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Les espaces productifs en France

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Created on September 8, 2025

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Transcript

3eme géographie

Les espaces productifs en France

Vous êtes géographe et spécialiste de la France contemporaine. Le gouvernement français souhaite avoir des informations sur les espaces productifs en France et leurs évolutions au cours des dernières décennies. Dans un premier temps, vous allez enquêter en choisissant 3 espaces productifs : • Un espace agricole, • Un espace industriel, • Un espace tertiaire (de production de services) Vous remplirez au fur et à mesure votre dossier d'enquête que vous avez collé dans votre cahier.

Dans un deuxième temps, vous écrirez votre rapport pour le gouvernement français sous la forme d'un développement construit d'une trentaine de phrases ayant pour sujet : les espaces productifs français et leurs évolutions. A vous de trouver votre problématique. Attention
  • Vous devez parler des trois types d'espaces dans votre développement (industriel, agricole, tertiaire)
  • Vous devez parler de leur fonctionnement, de leurs activités (la façon dont ils gagnent de l'argent), de leurs difficultés ou de leurs avantages.
  • Vous devez parler de leurs évolutions (ces espaces ont-ils toujours existé, comment ont-ils changé avec le temps ? etc.)
Bon courage !

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Région lilloise
Région du Havre
Vous partez enquêter à travers trois lieux de votre choix. A vous de sélectionner les lieux qui vous inspirent le plus. Attention ! vous devez visiter :
  • un espace industriel
  • un espace agricole
  • un espace tertiaire (de service)
Région parisienne
Région lyonnaise
Région de Clermont- Ferrand
Région toulousaine
Vous avez fini d'enquêter
Région d'Avignon

La métropole de Lille

Interroger une chercheuse en sociologie

Découvrir les musées de Lille

Interroger l'ancienne maire de Lille

Découvrir le territoire de la métropole de Lille

Zone industrialo-portuaire du Havre

Le Mont Saint-Michel

La Normandie et Le Havre

La Cosmetic Valley

La Zone Industrialo- portuaire (ZIP) du Havre

Interroger le directeur
Découvrir la ZIP
Découvrir les infrastructures
Voir la carte du directeur

La Cosmetic Valley

Voir la carte de la Cosmetic Valley

Affiche publicitaire de la Cosmetic Valley

Qu'est-ce qu'un pôle de compétitivité ?

Interroger le directeur de la Cosmetic Valley

Le Mont Saint-Michel

Regarder le Mont Saint-Michel
Interroger un guide touristique
Découvrir les nouveaux aménagements
Lire le panneau d'informations

Le Parc Astérix

Découvrir le parc Astérix

Repérer les infrastructures du parc

Interroger le directeur

Regarder une publicité pour une nouvelle attraction

L'usine Michelin de Clermont-Ferrand

Consulter le plan du site

Repérer les infrastructures de l'usine

Interroger un cadre et un ouvrier de l'usine

Regarder une publicité

Le fromage du jura

La région lyonnaise

Quartier d'affaires La Part-Dieu

Station de ski La Plagne

Le fromage du Jura

Etudier les exportations du comté à l'étranger

Découvrir une fruitière (fromagerie)

Interroger un producteur de fromages

Se renseigner sur les labels

Le quartier d'affaires de la part-Dieu

Observer le quartier d'affaires vu du ciel

Interroger le directeur de la SPL

Etudier le projet Lyon Part-Dieu 2030

La Plagne

Découvrir les activités productives de la Plagne

Les transports à la Plagne

Se questionner sur l'avenir des stations de ski

Lire un article sur les conflits d'usage

Le Sud-Ouest

Le bordelais

Toulouse

Le Bordelais

Interroger le directrice du CIVB

Regarder la carte des AOP

Visiter la cité du vin

Voir les exportations de vin

Aerospace valley Toulouse

Interroger le directeur
Découvrir le site
Consulter la carte de la région
Voir la vidéo de présentation

Le Sud-Est

Le comtat Venaissin

Sophia Antipolis

Le comtat Venaissin

Interroger une agricultrice

Visiter le comtat

Interroger le maire de Mérindol

Voir une vidéo sur l'industrie agroalimentaire

Le technopôle de Sophia- Antipolis

Interroger un le directeur

Voir les acteurs du technopôle

Consulter les documents du directeur

interroger une habitante

Bravo vous avez fini de trouver des informations sur les trois types d'espaces productifs !

