Histoire de la Gaule Romaine (S5) Partie I
125-121 av JC
43 av JC
118 av JC
58-51 av JC
16-14 av JC
27 av JC
20 av JC
14
12 av JC
16-13 av JC
68
48
21
69-70
Histoire de la Gaule romaine (S5) Partie II
186-187
177
85
83
235
193-197
212
197
271-274
269-271
260-269
260
285-286
276
274
297-305
Histoire de la Gaule romaine (S5) Partie III (297
Vandales, Suèves, Alains, Burgondes, franchissent le Rhin et s'établissent dans différentes régions
Raids des Alamans en Gaule
392
313
406 31 décembre)
350-357
Christianisme devient religion officielle de l'Empire
Edit de Milan
Raid des Alamans, des Juthunges et des Francs en Germanie supérieure, en Gaule et dans le nord de l’Italie
Panégyrique latin à Maximien (Panégyriques latins, IIIe s.)
Les panégyriques, prononcés à Trèves et dans les Gaules, exaltent la lutte des empereurs contre les barbares. Ces textes sont des témoignages culturels qui transforment des crises militaires en récits glorieux de défense et de restauration de l’ordre impérial.
Guerre civile romaine après les morts des empereurs Commode et Pertinax
Dion Cassius, Histoire romaine
Dion Cassius décrit les luttes intestines, qui mettent en lumière le rôle stratégique des provinces gauloises et germaniques. Les textes révèlent combien les Gaules participent aux rivalités pour le pouvoir impérial.
Soulèvement de Vindex, gouverneur de Lyonnaise, contre Néron
Plutarque, Vie de Galba
Vindex apparaît comme un acteur décisif dans la chute de Néron. Le récit de Plutarque souligne le rôle des provinces dans la politique impériale, et témoigne de la mémoire d’une Gaule capable de s’opposer au centre romain.
Conquête romaine des Champs Décumates (massif de la Forêt Noire)
la constitution antonine édictée par l’empereur Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’empire (sauf les déditices)
Papyrus Gissensis 40 (fragment de l’édit, IIIe s.)
Cet édit illustre l’extension universelle de la citoyenneté romaine. En Gaule, il efface la frontière juridique entre Romains et provinciaux, ce qui participe à une unification culturelle et identitaire.
Soumission des peuples alpins
Ce monument célèbre la victoire romaine sur les peuples alpins et symbolise l’intégration de ces territoires dans l’espace impérial. Les inscriptions mentionnant les peuples vaincus inscrivent cette conquête dans la mémoire officielle. Édifié sur un site dominant les voies de communication, le trophée matérialise la puissance romaine et la volonté augustéenne de célébrer une pacification durable des régions récemment soumises.
« guerre des déserteurs » : brigandage de Maternus en Gaule
Hérodien, Histoire romaine (IIIe s. ap. J.-C.)
L’historien évoque ces troubles comme symptôme de la crise militaire et sociale de l’Empire. Les bandes de Maternus illustrent une Gaule agitée, où la frontière entre brigandage, résistance et dissidence politique devient floue.
Séjour d’Auguste en Gaule, organisation administrative des provinces de Belgique, de Lyonnaise et d’Aquitaine
Res Gestae Divi Augusti
Dans ce texte, Auguste met en valeur ses réformes administratives et son rôle de pacificateur de l’empire. Le séjour en Gaule s’inscrit dans ce programme : en réorganisant les provinces, il renforce le contrôle de Rome et la diffusion de l’idéologie impériale. La présence de cette inscription en différentes régions (dont des fragments retrouvés à Ankara et ailleurs) souligne comment l’image d’Auguste fut diffusée dans tout l’empire, y compris en Gaule, pour légitimer son action réformatrice et sa domination.
Séjour d'Agrippa, co-régent en Gaule, qui organise le réseau routier
Carte routière dite Table de Peutinger
Bien que transmise par une copie postérieure (XIIe siècle), cette carte témoigne de l’importance accordée par Agrippa aux infrastructures routières en Gaule. En réorganisant le réseau, il permet l’intégration militaire, économique et culturelle des provinces. La cartographie antique exprime la volonté de Rome de maîtriser l’espace et de rendre visible son pouvoir à travers les routes.
Raids des Alamans en Gaule, à la faveur des guerres civiles romaines
Ammien Marcellin, Histoire romaine (IVe s.)
