Pierre et le loup
Suzie Templeton
Le loup blanc
Pierre Luc Granjon
Sommaire
1. Suzie Templeton, la réalisatrice
5. Les différents lieux
2. Découvrir Sergueï Prokofiev
6. Question de point de vue et de montage
3. Les affiches
7. Comment le personnage de Pierre change au fil de l’histoire.
4. Les personnages
8. Prokofiev // Templeton
Description
9.Des expressions sur le loup
Etiquettes personnages
10. Une analyse d'image
Thèmes musicaux et personnages
Description des thèmes musicaux
11. Des oeuvres en référence
Site de la philarmonie
12. Le loup blanc
13. Fiche élève
Suzie Templeton, la réalisatrice
Suzie Templeton transpose librement ce conte musical en film d’animation. « Dès le début, on a perçu le conte comme l’histoire classique d’un enfant passant à l’âge adulte, servie par une partition exceptionnelle : l’histoire d’un garçon insolent qui réussit là où les adultes échouent. » « Chaque progression des personnages devait être en adéquation parfaite avec les émotions procurées par la musique »« La narration de Prokofiev est très émouvante quand elle est interprétée par un orchestre. En adaptant l’histoire sur le grand écran, nous avons donc décidé très tôt de nous dispenser de narration. Cela évitait au film d’être purement illustratif et permettait à la réalisatrice d’explorer l’extraordinaire richesse dramatique de la partition. Chaque moment de l’histoire est soit comique, fort ou oscille entre le ludique et le menaçant. »
Pierre et les chiffresPlus de 200 techniciens et musiciens du Royaume-Uni et de Pologne ont participé à la création du film. Une main d'oeuvre nécessaire entre autres parce que Pierre et le Loup se déroule dans un décor très spécifique. La forêt où vit le Loup, par exemple, mesure 22 mètres de long et 16 mètres de large sur 360 degrés. Elle compte 1700 arbres et des milliers de buissons, plantes et pierres ainsi qu'une voûte céleste étoilée. Si le film a mis 5 ans à se faire, c'est parce qu'il a nécessité une demi-journée de préparation et une journée entière de tournage en moyenne par plan, parfois une semaine entière pour les scènes difficiles. Il a fallut créer 50 marionnettes pour les 19 personnages, pour tourner sur 8 plateaux en même temps.Pour finir, Suzie Templeton avoue avoir écouté la composition de Serguei Prokofiev qui a donné naissance au film plus d'un millier de fois.
Découvrir Sergueï Prokofiev
Après avoir lu la biographie de Prokofiev, invitez les élèves à répondre aux questions du quiz.
Sergueï Prokofiev (1891 – 1953)Sergueï Prokofiev est un compositeur russe. Il est né en 1891, dans un petit village d’Ukraine, qui faisait alors partie de la Russie. Dès son enfance, il montre un grand talent pour la musique : il joue du piano, invente des mélodies et compose déjà de petites pièces à l’âge de 5 ans !Très jeune, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, une école de musique très célèbre. Là-bas, il apprend à composer pour le piano, l’orchestre, l’opéra et le ballet.Prokofiev aime innover : sa musique est souvent vive, surprenante, pleine d’énergie et de contrastes. Certains la trouvent même un peu étrange au début, car elle ne ressemble pas à ce qu’on entend d’habitude.Pendant la Révolution russe, Prokofiev quitte son pays et vit plusieurs années aux États-Unis puis en France, où il continue à composer.En 1936, il retourne en Union soviétique. C’est à ce moment-là qu’il écrit son œuvre la plus connue des enfants : Pierre et le Loup.Ce conte musical a été créé pour faire découvrir les instruments de l’orchestre aux plus jeunes.Prokofiev a aussi composé de nombreuses musiques de ballets (comme Roméo et Juliette), des concertos pour piano, des symphonies et même des musiques de films.Il meurt en 1953, le même jour que le dirigeant soviétique Staline.Aujourd’hui, Sergueï Prokofiev est considéré comme l’un des plus grands compositeurs du XXe siècle.Sa musique est jouée partout dans le monde et Pierre et le Loup reste une œuvre incontournable pour découvrir l’orchestre.
Les différentes affiches
Les affiches peuvent être, dans un premier temps, travaillées séparément puis comparées les unes par rapport aux autres. Proposez aux élèves de les décrire puis d'en chercher les points communs.
Les points communs
Les personnages
A l'aide des photogrammes, invitez les élèves à décrire, à l'oral ou à l'écrit, les différents personnages.
Le loup
Pierre
L'oiseau
le canard
Le grand-père
Les chasseurs
Le chat
Replacez les étiquettes sous le bon personnage.
Il essaie de protéger Pierre.
Il est sauvage et puissant.
Il est courageux.
Il se fait dévorer par le loup.
Il grimpe à l'arbre pour échapper au loup.
Il est redoutable mais fragile à la fin.
C'est le meilleur ami de Pierre.
Il est prudent et oportuniste.
Il dévore le canard.
Il choisit de libérer le loup.
Il dort avec le grand-père
Il est capturé puis libéré par Pierre.
Il aide Pierre à attraper le loup en se posant sur son museau.
Il représente la peur et la nature sauvage.
Il se fait dévorer par le loup.
Il est vif, joyeux et bavard.
Il est pataud.
Il représente la ruse, la méfiance et l'instinct de survie.
Il représente le monde des adultes, la prudence et la peur de l'inconnu.
Il affronte le loup.
Il représente l'innocence et la vulnérabilité.
Il représente la liberté et la légereté.
Il représente le passage à l'autonomie.
Il interdit à Pierre de sortir.
Il est autoritaire.
Correction
Il est prudent et oportuniste.
Il est courageux.
Il est sauvage et puissant.
Il est vif, joyeux et bavard.
Il essaie de protéger Pierre.
Il est pataud.
Il choisit de libérer le loup.
Il est redoutable mais fragile à la fin.
Il dort avec le grand-père
C'est le meilleur ami de Pierre.
Il aide Pierre à attraper le loup en se posant sur son museau.
Il interdit à Pierre de sortir.
Il affronte le loup.
Il grimpe à l'arbre pour échapper au loup.
Il dévore le canard.
Il est autoritaire.
Il se fait dévorer par le loup.
Il se fait dévorer par le loup.
Il est capturé puis libéré par Pierre.
Il représente la ruse, la méfiance et l'instinct de survie.
Il représente le monde des adultes, la prudence et la peur de l'inconnu.
Il représente la liberté et la légereté.
Il représente l'innocence et la vulnérabilité.
Il représente la peur et la nature sauvage.
Il représente le passage à l'autonomie.
Après avoir écouté les différents extraits, replace le thème musical sous son personnage.
Correction
Après avoir écouté les différents extraits musicaux, proposez aux élèves de décrire chaque thème musical :
- Que ressentez-vous en l’écoutant ?
- Est-il rapide ou lent ? Doux ou fort ? Joyeux ou inquiétant ?
- Quel instrument entendez-vous ?
L’objectif est d’amener les élèves à caractériser la musique en lien avec le tempérament et les particularités de chaque personnage. On pourra par la suite proposer la lecture des différents textes pour compléter, valider ou invalider les différentes propositions des élèves.
L'excellent site de la Philarmonie de Paris invite les élèves à réinvestir tout ce qui qui a été vu dans les pages précédentes.
Les différents lieux
L’histoire se déroule dans plusieurs lieux qui permettent de comprendre la vie et le monde de Pierre.Suzie Templeton a choisi de situer Pierre et le Loup dans une Russie contemporaine, avec des décors très réalistes, parfois durs, sans recherche de beauté ou d’idéalisation. Invitez les élèves à décrire la maison, la ville et la forêt.
- Que voyez-vous ? (détails, objets, personnages)
- Que remarquez-vous sur les couleurs, la lumière ?
- Que ressentez-vous ? (plaisir, peur, tristesse, curiosité...)
- Que nous apprennent ces lieux sur la vie de Pierre ?
Retrouvez le titre d'autres contes dans lesquels la forêt est un lieu de peur, d'inconnu ou de danger.
Question de point de vue et de montage
Ces deux images se suivent dans le film. Invitez les élèves à réfléchir à ces questions :
- Dans quelle image le loup est-il le plus menaçant ?
- Dans quelle image le canard est-il le plus vulnérable ?
- Quelle autre histoire aurait-on imaginé si on avait inversé les deux images ?
Comprendre la plongée et la contre-plongée
Comment le personnage de Pierre change au fil de l’histoire.
Proposez aux élèves de réfléchir aux différentes questions suivantes.
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre est un enfant en souffrance ?
Qu’est ce qui indique que Pierre ne veut plus rester un enfant victime et qu’il veut affronter le loup ?
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre a résolu un certain nombre de ses problèmes ?
Prokofiev // Templeton
Après avoir vu le film, lire aux élèves le conte écrit par Prokofiev. Leur demander de trouver les différences.
Version de Sergueï Prokofiev (1936) // Version de Suzie Templeton (2006)Décor / époque
- Un décor rural, intemporel, poétique et symbolique.
- Une Russie contemporaine, grise, abîmée, marquée par la pauvreté et la dureté du monde moderne;
Pierre
- Un petit garçon curieux et courageux, souvent joyeux.
- Un enfant solitaire, révolté, en quête de liberté, vivant dans un monde dur et plus réaliste.
Le grand-père
- Il est protecteur, autoritaire mais bienveillant.