Espace industriel

Espace tertiaire

Espace agricole

Récompense

Incroyable certificat

Meilleur élève géographe

Le gouvernement français vous remercie pour votre investissement. Vous n'avez plus qu'à écrit votre rapport et à le donner à votre professeure

Bonjour Madame Aubry. Merci de m'accueillir. Première question : pouvez-vous nous présenter la métropole de Lille ? La MEL (Métropole Européenne de Lille) rassemble 95 communes du Nord de la France et un million d'habitant. La métropole agit pour développer le territoire et s'est particulièrement développée autour du tourisme urbain et de la culture. 12500 emplois touristiques ont été créés par la métropole et Lille est aujourd'hui la 2e ville la plus "instagrammée" de France après Paris. Elle accueille de grands événements comme le Festival Eldorado où on a compté plus de 2,5 millions de visiteurs en 2019. Qu'est-ce que le tourisme urbain ? Comment se porte le tourisme urbain à Lille ? Il se porte bien ! On parle de tourisme culturel, gastronomique, événementiel (concerts, expositions...), de shopping... Le tourisme dans les métropoles a explosé avec le faible coût des trains et des avions et la forte progression des city breaks (les courtes vacances passées dans une ville). Les habitants et les touristes de passage profitent de l'aménagement, des infrastructures et des événements établis par les municipalités : tout un territoire profite ainsi de l'attractivité de sa métropole. L'attractivité d'une ville passe par la revalorisation du centre urbain et du patrimoine, avec par exemple la reconversion des sites industriels comme d'anciennes usines qui ne sont plus utilisées en salles de concerts, de cinémas ou d'expositions. Lille a ainsi réussi le pari de la transformation ! Comment les élus et le patronat consolident-ils le projet de métropolisation ? Depuis le début des années 2000, ils ont décidé de convoquer les arts et la culture afin de consolider le projet de métropolisation. Le tournant est historiquement et symboliquement marqué par l'obtention du label "Capitale européenne de la culture" par la ville de Lille, en 2004. Ainsi Lille a rejoins la liste des grandes agglomérations françaises et européennes ayant misé sur la culture afin d'asseoir leur notoriété, ce qui permis leur développement économique et social. Merci beaucoup Madame Martine Aubry !

Vous décidez d'aller interroger une chercheuse qui a travaillé sur la sociologie de Lille. Elle dit que : "Plusieurs travaux de recherche ont montré les limites du projet de développement de Lille autour de l'art de et de la culture. La métropole lilloise continue à rencontrer des difficultés pour attirer les grandes entreprises et donc à développer son économie en dehors du tourisme et de la culture. Si les événements culturels lillois et les lieux réhabilités, rénovés relèvent d'un projet de transformation de la ville et de son économie, cela ne se fait malheureusement qu'au profit des catégories supérieures. Les populations les plus pauvres n'en profitent pas vraiment : cela n'apporte pas de nouveaux emplois et ne permet pas de sortir certaines catégories sociales de la misère."

