spectacle de THEATRE
COMMENCER
INDEX
Photos
ce qu'ils en disent
le spectacle
l'auteur
Vidéos
Presse
mot de l'auteur
Comédiens
la tournée
note mise en scene
Allez plus loin
spectacle vs livre
contact
Extrait
spectacle vs réalité
fous de fetes votives
d'Antoine Martin
Adaptation théâtrale et mise en scène : Jasmine DziadonInterprétation : Damien Alibert et Jasmine DziadonTexte : Antoine Martin, Fous de fêtes votivesEditions : Au Diable Vauvert / SedicomRegard extérieur et création lumières : Henri Noël et Clément RadouanThéâtre tout publicDurée : 1h25Création : Juin 2018Co-Production : Récrécité / SédicomRésidence de création : Télémac Théâtre septembre 2018
Resume
Le commun des mortels se prépare avec exaltation au deuxième jour de la fête votive, à peine le temps pour Anne-Gabrielle de choisir son sac à main et boom, ça commence : les attractions foraines, le bal, l’apéro mousse, la course camarguaise, la pétanque, la gardianne, les touristes, la bagarre… Tandis que toutes les générations dansent au son de l’orchestre, que le type de la disco-mobile hurle dans son micro « Faites du bruit », que le type du comité des fêtes se bouge le cul pour que les choses aillent comme il faut, que Momo donne un coup de main au bar, eh bien Freddy, lui, a décidé d’y aller mollo, la fête est encore longue et il n’a plus vingt ans. Et puis le réveil sonne et c’est déjà lundi… Nous tous, communs des mortels, nous nous retrouvons dans ces tableaux vivants qui tentent, comme l’a souhaité l’auteur Antoine Martin, et rendus dans les illustrations d’Eve André et d’Arnaud Fayet, « de restituer quelque chose du rythme de la vie qui bat, quand elle bat sensiblement plus fort que dans la vie normale ».
L'auteur : Antoine Martin
Né en 1955, Antoine Martin vit dans le Gard et est depuis toujours aficionado a los toros. Auteur réservé de délicats romans, nouvelles, et autres figurines littéraires, traducteur de l’espagnol, du catalan et de l’italien, il applique un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. On lui doit quelques joyaux domestiques, tels que Le sapeur Pompée et la grande échelle Maryse ou Le Chauffe-eau, premier volume d’une histoire de l’Humanité en trois volumes, dont Juin de Culasse est le deuxième acte. Il a été lauréat du Prix Hemingway en 2009. Après La Cape de Mandrake, Produits carnés est son second recueil de nouvelles taurines au Diable vauvert.La série se poursuit avec Fous de Fêtes Votives, où l’on retrouve l’humour décalé, l’écriture ciselée et le ton attendri pour un univers qu’affectionne tant son auteur. Il y a une vie de fête et d’observation dans cette retranscription des ambiances des villes et villages autour des terres camarguaises.
Mot de l'auteur
Gustave Rodin assurait que pour sculpter un éléphant, rien de plus simple, il suffit de prendre un bloc de marbre et d’en enlever tout ce qui n’est pas un éléphant. Or, c’est justement l’inverse que Jasmine et Damien ont voulu faire avec mon livre. Je veux dire qu’ils l’ont débarrassé de toutes les lourdeurs pachydermiques qui sans doute l’encombraient, pour inventer (peut-être au sens que les archéologues et les chasseurs de trésors donnent à ce verbe) un spectacle vivant, pertinent et joyeux, un spectacle, oui, enlevé, avec un abattage justement dosé, grâce à quoi ils rendent, je crois, l’essence de mon propos.
Mot de l'auteur, suite
Ce qu’un auteur attend d’abord, c’est évidemment d’être lu. Condition sine qua non. Puis, il souhaite certainement être compris, pas pour rien qu’on jette des bouteilles à la mer. Enfin, si l’alignement des astres de la littérature lui est favorable et que son affaire tourne à peu près rond, il ne déteste sûrement pas être apprécié, avec tous les corollaires qu’on voudra à cet effet : être admiré, louangé, imité, pourquoi pas jalousé. Mais, à l’exception notable des dramaturges et des paroliers de chansons, il caresse rarement l’ambition, au moment où il s’attache au pied de l’établi, d’être interprété. Alors, quand ça arrive, parce que ça arrive parfois, la preuve, l’auteur doit accepter le fait comme une gratification inespérée de son travail, comme un bonus casuel, en somme. Et, sans char, ça fait diablement plaisir. Et, sérieux, ça donne envie de dire merci pour le cadeau. Et, ma parole, j’espère qu’on me saura gré d’avoir évité le cliché fastidieux de la cerise sur le gâteau.
