Sommaire
Découvrir
Avant le spectacle
Après le spectacle
Ressources
Contacts
Découvrir le spectacle
Présentation (cliquer ici)
Les coulisses du spectacle
Découvrir la note d'intention
La démarche artistique
La compagnie Via Katlehong Dance est fondée en 1992 par Buru Mohlabane, Vusi Mdoyi et Steven Faleni ; elle tire son nom du township Katlehong, le deuxième plus grand important ghetto d'Afrique du Sud après Soweto, célèbre pour sa participation aux soulèvements dans les années 80. Source : dossier de la compagnie
Images de répétition
© Walter Mesquita
Avant le spectacle
Pistes pédagogiques
Comment la danse se nourrit-elle de la rencontre?
En quoi le métissage des styles, des univers participe-t-il à la pièce?
Connaître
Rencontrer
Pratiquer
Le métissage
Le titre : TamUjUntU
Réfléchir à la pratique
Le pantsula
Danse et engagement
Après le spectacle
Pistes pédagogiques
La scénographie
Un retour par la pratique
Un retour par l'écriture
Pour aller plus loin
Rencontrer l'équipe artistique
• Pour les enseignant·e·s, éducateur·trice·s, animateur·trice·s : l’équipe de la Maison de la danse accompagne les groupes dans leur découverte du spectacle : des ateliers de pratique peuvent être proposés, n’hésitez pas à contacter le service des publics. Un atelier de préparation est prévu le jeudi 13 novembre de 18h à 20h, sur inscription. • Pour toutes et tous : Les représentations en journée, dites scolaires, sont suivies d’un bord de scène avec l’équipe artistique.
© Walter Mesquita
Ressources complémentaires
Sitographie
Sur Numeridanse, plusieurs ressources sont consacrées à la compagnie Via Katlehong. Parmi elles : Un éclairage sur une précédente création Une minute du spectateur présentant la compagnie sud-africaine Un documentaire conçu autour de la comédie musicale Sophiatown de la compagnie Via Katlehong Mais aussi : Un portrait de la compagnie sud-africaine sur RFI Un article en ligne du CN D Un entretien avec Buru Mohlabane À propos de l’apartheid
Portrait d’une danse contestataire
Ailleurs
Au musée des Confluences, on peut découvrir une exposition sur l'Amazonie
A la Maison de la danse
Une autre compagnie sud-africaine : Mamela Nyamza, Hatched ensemble - 22>25 avril
Contacts
Séverine Allorent
Manon Rodot
Marion Coutel
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
LA GENÈSE DU PROJET Le projet TAMUJUNTU est né de la rencontre de Paulo Azevedo et deux de ses interprètes avec des danseurs de Via Katlehong présents à Tremblay en France en septembre 2023. La rencontre s’est faite à l’issue d’une représentation des artistes sud-africains et autour d’un verre en toute convivialité. Les interprètes des deux compagnies n’ont pas vu le travail au plateau des uns et des autres. Les Sud-Africains préparaient leur représentation du soir pendant que les Brésiliens dansaient au Parc de la Poudrerie l’après-midi - le soir, les Brésiliens se remettaient de leur représentation tandis que les Sud-Africains dansaient. Leur rencontre est donc née dans un élan de convivialité et d’échange totalement spontané et dans un cadre très peu formel : ils ont dansé ensemble sur le parvis du théâtre et ils se sont connectés par la danse, vraiment. Source : dossier de la compagnie
Le pantsula
Comme le hip hop aux Etats-Unis et en Europe, la culture pantsula est un style de vie, recouvrant mode, musique, danse, codes gestuels et parlés. Et comme le hip hop, cette culture trouve son terrain d’expression dans la rue.
Dans les années 1990, alors qu’une Afrique du Sud multiraciale voit lentement le jour, la compagnie poursuit son combat protestataire en faveur des jeunes des quartiers pauvres. Les spectacles et performances de la compagnie mêlent plusieurs danses : le pantsula (sorte de hip hop non acrobatique mais virtuose), la tap dance (claquettes percussives effectuées avec des chaussures ferrées), le step (claquettes proches du time step américain) et les gumboots (danse des mineurs, exécutée avec des bottes de caoutchouc).