Bonjour M. Le directeur. Première question : pourquoi la Zone industrialo-portuaire du Havre est-elle un espace productif majeur au niveau national ? "Le port du Havre est un espace industrialo-portuaire majeur pour plusieurs raisons. Premièrement, 1100 entreprises y sont installées. C'est le cas de Lubrizol, Siemens, Renault, EDF, Total, Exxon... Ces entreprises ont apporté 600 millions d'euros d'investissement entre 2020 et 2027. Ensuite, c'est un pôle commercial, relié à 600 ports sur les 5 continents. Le port du Havre est spécialisé dans le trafic de conteneurs, de ressources énergétiques, de véhicules, de vin... C'est aussi un pôle industriel, le 2ème français au niveau de la pétrochimie, qui accueille des activités comme la chimie, l'automobile, la mécanique, l'aéronautique, l'énergie... Enfin, c'est aussi un pôle de service en amont et en aval des activités industrielles et portuaires, dans les assurances, l'ingénierie, le transport maritime (on compte au Havre 35 km de quais), le stockages avec 25 000 m2 de hangars, la relation client. Quels acteurs participent à l'aménagement et au maintien des infrastructures du port du Havre ? Aujourd'hui, le port du Havre fait partie des 11 plus grands ports français qui traitent 80% du commerce maritime de marchandises. Les acteurs publics (UE, Etat, région, communes) sont encore omniprésents dans la gestion de ces ports, même si on observe une ouverture croissante aux acteurs privés (entreprises). C'est en effet un port majeur au niveau national, mais qu'en est-il de sa compétitivité au niveau international, dans le contexte de la mondialisation ? Le Havre, comme tous les ports français, peine à s'inscrire dans la compétition européenne et à structurer son arrière-pays malgré la modernisation de terminaux à conteneurs. Le fait est que le Havre, malgré sa très bonne situation ouverte sur la Manche, ne se classe que 69ème port mondial et est concurrencé par d'autres grands ports européens sur la mer du Nord, comme Rotterdam (10e), Anvers (13e) ou Hambourg (17e). Merci beaucoup M. Le Directeur !

Bonjour Monsieur Jean-Luc Ansel, pouvez-vous nous expliquer ce qu'est la Cosmetic Valley ? La Cosmetic Valley est un territoire industriel innovant implanté autour de Chartres. Il s'agit d'un pôle de compétitivité et du premier centre mondial de la parfumerie-cosmétique. Environ 10% des produits cosmétiques vendus dans le monde sont produits sur notre récent territoire industriel. Pourquoi avoir créé la Cosmetic Valley ? En 1994, parce qu'un dirigeant d'entreprise, fabricant de savons, ne trouvait pas de réponse à ses besoins en emballage à proximité de son usine, il nous a semblé nécessaire de faire le recensement des entreprises travaillant pour la parfumerie cosmétique depuis l'agriculteur cultivant des plantes pour la cosmétique ou la parfumerie, en passant par l'injecteur spécialiste du bouchon de parfum jusqu'aux grands noms. Pour permettre à notre fabricant de savons de connaître ses fournisseurs potentiels ou de nouveaux clients, nous avons créé une association. La Cosmetic Valley est ensuite devenue un pôle de compétitivité en 2005. Nous parlons de "filière" cosmétique-parfumerie, mais qu'est-ce qu'une filière ? Une filière est l'ensemble des activités qui interviennent dans la fabrication d'un produit fini. Quel est le poids de la Cosmetic Valley dans la filière cosmétique-parfumerie nationale ? Nous accueillons 18% des entreprises française de la filière, 28% des salariés français de la filière et produisons 53% du chiffre d'affaires. Quelles enseignes connues se sont installées dans la Cosmetic Valley ? De très nombreuses enseignes de cosmétiques et parfumeries, dans le domaine du luxe, se sont installées ici : Dior, Guerlain, LVMH, Paco Rabanne... - Merci beaucoup Monsieur le directeur.

Le label « pôle de compétitivité » est décerné par l'État à des projets réunissant plusieurs acteurs : des entreprises, des centres de recherche, des universités. L'objectif est de favoriser l'innovation. Par exemple, la Cosmetic Valley est un pôle centré sur le développement de cosmétiques et de parfums innovants. Son périmètre d'action s'étend sur trois régions : Centre, Île-de-France, Haute Normandie. Le pôle permet la collaboration de grandes entreprises comme Guerlain ou L'Oréal, et d'universités. Les acteurs du pôle revendiquent la création de plus de 3 000 emplois. D'après le site Internet du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, 2016.

