou mentale?
- La stabilité médicale?
- La médication?
- Les contextes, soit l'environnement physique (p.ex. : milieu de vie négligé) ou social (p.ex. : décès du partenaire de vie)?
- Est-ce lié aux valeurs, croyances ou choix de la personne?
- Pouvons-nous travailler sur les causes? Sont-elles traitables ou réversibles?
Toutes vos conversations avec l'usager et ses proches peuvent vous aider à mieux comprendre les causes du risque !
QUI
Qui est préoccupé par rapport à la situation à risque? L'usager? Ses proches? Vous? Un autre membre de l'équipe? Qu'est-ce qui peut expliquer les divergences d'opinion, s'il y en a? (cet aspect sera abordé plus en détail à la section analyse)
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
- Quels facteurs de protection peuvent être optimisés?
- Qu'est-ce qui peut être fait :
- En fonction du niveau de risque?
- De la disponibilité des ressources?
- Pour réduire le risque ou les préoccupations?
- Comment le contexte peut-il être modifié?
- Comment les causes peuvent-elles être adressées?
- Comment pouvons-nous agir sur les conséquences?
- Qui a besoin d'interventions ou d'enseignement?
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
L'HISTOIRE DE VIE
CAS VÉCU
Un homme âgé était hospitalisé et chutait de multiples fois par jour. L'équipe de soins tentait de le convaincre de déménager. Monsieur refusait jour après jour, jusqu'au moment où un membre de l'équipe le questionna sur son passé. Il lui avoua être vétéran, avoir fait la guerre et avoir été prisonnier, en ajoutant personne me forcera à m'enfermer en RPA! À partir de ce moment, l'équipe s'est mobilisée pour organiser un retour à domicile. Quelques jours après être retourné à la maison, Monsieur de lui-même a décidé de déménager. Il lui fallait du temps pour prendre SA décision.
RÉFÉRENCE : conférence de Véronique???
CONSIDÉRATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Pour des niveaux de risque moyens ou élevés, passez en revue les considérations supplémentaires suivantes, lesquelles peuvent faire augmenter ou diminuer le niveau de risque de la personne : - La FRÉQUENCE à laquelle la préoccupation se produit. Si elle survient rarement, cela peut réduire le risque, et vice versa.
- Dans quelles mesures les conséquences de la préoccupation sont-elles IMMINENTES? Par exemple, les effets de la malnutrition mettent plus de temps à se manifester que les effets immédiats d'un incendie ou d'une chute. Si nous avons du temps pour prendre des mesures préventives, cela peut réduire le niveau de risque global
- De quel SOUTIEN l'usager dispose-t-il? Par exemple, une personne bien entourée pourrait voir son niveau de risque diminuer comparativement à une personne isolée sans réseau social.
- Y a-t-il d'AUTRES PRÉOCCUPATIONS? Si oui, celles-ci pourraient augmenter le niveau de risque.
- Prendre la voiture pour aller travailler : accident, blessure, décès
- Prendre l'avion pour aller en voyage : écrasement d'avion
- Marcher à l'extérieur : chuter, se blesser, se perdre
- Changer d'emploi : ne pas aimer le nouveau travail, l'équipe
- Déménager dans une nouvelle ville : s'ennuyer, nouveaux voisins désagréables, vices cachés dans la maison
- Immigrer : difficulté à s'adapter, à trouver un travail, barrière de langage, choc culturel
- Couper des légumes : se couper
CONNAISSANCES CLINIQUES
L'inquiétude vécue par un usager et ses proches peut être exacerbée par un sentiment d'impuissance face à la situation. Comme cliniciens, nous avons des connaissances cliniques, nous avons déjà traités ou sommes intervenus dans des situations similaires : nous avons des pistes de solution.
Les proches d'un usager viennent me voir et me partagent leurs craintes ou désaccords sur une décision qui a été prise, je fais quoi ?
Prenez le temps d’accueillir et d’écouter leur point de vue. Ensuite, il est recommandé d’en parler avec l’infirmière ou l'intervenant en responsabilité. Si les craintes sont toujours là, des discussions et des interventions peuvent se faire. Le but est de comprendre les craintes et de trouver des moyens de les diminuer. Il est important de bien communiquer pour éviter la confusion.
PRÉOCCUPATION
Inquiétude qu'un évènement malheureux survienne. Plus la préoccupation sera précise, plus l'analyse sera facilitée. Il est par ailleurs recommandé d'analyser une préoccupation à la fois.
Exemples de préoccupations : - Chutes
- Dysphagie
- Dénutrition et malnutrition
- Incendies
- Se perdre
- Accident d'automobile
- Gestion inadéquate de la médication
- Gestion financière inadéquate
- Maltraitance
- Suicide/homicide
Si un risque a été accepté/toléré et qu’il arrive quelque chose, est-ce que je vais être tenu pour responsable ?
Tout d’abord, le risque zéro n’existe pas! Une conséquence négative peut arriver, que le risque ait été accepté/toléré ou non.
L’acceptation d’un risque dans le cadre d’une décision partagée, se prend en équipe avec la personne et ses proches. Une évaluation par les cliniciens de l’équipe est complétée et une discussion avec l'usager et ses proches se fait. C’est de cette façon que le plan d’intervention est élaboré et qu’il doit être suivi. Vous ne serez donc pas tenu responsable si un accident arrive. Évidemment, vous êtes responsables de travailler de façon sécuritaire dans l'accompagnement de l'usager, vous ne serez pas protégé si vous êtes négligeant.
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
- Quels facteurs de protection peuvent être optimisés?
- Qu'est-ce qui peut être fait :
- En fonction du niveau de risque?
- De la disponibilité des ressources?
- Pour réduire le risque ou les préoccupations?
- Comment le contexte peut-il être modifié?
- Comment les causes peuvent-elles être adressées?
- Comment pouvons-nous agir sur les conséquences?
- Qui a besoin d'interventions ou d'enseignement?
CONSÉQUENCES
Déterminez les conséquences pour l'usager. Quelles sont les conséquences positives et négatives des préoccupations, tant au niveau physique, social et psychologique?
- Reliées à la santé
- Hospitalisation
- Blessures/dommages pour soi et autrui
- Bien-être émotionnel
- Reliées à la qualité de vie
- Déclin fonctionnel
- Appauvrissement
- Expulsion du domicile ou relocalisation vers un nouveau milieu de vie
- Surprotection
- Résilience
- Engagement dans des activités signifiantes
- Bonheur
- Sentiment d'appartenance
- Prendre la voiture pour aller travailler : gagner de l'argent, se nourrir
- Prendre l'avion pour aller en voyage : relaxer, décrocher, travailler
- Marcher à l'extérieur : aller d'un endroit à un autre
- Changer d'emploi : meilleur salaire, meilleures conditions
- Déménager dans une nouvelle ville : meilleur quartier, tranquilité, se rapprocher
- Immigrer : améliorer ses conditions de vie
- Couper des légumes : se nourrir
DISPONIBILITÉ DES RESSOURCES
ACCESSIBILITÉ
Est-ce que l'usager a accès aux services et équipements requis? Qu'est-ce qui peut être mis en place temporairement le cas échéant?