Ammien raconte les incursions germaniques et les campagnes menées par Julien, futur empereur. Le texte illustre le rôle stratégique des Gaules dans la défense impériale et valorise l’image de Julien comme restaurateur de l’ordre.
Les Vandales, les Suèves, les Alains et les Burgondes franchissent le Rhin puis traversent les Gaules avant de s’établir dans différentes régions de l’empire
Hydace, Chronique (Ve s.)
Cet auteur hispanique relate les dévastations des provinces occidentales. Le passage du Rhin est perçu comme un tournant : l’effondrement du limes marque la fin de la Gaule romaine. Ce témoignage, mêlant histoire et mémoire apocalyptique, fait de l’événement un point d’origine des royaumes barbares.
Discours de Claude pour l'ouverture du Sénat romain aux notables gaulois qui ont la citoyenneté romaine
Table claudienne (bronze, Musée de Lyon, Ier s. ap. J.-C.)
Le discours gravé illustre la volonté impériale d’intégrer les élites provinciales dans la vie politique romaine. Pièce maîtresse de la romanisation, il montre que l’intégration n’est pas qu’administrative mais aussi culturelle et idéologique.
Usurpation de Postumus, « empereur des Gaules », qui défend les provinces gauloises contre les peuples germains
Monnaies frappées à l’effigie de Postumus (IIIe s.)
La monnaie, signe du pouvoir impérial, manifeste la prétention de Postumus à une souveraineté propre en Gaule. Elle illustre la tentative d’un empire autonome, mais fidèle aux codes visuels romains, révélant une identité impériale « gauloise ».
Tétricus succède à Victorinus, assassiné
Monnaies de Tétricus Ier et Tétricus II (IIIe s. ap. J.-C.)
Les émissions monétaires montrent la continuité dynastique voulue par Tétricus. Elles reproduisent les codes impériaux romains (titres, effigies, symboles de victoire) pour légitimer son autorité en Gaule. Ce matériel témoigne de la volonté de construire un « empire occidental » autonome, mais dans les formes culturelles romaines.
Année des quatre empereurs (Galba, Othon, Vitellius, Vespasien) ; Révolte des Bataves, menés par Iulius Civilis, et d’autres peuples en Gaule du Nord
Tacite, Histoires
Tacite relate la révolte des Bataves, dirigée par Civilis, qui incarne la fragilité de l’Empire lors des guerres civiles. L’historien met en tension l’intégration provinciale et les velléités autonomistes, soulignant l’importance des Gaules et de la Germanie dans les équilibres politiques.
Fondation de Lugdunum
Table Claudienne
Lugdunum devient capitale des Gaules. Le discours de Claude, conservé à Lyon, atteste du rôle central de cette ville dans la romanisation et son importance politique comme lieu de mémoire de l’intégration gauloise.
Révolte de Florus et Sacrovir
Tacite, Annales (début IIe s. ap. J.-C.)
Tacite décrit cette révolte aristocratique, révélatrice des tensions fiscales et sociales en Gaule. L’historien y dépeint la fragilité de l’intégration provinciale, oscillant entre loyauté et opposition, tout en donnant une coloration morale et politique à l’événement.
L’empereur Théodose interdit la pratique du paganisme dans l’empire : le christianisme devient la religion officielle de l’empire
Destruction du Sérapéum d’Alexandrie (rapportée par Rufin, Histoire ecclésiastique)
Bien que situé en Orient, cet épisode manifeste la portée universelle de la politique théodosienne. En Gaule, il se traduit par la fermeture ou la transformation des temples et par la christianisation du paysage religieux. La culture matérielle des cités gauloises en garde la trace.
Raid des Francs et des Alamans dans les provinces gauloises
Colonnes commémoratives des victoires militaires (ex. colonne de Marcus Aurelius, IIe s., réutilisée comme modèle)
Bien qu’antérieures, ces représentations d’affrontements barbares inspirent encore l’iconographie impériale. Elles servent de support à la propagande : représenter la défense des frontières comme une continuité héroïque de l’histoire romaine.
Victorinus succède à Postumus, assassiné par ses troupes
Document culturel associé : Inscriptions funéraires des élites gallo-romaines (IIIe s.)