Après, bien sûr, entendre mes textes adaptés et joués par ces artistes talentueux me rend toujours légèrement fier et vaguement honteux, un peu comme un père de famille qui s’apercevrait trop tard qu’il a donné à ses enfants des prénoms de maladies contagieuses (mais sans aucun caractère de gravité, heureusement).
Je ne sais pas pourquoi, mais, malgré ses courtes vertus, ce livre, Fous de fêtes votives, est plutôt du genre veinard, puisque après avoir bénéficié sur le papier des belles illustrations d’Eve et Arnaud, il s’épanouit désormais sur la scène dans le jeu épatant de Jasmine et Damien. On a déjà vu des bouquins plus mal traités, non ? Presque tous les miens, par exemple. Et le fait de le noter me rend vaguement fier et légèrement honteux, un peu comme un père de famille qui réaliserait tout à coup qu’il manifeste une certaine préférence pour le petit dernier. Antoine Martin
Note de mise en scène
Je ne connaissais pas grand chose des fêtes votives, au mieux planquée derrière une barrière aux larges barreaux, j’avais eu l’occasion de voir quelques taureaux passés au galop dans des petits village de l’est de l’Hérault, en me demandant, il faut bien l’avouer, quelle folie avait piqué les hommes de se précipiter comme ça avec tant d'allégresse au milieu du danger (ils ont bu trop de pastis ou quoi ?). Et de la Camargue, je me rappelais seulement des moustiques et des grandes étendues de terres, d’herbes et d’eau que j’avais trouvé au demeurant très belles et poétiques (mais Petite Camargue, course camarguaise, croix camarguaise… Qu’es aquò ?). Donc quand on m’a proposé le projet de spectacle autour du livre Fous de fêtes votives, je me suis demandée si j’étais la bonne personne pour traiter du sujet (d’autant plus que je n’ai jamais pris de biture !). Mais quand j’ai pris le livre en main, cela a été un coup de foudre. Presque immédiatement je me suis mise au travail. L’écriture, les illustrations, tout était si vivant, si parlant, si évident que le spectacle a surgi presque de lui même. Non, vraiment pas besoin d’être spécialiste ou pratiquant des fêtes votives ou des traditions camarguaises, le livre raconte et illustre avant tout la vie. Il invite à la fête et décrypte l’humanité. J’ai voulu que notre spectacle fasse de même.
Note de mise en scène, suite
On évolue parfois avec les personnages communs (le commun des mortels) et pourtant drôlement pittoresques. D’autres fois on les observe, on se moque gentiment mais on respecte ! Parfois le livre est lu au micro et le spectateur peut s’inventer des images, se projeter dans un probable vécu et entendre l’écriture magnifique de l’auteur. D’autre fois nous proposons la scène jouée, histoire de s’amuser, histoire de théâtraliser, histoire d’être. Pour moi, l'auteur reste celui qu'il ne faut pas trahir, pas décevoir, pas massacrer ! Ce n'est pas facile. Mais il faut aussi prendre le risque de le surprendre et puis puisqu il s agit de théâtre d'y ajouter notre expérience un peu différente : Question longueur pour du théâtre, il a fallu enlever, enlever, pourtant des passages merveilleux, et pas du tout « des lourdeurs pachydermiques », question public de théâtre, pour le spectateur paresseux et gourmand (et différent du lecteur) il a fallu se permettre quelques interprétations. « Antoine Martin applique un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux ». Nous avons tenté de faire de même mais sous l’angle du théâtre. Voilà, je me suis laissée emporter et guider par l’auteur grâce à qui les fêtes votives me sont à présent familières et même très sympathiques ! Jasmine Dziadon
Extrait
Photos
Faîtes du bruit !
