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Des territoires riches de leur sobriété

Pascale REPELLIN

Created on July 9, 2025

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Transcript

Pourquoi la sobriété ?

Repenser nos besoins

Un autre regard sur la sobriété

Un choix gagnant pour les territoires

PLAN DU SITE

La sobriété en actions

Impulser la sobriété sur son territoire

En savoir plus et passer à l'action

©Mairie de Luzy (58)

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

la voie entre les limites planétaires et inégalités

notre planète a ses limites !

le besoin d'un espace sÛr & juste pour l' humanité

choisir aujourd'hui plutôt que subir demain

La sobriété comme éthique du territoire

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

L’urgence climatique et environnementale, couplée aux inégalités sociales croissantes, impose un changement de nos modèles de développement. Le respect des limites écologiques, indispensables à la vie sur notre planète, est désormais une priorité. La sobriété se présente comme une réponse collective pour préserver l’environnement et partager les ressources plus équitablement.

Paul Mourier, Préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté & Jérôme Durain, Président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté : La sobriété écologique est une voie essentielle dans la lutte contre le changement climatique et la préservation des ressources naturelles.

lire l'INTEGRALITÉ DE LA CONTRIBUTION

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

LE JOUR DU DÉPASSEMENT – jour à partir duquel l’humanité consomme plus que ce que la Terre peut en régénérer en une année -se situe actuellement début août. Nous vivons donc “à crédit” cinq mois de l’année.

LE JOUR DU DÉPASSEMENT

Nos modes de vie détériorent les écosystèmes et les cycles naturels dont nous dépendons : baisse de la fertilité des sols, pollution de l’eau, déforestation, effondrement de la biodiversité, bouleversement du climat… Les scientifiques alertent sur le dépassement des seuils critiques au-delà desquels l’habitabilité de la Terre pourrait être compromise : six des neuf de ces limites planétaires sont déjà dépassées. Les impacts se font ressentir sur l’ensemble de la planète et également en Bourgogne-Franche-Comté. Il est toutefois possible de ralentir certains phénomènes, comme cela a déjà été fait par le passé pour la couche d’ozone suite à une prise de conscience collective.

Nos modes de vie exercent une pression excessive sur la planète. Nos consommations de ressources naturelles – eau, combustibles fossiles, granulats, minerais métalliques, bois, terres et sols – vont au-delà de ce que la planète peut offrir.

Adapter nos modes de vie pour une plus grande sobriété dans l’utilisation des ressources est désormais une nécessité.

+ info en bfc

LES LIMITES PLANETAIRES

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

Avec le concept du Donut, l’économiste Kate Raworth propose de réorienter l’économie vers un modèle qui allie justice sociale et préservation de l’environnement. En limitant les consommations aux besoins essentiels, l’objectif de sobriété se situe dans un « espace sûr et juste pour l’humanité », entre le plafond environnemental (les 9 limites planétaires) et le plancher social (les besoins fondamentaux pour vivre dignement).

Tout comme les limites planétaires, les limites humaines sont loin d’être respectées partout. Il s’agit des besoins fondamentaux des individus comme la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable, aux soins, à une éducation, à un logement décent, à l’énergie, à des revenus suffisants, etc.

Certaines villes, comme Grenoble ou Valence Romans Agglo, utilisent déjà ce concept pour orienter et évaluer leur projet de territoire.

+ INFO SUR GRENOBLE

+ INFO SUR VALENCE ROMANS AGGLO

En France, 4,8 millions de personnes vivent avec moins de 940 € par mois, tandis que 10 % des plus riches détiennent 47 % du patrimoine.

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

L’inaction pourrait coûter jusqu’à 20 % du PIB mondial, contre seulement 1 % pour la prévention.

Agir dès maintenant pour atténuer et prévenir les effets du changement climatique permet d’éviter des coûts futurs plus élevés.Certains territoires doivent déjà faire des choix en urgence, comme en cas de pénurie d’eau, sans avoir pu au préalable associer les acteurs locaux aux décisions (agriculteurs, entreprises, habitants).Adopter une démarche de sobriété et repenser dès aujourd’hui nos pratiques les plus consommatrices de ressources, c’est anticiper ces situations et éviter de se voir imposer des restrictions contraignantes.

Le changement climatique entraîne des événements extrêmes de plus en plus fréquents, causant des dommages humains et économiques croissants.

En France, le coût des sinistres climatiques a presque triplé en dix ans, et les pertes devraient s’aggraver. Avec un réchauffement de +2°C, la France pourrait perdre jusqu’à 10 % de son PIB d’ici 2075, avec des pertes agricoles et des rénovations d’infrastructures importantes.

+ info sur le coût de l'inaction

La sobriété est incontournable pour atteindre la neutralité carbone, les scénarios Transition 2050 étudiés et publiés par l’ADEME l’ont démontré.

lire l'INTEGRALITÉ DE LA CONTRIBUTION

POURQUOI LA SOBRIÉTÉ ?

En Bourgogne-Franche-Comté, région à l’identité rurale affirmée, au lien profond avec la terre et aux communautés solidaires, la sobriété constitue une véritable opportunité pour renforcer la cohésion territoriale. Face à l’intensification des crises écologiques, socio-économiques et géopolitiques, elle offre à la région la possibilité de bâtir un modèle de prospérité partagée, fondé sur les solidarités locales et les savoir-faire enracinés.

Par Yamina Saheb

Yamina Saheb est experte des politiques d’atténuation du changement climatique à l’échelle internationale.

Elle est notamment l’autrice du volet III du 6e rapport du GIEC (2022), dans lequel le concept de "sobriété” a été introduit pour la première fois dans les travaux de ce groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

INTEGRALITÉ DE La contribution de yamina saheb

Yamina Saheb vient de lancer le World Sufficiency Lab, un laboratoire mondial consacré aux sobriétés.

Volet III du 6ème rapport du GIEC

REPENSER NOS BESOINS

repenser nos besoins

la sobriété en 3 ÉTAPES

LA SOBRIÉTÉ CE N'EST PAS ...

LA SOBRIÉTÉ ILLUSTRÉE POUR UNE COLLECTIVITÉ

REPENSER NOS BESOINS

QU'EST-CE QUE LA SOBRIÉTÉ pour les franÇais ?

