Dossier pédagogique
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Titre 2
Titre 2
26→28 mai2026
Nocturne (Parade)
Compagnie Non Nova - Phia Ménard
©sigridspinnox
Sommaire
Découvrir
Avant le spectacle
Après le spectacle
Contacts
Découvrir le spectacle
Démarches artistiques
Spectacle
Le site de la compagnie
Nocturne (Parade)
Présentation (cliquez ici)
Sur Phia Ménard
© Jean-Luc Beaujault
Découvrir le spectacle
Démarches artistiques
Spectacle
Découvrir la note d'intention
Cliquez ici
"L’art permet de déplacer le regard, d’ouvrir des questions, parfois là où les mots seuls ne suffisent pas. Aujourd’hui, la nécessité de mon geste artistique se situe sans doute là : dans cette capacité à regarder ce qui traverse notre époque, à en faire un objet sensible, et à maintenir vivante la relation d’empathie avec celles et ceux qui regardent."
© Phia Ménard
Avant le spectacle
Pistes pédagogiques
Comment se compose un spectacle immersif ? En quoi cela modifie la réception ?
Rencontrer
Connaître
Pratiquer
Les univers musicaux
Le titre
Réfléchir à la pratique
Le dispositif
La fabrique du spectacle
Après le spectacle
Ressources
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
La scénographie
Un retour par la pratique
Un retour par l'écriture
© Sigrid Spinnox
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
Sitographie
Bibliographie sélective
- Le site de la compagnie : Phia Ménard
- Le petit livre des couleurs, Michel Pastoureau (Editions Points, 2025 Le texte et la symbolique des couleurs inspirent Phia Ménard. On pourra également écouter une série de podcasts :
- Un autre spectacle de Phia Ménard empruntant le même procédé basé sur le vent
L’après-midi d’un foehn
- Sur le théâtre de marionnettes, Kleist, éditions Mille et une Nuits. Ce court essai écrit en 1810, développe l'idée que la marionnette détient une grâce que la danseur peine à atteindre...
Sur le spectacle et l'univers de la chorégraphe
Au cinéma
Une série d'articles sur le spectacle qui rendent hommage à la poésie de son univers. - La revue en ligne Coup d'oeil - Un article de Webthéâtre - Une critique de la revue Inferno - Un article d'Artcena - Une critique du journal La Terrasse - Un article de Scèneweb
L'étrange Noël de Monsieur Jack, Tim Burton. L'univers de Tim Burton peut entrer en résonance avec celui de la chorégraphe
Un entretien avec Phia Ménard
Une émission de France culture où la chorégraphe évoque son univers et l'importance de l'art dans son parcours.
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
Sur la marionnette : Une petite vidéo sur Guignol, embléme de Lyon : cette vidéo propose un court historique de la marionnette. La cie Royal Deluxe tisse des récits fictionnels en créant des marionnettes XXL, les Géants, qu’ils font se rencontrer dans leur « Saga des Géants ». Pendant deux jours, la ville vit au rythme des parades orchestrées dans l’espace public.
Sur Numeridanse : découvrir d'autres esthétiques et d'autres variations sur la marionnette et le noir.
Noumenon, Alwin Nikolaïs (1953) En cachant le corps du danseur dans un costume et en utilisant un tissu réfléchissant, le chorégraphe laisse jouer notre imagination. Qui se cache dans ce costume ? Avec la musique un peu angoissante et les lumières du spectacle, on pourrait croire à un être venu d’une autre planète qui essaie de s’ échapper de sa chrysalide.
Play the darkness, YokOï / El Squad (2019) L’utilisation de la technologie et des nouveaux éclairages à led souples permettent de dessiner les contours des costumes comme dans une bande- dessinée. On ne voit pas les danseurs, mais simplement leurs silhouettes et quand ils s’animent, cela s'apparente à de la magie : on ne voit pas que ce sont de vraies personnes... Du bout des doigts , G. Iacono et G. Grosjean, (2023) Dans cette pièce de Gabriella Iacono et Grégory Grosjean, c'est la main qui devient marionnette. On peut également penser à l'univers de Philippe Beau, qui se définit comme "ombromane".