Extrait video
Les comédiens
Jasmine Dziadon
Damien Alibert
Le spectacle vs illustration du livre
Le spectacle versus la réalité
Ce qu'en disent les autres
Il y a une vie de fête et d’observation dans cette retranscription des ambiances des villes et villages autour des terres camarguaises. Au Diable Vauvert - l'éditeur
Antoine Martin, cet alchimiste des mots, nous transmet par l’entremise et le talent de Jasmine et Damien, la puissance de textes drôles, intelligents et tendres. Christophe André - Directeur de la publication Sedicom
presse
Nous avons joué...
GALLARGUES - ENTREPRISE SEDICOM
NIMES - BODEGA COL Y TOROS
ST MAURICE NAVACELLES - MEDIATHEQUE
GABIAN - DOMAINE VITICOLE CLOS DES CAROLINES
NIMES - TELEMAC THEATRE
MARSILLARGUES - MANADE DU LEVANT
LE COULET - FESTIVAL PLATEAU
SAINT JUST - COMITE DES FETES
NAGES - FESTIVAL SCENE DE MAI NAGES
MONTPELLIER - CARRE RONDELET
SORGUES - THEATRE ASTROLABE
VILLENEUVE LEZ AVIGNONS - MEDIATHEQUE
BEAUCAIRE - COQUEMAR
MURVIEL LES BEZIERS - MEDIATHEQUE
La fete votive
qu'es aquò ?
LEXIQUE
DEFINITION
IMAGES
Une fête votive, également appelée fête patronale, est une fête qu'organise un village en hommage à son saint patron. L'origine de la fête votive est religieuse et provient du Languedoc et de la Provence.
Si vous souhaitez vous initier aux arcanes de la tradition camarguaise, il faut connaître quelques petits mots indispensables
Une fête haute en couleur et en festivités qui rythme l'été
Contact :
Association Plateau : plateau34@laposte.net Damien Alibert : 06 07 71 96 92 / damienalibert@hotmail.fr Jasmine Dziadon : 06 62 33 33 63 / cieongdam@gmail.com
Site :
Production :
Manade : élevage de taureaux ou chevaux Camargue Bouvaou : petites arènes souvent en bois servant au travail du gardian Bandido : retour des taureaux des arènes vers les pâturages Carmen : "Carmen", célèbre musique issue de l'opéra de Bizet, jouée pour saluer les prouesses d'un taureau. Capelado : entrée des raseteurs en piste avant qu'ils effectuent leur course Fé di Bioù : expression provençale pour désigner la passion du taureau Gardian : Femme ou homme à cheval qui s’occupe du bétail.Déjeuner aux prés : Tradition incontournable. Chaque matin, tout le monde se retrouve aux prés autour d’unpetit-déjeuner convivial et tiré du sac. Pendant ce petit-déjeuner, les gardians sélectionnent les taureaux (letri) qui participeront aux abrivados et bandidos.Abrivado : Départ des taureaux depuis leur lieu de pâturage jusqu’aux arènes, encadrés par les gardians.La population (les atrapaïres) tente de faire échapper les taureaux en rompant la barrière formée par lesgardians (jeu).Roussataïo : Lâcher de juments, quelques fois accompagnées de leurs poulains.Engasado ou gase : Le troupeau de taureaux traverse le canal du Bourgidou (zone peu profonde).Encierro/Encierrito : Lâcher de taureau ou vachette à l’intérieur du village, dans un périmètre délimité etsécurisé. La population vient alors se mesurer au taureau.Raseteur : Pendant les courses camarguaises, les raseteurs, vêtus de blanc, ont pour mission d’enlever lesattributs qui sont fixés sur les cornes du taureau (cocarde, ficelle, gland…) avec un crochet spécial (jeu).Peña : Ensemble musical des férias composé essentiellement de cuivres et percussions. La peña peutprécéder ou suivre les abrivados et courses de taureaux.Emboulage : Embout métallique ou gaine de cuir que l’on place sur les cornes du taureau afin de protégerles raseteurs d’un éventuel coup de corne. Farandole ; Du provençal farandoulo, la farandole est une danse traditionnelle exécutée en chaîne, où les participants se tiennent par la main et serpentent au rythme du tambourin et du galoubet.
