La population de la colonie évolue tout au long de la saison. En hiver, le nombre d'abeilles descend à quelques milliers alors qu'elles sont plusieurs dizaines de milliers au plus fort de la saison en mai.
Le fil de la saison
Le rôle de la ruche et celui de l'apiculteur·rice face à l'environnement
Développe-ment
Préparation à l'hivernage
Sortie d'hiver
Hivernage
Pic de la saison
Nombre d'abeilles par colonie
Hivernage
Janvier
Octobre
Juillet
Décembre
Février
Mars
Avril
Mai
Novembre
Septembre
Août
Juin
L'hivernage
Les abeilles et leur ruche
- Stratégie de lutte contre le froid : les abeilles forment la grappe
- Les premiers pollens récoltés en fin d'hiver (noisetiers, saules) relancement doucement l'activité de la colonie.
- Pas ou peu d'activité de ponte
- Peu de sorties (uniquement des vols de propreté)
Le rôle de l'apiculteur·rice
- Surveillance des ruchers
- Nourrissement
- Mise en pots et vente du miel
- Préparation de la saison (ateliers, recherche et entretien des emplacements...)
Nov > Mars
La sortie d'hiver
L'environnement et ses miellées
- Floraison des fruitiers et chantiers de pollinisation (abricots, cerises...)
- Miellée de romarin
Les abeilles et leur ruche
- Recherche de nectar et pollen par les butineuses
- Augmentation de la ponte de la reine
Le rôle de l'apiculteur·rice
- Visites sanitaires : comptabiliser les pertes hivernales, équilibrer les ruches
- Contrôle des réserves
- Etat des populations
- Premières transhumances
Mars
Le développement
L'environnement et ses miellées
- Chantiers de pollinisation en arboriculture
- Miellées de colza et d'acacia
- Miellée de printemps (fruitiers, pissenlit...)
Les abeilles et leur ruche
- Augmentation rapide de la taille de la colonie
- Augmentation tout aussi rapide des besoins en ressources et de la pollinisation
Le rôle de l'apiculteur·rice
- Gestion de l'essaimage
- Elevage et renouvellement du cheptel
- Préparation des colonies
- Transhumances
- Récoltes & Extraction du miel
Mars > Mai
Le pic de la saison
L'environnement et ses miellées
- Chantiers de pollinisation (kiwi, tournesol)
- Miellées de lavande, châtaignier, tilleul, montagne, sapin, forêt...
lavande
châtaignier
Les abeilles et leur ruche
- La taille de la colonie est à son optimum
- Très vive collecte de ressources
- Préparation à l'hivernage
Le rôle de l'apiculteur·rice
- Transhumances
- Suivi des ruchers, préparation des colonies
- Récoltes et extraction de miel
Mai > Juil.
La préparation à l'hivernage
Août > Oct.
L'environnement et ses miellées
- Chantiers de pollinisation (tournesol)
- Miellées de lavande tardive, sapin, bruyère, lierre et renouée du Japon
lierre et renouée du Japon
Les abeilles et leur ruche
- La taille de la colonie diminue
- Les mâles sont mis à la porte et les abeilles d'hiver naissent
- Reconstitution des réserves pour l'hiver
Le rôle de l'apiculteur·rice
- Dernières transhumances
- Dernières récoltes et extractions
- Traitements contre varroa
- Nourrissement
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Varroa : un parasite de la colonie à ne pas négliger
Varroa est le premier problème sanitaire de l’apiculture dans le monde. L’enjeu économique de sa gestion est majeur pour maintenir des ruches en capacité de produire. Cet acarien se multiplie très rapidement dans le couvain de la colonie en se nourrissant de l’hémolymphe de larves et d’abeilles adultes. Si sa population n’est pas maitrisée, il peut provoquer la mort de la colonie. Pour lutter contre ce parasite et limiter ses effets délétères, les apiculteur·rices doivent réaliser des traitements de leurs colonies à la fin de l’été et en hiver. Ils/elles peuvent utiliser des acaricides de synthèse, des acides organiques (compatibles avec une production en Agriculture Biologique) et / ou des méthodes de lutte biotechnique pour diminuer la pression parasitaire.