DÉLAIS
Quels sont les délais d'attente pour obtenir les services, les équipements ou les adaptations du domicile? Qu'est-ce qui peut être mis en place temporairement?
FINANCES
L'usager peut-il assumer les coûts des services et des équipements requis? Quels organismes ou programmes peuvent aider l'usager?
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
NIVEAU DE RISQUE
Qui est préoccupé par rapport à la situation à risque? L'usager? Ses proches? Vous? Un autre mmbre de l'équipe? Qu'est-ce qui peut expliquer les divergences d'opinion, s'il y en a? (cet aspect sera abordé plus en détail à la section analyse)
LES EXPÉRIENCES
Prenons l'exemple d'une infirmière d'expérience à l'aube de sa retraite, et une jeune infirmière qui sort de l'école. Il est fort probable que devant un risque, l'infirmière d'expérience s'exprime en disant Ah j'en ai vu d'autres, c'est pas un gros risque! alors que l'infirmière débutante soit plus hésitante... Toutefois, imaginez cette même infirmière devant un risque de chute par exemple, alors qu'il y a un mois à peine un usager est décédé sur le coup en tombant devant elle!
DISCUTER
DES DIVERGENCES D'OPINION
Voici quelques pistes à explorer :
- Essayer de comprendre d'où part l'usager (ou le collègue) plutôt que de tenter de le convaincre
- Encourager les discussion afin de mieux comprendre les raisons qui peuvent expliquer ces divergences
- Si l'usager n'est pas en accord avec les recommandations proposées, qu'est-ce qui les rend peu attrayantes pour lui?
- Suggérer des recommandations plus acceptables en offrant différentes options ou en modifiant les recommandations actuelles
- Documenter l'ensemble des recommandations proposées ainsi que le point de vue de l'usager
- Vérifier s'il est possible de laisser du temps à l'usager pour réfléchir
Selon vous, qu'est-ce qui peut expliquer cette différence?
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
- Quels facteurs de protection peuvent être optimisés?
- Qu'est-ce qui peut être fait :
- En fonction du niveau de risque?
- De la disponibilité des ressources?
- Pour réduire le risque ou les préoccupations?
- Comment le contexte peut-il être modifié?
- Comment les causes peuvent-elles être adressées?
- Comment pouvons-nous agir sur les conséquences?
- Qui a besoin d'interventions ou d'enseignement?
NIVEAU DE RISQUE
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction du niveau de risque?
RISQUE FAIBLE
Quels traitements ou recommandations peuvent être offerts pour PRÉVENIR ces préoccupations ou leurs conséquences potentiellements négatives pour l'usager?
RISQUE MODÉRÉ
Quels traitements ou recommandations peuvent être offerts pour RÉDUIRE le niveau de risque de modéré à faible?
RISQUE ÉLEVÉ
Quels traitements ou recommandations DOIVENT ÊTRE MIS EN PLACE D'URGENCE pour réduire le niveau de risque d'élevé à modéré ou faible?
Les discussions ont lieu en continu, que ce soit durant les évaluations, les suivis ou les rencontres formelles. Dans la démarche, la discussion apparait en 4e étape pour s'assurer que celles-ci ait eu lieu.
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
Est-ce que je dois remplir le formulaire Vivre avec les risques pour tous les usagers?
Non. Bien que les différentes étapes font partie intégrante de la gestion des risques de base, du plus simple au plus complexe, il est n'est pas attendu que le formulaire soit déposé au dossier à chaque fois. Les notes doivent toutefois rendre compte de la démarche de gestion des risques. Choisissez l'option la plus pertinente et la plus efficace selon la situation.Voici des exemples d'utilisation du formulaire :
- Situation complexe
- Situation où il y a divergence d'opinion entre les membres de l'équipe ou avec l'usager ou les proches
- Situation clinique nouvelle pour un nouvel intervenant
- Stagiaires
Il n'est toutefois pas exclu qu'une direction, un programme ou un gestionnaire décide d'exiger l'utilisation de ce formulaire dans des situations précises. Informez-vous!
À quelle fréquence doit-on réévaluer la situation à risque?
À moins qu'un protocole ou une procédure spécifique ne l'exige, il n'existe pas de fréquence prédéfinie pour la réévaluation d'une situation à risque. Chaque situation clinique est unique et la fréquence de réévaluation est à déterminer en considérant le niveau de risque et de complexité. Toutefois, une réévaluation et une nouvelle discussion s'imposent dans les cas suivants : - Lorsqu'un nouvel évènement à risque survient (ex.: l'usager fugue); - Lorsqu'un changement significatif est observé dans la condition clinique de l'usager (ex.: changement de l'état de santé ou des attentes de l'usager); - À tout autre moment où l'usager souhaite revoir ou rediscuter de sa situation. Par exemple: Mme Tremblay est à risque de chute. Elle refuse d'utiliser un accessoire de marche dans la maison ainsi qu'un bouton d'alerte. D'autres interventions ont été mises en place avec son accord pour diminuer la gravité des conséquences en cas de chute. Lundi matin, Mme Tremblay chute. Elle n'a pas de blessure. Toutefois, lorsque l'intervenant réévalue la situation avec elle, elle nomme qu'elle a eu très peur de rester au sol plusieurs heures avant que de l'aide ne lui soit portée. Elle exprime alors le souhait d'avoir désormais accès au bouton d'alerte.
CONTEXTE
Dans quel contexte survient cette préoccupation? Un moment, un endroit ou une activité particulière? Il arrive qu'il n'y ait pas de contexte particulier. Toutefois, lorsqu'il est possible d'identifier avec précision le contexte, des interventions ciblées peuvent être plus facilement identifiées.
Exemples de contextes : - Vivre seul (sans soutien immédiat)
- Lors du repas du midi (moment/activité)
- Agitation lors de la rotation du personnel à 15h45 (moment)
- Utiliser la cuisinière pour préparer le repas (activité)
- Tomber en se levant la nuit (moment)
- Tomber à l'extérieur (endroit)
Est-ce que je peux mettre le formulaire Vivre avec les risques présenté dans cette formation au dossier de l'usager?
Le format coloré du formulaire présenté dans ce module ne peut être déposé au dossier de l'usager. Toutefois, certains établissements comme le CIUSSS de la Capitale-Nationale ont harmonisé un formulaire afin qu'il soit déposable au dossier. Vérifiez auprès de votre gestionnaire si un tel formulaire est disponible dans votre établissement.
LES VALEURS
Prenons l'exemple de deux professionnels en désaccord où l'un a comme valeur prioritaire la sécurité de l'usager et l'autre son autonomie. Qui a raison? En fait, la question à se demander, c'est plutôt que désire l'usager? Quelles sont ses valeurs? Et ne pas oublier que la sécurité des autres usagers et du personnel doit être prise en compte, bien entendu!