Exemple d'une journée en Camargue : On vous embarque pour une journée de fête ! Le déjeuner terminé et les taureaux triés, l'abrivado s'élance en direction du village dans un cortège bouillonnant. Calèches, coureurs, cyclistes, mobylettes, ou autres engins motorisés accompagnent gardians et taureaux. Explosions de couleurs et ambiance brûlante, près des arènes que le grand soleil de l’après-midi inonde. Si certains se sentent l’âme de boulistes, d’autres profitent d’une sieste au frais, pendant que nous rejoignons l’arène pour assister à la course camarguaise. Soudain, la trompette retentit. L’atmosphère change, comme impatiente. Le taureau qui rentre en piste a pour nom « Zacarìo ». A la sortie des arènes tout le monde se retrouve dans les rues du village afin d’assister à la bandido. Les gardians à cheval amènent les taureaux un par un des arènes jusqu’au camion.L’air est doux. Le soleil égrène ses reflets orangés dans le ciel tandis que les premières notes de musique annoncent le début du bal où certains danseront jusqu’au bout de la nuit ! Pour moi, il est temps de rentrer car demain, on repart pour un tour !
Formée à l’école de théâtre de la Compagnie Maritime dirigée par Pierre Castagné, Jasmine Dziadon rejoint en 2002 l’équipe de la Compagnie de l’Echarpe blanche à Montpellier sous la direction de Jean-Louis Sol Elle a joué dans Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee et a assuré la direction d’acteur de Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg. En parallèle Jasmine anime des ateliers de théâtre pour tous les âges (Conservatoire de Beaucaire, CROUS de Montpellier, Ville de Pézenas…). Elle est éditée pour la première fois avec son récit pour enfant « L’effet papillon » aux éditions Le Manuscrit. Actuellement elle joue dans La thébaïde ou les frères ennemis de Racine Elle écrit et crée des spectacles pour le jeune public. Elle met en scène et joue dans La femme perplexe de Gérard Levoyer et Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe. Elle participe à des tournages dans la région (La grande boucle, Barbecue, …). En voix off, elle a notamment collaboré avec Benjamins Media, créateur de livres sonores à Montpellier. Elle joue actuellement Misérable Fantine de Victor Hugo, Le journal d'Anne Frank, Freud et ses souffrantes d'Avner Camus Perez, Le miroir de Médée de Max Rouquette (en création 2026).
FOUS DE FETES VOTIVES Textes : Antoine Martin
Design : Eve André
Illustrations Nouvelles : Arnaud Fayet Illustrations Abécédaire : Eve André Editions : SEDICOM Au diable vauvert Date de parution : 2018-5-03 Nombres de pages : 128 EAN-ISBN : 979-10-307-0208-8
Il est comédien. Il a été responsable de la structure gardoise Récré-Cité (réalisation, promotion et gestion d’activités culturelles et festives). Il est à l’origine de la création d’un festival sur le plateau du Larzac avec l’association « Plateau sous les étoiles ». Titulaire du Diplôme d’Etat d’enseignement du théâtre, il a enseigné au théâtre du Périscope à Nîmes et a dirigé la session théâtre du Conservatoire de Beaucaire. En théâtre, il a joué dans la Compagnie de l’Echarpe Blanche sous la direction de Jean-Louis Sol. Il a créé un spectacle sur des textes de Marcel Pagnol. En récit théâtralisé, il a participé au projet « Fous de Féria » d’Antoine Martin. C’est donc naturellement que le directeur de la publication à l’initiative du projet, Christophe André, s’est à nouveau tourné vers lui. Amateur de Boby Lapointe, il est actuellement à l’affiche d’un spectacle de chansons de Boby Lapointe "Entre et assieds toi" (Les fils à mamie, Les Fénomènes de Foires) programmé au festival off d’Avignon en 2024, 2025, 2026. Il interprète actuellement un spectacle sur Don Quichote en tournée public et scolaires. En tournage il a participé au long-métrage de Yann Le Quellec « Cornélius, le meunier hurlant ».