Découvrir varroa en 5 min
En automne, la renouée et le lierre sont attendus
En octobre, il ne reste plus beaucoup de fleurs à butiner pour achever de remplir le corps de ruche… si ce n’est la renouée du Japon et le lierre qui constituent les dernières ressources importantes avant l’hiver. Afin de survivre jusqu’au printemps, les colonies stockent du miel dans le corps de ruche que l’apiculteur·rice ne récolte pas car il va constituer leur unique source de nourriture pour les mois à venir.
Le poids de la colonie est un bon critère pour s’assurer que la colonie est prête pour l’hivernage. Si ce n’est pas le cas, l’apiculteur ou l’apicultrice peut intervenir et compléter les réserves en automne ou plus tard en hiver.
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :
« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
Varroa : un parasite de la colonie à ne pas négliger
Varroa est le premier problème sanitaire de l’apiculture dans le monde. L’enjeu économique de sa gestion est majeur pour maintenir des ruches en capacité de produire. Cet acarien se multiplie très rapidement dans le couvain de la colonie en se nourrissant de l’hémolymphe de larves et d’abeilles adultes. Si sa population n’est pas maitrisée, il peut provoquer la mort de la colonie. Pour lutter contre ce parasite et limiter ses effets délétères, les apiculteur·rices doivent réaliser des traitements de leurs colonies à la fin de l’été et en hiver. Ils/elles peuvent utiliser des acaricides de synthèse, des acides organiques (compatibles avec une production en Agriculture Biologique) et / ou des méthodes de lutte biotechnique pour diminuer la pression parasitaire.
Découvrir varroa en 5 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :
« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
La miellée de châtaignier
En AURA, la miellée de châtaignier a lieu à partir de juin. C'est une étape importante pour un grand nombre d’apiculteurs et apicultrices. D’une part, cet arbre très attractif pour les abeilles a une floraison abondante entre mi-juin et mi-juillet, et produit de grandes quantités de pollen et de nectar. Il permet donc aux colonies de bien se développer en plus d’assurer une récolte de miel et de pollen si les conditions météorologiques le permettent.
D’autre part, sa forte présence dans la région rend plus facile la recherche d’emplacement pour les ruches et sa floraison tardive permet d’éviter les gelées compromettant les récoltes, comme c’est le cas pour l’acacia.
La lavande, la miellée phare d'Auvergne-Rhône-Alpes
Le quart Sud-Est de la France est le principal bassin de production de lavande et lavandin avec près de 25 620 ha. Le miel de lavande représente environ 7 % de la production nationale de miel avec un rendement de 8,6 kg / colonie (Bilan de campagne miel 2018, FranceAgriMer). Ce miel, très réputé auprès des consommateurs et consommatrices, fait partie des dernières productions de la saison pour les apiculteur·rices de la région et constitue un objectif important pour nombre d’entre eux.
Cette plante se distingue par la disponibilité importante en nectar et la quasi-absence de pollen.
Les abeilles d'hiver
En plus d’êtres moins nombreuses, les abeilles d’hiver sont physiologiquement différentes de celles d’été, avec davantage de réserves. De plus, aucun mâle ne passe l’hiver dans la ruche. Ils sont issus d’ovules non fécondés au contraire des ouvrières provenant d’ovules fécondés. Ils sont présents dans la colonie qu’à partir de début avril jusqu’à fin août, il est ensuite trop tard pour les fécondations. Les derniers d’entre eux sont exclus de la colonie qui se prépare à l’hivernage.
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :
« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
C'est quoi l'essaimage ?
