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Groupe 4 Histoire et violence

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Created on September 27, 2025

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Groupe 4

Histoire et violence

Histoire

1) Histoire avant l’attentat (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) Journaliste pour le journal Charlie Hebdo. Au début de Charlie Hebdo, leur humour servait de “tuteur, d’exutoire et de décapant” p55 “Tel était l’humour de Charlie à une époque où le “bon sens” était le tapis du monde le mieux partagé par les pompes bien cirées.” “Charlie était un drapeau à tête de mort qui flottait sur les Trente Glorieuses”p55 “Ai-je voulu cette histoire que l’attentat a détruite ?” p17 “On dit souvent que le désastre actuel a commencé avec la révolution iranienne. Dans mon cas, c’est à Bagdad que tout a commencé. Tout ce qui allait conduire, entre autres, au 7 janvier. J’y était mais j’en suis parti trop tôt.”p40

2) Histoire après l’attentat (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) “écrire, c’était protester, mais c’était aussi, déjà accepter [...] me faire comprendre à quel point ma vie allait changer, et qu’il fallait sans hésitation admettre tout ce que le changement imposerait” p120 → Quelle circonstance a transformé votre besoin d'écrire en décision de publier ? (Fanny Castelain) Philippe Lançon doit arrêter sa carrière après l’événement (jusqu’à son rétablissement complet). Il vit à l’hôpital. “Il faudrait noter les plus petits détails de ce qu’on vit [...] Ce serait utile pour le voyage, et comme un souvenir pour les survivants ; plus utile encore pour les revenants” p27 → importance de la littérature pour l’histoire, permet de changer les mentalités → En écrivant Le Lambeau, aviez-vous l'ambition de faire évoluer les mentalités ? (Fanny Castelain) "Le 7 janvier aussi, j’y étais mais je me suis levé pour partir trop tard.”p40 → lien avec le passé

VIOLENCE

1) Violence psychologique : ( Fanny Castelain et Lauréline Forgez) Philippe Lançon évoque l’idée qu’il imaginait des scénarios différents qui le conduisait à chaque fois dans un état de panique et de chagrin. p53 Il imagine ce qu’il lui serait arrivé s’il avait fait les choses différemment dans la journée. p73 “La haine était une ivresse; les menaces de mort, habituelles; les mails orduriers, nombreux”p66 → les gens ont commencé à haïr le journal, qu’il qualifiait de raciste. “Je n’ai plus ni nostalgie ni regrets : sur ce plan, l’événement m’a tout pris” p60 “Combien de temps ai-je regardé la cervelle de Bernard ?” p85 + “J’ai retourné la tête vers le corps de Bernard et, regardant de nouveau son crâne et sa cervelle” p87 + “la perspective de nos morts jumelles à ouvert un champ dont j’ai aussitôt pressenti, malgré l’abrutissement, que l’arpenter me rendrait tout aussi fou que de trop voir la cervelle de Bernard” p116 ⟶ Traumatisme de la vision lors de l’attentat

2) Violence psychologique : (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) “Au moment où j’écris ces mots, Allah Akbar, je sens un froid lourd et une nausée descendre et monter de partout” p128 ⟶ Traumatisme “ Sans doute avais-je déjà comme les autres basculé dans un univers où tout arrive sous une forme si violente que c’en est comme atténué, ralenti, la conscience n’ayant plus d’autre moyen de percevoir l’instant qui la détruit.” p75 → son vécu est si violent qu’il ne la ressent pas pleinement. Il ressentait comme une sensation de flottement , comme s’il se trouvait dans un univers différent p79 → déréalisation Il évoque l’idée que son esprit était divisé en deux : l’un était lui avant l’attentat, l’autre était lui à l’instant présent.p84 → L'écriture vous aide-t-elle à réunir les deux parties de vous-même que vous décrivez : celle avant l'attentat et celle d'après ? (Fanny Castelain) Le choc de l’attentat l’empêche de ressentir quelconque douleur ni de réaliser ce qui lui est arrivé.→ En quoi l'écriture de ce roman permet-elle de donner une forme à cette violence que votre esprit peine à saisir sur le moment ? (Fanny Castelain) Mémoire sélective suite au traumatisme p103

VIOLENCE

1) Violence physique : (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) “ à la place du menton et de la partie droite de la lèvre inférieure, il y avait non pas exactement un trou, mais un cratère de chair détruite et pendante” p92 + “on aurait dit un steak. On ne pouvait plus distinguer la chair de l’os, ce n’était qu’une bouillie qui pendait” p155 “Je ne pouvais ni manger, ni boire, ni sourire” p137⟶ défiguration : N’a plus accès à la parole, il doit écrire sur une ardoise pour se faire comprendre 2011 → incendie criminelle des locaux de Charlie hebdo “J’étais un blessé de guerre dans un pays en paix et je me suis senti désemparé”p109 → Que vouliez-vous faire ressentir au lecteur à travers ce contraste ? (Lauréline Forgez) “Les menaces ne détruisent la perception ordinaire de la vie que lorsqu’elles ont été fixées par des actes”p76 “la violence était partout, mais elle n’existait pas”p57 “La violence avait perverti ce qu’elle n’avait pas détruit”p93 → Comment cette perversion se manifeste-t-elle chez vous au-delà des blessures physiques ? (Lauréline Forgez) Il subit beaucoup d’opération longue mais aussi de soin “Elles n’avaient que quatre ou cinq jours, entre deux interventions, pour se reconstituer. Ce n’était pas assez.” p197 ⟶ (Elles = ses veines) Il fait des perfusions. “Les uns étaient dominés par la douleur physique : gorge en feu, incapacité à respirer, nausée.” p202 “Ca, c’est blessure de guerre !” p109

2) Violence physique : (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) “Je n’avais pas encore conscience des pansements qui fermaient le visage et de la trachéotomie [...] ni de la sonde nasale qui allait bientôt m’irriter insupportablement la gorge et le nez”p119 → douleurs physiques suites aux soins “Eux souffraient, je la voyais, mais moi, je ne souffrais pas : j’étais la souffrance.”p129 → il vit à l’intérieur de la souffrance sans voir autre chose “les souffrances, les angoisses, les cauchemars, les attentes, les déceptions, les visions de mes plaies, l’enchainement des blocs, la sensation de n’avoir plus aucun avenir en dehors de la chambre”p133 → Pensez-vous que l'accumulation des soins médicaux et des opérations prolonge la violence de l'attentat au lieu de l'effacer ? (Lauréline Forgez)

VIOLENCE

1) Violence ressenti par son entourage : (Fanny Castelain et Lauréline Forgez) “ Ce n’est pas le Philippe que tu as vu la dernière fois, ça va être un choc, il est défiguré”p154 → Florence (la femme du frère de Philippe Lançon) demande à son ex-femme Marilyn de lui parler un instant pour la préparer psychologiquement. “Buter”,”salopards”, je n’avais jamais entendu mon frère employer des mots comme ça, ce n’était pas du tout son genre”p163 → En quoi la violence ressentie par votre entourage est-elle, selon vous, aussi marquante que la violence physique subie par l'attentat ? (Lauréline Forgez)