Fous de fetes votives
ong dam
Created on August 10, 2025
Spectacle de théâtre - Comédie sur le thème des fêtes votives
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spectacle de THEATRE
COMMENCER
INDEX
Photos
ce qu'ils en disent
le spectacle
l'auteur
Vidéos
Presse
mot de l'auteur
Comédiens
la tournée
note mise en scene
Allez plus loin
spectacle vs livre
contact
Extrait
spectacle vs réalité
fous de fetes votives
d'Antoine Martin
Adaptation théâtrale et mise en scène : Jasmine DziadonInterprétation : Damien Alibert et Jasmine DziadonTexte : Antoine Martin, Fous de fêtes votivesEditions : Au Diable Vauvert / SedicomRegard extérieur et création lumières : Henri Noël et Clément RadouanThéâtre tout publicDurée : 1h25Création : Juin 2018Co-Production : Récrécité / SédicomRésidence de création : Télémac Théâtre septembre 2018
Resume
Le commun des mortels se prépare avec exaltation au deuxième jour de la fête votive, à peine le temps pour Anne-Gabrielle de choisir son sac à main et boom, ça commence : les attractions foraines, le bal, l’apéro mousse, la course camarguaise, la pétanque, la gardianne, les touristes, la bagarre… Tandis que toutes les générations dansent au son de l’orchestre, que le type de la disco-mobile hurle dans son micro « Faites du bruit », que le type du comité des fêtes se bouge le cul pour que les choses aillent comme il faut, que Momo donne un coup de main au bar, eh bien Freddy, lui, a décidé d’y aller mollo, la fête est encore longue et il n’a plus vingt ans. Et puis le réveil sonne et c’est déjà lundi… Nous tous, communs des mortels, nous nous retrouvons dans ces tableaux vivants qui tentent, comme l’a souhaité l’auteur Antoine Martin, et rendus dans les illustrations d’Eve André et d’Arnaud Fayet, « de restituer quelque chose du rythme de la vie qui bat, quand elle bat sensiblement plus fort que dans la vie normale ».
L'auteur : Antoine Martin
Né en 1955, Antoine Martin vit dans le Gard et est depuis toujours aficionado a los toros. Auteur réservé de délicats romans, nouvelles, et autres figurines littéraires, traducteur de l’espagnol, du catalan et de l’italien, il applique un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. On lui doit quelques joyaux domestiques, tels que Le sapeur Pompée et la grande échelle Maryse ou Le Chauffe-eau, premier volume d’une histoire de l’Humanité en trois volumes, dont Juin de Culasse est le deuxième acte. Il a été lauréat du Prix Hemingway en 2009. Après La Cape de Mandrake, Produits carnés est son second recueil de nouvelles taurines au Diable vauvert.La série se poursuit avec Fous de Fêtes Votives, où l’on retrouve l’humour décalé, l’écriture ciselée et le ton attendri pour un univers qu’affectionne tant son auteur. Il y a une vie de fête et d’observation dans cette retranscription des ambiances des villes et villages autour des terres camarguaises.
Mot de l'auteur
Gustave Rodin assurait que pour sculpter un éléphant, rien de plus simple, il suffit de prendre un bloc de marbre et d’en enlever tout ce qui n’est pas un éléphant. Or, c’est justement l’inverse que Jasmine et Damien ont voulu faire avec mon livre. Je veux dire qu’ils l’ont débarrassé de toutes les lourdeurs pachydermiques qui sans doute l’encombraient, pour inventer (peut-être au sens que les archéologues et les chasseurs de trésors donnent à ce verbe) un spectacle vivant, pertinent et joyeux, un spectacle, oui, enlevé, avec un abattage justement dosé, grâce à quoi ils rendent, je crois, l’essence de mon propos.