Selon le Baromètre Sobriétés et modes de vie de l’ADEME de 2024, la sobriété évoque avant tout la simplicité pour les Français, suivie de l’idée d’économies (notamment d’énergie) et de réduction du gaspillage. L’aspect environnemental arrive loin derrière, ce qui montre que la sobriété est perçue de manière plus large, au-delà d’une simple démarche écologique. Les Français aspirent à plus de sobriété : 83 % considèrent que nous avons « tendance à accorder trop d’importance à la consommation matérielle », et 77 % jugent notre manière de consommer « nuisible à l’environnement ». Par ailleurs, 74 % font confiance aux collectivités locales et considèrent qu’elles « agissent pour limiter l’impact de leurs activités sur les ressources de la planète ».

Face aux limites de la planète, la sobriété vise à réduire les consommations d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau, tout en garantissant le bien-être de tous. Cette démarche volontaire et collective va au-delà de l’efficacité technologique en mettant l’accent sur des changements de modes de vie et de modèles économiques, ainsi que des politiques publiques visant à modérer la demande en ressources.

+ info

La sobriété s’est installée progressivement dans le débat public comme un enjeu majeur pour transformer notre société.

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REPENSER NOS BESOINS

Pour l’ADEME, cela suit un cheminement en trois étapes

D'ABORD à questionner nos besoins réels afin de distinguer l’essentiel du superflu et remettre en cause certains automatismes de consommation,

PUIS à répondre à ces besoins en privilégiant des solutions sobres et solidaires,

Dans un contexte où les ressources naturelles sont limitées, la sobriété consiste à repenser nos besoins et à les satisfaire en limitant leurs impacts sur l’environnement.

POUR FINALEMENT transformer durablement nos modes de vie et notre organisation collective.

REPENSER NOS BESOINS

La sobriété, ce n’est pas seulement une question d’énergies

La sobriété, ce n’est pas L'EFFICACITÉ

La sobriété, ce n’est pas LA PAUVRETÉ

L'efficacité énergétique apportéepar les technologies vise à réduirela consommation d’énergie à servicerendu égal. Par exemple, changer dechaudière pour un meilleur rendement,utiliser des Leds pour éclairer lesroutes. Cependant, on constate que l’efficacité énergétique seule ne permet pas de réduire suffisamment les gaz à effet de serre. La sobriété questionne le besoin en amont, le modifie, voire y renonce. Par exemple, baisser la température de chauffage ou éteindre l’éclairage public la nuit. Il est donc indispensable de mobiliser à la fois des leviers d’efficacité et de sobriété.

La notion de sobriété a été introduite pour la première fois dans la législationfrançaise en 2015 par la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, puis a été mise en avant dans le plan national de sobriété énergétique de 2022. Cependant, elle ne se limite pas à l’énergie. Notre société doit économiser l’ensemble des ressources : énergie, eau, biomasse, minerais, sols... La sobriété peut s’appliquer à de nombreux domaines : mobilité, aménagement du territoire, logement, numérique, alimentation, production agricole ou industrielle…

Contrairement à la pauvreté, qui est une contrainte subie et qui limite l’accès aux besoins de base, la sobriété est une démarche qui vise à réduire les consommations superflues en choisissant un mode de vie basé davantage sur la qualité que la quantité. En se recentrant sur la satisfaction des besoins essentiels, une démarche de sobriété permet de contribuer à un partage plus équitable des ressources et des efforts et tend vers un rééquilibrage entre les plus aisés et les plus démunis.

REPENSER NOS BESOINS

La sobriété ILLUSTRÉE POUR UNE COLLECTIVITÉ

UN AUTRE REGARD SUR LA SOBRIÉTÉ

ET SI CONSOMMER PLUS NE RENDAIT PAS PLUS HEUREUX ?

ET SI LA SOBRIÉTÉ DYNAMISAIT L' ÉCONOMIE LOCALE ?

ET SI LES SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES, C'ÉTAIT AUSSI DE FAIRE SIMPLE ?

UN AUTRE REGARD SUR LA SOBRIÉTÉ

En 1974, l’économiste Richard Easterlin démontre qu’au-delà d’un certain niveau de revenu permettant d’assurer ses besoins essentiels, l’augmentation de la richesse n’augmente pas le bonheur. Cette idée est confirmée en 2015 par une étude de l’Université de Harvard menée sur 75 ans sur plusieurs centaines de personnes : le bonheur repose surtout sur la qualité des relations humaines – affectives et sociales – et sur la possibilité de faire ce que l’on aime. Des initiatives comme la mesure du Bonheur national brut, lancée au Bhoutan puis déclinée dans d’autres pays, montrent que le bien-vivre repose aussi sur des composantes non matérielles comme la santé, la protection sociale,les relations sociales, l’accès à la nature…

Pendant les Trente Glorieuses, l’avènement de la société de consommation a permis de vivre mieux : l’électroménager a allégé les tâches du quotidien, la voiture a ouvert de nouveaux horizons. Mais à partir des années 1970, la croissance économique s’est poursuivie sans rendre forcément les individus plus heureux.

UNE ENQUETE SUR LE BONHEUR TERRITORIAL

UN AUTRE REGARD SUR LA SOBRIÉTÉ

Des entreprises innovent également avec des modèles plus sobres : elles misent sur l'économie de fonctionnalité (vente de services plutôt que de biens), la mutualisation d’équipements ou de services, ou encore la coopération entre acteurs locaux. Ces approches améliorent leur compétitivité et stimulent l’activité, tout en construisant un tissu économique plus résilient.

En repensant nos modes de consommation et de production, la sobriété peut créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

Elles favorisent des emplois non délocalisables, par exemple dans l’artisanat de la réparation (cordonnier, couturier, réparateurs d’électroménager), les circuits-courts et l’agriculture de proximité (maraichers, magasins de producteurs), les mobilités douces (réparation de vélos, services de location) ou encore la gestion de lieux ou services partagés (tiers-lieux, coworking, bricothèques, ressourceries).

Ecoconcevoir, produire durable, réparer, réutiliser, louer plutôt qu’acheter, ce sont autant d’activités qui nécessitent du savoir-faire local et de la main-d’oeuvre.

L'ÉCONOMIE DE FONCTIONNALITÉ

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UN AUTRE REGARD SUR LA SOBRIÉTÉ

La sobriété n’est pas synonyme de privation ni de “retour à la bougie”, mais d’un usage plus réfléchi et responsable des outils et biens dont nous disposons.