- Vieil homme usé, inquiet, fragile. Il représente la peur du dehors et le poids du monde adulte.
Les animaux
- Tous très expressifs, personnifiés, amusants.
- Plus réalistes, parfois inquiétants ou tristes (le canard notamment) ; moins « mignons », plus vrais.
Le loup
- Symbole du danger, de la nature sauvage à dompter.
- Créature tragique et majestueuse, pas seulement méchante : il évoque la peur, mais aussi la liberté perdue.
La fin
- Le loup est capturé et emmené au zoo, morale claire et joyeuse.
- Pierre libère le loup : geste d'entraide et de rébellion contre la cruauté humaine;
Message principal Le courage et l’intelligence permettent de vaincre le danger. La liberté a un prix ; la peur du monde adulte ne doit pas étouffer l’enfance.
Des expressions sur le loup
Replacez les étiquettes "définition" au bon endroit.
Un froid de loup
Un vieux loup de mer
Marcher les uns derrière les autres.
Etre connu comme le loup blanc
Marcher à pas de loup
C'est un homme expérimenté et endurcis par la vie.
Se dit de quelqu'un qui est très connu.
Avoir une grande faim qui donne envie de manger n'importe quoi.
Se jeter dans la gueule du loup
Avoir une faim de loup
C'est un froid très vif.
Avancer sans aucun bruit.
Marcher à la queue leu-leu
Quand on parle du loup, on en voit la queue.
Tomber dans un piège.
C'est être en train de parler à une personne quand justement celle-ci arrive.
Une analyse d'image
Ce que l'on reconnaît : une voiture noire au premier plan, des pâturages dans un paysage de montagne, beaucoup de voitures blanches, toutes identiques, disposées en troupeau dans le champs, il n'y a pas beaucoup de lumière. Un mot : féline
Ce qui est évoqué : la voiture noire, énorme, brillante, puissante représente le loup, elle est à l'affût, elle surveille les petites voitures blanches qui représentent un troupeau demoutons dans la montagne. La lumière faible fait penser que nous sommes « entre chien et loup ». Le mot « féline » évoque la notion de fauve, de prédateur. Cette publicité veut nous dire que le propriétaire d'une telle voiture a l'agressivité, la puissance et la férocité du loup : elle va « dévorer la route ». A l'opposé, le troupeau des petites voitures blanches symbolise les gens « ordinaires ».
Des oeuvres en référence
LE LOUP ET LE CHIEN Un Loup n'avait que les os et la peau ;Tant les Chiens faisaient bonne garde.Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers.Mais il fallait livrer batailleEt le Mâtin était de tailleA se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait complimentSur son embonpoint, qu'il admire.Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.Quittez les bois, vous ferez bien :Vos pareils y sont misérables,Cancres, haires, et pauvres diables,Dont la condition est de mourir de faim.Car quoi ? Rien d'assuré, point de franche lippée.Tout à la pointe de l'épée.Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gensPortants bâtons, et mendiants ;Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;Moyennant quoi votre salaireSera force reliefs de toutes les façons :Os de poulets, os de pigeons,Sans parler de mainte caresse.Le loup déjà se forge une félicitéQui le fait pleurer de tendresse.Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :Qu'est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.Mais encor ? Le collier dont je suis attachéDe ce que vous voyez est peut-être la cause.Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pasOù vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ? Il importe si bien, que de tous vos repasJe ne veux en aucune sorte,Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. Jean de La Fontaine
Le loup blanc
Caractériser les personnages et ce qu’ils représentent : Le loup est un personnage central de l’univers du conte, du Petit chaperon rouge à Pierre et le loup… Avec Le Loup blanc c’est dans un univers bien étrange que le réalisateur, concepteur et dessinateur Pierre-Luc Granjon emmène le spectateur. Toutes ses images paraissent recouvertes d’un voile sombre : même le lapin blanc est ici gris. La mise en couleurs des décors consiste en une série d’aplats crayonnés. Cette technique du crayon de couleur – à la différence de la gouache ou de l’aquarelle – suscite l’impression d’être face à une matière rêche, chargée.Le corps et les visages des personnages sont dépeints à travers des expressions et des traits à la fois très simplifiés - comme taillés avec des allumettes - et très austères puisque les visages sont déformés et la carnation des protagonistes particulièrement diaphane. Seuls les yeux brillent comme de petits diamants. Identifier les décors et caractériser la musique : Les décors extérieurs suggèrent que l’action se déroule dans un hameau situé au milieu de deux collines très pentues. Il s’agit d’une campagne idyllique, riche et généreuse, un décor de conte de fée. Or du village et de ses habitants, nous ne verrons rien. La maison s’avère isolée, adossée à une forêt sombre, parsemée d’arbres immenses aux troncs serpentins.Pierre-Luc Granjon nous plonge dans un conte aux allures de cauchemar. La tonalité dramatique suggérée par cet univers graphique est néanmoins contrebalancée par la musique du film. Au début, une valse jazzy nous introduit non pas dans un drame mais dans une tranche de vie, bucolique et bon enfant. Avec l’entrée en scène du violon commence une symphonie mélodique autour du jeu des deux frères : le violon et le piano épousant le même phrasé rythmique et jouant ensemble comme des enfants, comme des frères. La musique dont on entend les premières notes dès le générique apporte ici un supplément d’âme ; c’est elle qui comme une voix-off va guider le spectateur dans ses émotions. Un procédé particulier : l’inversion Le film s’ouvre sur quatre personnages. Les deux frères, le père et la mère forment une famille heureuse. Pourtant tout au long du film, on va s’apercevoir qu’il existe deux mondes imperméables. La rencontre du loup déclenche un enfantillage : les enfants vont garder leur aventure secrète. Les deux frères se comprennent, s’associent, se protègent contre les parents et imaginent des expressions / des codes qui leur sont propres. Leur rencontre avec le loup les confronte à un animal trois fois plus gros qu’eux, une bête décrite comme dangereuse et assoiffée de sang dans la plupart des contes pour enfants.Le réalisateur joue avec les connotations traditionnelles du conte de fée pour mieux en apprivoiser les codes. Magali Boutrais, CPAV
Fiche élève
C'était l'été, Laurent s'ennuyait. Il demanda la permission d'aller jouer dehors. « Après tout, tu es grand, maintenant, dit sa maman. Joue dehors, mais ne dépasse pas la barrière.» Laurent alla jusqu'à la barrière... et un tout petit peu plus loin. Et le lendemain, il dépassa le châtaignier. Quand on commence à grandir, c'est pour de bon. Ricochet
Cette affiche met en scène deux univers distincts : celui du loup et celui de Pierre et de son ami le canard. Les deux surfaces, identiques, sont séparées par un large titre, mais reliées par le regard, car Pierre et le loup ont les mêmes yeux bleus, globuleux et très écartés. Les deux héros sont placés sur une même ligne verticale, de même taille et présentés en vue frontale, ce qui crée un équilibre visuel : chacun a le même poids dans la composition. Le loup, en position dominante, n’apparaît pas menaçant mais prêt à bondir ; il regarde directement le spectateur, avec la forêt en arrière-plan. Pierre, lui, est assis, statique, encadré - voire enfermé - par des planches de bois. Les lettres épaisses du titre renforcent l’impression de force et de tension entre les deux mondes.
La clarinette évoque le pas souple et discret du chat.Sa musique semble prudente, sournoise et un peu paresseuse.On entend bien qu’il avance sur la pointe des pattes, qu’il s’étire, qu’il guette.C’est une musique à la fois mystérieuse et malicieuse, comme le chat lui-même. La mélodie est douce, elle monte et descend lentement. Les sons sont un peu feutrés, ronds et glissants.
Leur musique est bruyante et agitée.On imagine les chasseurs marcher lourdement, crier, tirer.C’est une musique pleine de mouvement, qui fait penser à une armée maladroite.Elle montre qu’ils veulent faire les forts, mais qu’ils ne sont pas très courageux. Le rythme est fort et régulier, comme une marche. Les sons sont puissants. On entend des tambours et des coups de feu.Le tempo est énergique et un peu désordonné.
Lorsque l’on découvre le grand-père, il répare la clôture en bois qui entoure sa maison. Ce premier geste traduit sa volonté de protéger Pierre et de tenir le monde extérieur à distance. La maison, simple et faite de matériaux de récupération - planches, tôles ondulées, morceaux assemblés - reflète à la fois la pauvreté et le caractère bricoleur et usé du grand-père.Cette demeure de bois se situe à la frontière entre deux mondes : la ville et la forêt. Elle représente à la fois un refuge et une limite. Comme sur l’affiche du film où deux univers semblent se juxtaposer, la maison symbolise cette transition entre sécurité et liberté, entre la protection du grand-père et l’appel du dehors que ressent Pierre.Au fur et à mesure, on comprend que le grand-père n’exerce vraiment son autorité qu’à l’intérieur de cet espace clos. Hors de la maison, il redevient un homme ordinaire, presque impuissant. La maison devient ainsi une prolongation de lui-même : lorsqu’il se réveille le matin, courbaturé, on sent qu’il est aussi fatigué et usé que les murs de sa maison.
Le Petit Poucet : les enfants s’y perdent, abandonnés par leurs parents, et doivent affronter la peur et l’Ogre.
La Belle au bois dormant : la forêt cache et protège le château endormi, mais elle est aussi un obstacle impénétrable.