Mot de l'auteur, suite
Ce qu’un auteur attend d’abord, c’est évidemment d’être lu. Condition sine qua non. Puis, il souhaite certainement être compris, pas pour rien qu’on jette des bouteilles à la mer. Enfin, si l’alignement des astres de la littérature lui est favorable et que son affaire tourne à peu près rond, il ne déteste sûrement pas être apprécié, avec tous les corollaires qu’on voudra à cet effet : être admiré, louangé, imité, pourquoi pas jalousé. Mais, à l’exception notable des dramaturges et des paroliers de chansons, il caresse rarement l’ambition, au moment où il s’attache au pied de l’établi, d’être interprété. Alors, quand ça arrive, parce que ça arrive parfois, la preuve, l’auteur doit accepter le fait comme une gratification inespérée de son travail, comme un bonus casuel, en somme. Et, sans char, ça fait diablement plaisir. Et, sérieux, ça donne envie de dire merci pour le cadeau. Et, ma parole, j’espère qu’on me saura gré d’avoir évité le cliché fastidieux de la cerise sur le gâteau. Après, bien sûr, entendre mes textes adaptés et joués par ces artistes talentueux me rend toujours légèrement fier et vaguement honteux, un peu comme un père de famille qui s’apercevrait trop tard qu’il a donné à ses enfants des prénoms de maladies contagieuses (mais sans aucun caractère de gravité, heureusement). Je ne sais pas pourquoi, mais, malgré ses courtes vertus, ce livre, Fous de fêtes votives, est plutôt du genre veinard, puisque après avoir bénéficié sur le papier des belles illustrations d’Eve et Arnaud, il s’épanouit désormais sur la scène dans le jeu épatant de Jasmine et Damien. On a déjà vu des bouquins plus mal traités, non ? Presque tous les miens, par exemple. Et le fait de le noter me rend vaguement fier et légèrement honteux, un peu comme un père de famille qui réaliserait tout à coup qu’il manifeste une certaine préférence pour le petit dernier. Antoine Martin
Note de mise en scène
Je ne connaissais pas grand chose des fêtes votives, au mieux planquée derrière une barrière aux larges barreaux, j’avais eu l’occasion de voir quelques taureaux passés au galop dans des petits village de l’est de l’Hérault, en me demandant, il faut bien l’avouer, quelle folie avait piqué les hommes de se précipiter comme ça avec tant d'allégresse au milieu du danger (ils ont bu trop de pastis ou quoi ?). Et de la Camargue, je me rappelais seulement des moustiques et des grandes étendues de terres, d’herbes et d’eau que j’avais trouvé au demeurant très belles et poétiques (mais Petite Camargue, course camarguaise, croix camarguaise… Qu’es aquò ?). Donc quand on m’a proposé le projet de spectacle autour du livre Fous de fêtes votives, je me suis demandée si j’étais la bonne personne pour traiter du sujet (d’autant plus que je n’ai jamais pris de biture !). Mais quand j’ai pris le livre en main, cela a été un coup de foudre. Presque immédiatement je me suis mise au travail. L’écriture, les illustrations, tout était si vivant, si parlant, si évident que le spectacle a surgi presque de lui même. Non, vraiment pas besoin d’être spécialiste ou pratiquant des fêtes votives ou des traditions camarguaises, le livre raconte et illustre avant tout la vie. Il invite à la fête et décrypte l’humanité. J’ai voulu que notre spectacle fasse de même.
Note de mise en scène, suite
On évolue parfois avec les personnages communs (le commun des mortels) et pourtant drôlement pittoresques. D’autres fois on les observe, on se moque gentiment mais on respecte ! Parfois le livre est lu au micro et le spectateur peut s’inventer des images, se projeter dans un probable vécu et entendre l’écriture magnifique de l’auteur. D’autre fois nous proposons la scène jouée, histoire de s’amuser, histoire de théâtraliser, histoire d’être. Pour moi, l'auteur reste celui qu'il ne faut pas trahir, pas décevoir, pas massacrer ! Ce n'est pas facile. Mais il faut aussi prendre le risque de le surprendre et puis puisqu il s agit de théâtre d'y ajouter notre expérience un peu différente : Question longueur pour du théâtre, il a fallu enlever, enlever, pourtant des passages merveilleux, et pas du tout « des lourdeurs pachydermiques », question public de théâtre, pour le spectateur paresseux et gourmand (et différent du lecteur) il a fallu se permettre quelques interprétations. « Antoine Martin applique un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux ». Nous avons tenté de faire de même mais sous l’angle du théâtre. Voilà, je me suis laissée emporter et guider par l’auteur grâce à qui les fêtes votives me sont à présent familières et même très sympathiques ! Jasmine Dziadon
Extrait
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Faîtes du bruit !
