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Collège Rollinat

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Transcript

Thème 1 : 1914 - 1945 :L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales

Comment l'Europe a-t-elle été marquée par la guerre entre 1914 et 1945?

Chapitre 1 : Civils et militaires pendant la Première Guerre mondiale

Quel est le rôle des civils et des militaires dans ce conflit ?

Comment la Première Guerre mondiale a transformé les sociétés européennes ?

1/ Pourquoi la guerre en 1914, causes et acteurs?

A) La situation en 1914 : les causes

Expliquez le rôle des alliances dans le lancement de la Première Guerre mondiale.

6. A l’aide des ressources, vous devez réaliser un schéma qui explique pourquoi cette guerre s’est déclenchée.

10mn

B) Les grandes phases de la guerre

Mission 3 : Complétez la frise que vous devez publier dans votre journal à l’aide du support vidéo.

Cliquez sur la caméra pour visionner la vidéo

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Sur les deux fronts principaux, les armées s’engagent dans une guerre que l’on prévoit courte et rapide.

Sur le front ouest, suivant le plan Schlieffen, les Allemands envahissent la Belgique – neutre – puis le nord-est de la France. L’armée française, dirigée par le général Joffre, stoppe leur avancée par la bataille de la Marne en septembre 1914.

Aucune victoire n’est décisive. Les fronts s’immobilisent à la fin de 1914.

La guerre prend un nouveau visage : celui de la guerre de position. Les soldats, immobilisés au fond de tranchées, subissent les bombardements dans des conditions très difficiles.

L’année 1916 est marquée par la terrible bataille de Verdun (février-décembre 1916) où les Français, commandés par le général Pétain, résistent aux offensives allemandes. Les pertes humaines sont également importantes des deux côtés. Mais le front n’a toujours pas bougé.

Les Allemands lancent une intense guerre sous-marine dans l’Atlantique, afin d’empêcher le ravitaillement du Royaume-Uni par son empire colonial. La guerre devient une guerre mondiale.

Certains changements annoncent le tournant de la guerre : - L’entrée en guerre des États-Unis (avril 1917), provoquée en grande partie par la guerre sous-marine menée par les Allemands. - Le retrait des Russes après la révolution d’Octobre 1917 ; ils signent l’armistice en décembre 1917, suivi du traité de paix de Brest-Litovsk en mars 1918. C’est la fin de la guerre sur le front est. Les Allemands réunissent toutes leurs troupes sur le front ouest avant l’arrivée des troupes américaines.

L’année 1917 est marquée par le découragement et la lassitude, entraînant des mutineries et des désertions sur tous les fronts. Du côté français, le général Pétain – le « vainqueur de Verdun » – réprime les troubles et gagne une grande popularité en améliorant la vie quotidienne des soldats.

L’année 1918 voit la reprise de la guerre de mouvement

L’Allemagne lance une grande offensive en Picardie et en Champagne entre mars et juillet 1918.

La contre-offensive victorieuse de l’Entente est dirigée par Foch. Elle bénéficie de l’appui des troupes américaines et de l’utilisation d’armes perfectionnées comme les chars et les avions.

L’Allemagne doit signer l’armistice à Rethondes le 11 novembre 1918, deux jours après l’abdication de l’empereur Guillaume II.

L’Allemagne déclare la guerre à la France le 3 août 1914. Les soldats français et coloniaux partent au front* (zone de combat) en pensant que ce conflit ne durera pas. La guerre de mouvement* échoue et de 1915 à mars 1918 elle est suivie d'une guerre de position* où les hommes s'enterrent dans des tranchées*. Les principales batailles se déroulent en Europe (Verdun, Somme, 1916, Chemin des Dames 1917). Les Alliés (France, Royaume-Uni, Italie, etc.), aidés par les États-Unis à partir d'avril 1917, l'emportent en 1918 après une nouvelle guerre de mouvement malgré quelques mutineries* et la Révolution russe (février-octobre 1917). L'armistice* est signé entre la France et l'Allemagne le 11 novembre 1918.