Le Petit Chaperon rouge : la forêt devient le lieu de la rencontre avec le loup, symbole du danger et de la ruse.
Blanche-Neige : chassée par la jalousie de la reine, elle fuit dans la forêt sombre où rôdent des bêtes sauvages.
Hansel et Gretel : les enfants errent dans la forêt, effrayés et affamés, avant de tomber sur la maison de la sorcière.
Quand on découvre l’oiseau, il tombe du haut d’un poteau et atterrit dans un tas de pommes de terre. Il est petit, fragile et blessé : son aile cassée l’empêche de bien voler. Mais, grâce à Pierre et à un ballon bleu donné par le montreur d’ours, il arrive quand même à s’envoler un peu.C’est un oiseau courageux : il n’a pas peur du loup et aide même Pierre à le piéger en se posant sur son museau !
Qu’est ce qui indique que Pierre ne veut plus rester un enfant victime et qu’il veut affronter le loup ? Pierre veut devenir grand. Il réussit à escalader la palissade. On voit le loup en contre bas.Pierre a escaladé la palissade pour la première fois, il a grandi il s’est élevé. La situation sur la branche est assez instable mais Pierre réussit à ne pas tomber. Pierre se prépare à affronter le loup. Les plans en plongée sur le loup et Pierre montrent les ressemblances entre les deux personnages et une certaine égalité. L’affrontement se prépare. Pierre est attentif mais pas apeuré par le loup. Pour la première fois, sa casquette en cuir est détachée (il s’émancipe).
Le loup vit dans la forêt. Il en sort, sans doute attiré par les jeux de Pierre et de ses amis. Il est très beau, puissant et souple comme un chat. Ses yeux sont de la même couleur que ceux de Pierre.Affamé, il avale le canard d’un seul coup.Plusieurs fois dans le film, Pierre et le loup se regardent droit dans les yeux, comme s’ils se comprenaient. On a l’impression qu’ils se parlent sans mot. Pierre n’a jamais peur : il réussit à capturer le loup avec courage et sang-froid.
Pierre est ici le personnage central, entouré de tous les autres personnages du conte. L’ensemble de la scène se déroule sur fond de forêt, autour de l’arbre qui sera au cœur de l’action. L’atmosphère lumineuse contraste avec la peur du loup, qui semble désormais dissipée. L’affiche met en avant un univers plus apaisé, où le danger a laissé place à la confiance. Pierre, au centre, garde toutefois une expression déterminée, semblable à celle qu’il affiche dans l’affiche 3, signe de son courage et de sa maturité.
Les personnages sont détourés sur un fond noir, ce qui renforce la sensation de proximité entre eux. La ressemblance entre les cheveux de Pierre et la fourrure du loup, ainsi que l’alignement presque parfait de leurs yeux, traduit un lien profond entre les deux personnages. Tous deux partagent une même expression volontaire et déterminée : le menton baissé et le regard levé vers l’avant. L’affiche évoque ainsi un face-à-face intense mais apaisé, comme si Pierre et le loup se reconnaissaient mutuellement.
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre est un jeune garçon en souffrance ?Pierre est considéré comme un enfant.Au début, Pierre montre qu’il est encore un peu enfant : il porte une casquette un peu enfantine, un montreur d’ours lui donne un ballon bleu, symbole de son enfance. Il tient toujours son ballon, alors que le jeune chasseur est en treillis et paraît plus adulte. Cela montre le contraste entre l’innocence de Pierre et le monde des adultes.Pierre est mis à l’écart par les autres Globalement, Pierre reste à l’écart des autres jeunes et ne fait pas partie de leur groupe. Il se cache derrière le coin du mur, comme s’il voulait observer sans être vu. Des filles rient avec les garçons, ces derniers mimant des ours pour les effrayer, Pierre reste exclu. Plus tard, il est mis « à la poubelle », ce qui renforce son sentiment d’exclusion.Pierre est terrorisé par le comportement du jeune chasseur qui le harcèlePierre est la victime et les plans montrent souvent son point de vue en contre-plongée, pour le faire paraître plus petit face à l’agresseur. Les gros plans montrent ses émotions : il a un visage inquiet, et il est terrorisé devant le groupe qui le regarde. L’agresseur a un visage haineux. Pierre est coincé dans la poubelle, son ballon bleu restant son seul espoir. L’agresseur le menace avec son fusil.
Le film commence par le regard de Pierre. Son visage est sérieux, fermé, comme s’il réfléchissait à quelque chose d’important. Ses yeux sont très clairs, presque glacés, comme la neige qui tombe. Il semble très triste. Sous son bonnet, on voit quelques cheveux noirs. Il porte un manteau et des gants, même à l’intérieur, ce qui laisse penser que la maison est mal chauffée. Pierre et son grand-père sont pauvres.Quand Pierre décide de libérer le loup, il se libère aussi lui-même : il n’est plus sous l’autorité de son grand-père, ni de ce monde d’adultes durs et menaçants (comme le boucher ou le montreur d’ours). Il prouve qu’il a grandi, qu’il sait réfléchir et agir seul.
Les deux chasseurs veulent absolument attraper le loup. Ils sont méchants, surtout avec Pierre : ils le mettent même dans une poubelle !Mais en réalité, ils ont peur. Dès qu’ils entendent un coup de feu, ils s’enfuient très vite.Quand Pierre se retrouve face à eux, on comprend mieux leur caractère : le petit chasseur est nerveux et violent, tandis que l’autre le suit comme un petit chien.
La musique du loup fait peur : on sent le danger arriver.Les cors donnent une impression de puissance, de majesté sauvage, mais aussi de cruauté.Quand on entend ce thème, on imagine le loup sortir des bois, prêt à bondir.C’est une musique sombre et menaçante, qui montre bien le rôle de prédateur du personnage. La mélodie est grave, puissante et inquiétante. Le tempo est lent, le rythme régulier.
Le grand-père est le premier personnage que l’on voit dans le film. On distingue à peine sa silhouette : un homme avec un fusil, prêt à tirer. On sent qu’il se méfie d’un danger, peut-être du loup, qu’on entend au loin dans le vent et la neige.Au début, le grand-père semble fort et protecteur. Il garde la maison : il ferme les portes, garde les clés, et tient son fusil pour défendre son foyer. Mais plus tard, quand il s’endort dans son lit, on découvre qu’il est vieux, fatigué, fragile.Quand Pierre capture le loup et prend le fusil du grand-père, on voit que quelque chose a changé : ils sont maintenant à la même hauteur. À la fin, quand ils rentrent en ville, Pierre est même plus grand, juché sur la remorque. Il parle à son grand-père avec assurance : il a grandi, il est devenu plus fort et plus libre.
Un très gros plan du loup occupe tout l’espace et sert de fond à l'affiche. Le jeu des lignes - celles du corps de Pierre et celles de la mâchoire du loup - crée une opposition entre verticales et obliques. Pierre, placé au premier plan, semble prêt à l’attaque, sa posture traduit la détermination. Comme dans la première affiche, les regards de Pierre et du loup se répondent : ils partagent la même intensité. La phrase d’accroche « Les garçons comme Pierre n’ont pas peur des loups » met en valeur le courage et l’audace du jeune héros.
La plongéeLa plongée, c’est quand la caméra (ou le regard) est placée au-dessus du sujet et le regarde vers le bas.Effet produit : le personnage paraît petit, fragile, vulnérable ou dominé. Exemple :Quand on voit le canard depuis le point de vue du loup, la caméra est en plongée.
- Le canard semble petit et sans défense, perdu sur la glace.
- On ressent qu’il est en danger, qu’il ne peut pas se protéger.
La contre-plongéeLa contre-plongée, c’est l’inverse : la caméra est placée en dessous du sujet et le regarde vers le haut.Effet produit : le personnage paraît grand, puissant, impressionnant ou menaçant.Exemple :Quand on voit le loup depuis le sol ou depuis le point de vue du canard, la caméra est en contre-plongée.
- Le loup semble immense et dangereux, il domine la scène.
- On a peur pour le canard.
Le basson représente la vieillesse, la sagesse et la sévérité.On imagine un vieil homme qui bougonne, gronde Pierre ou qui marche lentement.Le son grave du basson rend le grand-père autoritaire mais attachant.Il est à la fois protecteur et fatigué : la musique exprime bien ce mélange de force et de fragilité. Le son est grave, traînant, un peu ronchonneur. La mélodie est lente et descendante.
Le hautbois fait penser au coin-coin du canard.Sa musique est simple, un peu maladroite, comme si le canard se dandinait ou glissait sur l’eau.On ressent chez lui une forme de gentillesse et de naïveté.Mais son thème devient plus dramatique quand le loup s’approche : on entend la fragilité du personnage. La mélodie est un peu lente, un peu nasillarde. Les sons montent et descendent comme une démarche hésitante.
Le canard est un personnage important de l’histoire. Il est fin, petit et léger. Son plumage est jaune un peu fané, comme une vieille peluche qui a déjà été lavée plusieurs fois.Le canard et Pierre se comprennent très bien. Le canard montre à Pierre où passer dans la clôture, et plus tard ils glissent ensemble sur la mare gelée. Ils sont très proches et partagent une vraie amitié.Mais le canard est trop lent et maladroit : il se fait malheureusement dévorer par le loup.