Vous croisez un guide qui va rejoindre un groupe de touristes. "Bonjour, je suis géographie, pouvez-vous me présenter ce lieu dans lequel vous travaillez ?""Le Mont Saint-Michel est un lieu mythique qui accueille chaque année plus de 2,5 millions de visiteurs par an. Des Français pour une bonne moitié, mais aussi de nombreux touristes étrangers. Ce sont les Japonais qui viennent en plus grand nombre. Il faut dire que cette abbaye du VIIIe siècle est classée au patrimoine de l'UNESCO est un site majeur du tourisme en France. Avec près de 20 000 visiteurs par jour, le Mont Saint-Michel est souvent noir de monde. Cela ne va pas sans poser problème de durabilité, pour le maintien de l'abbaye mais aussi pour l'environnement qui l'entoure." Vous le remerciez et poursuivez votre visite

La notion de durabilité du site t'interpelle. Tu vas observer le pont-passerelle construit en 2015 pour remplacer une digue qui accélérait la sédimentation du site, c'est-à-dire son ensablement. L'abbaye du Mont Saint-Michel est en effet construite sur un îlot de granit accessible à pied à marée basse, encerclé par l'eau à marée haute. Cette sédimentation empêchait donc progressivement le mont de devenir une île à marée haute. La digue a donc été détruite pour laisser place à une passerelle qui permet à des navettes électriques de transporter les touristes.

Bonjour M. Le directeur ! Merci de m'accueillir. Pouvez-vous me présenter votre parc en quelques chiffres ?Le parc Astérix, c'est 1,3 million de visiteurs par an et 73 millions d'euros de chiffre d'affaires; Plus de 80 métiers différents sont représentés dans le parc. Nous employons 200 salariés permanents auxquels il faut ajouter 1000 emplois saisonniers. Pourquoi avoir choisi ce site ?Pour plusieurs raisons. Le parc est situé au Sud du département de l'Oise. Ce choix s'est fait notammet pour des raisons fiscales : il existe des exonérations d'impôts pour dynamiser cette région. Il est isolé mais nous avons obtenu la possibilité d'un raccordement direct à l'autoroute. Notre parc est enfin au coeur du premier pôle touristique mondial avec Paris, notre concurrent Disneyland, les châteaux de Versailles et de Fontainebleau...Quels sont les atouts de votre parc ?Grâce à l'autoroute A1, nous sommes proches des 10 Millions de Franciliens, notre clientèle privilégiée. Nous sommes aussi proches de grandes infrastructures comme l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Pour rester compétitifs face à la concurrence, nous ne cessons d'innover dans nos attractions et de mener des campagnes de communication importantes. Merci beaucoup !

Bienvenue à la direction du groupe Michelin ! Comme vous le savez, notre société est une industrie historique de fabrication de pneus à Clermont-Ferrand depuis 1899. C'est une entreprise familiale qui a façonné cette ville. En effet l'entreprise a façonné une politique sociale innovante créant des logements et structures de loisirs pour ses employés. L'entreprise a su s'adapter à la mondialisation en délocalisant (déplaçant) ses unités de production dans des pays où la main d'oeuvre est moins chère comme le Brésil. Elle a conservé ici sa direction, la recherche et le développement et la production haut de gamme (pour Porsche ou d'autres voitures sportives de grand luxe). Mais n'avez-vous pas perdu beaucoup d'employés face aux délocalisation ?Oui; notre masse salariale a été très réduirt en une trentaine d'années. Mais si Clermont Ferrand a perdu de l'industrie, elle a gagné en services ! Clermont-Ferrand accueille le siège social du groupe (sa direction) et dirige aussi les directions mondiales (en Chine, au Brésil...). Cette fonction stratégique permet à notre ville un lien permanent avec les 18 pays où sont installés 69 sites de production et les 170 où les pneus Michelin sont vendus. L'autre point fort de notre implantation est le centre de recherche au nord de la ville qui concentre les trois quarts de la recherche de Michelin dans le monde, avec 3300 salariés. Que faites-vous des espaces industriels qui ne sont plus utilisés ?Je vous conseille d'aller voir notre site de plus loin, beaucoup de nos sites se sont reconvertis en musées ou en zones culturelles.

Un ouvrier qui passe par là ajoute : On ne fabrique plus beaucoup de pneus ici, seulement 20 000 tonnes par an. C'est peu comparé aux 195 000 tonnes de l'usine de Vitoria en Espagne. En effet, aujourd'hui la production est délocalisée dans 18 pays. Ici, à Clermont, on ne produit plus que des pneus très haut de gamme et la partie recherche et développement. On est passé de 28 000 salariés à 12 000 entre 1982 et aujourd'hui. (il a l'air un peu triste).