Je ne suis pas à l’aise avec un risque qui a été accepté. Qu’est-ce que je fais ?
Vous avez le droit de ressentir un malaise et de l’exprimer de façon respectueuse. Parlez-en à l’infirmière, ou aux professionnels impliqués. Vous pourriez alors valider avec eux que tous les aspects liés à ce risque ont été discutés avec l'usager et ses proches. Si malgré tout vous avez encore un malaise, parlez-en à votre gestionnaire.
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
- Quels facteurs de protection peuvent être optimisés?
- Qu'est-ce qui peut être fait :
- En fonction du niveau de risque?
- De la disponibilité des ressources?
- Pour réduire le risque ou les préoccupations?
- Comment le contexte peut-il être modifié?
- Comment les causes peuvent-elles être adressées?
- Comment pouvons-nous agir sur les conséquences?
- Qui a besoin d'interventions ou d'enseignement?
Je me questionne sur un risque, qu'est-ce que je fais?
Que ce soit un nouveau risque que vous observiez, ou des questionnements sur une décision qui a déjà été prise, la première étape est d’en parler avec l’infirmière. Une discussion peut également se faire avec les professionnels impliqués dans la décision, et le gestionnaire. L’important, c’est de s’en parler !
CONNAISSANCESATTACHEMENT
La facteur émotif des proches n'est pas à négliger; il peut certainement venir influencer le niveau de risque perçu! Par ailleurs, l'histoire de vie d'un proche peut également influencer sa perception du niveau de risque. Prenons l'exemple d'un proche dont le frère est resté avec d'importantes séquelles après s'être étouffé. Il pourrait être beaucoup plus craintif par rapport à la dysphagie! S'intéresser aux raisons qui influencent la perception du proche peut aider à comprendre son point de vue.
FACTEURS DE PROTECTION
Exemples :
- Mettre à profit la motivation de l'usager en favorisant sa participation dans des activités importantes pour lui (ex. : jardiner, marcher, s'occuper de ses enfants)
- Mettre à profit la mémoire implicite de l'usager avec troubles cognitifs en favorisant l'utilisation d'objets familiers
- Étendre le soutien offert par les proches en impliquant un plus grand nombre de personnes
LWR - Vivre avec les risques
Sarah Boudreault
Created on December 8, 2025
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Transcript
MODULE INTERACTIF
APPROPRIATION DE LA DÉMARCHE
VIVRE AVEC LES RISQUES
DÉBUTER
MISE EN CONTEXTE
La gestion des risques représente un défi constant pour les intervenants. Elle exige une vigilance accrue, une capacité d’adaptation continue et une collaboration étroite entre les équipes, l'usager et ses proches afin d'identifier et d'atténuer les situations pouvant compromettre la sécurité. Dans un contexte où les besoins des usagers peuvent être complexes et évolutifs, il est essentiel de maintenir un équilibre entre la sécurité des usagers et leur qualité de vie, tout en plaçant leurs désirs et leurs préoccupations au cœur des décisions. La démarche Vivre avec les risques a été créée pour faciliter les discussions entourant la gestion des risques. Ce module s'adresse aux intervenants qui doivent gérer les risques et désirent en discuter à l'aide d'une démarche structurée.
SUIVANT
CONTENU
Ce module contient :
OBJECTIFS
SUIVANT
MISES EN GARDE
La démarche Vivre avec les risques :
- Ne remplace pas les outils existants pour la prise de décision partagée ou la gestion des risques sur des thématiques précises. Certains types de situation doivent être gérées selon des pratiques reconnues (ex. : politique ou protocole, risque suicidaire, homicidaire, mesures de contrôle)
- Ne prédit pas des effets avec certitude
- Ne produit pas un résultat global
Afin d'alléger le texte, le terme usager est utilisé et désigne l'ensemble des personnes usagères.SUIVANT
Cet icône indique qu'il n'y a pas de narration
Vous pouvez revenir consulter les différentes sections au moment qui vous convient à l'aide du menu!
Les flèches en bas à droite permettent de vous déplacer à votre rythme dans le module de façon continue. Chaque section est aussi consultable ultérieurement au besoin avec le menu! Tout au long du module, différents concepts sont illustrés avec des exemples cliniques ou des explications supplémentaires qui peuvent être consultés en cliquant sur cet icône: . Finalement, les sections Exemples, Foire aux questions (FAQ) et Ressources peuvent être consultées selon vos besoins.
CONSIGNES
Cliquez sur cette icône
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© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
INTRODUCTION
AU RISQUE
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
QUESTION 1
Pensez à un risque que vous avez pris dans la dernière année dans votre vie personnelle.
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 2
Pourquoi avez-vous pris ce risque?
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 3
Quelles auraient pu être les conséquences négatives?
INTRODUCTION
EXEMPLES DE RÉPONSES
AU RISQUE
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QUESTION 4
Pourquoi avoir pris le risque malgré les conséquences négatives possibles?
Parce que les bénéfices espérés dépassaient les conséquences négatives!
INTRODUCTION
AU RISQUE
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INTRODUCTION
AU RISQUE
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Effectivement, toutes les réponses font partie des explications possibles à la réticence que nous pouvons avoir comme intervenant à laisser un usager prendre des risques. Toutefois, rappelons-nous pourquoi nous prenons des risques dans notre quotidien : pour leurs bénéfices! Les usagers ne sont pas différents : ils prennent des risques pour les bénéfices associés ou en raison d'un besoin non comblé. Et ce, que ce soit conscient ou non! Alors, comment pouvons-nous les accompagner dans cette prise de risque?
INTRODUCTION
AU RISQUE
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GESTION DES RISQUES
QUALITÉ DE VIEAUTONOMIE
SÉCURITÉ
INTRODUCTION
AU RISQUE
RECHERCHE D'ÉQUILIBRE
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LES FONDEMENTS
DE LA DÉMARCHE
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À trop vouloir une chose, on finit par faire arriver le contraire.
Noël Audet, auteur québécois
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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À trop vouloir
EMPÊCHER LA CHUTE
on finit par
RESTREINDRE LES MOUVEMENTS
créer une
PERTE DE CAPACITÉS
DE LA DÉMARCHE
ET ULTIMEMENT
AUGMENTER LE RISQUE DE CHUTE !
LES FONDEMENTS
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VIVRE À RISQUE
VIVRE AVEC LES RISQUES
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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PROJET DE VIE
EXPERTISE CLINIQUE
EXPÉRIENCES & VALEURS
VALEURS & HABITUDES
CADRE LÉGAL
HISTOIRE DE VIE
ETC.
BESOINS ET DÉSIRS
CAPACITÉS
ETC.
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
PRISE DE DÉCISION
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PROJET DE VIE
EXPERTISE CLINIQUE
EXPÉRIENCES & VALEURS
VALEURS & HABITUDES
CADRE LÉGAL
HISTOIRE DE VIE
ETC.
BESOINS ET DÉSIRS
CAPACITÉS
ETC.