Le recours aux technologies est également limité par la raréfaction des réserves en minerais, matériaux, eau et énergie. Il faut donc privilégier des solutions économes en ressources et dénuées de composants trop compliqués à réparer, et adopte une démarche low-tech qui repense nos besoins technologiques pour y répondre de manière plus sobre, appropriée et durable.

Les technologies jouent un rôle important dans la transition écologique, mais elles ne suffiront pas à elles seules. Améliorer l’efficacité énergétique, développer les énergies renouvelables ou innover dans les transports sont des avancées essentielles, mais souvent compensées par une hausse des usages. C’est l’effet rebond : par exemple, choisir une voiture plus économe en carburant mais parcourir plus de kilomètres, ou rouler plus vite avec. Consommer “mieux” ne suffit pas si l’on continue à consommer “toujours plus”. C’est pourquoi la sobriété est indispensable pour repenser nos besoins, éviter le gaspillage et privilégier des modes de vie plus simples.

Par exemple, végétaliser un toit pour éviter la surchauffe d’été plutôt qu’installer une climatisation énergivore qui accentuera la température à l’extérieur.

LA DEMARCHE LOW-TECH

UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES

les bénéfices pour le territoire

parole d'élue : jocelyne guérin, maire de luzy

parole d'élu : nicolas bourny, maire de magny-sur-tille

parole d'élu : michel maya, maire de tramayes

UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES

Éclairage d'expert

UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES

Lors de son élection à la Mairie de Luzy (commune de 2 000 habitants dans la Nièvre), Jocelyne Guérin lance le projet “Luzy village du futur” qui s’écrira pendant deux ans avec la population. Son objectif premier – renforcer l’âme du village – amène à repenser l’aménagement du centre-bourg dans une démarche innovante de revitalisation alliant la sobriété foncière et le vivre-ensemble.

Face à l’exode rural, la commune revoit l’organisation du centre-bourg sous forme de pôles et s’appuie sur le bâti existant. « L’idée était de créer des pôles pour héberger, faire travailler ensemble des hommes et des femmes qui sont dans le même domaine d’activités, partager des espaces pour faire vivre ces bâtiments, avoir un accueil performant et en même temps travailler sur ce foncier bâti – qui aurait pu devenir des ruines – pour réinventer des destinations, ramener de la vie, de l’activité, des habitants… »

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UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES

Nicolas Bourny, maire de Magny-sur-Tille (village de 900 habitants aux portes de Dijon) a fait, avec son conseil municipal, le pari d’un développement mesuré, misant sur un cadre de vie paisible et sain, plutôt que sur l’expansion à tout prix.

Dès 2011, le conseil municipal embarque les habitants dans sa gestion économe, en coupant l’éclairage. Côté mobilité, la vitesse a été réduite à 30 km/h dans tout le village, permettant une circulation partagée avec les piétons et vélos. D’autres aménagements doux sont plébiscités, comme le chemin que les enfants, dès 3 ans, empruntent à pied pour se rendre à la cantine. Cette dernière se situe dans la salle des fêtes dont l’usage a été mutualisé pour les activités périscolaires et associatives, plutôt que de construire une extension à l’école.

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UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES

Michel Maya, maire de Tramayes, une commune de 1 000 habitants en Saône-et-Loire, mène une politique ambitieuse de transition énergétique et écologique inspirée par le scénario négaWatt : sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables.

Dès 2006, la commune développe des projets d’énergies renouvelables (réseau de chaleur au bois, installations photovoltaïques) qu’elle couple à des actions d’efficacité (rénovation lourde de bâtiments) mais aussi de sobriété. On peut citer l’extinction de l’éclairage public dès 2008 qui divise par trois la consommation d’électricité sans nécessiter le changement des ampoules, ou encore la modificationdu pilotage de la chaufferie avec un réel gain de consommation d’énergie. Progressivement, Tramayes tend à devenir un territoire à énergie positive en consommant de moins en moins d’énergie et en la produisant par les énergies renouvelables.

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la sobriété en actions

combiner les efforts

le rôle des collectivités

en chemin vers la sobriété

LA SOBRIÉTÉ EN ACTIONS

La transition vers des modes de vie plus sobres ne peut reposer uniquement sur les comportements individuels. Il est indispensable que les institutions, les collectivités et les entreprises prennent des mesures pour créer un cadre propice au déploiement d’actions de sobriété. Il est nécessaire de combiner les efforts individuels avec des changements structurels et organisationnels. Les collectivités ont ainsi un rôle majeur à jouer.

LA SOBRIÉTÉ EN ACTIONS

Les citoyens peuvent significativement diminuer leur empreinte carbone, mais ils ne disposent pas, seuls, des moyens suffisants pour atteindre les objectifs climatiques globaux. Il est en effet impossible de privilégier les transports en commun là où ils sont inexistants, d’acheter local en l’absence d’offre, ou encore de réparer un objet quand aucun service n’est disponible.

Le rôle des collectivités est ainsi essentiel. Elles ont la capacité de créer un cadre structurant, incitatif et facilitateur à travers leurs politiques d’aménagement du territoire, de mobilité, d’énergie, de logement ou de consommation. Pour impulser un véritable changement, il est indispensable que les individus, les entreprises, les institutions et les collectivités agissent conjointement.

La sobriété implique une réorganisationcollective de nos modes de vie,portée par des politiques publiques,afin de réduire notre consommationde ressources naturelles. Elle reposesur des changements de comportementsà la fois individuels et collectifs.

Les collectivités peuvent non seulement agir sur leurs propres consommations, mais aussi dans chacun de leurs domaines de compétences. Elles peuvent aussi influer sur les comportements des acteurs économiques et des habitants en facilitant leurs pratiques de sobriété ou au contraire en décourageant les pratiques inverses dites “d’ébriété”.