Bonjour M. Mamet, pouvez-vous d'abord vous présenter ? Je suis Henri Mamet. Je travaille avec mon père, ma mère et ma soeur qui sont tous agriculteurs. Moi, je suis fromager formé à ENILbio (École nationale des industries laitières et biotechnologies). Nous avons créé ensemble un GAEC pour produire trois fromages : du Mont d'or, du comté et du morbier. Qu'est-ce qu'un GAEC ? C'est un Groupement Agricole d'Exploitation en Commun. C'est une association d'agriculteurs qui travaillent leurs terres en commun tout en conservant individuellement leur exploitation. Nous sommes donc quatre associés de la même famille à produire du lait et des fromages AOP. Où sont vendus vos fromages ? Les Mont d'Or sont vendus sur place, à la ferme, et envoyés aux crémiers de France et d'ailleurs...Le comté et le morbier sont fabriqués à partir de notre lait dans des fruitèrres (fromageries) qui les vendent elles-aussi sur place et aux crémiers et centrales d'achat des commerces.Les fromageries deviennent pluriactives, se transforment en centres d’activité. Il n’y a plus seulement la production de fromage, mais aussi parfois l’animation d’une boutique, l’accueil touristique, à la fromagerie et dans les fermes, un lien direct ou indirect avec une porcherie... De fait, une fromagerie représente souvent des dizaines d’emplois et des centaines d’hectares de terres agricoles.Qu'est-ce que l'AOP ?AOP signifie Appelation d'Origine Protégée. C'est un label européen qui désigne un produit fabriqué selon un savoir-faire reconnu dans une zone géographique précise. Le produit est indissociable de son terroir et ne peut pas être reproduit dans d’autres endroits : la production, la transformation et l’élaboration doivent absolument avoir lieu sur ce territoire. Les règles d’élaboration sont inscrites dans un cahier des charges précis et font l’objet de contrôles réguliers de la part d’organismes indépendants. Ainsi, la fabrication de Mont d'Or est exigeante, fortement contrôlée.Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre métier ? Il faut s'adapter à de nouvelles mutations pour pouvoir y gagner économiquement et faire face à la concurrence de gros industriels qui ne sont pas AOP mais vendent leurs fromages en utilisant notre savoir-faire.

Vous interrogez le directeur de la SPL de Lyon Part-Dieu, c'est-à-dire la société d'aménagement du quartier.Bonjour M. Le Directeur. Pouvez-vous d'abord nous expliquer ce qu'est un quartier d'affaires ?Un quartier d'affaires désigne le pôle commercial et financier d'une ville. Ces quartiers sont souvent reconnaissables car constitués de grands immeubles de bureaux et provoquent l'afflux quotidien d'une population nombreuse qui vient y travailler. On y trouve des bureaux appartenant à de grandes entreprises nationales ou internationales,.Quelles entreprises sont présente à la Part Dieu ?Avec 2200 entreprises pour 56000 emplois implantés actuellement sur le quartier de la Part Dieu, nous attendons 30 000 emplois supplémentaires d'ici 2030. Nous accueillons 30 à 40% d'emplois de banques, d'assurances et de finances, et pour plus de 40% d'emplois dans l'ingénierie énergétique, numérique, dans les transports. Nous n'accueillons pas seulement des grands groupes mais aussi des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE) qui ont besoin de petites surfaces.Pourquoi est-ce un atout pour les entreprises de s'installer à Lyon ?Lyon est un carrefour entre plusieurs modes de transports. Pour une entreprise, quelle que soit sa taille, Lyon Part-Dieu est une plateforme ultra-efficace à partir de laquelle il est possible de rejoindre de manière très facile en TGV ou par avion les grandes villes françaises, les métropoles européennes et les hubs ("noeud" en anglais, lieux de concentration et de redistribution rapide des flux vers de multiples destinations).Quelles sont les limites du quartier d'affaires de la Part Dieu ?Lyon ne parvient pas encore à concurrencer des quartiers d'affaires européens comme la City à Londres ou le CBD de Francfort. Elle n'a pas encore le poids de la Défense à cause de la centralisation très forte du territoire français autour de Paris. Merci beaucoup, au revoir !