Les épitaphes attestent la continuité de la vie municipale et des élites en Gaule malgré les troubles. Elles montrent comment la romanité locale s’exprime même dans un contexte d’instabilité politique et militaire.
Poursuite et condamnation à mort des chrétiens de Lugdunum
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique (début IVe s.)
Eusèbe conserve la lettre des communautés de Lyon et de Vienne relatant le martyre. Ce texte fonde une mémoire chrétienne en Gaule, construisant une identité religieuse à travers le récit héroïque de la souffrance et du sacrifice.
Octavien devient Auguste
Ara Pacis Augustae, Rome, 13-9 av JC
Bien que construit à Rome, ce monument illustre la diffusion de l’idéologie augustéenne dans tout l’empire. Les Gaules, placées sous l’imperium direct d’Auguste, participent à cette « paix romaine » exaltée dans l’art.
Conquête de la Gaule chevelue par César
Œuvre de propagande autant qu’un récit militaire, ce texte fonde la mémoire romaine de la conquête et construit une image idéalisée de César en stratège et civilisateur, inscrivant la Gaule dans la romanité.
Date approximative de la création des provinces de Germanie supérieure et Germanie inférieure
Soumission de Tétricus à l’empereur Aurélien
Histoire Auguste, Vie d’Aurélien (IVe s.)
La source raconte la reddition de Tétricus et insiste sur la clémence d’Aurélien. La mémoire littéraire gomme la légitimité de l’Empire des Gaules et replace cet épisode comme une étape de la restauration de l’unité impériale. Ce récit sert à renforcer l’image d’Aurélien comme « restaurateur du monde romain ».
Mort et consécration d'Auguste
Suétone, Vie d’Auguste (Vies des Douze Césars, début IIe s. ap. J.-C.)
La biographie de Suétone participe à la mémoire d’Auguste comme fondateur d’un nouvel âge, exalté par sa consecratio. Le texte conserve le souvenir d’un princeps idéalisé, modèle des successeurs, et contribue à ancrer son image dans la culture impériale, en Gaule comme ailleurs.
Fondation de la colonie romaine de Narbonne sur la via Domitia
Première grande voie romaine construite en Gaule, elle relie l’Italie à l’Espagne en passant par Narbonne. Elle manifeste le rôle structurant de l’urbanisme et du réseau routier dans l’intégration culturelle et politique des provinces.
Soulèvement des bagaudes
Aurelius Victor, Livre des Césars (IVe s.)
Cette chronique présente les Bagaudes comme des paysans insurgés, presque barbares. Elle témoigne de la manière dont les élites romaines ont perçu ces révoltes sociales : non comme des résistances légitimes, mais comme des menaces à l’ordre impérial.
Conquête romaine de la Gaule méridionale (Gaule transalpine)
Trophée de la Turbie
Ce trophée commémore la soumission des peuples alpins et symbolise la puissance romaine sur les territoires récemment conquis. Il illustre la manière dont Rome sacralise ses victoires par des monuments visibles de tous, renforçant l’intégration des Gaules dans l’imaginaire impérial.
Fondation de l’autel fédéral des Trois Gaules, consacré à Rome et à Auguste, à Lugdunum ; Début de la conquête de la Germanie
Autel de Rome et d'Auguste de Lugdunum ; Gemma Augustea
Cet autel, lieu de culte impérial commun aux cités gauloises, incarne la fidélité des élites provinciales à Rome et à Auguste. Par la participation annuelle des délégués des cités, il symbolise à la fois l’intégration politique et l’expression identitaire des Gaules au sein de l’empire.
Ce camée représente Auguste comme chef militaire et pacificateur, exaltant ses campagnes, notamment celles de Germanie conduites par Drusus et Tibère. Même si l’entreprise fut inachevée, l’art officiel met en scène une victoire et construit l’image d’un empire en expansion constante. La Germanie devient ainsi un élément central de la propagande augustéenne, traduite dans la culture visuelle.
Défaite des légions romaines à Teutobourg en Germanie (face aux Germains d'Arminius)
Hermannsdenkmal (monument élevé à Detmold, XIXe siècle)
Bien que postérieur de près de 1800 ans, ce monument monumental à Arminius (Hermann), inauguré en 1875, illustre la mémoire durable de Teutobourg. Il transforme la défaite romaine en symbole national allemand de résistance face à Rome, puis face aux puissances impériales modernes. Ainsi, une bataille antique devient, à travers l’art et l’architecture, un pilier d’une identité politique ultérieure.