DE LA DÉMARCHE
DÉCISION PARTAGÉE
LES FONDEMENTS
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LA DÉMARCHE
DE LA DÉMARCHE
LES FONDEMENTS
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Cliquez sur les mots des 4 étapes
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ÉVALUATION DES RISQUES
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
GESTION DES RISQUES
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
Usager
Usager
l'usager
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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IDENTIFIER
LES RISQUES
Usager
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
Usager
Usager
l'usager
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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ANALYSER
LES RISQUES
Usager
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ANALYSER
LES RISQUES
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Chute
(endroit)
Escaliers
Usager
Troubles de l'équilibre, oublie l'accessoire de marche, vit seul, chambre au 2e
ANALYSER
LES RISQUES
Blessure
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ANALYSER
LES RISQUES
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DIVERGENCES D'OPINION
Il arrive que le niveau de risque estimé pour chacune des préoccupations diffère entre l'usager, son proche et les professionnels de la santé. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces divergences de perceptions, par exemple :
POUR AIDER LA DISCUSSION
Les VALEURS de chacun
L'HISTOIRE DE VIE de l'usager
Les EXPÉRIENCES de chacun
La CONNAISSANCE ET L'ATTACHEMENT (facteur émotif) du proche pour l'usager
ANALYSER
LES RISQUES
Les CONNAISSANCES CLINIQUES des professionnels de la santé
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
Usager
Usager
l'usager
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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Usager
Usager
l'usager
Est-il possible (et acceptable pour l'usager) d'agir directement sur la préoccupation? Exemple : déménagement en RPA en raison de multiples risques, cesser de côtoyer une personne mettant l'usager dans des situations dangereuses.
Réduire les préoccupations ou le risque directement?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
De quelle façon et à quel moment l'environnement ou l'activité peuvent-ils être adaptés ou modifiés? Quelles autres activités peuvent être suggérées pour répondre aux besoins de l'usager? Ex. : risque de chute dans le jardin - est-ce possible d'aménager un jardin dans des bacs pour éviter de se pencher?
Modifier ou adapter le contexte
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Est-il possible :
Adresser les causes (Améliorer les capacités, adapter l'environnement, traiter la maladie, etc.)
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Agir sur les conséquences
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Quelles interventions doivent être mises en place pour :
Qui a besoin d'intervention?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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ET SI?
FACILITER LA DISCUSSION
Il est important d'établir un filet de sécurité avec l'usager en lui demandant : si ça arrive, vous allez faire quoi? EXEMPLE M. Perdu se perd souvent. Il répond qu'il accepte qu'on active la géolocalisation sur son cellulaire. Quand son fils lui fait remarquer qu'il sort souvent sans son cellulaire, il demande s'il n'existe pas un gadget qu'il pourrait garder sur lui en tout temps... il accepte alors le bouton d'alerte! Les solutions venant directement des usagers sont souvent celles les plus utilisées par ces derniers.
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
Qu'est-ce qui peut être fait ?
Quels FACTEURS DE PROTECTION peuvent être optimisés?
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction du NIVEAU DE RISQUE?
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction de la DISPONIBILITÉ DES RESSOURCES?
PLANIFIER
LES INTERVENTIONS
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Usager
Usager
l'usager
LA DÉMARCHE
IDENTIFIER
Quelles sont les préoccupations? Qui est préoccupé?
ANALYSER
Quel est le niveau de risque pour l'usager?
PLANIFIER
Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire les préoccupations?
DISCUTER
Comment discuter des risques et des moyens pour réduire les préoccupations?
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DISCUTER
Déménager
Bouton alerte
Aménager chambre 1er
Chaise aisance
DES RISQUES
Désire finir ses vieux jours dans la maison familiale.
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Vous avez terminé la section formation
FÉLICITATIONS !
Les sections suivantes contiennent différents exemples cliniques que vous pouvez parcourir au moment qui vous conviendra, ainsi qu'une foire aux questions regroupant les questions les plus fréquentes.
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ADULTES
M. Gilles - Malnutrition à domicile (vidéo, dans le bas de la page)
EXEMPLES
Mme Lavigueur - Dysphagie, chutes et agressivité aux soins (vidéos, dans le bas de la page)
Gloria - Risque d'égarement (Vignette interactive)
CLINIQUES
Luce - Soins palliatifs (Vignette interactive)
JEUNESSE
Bébé Théo - Risque de décès lié à une trachéostomie (Vignette interactive)
Julien (14 ans) - Risque de consommation (Vignette interactive)
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VIGNETTE CLINIQUE
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SOINS PALLIATIFS
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Luce est atteinte d'un cancer en phase terminale; elle est en soins palliatifs. Après un séjour à l'hôpital, elle a demandé à retourner à la maison, car elle désire y terminer ses jours entourée de ses proches. Elle habite avec son mari, et ses 3 filles viennent la visiter chaque jour. Elle est suivie par l'équipe de soins palliatifs du soutien à domicile. Depuis 2 jours, elle présente une difficulté importante à avaler en raison de la somnolence et de la faiblesse. Elle ne mange presque plus, ne ressent plus la faim, a des nausées et doit prendre sa médication par cathéter. Ses filles sont bouleversés. Elles répètent que si leur mère ne mange pas, elle perdra des forces et mourra plus rapidement. Selon elles, il faut absolument qu'elle consomme tous ses suppléments! Son mari, quant à lui, est partagé entre le désir exprimé par Luce de partir rapidement dans la sérénité, et la détresse de ses filles.
Usager
Usager
Dénutrition, inconfort, étouffement
Difficulté à avaler, soins de fin de vie
Cancer phase terminale, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Dénutrition, inconfort, décès accéléré
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme ÉLEVÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Dénutrition, inconfort, étouffement
Difficulté à avaler, soins de fin de vie
Cancer terminal, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Dénutrition, inconfort, décès accéléré
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Luce : FAIBLE, car elle considère que la mort est une délivrance par rapport à sa condition Conjoint de Luce : MODÉRÉ, mais relativisé à faible par le contexte de soins palliatifs et les volontés de Luce Filles de Luce : ÉLEVÉ en raison du risque de décès et de l'impact que la perte de leur mère aura sur elles. Au fil de la discussion, les cliniciens réalisent que les filles présentent une détresse par rapport au décès imminent de leur mère. Cliniciens : élevé en raison du risque de décès, relativisé à MODÉRÉ par le contexte de soins palliatifs et les volontés exprimées de Luce
VIGNETTE CLINIQUE | SOINS PALLIATIFS
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre est rapidement organisée entre Luce, son conjoint, ses filles et les membres de l'équipe:- Luce maintient son désir de décéder dans la dignité, mais ne veut plus consommer ses suppléments en raison des inconforts et des nausées. Mentionne être prête à mourir. Son mari la soutient dans sa décision.
- Ses filles demeurent inquiètes de voir leur mère souffrir de la faim et décéder prématurément.
- L'infirmière s'inquiète des nausées de Luce et propose de revoir la médication avec le médecin et le pharmacien. Luce est d'accord, ses filles sont rassurées sur ce point.