Tu consultes un article de Luc Le Chatelier, journaliste de Télérama qui a écrit un article "Les bronzés font trop de ski" où il décrit le conflit d'usage lié à l'immobilier dans les stations.

Le domaine skiable de La Plagne est très accessible depuis la vallée. Depuis 2004, une liaison téléportée (la Vanoise Express) entre les domaines des Arcs et La Plagne a permis la formation d'un ensemble géan nommé "Paradiski".

Bonjour Madame, vous êtes la présidente du CIVB, c'est-à-dire du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux. Pour vous, que sont les vins du Bordelais ?Le vignoble du Bordelais produit des vins AOC de très grande qualité. L'Appellation d'Origine Contrôlée est un label identifiant un produit dont les étapes de fabrication sont réalisées dans une zone géographie définie et selon un savoir-faire reconnu. Ce vignoble existe depuis le Moyen-Âge, voire l'Antiquité. Pourquoi le vignoble bordelais est-il un espace productif d'envergure ?Le vignoble bordelais s'étend sur 145000 hectares de vignes et 45% des terres agricoles de la Gironde. 12 000 producteurs produisent du vin de Bordeaux. Tous les ans, ils produisent 850 millions de bouteilles. Pourquoi peut-on dire que les vins du Bordelais sont des vins mondialisés ?Sur ces 850 millions de bouteilles produites, 32% sont exportées, principalement vers la Chine, les États-Unis et d'autres pays européens. Ce sont des vins de qualité très demandés. Depuis quelques temps, des riverains et associations dénoncent les effets toxiques des herbicides et fongicides sur la santé et l'environnement. Que pouvez-vous nous en dire ?La filière des vins de Bordeaux a les mêmes attentes que les associations qui nous interpellent. Oui, la filière des vins de Bordeaux a pour objectif la diminution forte, voire la sortie de l'usage des pesticides. Les solutions seront diverses et complémentaires comme la recherche sur les cépages résistants ou tolérants permettant de limiter l'usage des pesticides. Cet objectif ne sera pas atteint en quelques semaines, ni avec des mesures simplistes, mais bien avec des choix, des engagements, des investissements à long terme. Merci Madame la présidente

Les AOC sont des Appellations d'Origine Contrôlé. C'est un label qui identifie un produit dont les étapes de fabrication sont réalisées dans une zone géographique définie et selon un savoir-faire reconnu. Dans le Bordelais, on produit du vin AOC très réputé.

La cité du Vin à Bordeaux est ouverte depuis 2016. Elle accueille un musée sur le vin, des espaces d'exposition, des salons, des ateliers découverte & dégustation ainsi qu'un auditorium. Vous interroger un guide :Bonjour Madame. Pouvez-vous nous redéfinir ce qu'est l'oenotourisme ? L'oenotourisme est un tourisme qui repose sur la découverte des régions viticoles et de leur production. Vous travaillez à la Cité du Vin mais aussi à Saint-Émilion. Pourquoi chercher à développer l'oenotourisme ? Saint-Émilion est le 1er vignoble inscrit au patrimoine de l'Unesco dès 1999. C'est aujourd'hui le site touristique viticole le plus fréquenté avec 1,3 million de visiteurs et des propriétés tournées vers cette forme de tourisme. Saint-Émilion joue de son glorieux passé au Moyen-Âge en conservant sa richesse patrimoniale.Quels autres aménagements ont été mis en place pour favoriser l'oenotourisme ? Le vignoble de Saint-Émilion est une étape importante sur la route des vins de Bordeaux qui a été mise en place sur le modèle de la route des grands crus de Bourgogne et de la route des vins d'Alsace. On accueille donc beaucoup de cyclistes et de randonneurs qui se baladent dans toute la région. Merci beaucoup !