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Les comédiens
Jasmine Dziadon
Damien Alibert
Le spectacle vs illustration du livre
Le spectacle versus la réalité
Ce qu'en disent les autres
Il y a une vie de fête et d’observation dans cette retranscription des ambiances des villes et villages autour des terres camarguaises. Au Diable Vauvert - l'éditeur
Antoine Martin, cet alchimiste des mots, nous transmet par l’entremise et le talent de Jasmine et Damien, la puissance de textes drôles, intelligents et tendres. Christophe André - Directeur de la publication Sedicom
presse
Nous avons joué...
GALLARGUES - ENTREPRISE SEDICOM
NIMES - BODEGA COL Y TOROS
ST MAURICE NAVACELLES - MEDIATHEQUE
GABIAN - DOMAINE VITICOLE CLOS DES CAROLINES
NIMES - TELEMAC THEATRE
MARSILLARGUES - MANADE DU LEVANT
LE COULET - FESTIVAL PLATEAU
SAINT JUST - COMITE DES FETES
NAGES - FESTIVAL SCENE DE MAI NAGES
MONTPELLIER - CARRE RONDELET
SORGUES - THEATRE ASTROLABE
VILLENEUVE LEZ AVIGNONS - MEDIATHEQUE
BEAUCAIRE - COQUEMAR
MURVIEL LES BEZIERS - MEDIATHEQUE
La fete votive
qu'es aquò ?
LEXIQUE
DEFINITION
IMAGES
Une fête votive, également appelée fête patronale, est une fête qu'organise un village en hommage à son saint patron. L'origine de la fête votive est religieuse et provient du Languedoc et de la Provence.
Si vous souhaitez vous initier aux arcanes de la tradition camarguaise, il faut connaître quelques petits mots indispensables
Une fête haute en couleur et en festivités qui rythme l'été
Contact :
Association Plateau : plateau34@laposte.net Damien Alibert : 06 07 71 96 92 / damienalibert@hotmail.fr Jasmine Dziadon : 06 62 33 33 63 / cieongdam@gmail.com
Site :
Production :
Manade : élevage de taureaux ou chevaux Camargue Bouvaou : petites arènes souvent en bois servant au travail du gardian Bandido : retour des taureaux des arènes vers les pâturages Carmen : "Carmen", célèbre musique issue de l'opéra de Bizet, jouée pour saluer les prouesses d'un taureau. Capelado : entrée des raseteurs en piste avant qu'ils effectuent leur course Fé di Bioù : expression provençale pour désigner la passion du taureau Gardian : Femme ou homme à cheval qui s’occupe du bétail.Déjeuner aux prés : Tradition incontournable. Chaque matin, tout le monde se retrouve aux prés autour d’unpetit-déjeuner convivial et tiré du sac. Pendant ce petit-déjeuner, les gardians sélectionnent les taureaux (letri) qui participeront aux abrivados et bandidos.Abrivado : Départ des taureaux depuis leur lieu de pâturage jusqu’aux arènes, encadrés par les gardians.La population (les atrapaïres) tente de faire échapper les taureaux en rompant la barrière formée par lesgardians (jeu).Roussataïo : Lâcher de juments, quelques fois accompagnées de leurs poulains.Engasado ou gase : Le troupeau de taureaux traverse le canal du Bourgidou (zone peu profonde).Encierro/Encierrito : Lâcher de taureau ou vachette à l’intérieur du village, dans un périmètre délimité etsécurisé. La population vient alors se mesurer au taureau.Raseteur : Pendant les courses camarguaises, les raseteurs, vêtus de blanc, ont pour mission d’enlever lesattributs qui sont fixés sur les cornes du taureau (cocarde, ficelle, gland…) avec un crochet spécial (jeu).Peña : Ensemble musical des férias composé essentiellement de cuivres et percussions. La peña peutprécéder ou suivre les abrivados et courses de taureaux.Emboulage : Embout métallique ou gaine de cuir que l’on place sur les cornes du taureau afin de protégerles raseteurs d’un éventuel coup de corne. Farandole ; Du provençal farandoulo, la farandole est une danse traditionnelle exécutée en chaîne, où les participants se tiennent par la main et serpentent au rythme du tambourin et du galoubet.