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
D'autres références sur la représentation de la marionnette dans le ballet : Petrouchka, les Ballets Russes (1911) Igor Stravinski / Michel Fokine
L’histoire de Petrouchka est celle d’un pantin de chiffon amoureux d’une ballerine, elle-même amoureuse du guerrier. Dans ce vieux conte russe mis en scène par les Ballets Russes, on découvre les trois marionnettes dont les mouvements sont inspirés par la matière dont ils/elles sont faits : la ballerine est en porcelaine, le guerrier est en bois et Petrouchka est en chiffon. Coppelia, Léo Delibes (1870) Le livret, d'après le conte d'Hoffmann, L'homme au sable, met en scène Swanilda, son fiancé Frantz et le vieux Coppélius, fabricant de poupées automates, dont l'ambition est d'en créer une dotée d'une âme. Frantz s'éprend de la dernière création du vieillard, entrevue par la fenêtre : Coppélia, qu'il croit vivante. Swanilda, jalouse, s'introduit dans l'atelier. Frantz y pénètre à son tour, surpris par Coppélius qui tente à l'aide d'un breuvage de sa composition de l'endormir pour lui ravir son âme. C'est alors que la poupée Coppélia s'anime, et pour cause : Swanilda a pris la place de la poupée. Elle brise les automates et s'enfuit avec son fiancé qu'elle épousera à la fête du village...
Contacts
Séverine Allorent
Victoire Cointet
Marion Coutel
en remplacement de Manon Rodot
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
Explorer une danse aérienne
"Lorsque vous travaillez avec le vent, il y a une exaltation du mouvement et des danses." Phia Ménard (Dossier artistique de la compagnie) On pourra proposer aux élèves d'expérimenter ce que peut être une danse aérienne. Il est possible de convoquer l'imaginaire et de leur faire penser qu'il·elle·s sont comme des feuilles portées par le vent. Ils peuvent faire des traversées, se croiser, se suivre... On jouera sur les différences de vitesses, de niveaux. On pourra varier aussi les qualités de mouvements, les amplitudes, les orientations. Jouer à se regrouper, ou au contraire à se disperser ; tenter les déséquilibres, tournoyer, déployer ou replier ses bras, etc. On peut trouver dans une sonothèque des bruits de vents
Ombres et lumières, personnages et marionnettes
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments qui composent la pièce : les lumières et l'utilisation du noir, mais aussi des couleurs et de leur symbolique ; les marionnettes de plastique transparentes parfois identifiables (l'homme, l'enfant, Trump...) et les présences humaines, les douze ventilateurs, l'univers musical, les objets (voitures, tanks, ...). Après cette phase d'inventaire, on pourra tenter d'interpréter, de donner du sens en mettant tous ces éléments en lien avec les impressions des spectateur·rice·s et l'intention de la chorégraphe.
"Les personnages qui apparaissent sur la piste et hors de la piste sont le fruit d’une recherche avec des
matériaux façonnés de manière empirique. L’art que nous proposons là est inspiré d’un théâtre dans
lequel je ne cesse de me reconnaître, celui de Tadeusz Kantor. La marionnette de plastique est un objet de
« second rang », une création née d’une transformation du pétrole. Le plastique est un polluant mais aussi
une matière aux multiples propriétés. Du transparent à la couleur en passant par le noir pétrole, la couleur
ou son absence, invitent à réfléchir aux interprétations possibles…" (Dossier artistique de la compagnie) "Dans une pièce nocturne, la lumière ne se contente pas d’éclairer, elle révèle, elle cache, elle crée des apparitions, presque comme si elle faisait surgir des fantômes. Le son, avec Ivan Roussel, joue un rôle tout aussi important. Il construit un espace, une profondeur, une vibration. Il enveloppe, guide l’écoute, et participe à l’immersion des spectateur·rice·s." On pourra également lire cet entretien avec l'artiste pour mieux comprendre ses intentions.
Comment fabriquer un spectacle ?
