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Agroforesteries

Fabienne LAPICHE-JAOUEN

Created on July 25, 2025

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TEchniques et pratiques

agroforestieres

Ressources de Bourgogne-Franche-Comté

Cet espace ressources est conçu dans le cadre de l'animation du Pacte en faveur de la haie par le Réseau Bocag'Haies de Bourgogne-Franche-Comté pour partager les connaissances en matière d'agroforesteries pour les agriculteurs, les porteurs de projet, les conseillers en plantation. Cette bibliothèque interactive permet aux utilisateurs de découvrir des ressources pertinentes provenant d'acteurs régionaux et capitalisées lors des journées d'échanges de pratiques organisées par le Réseau Bocag'Haies. Au fur et à mesure que de nouvelles ressources seront développées, elles seront ajoutées à cette boite à outils. Pour toute demande, vous pouvez contacter Perrine LAIR, chargée de mission « Bocag’haies » à Alterre Bourgogne-Franche-Comté : p.lair@alterrebfc.org

PLANTATION

GESTION - PLANIFICATION

Plan

valorisation du bois
éléments contextuels

Plantation

Conception du projet, objectifs de plantation

Sélection des essences

Régénération naturelle assistée

Réalisation du chantier

1. PLANTATION CONCEPTION du projet -> objectifs du planteur, composition du projet

Agroforesterie intraparcellaire | Etienne Bourgy (chambre d'agriculture de la Nièvre)

Conception de projets en élevage et vignes | Christophe Sotteau (Agroeco expert)

Exemples de projets déposés dans Plantons des haies

Vidéos témoignages de porteurs de projet Plantons des haies et de leurs conseillers | Alterre BFC

  • Plantons des haies pour le pâturage en polyculture-élevage
  • Plantons des haies pour la vie dans les vignes
  • Plantons des haies pour le bien-être des troupeaux
  • Plantons des haies pour les auxiliaires de culture
  • Plantons des haies pour protéger du vent

Je suis un paragraphe prêt à accueillir votre créativité, vos histoires et vos anecdotes.

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1. PLANTATION CONCEPTION du projet -> réglementation

Synthèse de la réglementation liée à la plantation | Alterre BFC

Guide technique de l'agroforesterie en viticulture en Bourgogne-Franche-Comté | Vitaf (2022) Le projet VITAF (VITiculture et AgroForesterie) débuté en 2021 vise à acquérir des connaissances scientifiques et des références technico-économiques relatives à la vitiforesterie (implantation d’arbres dans et autour des parcelles de vigne)

Webinaire de décrytage de la circulaire sur la superficie viticole plantée d'arbres | Réseau Haies France (fév 2025)

1. PLANTATION CONCEPTION du projet -> FOURNITURES

Comparatif des paillages | Association Arbres et Paysages d'Autan

Protection des plants par clôture électrique | Fédération des chasseurs de Saône-et-Loire

Protéger ses arbres contre les dégâts d'animaux

1. PLANTATION sélection des essences -> CHOIX DES espèces

Liste des espèces végétales arbustives et arborées et leur caractéristiques (espèces éligibles au programme "Pacte en faveur de la haie")

Outil Deciduous d'aide aux choix des fruitiers en agroforesterie | Grab et INRAE (2024) Pour sélectionner le matériel végétal adapté au terrain et aux contraintes de l'agriculteur

Visite d'une truffière, démonstration de cavage | Séverine Le Bot Humblot (Chambre d'agriculture Doubs-Territoire de Belfort) Culture de la truffe et truffière, choix des plants (essences d'arbres et plants mycorhizés) favorisant le développement du champignon

1. PLANTATION sélection des essences -> Origine génétique

Enjeux de l'origine génétique des plants : la marque Végétal Local | Adrien Lethurgie (France Nature Environnement BFC)

Site Végétal local

Enjeux de préservation du peuplier noir | Marc Villar (Institut national de la recherche agronomique) - Nicolas Terrel (Etablissement public territorial du bassin Saône et Doubs)

De la graine aux paysages - Pourquoi et comment prescrire des végétaux sauvages et locaux ? | Office français de la biodiversité - Végétal local (2024) Guide à destination des professionnels pour la mise en œuvre d’aménagements, de plantations ou de semis.

1. PLANTATION réalisation du chantier -> facteurs de réussite

Projet agroforestier de la ferme de la Loge | Nadia Baruch (CRPF) Quelles essences planter ? Comment protéger les plants de la dent du gibier et du bétail ? Quel type de paillage utiliser ?

Vidéo : Facteurs de réussite et d'échec des plantations hors forêts - Violette Hervé (CRPF)

1. PLANTATION réalisation du chantier -> conditions de plantation

1. PLANTATION réalisation du chantier -> suivi

1. PLANTATION réalisation du chantier -> Régénération naturelle assistée

Gestion

Gestion des jeunes haies

Principes d'une gestion durable

Outils de gestion

Gestion des ripisylves

2. Gestion principes d'une gestion durable

Schéma : Composantes de la gestion durable d'une haie Une gestion durable des haies repose sur la pérennité des haies, la diversification et le choix des essences, la préservation du milieu, le dégagement d’une ressource économique

Référentiel de typologie des haies du département du Jura | Jura Nature Environnement (mars 2022) Recensement des types de haies observés, les essences qui les composent, ainsi que leurs contextes agronomiques et environnementaux associés

Guide de préconisations de gestion durable des haies | Réseau Haies France Support technique pour comprendre le contenu et les attendus de la gestion durable des haies.