+ L'ADHÉSION DES CITOYENS

LA SOBRIÉTÉ EN ACTIONS

TOURISME

ALIMENTATION

NUMÉRIQUE

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

MOBILITÉS

EAU

SENSIBILISERET FORMER

EXEMPLARITÉ DE LA COLLECTIVITÉ

GESTIONDE L'ÉNERGIE

PRÉVENTION DES DÉCHETS & ÉCONOMIE CIRCULAIRE

AMÉNAGEMENT& URBANISME

impulser la sobriété sur son territoire

impulser la sobriété sur son territoire

Préval Haut-Doubs mise sur la coopération des acteurs

Un récit de territoire pour un avenir sobre et solidaire en Clunisois

Le Sicoval montre l’exemple avec ses achats responsables

impulser la sobriété sur son territoire

Pour déployer une politique de sobriété sur un territoire, plusieurs leviers complémentaires peuvent être mobilisés :

  • Sensibiliser par une communication positive,
  • Rendre la sobriété désirable par un récit positif ancré dans des actions locales et concrètes,
  • Renforcer l'adhésion par la participation citoyenne,
  • Mobiliser le tissu économique local,
  • S'appuyer sur l'exemplarité des collectivités locales,
  • Intégrer la sobriété dans la programmation territoriale.

impulser la sobriété sur son territoire

Établissement public en charge de la prévention et de la valorisation des déchets, Préval Haut-Doubs regroupe 3 communes, 7 communautés de communes et un Syndicat mixte de collecte des Ordures ménagères, soit 145 000 habitants du Doubs. Engagé depuis toujours dans la réduction des déchets, l’ambition de Préval Haut-Doubs est d’aller plus loin en essayant de changer les modèles de consommation et de vie.

Retour d'experience en images

L’objectif est de développer une sobriété d’usages et de matières en mobilisant les acteurs du territoire – entreprises, dont celles de l’ESS, artisans, collectivités et associations – et en créant des communautés autour de projets ancrés dans le territoire. Sa conviction : « Je crois à la coopération, j’ai expérimenté qu’elle est efficace et source de bonheur. » S’appuyant sur une tradition du territoire de travail en commun dans les coopératives f romagères, Préval a transformé cette compétence historique en un mode opératoire basé sur la coopération territoriale et l’ingénierie technique pour mettre enplace des solutions opérationnelles adaptées à son territoire rural. Il s’agit tout d’abord de provoquer des déclics par des visites et témoignages inspirants, puis de créer des ommunautés autour de besoins locaux, et enfin de créer des lieux qui vont incarner le changement de modèle. « Avec l’appui du Générateur BFC et de France Active, on est passé de communautés d’intérêt à des communautés d’engagement où l’on se fait confiance. »

© Préval Haut-Doubs

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CC des Portes du Haut-Doubs :mobilisation d’un collectif pour le réemploi.

impulser la sobriété sur son territoire

Territoire rural de Saône-et-Loire, la Communauté de communes du Clunisois – 14 500 habitants – porte un projet de territoire ambitieux pour construire collectivement l’avenir plutôt que de le subir.

Adopté à l’unanimité en 2021, le projet “Vivre ensemble en Clunisois dans le monde d’après” a été co-construit avec les acteurs locaux autour de cette question : comment faire face à ce qui nous inquiète pour demain, en s’appuyant sur ce dont nous sommes fiers aujourd’hui ? Pas moins de 75 réunions ont été organisées pour identifier les besoins à l’échelle locale “des voisinages”, regroupements de communes habituées à coopérer, comme dans le cadre d’un regroupement pédagogique. Pour Jean-Luc Delpeuch, président de la Communauté de communes du Clunisois, « la sobriété n’a pas été le mot d’ordre de la démarche, mais plutôt le résultat. »

© FRGS Clunisois

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©CC du Clunisois : le “Bus marguerite”.

impulser la sobriété sur son territoire

Communauté d’agglomération de 84 000 habitants au sud-est de Toulouse, le Sicoval a fait de la commande publique un levier central de sa transition écologique et solidaire.

Avec 30 millions d’euros par an, les achats constituent le deuxième poste de dépenses de l’intercommunalité. Pour Christophe Lubac, vice-président en charge du défi climatique, « les achats peuvent être définis comme un acte environnemental et social. »

Plateau de jeu du Monopoly des achats © Communauté d’agglomération du Sicoval

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Guide méthodologique “Impulser une politique de sobriété sur mon territoire” (ADEME, 2023) : méthodes, exemples et outils pour aider les collectivités locales à réaliser un diagnostic, construire une politique de sobriété et co-construire un programme d’actions avec les acteurs du territoire.

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“Retours d’expériences de collectivités territoriales en Bourgogne-Franche- Comté” (ADEME, 2023) : onze fiches illustrant des actions concrètes en matière de sobriété dans différents domaines (alimentation, numérique, mobilité, économie circulaire, énergie, aménagement, participation citoyenne...).

“Qu’est-ce que la sobriété pour mon territoire ?” (ADEME, 2025) : une vidéo pédagogique pour comprendre la sobriété à l’échelle d’un territoire à travers des exemples concrets (mobilité, aménagement, tourisme, bâtiment, numérique, eau, consommation).Trois vidéos Ils l’ont fait ! : retours d’expérience en Bourgogne-Franche- Comté à Besançon, Nevers et Métabief.

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Réseau “Élus pour agir” (ADEME) pour accompagner les élus dans leurs projets de transition écologique. Ouvert à tous les élus, quel que soit leur niveau de maîtrise du sujet.

Gratuit.

Réseau des acteurs de la sobriété (Réseau Cler et Virage Énergie) : un espace d’échange autour de la sobriété avec des collectivités, des institutions, des associations et des chercheurs. .

Gratuit.

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COP régionale de Bourgogne-Franche-Comté : une démarche portée par l’État et la Région dans le cadre du plan France Nation Verte. Objectif : construire une feuille de route collective pour atteindre les objectifs climatiques d’ici 2030, en misant notamment sur la sobriété.

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Formation en ligne “S’engager dans une politique territoriale de sobriété” (ADEME) : une formation gratuite de 2 heures pour les élus et agents des collectivités.

Site “Économie Circulaire” - Sobriété des collectivités : comment la mettre en pratique (ADEME) : définitions, étapes pratiques, exemples concrets accompagnés d’outils, guides, formations.

Boîte à outils Transition Action en Bourgogne-Franche-Comté (ADEME, Région BFC, France Nature Environnement) : fiches synthèses, comptes rendus des événements, état des lieux régional et bibliographie sur la sobriété, les low-tech et les communs pour agir localement.

Site “Épargnons nos ressources” (ADEME) : un espace dédié pour accompagner les collectivités à questionner leurs besoins et agir dans une logique de sobriété.

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Lettre des Sobriétés de l’ADEME : une newsletter trimestrielle pour recevoir des idées, des témoignages et des ressources utiles à tous les niveaux de collectivités.