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments permettant de créer un spectacle. Ils évoqueront sans doute l'utilisation de l'espace, les mouvements, mais aussi les costumes, les lumières, les sons, la scénographie et les accessoires. On peut leur demander d'imaginer la mise en scène du spectacle à partir de son titre. Ils devront être en mesure de justifier leurs choix. On leur rappellera d'être très attentif·ve·s pendant la représentation à ces différentes composantes et à leurs rôles respectifs dans le spectacle. On peut également leur montrer cette petite vidéo qui évoque la fabrique et le début de la création de la pièce.
Nocturne (Parade)
Partir du titre permet toujours de mettre en branle les imaginaires, d'échafauder des hypothèses. À quoi fait penser le mot nocturne ? Que symbolise la nuit dont il est question ? "Je nomme « Nocturne (Parade) » une traversée. L’espace que nous franchissons là est celui d’une nuit dont nous ne savons combien de temps elle durera." Phia Ménard, (Dossier artistique de la compagnie). On pourra proposer aux élèves de faire une petite liste de ce que peut signifier la nuit dont il est question ici, dans leurs imaginaires : ils pourront ainsi en saisir la dimension métaphorique, et proposer d'autres déploiements, d'autres éléments que peut symboliser la nuit, en cherchant dans leurs représentations mais aussi dans l'actualité. Qu'est-ce qu'une parade ? On pourra proposer aux élèves de travailler sur la polysémie du mot. Comment s'articulent l'atmosphère nocturne et la dimension festive ou militaire de la parade ? On peut également penser aux danses macabres, représentations très en vogue au Moyen Âge qui mêlaient morts et vivants...
La genèse de la pièce
La nuit figure ici le symbole d’un tunnel dont on espère trouver la lumière au bout.La nuit, le sombre, le noir, le fusain, le charbon, le pétrole sont des matières, des textures qui peuplent mes spectacles. J’y déploie tous les ingrédients qui constituent un récit : des grottes inconnues, l’apparition de l’humanité, des couleurs, des spectres dans la lumière, des luttes pour la vie.Enfin, la mélancolie des « Nocturnes » de Frédéric Chopin aura fait son chemin pour en décider le titre.Pour cette création, le vent et des marionnettes de plastique jouent le rôle principal, tandis que les humains sont les « troubles faits », gardiens d’une ménagerie monstrueuse. Nocturne (Parade) est un voyage de danses indomptables parfois macabres, toujours absurdes.C’est un cirque de foire non loin de Calder, Niki de Saint Phalle et Louise Bourgeois. La parade déploie un vivant fragile où bourreaux et victimes font des danses qui ressemblent à des cavales, la mort une incapable, les blessé·es et survivant·es un peuple en lutte contre une nuit qui doit prendre fin…Ces monstres sont ici d’incroyables séducteurs qui me hantent et auxquels je donne corps.Souvent symboliques, ces images creusent en moi des sillons de préoccupations.Des mouvements impossibles, des courses qui finissent en chutes. Déjà à l’époque où je travaillais à l’écriture de VORTEX, ces apparitions courantes m’avaient guidée et inspirée. Ici, les peaux animées par l’air, sont des corps en quête de refuge… Phia Ménard, Lausanne le 23 septembre 2024 (extrait du dossier artistique de la compagnie)
De la nuit à l'aube : un retour poétique
On proposera aux élèves de créer un poème en deux parties fondé sur la reprise de l'anaphore (répétition en début de vers) permettant une énumération poétique à la manière d'Apollinaire. Il pourra commencer par "Il y a la nuit" et se poursuivre par des images, des éléments de décor mais aussi par des impressions de spectateur·rice. La suite, reprenant ou non le procédé de l'anaphore, permettra d'envisager le retour à la lumière par les éléments qui, dans la pièce, ou dans nos imaginaires, permettent une sortie de la nuit.