Mise en place de la tétrarchie : le César Constance, chargé de la défense des provinces occidentales, s’installe à Trèves ; Réorganisation administrative de l’empire et des Gaules
Notitia Dignitatum (document administratif, fin IVe – début Ve s.)
Palais impérial de Trèves (IVe s. ap. J.-C.)
La Notitia Dignitatum, compilation plus tardive mais héritière de la réforme tétrarchique, reflète l’organisation des provinces et des commandements militaires. Elle témoigne de la rationalisation administrative et de la militarisation des Gaules.
Le complexe palatial et la basilique constantinienne incarnent la centralité nouvelle de Trèves comme capitale impériale d’Occident. L’architecture monumentale traduit la volonté des tétrarques de s’ancrer en Gaule et de rendre visible leur pouvoir.
L’édit de Milan, promulgué par Constantin et Licinius, autorise la pratique du culte chrétien dans l’empire
Basilique de Saint-Jean-de-Latran (Rome, début IVe s.)
Première grande basilique chrétienne de Rome, elle illustre l’officialisation du christianisme. En Gaule, l’édit entraîne la construction d’édifices cultuels similaires (comme à Trèves ou Arles), changeant durablement le paysage religieux et culturel.
Assassinat de l’empereur Sévère Alexandre sur le Rhin, lors de sa campagne contre les Alamans
L’historien raconte la crise qui suit la mort de l’empereur, survenue dans un camp de Germanie. Le récit reflète la militarisation croissante de l’empire et l’instabilité politique marquant le IIIe siècle.
bataille de Lugdunum : victoire de Septime Sévère sur son rival Clodius Albinus
Médaillons et monnaies à l’effigie de Septime Sévère commémorant la victoire (IIe s. ap. J.-C.)
La propagande monétaire met en scène la victoire, effaçant la mémoire de Clodius Albinus. Ces objets circulent dans tout l’empire et fixent la mémoire de Lugdunum comme théâtre d’un affrontement impérial décisif.
Histoire de la Gaule Romaine (S5) Partie I (125 av JC - 70 ap JC)
Mateo
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Histoire de la Gaule Romaine (S5) Partie I
125-121 av JC
43 av JC
118 av JC
58-51 av JC
16-14 av JC
27 av JC
20 av JC
14
12 av JC
16-13 av JC
68
48
21
69-70
Histoire de la Gaule romaine (S5) Partie II
186-187
177
85
83
235
193-197
212
197
271-274
269-271
260-269
260
285-286
276
274
297-305
Histoire de la Gaule romaine (S5) Partie III (297
Vandales, Suèves, Alains, Burgondes, franchissent le Rhin et s'établissent dans différentes régions
Raids des Alamans en Gaule
392
313
406 31 décembre)
350-357
Christianisme devient religion officielle de l'Empire
Edit de Milan
Raid des Alamans, des Juthunges et des Francs en Germanie supérieure, en Gaule et dans le nord de l’Italie
Panégyrique latin à Maximien (Panégyriques latins, IIIe s.)
Les panégyriques, prononcés à Trèves et dans les Gaules, exaltent la lutte des empereurs contre les barbares. Ces textes sont des témoignages culturels qui transforment des crises militaires en récits glorieux de défense et de restauration de l’ordre impérial.
Guerre civile romaine après les morts des empereurs Commode et Pertinax
Dion Cassius, Histoire romaine
Dion Cassius décrit les luttes intestines, qui mettent en lumière le rôle stratégique des provinces gauloises et germaniques. Les textes révèlent combien les Gaules participent aux rivalités pour le pouvoir impérial.
Soulèvement de Vindex, gouverneur de Lyonnaise, contre Néron
Plutarque, Vie de Galba
Vindex apparaît comme un acteur décisif dans la chute de Néron. Le récit de Plutarque souligne le rôle des provinces dans la politique impériale, et témoigne de la mémoire d’une Gaule capable de s’opposer au centre romain.
Conquête romaine des Champs Décumates (massif de la Forêt Noire)
la constitution antonine édictée par l’empereur Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’empire (sauf les déditices)
Papyrus Gissensis 40 (fragment de l’édit, IIIe s.)
