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Guide Apel EVARS 2025

Marc GUIDONI

Created on July 4, 2025

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Transcript

Une publication de l'APEL

POUR LES PARENTS

Accueil
0 - 3 ans
0 - 3 ans
Maternelle
Maternelle

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Elémentaire
Elémentaire

Aller à la page

Quelques ressources

Vous avez ditEARS ?

Editorial

Guide pour accompagner son enfant

Collège
Collège
par Hélène Laubignat, présidente nationale de l'APEL
Lycée
Lycée

Éditorial

Chers parents,

Depuis la rentrée 2025, le programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité) est mis en place dans tous les établissements scolaires, publics comme privés sous contrat. Il s’agit d’une avancée majeure, car jusqu’à présent, l’éducation dans ce domaine était appliquée de manière inégale, selon les établissements, et parfois insuffisante. Dans l’Enseignement catholique, ce programme trouve naturellement sa place dans la démarche déjà engagée depuis plusieurs années sous le nom d’EARS (Éducation Affective, Relationnelle et Sexuelle). Cette démarche vise à accompagner les enfants et les jeunes non seulement sur les aspects biologiques et de santé, mais aussi dans la construction d’une vie relationnelle équilibrée, respectueuse de chacun et fondée sur des valeurs humaines et spirituelles fortes. L’Apel nationale accueille donc ce nouveau cadre avec sérieux et responsabilité. Nous savons combien il est important d’aider les enfants et adolescents à grandir dans le respect d’eux-mêmes et des autres, à se construire dans la confiance, à développer le sens du consentement et à prévenir les violences. Ces objectifs rejoignent notre mission de parents et d’éducateurs. Cependant, nous demeurons vigilants. Trois points nous paraissent essentiels : • La transparence : les parents doivent être pleinement informés du contenu et des modalités des séances organisées dans les écoles et collèges. Rien ne peut se faire sans la confiance et le dialogue avec les familles. • L’adaptation : chaque établissement doit pouvoir mettre en œuvre ce programme avec discernement, en tenant compte de l’âge des élèves, de leur maturité et du projet éducatif propre à l’Enseignement catholique.

• L’approche positive : il ne s’agit pas seulement de prévenir les risques ou les abus, mais d’aider les jeunes à découvrir la beauté des relations humaines, l’importance du respect, la valeur du don de soi et de l’amour. C’est dans ce même esprit que nous publions cette brochure : elle se veut un outil d’accompagnement pour les parents, en offrant un éclairage sur les différents sujets sur lesquels vos enfants peuvent vous interpeller selon leur âge – de la petite enfance (0-3 ans) à l’école maternelle, de l’école élémentaire jusqu’au collège et au lycée. Chaque étape de croissance suscite des questions spécifiques, parfois délicates, mais toujours essentielles pour la construction de leur personnalité. En tant que parents, nous avons un rôle irremplaçable dans l’éducation affective et relationnelle de nos enfants. L’école, à travers EVARS et l’EARS, vient soutenir ce chemin d’humanité. Ensemble, familles et établissements, nous pouvons offrir aux jeunes une éducation intégrale qui leur permettra de grandir libres et responsables. L’Apel nationale continuera à veiller à ce que la mise en œuvre de ce programme respecte les familles, les valeurs portées par l’Enseignement catholique et les besoins réels des enfants. Avec confiance et espérance,

Hélène LAUBIGNAT Présidente Nationale de l’APEL

EARS et EVAR(S)

L'Education affective, relationnelle et sexuelle (EARS) repose, dans l'Enseignement catholique, sur une vison chrétienne de la personne humaine et propose un accompagnement intégral de l'élève pour l'aider à grandir en vérité, en liberté et en responsabilité. Elle développe le sens du beau, du bien et du vrai, en mobilisant l'ensemlbe de la communauté éducative autour d'un projet d'éducation au discernement

L'éducation à la vie affective et relationnelle (et à la sexualité) EVAR(S) est le programme qui a été mis en oeuvre dans tous les établissements publics et privés sous contrat à la rentrée 2025. Il ne suffit pas à répondre à l'ensemble des enjeux éducatifs que suppose une EARS.

Entretien avec Baptiste Jacomino, adjoint au directeur diocésain de l'Enseignement catholique de Paris

Accompagner mon enfant selon son âge

Ecole maternelle

Ecole élémentaire

Collège

0 - 3 ans

Lycée

Retour accueil

Nous vous proposons quelques idées de lecture.

Découverte de son corps

La posture ajustée de l'adulte

Le respect des différences

0 - 3 ans

Le langage, une vigilance

Les écrans et les tout-petits

La sécurité affective

L'intimité et la pudeur

L'Oedipe

prendre soin de son corps

La posture ajustée de l'adulte

Regard sur son corps

Le corps et les émotions

Estime de soi

Le consentement

Ecole maternelle

Narcissisme

Gestion des émotions

Sécurité affective

Le respect

Le respect de son corps

Connaitre ses origines

Ressources maternelles

La puberté

Grandir en confiance

L'estime de soi

Renforcement de l'identité masculine / féminine

L'intimité et la pudeur

La période de latence

L'amitié

Ecole élémentaire

Différence filles /garçons

Les écrans et les contenus inappropriés

La posture ajustée de l'adulte

Le narcissisme

Orientation sexuelle

Parler d'amour

Le consentement

Ressources école élémentaire

AVERTISSEMENT : À l'âge du collège, les jeunes évoluent très rapidement. Ces propositions sont à adapter en fonction de l'âge de votre enfant