Dès les premières images, on découvre un pont monumental qui domine la scène et encercle les murs gris de la ville. Cet édifice imposant traduit la froideur et la dureté de l’univers urbain choisi par Suzie Templeton. La ville apparaît comme un espace démesuré, fait de béton et d’ombres, où l’être humain semble minuscule et vulnérable.Pierre, qui la traverse en frôlant les murs et en baissant la tête, se fond dans ce décor hostile. Son attitude traduit la peur, la soumission et peut-être aussi la solitude. Tout, dans cette ville - les couleurs ternes, les lignes dures, l’absence de végétation - contribue à installer une atmosphère de danger et d’isolement.La ville s’oppose donc à la forêt et à la maison du grand-père : c’est un monde fermé, étranger à l’enfance et à la liberté. C’est aussi le lieu où Pierre n’a pas sa place, un espace qu’il doit quitter pour se confronter à la nature, au risque et à la découverte de lui-même.
Les élèves pourraient comprendre et retenir que :• C'est une fable de Jean de La Fontaine.• Ils connaissent sûrement d'autres titres : Le corbeau et le renard et le lièvre et la tortue.• Il y a deux personnages : un loup très maigre qui n'a rien à manger et un chien qui est bien nourri.• Le loup rencontre le chien, ils se parlent.• Le chien propose au loup de venir avec lui, il aura alors des caresses et des os de poulet ou de pigeon.• Le loup est d'accord mais il voit sur le cou du chien une trace de collier.• Le chien lui avoue qu'il est parfois attaché.• Alors le loup se sauve car il préfère être en liberté même s'il risque de mourir de faim. La fin de cette fable peut être mise en lien avec les dénouements différents du conte de Prokofiev et du film. En effet, ici Pierre préfère libérer le loup pour qu'il retrouve sa vie sauvage plutôt que, comme c'est le cas dans le conte écrit par Prokofiev, nourri dans un un parc zoologique mais privé de liberté.
L'avis de RicochetL’œil du loup rencontre l’œil du garçon et, tous deux face à face, chacun narre son histoire à l’autre. À travers l’œil du loup, c’est le récit de vie de la meute qui est raconté. À travers celui d’Afrique, c’est son parcours balloté d’hommes en hommes qui apparaît. Jusqu’à ce que, enfin, tous deux se retrouvent dans ce zoo, à ce moment précis.Le texte de Daniel Pennac est absolument grandiose et c’est ce qui fait la singularité du roman. Le parallélisme entre les histoires est puissant, chaque partie extrêmement marquante et l’ensemble forme un roman qui est désormais un incontestable classique de la littérature. Mathieu Sapin le dit : « rien ne vaut le texte initial ». Toutefois, il réussit ici à relever le pari qu’il s’est lancé : illustrer et mettre en images le roman, sans le trahir et en donnant en voir toute la puissance du texte. La structure est parfaitement bien pensée et respecte bien le découpage du roman d’origine, le choix des couleurs est cohérent et l’ensemble offre à lire une bande dessinée qui met à l’honneur l’œuvre de Pennac. Pour les amateurs du texte, voici un bel hommage et, pour ceux qui ne connaissent pas le roman, voilà une magnifique invitation à aller lire le texte d’origine : en un mot, une adaptation grandement réussie !
La flûte traversière symbolise parfaitement la légèreté et l’agilité de l’oiseau.On l’imagine voler, tournoyer, s’amuser dans le ciel.Son thème est plein de vie, de malice et de bonne humeur : c’est un personnage curieux et bavard, qui observe tout et commente ce qu’il voit. La mélodie est très rapide et légère. Les notes sont aiguës, pleines de petits sauts.
- Les personnages principaux : toutes les affiches mettent en avant Pierre et le Loup, souvent face à face ou très proches, ce qui traduit le lien fort entre eux.
- Le regard : dans chaque affiche, les yeux de Pierre et du Loup sont mis en valeur, parfois alignés ou semblables, créant une relation miroir entre l’enfant et l’animal.
- L’ambiance : les trois premières affiches conservent une atmosphère à la fois inquiétante et poétique, entre ombre et lumière, fidèle au ton du film.
- La typographie : le titre Pierre et le Loup (ou Peter & the Wolf) est toujours écrit en lettres épaisses et imposantes, soulignant la force du récit et son ancrage classique.
- L’opposition homme / nature : la présence dominante du loup et la posture de Pierre rappellent la rencontre entre l’humain et le sauvage, thème central de l’histoire.
Le chat du grand-père est très gros. Il n’est pas très souple ni très agile et fait souvent des maladresses.Au début, il veut attraper l’oiseau, mais plus tard, il peut lui-même devenir la proie du loup.Morale : « Il y a toujours quelqu’un de plus fort que soi ! Les rôles peuvent changer. »
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre a résolu un certain nombre de ses problèmes ? Pierre a trouvé une place parmi les autres jeunes. Pierre est assis sur la remorque, ses pieds sont à la hauteur des corps des autres enfants (il est ainsi important).Les autres enfants sont là. Ils regardent Pierre. Il est situé plus haut, il les regarde. Pierre fait partie du groupe. Pierre souffre moins. Pierre a le visage apaisé, presque surpris de son geste lorsqu'il montre le loup.La foule voit le jeune chasseur dans une position ridicule. Pierre « rayonne », il est heureux ! L’apparence physique de Pierre s’est modifiée. Pierre n’a plus de casquette et a les cheveux libres. Il porte une blessure à la joue : en se battant avec le loup, il a traversé une épreuve. Pierre n’est plus terrifié par son agresseur. Les jeunes chasseurs arrivent et fendent la foule en grommelant. Le jeune chasseur menace le loup avec son fusil comme il a menacé Pierre au début dans la poubelle. Pierre est toujours placé plus haut (il apparaît plus grand). Pierre serre les poings : c'est une réaction de colère et plus de peur. Pierre défait les cordes (il se libère lui-même de son emprisonnement). Il jette le filet sur le jeune chasseur, s’oppose à lui pour la première fois et le neutralise.Le jeune chasseur allongé est pris dans le filet et humilié devant les autres.
Voici un album sans parole graphiquement très réussi. Antoine Guillopé joue ici avec deux couleurs, le noir et le blanc. Comme un théâtre d’ombre, l’illustrateur mêle les lignes et les formes, les creux et les traces. Antoine Guillopé pose d’emblée le décor : un jeune garçon revenant de l’école traverse, dans la neige, une forêt mystérieuse. Pourtant, dès la seconde page, on sait qu’à travers les fourrées, un loup guette. La peur, petit à petit, s’installe. Le paysage s’agrandit, le garçon presse le pas, le loup noir devient plus pressant, la rencontre est inévitable. Sous la neige et le froid, on croit à une bataille puis bientôt à la fin du petit garçon…Au dernier moment, on apprendra que le loup bondit pour sauver la vie du garçon. Un album d’une grande qualité, jouant avec les émotions comme avec les lignes. A dévorer tout simplement. Ricochet
L'avis de Ricochet« Nous sommes détestés. De vieilles histoires circulent toujours sur notre compte. Elles sont encore racontées aux enfants pour les effrayer, et nous n'y avons jamais le beau rôle, bien au contraire ! Qui égorge la gentille chèvre de monsieur Seguin ? Le loup ! Qui dévore le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère ? Le loup ! Et ces pauvres petits cochons ? Le loup, toujours le loup ! »Traité de froussard par son père, le jeune loup de cette histoire s'éloigne timidement de son territoire. Si son choix se révèle difficile au début, les rencontres qu'il fait par la suite, avec un vieil ours sage et un hibou expérimenté entre autres, vont l'amener à transcender sa peur – inculquée depuis l'enfance – pour vivre enfin sa vie. Une histoire qui se situe à mi-chemin entre fiction et documentaire et qui plaide en faveur des loups, une espèce protégée dans toute l'Union européenne, mais qui continue pourtant d'être une cible à abattre pour de nombreux humains. Raconté du point de vue du loup, ce récit permet de redonner une juste place à Ysengrin (en balayant au passage certains clichés) qui souffre de sa mauvaise réputation auprès des hommes et aussi dans les histoires pour enfants. Un album tout en finesse et sensibilité signé par les plumes de Nane et Jean-Luc Vézinet et illustré par le talent de Sandra Lizzio.
La forêt est baignée d’une douce lumière qui contraste avec les deux autres mondes, la maison et la ville, sombres et tristes. Elle représente à la fois le rêve, la liberté et le mystère que Pierre aspire à explorer. La première image extérieure ressemble à un tableau enchanteur, presque magique. Pourtant, cette beauté cache aussi des zones plus sauvages et inquiétantes : la brume, la profondeur sombre, l’arbre gigantesque et nu qui semble mort, le gros tuyau d’évacuation de la mare.Ainsi, la forêt apparaît comme un espace à la fois accueillant et menaçant, un lieu de passage entre le connu et l’inconnu, comme dans de nombreux contes.
Dans quelle image le loup paraît-il le plus menaçant ? Dans la deuxième image, le loup surplombe sa proie, il la dominine. Le spectateur partage le regard du prédateur. Dans quelle image le canard semble-t-il le plus vulnérable ? Dans la seconde image également : il est petit, isolé au centre d’un espace vide, vu d’en haut. On ressent sa fragilité. Que se passerait-il si on inversait les deux images ? Si on avait inversé les deux images, on aurait l’impression que le canard s’éloigne du danger, qu’il s’enfuit après avoir vu le loup.Dans le montage actuel, au contraire, le canard est d’abord montré seul, puis on découvre qu’il est observé par le loup. Cela crée de la tension : on comprend que le danger s’approche, même si le canard ne le voit pas encore.
