Ce qu'il faut retenir
Dans ce type de situation, le kiné doit avant tout sécuriser la prise en charge : proposer des exercices globaux sans contact direct, utiliser des outils de visualisation ou de schématisation pour aider la patiente à reconnecter son schéma corporel et introduire progressivement le travail autour de la zone pelvienne. Il est essentiel de respecter totalement les refus, d’éviter toute approche intrusive et de laisser à la patiente le contrôle du rythme. Le toucher peut être proposé uniquement lorsqu’elle se sent prête, en commençant par des médiations indirectes comme un foulard ou des mobilisations douces. Le kiné doit également rester attentif aux signes de dissociation, soutenir la patiente par une communication rassurante et ouvrir, lorsque le moment est opportun, la discussion sur les raisons possibles de cette distance corporelle. L’objectif est de favoriser une réappropriation progressive du corps, dans un cadre stable, consentant et non pressant.
À l’inverse, le kiné ne doit jamais forcer une exploration corporelle, précipiter le travail sur la zone pelvienne ou chercher à obtenir coûte que coûte des explications sur le vécu traumatique. Toute démarche intrusive, tout geste imposé, toute interprétation hâtive ou toute pression pour “avancer” risquerait d’aggraver la dissociation, de raviver la détresse ou de rompre la confiance. Le thérapeute doit donc constamment veiller à ne pas dépasser les limites exprimées - ou perçues - et à ne jamais imposer un rythme qui n’appartient pas à la patiente.
Cas clinique n°2
Kiné au TOP
Created on November 27, 2025
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Ce qu'il faut retenir
Dans ce type de situation, le kiné doit avant tout sécuriser la prise en charge : proposer des exercices globaux sans contact direct, utiliser des outils de visualisation ou de schématisation pour aider la patiente à reconnecter son schéma corporel et introduire progressivement le travail autour de la zone pelvienne. Il est essentiel de respecter totalement les refus, d’éviter toute approche intrusive et de laisser à la patiente le contrôle du rythme. Le toucher peut être proposé uniquement lorsqu’elle se sent prête, en commençant par des médiations indirectes comme un foulard ou des mobilisations douces. Le kiné doit également rester attentif aux signes de dissociation, soutenir la patiente par une communication rassurante et ouvrir, lorsque le moment est opportun, la discussion sur les raisons possibles de cette distance corporelle. L’objectif est de favoriser une réappropriation progressive du corps, dans un cadre stable, consentant et non pressant.
À l’inverse, le kiné ne doit jamais forcer une exploration corporelle, précipiter le travail sur la zone pelvienne ou chercher à obtenir coûte que coûte des explications sur le vécu traumatique. Toute démarche intrusive, tout geste imposé, toute interprétation hâtive ou toute pression pour “avancer” risquerait d’aggraver la dissociation, de raviver la détresse ou de rompre la confiance. Le thérapeute doit donc constamment veiller à ne pas dépasser les limites exprimées - ou perçues - et à ne jamais imposer un rythme qui n’appartient pas à la patiente.