Cet édit illustre l’extension universelle de la citoyenneté romaine. En Gaule, il efface la frontière juridique entre Romains et provinciaux, ce qui participe à une unification culturelle et identitaire.
Soumission des peuples alpins
Ce monument célèbre la victoire romaine sur les peuples alpins et symbolise l’intégration de ces territoires dans l’espace impérial. Les inscriptions mentionnant les peuples vaincus inscrivent cette conquête dans la mémoire officielle. Édifié sur un site dominant les voies de communication, le trophée matérialise la puissance romaine et la volonté augustéenne de célébrer une pacification durable des régions récemment soumises.
« guerre des déserteurs » : brigandage de Maternus en Gaule
Hérodien, Histoire romaine (IIIe s. ap. J.-C.)
L’historien évoque ces troubles comme symptôme de la crise militaire et sociale de l’Empire. Les bandes de Maternus illustrent une Gaule agitée, où la frontière entre brigandage, résistance et dissidence politique devient floue.
Séjour d’Auguste en Gaule, organisation administrative des provinces de Belgique, de Lyonnaise et d’Aquitaine
Res Gestae Divi Augusti
Dans ce texte, Auguste met en valeur ses réformes administratives et son rôle de pacificateur de l’empire. Le séjour en Gaule s’inscrit dans ce programme : en réorganisant les provinces, il renforce le contrôle de Rome et la diffusion de l’idéologie impériale. La présence de cette inscription en différentes régions (dont des fragments retrouvés à Ankara et ailleurs) souligne comment l’image d’Auguste fut diffusée dans tout l’empire, y compris en Gaule, pour légitimer son action réformatrice et sa domination.
Séjour d'Agrippa, co-régent en Gaule, qui organise le réseau routier
Carte routière dite Table de Peutinger
Bien que transmise par une copie postérieure (XIIe siècle), cette carte témoigne de l’importance accordée par Agrippa aux infrastructures routières en Gaule. En réorganisant le réseau, il permet l’intégration militaire, économique et culturelle des provinces. La cartographie antique exprime la volonté de Rome de maîtriser l’espace et de rendre visible son pouvoir à travers les routes.
Raids des Alamans en Gaule, à la faveur des guerres civiles romaines
Ammien Marcellin, Histoire romaine (IVe s.)
Ammien raconte les incursions germaniques et les campagnes menées par Julien, futur empereur. Le texte illustre le rôle stratégique des Gaules dans la défense impériale et valorise l’image de Julien comme restaurateur de l’ordre.
Les Vandales, les Suèves, les Alains et les Burgondes franchissent le Rhin puis traversent les Gaules avant de s’établir dans différentes régions de l’empire
Hydace, Chronique (Ve s.)
Cet auteur hispanique relate les dévastations des provinces occidentales. Le passage du Rhin est perçu comme un tournant : l’effondrement du limes marque la fin de la Gaule romaine. Ce témoignage, mêlant histoire et mémoire apocalyptique, fait de l’événement un point d’origine des royaumes barbares.
Discours de Claude pour l'ouverture du Sénat romain aux notables gaulois qui ont la citoyenneté romaine
Table claudienne (bronze, Musée de Lyon, Ier s. ap. J.-C.)
Le discours gravé illustre la volonté impériale d’intégrer les élites provinciales dans la vie politique romaine. Pièce maîtresse de la romanisation, il montre que l’intégration n’est pas qu’administrative mais aussi culturelle et idéologique.
Usurpation de Postumus, « empereur des Gaules », qui défend les provinces gauloises contre les peuples germains
Monnaies frappées à l’effigie de Postumus (IIIe s.)
La monnaie, signe du pouvoir impérial, manifeste la prétention de Postumus à une souveraineté propre en Gaule. Elle illustre la tentative d’un empire autonome, mais fidèle aux codes visuels romains, révélant une identité impériale « gauloise ».
Tétricus succède à Victorinus, assassiné
Monnaies de Tétricus Ier et Tétricus II (IIIe s. ap. J.-C.)
Les émissions monétaires montrent la continuité dynastique voulue par Tétricus. Elles reproduisent les codes impériaux romains (titres, effigies, symboles de victoire) pour légitimer son autorité en Gaule. Ce matériel témoigne de la volonté de construire un « empire occidental » autonome, mais dans les formes culturelles romaines.