Les univers musicaux
Nocturne (Parade) est évidemment inspiré de Chopin. Mais Phia Ménard joue d'un univers éclectique et convoque aussi la Danse macabre de Saint-Saëns, Guillaume Tell de Rossini, l'air de la Reine de la Nuit, de Mozart de même que des éléments disparates que la pièce entremêle : "Enfin, il y a ces incontournables musiques qui nous servent d’appui à notre imaginaire. Elles parcourent les siècles de lied de Schubert, Haendel à l’hymne des JO de Paris en passant par Camille Saint-Saëns, Maurice Jarre, Nico. Évidemment cet ensemble est passé entre les nappes et l’intelligence sonore de Ivan Roussel." (Dossier artistique de la compagnie) Il peut être judicieux de faire entendre aux élèves quelques extraits de ces différents univers musicaux afin qu'ils ressentent de façon sensible cette diversité de registres. Au sujet du son la chorégraphe affirme qu'il "joue un rôle tout aussi important. Il construit un espace, une profondeur, une vibration. Il enveloppe, guide l’écoute, et participe à l’immersion des spectateur·rice·s."
Nocturne (Parade)
L’artiste associée Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un 4e volet en clair-obscur. Avec Nocturne (Parade), la magicienne de la matière embarque petits et grands dans une traversée merveilleuse à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés, et qui nous menacent. En immersion dans un paysage en perpétuelle transformation, en compagnie de créatures de plastiques et d’objets volants activés par le vent, les perceptions se troublent et nous invitent à renouer avec les puissances de l’enfance. Dans cet univers, les sensations priment sur le sens, l’imaginaire a le pouvoir de changer le cours du monde, et les cris celui de faire revenir la lumière. Un éblouissement dans la nuit.
Création 2025 • 3 interprètes Idée originale, création, chorégraphie Phia Ménard | Création des marionnettes, objets et manipulation en scène Phia Ménard, Fabrice Ilia Leroy, Clarisse Delile | Collaboration artistique Cécile Briand | Dramaturgie Jonathan Drillet | Création musicale Ivan Roussel | Création lumière Éric Soyer | Crédit photographique Cie Non Nova — Phia Ménard Phia Ménard • Nocturne (Parade) • Production Compagnie Non Nova — Phia Ménard. Coproduction La Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale ; La Maison de la Danse, Lyon — Pôle européen de création ; TnBA — Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine ; La Comédie, Centre Dramatique National de Saint-Étienne ; Scène nationale de l’Essonne ; Le Volcan, Scène Nationale du Havre ; Théâtre National de Bretagne, Centre Dramatique National (Rennes) ; Mixt, terrain d’arts en Loire-Atlantique ; Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire ; Les Quinconces & l’Espal, Scène Nationale du Mans ; MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny. La Compagnie Non Nova — Phia Ménard est conventionnée et soutenue par l’Etat — Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, la Ville de Nantes, le Conseil Régional des Pays de la Loire et le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français. La Compagnie Non Nova.
Texte et mouvement
On proposera aux élèves de faire une lecture à plusieurs voix du poème de Goethe, "le Roi des Aulnes" qui ouvre la pièce, et d'en créer une mise en mouvement. L'enjeu n'est pas de mimer les paroles, mais de traduire sensiblement le récit par des qualités de mouvement expressives, à même de mettre en évidence le caractère aussi poétique que tragique du texte et de l'univers qu'il installe. Il est possible de faire entendre cette lecture imagée de la Bibliothèque de Lyon.
On peut également proposer un petit atelier en duo, où l'un manipule l'autre comme si c'était sa marionnette, en essayant de retrouver ou de s'inspirer d'images de la pièce, l'objectif étant de créer des tableaux expressifs en résonance avec la pièce.
Un dispositif immersif
Le dispositif immersif fait de la pièce une plongée dans la nuit, une sorte de traversée sensible : le public est ainsi partie prenante du spectacle. On pourra sensibiliser les élèves à l'importance du dispositif scénique (espace frontal, bi-frontal, circulaire, etc.) et à la manière dont ce choix oriente et modifie le regard, les perceptions, la réception. On leur demandera quel dispositif est selon elles et eux le plus à même de permettre cette immersion.
"Nocturne (Parade) est une immersion dans un monde métaphorique. L’action commence alors que la nuit
arrive. Des marionnettes anthropomorphiques, des objets volants, des paysages gonflants de différentes
tailles et volumes sont les éléments qui vont constituer le récit.
L’approche de l’écriture est visuelle et musicale.