Bords de champs bocagers, comment gérer le pied de haie ? | Fédération départementale des chasseurs de la Saône-et-Loire, Chambre d’agriculture de la Saône-et-Loire, Office français de la biodiversité Guide identifiant et conseillant sur les pratiques d'entretien des pieds de haie impactant le moins la faune sauvage

Formations BIO Bourgogne-Franche-Comté site https://biobfc.org (rubrique catalogue de formation)

2. Gestion GESTION DES JEUNES HAIES

2. Gestion GESTION DES ripisylves

2. Gestion outils de gestion -> Plans de gestion DURABLE

Principes d’aménagement et de gestion des systèmes agroforestiers | AFAHC (Afac-Agroforesteries) Replacer l'arbre champêtre au coeur des objectifs agro-économiques, environnementaux et paysagers, des exploitations agricoles. Guide technique destiné aux conseillers qui accompagnent les agriculteurs dans la réalisation de plans de gestion agroforestiers

Plan de gestion durable des haies (PGDH) | Réseau Haies France Outil d'aide à la planification permettant à l'agriculteur de connaître ses haies, son capital « bois » et les manières de les gérer

Plans de gestion durable des systèmes agroforestiers | Chambres d'agricultureLe réseau des chambres d’agriculture accompagne agriculteurs et collectivités pour l’entretien et la gestion durable des systèmes agroforestiers (PGDSAF)

2. Gestion outils de gestion -> VISITES CONSEIL

Visites conseil | Alterre BFCTrame commune pour les conseillers intervenant dans le cadre du Pacte de la haie : check-list de déroulé d'une visite, questionnaire à remplir par l'exploitant avant la venue sur site du conseiller, attestation de réalisation de la visite conseil, liste de contacts de la gestion durable en Bourgogne-Franche-Comté

2. Gestion outils de gestion -> LABEL HAIE

Un label pour préserver les haies | Alterre BFC Ce label encadre les bonnes pratiques de gestion des haies bocagères par les agriculteurs et garantit la maîtrise des filières de production/distribution du bois bocager (ancrage local et durable)

valorisation du bois

Organisation du chantier de coupe

Bois énergie

Carbone

Bois plaquettes

Autres

3. Valorisation du bois organisation du chantier de coupe

3. Valorisation du bois bois énergie

Retour d'expérience du GAEC de Velle | Etienne Bourgy (chambre d'agriculture de la Nièvre) Exploitation familiale en polyculture-élevage de bovins avec 42 km de haies sur l’exploitation, intra parcellaires ou en lisière de forêt

Webinaire Valoriser la haie en bois énergie | Réseau Haies France (2023) Le bois énergie est une ressource compétitive, durable et créatrice d’emplois

3. Valorisation du bois BOIS PLAQUETTES

Webinaire Valoriser la haie en litière plaquette | Réseau Haies France (2023) Le bois des haies transformé sous forme de plaquettes ou de copeaux est un matériau intéressant à utiliser en litière animale en substitution d’une partie de la paille

Haie hop, je plante ! Valorisation du bois plaquettes | Chambres d'agriculture de Bourgogne-Franche-Comté et Agence de l'eau RMC Les haies présentes sur les exploitations peuvent permettre de produire du bois, sous réserve d’être exploitées en haies hautes. Ce bois peut être exploité en plaquettes qui peuvent se substituer partiellement à la paille en litière, ou être utilisées en combustible dans des chaudières automatiques

3. valorisation du bois carbone

Label bas-carbone - La méthode Haies | Chambre d'agriculture du Pays de la Loire (2021) Méthode Haies comptabilisant la séquestration du carbone dans les sols et la biomasse par le biais d’une gestion durable des haies bocagères des exploitations agricoles. Elle permet également de valoriser les réductions d’émission de l’empreinte en substituant une énergie fossile ou un matériau non durable par le bois

3. valorisation du bois AUTREs

Prendre en compte les haies dans les Atlas de la biodiversité communale | Office français de la biodiversité (2024) Cette publication recense des bonnes pratiques et propose des lignes directrices pour mieux intégrer les haies dans les atlas de la biodiversité communale

éléments Contextuels

En Bourgogne-Franche-Comté

Services écosystémiques

Outils réglementaires

4. éléments contextuels en Bourgogne-Franche-Comté

Bilan des plantations financées en Bourgogne-Franche-Comté entre 2005 et 2024 | Alterre BFC - Repères flash 92 (2025) Infographie présentant le bilan chiffré et illustré des plantations bocagères (haies, arbres et bosquets) financées en Bourgogne-Franche-Comté entre 2005 et 2024 via l'appel à projet "Bocage et paysages" du conseil régional, le programme "Plantons des haies" du plan de relance et le dispositif "Pacte en faveur de la haie" de la DRAAF

Carte de la densité de haies par hectare en Bourgogne-Franche-Comté entre 2005 et 2024 | Alterre BFC - Repères 88 (2023)

Guide interactif des financements pour la plantation | Alterre BFC (2025) Comment s'y retrouver dans les financements ? Les aides mobilisables en Bourgogne-Franche-Comté sont recensées dans ce guide interactif qui vous aidera à choisir celles qui correspondent le mieux à votre projet.

4. éléments contextuels services écosystémiques

Schéma des services écosystémiques rendus par les haies et l'agroforesterie | Alterre BFC - Repères 88 (déc 2023)

Schéma du rôle des haies et effets des changements climatiques sur les systèmes agricoles | Alterre BFC - Repères 88 (déc 2023)

L’arbre et la haie dans le contrat territorial des Nièvres | Mathias Boureau (Cellule Bassin Versant des Nièvres)

Les actions du PNR du Morvan en lien avec la haie et la ripisylve | Laurent Paris (Parc Naturel Régional du Morvan)

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4. éléments contextuels outils réglementaires

Journée Réglementation et financements | Alterre BFC (janv 2022)

Représentation de la haie dans la Politique agricole commune 2023-2030 | Alterre BFC - Repères 88 (déc 2023)

Webinaire Loi d’Orientation Agricole – Comprendre et anticiper les évolutions à venir pour les haies | Réseau haies France (mai 2025) Les enjeux juridiques, techniques et pratiques de cette nouvelle réglementation

ELEMENTS A PRENDRE EN COMPTE ET DEFINITION DES PARAMETRES, REGLES DE PLANTATIONETIENNE BOURGY – CHAMBRE D’AGRICULTURE DE LA NIEVRE Paramètres Certaines parcelles ne sont pas adaptées à l’agroforesterie. Par exemple, une plantation de noyers sur forte pente est à éviter, car le ramasseur de noix ne pourra pas y circuler. Orientation : favoriser une orientation Nord-Sud pour limiter l’ombre portée, si possible. Espacements : généralement, un arbre tous les 7 à 12 m, soit 12 à 20 arbres/ha, avec un espacement entre lignes de 36 m. Alignement : le choix entre plantation en quinconce ou en damier dépend de l’exploitation et du revenu attendu. Dans la parcelle visitée, l’agriculteur devait circuler dans les deux sens : plantation en damier. Chantiers participatifs/pédagogiques : confier uniquement la plantation d’arbustes aux enfants (implantation plus simple). À éviter dans les chantiers agroforestiers. En cas d’excès d’azote, privilégier l’érable champêtre, le noisetier, le charme et le cornouiller sanguin. Conditions de réussiteLa bande enherbée entre les arbres assure une continuité pour les auxiliaires de culture et une connexion mycorhizienne. Pour protéger les arbres des outils mécaniques, installer un piquet de chaque côté. Le planteur doit s’approprier l’agroforesterie : ne pas lancer un projet sans formation. Prévoir la réversibilité du système en cas de changement (ex. : espacement passant de 13 à 26 m, suppression d’une ligne sur deux). Anticiper les évolutions, notamment pour les projets subventionnés. Dans la trufficulture, scientifiques et techniciens étudient les interactions mycorhiziennes. On plante des endomycorhizes non productrices mais bénéfiques : ce sont les « essences compagnes ». Changement climatique : incertitude sur la cultivabilité future des terres. Parcours à volaillesSi une personne a froid au centre du parcours, il en est de même pour les animaux. Les poules n’explorent que 20 à 50 % du parcours. Le reste peut accueillir des espèces productives. L’ombrage doit couvrir 30 à 50 % maximum pour conserver de la lumière. Le schéma courant consiste à planter des haies en « peigne » devant le bâtiment pour guider les volailles jusqu’aux arbres (ex. : cornouiller sanguin). Protéger les haies avec du grillage pour éviter leur dégradation.