De l’alliage de ces traditions, la compagnie sud-africaine fait naître une danse énergique, festive et gouailleuse. Source : Numeridanse
Les choix scénographiques
On demandera aux élèves ce qu'ils ont perçu de la scénographie. On pourra commencer par faire l'inventaire de tous les éléments qui composent un spectacle : décor, utilisation de l'espace, lumières, sons et musique, costumes... En quoi ces éléments peuvent-ils résonner avec le titre et l'intention des chorégraphes?
Se rencontrer pour mieux danser
Situation initiale : en duo, deux danseurs, chacun avec son langage, proposent une suite de mouvements en improvisation, comme s'ils dialoguaient chacun avec son vocabulaire. Ils dialoguent donc en alternance, à tour de rôle. Evolution : les deux danseurs construisent un rythme et un vocabulaire communs, chacun se laissant influencer par les mouvements de l'autre ou son rythme avec l'intention d'être dans la création d'un nouveau langage, qui se nourrit des deux univers.
Via Katlehong est chez elle à Lyon. Depuis dix ans, la compagnie sud-africaine, qui tire son nom d’un township non loin de Johannesburg, a été invitée à y présenter toutes ses créations. Mixant danses contestataires — pantsula et gumboots —, tap dance et step, elle a toujours fait de la rencontre son moteur de création. Et c’est justement cette ouverture à l’autre qu’explore cette nouvelle création signée Paulo Azevedo. Quand l’expression brésilienne “Tamujuntu” — tous ensemble — résonne avec le mot sud-africain “Ubuntu” — Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous — une nouvelle géographie de solidarités et de possibles se cartographie. Le rythme électrisant du pantsula et les courbes fluides des danses urbaines, main dans la main, pour une célébration de l’amitié, au-delà des frontières Création 2025 • 8 interprètes Un projet de Via Katlehong en collaboration avec la Cia Gente | Création et direction artistique Paulo Azevedo | Interprétation Lizwi Sibumbe, Paulette Lungile Malanghu, Bongani Shabangu, Lebohang Kevin Mofokeng, Romec, Zulu Gregório, Mumu Costa, Safira Sacramento | Musique Filipe Itagiba | Lumières Cárin Geada | Crédit photographique Walter Mesquita
Via Katlehong & Paulo Azevedo • tamUjUntU • Production Via Katlehong Dance, Compagnie Gente, Damien Valette Prod. Coproduction Maison de la danse — Lyon, Pôle européen de création ; La Villette — Paris ; Espace 1789 — Saint-Ouen. Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île de France et de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels. Remerciements au Centro Coreográfico de Rio de Janeiro, à MUCHAB, au Teatro Carlos Gomes, à Zuza Zapata, aux productions ArtKula et à la ville d’Ekurhuleni.
Écriture collective
A partir du titre, on pourra écrire un petit poème collectif, nourri des impressions, des images, des souvenirs de chacun. En groupes de dix, on fera d'abord émerger la parole, en reprenant si besoin les éléments de la scénographie. On peut aussi rappeler aux élèves qu'ils peuvent inventer des images, des métaphores, jouer sur les sonorités des mots... afin de créer un texte poétique.
La rencontre comme moteur de création : traces
On pourra demander aux élèves de se remémorer un mouvement de la pièce, qu'ils reproduiront à leur manière. Chacun pourra alors apprendre aux autres le mouvement qu'il a retenu et en groupes de dix, on pourra construire une phrase chorégraphique en écho à la pièce. Les élèves sont libres de jouer sur les rythmes, les orientations, les niveaux, la répétition ; ils peuvent être ou non à l'unisson pour certains mouvements.
Xhosa, Zulu, Swazi, Ndebele, Quilombolas, peuples autochtones, Tsiganes,
Cariocas et bien d'autres amalgames d'ascendance se retrouvent dans cette
recherche entre l’Afrique du Sud et le Brésil, dans l'élaboration d'un manifeste de
complicité gestuelle, ayant pour référence les danses urbaines et/ou
traditionnelles présentes dans ces deux nations : la "Pantsula" résonne dans le
"Passinho" et dans la "Samba" se mêlent des éléments de "Amapiano". Source : dossier artistique de la compagnie Sur l'Amapiano : c'est d'abord un genre musical puis un style de danse festif né en Afrique du Sud au début des années 2010. Il est issu d'un mélange entre l'afro-house, le kwaito, le jazz... Sur la Samba : c'est une danse et un style musical nés au Brésil dans les communautés afro-brésiliennes au début du XXe siècle influencés par les rythmes africains, les chants religieux et les traditions portugaises... Sur le Passinho : c'est une danse originaire des favelas du Brésil née dans les années 2000. Elle regroupe plusieurs styles tels que le Baile Funk et le hip-hop.