Au mois d’avril, la colonie est en plein développement. La présence de ressources en abondance et le nombre important d’individus dans la ruche favorisent la division de la colonie et le départ de l’essaim vers un nouveau gîte. Ce processus naturel de reproduction d’une colonie d’abeille est appelé « essaimage ». Il se caractérise par le départ de l’ancienne reine avec la moitié de la population d’ouvrières, laissant la place à une reine fraîchement née. Naturellement, un essaim est donc constitué d’une reine et de plusieurs milliers d’individus. L’apiculteur·rice souhaite garder des colonies fortes pour les miellées à venir et renouveler son cheptel (création d’essaims pour compenser les pertes hivernales ou augmenter le nombre de ruches). Or, un essaimage naturel représente une perte de production liée au manque de butineuses dans la colonie lors de la miellée. Il faut donc créer des essaims « artificiels» pour prévenir l’essaimage naturel.
L’apiculteur·rice a de plus la possibilité d’élever de nouvelles reines, issues d’une génétique connue et adaptée à ses besoins (douceur, production, rusticité, etc.) qu’il ou elle introduira dans ses nouveaux essaims.
La recherche d'emplacement en fonction des ressources
La disponibilité en ressources autour des ruchers est un des facteurs de production que l’exploitant apicole doit ajuster en permanence. Par exemple autour de ses emplacements de production au printemps, il doit trouver un compromis entre le bénéfice d’une ressource cultivée, abondante, précoce, et accessible pour les colonies et le risque de les exposer à des pesticides ou au contraire ; entre le bénéfice d’un milieu naturel, peu exposé aux produits phytosanitaires et le risque de les soumettre à des conditions météorologiques peu favorables au butinage.
Dans le cadre du projet BeeTRIP, nous avons pu suivre différents indicateurs sur 3 ruchers situés dans 3 types d’environnements fréquentés par les apiculteur·rices professionnel·les de la région au printemps : grandes cultures, moyenne montagne, arboriculture.
projet BeeTRIP
Vous souhaitez mettre un emplacement à disposition d’un·e apiculteur·rice ?
Création d'un essaim par l'apiculteur·rice
L’atelier d’élevage représente une charge de travail importante au printemps et en été dans les exploitations apicoles.
Découvrir la création d'un essaim en vidéo
Le fil de la saison
RUMIANO
Created on August 11, 2025
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La population de la colonie évolue tout au long de la saison. En hiver, le nombre d'abeilles descend à quelques milliers alors qu'elles sont plusieurs dizaines de milliers au plus fort de la saison en mai.
Le fil de la saison
Le rôle de la ruche et celui de l'apiculteur·rice face à l'environnement
Développe-ment
Préparation à l'hivernage
Sortie d'hiver
Hivernage
Pic de la saison
Nombre d'abeilles par colonie
Hivernage
Janvier
Octobre
Juillet
Décembre
Février
Mars
Avril
Mai
Novembre
Septembre
Août
Juin
L'hivernage
Les abeilles et leur ruche
Le rôle de l'apiculteur·rice
Nov > Mars
La sortie d'hiver
L'environnement et ses miellées
Les abeilles et leur ruche
Le rôle de l'apiculteur·rice
Mars
Le développement
L'environnement et ses miellées
Les abeilles et leur ruche
Le rôle de l'apiculteur·rice
Mars > Mai
Le pic de la saison
L'environnement et ses miellées
lavande
châtaignier
Les abeilles et leur ruche
Le rôle de l'apiculteur·rice
Mai > Juil.
La préparation à l'hivernage
Août > Oct.
L'environnement et ses miellées
lierre et renouée du Japon
Les abeilles et leur ruche
Le rôle de l'apiculteur·rice
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Varroa : un parasite de la colonie à ne pas négliger
Varroa est le premier problème sanitaire de l’apiculture dans le monde. L’enjeu économique de sa gestion est majeur pour maintenir des ruches en capacité de produire. Cet acarien se multiplie très rapidement dans le couvain de la colonie en se nourrissant de l’hémolymphe de larves et d’abeilles adultes. Si sa population n’est pas maitrisée, il peut provoquer la mort de la colonie. Pour lutter contre ce parasite et limiter ses effets délétères, les apiculteur·rices doivent réaliser des traitements de leurs colonies à la fin de l’été et en hiver. Ils/elles peuvent utiliser des acaricides de synthèse, des acides organiques (compatibles avec une production en Agriculture Biologique) et / ou des méthodes de lutte biotechnique pour diminuer la pression parasitaire.