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Baromètre “Sobriétés et modes de vie” (ADEME, 2024) : une grande enquête nationale sur les représentations, pratiques et attentes des citoyens en matière de sobriété.

Une consommation plus sobre et plus responsable sur le territoire de la collectivité (ADEME, 2023) : un guide pratique avec état de l’art, exemples d’actions, et outils pour enclencher une dynamique locale.

Comment mobiliser l'achat public au service de la sobriété (Réseau Cler et Virage Énergie, 2024) : bonnes pratiques et sept points clés pour se lancer.

1. POURQUOI la sobriété ? (SOMMAIRE)
5. LA SOBRIÉTÉ EN ACTIONS (SOMMAIRE)
1.1 LA VOIE ENTRE LIMITES PLANÉTAIRES ET INÉGALITÉS
5.1 COMBINER LES EFFORTS
1.2 NOtre planète a ses limites !
Schéma des impacts en BFC
5.2 LE RÔLE DES COLLECTIVITÉS

PLAN DU SITE

Illustration 11 expériences d'actions thématiques
5.3 EN CHEMIN VERS LA SOBRIÉTÉ
Mobilités : CC Frasne-Drugeon (25)
Prévention des déchets & Économie circulaire : CC Portes du Haut-Doubs (25) + fiche REX
1.3 le besoin d'un espace sur et juste pour l'humanitÉ
Schéma du Donut
Alimentation : CC Grand Autunois Morvan (71)
1.4 CHOISIR AUJOURD'HUI PLUTÔT QUE SUBIR DEMAIN
Tourisme : Metabief (25) + vidéo
1.5 LA SOBRIÉTÉ COMME ÉTHIQUE DU TERRITOIRE
Contribution de Yamina Saheb, autrice du 6ème rapport du GIEC
Numérique : Nevers (58) + vidéo
Développement économique : Luzy (58) + vidéo
Eau : Grand Besançon Métropole (25) + vidéo
2. repenser nos besoins (sommaire)
Gestion de l'énergie : SIDEC du Jura (39) + fiche REX
Sensibiliser et former : Conseil départemental de Côte d'Or (21) + fiche REX
2.1 REPENSER NOS BESOINS
Exemplarité de la collectivité : CC Pourilly-en-Auxois et Bligny-sur-ouche (21) + fiche REX
Illustration des 3 éptapes
2.2 la sobriÉtÉ en 3 Étapes
Aménagement & urbanisme : CC Rahin et Chérimont (70) + fiche REX
2.3 lA SOBRIÉTÉ, CE N'EST pas...
2.4 LA sobriÉtÉ illustrÉe pour une collectivitÉ
Vidéo
6. IMPULSER LA SOBRIÉTÉ SUR SON TERRITOIRE (SOMMAIRE)
6.1 IMPULSER LA SOBRIÉTÉ SUR SON TERRITOIRE
3. UN AUTRE REGARD SUR LA sobriété (SOMMAIRE)
6.2 prÉval haut-doubs mise sur la coopÉration des acteurs (25)
Témoignage écrit + vidéo
3.1 ET SI CONSOMMER NE RENDAIT PAS PLUS HEUREUX ?
Illustration
3.2 ET SI la sobriÉtÉ DYNAMISAIT L'ÉCONOMIE LOCALE ?
Illustration
6.3 UN RÉCIT DE TERRITOIRE POUR UN AVENIR SOBRE ET SOLIDAIRE EN CLUNISOIS (71)
Témoignage écrit
3.3 ET SI LES SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES, C'ÉTAIT AUSSI DE FAIRE SIMPLE ?
Illustration
Témoignage écrit
6.4 LE SICOVAL MONTRE L'EXEMPLE AVEC SES ACHATS RESPONSABLES (31)
4. UN CHOIX GAGNANT POUR LES TERRITOIRES (SOMMAIRE)
4.1 LES BÉNÉFICES POUR LE TERRITOIRE
7. EN SAVOIR PLUS ET PASSER À L'ACTION (SOMMAIRE)
Illustration des bénéfices
7.1 S'OUTILLER
7.5 SE FORMER
4.2 PAROLE D'ÉLUE : JOCELYNE GUÉRIN, MAIRE DE LUZY (58)
Témoignage écrit + vidéo
7.2 s'inspirer
7.6 S'ABONNER
7.3 REJOINDRE
7.7 APPROFONDIR
4.3 PAROLE D'ÉLU : nicolas bourny, MAIRE DE magny-sur-tille (21)
Témoignage écrit
7.4 s'ENGAGER COLLECTIVEMENT
4.4 PAROLE D'ÉLU : MICHEL MAYA, MAIRE DE TRAMAYES (71)
Témoignage écrit

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Selon le Baromètre Sobriétés etmodes de vie de l’ADEME, 65 % des propriétaires de voiture déclarent l’utiliser pour leurs trajets quotidiens faute d’alternative et71 % parce qu’il s’agit du mode le plus rapide et pratique.De même, 57 % des Françaisrenoncent à la réparation d’un produit car celle-ci coûte plus cher que son remplacement.

Il est ainsi nécessaired’accompagner les changementsde comportements en mettant des solutions et infrastructures à disposition des individus. L’adhésion des citoyens aux politiques de sobriété est d’autant plus forte qu’ils sont associés à leur élaboration. Co-construire les solutions avec les usagers renforce leur engagement et l’efficacité des politiques mises en oeuvre.

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EAU

Grand Besançon Métropole (25) : Plan Eau avec 24 mesures pour préserver l’eau : végétalisation et désimperméabilisation de l’espace urbain, réduction des besoins par ajustement de l’arrosage et récupération systématique de l’eau de pluie, formation des agents, accompagnement des agriculteurs pour identifier les économies d’eau possibles.

Éclairage d’une experte : Barbara Nicoloso, directrice de Virage Énergie

Virage Énergie accompagne depuis plusieurs années des collectivités dans la mise en oeuvre de programmes en faveur de la sobriété.

« Mettre en place des politiques et actions de sobriété à l’échelle d’une collectivité permet en premier lieu de réduire les consommations d’énergie et de ressources naturelles, que ce soit à l’échelle d’un bâtiment ou d’un territoire. Cela diminue également les émissions de gaz à effet de serre et les factures de fonctionnement des organisations, entreprises et ménages.