tamUjUntU, rassembler deux langues
L’idée d’un projet autour de l’expression brésilienne « Estamos juntos » raccourci
en « Tamo
junto » dans la langue populaire s’est affirmée. TAMUJUNTU, est une adaptation graphique et phonétique de cette expression et elle évoque l’ancestralité africaine des brésiliens. En le baptisant ainsi, « on est ensemble», « compte sur moi », « on est frères », le chorégraphe a souhaité mettre en valeur les liens d’amitié, d’empathie et de solidarités dans les luttes, qui se mettent en place au-delà des frontières et des cultures, par le biais de la danse. Source : dossier de la compagnie
Créée en 1992, la compagnie Via Katlehong Dance, menée par Vusi Mdoyi, Steven Faleni et Buru Mohlabane, emprunte son nom du township de Katlehong dans l’East Rand, un quartier déshérité dans lequel a éclos la culture contestataire pantsula dans les années 1960-1970 et célèbre pour sa participation aux soulèvements dans les années 1980 sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud."Quand nous avons fondé la troupe, le but était d'éloigner les jeunes de la criminalité en introduisant la danse (...) Katlehong est l'un des plus dangereux townships d'Afrique du Sud et nous pensions que la danse et l'art permettraient d'oublier les problèmes sociaux et l'environnement dans lequel nous vivions" explique Steven Faleni, l'un des fondateurs (interview dans le Monde magazine, n°147, 12 juillet 2014). Nourrie d’une forte identité communautaire, Via Katlehong Dance poursuit une mission éducative, culturelle et sociale à l’attention des jeunes d’Afrique du Sud. La compagnie a été plusieurs fois récompensée par des prix internationaux (FNB Vita Dance Umbrella, Gauteng Dance Showcase, KTV Most Brilliant Achievement, Gauteng MEC Development Award, etc.) pour ses créations mélangeant de façon inédite les traditions pantsula et d’autres danses communautaires d’Afrique du Sud, comme le gumboots et le steps. Source : Numéridanse et Le Monde magazine.
Dossier pédagogique - tamUjUntU
Service Jeune Public
Created on October 15, 2025
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Les coulisses du spectacle
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La démarche artistique
La compagnie Via Katlehong Dance est fondée en 1992 par Buru Mohlabane, Vusi Mdoyi et Steven Faleni ; elle tire son nom du township Katlehong, le deuxième plus grand important ghetto d'Afrique du Sud après Soweto, célèbre pour sa participation aux soulèvements dans les années 80. Source : dossier de la compagnie
Images de répétition
© Walter Mesquita
Avant le spectacle
Pistes pédagogiques
Comment la danse se nourrit-elle de la rencontre?
En quoi le métissage des styles, des univers participe-t-il à la pièce?
Connaître
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Le métissage
Le titre : TamUjUntU
Réfléchir à la pratique
Le pantsula
Danse et engagement
Après le spectacle
Pistes pédagogiques
La scénographie
Un retour par la pratique
Un retour par l'écriture
Pour aller plus loin
Rencontrer l'équipe artistique
• Pour les enseignant·e·s, éducateur·trice·s, animateur·trice·s : l’équipe de la Maison de la danse accompagne les groupes dans leur découverte du spectacle : des ateliers de pratique peuvent être proposés, n’hésitez pas à contacter le service des publics. Un atelier de préparation est prévu le jeudi 13 novembre de 18h à 20h, sur inscription. • Pour toutes et tous : Les représentations en journée, dites scolaires, sont suivies d’un bord de scène avec l’équipe artistique.