Bonjour M. Le directeur. Pouvez-vous nous présenter l'Aerospace Valley ? L'Aerospace Valley est un pôle de compétitivité créé sous l'impulsion de l'État et des collectivités territoriales. C''est un pôle de compétitivité mondial qui associe industriels ingénieurs, ouvriers, chercheurs, universitaires et étudiants. Notre pôle est spécialisé dans les domaines de l'aéronautique et de l'espace.. Il regroupe 120 000 emplois industriels, 1600 établissements, 1/3 des effectifs aéronautiques français, plus de 50% dans le domaine spatial, 8500 chercheurs et deux des plus Grandes Écoles françaises d'aéronautiques et spatiales. Qu'est-ce qu'un pôle de compétitivité ? Un pôle de compétitivité est le regroupement sur un territoire (ici Toulouse) et autour d'une thématique (ici l'aérospatial et l'aéronautique) d'entreprises, d'organismes d'enseignement supérieur et de laboratoires de recherche. Un pôle de compétitivité reçoit des ressources financières de l'État. Airbus est une des principales entreprises implantées sur ce territoire. Que pouvez-vous nous en dire ? Airbus est un constructeur aéronautique européen. L'entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde. Plus de 130 000 personnes sont employées sur 18 sites d'Airbus en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, en Chine et aux États-Unis. Si les pièces de avions Airbus sont majoritairement fabriquées en Europe, certaines proviennent du monde entier. Quelles autres entreprises sont présentes dans l'Aerospace Valley ? Le pôle permet le développement de nombreuses petites entreprises et de grands groupes aujourd'hui leaders mondiaux comme Dassault, Alstom ou EADS. Vous êtes donc un pôle mondial.Tout à fait. Nous accueillons des FTN et exportons nos avions dans le monde entier. Nous bénéficions d'une situation très favorable et accueillons de très nombreux chercheurs et étudiants. Toulouse est devenu un centre mondial dans ses domaines. La crise du Covid 19 a tout de même eu des conséquences sur votre activité et sur l'économie de la région. C'est vrai. Dans la ville de Toulouse, au-delà de la filière aéronautique, c'est tout un tissu économique (commerces, artisans, travailleurs indépendants, services) qui a été affecté. Nous sommes la 4ème ville de France, mais Toulouse est réputée "s'enrhumer dès qu'Airbus s'éternue" : l'onde de choc menace aussi au-delà du secteur : restauration, hôtellerie, services. Si 20 000 emplois étaient menacés dans la filière, 50 000 emplois au total pourraient l'être à leur tour. Cela montre la dépendance de Toulouse à son pôle de compétitivité. Merci beaucoup pour vos réponses !

Des serres ! Le Comtat Venaissin est un terroir de maraîchage (agriculture des légumes et de fruits). Vous interrogez le maire de Mérindol, un village du Comtat Venaissin, pour qu'il vous en dise plus. Bonjour M. le maire. Pouvez-vous nous présenter votre région ? Bienvenue à Mérindol, commune du Comtat Venaissin. Notre région possède une identité forte. Elle est spécialisée dans les productions fruitières, maraîchères et viticoles. Le maraîchage est une culture intensive de légumes, de certains fruits et de fleurs. Elle présente des paysages originaux, hérités de la maîtrise ancienne de l'irrigation, c'est-à-dire des aménagements permettant d'acheminer de l'eau dans un champ cultivé. La particularité des paysages du Comtat tient notamment aux haies de cyprès qui encadrent les parcelles et servent à protéger les cultures du vent. On y trouve aussi de nombreuses serres. Le canal de Carpentras permet d'irriguer les parcelles agricoles du Comtat. Qu'en est-il aujourd'hui ? Si elle a profité de la modernisation des transports au XIXe siècle pour alimenter les marchés français et européen, la région voit son modèle agricole remis en cause parce qu'elle est très consommatrice d'eau et d'engrais. Merci beaucoup !