Tout l’enjeu est de parvenir à quantifier et évaluer ces co-bénéfices. Les collectivités peuvent se rapprocher d’universités et de laboratoires en sciences humaines et sociales pour construire de nouvelles méthodologies d’évaluation. Ces dernières devront être robustes et prendre en compte les éventuels effets rebonds (par exemple, si le télétravail peut réduire la circulation automobile et la pollution atmosphérique, il peut aussi favoriser des pathologies liées à la sédentarité ou une surconsommation des appareils électroniques). Les retombées de la sobriété peuvent également être évaluées à travers des indicateurs de richesse ne reposant pas uniquement sur le produit intérieur brut (PIB). La qualité de vie, le sentiment de bien-être ou encore l’espérance de vie en bonne santé constituent des indicateurs tout aussi pertinents pour évaluer la perception qu’a la population des politiques publiques. »

Mais les bénéfices des politiques de sobriété vont bien au-delà. Par exemple, une politique cyclable ambitieuse peut améliorer la qualité de l’air, la santé des habitant·es (réduction de l’asthme infantile, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité), la sécurité routière, l’économie locale (les clients à pied ou à vélo fréquentant plus régulièrement les commerces de proximité que ceux en voiture). Il est donc essentiel de mobiliser des indicateurs issus d’autres domaines que l’environnement pour mesurer le plus finement possible les externalités positives de la sobriété et ainsi justifier (s’il faut encore qu’elle le soit) de sa pertinence dans la transition des territoires.

https://www.virage-energie.org/sobrietes/

À Valdahon, le projet prévoit un conseiller à la consommation et un pôle dédié au réemploi avec une objetothèque, ludothèque et matériauthèque, par lequel l’usager entrera, lui permettant de s’interroger sur son mode de consommation. L’ouverture de formations est également à l’étude pour les employés de déchèteries ou celle de répar’acteur. Au Bélieu, la future recyclerie est positionnée en face d’un hôtel d’entreprises qui pourra être transformé en incubateur à économie circulaire.

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UNE DYNAMIQUE CRÉATRICE D’ACTIVITÉS DANS LE TERRITOIRE

Ainsi sont nées plusieurs initiatives sur le territoire : à Pontarlier, la Marmite Solidaire valorise les invendus agri-coles ou alimentaires ; à Valdahon, une unité de lavage de contenants (bouteilles, gobelets, plateaux repas...) propose un service pour leur location ; à Maîche, l’association d’insertion Re Bon donne une seconde vie aux objets au sein d’une recyclerie citoyenne. Deux autres déchèteries du territoire seront bientôt reconfigurées pour devenir des lieux dédiés au réemploi, à la réparation, au partage et à la sensibilisation environnemen-tale, avec les habitants et acteurs du territoire. « La déchetterie est le lieu public où les habitants vont le plus, en moyenne 12 à 18 fois par an. Ce qui n’est pas le cas d’une mairie. »

Pôle de réemploi et d'économie circulaire au Bélieu - construction en cours - © Préval Haut-Doubs - 2024

VERS UN PROJET DE TERRITOIRE PARTAGÉ

L’écosystème coopératif ainsi créé a décidé aujourd’hui de développer l’attractivité du territoire, notamment pour maintenir les emplois, tout en accélérant la transition écologique. Il s’est doté d’un Pôle Territorial de Coopération Economique (PTCE) dans lequel une soixantaine de structures misent sur la collaboration pour transformer le territoire. Ainsi, le PTCE peut développer un nouveau projet de territoire autour de sept thématiques choisies collectivement et deux projets phares portant sur l’habitat et l’alimentation. Pour Pierre-François Bernard, vice-président du PTCE, il s’agit de « proposer aux habitants un mode de vie plus harmonieux et plus sobre. »

© Préval Haut-Doubs - Pôle de réemploi et d'économie circulaire au Bélieu - construction en cours - 2024

Le Conseil d'Administration du PTCE réuni pour définir sa feuille de route - janvier 2025 © Préval Haut-Doubs

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La commune achète des biens abandonnés ou à vendre pour installer des commerçants avec le dispositif “Boutiques à l’essai” (loyer offert pendant un an). De nouvelles formes de commerces se créent : un café associatif, un regroupement de 35 artisans d’art, 30 producteurs locaux installés dans le nouveau Local paysan. Avec l’engagement de la commune dans la démarche Territoire Zéro Chômeur de longue durée, une Entreprise à But d’Emploi se créé avec 11 salariés, autour d’activités de vide-maisons, ressourcerie, réparation de vélos... Dans le cadre du projet alimentaire territorial, la cantine scolaire, le périscolaire et la crèche proposent chaque jour des produits locaux.

La rénovation des logements privés se fait dans le cadre d’une Opération programmée pour l’amélioration de l’habitat, avec en plus un fonds façades apporté par la collectivité (38 façades refaites). Les marchés publics sont retravaillés pour permettre aux artisans locaux d’y répondre et d’utiliser des matériaux biosourcés. L’imperméabilisation des sols est limitée et la végétalisation est également repensée. Les habitants reviennent ainsi en coeur de bourg. « Aujourd’hui, entre 80 et 100 nouvelles familles s’installent à Luzy chaque année ».

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Luzy (58) : réaménagement du centre-bourg ; achat et réhabilitation de bâtiments vacants par la commune ; dispositif “Boutiques à l’essai” pour installer des commerçants ; création d’activités (local paysan, regroupement d’artisans d’art, entreprise à but d’emploi autour de la réparation et du réemploi).

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DES RÉSULTATS CONCRETS

En 2024, près de 500 000 euros ont ainsi été économisés. 70 % des achats ont été réalisés auprès d’entreprises régionales et 59 % des marchés incluaient une clause sociale et/ou environnementale. Parmi les projets exemplaires : un centre de loisirs bas carbone, du mobilier de seconde main, une restauration bio pour la petite enfance, des achats groupés d’énergie ou encore un service de nettoyage écoresponsable.

UNE STRATÉGIE RESPONSABLE ET INNOVANTE

Dès 2016, l’intercommunalité a mis en place une stratégie d’achats responsables et repensé son service pour plus de transversalité. Des outils innovants ont été créés comme le “Monopoly des achats” qui guide les équipes à chaque étape de la commande publique. « Ce plateau de jeu conduit à réinterroger nos besoins et usages pour, soit éviter la commande, soit la mutualiser entre services ou communes, soit y répondre autrement par un achat sobre et résilient. » Cette approche ludique a instauré une dynamique positive dans les services, et renforcé la culture de l’achat responsable avec l’intégration de clauses sociales et environnementales.