- La nutritionniste explique que, en fin de vie, la sensation de faim diminue en raison des changements biologiques dans le corps. Il est donc normal que Mme ne ressente pas la faim. Les filles de Luce peuvent poser leurs questions et sont rassurées par les explications.
- Ses filles proposent de continuer d'offrir les suppléments selon sa tolérance et ses envies, sans insister si elle n'a pas faim. Luce n'est pas d'accord; elle souhaite plutôt manger les aliments qu'elle aime. La nutritionniste suggère d'explorer avec la famille quels aliments seraient plus faciles à avaler.
Après la rencontre, Luce demande à l'infirmière un moment. Elle lui nomme qu'elle est inquiète pour ses filles qui ne semblent pas comprendre qu'elle est en fin de vie. L'infirmière suggère de proposer un accompagnement par une travailleuse sociale à ses filles. Luce accepte.Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Cancer terminal, soins palliatifs, état de somnolence augmenté, faiblesse importante, douleurs généralisées
Douleur augmentée, dénutrition, décès
Revoir la médication (nausées)
EXEMPLE DE RÉPONSE
Suggérer les suppléments
Suggérer les aliments aimés
Suggérer de l'aide psychosociale aux filles
Désire un décès dans la dignité, désire manger des aliments qu'elle aime
Mari : supporte les choix de sa femme Filles : déni de la condition, détresse
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VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Théo est né avec une condition médicale entraînant une paralysie des cordes vocales. Cette condition nécessite une trachéostomie qui lui permet de respirer. Historiquement, cette condition nécessitait des mois d'hospitalisation alors qu'aujourd'hui, un congé est possible plus tôt à condition qu'une surveillance constante soit assurée la nuit à domicile par du personnel de soin. Les parents de Théo sont à son chevet depuis sa naissance. Le couple se relaie chaque jour à l'hôpital. Pour ce faire, ils doivent parcourir de longues distances quotidiennement, car ils vivent à l'extérieur de la ville. La famille élargie n'est pas de la région et le couple ne dispose d'aucun réseau de soutien. Lorsque la planification du congé a été abordée par le médecin, les parents étaient enchantés de pouvoir ramener Théo à la maison : fini le voyagement! Malgré les explications du médecin sur la nécessité d'avoir une surveillance constante la nuit, les parents ont refusé d'engager du personnel pour le faire. Ils souhaitent se relayer eux-mêmes. Ils ne sont pas à l'aise avec la présence d'inconnus qui viennent à la maison quotidiennement. L'équipe est très inquiète de la vision du couple; les deux parents présentent des signes d'épuisement marqués et pourraient s'endormir en surveillant Théo. Dans le cas où une obstruction respiratoire survienne, cela pourrait mener à son décès. Ainsi, l'équipe perçoit la réaction des parents comme une attitude de résistance vis-à-vis les recommandations formulées.
Usager
Usager
Obstruction respiratoire
Nuit, refus d'engager personnel pour surveillance
EXEMPLE DE RÉPONSE
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les parents sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque ÉLEVÉ alors que les proches le perçoivent comme MODÉRÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Obstruction respiratoire
Nuit, refus d'engager personnel pour surveillance
EXEMPLE DE RÉPONSE
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : Théo étant un bébé, il n'a pas d'opinion sur le sujet. Proches : MODÉRÉ, reconnaissent qu'il y a un risque de décès s'il y a obstruction respiratoire mais se disent en mesure d'assurer la surveillance demandée. Cliniciens : ÉLEVÉ en raison de :
VIGNETTE CLINIQUE | OBSTRUCTION RESPIRATOIRE
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Afin de se préparer à la sortie d'hôpital, une période d'essai où les parents s'occupent des soins a été proposée. Les parents se sont donc occupés de tous les soins durant quelques jours à l'hôpital. Une rencontre est également organisée pour discuter de la situation. Voici un résumé de la conversation :- Les parents réalisent toute l'énergie que demandent les soins de Théo, et qu'avec le travail du père le jour, ils reconnaissent que les risques sont grands qu'ils s'endorment. Ils demeurent tout de même réticents à la surveillance par du personnel soignant dans leur quotidien, car ils disent avoir besoin d'intimité.
- La travailleuse sociale comprend le besoin d'intimité des parents et regarde avec eux s'il est envisageable d'avoir une surveillance la nuit à condition d'avoir toujours les mêmes personnes. Les parents sont d'accords à ce que ce soit discuté avec les services de soutien à domicile.
- En fin de rencontre, la mère s'effondre : elle pleure et répète que c'est de sa faute si son bébé n'est pas parfait comme elle l'avait imaginé, qu'elle a forcément fait quelque chose de mal durant la grossesse.
- L'équipe est témoin de la détresse de la mère et le deuil qu'elle traverse. Un soutien psychosocial lui est proposé, ce qu'elle accepte.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Condition médicale - paralysie cordes vocales, condition pour congé : surveillance la nuit par personnel soignant, épuisement parents
Décès
Surveillance par personnel soignant à domicile
Limiter le nombre de personnes différentes
EXEMPLE DE RÉPONSE
Période d'essai à l'hôpital
Soutien psychosocial
Besoin d'intimité, épuisement, deuil, détresse psychologique de la mère
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VIGNETTE CLINIQUE
RETOUR
ÉGAREMENT
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Gloria, 57 ans, vit en résidence pour aînés en raison de troubles cognitifs légers et de déséquilibres à la marche. Elle reçoit la visite de son fils chaque semaine. Elle utilise une canne pour se déplacer et elle aime les activités sociales. Elle va au Centre de jour en transport adapté tous les mardis, mais elle souhaite revenir plus rapidement en prenant l'autobus de façon autonome pour ne pas manquer les activités prévues à la résidence en fin de journée. L'équipe s'inquiète des risques qu'il lui arrive un accident en tentant de traverser la rue ou qu'elle se perde en chemin si elle revient seule. Une rencontre est organisée par l'équipe traitante pour discuter des risques que Mme prenne seule l'autobus. Son fils affirme que sa mère a toujours aimé se promener et que les activités sociales sont très importantes pour elle, ce que Mme confirme. Il se dit peu inquiet qu'elle prenne l'autobus, surtout si elle prend toujours le même chemin.
Usager
Usager
Égarement
EXEMPLE DE RÉPONSE
Retour à la résidence en autobus seule
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme FAIBLE. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Égarement
EXEMPLE DE RÉPONSE
Retour à la résidence en autobus seule
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : dit ne pas avoir peur de se perdre, elle a pris l'autobus toute sa vie. Elle promet d'utiliser sa canne pour éviter de tomber. Proches : FAIBLE, a confiance aux capacités de sa mère à se déplacer en autobus. Cliniciens : ÉLEVÉ en début de conversation en raison des troubles cognitifs qui peuvent évoluer et du risque de chute, mais après analyse, relativisent à MODÉRÉ, car :
VIGNETTE CLINIQUE | ÉGAREMENT
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre est organisée avec Gloria et son fils :- Gloria mentionne à nouveau ne pas être inquiète de se perdre. Elle sait quel autobus prendre, comment vérifier le trajet sur son cellulaire et à quel arrêt descendre pour retourner à la résidence.