EFFETS DE L'AGROFORESTERIE POUR LE SYSTEME AGRICOLE - CAS DE L’AGROFORESTERIE EN ELEVAGE ET VITIFORESTERIECHRISTOPHE SOTTEAU - AGROECO EXPERT Page 1/2 RAPPEL DES SERVICES RENDUS PAR L’ARBRE POUR LES SYSTEMES AGRICOLES La motivation des planteurs en agroforesterie peut être agronomique (services aux cultures ou animaux), paysagère (valorisation de l’image de l’exploitation), liée à la production (bois, fruits), au foncier ou aux services écosystémiques (biodiversité, régulation des crues…). L’AGROFORESTERIE EN ELEVAGE1. Impact des changements climatiquesLe réchauffement climatique aura des effets majeurs : selon le scénario +2 °C du GIEC, la fréquence des extrêmes thermiques serait multipliée par 5,6 et celle des sécheresses agricoles par 2,4.En élevage, cela affectera la saisonnalité et la régularité de la pousse de l’herbe, les conditions de récolte et de portance (printemps/automne), l’autonomie fourragère, la productivité globale. Selon l’IDELE, la pousse de l’herbe deviendra plus précoce, mais souvent inexploitable en mars/avril (problèmes de portance), et réduite en été, nécessitant des ressources alternatives. 2. Apport des arbres en élevage→ Fourrage Une densité trop élevée (150 arbres/ha) réduit le rendement du premier cycle ; à 60 arbres/ha, l’impact est négligeable. La qualité du fourrage reste globalement stable. Certaines essences (frêne, figuier, mûrier, vigne) offrent un fourrage proche du Ray-gras ou de la luzerne. Attention, les essences adaptées à la chaleur sont souvent sensibles au gel tardif (débourrement précoce). 3. Conception et gestion d’un système agroforestier en élevage Étude de cas : mise en place d’un pâturage tournant sur un élevage bovin. Les contraintes du terrain sont : pâturage dynamique, lignes électriques (hauteur mini 4–5 m ou arbres en têtards), drainage… Schéma proposé : lignes d’arbres espacées de 25–30 m, deux haies en bordure, zones tampons sous les lignes électriques et autour des canalisations. Les essences ont été choisies pour leur intérêt fourrager. Implantation alternée entre haut-jets et arbres en têtards. Sous les lignes électriques, seuls des arbustes (ex. noisetier) seront plantés. Remarque : les alignements d’arbres offrent plus de souplesse que les haies (fixes), notamment en cas de changement de destination des parcelles.

EFFETS DE L'AGROFORESTERIE POUR LE SYSTEME AGRICOLE - CAS DE L’AGROFORESTERIE EN ELEVAGE ET VITIFORESTERIECHRISTOPHE SOTTEAU - AGROECO EXPERT Suite page 2/2 LA VITIFORESTERIE 1. Apport des arbres en viticulture → Changement climatique Les fortes températures augmentent la teneur en sucre des raisins et donc le taux d’alcool des vins. Le programme CASDAR Vitiforest a montré que les arbres réduisent la température de 1 à 4 °C sur le premier rang situé au sud, selon leur âge, retardant ainsi le débourrement. En viticulture, attention à la diffusion d’air froid : le vent a un effet positif en réchauffant l’air (brassage) et en réduisant l’humidité, limitant ainsi les maladies fongiques. Les haies peuvent faire écran au vent jusqu’à 4 fois leur hauteur. → Biodiversité Plus la parcelle est éloignée d’un bois, plus la présence de cicadelles augmente -même phénomène avec des alignements d’arbres ou haies. Les arbres enrichissent la vie du sol via la production de matière organique (feuilles, racines fines), l’amélioration du cycle des nutriments, la réduction du lessivage et du ruissellement, une meilleure structure et perméabilité du sol. Selon l’IFV, le rendement de la vigne peut être amélioré quand les arbres sont proches. 2. Conception et gestion d’un système vitiforestier Plusieurs modalités possibles : haies intraparcellaires, arbres entre les rangs ou à la place d’un rang, arbres sur le rang (en remplacement de ceps = complantation). Adapter la densité, les essences et le feuillage selon les objectifs. Par exemple, sorbier et cormier laissent mieux passer la lumière. Pour un effet brise-vent ou limiter les dérives phytosanitaires, privilégier une haie haute. → Adaptation au système Complantation difficile en cas de mécanisation. Orientation Est-Ouest : attention à l’ombre portée plus importante. Laisser au moins 3 m entre vigne et arbre, surtout en sol peu profond. Possibilité de "cerner" les arbres (section des racines latérales) pour forcer un enracinement en profondeur, à répéter tous les 2–4 ans. À éviter en sol superficiel ou irrigué (remontée des racines). Prévoir 30 à 50 arbres/ha maximum. Conserver les tournières en bout de rang. Les arbres têtards sont très utilisés : ils permettent de gérer ombrage et enracinement. Exemple original : tour anti-gel avec arbres plantés en rayons, à distance variable du centre.QUELQUES POINTS DE VIGILANCES TECHNIQUES ET REGLEMENTAIRES : attention aux essences toxiques, notamment pour les équins et bovins. Tenir compte des réseaux de drainage. Bien présenter le projet agroforestier aux instances (FranceAgriMer, DGDDI, DDT…), afin de savoir comment déclarer les arbres. Le cahier des charges AOC n’autorise pas toujours les plantations (des évolutions sont en cours, ex. : en Alsace).