UNE DÉMARCHE VOLONTAIRE

En 2025, le Sicoval va plus loin en élaborant un Schéma de Promotion des Achats Publics Socialement et Écologiquement Responsables, sans y être obligé réglementairement. Ce cadre formalisera l’engagement de la collectivité dans ses cinq transitions prioritaires – sociale, écologique, économique, numérique et démographique – en cohérence avec les valeurs du service public.

Mobilier de seconde main en centre de loisirs © SICOVAL

SENSIBILISER ET FORMER

Conseil départemental de Côte-d’Or (21) :formations-actions des agents sur la sobriété numérique et les éco-gestes métiers.

Ils l’ont fait ! La sobriété : politiques de sobriété transversale à Luzy (58) : Luzy a mis en place plus de 60 actions de sobriété pour rendre leur village attractif, dynamique et convivial

Nathalie Le Meur, chargée de projet Donut à la ville de Grenoble, présente la démarche de Grenoble et pourquoi elle a choisi le Donut comme référentiel.

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MOBILITÉS

CC Frasne-Drugeon (25) : création du Lab’Mob, lieu d’échanges et d’expérimentation : covoiturage événementiel, solidaire, domicile-travail ; autopartage ; liaisons cyclables intercommunales ; circulations piétonnes dans les villages ; pédibus ; programme d’apprentissage du vélo.

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EXEMPLARITÉ DE LA COLLECTIVITÉ

CC Pouilly-en-Auxois Bligny-sur-Ouche (21) : pré-diagnostics énergétiques des bâtiments communaux sur tout le territoire ; recommandations auprès des agents et élus en termes de pratiques pour l’usage des bâtiments ; campagne d’affichage et sensibilisation des usagers.

ALIMENTATION

CC Grand Autunois Morvan (71) : Approvisionnement de la cuisine centrale par 45 producteurs locaux (viande, maraichage, produits laitiers) ; 6 fois moins de gaspillage dans les cantines ; actions en direction du public en précarité alimentaire avec les Ateliers Nomades.

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Concernant les éléments essentiels au bien vivre, les relations sociales dominent (33 %), suivies par la nature, la maison, le cadre de vie et la tranquillité (25 %). Seuls 5 % des réponses évoquent la proximité à la ville et aux services. Un participant résume : « je me sens bien où je vis, car j’ai tout ce qu’il faut pour mon bonheur : proche de la ville, de ma famille, des activités sportives et culturelles, de l’hôpital, en proximité avec la nature pour cueillir des champignons… »

Enquête sur le bonheur territorial

Qu’est-ce qui produit du bien-vivre dans un territoire ? Pour répondre à cette question, une enquête* a été menée dans une commune du Grand Besançon Métropole auprès d’une centaine d’habitants. Interrogés sur leurs lieux préférés et ce à quoi ils sont attachés dans leur milieu de vie, les participants ont révélé ce qui compte pour eux ou inversement ce qui leur déplaît là où ils habitent.Parmi leurs lieux préférés facilement accessibles, la nature et la forêt arrivent en tête (33 %), devantla proximité avec Besançon (25 %), tandis que les services de proximité (publics ou privés) ne recueillent que 16 %.

* Enquête menée en 2024 par la Maison des Sciences Humaines et Environnementales (CNRS / Université Marie et Louis Pasteur) et le Service prospective de la Région Bourgogne-Franche-Comté.

Bonheur Local Brut : une boussole pour les territoires

Le Pôle d’Équilibre Territorial et Rural (PETR) Figeac Quercy Vallée de la Dordogne a lancé, en 2020, une démarche innovante : mesurer le développement territorial à l’aune du Bonheur Local Brut. Ce nouvel indicateur sensible, sobre et partagé replace le lien social et le cadre de vie au cœur des politiques publiques locales.

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PRÉVENTION DES DÉCHETS& ÉCONOMIE CIRCULAIRE

CC des Portes du Haut-Doubs (25) : en partenariat avec Préval Haut-Doubs et la CC du Val de Morteau : programme Synergie Haut-Doubs pour l’optimisation des ressources et le réemploi des matériaux (bourse aux matériaux, plateforme numérique d’échanges de ressources, création d’un pôle d’économie circulaire).

Cette démarche ne vise pas à imposer des privations, mais à encourager un mode de vie qui garantit un avenir viable pour les générations futures. La sobriété écologique est aussi une question de justice sociale, car elle invite à une répartition plus équitable des ressources et à une meilleure qualité de vie pour tous. Sur un territoire, la sobriété écologique peut être synonyme d’économie budgétaire, de création d’emplois locaux et de meilleure qualité de vie. De nombreuses actions de la COP régionale de Bourgogne-Franche-Comté contiennent un volet sobriété, que ce soit de manière implicite ou explicite : sobriété énergétique, sobriété d’usage pour l’eau, sobriété numérique, sobriété immobilière, sobriété foncière, sobriété sur les biens matériels, sobriété dans les pratiques de mobilité… La sobriété contribue ainsi pleinement à l’atteinte des objectifs de réduction de gaz à effet de serre et de préservation de la biodiversité, objectifs partagés par l’État et la Région Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de la COP régionale.

La sobriété écologique est une voie essentielle dans la lutte contre le changement climatique et la préservation des ressources naturelles. Elle consiste à réduire volontairement notre consommation d’énergie, de matières premières et de biens matériels afin de limiter notre impact environnemental. Complémentaire des actions d’efficacité énergétique, la sobriété écologique invite à questionner nos besoins de manière individuelle et collective. Mais c’est aussi un changement plus profond, impliquant une réflexion sur notre manière de consommer, de produire, de nous nourrir, de nous déplacer, d’habiter et de préserver un territoire.

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NUMÉRIQUE

Nevers (58) : engagement dans le Label Numérique Responsable ; réparation et réemploi du matériel informatique avec développement d’une filière locale ; réduction des flux et stockage de données.