Le public est le centre de mes questionnements. Je cherche le sensible et l’interaction avec lui." (Dossier artistique de la compagnie)
Nocturne (Parade) - Cie Non Nova Phia Ménard
Service Jeune Public
Created on November 14, 2025
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Dossier pédagogique
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26→28 mai2026
Nocturne (Parade)
Compagnie Non Nova - Phia Ménard
©sigridspinnox
Sommaire
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Avant le spectacle
Après le spectacle
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Le site de la compagnie
Nocturne (Parade)
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© Jean-Luc Beaujault
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"L’art permet de déplacer le regard, d’ouvrir des questions, parfois là où les mots seuls ne suffisent pas. Aujourd’hui, la nécessité de mon geste artistique se situe sans doute là : dans cette capacité à regarder ce qui traverse notre époque, à en faire un objet sensible, et à maintenir vivante la relation d’empathie avec celles et ceux qui regardent."
© Phia Ménard
Avant le spectacle
Pistes pédagogiques
Comment se compose un spectacle immersif ? En quoi cela modifie la réception ?
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Les univers musicaux
Le titre
Réfléchir à la pratique
Le dispositif
La fabrique du spectacle
Après le spectacle
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La scénographie
Un retour par la pratique
Un retour par l'écriture
© Sigrid Spinnox
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
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Sitographie
Bibliographie sélective
- Le site de la compagnie : Phia Ménard
- Le petit livre des couleurs, Michel Pastoureau (Editions Points, 2025 Le texte et la symbolique des couleurs inspirent Phia Ménard. On pourra également écouter une série de podcasts :
- Un autre spectacle de Phia Ménard empruntant le même procédé basé sur le vent L’après-midi d’un foehn
- Sur le théâtre de marionnettes, Kleist, éditions Mille et une Nuits. Ce court essai écrit en 1810, développe l'idée que la marionnette détient une grâce que la danseur peine à atteindre...
Sur le spectacle et l'univers de la chorégraphe
Au cinéma
Une série d'articles sur le spectacle qui rendent hommage à la poésie de son univers. - La revue en ligne Coup d'oeil - Un article de Webthéâtre - Une critique de la revue Inferno - Un article d'Artcena - Une critique du journal La Terrasse - Un article de Scèneweb
L'étrange Noël de Monsieur Jack, Tim Burton. L'univers de Tim Burton peut entrer en résonance avec celui de la chorégraphe
Un entretien avec Phia Ménard
Une émission de France culture où la chorégraphe évoque son univers et l'importance de l'art dans son parcours.
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
Sur la marionnette : Une petite vidéo sur Guignol, embléme de Lyon : cette vidéo propose un court historique de la marionnette. La cie Royal Deluxe tisse des récits fictionnels en créant des marionnettes XXL, les Géants, qu’ils font se rencontrer dans leur « Saga des Géants ». Pendant deux jours, la ville vit au rythme des parades orchestrées dans l’espace public.
Sur Numeridanse : découvrir d'autres esthétiques et d'autres variations sur la marionnette et le noir.
Noumenon, Alwin Nikolaïs (1953) En cachant le corps du danseur dans un costume et en utilisant un tissu réfléchissant, le chorégraphe laisse jouer notre imagination. Qui se cache dans ce costume ? Avec la musique un peu angoissante et les lumières du spectacle, on pourrait croire à un être venu d’une autre planète qui essaie de s’ échapper de sa chrysalide. Play the darkness, YokOï / El Squad (2019) L’utilisation de la technologie et des nouveaux éclairages à led souples permettent de dessiner les contours des costumes comme dans une bande- dessinée. On ne voit pas les danseurs, mais simplement leurs silhouettes et quand ils s’animent, cela s'apparente à de la magie : on ne voit pas que ce sont de vraies personnes... Du bout des doigts , G. Iacono et G. Grosjean, (2023) Dans cette pièce de Gabriella Iacono et Grégory Grosjean, c'est la main qui devient marionnette. On peut également penser à l'univers de Philippe Beau, qui se définit comme "ombromane".