ZOOM SUR LES PROJETS EN ZONE VITICOLE MACONNAISE FRANCK JACOB, FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS 71 DifficultésDans les zones viticoles, les parcelles sont petites, mitoyennes et souvent déjà plantées. Trouver de la place pour intégrer des arbres implique parfois d’arracher des rangs de vigne, ce qui est délicat au vu du coût élevé des vignes en appellation.La préparation du sol est compliquée : l’empâtement est limité (rangs étroits, fossés, bouts de rang), ce qui rend l’accès au matériel difficile. Chaque situation étant différente, la recherche et la mise en œuvre de solutions prennent beaucoup de temps. Autre contrainte : la proximité avec les voisins oblige à demander leur accord, ce qui allonge les délais. Intérêts et effets recherchésMalgré ces obstacles, introduire des haies dans des zones de monoculture viticole reste bénéfique. Les épisodes de chaleur extrême ont brûlé les grappes, et la sécheresse a causé des mortalités, d'où l'intérêt croissant pour l’ombrage estival et les interactions mycorhiziennes entre arbres et vignes. L’évitement des dérives phytosanitaires est peu cité, mais l’effet brise-vent contre le vent du nord, desséchant, est recherché. On plante davantage d’arbustes que d’arbres, souvent espacés de 4 à 5 m. Du fait de la petite taille et du morcellement des parcelles, les haies influencent généralement une quinzaine de rangs. Les plantations sont majoritairement en périphérie des parcelles, car intégrer des arbres dans les rangs est complexe pour des raisons douanières (chaque rang équivaut à un volume de production) et à cause des cahiers des charges AOC, qui imposent des densités minimales à l’hectare. EssencesQuelques trognes seront implantées. Des essais sont prévus avec amélanchiers, abricotiers, et peu de charmes. Le sol étant calcaire et sec, des essences comme le frêne et l’érable, qui supportent bien la recépage, sont testées en têtards — cela reste expérimental. Bio-Bourgogne suit actuellement une dizaine de projets de vitiforesterie hors du dispositif Plantons des haies dans le Chablisien, portés essentiellement par des vignerons en bio. Ces plantations, souvent de petite taille, offrent une plus grande liberté dans le choix des essences, notamment fruitières, très demandées. Le projet européen VITAF, initié en Saône-et-Loire par le lycée de Mâcon-Davayé, cherche à mobiliser des viticulteurs en Bourgogne-Franche-Comté. Les parcelles font l’objet d’un suivi, et un guide pratique a été produit dans ce cadre (accessible ici).

ZOOM SUR LE PROJET DU GAEC BELPOIS DU PRE AU SOIR : MITOYENNETE BENEDICTE LUNET, CHAMBRE D’AGRICULTURE DOUBS-TERRITOIRE DE BELFORT La parcelle est en zone venteuse, le projet est donc une haie brise-vent et limitant l’érosion du sol au niveau de l’entrée des bêtes. Une convention avec le propriétaire voisin était prévue car la plantation est en limite de propriété. Ce dernier a changé d’avis en cours de projet. Une autre parcelle en mitoyenneté avec la commune est concernée.La problématique foncière avec les voisins est un argument qui ressort car la perte de surface est plus importante par rapport à la PAC (plantation à 2 mètres de la limite). C’est une zone de flou car normalement, la haie est comprise dans les surfaces non agricoles et valide dans les aides PAC. Cette problématique peut retarder le projet si aucun accord n’est trouvé. ZOOM SUR LE PROJET DE CREATION DE CONNEXION ENTRE DEUX MASSIFS MORGANE LAITHIER, FEDERATION DE CHASSE DU DOUBS La plantation va avoir lieu au printemps, entre deux massifs forestiers. Cette zone est dépourvue de haies et de connexions. 1000 ml de haies sont prévus, soit 3000 arbres pour un coût de 7000 €. L’exploitation est un élevage AOP Comté. La haie à implanter se situera le long du chemin, plutôt au nord pour apporter de l’ombrage et un effet brise-vent. La parcelle est en maîtrise foncière avec des sols peu profonds par endroit (roches affleurantes). En raison de la pénurie de plants, ceux-ci n’ont été reçus qu’en février. Il y a eu de gros soucis avec la pépinière qui se traduisent par un délai de 2 ans entre le dossier et la plantation. Une clôture est prévue du fait des vaches. Un chantier d’insertion participe à la plantation, l’agriculteur pose la clôture et amène la paille. A ce sujet, les nids de campagnols sont à surveiller.

VISITE DE TRUFFIERE ET DEMONSTRATION DE CAVAGESEVERINE LE BOT HUMBLOT - CHAMBRE D’AGRICULTURE DOUBS/TERRITOIRE DE BELFORT Page 1/2 Présentation de la truffeLa truffe est un champignon présent partout en France, elle a besoin de sols calcaire et de beaucoup d’eau. La truffe aime les tannins. La majorité des truffes récoltées en France proviennent de truffières dites naturelles (en forêt). La truffe plantée est une technique récente : depuis les années 1970 en France et en Bourgogne, depuis une trentaine d’années. Il existe 5 variétés de truffes : la truffe de Bourgogne (Tuber Uncinatum), la truffe blanche (Tuber Magnatum), la truffe noire ou du Périgord (Tuber Melanasporum), la truffe bianchetto (Tuber Borchii) et la truffe d'été (Tuber Aestivum, truffe de Bourgogne récoltée en été). RécolteLa Truffe de Bourgogne est une truffe d'automne. Sa récolte s'effectue de mi-septembre à fin janvier, dans les bois (truffières naturelles) ou sur plantations (noisetiers, chênes, charmes, pins noirs, toujours des essences locales). Le chien, ici un Lagoto Romagnolo, localise les truffes et marque l’emplacement, commence à les déterrer. Il faut ensuite creuser avec un outil dédié (petit pic). L’extraction de la truffe s’appelle le cavage. Gestion d’une truffièreLa truffière visitée est en place depuis une dizaine d’années. En fonction de la variété de truffes, la plantation et l’entretien des arbres diffèrent, parfois taillés en « bonzaï » si la truffe requière de la chaleur (truffes du Périgrod). La plantation nécessite un nettoyage complet du milieu, la destruction de toutes les plantes herbacées ou ligneuses qui pourraient héberger des champignons mycorhiziens ainsi qu’un travail du sol pour obtenir un terrain meuble. Sur les deux dernières saisons, du biochar (charbon de bois obtenu par "brûlage" en absence d'oxygène) a été utilisé au pied des arbres pour améliorer la qualité du sol et favoriser la production. Cela a permis de limiter les maladies et d’améliorer la récolte (le charbon conserve l’humidité, apporte du carbone et aère le sol, les truffes sont plus grosses). Plusieurs calibres de charbon existent.