© Walter Mesquita
Ressources complémentaires
Sitographie
Sur Numeridanse, plusieurs ressources sont consacrées à la compagnie Via Katlehong. Parmi elles : Un éclairage sur une précédente création Une minute du spectateur présentant la compagnie sud-africaine Un documentaire conçu autour de la comédie musicale Sophiatown de la compagnie Via Katlehong Mais aussi : Un portrait de la compagnie sud-africaine sur RFI Un article en ligne du CN D Un entretien avec Buru Mohlabane À propos de l’apartheid Portrait d’une danse contestataire
Ailleurs
Au musée des Confluences, on peut découvrir une exposition sur l'Amazonie
A la Maison de la danse
Une autre compagnie sud-africaine : Mamela Nyamza, Hatched ensemble - 22>25 avril
Contacts
Séverine Allorent
Manon Rodot
Marion Coutel
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
LA GENÈSE DU PROJET Le projet TAMUJUNTU est né de la rencontre de Paulo Azevedo et deux de ses interprètes avec des danseurs de Via Katlehong présents à Tremblay en France en septembre 2023. La rencontre s’est faite à l’issue d’une représentation des artistes sud-africains et autour d’un verre en toute convivialité. Les interprètes des deux compagnies n’ont pas vu le travail au plateau des uns et des autres. Les Sud-Africains préparaient leur représentation du soir pendant que les Brésiliens dansaient au Parc de la Poudrerie l’après-midi - le soir, les Brésiliens se remettaient de leur représentation tandis que les Sud-Africains dansaient. Leur rencontre est donc née dans un élan de convivialité et d’échange totalement spontané et dans un cadre très peu formel : ils ont dansé ensemble sur le parvis du théâtre et ils se sont connectés par la danse, vraiment. Source : dossier de la compagnie
Le pantsula
Comme le hip hop aux Etats-Unis et en Europe, la culture pantsula est un style de vie, recouvrant mode, musique, danse, codes gestuels et parlés. Et comme le hip hop, cette culture trouve son terrain d’expression dans la rue. Dans les années 1990, alors qu’une Afrique du Sud multiraciale voit lentement le jour, la compagnie poursuit son combat protestataire en faveur des jeunes des quartiers pauvres. Les spectacles et performances de la compagnie mêlent plusieurs danses : le pantsula (sorte de hip hop non acrobatique mais virtuose), la tap dance (claquettes percussives effectuées avec des chaussures ferrées), le step (claquettes proches du time step américain) et les gumboots (danse des mineurs, exécutée avec des bottes de caoutchouc). De l’alliage de ces traditions, la compagnie sud-africaine fait naître une danse énergique, festive et gouailleuse. Source : Numeridanse
Les choix scénographiques
On demandera aux élèves ce qu'ils ont perçu de la scénographie. On pourra commencer par faire l'inventaire de tous les éléments qui composent un spectacle : décor, utilisation de l'espace, lumières, sons et musique, costumes... En quoi ces éléments peuvent-ils résonner avec le titre et l'intention des chorégraphes?
Se rencontrer pour mieux danser
Situation initiale : en duo, deux danseurs, chacun avec son langage, proposent une suite de mouvements en improvisation, comme s'ils dialoguaient chacun avec son vocabulaire. Ils dialoguent donc en alternance, à tour de rôle. Evolution : les deux danseurs construisent un rythme et un vocabulaire communs, chacun se laissant influencer par les mouvements de l'autre ou son rythme avec l'intention d'être dans la création d'un nouveau langage, qui se nourrit des deux univers.
Via Katlehong est chez elle à Lyon. Depuis dix ans, la compagnie sud-africaine, qui tire son nom d’un township non loin de Johannesburg, a été invitée à y présenter toutes ses créations. Mixant danses contestataires — pantsula et gumboots —, tap dance et step, elle a toujours fait de la rencontre son moteur de création. Et c’est justement cette ouverture à l’autre qu’explore cette nouvelle création signée Paulo Azevedo. Quand l’expression brésilienne “Tamujuntu” — tous ensemble — résonne avec le mot sud-africain “Ubuntu” — Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous — une nouvelle géographie de solidarités et de possibles se cartographie. Le rythme électrisant du pantsula et les courbes fluides des danses urbaines, main dans la main, pour une célébration de l’amitié, au-delà des frontières Création 2025 • 8 interprètes Un projet de Via Katlehong en collaboration avec la Cia Gente | Création et direction artistique Paulo Azevedo | Interprétation Lizwi Sibumbe, Paulette Lungile Malanghu, Bongani Shabangu, Lebohang Kevin Mofokeng, Romec, Zulu Gregório, Mumu Costa, Safira Sacramento | Musique Filipe Itagiba | Lumières Cárin Geada | Crédit photographique Walter Mesquita Via Katlehong & Paulo Azevedo • tamUjUntU • Production Via Katlehong Dance, Compagnie Gente, Damien Valette Prod. Coproduction Maison de la danse — Lyon, Pôle européen de création ; La Villette — Paris ; Espace 1789 — Saint-Ouen. Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île de France et de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels. Remerciements au Centro Coreográfico de Rio de Janeiro, à MUCHAB, au Teatro Carlos Gomes, à Zuza Zapata, aux productions ArtKula et à la ville d’Ekurhuleni.