Le thème de Pierre donne une impression de liberté et de mouvement. Elle nous montre qu’il est curieux, courageux, plein de vie et d’imagination.Quand on l’écoute, on imagine Pierre qui marche, observe, grimpe ou agit sans peur.La légèreté des violons traduit l’enfance, l’énergie et la confiance. La mélodie est vive et joyeuse. Le tempo est rapide, le rythme régulier. Ce thème est joué par les cordes (violons, altos, violoncelles, contrebasses).
Pierre et le loup
Bérengère Delbos
Created on October 23, 2025
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Transcript
Pierre et le loup
Suzie Templeton
Le loup blanc
Pierre Luc Granjon
Sommaire
1. Suzie Templeton, la réalisatrice
5. Les différents lieux
2. Découvrir Sergueï Prokofiev
6. Question de point de vue et de montage
3. Les affiches
7. Comment le personnage de Pierre change au fil de l’histoire.
4. Les personnages
8. Prokofiev // Templeton
Description
9.Des expressions sur le loup
Etiquettes personnages
10. Une analyse d'image
Thèmes musicaux et personnages
Description des thèmes musicaux
11. Des oeuvres en référence
Site de la philarmonie
12. Le loup blanc
13. Fiche élève
Suzie Templeton, la réalisatrice
Suzie Templeton transpose librement ce conte musical en film d’animation. « Dès le début, on a perçu le conte comme l’histoire classique d’un enfant passant à l’âge adulte, servie par une partition exceptionnelle : l’histoire d’un garçon insolent qui réussit là où les adultes échouent. » « Chaque progression des personnages devait être en adéquation parfaite avec les émotions procurées par la musique »« La narration de Prokofiev est très émouvante quand elle est interprétée par un orchestre. En adaptant l’histoire sur le grand écran, nous avons donc décidé très tôt de nous dispenser de narration. Cela évitait au film d’être purement illustratif et permettait à la réalisatrice d’explorer l’extraordinaire richesse dramatique de la partition. Chaque moment de l’histoire est soit comique, fort ou oscille entre le ludique et le menaçant. »
Pierre et les chiffresPlus de 200 techniciens et musiciens du Royaume-Uni et de Pologne ont participé à la création du film. Une main d'oeuvre nécessaire entre autres parce que Pierre et le Loup se déroule dans un décor très spécifique. La forêt où vit le Loup, par exemple, mesure 22 mètres de long et 16 mètres de large sur 360 degrés. Elle compte 1700 arbres et des milliers de buissons, plantes et pierres ainsi qu'une voûte céleste étoilée. Si le film a mis 5 ans à se faire, c'est parce qu'il a nécessité une demi-journée de préparation et une journée entière de tournage en moyenne par plan, parfois une semaine entière pour les scènes difficiles. Il a fallut créer 50 marionnettes pour les 19 personnages, pour tourner sur 8 plateaux en même temps.Pour finir, Suzie Templeton avoue avoir écouté la composition de Serguei Prokofiev qui a donné naissance au film plus d'un millier de fois.
Découvrir Sergueï Prokofiev
Après avoir lu la biographie de Prokofiev, invitez les élèves à répondre aux questions du quiz.
Sergueï Prokofiev (1891 – 1953)Sergueï Prokofiev est un compositeur russe. Il est né en 1891, dans un petit village d’Ukraine, qui faisait alors partie de la Russie. Dès son enfance, il montre un grand talent pour la musique : il joue du piano, invente des mélodies et compose déjà de petites pièces à l’âge de 5 ans !Très jeune, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, une école de musique très célèbre. Là-bas, il apprend à composer pour le piano, l’orchestre, l’opéra et le ballet.Prokofiev aime innover : sa musique est souvent vive, surprenante, pleine d’énergie et de contrastes. Certains la trouvent même un peu étrange au début, car elle ne ressemble pas à ce qu’on entend d’habitude.Pendant la Révolution russe, Prokofiev quitte son pays et vit plusieurs années aux États-Unis puis en France, où il continue à composer.En 1936, il retourne en Union soviétique. C’est à ce moment-là qu’il écrit son œuvre la plus connue des enfants : Pierre et le Loup.Ce conte musical a été créé pour faire découvrir les instruments de l’orchestre aux plus jeunes.Prokofiev a aussi composé de nombreuses musiques de ballets (comme Roméo et Juliette), des concertos pour piano, des symphonies et même des musiques de films.Il meurt en 1953, le même jour que le dirigeant soviétique Staline.Aujourd’hui, Sergueï Prokofiev est considéré comme l’un des plus grands compositeurs du XXe siècle.Sa musique est jouée partout dans le monde et Pierre et le Loup reste une œuvre incontournable pour découvrir l’orchestre.
Les différentes affiches
Les affiches peuvent être, dans un premier temps, travaillées séparément puis comparées les unes par rapport aux autres. Proposez aux élèves de les décrire puis d'en chercher les points communs.
Les points communs
Les personnages
A l'aide des photogrammes, invitez les élèves à décrire, à l'oral ou à l'écrit, les différents personnages.
Le loup
Pierre
L'oiseau
le canard
Le grand-père
Les chasseurs
Le chat
Replacez les étiquettes sous le bon personnage.
Il essaie de protéger Pierre.
Il est sauvage et puissant.
Il est courageux.
Il se fait dévorer par le loup.
Il grimpe à l'arbre pour échapper au loup.
Il est redoutable mais fragile à la fin.
C'est le meilleur ami de Pierre.
Il est prudent et oportuniste.
Il dévore le canard.
Il choisit de libérer le loup.
Il dort avec le grand-père
Il est capturé puis libéré par Pierre.
Il aide Pierre à attraper le loup en se posant sur son museau.
Il représente la peur et la nature sauvage.
Il se fait dévorer par le loup.
Il est vif, joyeux et bavard.
Il est pataud.
Il représente la ruse, la méfiance et l'instinct de survie.
Il représente le monde des adultes, la prudence et la peur de l'inconnu.
Il affronte le loup.
Il représente l'innocence et la vulnérabilité.
Il représente la liberté et la légereté.
Il représente le passage à l'autonomie.
Il interdit à Pierre de sortir.
Il est autoritaire.
Correction
Il est prudent et oportuniste.
Il est courageux.
Il est sauvage et puissant.
Il est vif, joyeux et bavard.
Il essaie de protéger Pierre.
Il est pataud.
Il choisit de libérer le loup.
Il est redoutable mais fragile à la fin.
Il dort avec le grand-père
C'est le meilleur ami de Pierre.
Il aide Pierre à attraper le loup en se posant sur son museau.
Il interdit à Pierre de sortir.
Il affronte le loup.
Il grimpe à l'arbre pour échapper au loup.
Il dévore le canard.
Il est autoritaire.
Il se fait dévorer par le loup.
Il se fait dévorer par le loup.
Il est capturé puis libéré par Pierre.
Il représente la ruse, la méfiance et l'instinct de survie.
Il représente le monde des adultes, la prudence et la peur de l'inconnu.
Il représente la liberté et la légereté.
Il représente l'innocence et la vulnérabilité.
Il représente la peur et la nature sauvage.
Il représente le passage à l'autonomie.
Après avoir écouté les différents extraits, replace le thème musical sous son personnage.
Correction
Après avoir écouté les différents extraits musicaux, proposez aux élèves de décrire chaque thème musical :
- Que ressentez-vous en l’écoutant ?
- Est-il rapide ou lent ? Doux ou fort ? Joyeux ou inquiétant ?
- Quel instrument entendez-vous ?
L’objectif est d’amener les élèves à caractériser la musique en lien avec le tempérament et les particularités de chaque personnage. On pourra par la suite proposer la lecture des différents textes pour compléter, valider ou invalider les différentes propositions des élèves.L'excellent site de la Philarmonie de Paris invite les élèves à réinvestir tout ce qui qui a été vu dans les pages précédentes.
Les différents lieux
L’histoire se déroule dans plusieurs lieux qui permettent de comprendre la vie et le monde de Pierre.Suzie Templeton a choisi de situer Pierre et le Loup dans une Russie contemporaine, avec des décors très réalistes, parfois durs, sans recherche de beauté ou d’idéalisation. Invitez les élèves à décrire la maison, la ville et la forêt.
Retrouvez le titre d'autres contes dans lesquels la forêt est un lieu de peur, d'inconnu ou de danger.
Question de point de vue et de montage
Ces deux images se suivent dans le film. Invitez les élèves à réfléchir à ces questions :
Comprendre la plongée et la contre-plongée
Comment le personnage de Pierre change au fil de l’histoire.
Proposez aux élèves de réfléchir aux différentes questions suivantes.
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre est un enfant en souffrance ?
Qu’est ce qui indique que Pierre ne veut plus rester un enfant victime et qu’il veut affronter le loup ?
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre a résolu un certain nombre de ses problèmes ?
Prokofiev // Templeton
Après avoir vu le film, lire aux élèves le conte écrit par Prokofiev. Leur demander de trouver les différences.
Version de Sergueï Prokofiev (1936) // Version de Suzie Templeton (2006)Décor / époque
- Un décor rural, intemporel, poétique et symbolique.
- Une Russie contemporaine, grise, abîmée, marquée par la pauvreté et la dureté du monde moderne;
Pierre- Un petit garçon curieux et courageux, souvent joyeux.