VISITE DE TRUFFIERE ET DEMONSTRATION DE CAVAGESEVERINE LE BOT HUMBLOT - CHAMBRE D’AGRICULTURE DOUBS/TERRITOIRE DE BELFORT Page 2/2Mycorhization Une condition de réussite : la qualité des plants mycorhizés, très difficiles à trouver et par conséquent, très onéreux, de l’ordre de 150 € le plant. Il est préférable de se fournir en plants truffiers certifiés dont la qualité permet d’augmenter les chances de récolte des truffes. En France, la qualité des plants n’est pas toujours bonne, les espagnols ont une meilleure technique.Pour mycorhizer un arbre (peu productif) ou accélérer la mycorhization, il est possible d’inoculer des spores de truffes dans la terre. C’est la technique du piège à truffe, composé de truffes broyées (congelées), humus, eau, sucre et parfois perlite. Il peut être mis en place dès 4 ans d’implantation des arbres. EssencesLe chêne vert est le meilleur producteur mais il faut un filet de protection pour le protéger du gel au démarrage. Les autres essences productrices sont le chêne pubescent, le chêne chevelu, le charme, le noisetier, le pin (mais ce dernier est trop sensible au réchauffement climatique) et le bouleau. Ce sont des arbres très forestiers. Le camérisier et le genévrier sont à l’essai. Certains arbustes comme les cistes fonctionnent aussi et permettraient de constituer des haies truffières.On trouve souvent des truffes au pied des pommiers sauvages car la proximité des fruits permet d’apporter le sucre mais le pommier lui-même n’est pas mycorhizé (ni aucun fruitier domestique ou sauvage). Truffe d’ItalieLa truffe d’Italie n’ayant pas été productive en 2022, les cours de la truffe de Bourgogne se sont envolés. La truffe d’Italie est rare car son mycélium ne peut être reconnu que par une analyse ADN. Les 1ères truffières d’Italie plantées en France datent de 2013. L'INRAE recherche des propriétaires qui la produisent pour des suivis. Les iris favorisent cette truffe car le bulbe lui ressemble et il y a un mimétisme qui se met en place. Un semis de carotte pour le sucre et du pavot pour la structure de la terre favorisent son implantation.

ENJEUX DE COLLECTE VEGETAL LOCALADRIEN LETHURGIE - FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT BFC Page 1/2 La marque Végétal local (VL) a été créée en 2015 par 3 associations pour garantir une diversité biologique et l'origine locale des plants. La métropole est découpée en 11 régions pédoclimatiques sous la marque. Le Morvan est situé dans la région massif central. Principes de collecte La collecte de graines se fait sur des sites naturels càd des arbres ou des haies datant d'avant 1970. La collecte se répartit sur au moins 30 arbres et au maximum sur 3 ans consécutifs. Elle ne doit pas excéder 25 % de la production de l’individu pour ne pas compromettre la régénération naturelle. Une autorisation de collecte est systématiquement demandée au propriétaire. Si ce dernier ne la donne qu’oralement, le collecteur doit faire une attestation sur l’honneur.La collecte se fait par des collecteurs autoentrepreneurs ou des bénévoles d'association. La collecte est manuelle pour limiter l'impact sur le milieu. Les plants VL sont destinés aux gros aménagements, aux agriculteurs, pas encore aux particuliers. Il faut beaucoup de connaissances pour ne pas collecter de graines hybrides. La saison de collecte se fait d’avril à novembre, elle commence par le lierre et les ormes montagne et champêtre, et finit par le houx. Aucun critère de sélection n’est appliqué (ni sur la taille, ni sur l’âge de l’arbre). Le seul test réalisé est le test de flottaison pour la viabilité des graines.Les individus collectés sont renseignés dans un outil (logiciel Pepicollecte) pour garantir la traçabilité (300 sites sont renseignés sur la zone Rhône Saône Jura). Il est possible de collecter 55 essences retenues sous la marque VL avec une révision chaque année.Mise en cultureToutes les graines de la région sont centralisées, mélangées et sont dépulpées à Lons-le-Saunier dans un ESAT. Les fruits sont écrasés sur un tamis avec de l'eau, puis la graine est mise en séchoir. Le matériel utilisé est peu spécialisé (ex : bétonnière). Les graines sont envoyées aux pépinières naisseuses. Par exemple, pour les pépinières Naudet, le site de naissance est situé à Bordeaux. Il y a 8 pépinières qui vendent des plants du bassin Rhône Saône Jura, de toutes tailles mais une seule pépinière naisseuse. La levée de dormance est très technique ce qui explique le peu de pépinières naisseuses, une réappropriation du métier de semenceur est nécessaire. La germination est aléatoire. Il n’y a pas de contrainte au cahier des charges sur le microbiote et le type de sol dans lequel le plant est élevé, ce qui peut avoir une influence sur le taux de reprise. La pépinière Naudet travaille avec toutes les zones géographiques.