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La sobriété foncière est également abordée lors de la réhabilitation d’un corps de bâtiment aménagé en appartements.L’optimisation foncière a permis de doubler la surface locative, et s’inscrit pleinement dans l’objectif du Zéro Artificialisation Nette. « Il peut y avoir un surcoût à l’investissement,comme dans ce projet d’aménagement, mais les coûts n’ont pas doublé alors que la surface locative, et donc les loyers, sont multipliés par deux.Si l’on fait le calcul sur la durée du projet, la solution de sobriété est économiquement plus intéressante. »

Au départ réticents, les habitantssont aujourd’hui fiers de la notoriéténationale de leur commune, qui attirede nouveaux résidents et des projetscomme l’Institut de Tramayes, unétablissement de formation, avecquatre emplois à la clé autour d’unprojet de maraichage et de valorisationen circuit-court.

La Préval Haut-Doubs a testé la mobilisation territoriale pour mettre en place une recyclerie afin de réduire les déchets. Diverses actions impliquant les acteurs locaux ont abouti à la création du PTCE (Pôle Territorial de Coopération Economique) : partage et confiance pour co-construire des actions rapides et concrètes.

AMÉNAGEMENT & URBANISME

CC Rahin et Chérimont (70) : reconversion de la friche industrielle de la Filature de Ronchamp en s’appuyant sur l’existant ; réemploi d’une partie des matériaux ; relocalisation d’activités économiques, culturelles et touristiques.

Le concept du Donut

LA THÉORIE DU DONUT EN 3 MINUTES

La définition d'un espace sûr et juste pour l'humanité

Les 9 limites planétaires

Les 12 besoins fondamentaux pour vivre dignement

GESTION DE L'ÉNERGIE

SIDEC du Jura (39) : charte départementale partenariale “Éclairons juste le Jura” pour un éclairage public qui concilie sobriété énergétique, protection de l’environnement nocturne et qualité de vie des habitants.

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Métabief (25) : mise à l’arrêt de 30 % du domaine skiable ; renoncement à des investissements dans de nouvelles infrastructures ; travail sur la qualité de la maintenance et baisse de la vitesse des remontées mécaniques ; formation des équipes ; accompagnement de la filière pour développer des activités touristiques nouvelles.

TOURISME

La sobriété est incontournable pour atteindre la neutralité carbone, les scénarios Transition 2050 étudiés et publiés par l’ADEME l’ont démontré. La baisse des consommations de matière et d’énergie par le comportement des usagers est présente dans les quatre scénarios, même si c’est de manière plus accentuée dans certains scénarios. La sobriété permet à une collectivité la maîtrise de ses consommations d’eau, d’énergie et de foncier, ainsi les finances et les ressources du territoire sont mieux préservées. Moins de chauffage, moins de déplacements et moins de déchets, c’est également moins de gaz à effet de serre. Avec l’efficacité et la substitution des énergies fossiles par des renouvelables, la sobriété est bien le troisième pilier de la neutralité carbone.

Découvrir les scénarios Transition 2050 de l'ADEME en 2 minutes

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DES PROJETS EMBLÉMATIQUES AUTOUR DE BIENS COMMUNS

Plusieurs projets phares ont été réalisés par l’intercommunalité avec la participation de ses habitants. ◼️ La réhabilitation de la friche hospitalière du Sanatorium de Bergesserin, dans une démarche de sobriété foncière, a permis d’accueillir 20 activités artisanales et artistiques.

DES RETOMBÉES POSITIVES

Le territoire s’appuie sur un fort tissu associatif et une organisation locale collective et solidaire : mutualisation d’agents entre intercommunalité et communes, maison de santé pluridisciplinaire, navette rurale avec chauffeurs bénévoles, cafés associatifs, réseau social et solidaire avec 300 bénévoles, épicerie solidaire, laboratoire de transformation alimentaire, bus citoyen itinérant… « Ces projets demandent parfois un investissement initial mais génèrent du bien vivre ensemble, des économies de dépenses et de nouvelles recettes budgétaires pour la collectivité. »

Vue aérienne du sanatorium de Bergesserin © Guillaume Pommier _ Ville de Cluny

◼️ 60 hectares de forêts ont été achetés pour être gérées durablement avec l’aide de 50 habitants formés comme “gardiens de la forêt”. « Ces projets emblématiques donnent de l’espoir et du sens aux habitants et permettent plus facilement de les embarquer vers des changements de pratiques. »

Atelier des gardiens et gardiennes de la forêt © Communauté de communes du Clunisois

En savoir plus sur la convention régionale sur le climat et la biodiversité

La sobriété s’est installée progressivement dans le débat public comme un enjeu majeur pour transformer notre société. Elle oblige à remettre en question nos schémas de pensée, nos modes de vie, de production, de consommation, nos usages, notre quotidien pour réduire leur impact environnemental et préserver le climat. Pour autant, elle ne doit pas être vécue comme une contrainte mais acceptée comme une partition d’un avenir désirable et du vivre ensemble. Les citoyens qui ont participé à la convention régionale sur le climat et la biodiversité ont déclaré qu’ils étaient prêts à emprunter ce chemin et à l’appliquer comme plus de 60 % des Français y aspirent. Je suis convaincue que c’est par l’exemplarité que nous engagerons le changement vers la sobriété.

Découvrir les portraits de citoyens membres de la convention régionale

Les solutions « low tech » répondent au contexte de crise énergétique et des matières premières et permettent de participer à la transition écologique, sur la base de solutions techniquement simples, peu énergivores, demandant peu de ressources pour être conçues, répondant à des besoins essentiels et accessibles au plus grand nombre. Elles offrent un autre projet de société. Découvrez ce qu’est la démarche Low-Tech dans cette vidéo !

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La commune a transformé un ancien site de jet ski en zone de promenade et de biodiversité, et renoncé à urbaniser 10 ha de terrain, car « il y a toujours des dents creuses à exploiter ». Elle a ainsi acquis une ancienne ferme pour y aménager une place publique et un bâtiment de 12 logements. Les matériaux issus de ladéconstruction ont servi à la création de murs en pierres, de bancs et jeux pour enfants.

La municipalité a adopté un changement dans la gestion de ses propriétés agricoles. Deux maraîchers bio ont été installés sur 5 hectares en bail environnemental de longue durée. Leur production approvisionne l’AMAP regroupant 70 familles du village et quatre de Dijon. 90 hectares de terres agricoles communales sont en conversion en agriculture biologique, en filières courtes et locales, contribuant au projet d’autosuffisance alimentaire de Dijon Métropole.