Exemple d'une journée en Camargue : On vous embarque pour une journée de fête ! Le déjeuner terminé et les taureaux triés, l'abrivado s'élance en direction du village dans un cortège bouillonnant. Calèches, coureurs, cyclistes, mobylettes, ou autres engins motorisés accompagnent gardians et taureaux. Explosions de couleurs et ambiance brûlante, près des arènes que le grand soleil de l’après-midi inonde. Si certains se sentent l’âme de boulistes, d’autres profitent d’une sieste au frais, pendant que nous rejoignons l’arène pour assister à la course camarguaise. Soudain, la trompette retentit. L’atmosphère change, comme impatiente. Le taureau qui rentre en piste a pour nom « Zacarìo ». A la sortie des arènes tout le monde se retrouve dans les rues du village afin d’assister à la bandido. Les gardians à cheval amènent les taureaux un par un des arènes jusqu’au camion.L’air est doux. Le soleil égrène ses reflets orangés dans le ciel tandis que les premières notes de musique annoncent le début du bal où certains danseront jusqu’au bout de la nuit ! Pour moi, il est temps de rentrer car demain, on repart pour un tour !
Formée à l’école de théâtre de la Compagnie Maritime dirigée par Pierre Castagné, Jasmine Dziadon rejoint en 2002 l’équipe de la Compagnie de l’Echarpe blanche à Montpellier sous la direction de Jean-Louis Sol Elle a joué dans Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee et a assuré la direction d’acteur de Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg. En parallèle Jasmine anime des ateliers de théâtre pour tous les âges (Conservatoire de Beaucaire, CROUS de Montpellier, Ville de Pézenas…). Elle est éditée pour la première fois avec son récit pour enfant « L’effet papillon » aux éditions Le Manuscrit. Actuellement elle joue dans La thébaïde ou les frères ennemis de Racine Elle écrit et crée des spectacles pour le jeune public. Elle met en scène et joue dans La femme perplexe de Gérard Levoyer et Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe. Elle participe à des tournages dans la région (La grande boucle, Barbecue, …). En voix off, elle a notamment collaboré avec Benjamins Media, créateur de livres sonores à Montpellier. Elle joue actuellement Misérable Fantine de Victor Hugo, Le journal d'Anne Frank, Freud et ses souffrantes d'Avner Camus Perez, Le miroir de Médée de Max Rouquette (en création 2026).
FOUS DE FETES VOTIVES Textes : Antoine Martin Design : Eve André Illustrations Nouvelles : Arnaud Fayet Illustrations Abécédaire : Eve André Editions : SEDICOM Au diable vauvert Date de parution : 2018-5-03 Nombres de pages : 128 EAN-ISBN : 979-10-307-0208-8
Il est comédien. Il a été responsable de la structure gardoise Récré-Cité (réalisation, promotion et gestion d’activités culturelles et festives). Il est à l’origine de la création d’un festival sur le plateau du Larzac avec l’association « Plateau sous les étoiles ». Titulaire du Diplôme d’Etat d’enseignement du théâtre, il a enseigné au théâtre du Périscope à Nîmes et a dirigé la session théâtre du Conservatoire de Beaucaire. En théâtre, il a joué dans la Compagnie de l’Echarpe Blanche sous la direction de Jean-Louis Sol. Il a créé un spectacle sur des textes de Marcel Pagnol. En récit théâtralisé, il a participé au projet « Fous de Féria » d’Antoine Martin. C’est donc naturellement que le directeur de la publication à l’initiative du projet, Christophe André, s’est à nouveau tourné vers lui. Amateur de Boby Lapointe, il est actuellement à l’affiche d’un spectacle de chansons de Boby Lapointe "Entre et assieds toi" (Les fils à mamie, Les Fénomènes de Foires) programmé au festival off d’Avignon en 2024, 2025, 2026. Il interprète actuellement un spectacle sur Don Quichote en tournée public et scolaires. En tournage il a participé au long-métrage de Yann Le Quellec « Cornélius, le meunier hurlant ».