À la découverte de l'église Saint-Georges
et de ses secrets ...
Le bas côté
Le bas-côté sud, qui a perdu son caractère primitif, renferme une chapelle
La chapelle de la tribune
L’église Saint-Georges de Ressons-le-Long abrite une chapelle discrète mais essentielle : celle qui permet l’accès à la tribune. Souvent intégrée dans l’architecture latérale de l’édifice, cette chapelle sert de transition entre la nef et l’espace surélevé réservé aux fidèles ou aux musiciens. À Ressons-le-Long, cette chapelle, bien que modeste, joue un rôle à la fois pratique et symbolique. Elle permet d’atteindre la tribune, d’où la communauté pouvait suivre les offices avec une vue dégagée, ou d’où la musique sacrée résonnait lors des cérémonies. Son escalier, parfois étroit et sinueux, rappelle l’élévation spirituelle qu’elle représente. Sur cette tribune deux grandes statues sont orientées vers la nef.
La nef
La nef recouverte de charpente renferme quatre travées. Ses grands arcs en plein cintre sont formés de deux rangs de claveaux plats.
Chaque pilier se compose d’un massif rectangulaire flanqué de deux pilastres sur les faces latérales et d’un contrefort peu saillant qui épaule le mur de la nef à l’intérieur. Les tailloirs en biseau qui reçoivent la retombée des arcades sont presque tous lisses, mais quelques chanfreins présentent des triangles gravés en creux. En empruntant l’allée centrale de la nef couverte d’un sol moderne en damier de marbre et de pierre, on arrive à la croisée de transept initialement couverte d’un plafond, pour être voûtée dans un second temps au XIIIe siècle. Les chapiteaux de la croisée de transept sont accompagnés de décors sculptés (crochets et feuillages). Le sol moderne de la croisée de transept est en damier de marbre et de pierre.
Le chœur
Le choeur à chevet plat est voûté. Cette voûte est en anse de panier et en pierre de taille calcaire de petits appareils. Des niches en pierre de taille avec des colonnettes et des chapiteaux aux décors sculptés sont disposées sur la partie basse des murs intérieurs nord et sud. On remarque dans ces niches, les vestiges de décors peints. Les soubassements et les niches du choeur étaient au début du XXe siècle encore recouverts par des boiseries. Le choeur est éclairé par trois grandes baies simples. Celles situées au nord et au sud ont un vitrail losangé. La baie d’axe est consacrée à Saint-Georges. Le choeur est orné d’un maîtreautel en pierre de taille et mosaïques doré. Une tombe aujourd’hui placée dans le chœur avec l’inscription mutilée dans le haut en partie effacée dans le bas, ne laisse plus voir que les noms et qualités de deux seigneurs de Poulandon, dont elle recouvrait autrefois les restes mortels.
Les pierres tombales
On trouve dans l’église quelques inscriptions. On lit sur la pierre tombale qui se trouve près de l’autel de la Vierge :
« Cy gist damoiselle Françoyse Frétel, en son vivât feme de feu noble home Françoys de Bosbecq, seigneur d’Aultresche et de Poullendon, et Geoffroy de Bosbecq, leur filz, laquelle trespassa le … mil VcLXXIII. Priez Dieu pour son âme. »
Sources : https://sahs-soissons.org/agenda/80e-anniversaire-de-la-liberation-une-heroine-oubliee-yvonne-basquin/
Le carré du transept
Au XIe siècle, le carré du transept était recouvert de charpente, mais au XIIIe siècle, ce lambris fut remplacé par la voûte d’ogives.
Le baptistère
le baptistère occupe une place symbolique et historique. Traditionnellement situé près de l’entrée, il rappelle le rôle central du baptême dans la vie chrétienne. À Ressons-le-Long, ce baptistère, souvent sobre et fonctionnel, témoigne des pratiques liturgiques médiévales et de leur évolution à travers les siècles.
Sources : https://www.lunion.fr/art/region/anne-marie-canton-bacara-une-femme-dans-la-guerre-ia3b26n436480
Le porche
Le porche de l’église de Ressons-le-Long témoigne de l’évolution architecturale de l’édifice au fil des siècles. À l’origine, au XIᵉ siècle, l’église possédait un imposant clocher-porche en pierre de taille, élevé devant la façade ouest de la nef. Fragilisé par le temps, cet ouvrage est démoli en 1811. Un nouveau porche est alors construit entre 1811 et 1828, dans le cadre d’importants travaux de modernisation de l’église. Gravement endommagé durant la Première Guerre mondiale, il est restauré en 1924, en même temps que la nef. Le porche actuel conserve ainsi la mémoire des transformations successives de l’église et des épreuves traversées par le village.