Pour les plus curieux

2/ Une guerre totale aux violences inédites

A) La violence extrême des combats au front: les militaires dans l'enfer des tranchées

« Ce matin, 16 avril 1917, [….] après une nuit sans sommeil due aux préparatifs, dans l’inquiétude, les ordres, les contre-ordres, puis enfin dernier ordre, attaque à 5 heures. [….] Nous y arrivons, après mille détours et contours dans les boyaux, vers 4 h, et nous attendons. Déjà l’ennemi attend, il est prêt, il guette, il bombarde presque aussi fort que nous. Nous, notre bataillon, ainsi que tout le 273e, faisons partie de la deuxième vague d’assaut. [….] Les vivres que nous emportons constituent six jours, [….]. Moi, je porte mes vivres, un bidon de goutte, un bidon de café que j’ai préféré au vin, quatre grenades citron, un pistolet automatique, trois chargeurs, une poignée de balles, un couteau poignard dans une gaine pendue à la gauche de mon équipement et, enfin, mon fusil Lebel et ses cartouches, les deux masques à gaz et sans oublier mon casque. Avant de partir, nous avons fait une petite bombe ; comme nous ne savons pas si nous en reviendrons, il fallait en profiter ; une courte lettre à sa famille, presque un adieu, et en route ! [….] la première vague part, mais est aux deux tiers fauchée par les mitrailleuses ennemies qui sont dans des petits abris en ciment armé. [….] puis c’est à nous de partir, [….] nous sautons sur les parapets et arrivons [….] à Craonnelle [….] , puis nous sautons dans les champs ; les mitrailleuses et les obus pleuvent autour de nous ; nous heurtons des morts de la première vague, [….] A gauche, une mitrailleuse en batterie dans le coteau, les deux mitrailleurs sont tués ; çà et là épars, des morts et des mourants. [….] En haut, il y a une crête, il faut coûte que coûte y arriver. C’est notre point d’arrêt dans le plan ; y parvenir n’est pas chose facile. La température s’en mêle, le ciel s’assombrit et la neige tombe en gros flocons comme en décembre. Enfin, après mille péripéties, nous arrivons à cette fameuse crête : nous avons laissé de nombreux morts et blessés en route. (…) Moi qui ai entendu parler du plan, je sais qu’à cette heure nous devrions déjà avoir passé Craonne et être dans la vallée de l’Ailette. [….] Le temps passe, il y a quelques blessés et tués parmi nous. En haut, la première vague est blottie dans les premières tranchées ennemies et tout est ralenti, le plan d’attaque du général Nivelle est raté. La crête qui est devant nous nous abrite beaucoup ; maintenant, chacun est dans son trou. Il est midi, les Allemands répondent terriblement à notre artillerie qui pourtant n’est pas en reste. (…) Enfin, la nuit arrive avec ses heures d’angoisse ; il arrive aussi un ordre de monter en haut du plateau de Craonne pour prendre position. Nous partons vers 8 heures du soir par une nuit obscure ; l’ennemi ralentit son bombardement ; nous marchons en tous sens pendant 4 heures dures et pénibles, nous gravissons des ravins, redescendons, heurtons à chaque pas des morts. Il y a bien quelques Allemands, mais très peu. [….] Derrière nous, nous avons laissé des morts du 33e, du 73e et du 273e. Enfin, vers minuit, nous arrivons à l’endroit qui nous est désigné et que nous cherchons dans le chaos, les trous d’obus, les morts, les ténèbres, les engins de mort, la faim, la soif, l’inquiétude et la fièvre. Nous remplaçons un bataillon qui n’a presque plus personne, mon escouade va remplacer une escouade de grenadiers qui tous furent tués par un obus allemand. [….] Quelques-uns agonisèrent lamentablement, sans que, dans cet enfer, il fût possible de les secourir. [….] Quelle lugubre vision ! (…) Le temps passe, bientôt le jour pointe. Nous en profitons pour aller à la première section chercher une caisse de grenades. Pour traverser en face de la mitrailleuse, nous marchons à 4 pattes et même nous rampons. Nous arrivons à 80 mètres environ. Quel spectacle ! Des tas de morts du 127e, 73e et 273e. Nous en sommes écœurés, nous avons les larmes aux yeux. Quelques Sénégalais, morts eux aussi, plus à gauche. Le jour arrive, mardi 17 avril, nous sommes gelés et une eau glaciale a succédé à la neige. (…) (18 avril) C’est l’enfer ; le papier ne peut contenir et je ne puis exprimer les horreurs, les souffrances que nous avons endurées dans ce coin de terre de France ! Il faut y être passé pour comprendre. » Témoignage de Paul Clerfeuille, cité par André Loez, « C’est à Craonne, sur le plateau… » Dossier documents pour une visite au Chemin des Dames