Après le spectacle
Ressources complémentaires
Pistes pédagogiques
Pour aller plus loin
D'autres références sur la représentation de la marionnette dans le ballet : Petrouchka, les Ballets Russes (1911) Igor Stravinski / Michel Fokine L’histoire de Petrouchka est celle d’un pantin de chiffon amoureux d’une ballerine, elle-même amoureuse du guerrier. Dans ce vieux conte russe mis en scène par les Ballets Russes, on découvre les trois marionnettes dont les mouvements sont inspirés par la matière dont ils/elles sont faits : la ballerine est en porcelaine, le guerrier est en bois et Petrouchka est en chiffon. Coppelia, Léo Delibes (1870) Le livret, d'après le conte d'Hoffmann, L'homme au sable, met en scène Swanilda, son fiancé Frantz et le vieux Coppélius, fabricant de poupées automates, dont l'ambition est d'en créer une dotée d'une âme. Frantz s'éprend de la dernière création du vieillard, entrevue par la fenêtre : Coppélia, qu'il croit vivante. Swanilda, jalouse, s'introduit dans l'atelier. Frantz y pénètre à son tour, surpris par Coppélius qui tente à l'aide d'un breuvage de sa composition de l'endormir pour lui ravir son âme. C'est alors que la poupée Coppélia s'anime, et pour cause : Swanilda a pris la place de la poupée. Elle brise les automates et s'enfuit avec son fiancé qu'elle épousera à la fête du village...
Contacts
Séverine Allorent
Victoire Cointet
Marion Coutel
en remplacement de Manon Rodot
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
Explorer une danse aérienne
"Lorsque vous travaillez avec le vent, il y a une exaltation du mouvement et des danses." Phia Ménard (Dossier artistique de la compagnie) On pourra proposer aux élèves d'expérimenter ce que peut être une danse aérienne. Il est possible de convoquer l'imaginaire et de leur faire penser qu'il·elle·s sont comme des feuilles portées par le vent. Ils peuvent faire des traversées, se croiser, se suivre... On jouera sur les différences de vitesses, de niveaux. On pourra varier aussi les qualités de mouvements, les amplitudes, les orientations. Jouer à se regrouper, ou au contraire à se disperser ; tenter les déséquilibres, tournoyer, déployer ou replier ses bras, etc. On peut trouver dans une sonothèque des bruits de vents
Ombres et lumières, personnages et marionnettes
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments qui composent la pièce : les lumières et l'utilisation du noir, mais aussi des couleurs et de leur symbolique ; les marionnettes de plastique transparentes parfois identifiables (l'homme, l'enfant, Trump...) et les présences humaines, les douze ventilateurs, l'univers musical, les objets (voitures, tanks, ...). Après cette phase d'inventaire, on pourra tenter d'interpréter, de donner du sens en mettant tous ces éléments en lien avec les impressions des spectateur·rice·s et l'intention de la chorégraphe.
"Les personnages qui apparaissent sur la piste et hors de la piste sont le fruit d’une recherche avec des matériaux façonnés de manière empirique. L’art que nous proposons là est inspiré d’un théâtre dans lequel je ne cesse de me reconnaître, celui de Tadeusz Kantor. La marionnette de plastique est un objet de « second rang », une création née d’une transformation du pétrole. Le plastique est un polluant mais aussi une matière aux multiples propriétés. Du transparent à la couleur en passant par le noir pétrole, la couleur ou son absence, invitent à réfléchir aux interprétations possibles…" (Dossier artistique de la compagnie) "Dans une pièce nocturne, la lumière ne se contente pas d’éclairer, elle révèle, elle cache, elle crée des apparitions, presque comme si elle faisait surgir des fantômes. Le son, avec Ivan Roussel, joue un rôle tout aussi important. Il construit un espace, une profondeur, une vibration. Il enveloppe, guide l’écoute, et participe à l’immersion des spectateur·rice·s." On pourra également lire cet entretien avec l'artiste pour mieux comprendre ses intentions.
Comment fabriquer un spectacle ?