L'escalier en colimaçon, un voyage vers le clocher
L’escalier en colimaçon, souvent construit en pierre, est une prouesse technique de l’époque. Ses marches étroites et sa forme hélicoïdale permettent une montée compacte, tout en renforçant la structure du clocher. À Ressons-le-Long, cet escalier, probablement daté des XIe–XIIe siècles, témoigne du savoir-faire des bâtisseurs de l’époque, qui ont su allier fonctionnalité et esthétique.
La sacristie
C’est depuis le bras nord du transept que l’on accède à la sacristie du XXe siècle. Elle est couverte par un plafond en briques et poutrelles en acier. Une porte au nord de la sacristie donne sur le passage extérieur. Des grandes fenêtres éclairent la grande pièce et des barreaux sont placés à l’extérieur. La sacristie occupe une place à la fois discrète et essentielle. Ce lieu, souvent réservé aux prêtres et aux servants d’autel, est bien plus qu’une simple pièce de rangement : c’est un espace de préparation spirituelle et liturgique, où se déroulent les derniers instants de concentration avant les offices. La sacristie de l’église Saint-Georges, bien que moins visible que la nef ou le chœur, reste un lieu chargé d’histoire et de symboles, où se croisent la tradition et la vie quotidienne de la paroisse. Un espace à découvrir pour comprendre l’envers du décor des célébrations.
La façade
Du côté de la façade, un bandeau garni de billettes et des contreforts indiquent l’existence d’un clocher-porche dont il ne reste plus d’autres traces.
Sources : https://sahs-soissons.org/agenda/80e-anniversaire-de-la-liberation-une-heroine-oubliee-yvonne-basquin/
Le transept
Les deux bras de transept nord et sud sont couverts par un plafond en plâtre sur lattis de bois. Tous deux ont un autel secondaire en pierre de taille. Les soubassements des murs en pierre de taille sont recouverts de boiseries.
Eglise Saint Georges
Nicolas RÉBÉROT
Created on November 16, 2025
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À la découverte de l'église Saint-Georges
et de ses secrets ...
Le bas côté
Le bas-côté sud, qui a perdu son caractère primitif, renferme une chapelle
La chapelle de la tribune
L’église Saint-Georges de Ressons-le-Long abrite une chapelle discrète mais essentielle : celle qui permet l’accès à la tribune. Souvent intégrée dans l’architecture latérale de l’édifice, cette chapelle sert de transition entre la nef et l’espace surélevé réservé aux fidèles ou aux musiciens. À Ressons-le-Long, cette chapelle, bien que modeste, joue un rôle à la fois pratique et symbolique. Elle permet d’atteindre la tribune, d’où la communauté pouvait suivre les offices avec une vue dégagée, ou d’où la musique sacrée résonnait lors des cérémonies. Son escalier, parfois étroit et sinueux, rappelle l’élévation spirituelle qu’elle représente. Sur cette tribune deux grandes statues sont orientées vers la nef.
La nef
La nef recouverte de charpente renferme quatre travées. Ses grands arcs en plein cintre sont formés de deux rangs de claveaux plats. Chaque pilier se compose d’un massif rectangulaire flanqué de deux pilastres sur les faces latérales et d’un contrefort peu saillant qui épaule le mur de la nef à l’intérieur. Les tailloirs en biseau qui reçoivent la retombée des arcades sont presque tous lisses, mais quelques chanfreins présentent des triangles gravés en creux. En empruntant l’allée centrale de la nef couverte d’un sol moderne en damier de marbre et de pierre, on arrive à la croisée de transept initialement couverte d’un plafond, pour être voûtée dans un second temps au XIIIe siècle. Les chapiteaux de la croisée de transept sont accompagnés de décors sculptés (crochets et feuillages). Le sol moderne de la croisée de transept est en damier de marbre et de pierre.