Écriture collective
A partir du titre, on pourra écrire un petit poème collectif, nourri des impressions, des images, des souvenirs de chacun. En groupes de dix, on fera d'abord émerger la parole, en reprenant si besoin les éléments de la scénographie. On peut aussi rappeler aux élèves qu'ils peuvent inventer des images, des métaphores, jouer sur les sonorités des mots... afin de créer un texte poétique.
La rencontre comme moteur de création : traces
On pourra demander aux élèves de se remémorer un mouvement de la pièce, qu'ils reproduiront à leur manière. Chacun pourra alors apprendre aux autres le mouvement qu'il a retenu et en groupes de dix, on pourra construire une phrase chorégraphique en écho à la pièce. Les élèves sont libres de jouer sur les rythmes, les orientations, les niveaux, la répétition ; ils peuvent être ou non à l'unisson pour certains mouvements.
Xhosa, Zulu, Swazi, Ndebele, Quilombolas, peuples autochtones, Tsiganes, Cariocas et bien d'autres amalgames d'ascendance se retrouvent dans cette recherche entre l’Afrique du Sud et le Brésil, dans l'élaboration d'un manifeste de complicité gestuelle, ayant pour référence les danses urbaines et/ou traditionnelles présentes dans ces deux nations : la "Pantsula" résonne dans le "Passinho" et dans la "Samba" se mêlent des éléments de "Amapiano". Source : dossier artistique de la compagnie Sur l'Amapiano : c'est d'abord un genre musical puis un style de danse festif né en Afrique du Sud au début des années 2010. Il est issu d'un mélange entre l'afro-house, le kwaito, le jazz... Sur la Samba : c'est une danse et un style musical nés au Brésil dans les communautés afro-brésiliennes au début du XXe siècle influencés par les rythmes africains, les chants religieux et les traditions portugaises... Sur le Passinho : c'est une danse originaire des favelas du Brésil née dans les années 2000. Elle regroupe plusieurs styles tels que le Baile Funk et le hip-hop.
tamUjUntU, rassembler deux langues
L’idée d’un projet autour de l’expression brésilienne « Estamos juntos » raccourci en « Tamo junto » dans la langue populaire s’est affirmée. TAMUJUNTU, est une adaptation graphique et phonétique de cette expression et elle évoque l’ancestralité africaine des brésiliens. En le baptisant ainsi, « on est ensemble», « compte sur moi », « on est frères », le chorégraphe a souhaité mettre en valeur les liens d’amitié, d’empathie et de solidarités dans les luttes, qui se mettent en place au-delà des frontières et des cultures, par le biais de la danse. Source : dossier de la compagnie
Créée en 1992, la compagnie Via Katlehong Dance, menée par Vusi Mdoyi, Steven Faleni et Buru Mohlabane, emprunte son nom du township de Katlehong dans l’East Rand, un quartier déshérité dans lequel a éclos la culture contestataire pantsula dans les années 1960-1970 et célèbre pour sa participation aux soulèvements dans les années 1980 sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud."Quand nous avons fondé la troupe, le but était d'éloigner les jeunes de la criminalité en introduisant la danse (...) Katlehong est l'un des plus dangereux townships d'Afrique du Sud et nous pensions que la danse et l'art permettraient d'oublier les problèmes sociaux et l'environnement dans lequel nous vivions" explique Steven Faleni, l'un des fondateurs (interview dans le Monde magazine, n°147, 12 juillet 2014). Nourrie d’une forte identité communautaire, Via Katlehong Dance poursuit une mission éducative, culturelle et sociale à l’attention des jeunes d’Afrique du Sud. La compagnie a été plusieurs fois récompensée par des prix internationaux (FNB Vita Dance Umbrella, Gauteng Dance Showcase, KTV Most Brilliant Achievement, Gauteng MEC Development Award, etc.) pour ses créations mélangeant de façon inédite les traditions pantsula et d’autres danses communautaires d’Afrique du Sud, comme le gumboots et le steps. Source : Numéridanse et Le Monde magazine.