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments permettant de créer un spectacle. Ils évoqueront sans doute l'utilisation de l'espace, les mouvements, mais aussi les costumes, les lumières, les sons, la scénographie et les accessoires. On peut leur demander d'imaginer la mise en scène du spectacle à partir de son titre. Ils devront être en mesure de justifier leurs choix. On leur rappellera d'être très attentif·ve·s pendant la représentation à ces différentes composantes et à leurs rôles respectifs dans le spectacle. On peut également leur montrer cette petite vidéo qui évoque la fabrique et le début de la création de la pièce.
Nocturne (Parade)
Partir du titre permet toujours de mettre en branle les imaginaires, d'échafauder des hypothèses. À quoi fait penser le mot nocturne ? Que symbolise la nuit dont il est question ? "Je nomme « Nocturne (Parade) » une traversée. L’espace que nous franchissons là est celui d’une nuit dont nous ne savons combien de temps elle durera." Phia Ménard, (Dossier artistique de la compagnie). On pourra proposer aux élèves de faire une petite liste de ce que peut signifier la nuit dont il est question ici, dans leurs imaginaires : ils pourront ainsi en saisir la dimension métaphorique, et proposer d'autres déploiements, d'autres éléments que peut symboliser la nuit, en cherchant dans leurs représentations mais aussi dans l'actualité. Qu'est-ce qu'une parade ? On pourra proposer aux élèves de travailler sur la polysémie du mot. Comment s'articulent l'atmosphère nocturne et la dimension festive ou militaire de la parade ? On peut également penser aux danses macabres, représentations très en vogue au Moyen Âge qui mêlaient morts et vivants...
La genèse de la pièce
La nuit figure ici le symbole d’un tunnel dont on espère trouver la lumière au bout.La nuit, le sombre, le noir, le fusain, le charbon, le pétrole sont des matières, des textures qui peuplent mes spectacles. J’y déploie tous les ingrédients qui constituent un récit : des grottes inconnues, l’apparition de l’humanité, des couleurs, des spectres dans la lumière, des luttes pour la vie.Enfin, la mélancolie des « Nocturnes » de Frédéric Chopin aura fait son chemin pour en décider le titre.Pour cette création, le vent et des marionnettes de plastique jouent le rôle principal, tandis que les humains sont les « troubles faits », gardiens d’une ménagerie monstrueuse. Nocturne (Parade) est un voyage de danses indomptables parfois macabres, toujours absurdes.C’est un cirque de foire non loin de Calder, Niki de Saint Phalle et Louise Bourgeois. La parade déploie un vivant fragile où bourreaux et victimes font des danses qui ressemblent à des cavales, la mort une incapable, les blessé·es et survivant·es un peuple en lutte contre une nuit qui doit prendre fin…Ces monstres sont ici d’incroyables séducteurs qui me hantent et auxquels je donne corps.Souvent symboliques, ces images creusent en moi des sillons de préoccupations.Des mouvements impossibles, des courses qui finissent en chutes. Déjà à l’époque où je travaillais à l’écriture de VORTEX, ces apparitions courantes m’avaient guidée et inspirée. Ici, les peaux animées par l’air, sont des corps en quête de refuge… Phia Ménard, Lausanne le 23 septembre 2024 (extrait du dossier artistique de la compagnie)
De la nuit à l'aube : un retour poétique
On proposera aux élèves de créer un poème en deux parties fondé sur la reprise de l'anaphore (répétition en début de vers) permettant une énumération poétique à la manière d'Apollinaire. Il pourra commencer par "Il y a la nuit" et se poursuivre par des images, des éléments de décor mais aussi par des impressions de spectateur·rice. La suite, reprenant ou non le procédé de l'anaphore, permettra d'envisager le retour à la lumière par les éléments qui, dans la pièce, ou dans nos imaginaires, permettent une sortie de la nuit.