1. Donnez un titre au document 2. Présentez : la nature du document, l’auteur et le contexte, source. 3. Identifiez en surlignant dans le document les mots, expressions, les chiffres correspondant aux éléments suivants : a. En bleu : les armes utilisées, les manières de combattre b. En vert : l’importance du nombre des victimes c. En noir, les conditions de vie d. En rouge : les termes utilisés par l’auteur pour qualifier ce qu’il vit.

4. Extrait de la BD : Putain de guerre de Tard

Recopiez dans chacune des 2 cases, un extrait du témoignage de Pierre Clerfeuille, qui pour vous correspond à ce que le dessinateur a représenté puis répondez aux questions.

- Pourquoi François Poulet passe en conseil de guerre ? (3 éléments) - Quel terme utilise le conseil de guerre pour qualifier les faits ? - Quels sont les arguments qu’il donne pour se défendre ? - Quelle est sa condamnation ? - Qu’en pensent les autres soldats ?

Chaque camp est enterré face à face dans des tranchées* séparées par le no man’s land et protégées par des barbelés. Chaque camp pilonne l'autre par des tirs d'artillerie (obus tirés par des canons) massifs très meurtriers. Les soldats sont aussi victimes des gaz... il n'y a jamais de vrai répit. Á chaque assaut, un camp tente de prendre la tranchée* adverse sous le feu des obus et des mitrailleuses... Arrivés dans la tranchée* adverse, les soldats tuent les adversaires avec leur baïonnette ou leur couteau. Les conditions de vie y sont très difficiles, les soldats vivent dans la peur de mourir, au milieu des parasites, dans le froid....

B) Des civils mobilisés pour la victoire à l'arrière

Relevez les activités des femmes

Relevez les activités des femmes

Les Allemands tirent fort mal et fort bas ; quant aux obus, ils n'éclatent pas dans la proportion de 80 %. (Journal, 19 août 1914). Nos troupes, d'ailleurs, maintenant, se rient de la mitrailleuse (...) On n'y fait plus attention (Le Petit Parisien, 11 octobre 1914) A part cinq minutes par mois, le danger est très minime, même dans les situations critiques. Je ne sais comment je me passerai de cette vie quand la guerre sera finie (Petit Parisien, "Lettre de soldat", 22 mai 1915)

Les sociétés sont organisées pour la guerre. Les civils contribuent à l'économie de guerre : production d'armement assurée par l'arrière ; femmes remplaçant les hommes au travail ; main d’œuvre venue des colonies ; recours aux emprunts par les États. Pour conserver le « moral » des soldats et des civils, les États pratiquent la censure* de la presse et la propagande*. On peut parler de « guerre totale* » car tout est mobilisé pour l'emporter. A l'arrière, La population souffre des pénuries mais aussi de l’angoisse (pas de nouvelles du front) et du deuil. Dans les zones en guerre, les civils subissent des bombardements et les violences de l'ennemi.