- Son fils reconnaît qu'il y a un risque, mais est confiant que sa mère est en mesure de se diriger avec son cellulaire ou les outils disponibles.
- L'infirmière parle des troubles cognitifs qui peuvent être évolutifs. Elle est préoccupée qu'une journée Mme puisse être plus confuse. Elle propose que Gloria avise le personnel avant son départ pour qu'ils puissent s'assurer de son état cognitif. Le personnel du centre de jour pourrait également être mis au courant. Gloria et son fils acceptent.
- On lui pose alors la question : et si jamais vous vous perdez? Gloria répond qu'elle a entendu parler de gadgets qui permettent de localiser. Elle serait ouverte à cette possibilité. Son fils est prêt à activer la géolocalisation sur son cellulaire qu'elle a d'ailleurs toujours sur elle.
- La physiothérapeute parle du risque de chute qui sera augmenté lors de la période hivernale, elle propose l'achat de crampons et d'un pic à glace pour la canne. Gloria et son fils sont d'accord.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Troubles cognitifs légers, troubles de l'équilibre, nouveau mode de transport
Accident, blessure, engelure
Aviser le personnel avant la sortie
EXEMPLE DE RÉPONSE
Géolocalisation
Crampons et pics à glace
Mme accepte toutes les propositions, car son autonomie est importante pour elle
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VIGNETTE CLINIQUE
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CONSOMMATION
CONSIGNES Pour réaliser cette histoire de cas, ayez en main le formulaire Vivre avec les risques pour vous exercer. Vous pouvez utiliser l'un des formulaires suivants :
MISE EN GARDE La vignette clinique suivante est fictive et simplifiée aux fins de l'exercice. Plusieurs réponses sont possibles. L'exemple fourni a pour seul objectif d'illustrer la démarche.
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
À partir de la vignette clinique suivante, remplissez les sections PRÉOCCUPATION, CONTEXTE, CAUSES ET CONSÉQUENCES
Julien est âgé de 14 ans et il est en suivi par un intervenant pour des symptômes anxieux. Ses parents sont inquiets car Julien consomme régulièrement du cannabis avec des amis ou parfois seul à la maison. Ses résultats scolaires ont chuté dans les derniers mois. Julien n'a pas développé de trouble de comportement, mais ses parents tentent d'instaurer des limites et des règles en lien avec sa consommation. En réaction, Julien a toutefois tendance à se refermer davantage et à devenir de plus en plus irritable. Il ne présente toutefois pas de détresse psychologique ni d'idées suicidaires. Il considère que le cannabis lui permet de se détendre et diminue ses symptômes anxieux. Cette situation rend l'ambiance de plus en plus lourde à la maison. Les parents souhaitent qu'il cesse sa consommation et reprenne un rythme de vie plus sain. Julien ne voit aucune conséquence négative et ne souhaite pas changer ses habitudes. Le lien parents-enfant est encore présent, mais fragilisé. Malgré les résultats scolaires en baisse, Julien continue d'aller à l'école de façon assidue.
Usager
Usager
Santé mentale et avenir menacés
EXEMPLE DE RÉPONSE
Consommation drogues, conflits familiaux
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
Usager
Usager
Lors de la discussion, il ressort que les cliniciens et les proches sont inquiets.Les cliniciens évaluent le risque MODÉRÉ alors que les proches le perçoivent comme ÉLEVÉ. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette différence?
Santé mentale et avenir menacés
EXEMPLE DE RÉPONSE
Consommation drogues, conflits familiaux
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
Voici quelques éléments pouvant expliquer la différence de perception du niveau de risque.
Niveau de risque Usager : Julien ne voit pas de risque à sa consommation de cannabis Proches : ÉLEVÉ, craignent pour la santé mentale de Julien et son avenir, ils souhaitent empêcher leur fils de sortir et qu'il soit surveillé constamment Cliniciens : MODÉRÉ en raison de :
VIGNETTE CLINIQUE | CONSOMMATION
En prenant en compte les éléments suivants, proposez des actions qui pourraient être proposées et remplissez la section recommandations.
Une rencontre familiale a eu lieu :- Les parents ont exprimé leurs craintes calmement à Julien en lui répétant qu'ils l'aiment et veulent son bien.
- Julien explique que son anxiété est vraiment soulagée par la consommation de cannabis et qu'il ne serait plus capable d'aller à l'école s'il arrêtait. Il finit par avouer se faire intimider par un groupe de secondaire 5 sur l'heure du midi.
- Le travailleur social propose d'effectuer une évaluation de la dépendance et d'explorer des ressources pour l'aider avec l'anxiété. Julien est ouvert à l'idée, mais il ne faut pas que ça soit trop compliqué.
- Les parents proposent un changement d'école, Julien refuse, c'est trop stressant.
- Le travailleur social propose alors de faire un lien avec l'intervenant de l'école pour la situation d'intimidation. Julien refuse, il a peur que ça n'aggrave les choses, mais il accepte d'en rediscuter avec lui à la prochaine rencontre.
Usager
Usager
usager
Abus sexuel
Relations intimes sans surveillance
Diminution des résultats scolaires, irritabilité du jeune et déni des conséquences pour ce dernier.
Décrochage scolaire, éloignement des parents, délinquance
Stratégies simples
Stratégies alternatives pour l'anxiété
EXEMPLE DE RÉPONSE
Changement d'école
TS contacte l'école
Poursuivre le suivi de Julien en travail social
TS contacte l'école
Vit de l'anxiété liée à de l'intimidation à l'école
RETOUR
QUESTIONS GÉNÉRALES
Est-ce que je peux mettre le formulaire Vivre avec les risques au dossier de l'usager?
Est-ce que je dois remplir le formulaire Vivre avec les risques pour tous les usagers?
Est-ce que le formulaire Vivre avec les risques remplace la note de concertation ou le formulaire PII?
Si un risque a été accepté/toléré et qu’il arrive quelque chose, est-ce que je vais être tenu pour responsable ?
FAQ
À quelle fréquence doit-on réévaluer la situation à risque?
Équipe de soins - milieu de soins
Je me questionne sur un risque, qu’est-ce que je fais ?
Les proches d'un usager viennent me voir et me partagent leurs craintes ou désaccords sur une décision qui a été prise. Je fais quoi ?
Je ne suis pas à l’aise avec un risque qui a été accepté. Qu’est-ce que je fais ?