- Un enfant solitaire, révolté, en quête de liberté, vivant dans un monde dur et plus réaliste.
Le grand-père- Il est protecteur, autoritaire mais bienveillant.
- Vieil homme usé, inquiet, fragile. Il représente la peur du dehors et le poids du monde adulte.
Les animaux- Tous très expressifs, personnifiés, amusants.
- Plus réalistes, parfois inquiétants ou tristes (le canard notamment) ; moins « mignons », plus vrais.
Le loup- Symbole du danger, de la nature sauvage à dompter.
- Créature tragique et majestueuse, pas seulement méchante : il évoque la peur, mais aussi la liberté perdue.
La fin- Le loup est capturé et emmené au zoo, morale claire et joyeuse.
- Pierre libère le loup : geste d'entraide et de rébellion contre la cruauté humaine;
Message principal Le courage et l’intelligence permettent de vaincre le danger. La liberté a un prix ; la peur du monde adulte ne doit pas étouffer l’enfance.Des expressions sur le loup
Replacez les étiquettes "définition" au bon endroit.
Un froid de loup
Un vieux loup de mer
Marcher les uns derrière les autres.
Etre connu comme le loup blanc
Marcher à pas de loup
C'est un homme expérimenté et endurcis par la vie.
Se dit de quelqu'un qui est très connu.
Avoir une grande faim qui donne envie de manger n'importe quoi.
Se jeter dans la gueule du loup
Avoir une faim de loup
C'est un froid très vif.
Avancer sans aucun bruit.
Marcher à la queue leu-leu
Quand on parle du loup, on en voit la queue.
Tomber dans un piège.
C'est être en train de parler à une personne quand justement celle-ci arrive.
Une analyse d'image
Ce que l'on reconnaît : une voiture noire au premier plan, des pâturages dans un paysage de montagne, beaucoup de voitures blanches, toutes identiques, disposées en troupeau dans le champs, il n'y a pas beaucoup de lumière. Un mot : féline
Ce qui est évoqué : la voiture noire, énorme, brillante, puissante représente le loup, elle est à l'affût, elle surveille les petites voitures blanches qui représentent un troupeau demoutons dans la montagne. La lumière faible fait penser que nous sommes « entre chien et loup ». Le mot « féline » évoque la notion de fauve, de prédateur. Cette publicité veut nous dire que le propriétaire d'une telle voiture a l'agressivité, la puissance et la férocité du loup : elle va « dévorer la route ». A l'opposé, le troupeau des petites voitures blanches symbolise les gens « ordinaires ».
Des oeuvres en référence
LE LOUP ET LE CHIEN Un Loup n'avait que les os et la peau ;Tant les Chiens faisaient bonne garde.Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers.Mais il fallait livrer batailleEt le Mâtin était de tailleA se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait complimentSur son embonpoint, qu'il admire.Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.Quittez les bois, vous ferez bien :Vos pareils y sont misérables,Cancres, haires, et pauvres diables,Dont la condition est de mourir de faim.Car quoi ? Rien d'assuré, point de franche lippée.Tout à la pointe de l'épée.Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gensPortants bâtons, et mendiants ;Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;Moyennant quoi votre salaireSera force reliefs de toutes les façons :Os de poulets, os de pigeons,Sans parler de mainte caresse.Le loup déjà se forge une félicitéQui le fait pleurer de tendresse.Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :Qu'est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.Mais encor ? Le collier dont je suis attachéDe ce que vous voyez est peut-être la cause.Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pasOù vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ? Il importe si bien, que de tous vos repasJe ne veux en aucune sorte,Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. Jean de La Fontaine
Le loup blanc
Caractériser les personnages et ce qu’ils représentent : Le loup est un personnage central de l’univers du conte, du Petit chaperon rouge à Pierre et le loup… Avec Le Loup blanc c’est dans un univers bien étrange que le réalisateur, concepteur et dessinateur Pierre-Luc Granjon emmène le spectateur. Toutes ses images paraissent recouvertes d’un voile sombre : même le lapin blanc est ici gris. La mise en couleurs des décors consiste en une série d’aplats crayonnés. Cette technique du crayon de couleur – à la différence de la gouache ou de l’aquarelle – suscite l’impression d’être face à une matière rêche, chargée.Le corps et les visages des personnages sont dépeints à travers des expressions et des traits à la fois très simplifiés - comme taillés avec des allumettes - et très austères puisque les visages sont déformés et la carnation des protagonistes particulièrement diaphane. Seuls les yeux brillent comme de petits diamants. Identifier les décors et caractériser la musique : Les décors extérieurs suggèrent que l’action se déroule dans un hameau situé au milieu de deux collines très pentues. Il s’agit d’une campagne idyllique, riche et généreuse, un décor de conte de fée. Or du village et de ses habitants, nous ne verrons rien. La maison s’avère isolée, adossée à une forêt sombre, parsemée d’arbres immenses aux troncs serpentins.Pierre-Luc Granjon nous plonge dans un conte aux allures de cauchemar. La tonalité dramatique suggérée par cet univers graphique est néanmoins contrebalancée par la musique du film. Au début, une valse jazzy nous introduit non pas dans un drame mais dans une tranche de vie, bucolique et bon enfant. Avec l’entrée en scène du violon commence une symphonie mélodique autour du jeu des deux frères : le violon et le piano épousant le même phrasé rythmique et jouant ensemble comme des enfants, comme des frères. La musique dont on entend les premières notes dès le générique apporte ici un supplément d’âme ; c’est elle qui comme une voix-off va guider le spectateur dans ses émotions. Un procédé particulier : l’inversion Le film s’ouvre sur quatre personnages. Les deux frères, le père et la mère forment une famille heureuse. Pourtant tout au long du film, on va s’apercevoir qu’il existe deux mondes imperméables. La rencontre du loup déclenche un enfantillage : les enfants vont garder leur aventure secrète. Les deux frères se comprennent, s’associent, se protègent contre les parents et imaginent des expressions / des codes qui leur sont propres. Leur rencontre avec le loup les confronte à un animal trois fois plus gros qu’eux, une bête décrite comme dangereuse et assoiffée de sang dans la plupart des contes pour enfants.Le réalisateur joue avec les connotations traditionnelles du conte de fée pour mieux en apprivoiser les codes. Magali Boutrais, CPAV
Fiche élève
C'était l'été, Laurent s'ennuyait. Il demanda la permission d'aller jouer dehors. « Après tout, tu es grand, maintenant, dit sa maman. Joue dehors, mais ne dépasse pas la barrière.» Laurent alla jusqu'à la barrière... et un tout petit peu plus loin. Et le lendemain, il dépassa le châtaignier. Quand on commence à grandir, c'est pour de bon. Ricochet
Cette affiche met en scène deux univers distincts : celui du loup et celui de Pierre et de son ami le canard. Les deux surfaces, identiques, sont séparées par un large titre, mais reliées par le regard, car Pierre et le loup ont les mêmes yeux bleus, globuleux et très écartés. Les deux héros sont placés sur une même ligne verticale, de même taille et présentés en vue frontale, ce qui crée un équilibre visuel : chacun a le même poids dans la composition. Le loup, en position dominante, n’apparaît pas menaçant mais prêt à bondir ; il regarde directement le spectateur, avec la forêt en arrière-plan. Pierre, lui, est assis, statique, encadré - voire enfermé - par des planches de bois. Les lettres épaisses du titre renforcent l’impression de force et de tension entre les deux mondes.
La clarinette évoque le pas souple et discret du chat.Sa musique semble prudente, sournoise et un peu paresseuse.On entend bien qu’il avance sur la pointe des pattes, qu’il s’étire, qu’il guette.C’est une musique à la fois mystérieuse et malicieuse, comme le chat lui-même. La mélodie est douce, elle monte et descend lentement. Les sons sont un peu feutrés, ronds et glissants.
Leur musique est bruyante et agitée.On imagine les chasseurs marcher lourdement, crier, tirer.C’est une musique pleine de mouvement, qui fait penser à une armée maladroite.Elle montre qu’ils veulent faire les forts, mais qu’ils ne sont pas très courageux. Le rythme est fort et régulier, comme une marche. Les sons sont puissants. On entend des tambours et des coups de feu.Le tempo est énergique et un peu désordonné.
Lorsque l’on découvre le grand-père, il répare la clôture en bois qui entoure sa maison. Ce premier geste traduit sa volonté de protéger Pierre et de tenir le monde extérieur à distance. La maison, simple et faite de matériaux de récupération - planches, tôles ondulées, morceaux assemblés - reflète à la fois la pauvreté et le caractère bricoleur et usé du grand-père.Cette demeure de bois se situe à la frontière entre deux mondes : la ville et la forêt. Elle représente à la fois un refuge et une limite. Comme sur l’affiche du film où deux univers semblent se juxtaposer, la maison symbolise cette transition entre sécurité et liberté, entre la protection du grand-père et l’appel du dehors que ressent Pierre.Au fur et à mesure, on comprend que le grand-père n’exerce vraiment son autorité qu’à l’intérieur de cet espace clos. Hors de la maison, il redevient un homme ordinaire, presque impuissant. La maison devient ainsi une prolongation de lui-même : lorsqu’il se réveille le matin, courbaturé, on sent qu’il est aussi fatigué et usé que les murs de sa maison.