Découvrir varroa en 5 min
En automne, la renouée et le lierre sont attendus
En octobre, il ne reste plus beaucoup de fleurs à butiner pour achever de remplir le corps de ruche… si ce n’est la renouée du Japon et le lierre qui constituent les dernières ressources importantes avant l’hiver. Afin de survivre jusqu’au printemps, les colonies stockent du miel dans le corps de ruche que l’apiculteur·rice ne récolte pas car il va constituer leur unique source de nourriture pour les mois à venir.
Le poids de la colonie est un bon critère pour s’assurer que la colonie est prête pour l’hivernage. Si ce n’est pas le cas, l’apiculteur ou l’apicultrice peut intervenir et compléter les réserves en automne ou plus tard en hiver.
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
Varroa : un parasite de la colonie à ne pas négliger
Varroa est le premier problème sanitaire de l’apiculture dans le monde. L’enjeu économique de sa gestion est majeur pour maintenir des ruches en capacité de produire. Cet acarien se multiplie très rapidement dans le couvain de la colonie en se nourrissant de l’hémolymphe de larves et d’abeilles adultes. Si sa population n’est pas maitrisée, il peut provoquer la mort de la colonie. Pour lutter contre ce parasite et limiter ses effets délétères, les apiculteur·rices doivent réaliser des traitements de leurs colonies à la fin de l’été et en hiver. Ils/elles peuvent utiliser des acaricides de synthèse, des acides organiques (compatibles avec une production en Agriculture Biologique) et / ou des méthodes de lutte biotechnique pour diminuer la pression parasitaire.
Découvrir varroa en 5 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
La miellée de châtaignier
En AURA, la miellée de châtaignier a lieu à partir de juin. C'est une étape importante pour un grand nombre d’apiculteurs et apicultrices. D’une part, cet arbre très attractif pour les abeilles a une floraison abondante entre mi-juin et mi-juillet, et produit de grandes quantités de pollen et de nectar. Il permet donc aux colonies de bien se développer en plus d’assurer une récolte de miel et de pollen si les conditions météorologiques le permettent.
D’autre part, sa forte présence dans la région rend plus facile la recherche d’emplacement pour les ruches et sa floraison tardive permet d’éviter les gelées compromettant les récoltes, comme c’est le cas pour l’acacia.
La lavande, la miellée phare d'Auvergne-Rhône-Alpes
Le quart Sud-Est de la France est le principal bassin de production de lavande et lavandin avec près de 25 620 ha. Le miel de lavande représente environ 7 % de la production nationale de miel avec un rendement de 8,6 kg / colonie (Bilan de campagne miel 2018, FranceAgriMer). Ce miel, très réputé auprès des consommateurs et consommatrices, fait partie des dernières productions de la saison pour les apiculteur·rices de la région et constitue un objectif important pour nombre d’entre eux.
Cette plante se distingue par la disponibilité importante en nectar et la quasi-absence de pollen.
Les abeilles d'hiver
En plus d’êtres moins nombreuses, les abeilles d’hiver sont physiologiquement différentes de celles d’été, avec davantage de réserves. De plus, aucun mâle ne passe l’hiver dans la ruche. Ils sont issus d’ovules non fécondés au contraire des ouvrières provenant d’ovules fécondés. Ils sont présents dans la colonie qu’à partir de début avril jusqu’à fin août, il est ensuite trop tard pour les fécondations. Les derniers d’entre eux sont exclus de la colonie qui se prépare à l’hivernage.