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RESSOURCES
Guide d'utilisation à l'intention des cliniciens oeuvrant auprès des personnes ainées
Site web - Vivre avec les risques
RESSOURCES
& CONTACTS
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
CONCEPTION ET ÉLABORATION
SARAH BOUDREAULT | Professionnelle conseiL, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
COLLABORATION À L'ÉLABORATION
VALÉRIE BEAUDOIN | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
JOSIANE PRIMEAU | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
JEAN-FRANÇOIS TURMEL | Professionnelle-conseil, DSMSSS CIUSSS Capitale-Nationale
RÉVISION
CHRISTINE ALLARD | Conseillère-cadre à la DSMSSS
JOSIANE TREMBLAY | Conseillère-cadre à la DSMSSS
VÉRONIQUE PROVENCHER | Erg., PhD., USherbrooke
© Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
Ce module est basé sur les travaux de Véronique Provencher, erg., PhD., USherbrooke, Heather MacLeod, Erg. Aut. (Ont.), D.Sc. Queen's Université qui ont mené à la démarche Vivre avec les risques, que vous pouvez trouver ici. Les exemples cliniques sont issus de l'expérience et des nombreuses formations données à différentes équipes dans des contextes de pratique variés par Sarah Boudreault, pht., professionnelle-conseil à la DSMSSS du CIUSSS de la Capitale-Nationale.
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ET L'USAGER?
QU'EST-CE QU'IL EN PENSE?
Après avoir discuté et analysé les risques avec l'usager, essayez de lui demander :
D'après vous, on devrait faire quoi?Si c'était votre conjoint ou votre enfant, que lui conseilleriez-vous?
Certains vous répondront qu'ils n'en savent rien, qu'ils ne sont pas l'expert, mais vous pourriez être surpris des idées que certains pourraient vous amener! Peut-être vous répondront-ils exactement ce que vous aviez en tête!
Est-ce que le formulaire Vivre avec les risques remplace la note de concertation ou le formulaire PII?
Non. Si vous décidez de remplir en équipe le formulaire Vivre avec les risques lors d'une rencontre de concertation ou une rencontre de plan interdisciplinaire, vous devrez tout de même remplir les documents associés à ce type de rencontre. Toutefois, pas besoin de répéter! Vous pouvez référer d'un formulaire à l'autre les informations. Aussi, si vous manquez d'espace sur le formulaire, n'hésitez pas à faire une note complémentaire et y référer!
CAUSES
Lors de votre évaluation, vous avez identifié plusieurs causes sous-jacentes à la préoccupation. Portez une attention particulière aux éléments suivants :
Toutes vos conversations avec l'usager et ses proches peuvent vous aider à mieux comprendre les causes du risque !
QUI
Qui est préoccupé par rapport à la situation à risque? L'usager? Ses proches? Vous? Un autre membre de l'équipe? Qu'est-ce qui peut expliquer les divergences d'opinion, s'il y en a? (cet aspect sera abordé plus en détail à la section analyse)
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
L'HISTOIRE DE VIE
CAS VÉCU
Un homme âgé était hospitalisé et chutait de multiples fois par jour. L'équipe de soins tentait de le convaincre de déménager. Monsieur refusait jour après jour, jusqu'au moment où un membre de l'équipe le questionna sur son passé. Il lui avoua être vétéran, avoir fait la guerre et avoir été prisonnier, en ajoutant personne me forcera à m'enfermer en RPA! À partir de ce moment, l'équipe s'est mobilisée pour organiser un retour à domicile. Quelques jours après être retourné à la maison, Monsieur de lui-même a décidé de déménager. Il lui fallait du temps pour prendre SA décision.
RÉFÉRENCE : conférence de Véronique???
CONSIDÉRATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Pour des niveaux de risque moyens ou élevés, passez en revue les considérations supplémentaires suivantes, lesquelles peuvent faire augmenter ou diminuer le niveau de risque de la personne :- La FRÉQUENCE à laquelle la préoccupation se produit. Si elle survient rarement, cela peut réduire le risque, et vice versa.
- Dans quelles mesures les conséquences de la préoccupation sont-elles IMMINENTES? Par exemple, les effets de la malnutrition mettent plus de temps à se manifester que les effets immédiats d'un incendie ou d'une chute. Si nous avons du temps pour prendre des mesures préventives, cela peut réduire le niveau de risque global
- De quel SOUTIEN l'usager dispose-t-il? Par exemple, une personne bien entourée pourrait voir son niveau de risque diminuer comparativement à une personne isolée sans réseau social.
- Y a-t-il d'AUTRES PRÉOCCUPATIONS? Si oui, celles-ci pourraient augmenter le niveau de risque.
CONNAISSANCES CLINIQUES
L'inquiétude vécue par un usager et ses proches peut être exacerbée par un sentiment d'impuissance face à la situation. Comme cliniciens, nous avons des connaissances cliniques, nous avons déjà traités ou sommes intervenus dans des situations similaires : nous avons des pistes de solution.
Les proches d'un usager viennent me voir et me partagent leurs craintes ou désaccords sur une décision qui a été prise, je fais quoi ?
Prenez le temps d’accueillir et d’écouter leur point de vue. Ensuite, il est recommandé d’en parler avec l’infirmière ou l'intervenant en responsabilité. Si les craintes sont toujours là, des discussions et des interventions peuvent se faire. Le but est de comprendre les craintes et de trouver des moyens de les diminuer. Il est important de bien communiquer pour éviter la confusion.
PRÉOCCUPATION
Inquiétude qu'un évènement malheureux survienne. Plus la préoccupation sera précise, plus l'analyse sera facilitée. Il est par ailleurs recommandé d'analyser une préoccupation à la fois.
Exemples de préoccupations :- Chutes
- Dysphagie
- Dénutrition et malnutrition
- Incendies
- Se perdre
- Accident d'automobile
- Gestion inadéquate de la médication
- Gestion financière inadéquate
- Maltraitance
- Suicide/homicide
Si un risque a été accepté/toléré et qu’il arrive quelque chose, est-ce que je vais être tenu pour responsable ?
Tout d’abord, le risque zéro n’existe pas! Une conséquence négative peut arriver, que le risque ait été accepté/toléré ou non. L’acceptation d’un risque dans le cadre d’une décision partagée, se prend en équipe avec la personne et ses proches. Une évaluation par les cliniciens de l’équipe est complétée et une discussion avec l'usager et ses proches se fait. C’est de cette façon que le plan d’intervention est élaboré et qu’il doit être suivi. Vous ne serez donc pas tenu responsable si un accident arrive. Évidemment, vous êtes responsables de travailler de façon sécuritaire dans l'accompagnement de l'usager, vous ne serez pas protégé si vous êtes négligeant.
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
CONSÉQUENCES
Déterminez les conséquences pour l'usager. Quelles sont les conséquences positives et négatives des préoccupations, tant au niveau physique, social et psychologique?
DISPONIBILITÉ DES RESSOURCES
ACCESSIBILITÉ
Est-ce que l'usager a accès aux services et équipements requis? Qu'est-ce qui peut être mis en place temporairement le cas échéant?
DÉLAIS
Quels sont les délais d'attente pour obtenir les services, les équipements ou les adaptations du domicile? Qu'est-ce qui peut être mis en place temporairement?
FINANCES
L'usager peut-il assumer les coûts des services et des équipements requis? Quels organismes ou programmes peuvent aider l'usager?