ENJEUX DE COLLECTE VEGETAL LOCALADRIEN LETHURGIE - FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT BFC Page 2/2 LimitesLes espèces en voie de disparition ne sont pas collectées en raison de la réglementation visant à ne pas abimer le plant mère. Les essences sous restriction peuvent être collectées dans des vergers à graines. Les prix varient de 15 €/kg pour des pommes sauvages à 3 000 €/kg pour le néflier et camérisier à balai. Empiriquement, il est préférable de dépulper les nèfles contrairement aux pommes pour lesquelles la germination est meilleure avec le fruit, peut être grâce à l’action de l’acidité. On ne comprend pas pourquoi cette différence, on manque de connaissance sur les germinations.Il y a eu peu de retour de pépinières sur la présence d’hybrides.Les plants Matériel forestier de reproduction (MFR) sont une démarche très ancienne et similaire : les plants sont tracés par région pour attester les provenances. Il y a une sélection qualitative des plants (contrôle de taille et de calibres). Cette filière a été structurée par l'état pour le reboisement forestier. Seules des essences arborées et à vocation productives sont concernées.Adaptation au changement climatiqueIl est essentiel de mixer les graines du sud avec celles d'autres régions au sein des essences afin d'élargir la diversité génétique des haies, d’en augmenter le potentiel et d’en renforcer la résistance aux changements climatiques. C’est ce que font l’ONF et le CRPF. Une telle approche nécessite de brasser les graines provenant du sud avec celles d'autres régions pour contrer la lente adaptation des espèces sensibles, comme le charme, qui risquent de ne pas survivre au changement climatique.Concernant les plantations en Végétal Local, il n'est pas obligatoire de replanter dans la région d’origine. Cela permet de planter des graines du sud de la France dans d'autres régions, même si ce n'est pas l'objectif principal. Un mélange de 50% de graines du nord et 50% du sud maximiserait la diversité, mais il faut agir rapidement pour anticiper les changements. Dans les forêts dites classiques", de nouvelles espèces émergeront, et certaines, comme le chêne, pourraient disparaître face aux signes de dépérissement. Un mélange systématique peut toutefois être risqué, mais laisser faire serait trop lent.La question se pose alors : faut-il reconsidérer l’appellation « Végétal Local » ? Comparé aux graines collectées en Europe de l’Est, les graines locales sont plus adaptées au territoire. Faut-il privilégier une migration assistée pour des espèces comme le charme, qui résistent mieux aux températures élevées du sud ? Mais, doit-on préserver le charme local, qui pourrait souffrir du réchauffement climatique ?En fin de compte, la question est de savoir si nous devons intervenir. Lorsque l'on replante une haie, on réintroduit des essences perdues. Si on laisse faire, seules quelques espèces dominantes, comme le cornouiller ou l’aubépine, pourraient survivre.

ENJEUX DE PRESERVATION DU PEUPLIER NOIRMARC VILLAR – INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE NICOLAS TERREL – ETABLISSEMENT PUBLIC TERRITORIAL DU BASSIN SAONE-ET-DOUBS Page 1/2 Contexte du programme de sauvegardeUn travail est engagé depuis 20 ans sur le peuplier noir sauvage, caractéristique de la ripisylve d’un fleuve vivant et dynamique. Il ne s’agit pas du peuplier hybride cultivé ou de la variante ornementale italica (en longueur). La graine germe uniquement sur des bancs de sables alluviaux alimentés par les crues : exemple sur la Loire et la Drome. Il est donc absent des fleuves canalisés et a beaucoup souffert des aménagements. Il est aussi menacé par la pollution génétique avec les cultivars hybrides et la variété italica.Dans les années 90, un programme de sauvegarde de l’espèce a été mis en place par le Ministère de l’Agriculture : « Conservation des ressources génétiques du peuplier noir ».Premier axe du programme : connaissance des populations sur les principaux fleuves et rivières, qui comprend l’étude de la diversité des populations naturelles. Les dispositifs pour mesurer les critères phénotypiques et génétiques dont l’ADN ont montré que l’espèce est structurée par bassin, les peupliers noirs méditerranéens sont différents de ceux de la Seine, de la Garonne, etc.Cas du Val de SaôneL’EPTB Saône et Doubs a été sollicité pour identifier les populations de la Saône. L’espèce n’était pas connue et la biblio a montré qu’il était présent par le passé, cela a permis de confirmer que le peuplier noir était présent sur le territoire ; des prélèvements ont pu être effectués.Les populations sur le Val de Saône ont été multipliées car seuls quelques individus relictuels sont présents. La multiplication par bouture permet de le multiplier pour le sauvegarder.

ENJEUX DE PRESERVATION DU PEUPLIER NOIRMARC VILLAR – INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE NICOLAS TERREL – ETABLISSEMENT PUBLIC TERRITORIAL DU BASSIN SAONE-ET-DOUBS Page 2/2 Création de variétés par mélanges de clones et diffusionLa vente du peuplier noir est règlementée, sous forme de MFR (Matériel Forestier de Reproduction). Pour fournir les aménageurs en grand nombre pour replanter, et pour éviter le clonage du peuplier noir d’Italie issu d’un seul individu, 6 variétés de mélanges de 25 individus ont été créées et homologuées par l’Etat représentant toute la diversité du bassin : les variétés en mélange de clones (VMC). Il y a une variété par grand fleuve (Seine, Loire, Garonne, Rhin), et 2 sur le bassin du Rhône : Rhône Méditerranée au sud et Saône au Nord.Un programme « Un arbre une commune » a été lancé avec l’EPTB : plantation de 1 100 plants (issus des boutures) d’abord en sites Natura 2000. Une forte demande des communes alentour a abouti au développement des prélèvements locaux et à la création de 3 pépinières pour fournir gratuitement des plants aux porteurs de projets, à hauteur d’une cinquantaine de plants par projet. Pour la réimplantation, le choix s’est porté sur des sites en Val de Saône et non plus sur son habitat pionnier le long de la Saône (qui n’existe plus du fait des aménagements). Un observatoire des peuplements de variétés homologuées MFR a été créé.C’est un nouveau marché, une nouvelle espèce qui monte en puissance. En les sensibilisant, les élus sont intéressés. Pour une grosse commande, il vaut mieux passer par un contrat de culture car la filière est assez récente, il y a du délai.Caractéristiques du peuplier noirUn gros travail de communication sur le peuplier noir, très peu connu est mené. Il compose les forêts alluviales et les haies. Il servait comme trogne, et marquait les paysages comme limite de parcelles, de champs. Comme il peut devenir très vieux, parfois pluri centenaire, il forme des crevasses et des cavités dans son tronc qui sont autant de refuges pour les chauve-souris et autres animaux.Espèce emblématique qui se remarque de loin, le long de la ripisylve, il maintient bien les berges -mieux que la variété hybride cultivée-, son système racinaire est très efficace. Il a toute sa place dans les ripisylves, sur n’importe quel type d’affluent, y compris les petits cours d’eau du Morvan, beaucoup plus résistant à la sécheresse que le saule. Des vergers de reproduction sont en projet (en Haute-Saône, en Saône médiane et en Saône aval). Pour être sûr de reconnaitre un vieux peuplier noir, seul l’ADN est fiable mais il y a des critères de reconnaissance qui donnent des indices. L’âge est un bon critère.Les sions et les mottes repartent avec le même succès.