C'est quoi la transhumance ?
Un grand nombre d’apiculteurs et d’apicultrices de la région transhument leurs ruches pour quelques semaines afin de les installer dans une zone où la ressource est abondante, leur permettant de produire des miels de crûs ou monofloraux notamment (miel de châtaignier ou de lavande par exemple). La transhumance représente une charge de travail importante dans une période de l’année déjà bien dense : les ruches sont chargées la nuit quand les abeilles sont rentrées dans la ruche et sont déchargées avant la levée du jour. Les apiculteur·rices professionnel·les peuvent être équipé·es de camions plateaux ou de remorques pourvus de grues ; ou de poids lourds avec chargeurs afin de faciliter les opérations.
Découvrir la transhumance en 4 min
Récoltes et extraction des miellées
Une fois la miellée terminée, l’apiculteur·rice vient récolter les hausses contenant les cadres remplis de miel pour les ramener à la miellerie. Il ou elle devra ensuite réaliser plusieurs opérations avant de pouvoir le mettre en pot :
- La désoperculation : les opercules de cires fermant les alvéoles remplies de miel seront coupés ;
- L’extraction : les cadres seront placés dans un extracteur (centrifugeuse) où le miel sera extrait ;
- La maturation : il s’agit à proprement parler d’une période de décantation permettant de retirer les impuretés et après laquelle le miel sera mis en pot.
Le miel doit répondre à une définition, basée sur certaines caractéristiques règlementaires, permettant de garantir aux consommateur·rices son authenticité, sa qualité et sa conservation. Au niveau national le décret dit « décret miel » (issue d’une directive européenne) le définit ainsi :« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »
C'est quoi l'essaimage ?
Au mois d’avril, la colonie est en plein développement. La présence de ressources en abondance et le nombre important d’individus dans la ruche favorisent la division de la colonie et le départ de l’essaim vers un nouveau gîte. Ce processus naturel de reproduction d’une colonie d’abeille est appelé « essaimage ». Il se caractérise par le départ de l’ancienne reine avec la moitié de la population d’ouvrières, laissant la place à une reine fraîchement née. Naturellement, un essaim est donc constitué d’une reine et de plusieurs milliers d’individus. L’apiculteur·rice souhaite garder des colonies fortes pour les miellées à venir et renouveler son cheptel (création d’essaims pour compenser les pertes hivernales ou augmenter le nombre de ruches). Or, un essaimage naturel représente une perte de production liée au manque de butineuses dans la colonie lors de la miellée. Il faut donc créer des essaims « artificiels» pour prévenir l’essaimage naturel.
L’apiculteur·rice a de plus la possibilité d’élever de nouvelles reines, issues d’une génétique connue et adaptée à ses besoins (douceur, production, rusticité, etc.) qu’il ou elle introduira dans ses nouveaux essaims.
La recherche d'emplacement en fonction des ressources
La disponibilité en ressources autour des ruchers est un des facteurs de production que l’exploitant apicole doit ajuster en permanence. Par exemple autour de ses emplacements de production au printemps, il doit trouver un compromis entre le bénéfice d’une ressource cultivée, abondante, précoce, et accessible pour les colonies et le risque de les exposer à des pesticides ou au contraire ; entre le bénéfice d’un milieu naturel, peu exposé aux produits phytosanitaires et le risque de les soumettre à des conditions météorologiques peu favorables au butinage.
Dans le cadre du projet BeeTRIP, nous avons pu suivre différents indicateurs sur 3 ruchers situés dans 3 types d’environnements fréquentés par les apiculteur·rices professionnel·les de la région au printemps : grandes cultures, moyenne montagne, arboriculture.
projet BeeTRIP
Vous souhaitez mettre un emplacement à disposition d’un·e apiculteur·rice ?
Création d'un essaim par l'apiculteur·rice
L’atelier d’élevage représente une charge de travail importante au printemps et en été dans les exploitations apicoles.
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