C) Une violence de masse : le génocide arménien

Identifier qui ordonne ces massacres et pourquoi? Quelles sont les étapes des regroupements et les conditions de la déportation? Quel est le bilan?

Rassemblement et tri
Accusation de trahison
Exil des Arméniens Près d'un million de morts
Première guerre mondiale
Minorité installée sur deux empires
Hommes exécutés Femmes et enfants déportés
Défaite turque face aux Russes
Chrétiens orthodoxe dans monde musulman

Les Arméniens sont une minorité chrétienne vivant à l’Est de l’empire ottoman. (Turcs ) En 1915, le gouvernement turc accuse les Arméniens de les trahir en voulant aider l’armée russe. En 1916, le gouvernement turc ordonne la déportation* et le massacre dans des conditions atroces des Arméniens : longues marches en plein désert, fusillades etc. Plus d’un million d’entre eux (sur 2 millions) meurent. Les autres s’enfuient dans d’autres pays. Cette violence de masse* a été reconnue comme un génocide*. (extermination intentionnelle de tout un peuple). Ces événements continuent aujourd’hui de faire débat.

3/ Une guerre qui bouleverse les sociétés européennes A) les bouleversements politiques

3/ Une guerre qui bouleverse les sociétés européennes A) les bouleversements politiques

B) Un bouleversement économique et social: un lourd bilan

Quelles sont les conséquences économiques? Quel est le principal pays à s'être enrichi pendant la guerre?
Quels sont les 3 pays qui ont connu le plus grands nombre de morts? Quel est le bilan pour la France (Morts et blessés)? Quel est le pays qui a été le plus impacté par les pertes?

Le bilan de la guerre est lourd : 9 ou 10 millions de morts, le double de blessés dont 6 millions d'invalides, blessés ou mutilés (ex : « gueules cassées* »). Les sociétés d'Europe sont bouleversées . La destruction des terres agricoles, des villes, des régions industrielles, le remboursement des emprunts ont profondément affaibli et ruiné les grandes puissances d'Europe (France, Royaume-Uni, Allemagne).

C) Un bouleversement territorial: le Traité de Versailles et la nouvelle carte de l'Europe

Extrait du traité de Versailles

Que laisse présager ce document ?

La paix n'a pas réglé les problèmes : les Allemands sont humiliés : jugés responsables de la guerre, ils considèrent leur traitement de vaincus (traité de Versailles, 1919*) comme injuste (le « diktat de Versailles ») qui engendre un désir de revanche .

Les traités signés en 1919 modifient les frontières en Europe . La France récupère l’Alsace-Lorraine. Les empires disparaissent et de nouveaux pays apparaissent. Certains territoires vont être source de tensions.

Chapitre 1 : Civils et militaires pendant la première guerre mondiale

Espace révision

Des exercices interactifs te sont proposés pour réviser et acquérir des compétences.

A toi de jouer maintenant!

https://cvl-18-36.elea.apps.education.fr/mod/scorm/player.php?a=633&currentorg=LearningApps.org&scoid=1354

Je vérifie que j'ai compris ce qu'est une guerre totale

Je sais donner des éléments pour définir guerre totale et violence de masse

- Pourquoi François Poulet passe en conseil de guerre ? (3 éléments) avoir chanté la chanson de Craonne/ ne pas avoir dénoncer ses camarades/ refuser de monter en ligne - Quel terme utilise le conseil de guerre pour qualifier les faits ? mutinerie - Quels sont les arguments qu’il donne pour se défendre ? sa révolte et son désespoir/ l’inutilité des assauts et le fait qu’ils soient meurtriers - Quelle est sa condamnation ? la peine de mort, être fusillé - Qu’en pensent les autres soldats ? qu’ils auraient du se révolter, ils veulent le venger et chantent très doucement la chanson de Craonne