Le chœur
Le choeur à chevet plat est voûté. Cette voûte est en anse de panier et en pierre de taille calcaire de petits appareils. Des niches en pierre de taille avec des colonnettes et des chapiteaux aux décors sculptés sont disposées sur la partie basse des murs intérieurs nord et sud. On remarque dans ces niches, les vestiges de décors peints. Les soubassements et les niches du choeur étaient au début du XXe siècle encore recouverts par des boiseries. Le choeur est éclairé par trois grandes baies simples. Celles situées au nord et au sud ont un vitrail losangé. La baie d’axe est consacrée à Saint-Georges. Le choeur est orné d’un maîtreautel en pierre de taille et mosaïques doré. Une tombe aujourd’hui placée dans le chœur avec l’inscription mutilée dans le haut en partie effacée dans le bas, ne laisse plus voir que les noms et qualités de deux seigneurs de Poulandon, dont elle recouvrait autrefois les restes mortels.
Les pierres tombales
On trouve dans l’église quelques inscriptions. On lit sur la pierre tombale qui se trouve près de l’autel de la Vierge : « Cy gist damoiselle Françoyse Frétel, en son vivât feme de feu noble home Françoys de Bosbecq, seigneur d’Aultresche et de Poullendon, et Geoffroy de Bosbecq, leur filz, laquelle trespassa le … mil VcLXXIII. Priez Dieu pour son âme. »
Sources : https://sahs-soissons.org/agenda/80e-anniversaire-de-la-liberation-une-heroine-oubliee-yvonne-basquin/
Le carré du transept
Au XIe siècle, le carré du transept était recouvert de charpente, mais au XIIIe siècle, ce lambris fut remplacé par la voûte d’ogives.
Le baptistère
le baptistère occupe une place symbolique et historique. Traditionnellement situé près de l’entrée, il rappelle le rôle central du baptême dans la vie chrétienne. À Ressons-le-Long, ce baptistère, souvent sobre et fonctionnel, témoigne des pratiques liturgiques médiévales et de leur évolution à travers les siècles.
Sources : https://www.lunion.fr/art/region/anne-marie-canton-bacara-une-femme-dans-la-guerre-ia3b26n436480
Le porche
Le porche de l’église de Ressons-le-Long témoigne de l’évolution architecturale de l’édifice au fil des siècles. À l’origine, au XIᵉ siècle, l’église possédait un imposant clocher-porche en pierre de taille, élevé devant la façade ouest de la nef. Fragilisé par le temps, cet ouvrage est démoli en 1811. Un nouveau porche est alors construit entre 1811 et 1828, dans le cadre d’importants travaux de modernisation de l’église. Gravement endommagé durant la Première Guerre mondiale, il est restauré en 1924, en même temps que la nef. Le porche actuel conserve ainsi la mémoire des transformations successives de l’église et des épreuves traversées par le village.
L'escalier en colimaçon, un voyage vers le clocher
L’escalier en colimaçon, souvent construit en pierre, est une prouesse technique de l’époque. Ses marches étroites et sa forme hélicoïdale permettent une montée compacte, tout en renforçant la structure du clocher. À Ressons-le-Long, cet escalier, probablement daté des XIe–XIIe siècles, témoigne du savoir-faire des bâtisseurs de l’époque, qui ont su allier fonctionnalité et esthétique.
La sacristie
C’est depuis le bras nord du transept que l’on accède à la sacristie du XXe siècle. Elle est couverte par un plafond en briques et poutrelles en acier. Une porte au nord de la sacristie donne sur le passage extérieur. Des grandes fenêtres éclairent la grande pièce et des barreaux sont placés à l’extérieur. La sacristie occupe une place à la fois discrète et essentielle. Ce lieu, souvent réservé aux prêtres et aux servants d’autel, est bien plus qu’une simple pièce de rangement : c’est un espace de préparation spirituelle et liturgique, où se déroulent les derniers instants de concentration avant les offices. La sacristie de l’église Saint-Georges, bien que moins visible que la nef ou le chœur, reste un lieu chargé d’histoire et de symboles, où se croisent la tradition et la vie quotidienne de la paroisse. Un espace à découvrir pour comprendre l’envers du décor des célébrations.
La façade
Du côté de la façade, un bandeau garni de billettes et des contreforts indiquent l’existence d’un clocher-porche dont il ne reste plus d’autres traces.
Sources : https://sahs-soissons.org/agenda/80e-anniversaire-de-la-liberation-une-heroine-oubliee-yvonne-basquin/
Le transept
Les deux bras de transept nord et sud sont couverts par un plafond en plâtre sur lattis de bois. Tous deux ont un autel secondaire en pierre de taille. Les soubassements des murs en pierre de taille sont recouverts de boiseries.