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
NIVEAU DE RISQUE
Qui est préoccupé par rapport à la situation à risque? L'usager? Ses proches? Vous? Un autre mmbre de l'équipe? Qu'est-ce qui peut expliquer les divergences d'opinion, s'il y en a? (cet aspect sera abordé plus en détail à la section analyse)
LES EXPÉRIENCES
Prenons l'exemple d'une infirmière d'expérience à l'aube de sa retraite, et une jeune infirmière qui sort de l'école. Il est fort probable que devant un risque, l'infirmière d'expérience s'exprime en disant Ah j'en ai vu d'autres, c'est pas un gros risque! alors que l'infirmière débutante soit plus hésitante... Toutefois, imaginez cette même infirmière devant un risque de chute par exemple, alors qu'il y a un mois à peine un usager est décédé sur le coup en tombant devant elle!
DISCUTER
DES DIVERGENCES D'OPINION
Voici quelques pistes à explorer :
Selon vous, qu'est-ce qui peut expliquer cette différence?
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
NIVEAU DE RISQUE
Qu'est-ce qui peut être fait en fonction du niveau de risque?
RISQUE FAIBLE
Quels traitements ou recommandations peuvent être offerts pour PRÉVENIR ces préoccupations ou leurs conséquences potentiellements négatives pour l'usager?
RISQUE MODÉRÉ
Quels traitements ou recommandations peuvent être offerts pour RÉDUIRE le niveau de risque de modéré à faible?
RISQUE ÉLEVÉ
Quels traitements ou recommandations DOIVENT ÊTRE MIS EN PLACE D'URGENCE pour réduire le niveau de risque d'élevé à modéré ou faible?
Les discussions ont lieu en continu, que ce soit durant les évaluations, les suivis ou les rencontres formelles. Dans la démarche, la discussion apparait en 4e étape pour s'assurer que celles-ci ait eu lieu.
RAPPEL : MATRICE DU NIVEAU DE RISQUE
Est-ce que je dois remplir le formulaire Vivre avec les risques pour tous les usagers?
Non. Bien que les différentes étapes font partie intégrante de la gestion des risques de base, du plus simple au plus complexe, il est n'est pas attendu que le formulaire soit déposé au dossier à chaque fois. Les notes doivent toutefois rendre compte de la démarche de gestion des risques. Choisissez l'option la plus pertinente et la plus efficace selon la situation.Voici des exemples d'utilisation du formulaire :
- Situation complexe
- Situation où il y a divergence d'opinion entre les membres de l'équipe ou avec l'usager ou les proches
- Situation clinique nouvelle pour un nouvel intervenant
- Stagiaires
Il n'est toutefois pas exclu qu'une direction, un programme ou un gestionnaire décide d'exiger l'utilisation de ce formulaire dans des situations précises. Informez-vous!À quelle fréquence doit-on réévaluer la situation à risque?
À moins qu'un protocole ou une procédure spécifique ne l'exige, il n'existe pas de fréquence prédéfinie pour la réévaluation d'une situation à risque. Chaque situation clinique est unique et la fréquence de réévaluation est à déterminer en considérant le niveau de risque et de complexité. Toutefois, une réévaluation et une nouvelle discussion s'imposent dans les cas suivants : - Lorsqu'un nouvel évènement à risque survient (ex.: l'usager fugue); - Lorsqu'un changement significatif est observé dans la condition clinique de l'usager (ex.: changement de l'état de santé ou des attentes de l'usager); - À tout autre moment où l'usager souhaite revoir ou rediscuter de sa situation. Par exemple: Mme Tremblay est à risque de chute. Elle refuse d'utiliser un accessoire de marche dans la maison ainsi qu'un bouton d'alerte. D'autres interventions ont été mises en place avec son accord pour diminuer la gravité des conséquences en cas de chute. Lundi matin, Mme Tremblay chute. Elle n'a pas de blessure. Toutefois, lorsque l'intervenant réévalue la situation avec elle, elle nomme qu'elle a eu très peur de rester au sol plusieurs heures avant que de l'aide ne lui soit portée. Elle exprime alors le souhait d'avoir désormais accès au bouton d'alerte.
CONTEXTE
Dans quel contexte survient cette préoccupation? Un moment, un endroit ou une activité particulière? Il arrive qu'il n'y ait pas de contexte particulier. Toutefois, lorsqu'il est possible d'identifier avec précision le contexte, des interventions ciblées peuvent être plus facilement identifiées.
Exemples de contextes :- Vivre seul (sans soutien immédiat)
- Lors du repas du midi (moment/activité)
- Agitation lors de la rotation du personnel à 15h45 (moment)
- Utiliser la cuisinière pour préparer le repas (activité)
- Tomber en se levant la nuit (moment)
- Tomber à l'extérieur (endroit)
Est-ce que je peux mettre le formulaire Vivre avec les risques présenté dans cette formation au dossier de l'usager?
Le format coloré du formulaire présenté dans ce module ne peut être déposé au dossier de l'usager. Toutefois, certains établissements comme le CIUSSS de la Capitale-Nationale ont harmonisé un formulaire afin qu'il soit déposable au dossier. Vérifiez auprès de votre gestionnaire si un tel formulaire est disponible dans votre établissement.
LES VALEURS
Prenons l'exemple de deux professionnels en désaccord où l'un a comme valeur prioritaire la sécurité de l'usager et l'autre son autonomie. Qui a raison? En fait, la question à se demander, c'est plutôt que désire l'usager? Quelles sont ses valeurs? Et ne pas oublier que la sécurité des autres usagers et du personnel doit être prise en compte, bien entendu!
Je ne suis pas à l’aise avec un risque qui a été accepté. Qu’est-ce que je fais ?
Vous avez le droit de ressentir un malaise et de l’exprimer de façon respectueuse. Parlez-en à l’infirmière, ou aux professionnels impliqués. Vous pourriez alors valider avec eux que tous les aspects liés à ce risque ont été discutés avec l'usager et ses proches. Si malgré tout vous avez encore un malaise, parlez-en à votre gestionnaire.
RAPPEL : QU'EST-CE QUI PEUT ÊTRE FAIT?
Je me questionne sur un risque, qu'est-ce que je fais?
Que ce soit un nouveau risque que vous observiez, ou des questionnements sur une décision qui a déjà été prise, la première étape est d’en parler avec l’infirmière. Une discussion peut également se faire avec les professionnels impliqués dans la décision, et le gestionnaire. L’important, c’est de s’en parler !
CONNAISSANCESATTACHEMENT
La facteur émotif des proches n'est pas à négliger; il peut certainement venir influencer le niveau de risque perçu! Par ailleurs, l'histoire de vie d'un proche peut également influencer sa perception du niveau de risque. Prenons l'exemple d'un proche dont le frère est resté avec d'importantes séquelles après s'être étouffé. Il pourrait être beaucoup plus craintif par rapport à la dysphagie! S'intéresser aux raisons qui influencent la perception du proche peut aider à comprendre son point de vue.
FACTEURS DE PROTECTION
Exemples :