Les univers musicaux
Nocturne (Parade) est évidemment inspiré de Chopin. Mais Phia Ménard joue d'un univers éclectique et convoque aussi la Danse macabre de Saint-Saëns, Guillaume Tell de Rossini, l'air de la Reine de la Nuit, de Mozart de même que des éléments disparates que la pièce entremêle : "Enfin, il y a ces incontournables musiques qui nous servent d’appui à notre imaginaire. Elles parcourent les siècles de lied de Schubert, Haendel à l’hymne des JO de Paris en passant par Camille Saint-Saëns, Maurice Jarre, Nico. Évidemment cet ensemble est passé entre les nappes et l’intelligence sonore de Ivan Roussel." (Dossier artistique de la compagnie) Il peut être judicieux de faire entendre aux élèves quelques extraits de ces différents univers musicaux afin qu'ils ressentent de façon sensible cette diversité de registres. Au sujet du son la chorégraphe affirme qu'il "joue un rôle tout aussi important. Il construit un espace, une profondeur, une vibration. Il enveloppe, guide l’écoute, et participe à l’immersion des spectateur·rice·s."
Nocturne (Parade)
L’artiste associée Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un 4e volet en clair-obscur. Avec Nocturne (Parade), la magicienne de la matière embarque petits et grands dans une traversée merveilleuse à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés, et qui nous menacent. En immersion dans un paysage en perpétuelle transformation, en compagnie de créatures de plastiques et d’objets volants activés par le vent, les perceptions se troublent et nous invitent à renouer avec les puissances de l’enfance. Dans cet univers, les sensations priment sur le sens, l’imaginaire a le pouvoir de changer le cours du monde, et les cris celui de faire revenir la lumière. Un éblouissement dans la nuit.
Création 2025 • 3 interprètes Idée originale, création, chorégraphie Phia Ménard | Création des marionnettes, objets et manipulation en scène Phia Ménard, Fabrice Ilia Leroy, Clarisse Delile | Collaboration artistique Cécile Briand | Dramaturgie Jonathan Drillet | Création musicale Ivan Roussel | Création lumière Éric Soyer | Crédit photographique Cie Non Nova — Phia Ménard Phia Ménard • Nocturne (Parade) • Production Compagnie Non Nova — Phia Ménard. Coproduction La Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale ; La Maison de la Danse, Lyon — Pôle européen de création ; TnBA — Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine ; La Comédie, Centre Dramatique National de Saint-Étienne ; Scène nationale de l’Essonne ; Le Volcan, Scène Nationale du Havre ; Théâtre National de Bretagne, Centre Dramatique National (Rennes) ; Mixt, terrain d’arts en Loire-Atlantique ; Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire ; Les Quinconces & l’Espal, Scène Nationale du Mans ; MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny. La Compagnie Non Nova — Phia Ménard est conventionnée et soutenue par l’Etat — Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, la Ville de Nantes, le Conseil Régional des Pays de la Loire et le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français. La Compagnie Non Nova.
Texte et mouvement
On proposera aux élèves de faire une lecture à plusieurs voix du poème de Goethe, "le Roi des Aulnes" qui ouvre la pièce, et d'en créer une mise en mouvement. L'enjeu n'est pas de mimer les paroles, mais de traduire sensiblement le récit par des qualités de mouvement expressives, à même de mettre en évidence le caractère aussi poétique que tragique du texte et de l'univers qu'il installe. Il est possible de faire entendre cette lecture imagée de la Bibliothèque de Lyon.
On peut également proposer un petit atelier en duo, où l'un manipule l'autre comme si c'était sa marionnette, en essayant de retrouver ou de s'inspirer d'images de la pièce, l'objectif étant de créer des tableaux expressifs en résonance avec la pièce.
Un dispositif immersif
Le dispositif immersif fait de la pièce une plongée dans la nuit, une sorte de traversée sensible : le public est ainsi partie prenante du spectacle. On pourra sensibiliser les élèves à l'importance du dispositif scénique (espace frontal, bi-frontal, circulaire, etc.) et à la manière dont ce choix oriente et modifie le regard, les perceptions, la réception. On leur demandera quel dispositif est selon elles et eux le plus à même de permettre cette immersion.
"Nocturne (Parade) est une immersion dans un monde métaphorique. L’action commence alors que la nuit arrive. Des marionnettes anthropomorphiques, des objets volants, des paysages gonflants de différentes tailles et volumes sont les éléments qui vont constituer le récit. L’approche de l’écriture est visuelle et musicale. Le public est le centre de mes questionnements. Je cherche le sensible et l’interaction avec lui." (Dossier artistique de la compagnie)