Bonjour Madame ! Première question : que produisez-vous ? Nous sommes dans une région de cultures maraîchères et fruitières, je produis principalement des tomates, des pommes de terre et du melon. Ces cultures ont modelé le paysage depuis très longtemps : canaux d'irrigation, parcelles régulières entourées de haies de cyprès protège-vent, serres... Où sont vendues vos productions ?Les productions des producteurs du Comtat Venaissin sont envoyées sur les marchés nationaux et européens. Les pouvoirs publics ont créés des MIN, marchés d'intérêt national, des marchés auxquels seuls les revendeurs ont accès et soutenu par les pouvoirs publics. Il y a en a à Châteaurenard, Cavaillon, Carpentras. À quelles difficultés faites-vous face aujourd'hui, en tant qu'agricultrice du Comtat ? Nos productions sont exigeantes en main d'oeuvre (ramassage, vendanges...), une main d'oeuvre qui est devenue rare. De plus, nous subissons la concurrence de l'Espagne et du Maghreb qui produisent à moindre coût et les pressions de la grande distribution pour avoir assez de marchandises toujours moins chères. Comment faites-vous face à ces difficultés ? Quelles mutations, quelles modernisations a connu cette région ? Nous avons dû nous moderniser : nous avons installé des asperseurs, des appareils qui dispersent de l'eau en fines gouttelettes. Les cultures de plein champ diminuent au profit de grandes serres. On s'oriente désromais vers des variétés plus productives destinées aux conserveries. D'autres agriculteurs, comme moi, font le choix de l'agriculture biologique. Nous essayons aussi de nous industrialiser : nous construisons des usines dans le coin pour transformer nos produits agricoles. Merci beaucoup !

Bonjour Monsieur le directeur général. Pouvez-vous nous présenter le technopôle de Sophia Antipolis ? Le technopôle de Sophia Antipolis est un parc d'activités spécialisé dans les hautes technologies qui associe à des entreprises des centres de recherche et d'enseignement supérieur. C'est le premier technopôle fondé en France, en 1969. Elle est parfois qualifiée de "Silicon Valley française". Elle regroupe plus de 2500 entreprises sur 2400 hectares et représente environ 38 000 emplois dont 4500 chercheurs. Ses établissements d'enseignement supérieur accueillent 5500 étudiants. On y observe une croissance annuelle de plus de 1000 emplois qualifiés. Pourquoi avoir fondé ce technopôle ici, sur la côte d'Azur ? Sophia Antipolis se situe à 20km de l'aéroport international de Nice, avec 114 vols directs vers 40 pays. Le site est à proximité de l'autoroute A8. De plus, son étendue a permis de bâtir de nombreuses zones résidentielles pouvant accueillir les familles de ses employés dans un cadre agréable. Comment se porte l'emploi au sein du technopôle ? Nous connaissons une croissance de l'emploi, notamment dans les domaines de la conception, de la recherche et du transport. Nous perdons des emplois dans la fabrication pour nous spécialiser dans la recherche et le développement (l'ensemble des activités destinées à améliorer la production et à créer de nouveaux produits). Dans les années 2010, le géant mondial des communications Huawei s'est installé dans le parc. Pourquoi ? En effet, Huawei s'est implanté à Sophia Antipolis afin de bénéficier d'un vivier en Europe de compétences en recherche et développement et de la proximité de fournisseurs potentiels : Sophia Antipolis s'est imposée rapidement pour ses experts en télécoms, logiciels et composants, la richesse du tissu industriel et universitaire local et la localisation dans une région attractive et accessible. Merci beaucoup pour vos réponses.

Vous allez à la rencontre d'une habitante de Sophia Antipolis et lui posez des questions.Bonjour Madame. Vous habitez Sophia Antipolis depuis plusieurs années : que pouvez-vous nous en dire ?Sophia Antipolis a été bâtie ex-nihilo (à partir de rien) au milieu d'une garrigue sans route, sans eau n électricité. Des promoteurs y ont construit de petits immeubles. Mais la croissance du site est telle qu'elle pose parfois problème. Nous sommes dans un environnement agréable, naturel, il y a des restaurants, cafés, écoles, mais avoir une voiture y est indispensable et il faut supporter les bouchons... On manque de certains commerces comme des librairies et il n'y a pas vraiment de centre-ville. Les restaurants ne sont souvent ouverts que le midi. Il y a donc aussi des désavantages à vivre ici.