PROJET AGROFORESTIER DE LA FERME DE LA LOGENADIA BARUCH - CRPF

Choix des essences du projet Le sol est calcaire, superficiel et exposé au gel et la zone est soumise à des sécheresses et canicules. Dans ce projet, les 9 essences implantées sont majoritairement des fruitiers forestiers : Poiriers, Alisier blanc et torminal, Cormier, Merisier (en évitant les sols trop secs) ainsi que du Tilleul à grandes feuilles, du Chêne sessile et pubescent et du Noyer (à la demande du planteur et dans les secteurs dotés des sols les plus profonds, car le noyer a besoin de limons et d’argiles, de sols frais et riches et d’un pH proche de 7), en proportions égales et mélangés pied par pied. Un projet de diversification en maraichage est également en cours. Paillage Le paillage Géochanvre® a été choisi car il est issu d’une culture durable, est biodégradable mais pas trop rapidement. Il reste onéreux, comme tous les géotextiles. Il n’y a pas trop de problèmes de chevreuil dans la zone au bord de la route mais les sangliers ont retourné le paillage dès la première nuit. Un grillage ursus a été posé pour protéger l’ensemble de la parcelle agroforestière. Le bois déchiqueté est moins retourné par le gibier mais il faut en mettre une couche épaisse. La paille et la sciure sont également attractives pour les mammifères fouisseurs. En semis direct simplifié et en présence d’arbres, les sangliers sont particulièrement attirés. Il est difficile de maitriser les réseaux trophiques. Protections La stratégie d’implanter des épineux est intéressante en haie mais insuffisante en agroforesterie car tous les plants sont importants. Les manchons plastiques doivent être de hauteur, diamètre et qualité suffisants. Ils sont à enlever à terme pour éviter d’abîmer l’arbre quand il grossit. Les fournitures du grillage ursus peuvent être financées sur justification. Attention à la circulation de la faune avec ce type de protection. Des ursus progressifs sont préférables pour laisser passer la mésofaune (renard, blaireaux) pour lutter contre les micromammifères. Les grandes protections (1,50 m) sont à réserver à la présence de cerfs, sinon leur poids important peut faire chuter le plant s’ils ne sont pas bien maintenus. Concernant les clôtures électriques, en cas d’oubli ou de casse ponctuels, les dégâts peuvent être catastrophiques. Elles nécessitent un entretien des ronciers et de la végétation herbacée ou ligneuse. Autres points de vigilance Ne pas négliger le travail après plantation : arrosage si nécessaire, rentrer les tiges dans les protections, taille de formation… Il est préconisé de répartir les gros projets sur 2 ou 3 ans pour lisser ce temps d’entretien. Dans la bande enherbée, l’idéal est d’implanter de la fétuque ovine. Eviter le trèfle et la luzerne purs car ils risquent d’être trop asséchants. Préférer les mélanges avec des graminées. Des perchoirs à buses plus grands que les arbres sont essentiels pour éviter de casser les plants : prévoir 2 perchoirs/ha de 2 m minimum.

EXPLOITATION DU GAEC DE LA VELLEETIENNE BOURGY – CHAMBRE DEPARTEMENTALE D’AGRICULTURE DE LA NIEVRE

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Présentation de l’exploitationLe GAEC de Velle est une ferme familiale en polyculture-élevage bovin qui cherche à diversifier ses activités et améliorer son autonomie et confort de travail :

  • construction de nouveaux bâtiments pour augmenter les espaces de stockage
  • installation de panneaux photovoltaïques sur les toits pour revendre de l’énergie
  • engagement dans la démarche France Carbone Agri (FCAA) pour des pratiques agricoles vertueuses (réduction CO2, plantation de haies, renouvellement du troupeau)
  • autonomie alimentaire grâce à la culture de céréales, orge, luzerne et semis direct
  • les haies sont intégrées dans le système : elles limitent la perte d’eau, apportent un fourrage complémentaire en période sèche (frêne, mûrier, tilleul, noisetier), et fournissent du bois pour chauffage et paillage
  • le chauffage bois des maisons est rentable en 6 ans
  • le paillage avec copeaux de bois (issus des haies) remplace progressivement la paille, avec un mélange pour réguler l’humidité et éviter les germes.
Production et stockage des plaquettes boisLe bâtiment de stockage équipé de panneaux photovoltaïques finance les investissements via la revente d’électricité.La surface pour les animaux a été améliorée grâce à la réduction des coûts des bâtiments.Le tas de copeaux sèche environ 4 mois avant utilisation, avec un suivi de l’humidité et fermentation.La production utilise une déchiqueteuse de la Cuma locale, avec un coût variable selon le bois et le transport.Les copeaux sont utilisés pour pailler, réduisant la poussière et améliorant le confort des animaux et de l’éleveur.L’approvisionnement local en bois est compétitif, mais réservé à l’exploitation.Gestion des haiesL’exploitation compte 42 km de haies intra parcellaires ou en lisière de forêt, à différents stades d'évolution : haies basses constituée d’épines, noisetiers et haies hautes avec arbres. Elles sont gérées selon leur impact sur les parcelles et le voisinage.La coupe est sélective, sans coupe à blanc, pour maintenir des arbres structurants.Un grappin coupeur facilite la taille, mais la gestion des arbres têtards reste complexe.La gestion durable des haies est essentielle pour assurer la ressource bois et les services écologiques.Un plan de gestion et une cartographie des haies sont en cours, révélant une perte importante de haies sur 50 ans.Les sécheresses récentes poussent à replanter pour préserver l’ombrage et la ressource bois.

VISITE DE L'EXPLOITATION DU GAEC DE LA VELLEETIENNE BOURGY – CHAMBRE DEPARTEMENTALE D’AGRICULTURE DE LA NIEVRE

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Visite d’une plantation dans le cadre du plan de relanceUne haie de 1,2 km a été plantée le long d’anciens fossés pour protéger l’eau et le bétail, avec des essences locales adaptées au climat.La plantation a été rapide et sans arrosage grâce à une année pluvieuse.Le paillage avec géochanvre et la protection des plants (barbelés) ont favorisé la reprise.Le charme, autrefois dominant, dépérit avec le réchauffement et est remplacé par l’érable champêtre.La gestion et la protection des plantations sont clés pour leur réussite. Visite de haies maturesConstituées d’arbres fruitiers anciens et des frênes typiques des zones humides.Sélection des arbres à couperLa haie, âgée de 5 ans, est taillée sur les côtés pour éviter qu’elle déborde sur le champ et gêne les machines. Laisser pousser demande moins d’entretien.À couper :