Le Petit Poucet : les enfants s’y perdent, abandonnés par leurs parents, et doivent affronter la peur et l’Ogre.
La Belle au bois dormant : la forêt cache et protège le château endormi, mais elle est aussi un obstacle impénétrable.
Le Petit Chaperon rouge : la forêt devient le lieu de la rencontre avec le loup, symbole du danger et de la ruse.
Blanche-Neige : chassée par la jalousie de la reine, elle fuit dans la forêt sombre où rôdent des bêtes sauvages.
Hansel et Gretel : les enfants errent dans la forêt, effrayés et affamés, avant de tomber sur la maison de la sorcière.
Quand on découvre l’oiseau, il tombe du haut d’un poteau et atterrit dans un tas de pommes de terre. Il est petit, fragile et blessé : son aile cassée l’empêche de bien voler. Mais, grâce à Pierre et à un ballon bleu donné par le montreur d’ours, il arrive quand même à s’envoler un peu.C’est un oiseau courageux : il n’a pas peur du loup et aide même Pierre à le piéger en se posant sur son museau !
Qu’est ce qui indique que Pierre ne veut plus rester un enfant victime et qu’il veut affronter le loup ? Pierre veut devenir grand. Il réussit à escalader la palissade. On voit le loup en contre bas.Pierre a escaladé la palissade pour la première fois, il a grandi il s’est élevé. La situation sur la branche est assez instable mais Pierre réussit à ne pas tomber. Pierre se prépare à affronter le loup. Les plans en plongée sur le loup et Pierre montrent les ressemblances entre les deux personnages et une certaine égalité. L’affrontement se prépare. Pierre est attentif mais pas apeuré par le loup. Pour la première fois, sa casquette en cuir est détachée (il s’émancipe).
Le loup vit dans la forêt. Il en sort, sans doute attiré par les jeux de Pierre et de ses amis. Il est très beau, puissant et souple comme un chat. Ses yeux sont de la même couleur que ceux de Pierre.Affamé, il avale le canard d’un seul coup.Plusieurs fois dans le film, Pierre et le loup se regardent droit dans les yeux, comme s’ils se comprenaient. On a l’impression qu’ils se parlent sans mot. Pierre n’a jamais peur : il réussit à capturer le loup avec courage et sang-froid.
Pierre est ici le personnage central, entouré de tous les autres personnages du conte. L’ensemble de la scène se déroule sur fond de forêt, autour de l’arbre qui sera au cœur de l’action. L’atmosphère lumineuse contraste avec la peur du loup, qui semble désormais dissipée. L’affiche met en avant un univers plus apaisé, où le danger a laissé place à la confiance. Pierre, au centre, garde toutefois une expression déterminée, semblable à celle qu’il affiche dans l’affiche 3, signe de son courage et de sa maturité.
Les personnages sont détourés sur un fond noir, ce qui renforce la sensation de proximité entre eux. La ressemblance entre les cheveux de Pierre et la fourrure du loup, ainsi que l’alignement presque parfait de leurs yeux, traduit un lien profond entre les deux personnages. Tous deux partagent une même expression volontaire et déterminée : le menton baissé et le regard levé vers l’avant. L’affiche évoque ainsi un face-à-face intense mais apaisé, comme si Pierre et le loup se reconnaissaient mutuellement.
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre est un jeune garçon en souffrance ?Pierre est considéré comme un enfant.Au début, Pierre montre qu’il est encore un peu enfant : il porte une casquette un peu enfantine, un montreur d’ours lui donne un ballon bleu, symbole de son enfance. Il tient toujours son ballon, alors que le jeune chasseur est en treillis et paraît plus adulte. Cela montre le contraste entre l’innocence de Pierre et le monde des adultes.Pierre est mis à l’écart par les autres Globalement, Pierre reste à l’écart des autres jeunes et ne fait pas partie de leur groupe. Il se cache derrière le coin du mur, comme s’il voulait observer sans être vu. Des filles rient avec les garçons, ces derniers mimant des ours pour les effrayer, Pierre reste exclu. Plus tard, il est mis « à la poubelle », ce qui renforce son sentiment d’exclusion.Pierre est terrorisé par le comportement du jeune chasseur qui le harcèlePierre est la victime et les plans montrent souvent son point de vue en contre-plongée, pour le faire paraître plus petit face à l’agresseur. Les gros plans montrent ses émotions : il a un visage inquiet, et il est terrorisé devant le groupe qui le regarde. L’agresseur a un visage haineux. Pierre est coincé dans la poubelle, son ballon bleu restant son seul espoir. L’agresseur le menace avec son fusil.
Le film commence par le regard de Pierre. Son visage est sérieux, fermé, comme s’il réfléchissait à quelque chose d’important. Ses yeux sont très clairs, presque glacés, comme la neige qui tombe. Il semble très triste. Sous son bonnet, on voit quelques cheveux noirs. Il porte un manteau et des gants, même à l’intérieur, ce qui laisse penser que la maison est mal chauffée. Pierre et son grand-père sont pauvres.Quand Pierre décide de libérer le loup, il se libère aussi lui-même : il n’est plus sous l’autorité de son grand-père, ni de ce monde d’adultes durs et menaçants (comme le boucher ou le montreur d’ours). Il prouve qu’il a grandi, qu’il sait réfléchir et agir seul.
Les deux chasseurs veulent absolument attraper le loup. Ils sont méchants, surtout avec Pierre : ils le mettent même dans une poubelle !Mais en réalité, ils ont peur. Dès qu’ils entendent un coup de feu, ils s’enfuient très vite.Quand Pierre se retrouve face à eux, on comprend mieux leur caractère : le petit chasseur est nerveux et violent, tandis que l’autre le suit comme un petit chien.
La musique du loup fait peur : on sent le danger arriver.Les cors donnent une impression de puissance, de majesté sauvage, mais aussi de cruauté.Quand on entend ce thème, on imagine le loup sortir des bois, prêt à bondir.C’est une musique sombre et menaçante, qui montre bien le rôle de prédateur du personnage. La mélodie est grave, puissante et inquiétante. Le tempo est lent, le rythme régulier.
Le grand-père est le premier personnage que l’on voit dans le film. On distingue à peine sa silhouette : un homme avec un fusil, prêt à tirer. On sent qu’il se méfie d’un danger, peut-être du loup, qu’on entend au loin dans le vent et la neige.Au début, le grand-père semble fort et protecteur. Il garde la maison : il ferme les portes, garde les clés, et tient son fusil pour défendre son foyer. Mais plus tard, quand il s’endort dans son lit, on découvre qu’il est vieux, fatigué, fragile.Quand Pierre capture le loup et prend le fusil du grand-père, on voit que quelque chose a changé : ils sont maintenant à la même hauteur. À la fin, quand ils rentrent en ville, Pierre est même plus grand, juché sur la remorque. Il parle à son grand-père avec assurance : il a grandi, il est devenu plus fort et plus libre.
Un très gros plan du loup occupe tout l’espace et sert de fond à l'affiche. Le jeu des lignes - celles du corps de Pierre et celles de la mâchoire du loup - crée une opposition entre verticales et obliques. Pierre, placé au premier plan, semble prêt à l’attaque, sa posture traduit la détermination. Comme dans la première affiche, les regards de Pierre et du loup se répondent : ils partagent la même intensité. La phrase d’accroche « Les garçons comme Pierre n’ont pas peur des loups » met en valeur le courage et l’audace du jeune héros.
La plongéeLa plongée, c’est quand la caméra (ou le regard) est placée au-dessus du sujet et le regarde vers le bas.Effet produit : le personnage paraît petit, fragile, vulnérable ou dominé. Exemple :Quand on voit le canard depuis le point de vue du loup, la caméra est en plongée.
- Le canard semble petit et sans défense, perdu sur la glace.
- On ressent qu’il est en danger, qu’il ne peut pas se protéger.
La contre-plongéeLa contre-plongée, c’est l’inverse : la caméra est placée en dessous du sujet et le regarde vers le haut.Effet produit : le personnage paraît grand, puissant, impressionnant ou menaçant.Exemple :Quand on voit le loup depuis le sol ou depuis le point de vue du canard, la caméra est en contre-plongée.Le basson représente la vieillesse, la sagesse et la sévérité.On imagine un vieil homme qui bougonne, gronde Pierre ou qui marche lentement.Le son grave du basson rend le grand-père autoritaire mais attachant.Il est à la fois protecteur et fatigué : la musique exprime bien ce mélange de force et de fragilité. Le son est grave, traînant, un peu ronchonneur. La mélodie est lente et descendante.
Le hautbois fait penser au coin-coin du canard.Sa musique est simple, un peu maladroite, comme si le canard se dandinait ou glissait sur l’eau.On ressent chez lui une forme de gentillesse et de naïveté.Mais son thème devient plus dramatique quand le loup s’approche : on entend la fragilité du personnage. La mélodie est un peu lente, un peu nasillarde. Les sons montent et descendent comme une démarche hésitante.
Le canard est un personnage important de l’histoire. Il est fin, petit et léger. Son plumage est jaune un peu fané, comme une vieille peluche qui a déjà été lavée plusieurs fois.Le canard et Pierre se comprennent très bien. Le canard montre à Pierre où passer dans la clôture, et plus tard ils glissent ensemble sur la mare gelée. Ils sont très proches et partagent une vraie amitié.Mais le canard est trop lent et maladroit : il se fait malheureusement dévorer par le loup.
