Dossier 1 le massacre des Arméniens
Situation
Activité 2b
Document 1 : Extrait d’un compte-rendu d’une réunion ministérielle ayant eu lieu en janvier 1915 1° (…) Interdire toutes les associations arméniennes, arrêter ceux des Arméniens qui ont, à quelque moment que ce soit, travaillé contre le gouvernement, les reléguer dans les provinces, comme Bagdad ou Mossoul, et les éliminer en route ou à destination. 5° Prendre des mesures pour exterminer tous les mâles au-dessous de 50 ans, les prêtres et les maîtres d’école ; permettre la conversion à l’Islam des jeunes filles et des enfants. 6° Déporter les familles de ceux qui auraient réussi ̀ s’échapper et faire en sorte de les couper de tout lien avec leur pays natal. 8° Faire exterminer tous les Arméniens qui se trouvent dans l’armée de la façon qui conviendra, ceci devant être confié aux militaires. 10° Veiller à la nature strictement confidentielle de ces instructions qui ne doivent pas être connues par plus de deux ou trois personnes.
Document 3 : Lettre d’un Arménien publiée en 1916 dans le Livre Bleu « Au mois de juillet 1915, sur la route du village où nous travaillons, nous vîmes, un jour, un long convoi de nos pauvres compatriotes arméniens, conduits par les forces de l’ordre. Ils étaient au moins 5000, pour la plupart des femmes, des vieillards et des enfants qu’on conduisait vers Kharput, probablement. Le lendemain le massacre commença… Ce qui se passa sous nos yeux fut horrible, atroce, inouï. Les lourdes haches faisaient voler les têtes des innocentes victimes, parfois le coup sec d’un sabre sur un crâne nous faisait frissonner d’horreur. Chaque coup terrassait un de nos frères, une de nos sœurs (…) Les cadavres s’amoncelaient par milliers, et après quatre heures de cette effroyable tuerie, le chef nous ordonna d’enterrer immédiatement les corps et de faire disparaître les traces de sang. »
Document 4 : Télégramme de Talaat Pacha, ministre de l’Intérieur, envoyé au gouverneur de la province d’Alep, le 15 septembre 1915 « Il a été précédemment communiqué que le gouvernement a décidé d’exterminer tous les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à cet ordre ne pourront plus faire partie de l’administration. Sans égard pour les femmes, les enfants, les infirmes, quelques tragiques que puissent être les moyens de l’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence. »
Dossier 1 massacre des Arméniens
miko.agrain
Created on September 8, 2025
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Essential Map
View
Akihabara Map
View
Match the Verbs in Spanish: Present and Past
View
Syllabus Organizer for Higher Education
View
Frayer Model
View
Create Your Story in Spanish
View
Microcourse: Key Skills for University
Explore all templates
Transcript
Dossier 1 le massacre des Arméniens
Situation
Activité 2b
Document 1 : Extrait d’un compte-rendu d’une réunion ministérielle ayant eu lieu en janvier 1915 1° (…) Interdire toutes les associations arméniennes, arrêter ceux des Arméniens qui ont, à quelque moment que ce soit, travaillé contre le gouvernement, les reléguer dans les provinces, comme Bagdad ou Mossoul, et les éliminer en route ou à destination. 5° Prendre des mesures pour exterminer tous les mâles au-dessous de 50 ans, les prêtres et les maîtres d’école ; permettre la conversion à l’Islam des jeunes filles et des enfants. 6° Déporter les familles de ceux qui auraient réussi ̀ s’échapper et faire en sorte de les couper de tout lien avec leur pays natal. 8° Faire exterminer tous les Arméniens qui se trouvent dans l’armée de la façon qui conviendra, ceci devant être confié aux militaires. 10° Veiller à la nature strictement confidentielle de ces instructions qui ne doivent pas être connues par plus de deux ou trois personnes.
Document 3 : Lettre d’un Arménien publiée en 1916 dans le Livre Bleu « Au mois de juillet 1915, sur la route du village où nous travaillons, nous vîmes, un jour, un long convoi de nos pauvres compatriotes arméniens, conduits par les forces de l’ordre. Ils étaient au moins 5000, pour la plupart des femmes, des vieillards et des enfants qu’on conduisait vers Kharput, probablement. Le lendemain le massacre commença… Ce qui se passa sous nos yeux fut horrible, atroce, inouï. Les lourdes haches faisaient voler les têtes des innocentes victimes, parfois le coup sec d’un sabre sur un crâne nous faisait frissonner d’horreur. Chaque coup terrassait un de nos frères, une de nos sœurs (…) Les cadavres s’amoncelaient par milliers, et après quatre heures de cette effroyable tuerie, le chef nous ordonna d’enterrer immédiatement les corps et de faire disparaître les traces de sang. »
Document 4 : Télégramme de Talaat Pacha, ministre de l’Intérieur, envoyé au gouverneur de la province d’Alep, le 15 septembre 1915 « Il a été précédemment communiqué que le gouvernement a décidé d’exterminer tous les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à cet ordre ne pourront plus faire partie de l’administration. Sans égard pour les femmes, les enfants, les infirmes, quelques tragiques que puissent être les moyens de l’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence. »