Année des quatre empereurs (Galba, Othon, Vitellius, Vespasien) ; Révolte des Bataves, menés par Iulius Civilis, et d’autres peuples en Gaule du Nord
Tacite, Histoires
Tacite relate la révolte des Bataves, dirigée par Civilis, qui incarne la fragilité de l’Empire lors des guerres civiles. L’historien met en tension l’intégration provinciale et les velléités autonomistes, soulignant l’importance des Gaules et de la Germanie dans les équilibres politiques.
Fondation de Lugdunum
Table Claudienne
Lugdunum devient capitale des Gaules. Le discours de Claude, conservé à Lyon, atteste du rôle central de cette ville dans la romanisation et son importance politique comme lieu de mémoire de l’intégration gauloise.
Révolte de Florus et Sacrovir
Tacite, Annales (début IIe s. ap. J.-C.)
Tacite décrit cette révolte aristocratique, révélatrice des tensions fiscales et sociales en Gaule. L’historien y dépeint la fragilité de l’intégration provinciale, oscillant entre loyauté et opposition, tout en donnant une coloration morale et politique à l’événement.
L’empereur Théodose interdit la pratique du paganisme dans l’empire : le christianisme devient la religion officielle de l’empire
Destruction du Sérapéum d’Alexandrie (rapportée par Rufin, Histoire ecclésiastique)
Bien que situé en Orient, cet épisode manifeste la portée universelle de la politique théodosienne. En Gaule, il se traduit par la fermeture ou la transformation des temples et par la christianisation du paysage religieux. La culture matérielle des cités gauloises en garde la trace.
Raid des Francs et des Alamans dans les provinces gauloises
Colonnes commémoratives des victoires militaires (ex. colonne de Marcus Aurelius, IIe s., réutilisée comme modèle)
Bien qu’antérieures, ces représentations d’affrontements barbares inspirent encore l’iconographie impériale. Elles servent de support à la propagande : représenter la défense des frontières comme une continuité héroïque de l’histoire romaine.
Victorinus succède à Postumus, assassiné par ses troupes
Document culturel associé : Inscriptions funéraires des élites gallo-romaines (IIIe s.)
Les épitaphes attestent la continuité de la vie municipale et des élites en Gaule malgré les troubles. Elles montrent comment la romanité locale s’exprime même dans un contexte d’instabilité politique et militaire.
Poursuite et condamnation à mort des chrétiens de Lugdunum
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique (début IVe s.)
Eusèbe conserve la lettre des communautés de Lyon et de Vienne relatant le martyre. Ce texte fonde une mémoire chrétienne en Gaule, construisant une identité religieuse à travers le récit héroïque de la souffrance et du sacrifice.
Octavien devient Auguste
Ara Pacis Augustae, Rome, 13-9 av JC
Bien que construit à Rome, ce monument illustre la diffusion de l’idéologie augustéenne dans tout l’empire. Les Gaules, placées sous l’imperium direct d’Auguste, participent à cette « paix romaine » exaltée dans l’art.
Conquête de la Gaule chevelue par César
Œuvre de propagande autant qu’un récit militaire, ce texte fonde la mémoire romaine de la conquête et construit une image idéalisée de César en stratège et civilisateur, inscrivant la Gaule dans la romanité.
Date approximative de la création des provinces de Germanie supérieure et Germanie inférieure
Soumission de Tétricus à l’empereur Aurélien
Histoire Auguste, Vie d’Aurélien (IVe s.)
La source raconte la reddition de Tétricus et insiste sur la clémence d’Aurélien. La mémoire littéraire gomme la légitimité de l’Empire des Gaules et replace cet épisode comme une étape de la restauration de l’unité impériale. Ce récit sert à renforcer l’image d’Aurélien comme « restaurateur du monde romain ».
Mort et consécration d'Auguste
Suétone, Vie d’Auguste (Vies des Douze Césars, début IIe s. ap. J.-C.)
La biographie de Suétone participe à la mémoire d’Auguste comme fondateur d’un nouvel âge, exalté par sa consecratio. Le texte conserve le souvenir d’un princeps idéalisé, modèle des successeurs, et contribue à ancrer son image dans la culture impériale, en Gaule comme ailleurs.