Dès les premières images, on découvre un pont monumental qui domine la scène et encercle les murs gris de la ville. Cet édifice imposant traduit la froideur et la dureté de l’univers urbain choisi par Suzie Templeton. La ville apparaît comme un espace démesuré, fait de béton et d’ombres, où l’être humain semble minuscule et vulnérable.Pierre, qui la traverse en frôlant les murs et en baissant la tête, se fond dans ce décor hostile. Son attitude traduit la peur, la soumission et peut-être aussi la solitude. Tout, dans cette ville - les couleurs ternes, les lignes dures, l’absence de végétation - contribue à installer une atmosphère de danger et d’isolement.La ville s’oppose donc à la forêt et à la maison du grand-père : c’est un monde fermé, étranger à l’enfance et à la liberté. C’est aussi le lieu où Pierre n’a pas sa place, un espace qu’il doit quitter pour se confronter à la nature, au risque et à la découverte de lui-même.
Les élèves pourraient comprendre et retenir que :• C'est une fable de Jean de La Fontaine.• Ils connaissent sûrement d'autres titres : Le corbeau et le renard et le lièvre et la tortue.• Il y a deux personnages : un loup très maigre qui n'a rien à manger et un chien qui est bien nourri.• Le loup rencontre le chien, ils se parlent.• Le chien propose au loup de venir avec lui, il aura alors des caresses et des os de poulet ou de pigeon.• Le loup est d'accord mais il voit sur le cou du chien une trace de collier.• Le chien lui avoue qu'il est parfois attaché.• Alors le loup se sauve car il préfère être en liberté même s'il risque de mourir de faim. La fin de cette fable peut être mise en lien avec les dénouements différents du conte de Prokofiev et du film. En effet, ici Pierre préfère libérer le loup pour qu'il retrouve sa vie sauvage plutôt que, comme c'est le cas dans le conte écrit par Prokofiev, nourri dans un un parc zoologique mais privé de liberté.
L'avis de RicochetL’œil du loup rencontre l’œil du garçon et, tous deux face à face, chacun narre son histoire à l’autre. À travers l’œil du loup, c’est le récit de vie de la meute qui est raconté. À travers celui d’Afrique, c’est son parcours balloté d’hommes en hommes qui apparaît. Jusqu’à ce que, enfin, tous deux se retrouvent dans ce zoo, à ce moment précis.Le texte de Daniel Pennac est absolument grandiose et c’est ce qui fait la singularité du roman. Le parallélisme entre les histoires est puissant, chaque partie extrêmement marquante et l’ensemble forme un roman qui est désormais un incontestable classique de la littérature. Mathieu Sapin le dit : « rien ne vaut le texte initial ». Toutefois, il réussit ici à relever le pari qu’il s’est lancé : illustrer et mettre en images le roman, sans le trahir et en donnant en voir toute la puissance du texte. La structure est parfaitement bien pensée et respecte bien le découpage du roman d’origine, le choix des couleurs est cohérent et l’ensemble offre à lire une bande dessinée qui met à l’honneur l’œuvre de Pennac. Pour les amateurs du texte, voici un bel hommage et, pour ceux qui ne connaissent pas le roman, voilà une magnifique invitation à aller lire le texte d’origine : en un mot, une adaptation grandement réussie !
La flûte traversière symbolise parfaitement la légèreté et l’agilité de l’oiseau.On l’imagine voler, tournoyer, s’amuser dans le ciel.Son thème est plein de vie, de malice et de bonne humeur : c’est un personnage curieux et bavard, qui observe tout et commente ce qu’il voit. La mélodie est très rapide et légère. Les notes sont aiguës, pleines de petits sauts.
Le chat du grand-père est très gros. Il n’est pas très souple ni très agile et fait souvent des maladresses.Au début, il veut attraper l’oiseau, mais plus tard, il peut lui-même devenir la proie du loup.Morale : « Il y a toujours quelqu’un de plus fort que soi ! Les rôles peuvent changer. »
Quels sont les éléments qui indiquent que Pierre a résolu un certain nombre de ses problèmes ? Pierre a trouvé une place parmi les autres jeunes. Pierre est assis sur la remorque, ses pieds sont à la hauteur des corps des autres enfants (il est ainsi important).Les autres enfants sont là. Ils regardent Pierre. Il est situé plus haut, il les regarde. Pierre fait partie du groupe. Pierre souffre moins. Pierre a le visage apaisé, presque surpris de son geste lorsqu'il montre le loup.La foule voit le jeune chasseur dans une position ridicule. Pierre « rayonne », il est heureux ! L’apparence physique de Pierre s’est modifiée. Pierre n’a plus de casquette et a les cheveux libres. Il porte une blessure à la joue : en se battant avec le loup, il a traversé une épreuve. Pierre n’est plus terrifié par son agresseur. Les jeunes chasseurs arrivent et fendent la foule en grommelant. Le jeune chasseur menace le loup avec son fusil comme il a menacé Pierre au début dans la poubelle. Pierre est toujours placé plus haut (il apparaît plus grand). Pierre serre les poings : c'est une réaction de colère et plus de peur. Pierre défait les cordes (il se libère lui-même de son emprisonnement). Il jette le filet sur le jeune chasseur, s’oppose à lui pour la première fois et le neutralise.Le jeune chasseur allongé est pris dans le filet et humilié devant les autres.
Voici un album sans parole graphiquement très réussi. Antoine Guillopé joue ici avec deux couleurs, le noir et le blanc. Comme un théâtre d’ombre, l’illustrateur mêle les lignes et les formes, les creux et les traces. Antoine Guillopé pose d’emblée le décor : un jeune garçon revenant de l’école traverse, dans la neige, une forêt mystérieuse. Pourtant, dès la seconde page, on sait qu’à travers les fourrées, un loup guette. La peur, petit à petit, s’installe. Le paysage s’agrandit, le garçon presse le pas, le loup noir devient plus pressant, la rencontre est inévitable. Sous la neige et le froid, on croit à une bataille puis bientôt à la fin du petit garçon…Au dernier moment, on apprendra que le loup bondit pour sauver la vie du garçon. Un album d’une grande qualité, jouant avec les émotions comme avec les lignes. A dévorer tout simplement. Ricochet
L'avis de Ricochet« Nous sommes détestés. De vieilles histoires circulent toujours sur notre compte. Elles sont encore racontées aux enfants pour les effrayer, et nous n'y avons jamais le beau rôle, bien au contraire ! Qui égorge la gentille chèvre de monsieur Seguin ? Le loup ! Qui dévore le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère ? Le loup ! Et ces pauvres petits cochons ? Le loup, toujours le loup ! »Traité de froussard par son père, le jeune loup de cette histoire s'éloigne timidement de son territoire. Si son choix se révèle difficile au début, les rencontres qu'il fait par la suite, avec un vieil ours sage et un hibou expérimenté entre autres, vont l'amener à transcender sa peur – inculquée depuis l'enfance – pour vivre enfin sa vie. Une histoire qui se situe à mi-chemin entre fiction et documentaire et qui plaide en faveur des loups, une espèce protégée dans toute l'Union européenne, mais qui continue pourtant d'être une cible à abattre pour de nombreux humains. Raconté du point de vue du loup, ce récit permet de redonner une juste place à Ysengrin (en balayant au passage certains clichés) qui souffre de sa mauvaise réputation auprès des hommes et aussi dans les histoires pour enfants. Un album tout en finesse et sensibilité signé par les plumes de Nane et Jean-Luc Vézinet et illustré par le talent de Sandra Lizzio.
La forêt est baignée d’une douce lumière qui contraste avec les deux autres mondes, la maison et la ville, sombres et tristes. Elle représente à la fois le rêve, la liberté et le mystère que Pierre aspire à explorer. La première image extérieure ressemble à un tableau enchanteur, presque magique. Pourtant, cette beauté cache aussi des zones plus sauvages et inquiétantes : la brume, la profondeur sombre, l’arbre gigantesque et nu qui semble mort, le gros tuyau d’évacuation de la mare.Ainsi, la forêt apparaît comme un espace à la fois accueillant et menaçant, un lieu de passage entre le connu et l’inconnu, comme dans de nombreux contes.
Dans quelle image le loup paraît-il le plus menaçant ? Dans la deuxième image, le loup surplombe sa proie, il la dominine. Le spectateur partage le regard du prédateur. Dans quelle image le canard semble-t-il le plus vulnérable ? Dans la seconde image également : il est petit, isolé au centre d’un espace vide, vu d’en haut. On ressent sa fragilité. Que se passerait-il si on inversait les deux images ? Si on avait inversé les deux images, on aurait l’impression que le canard s’éloigne du danger, qu’il s’enfuit après avoir vu le loup.Dans le montage actuel, au contraire, le canard est d’abord montré seul, puis on découvre qu’il est observé par le loup. Cela crée de la tension : on comprend que le danger s’approche, même si le canard ne le voit pas encore.
Le thème de Pierre donne une impression de liberté et de mouvement. Elle nous montre qu’il est curieux, courageux, plein de vie et d’imagination.Quand on l’écoute, on imagine Pierre qui marche, observe, grimpe ou agit sans peur.La légèreté des violons traduit l’enfance, l’énergie et la confiance. La mélodie est vive et joyeuse. Le tempo est rapide, le rythme régulier. Ce thème est joué par les cordes (violons, altos, violoncelles, contrebasses).