  • merisiers vieux (> 40 ans) en déclin et acacias envahissants, coupés au ras pour favoriser la repousse
  • grands frênes (30-40 cm de diamètre), pour limiter le risque de chalarose et la concurrence lumineuse, un arbre tous les 20 m
  • pas de coupe sur arbres remarquables (ex : gros frênes avec trous de pics)
  • on conserve les petits merisiers, arbres d’avenir.
Questions diversesEn cas de clôture, couper au plus bas pour éviter la fragilisation par le vent.Les châtaigniers greffés qui sèchent ont besoin d’élagage, ils repartiront.Pour les haies mitoyennes, un accord entre propriétaires est nécessaire pour les laisser grandir.Les moutons se rassemblent sous les arbres pour ruminer à l’abri, quel que soit le temps.Visite de la chaudière à plaquettesDans la Nièvre, 130 exploitations chauffent au bois, évitant environ un million de litres de fuel, sans compter les chaudières collectives. Il existe 5 labels qualité européens, mais aucun français. Le surcoût à l'achat par rapport à une chaudière à fioul (compter 10 à 12 000€) est compensé par l’économie sur le combustible (environ 6 ans).

L'ARBRE ET LA HAIE DANS LE CONTRAT TERRITORIAL DES NIEVRESMATHIAS BOUREAU (CELLULE BASSIN VERSANT DES NIEVRES)

Le Contrat Territorial : un outil pour la qualité de l’eauLa politique de l’eau se divise en deux axes : réglementaire (DCE, loi LEMA, SDAGE) et opérationnel (SAGE et contrats territoriaux portés par les EPCI).Le contrat territorial du bassin de la Nièvre, porté par cinq EPCI, couvre un territoire avec 50 % de forêts, 30 % de cultures, et 20 % de prairies. Il vise à résoudre les problématiques liées à la qualité de l’eau, principalement dues à l’activité agricole et la forte discontinuité écologique (plus de 600 ouvrages hydrauliques). L'entretien des cours d’eau et des ripisylves est réglementé, mais son application varie selon les propriétaires.Rôle et menaces pour les ripisylvesLes ripisylves (haies riveraines) sont essentielles pour maintenir la qualité de l’eau et protéger les berges contre l’érosion. Elles régulent la température de l’eau et servent de niche écologique. Cependant, elles souffrent de plusieurs problèmes : trop de coupes à blanc qui entravent les cours d'eau et un manque d'entretien ou entretien excessif.L’objectif est de réhabiliter ces haies pour restaurer la qualité des cours d’eau.Modalités de gestion favorableDes baux de pêche peuvent être utilisés pour entretenir les berges. Une méthode de gestion appelée "méthode des 2H" permet de passer d’une haie basse à une haie haute, bénéfique pour la biodiversité et l'entretien. Toutefois, cette gestion nécessite un équilibre entre les intérêts économiques et écologiques, et le matériel utilisé pour la coupe (grappin coupeur) peut occasionner des dégâts si mal utilisé.Le contrat pourrait soutenir financièrement l'entretien avec un bûcheron pour le second passage.Actions du Contrat Territorial. Le prochain contrat prévoit deux grands axes :> Développement et restauration de la ripisylve : Mise en défend et plantations. Points de vigilance : Trouver l’équilibre entre espèces à protéger (par exemple, l’écrevisse vs. l’agrion de mercure). Garantir le suivi à long terme des plantations, avec une bonne contractualisation pour assurer leur entretien. Un budget de 400 000 € pour les plantations sur un total de 600 000 €, mais le succès dépend de l’implication des agriculteurs.>Gestion durable de la ripisylve : Comparer les résultats des méthodes testées. Suivre les impacts réels des prélèvements sur l’eau et la faune. Adapter les méthodes si nécessaire.

LES ACTIONS DU PNR DU MORVAN EN LIEN AVEC LA HAIE ET LA RIPISYLVE LAURENT PARIS – PARC NATUREL REGIONAL DU MORVAN

Contrats territoriauxLe PNR du Morvan pilote deux contrats territoriaux avec les agences de l’eau Loire-Bretagne et Seine-Normandie, couvrant 250 communes. L’objectif est de restaurer l’état écologique, en particulier la ripisylve. Les bénéfices de cette restauration incluent la réduction du réchauffement de l’eau (de +7° à 10°), l’amélioration de la qualité de l’eau, la prévention des crues, l’apport de ressources alimentaires pour le bétail et la valorisation paysagère du territoire. Pour restaurer la ripisylve, des clôtures sont installées pour éviter l’abroutissement par les animaux, ce qui est souvent mal vu par les agriculteurs car cela réduit la surface déclarée pour la PAC. Toutefois, la ripisylve revient spontanément si l’exploitation cesse.Les travaux sont financés à 100% par les agences de l’eau, la région et les collectivités. Entre 2013 et 2022, environ 60 km de cours d’eau ont été aménagés sur 100 exploitations agricoles volontaires. La MAE ripisylveLes aides agro-environnementales (MAE) permettent aux agriculteurs d’être rémunérés pour maintenir les haies. Un plan de gestion est requis, et certains frênes en bord de rivière, particulièrement résistants à la chalarose, ne doivent pas être coupés. Le Morvan compte 192 exploitations agricoles engagées dans cette mesure. Programme milieux ouverts herbacés et Patur’ajustCe programme optimise l’utilisation des prairies dans les exploitations agricoles. Des expérimentations sont menées pour mieux gérer les rotations sur les prairies et l’utilisation des végétaux (ronces, genêts, etc.) dans l’alimentation du bétail. Un test utilise le frêne comme complément alimentaire pour les vaches limousines. La pléchieLa pléchie est une méthode traditionnelle d’entretien des haies (plessage). Chaque année, des formations sont organisées sur cette technique. En 2023, 34 communes et 254 participants ont été formés, avec des agriculteurs retraités comme formateurs. Ce savoir-faire permet de sensibiliser au rôle environnemental des haies. PlantationsEn 2021, un test de réimplantation d’arbres isolés a été réalisé en Sud Morvan avec un financement pour les plants et protections, mais sans prise en charge de la main-d’œuvre. 100 arbres (châtaigniers, érables, chênes) ont été plantés, mais la suspension des aides régionales rend incertaine la poursuite de ce projet. Un suivi est nécessaire pour évaluer la reprise des plantations, surtout en raison des pertes de chênes liées au changement climatique.

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