Fondation de la colonie romaine de Narbonne sur la via Domitia
Première grande voie romaine construite en Gaule, elle relie l’Italie à l’Espagne en passant par Narbonne. Elle manifeste le rôle structurant de l’urbanisme et du réseau routier dans l’intégration culturelle et politique des provinces.
Soulèvement des bagaudes
Aurelius Victor, Livre des Césars (IVe s.)
Cette chronique présente les Bagaudes comme des paysans insurgés, presque barbares. Elle témoigne de la manière dont les élites romaines ont perçu ces révoltes sociales : non comme des résistances légitimes, mais comme des menaces à l’ordre impérial.
Conquête romaine de la Gaule méridionale (Gaule transalpine)
Trophée de la Turbie
Ce trophée commémore la soumission des peuples alpins et symbolise la puissance romaine sur les territoires récemment conquis. Il illustre la manière dont Rome sacralise ses victoires par des monuments visibles de tous, renforçant l’intégration des Gaules dans l’imaginaire impérial.
Fondation de l’autel fédéral des Trois Gaules, consacré à Rome et à Auguste, à Lugdunum ; Début de la conquête de la Germanie
Autel de Rome et d'Auguste de Lugdunum ; Gemma Augustea
Cet autel, lieu de culte impérial commun aux cités gauloises, incarne la fidélité des élites provinciales à Rome et à Auguste. Par la participation annuelle des délégués des cités, il symbolise à la fois l’intégration politique et l’expression identitaire des Gaules au sein de l’empire.
Ce camée représente Auguste comme chef militaire et pacificateur, exaltant ses campagnes, notamment celles de Germanie conduites par Drusus et Tibère. Même si l’entreprise fut inachevée, l’art officiel met en scène une victoire et construit l’image d’un empire en expansion constante. La Germanie devient ainsi un élément central de la propagande augustéenne, traduite dans la culture visuelle.
Défaite des légions romaines à Teutobourg en Germanie (face aux Germains d'Arminius)
Hermannsdenkmal (monument élevé à Detmold, XIXe siècle)
Bien que postérieur de près de 1800 ans, ce monument monumental à Arminius (Hermann), inauguré en 1875, illustre la mémoire durable de Teutobourg. Il transforme la défaite romaine en symbole national allemand de résistance face à Rome, puis face aux puissances impériales modernes. Ainsi, une bataille antique devient, à travers l’art et l’architecture, un pilier d’une identité politique ultérieure.
Mise en place de la tétrarchie : le César Constance, chargé de la défense des provinces occidentales, s’installe à Trèves ; Réorganisation administrative de l’empire et des Gaules
Notitia Dignitatum (document administratif, fin IVe – début Ve s.)
Palais impérial de Trèves (IVe s. ap. J.-C.)
La Notitia Dignitatum, compilation plus tardive mais héritière de la réforme tétrarchique, reflète l’organisation des provinces et des commandements militaires. Elle témoigne de la rationalisation administrative et de la militarisation des Gaules.
Le complexe palatial et la basilique constantinienne incarnent la centralité nouvelle de Trèves comme capitale impériale d’Occident. L’architecture monumentale traduit la volonté des tétrarques de s’ancrer en Gaule et de rendre visible leur pouvoir.
L’édit de Milan, promulgué par Constantin et Licinius, autorise la pratique du culte chrétien dans l’empire
Basilique de Saint-Jean-de-Latran (Rome, début IVe s.)
Première grande basilique chrétienne de Rome, elle illustre l’officialisation du christianisme. En Gaule, l’édit entraîne la construction d’édifices cultuels similaires (comme à Trèves ou Arles), changeant durablement le paysage religieux et culturel.
Assassinat de l’empereur Sévère Alexandre sur le Rhin, lors de sa campagne contre les Alamans
L’historien raconte la crise qui suit la mort de l’empereur, survenue dans un camp de Germanie. Le récit reflète la militarisation croissante de l’empire et l’instabilité politique marquant le IIIe siècle.
bataille de Lugdunum : victoire de Septime Sévère sur son rival Clodius Albinus
Médaillons et monnaies à l’effigie de Septime Sévère commémorant la victoire (IIe s. ap. J.-C.)
La propagande monétaire met en scène la victoire, effaçant la mémoire de Clodius Albinus. Ces objets circulent dans tout l’empire et fixent la mémoire de Lugdunum comme théâtre d’un affrontement impérial décisif.