La relation garçons / filles

Construire une relation

La responsabilité

Narcissisme

Les nudes

La puberté

Les écrans et les contenus inappropriés

L'estime de soi

Collège

Le consentement

L'amitié

Différence entre le désir et l'amour

L'intimité et la pudeur

Orientation sexuelle

Parler d'amour

La posture ajustée de l'adulte

Le sens de la sexualité

Ressources collège

Le respect

Parler d'amour

Les écrans et le contenu inapproprié

La posture ajustéede l'adulte

Lycée

La contraception

Orientation sexuelle

La responsabilité

Le consentement

Ressources lycée

Des lectures pour aller plus loin

- Maternelle -

Dis-moi comment on fait les bébés ? La merveilleuse histoire de la naissance. Karine-Marie Amiot Mon corps, c’est un trésor. Inés D’Oysonville Je peux te faire un bisou ? Solin Bourdeverre-Veyssiere Interdit de me faire mal – C’est mon corps. Mai Lan Chapiron Mon corps est un trésor. Florence Dutruc-Rosset – Thierry Manès Les petits et les trop gros secrets. Mylen Vigneault et Maud Roegiers

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Des lectures pour aller plus loin

- Primaire -

Lucas et Léa. Le cours de la vie : amour, puberté, sexualité, transmission de la vie. Pascale Morinière Grosse colère (pour les émotions) Mireille d'Allancé Le loup. Mai Lan Chapiron Le secret de Mia Les éditions enfants Québec Parle-moi d’amour : La sexualité expliquée aux enfants. Sophie de Mullenheim et Florian Thouret Les pansements invisibles Baptiste Beaulieu Les gens sont beaux Baptiste Beaulieu As-tu rempli un seau ? Carol Mac Cloud

Emma passe trop de temps sur son écran Betsy Childs Howard La gratifouille Marine Berlusconi Le compost à émotions Marine Bigo-Berlusconi Bernard l'air miteux (à partir de 5 ans) Ginou Jussel

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Des lectures pour aller plus loin

- Collège -

Margot et les mystères de l'amour - S'aimer pour pouvoir aimer Inès d' Oysonville - Claire Sallé de Chou. Greg et l’aventure de la vie- construire sa vie sur ses bases solides Inès d’oysonville et Emmanuelle Bros Libres ? heureux, enracinés Inès d’oysonville et Emmanuelle Bros Ton corps, un trésor ! guide pour comprendre les changements de la puberté Cécile Frémont de Williencourt L'amour est une belle histoire et le sexe aussi ! Marie Beaussant Le petit illustré de l'intimité (à partir de 6 ans) Mathilde Baudy et Tiphaine Dieumegard

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Des lectures pour aller plus loin

- Lycée -

Tu es don ! la théologie du corps pour les jeunes Alex Deschênes Devenir femme-être soi Claire de Saint Lager Trésors de femme Cécile de Williencourt Le sexe et le cœur, Aimer en toute liberté Valérie Ternynck Délivré ! : 10 étapes pour arrêter la pornographie Tanguy Lafforgue Une jeunesse sexuellement libérée ou presque Thérèse Hargot Adolescence : amour, affectivité et sexualité, convoi d'anges heureux ? Nicolas Sajus

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Des lectures pour aller plus loin

- Parents-

Une jeunesse sexuellement libérée, ou presque Thérèse Hargot - Albin michel - 2016 Protégeons nos enfants de la pornographie ! Amaury Guillem et Tanguy Lafforgues - Mame - 2021 12 questions à se poser pour protéger ses enfants de la pornographie AFC - Pierre Téqui éditeur - 2022 12 questions à se poser à se poser sur les réseaux sociaux AFC - Pierre Téqui éditeur - 2023 S’il te plaît, maman, parle-moi d’amour : que dire à ma fille pré-adolescente de 9 à 13 ans ? Inès Pelissié du Rausas. - St Paul eds - 2013 Papa, s’il te plaît, c’est beau, l’amour ? Que dire à mon fils préadolescent ? Inès Pelissié du Rausas - St Paul eds - 2014 J’ai confiance en toi : accompagner notre adolescent sur le chemin de la vie affective Valérie Terninck - Editions de l'Emmanuel - 2020

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Ressources numériques

Les programmes EVARS de l'Education nationalede l'école maternelle au lycéeUne EARS pour grandir heureux (publication du SGEC juillet 2025)

Ressources Apel nationale

Le site de www.apel.fr Votre site internet d'informations éducatives et scolaires.Pour une éducation affective et relationnelle dans la responsabilité et la confiance Webinaire Apel du 5 juin 2025 (décryptage des programmes EVARS) Ligne d'écoute Apel 01 46 90 09 60Une équipe de psychologues, éducateurs spécialisés, conseillers scolaires pour répondre à toutes vos questions. Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, et le mardi de 14 h à 19 h – anonyme et gratuit.

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Remerciements

Hélène Laubignat, présidente nationale de l'APEL et les membres du Bureau National Baptiste Jacomino, adjoint à la direction diocésaine de l'Enseignement catholique de Paris

Document élaboré par le groupe EVARS de l’Apel nationale, 277 rue Saint-Jacques, 75240 Paris Cedex 05 Tél. : 01 53 73 73 90

Version mars 2026 - Ce document sera actualisé régulièrement

Le développement du langage

Le développement du langage dès le plus jeune âge est primordial, car il joue un rôle central dans plusieurs aspects du développement global de l’enfant. Il est donc essentiel que les parents portent une attention particulière au développement de leur enfant dès ses premières années, pour lui transmettre les clés qui favoriseront sa communication, ses apprentissages ainsi que son épanouissement personnel et social. Le langage permet à l’enfant de : • communiquer ses émotions, ses besoins et ses idées. • aider l’enfant à structurer ses idées, raisonner et comprendre le monde : le langage est lié à la pensée. • soutenir l’acquisition des connaissances, la mémoire, la capacité à résoudre des problèmes et les apprentissages scolaires (compréhension des consignes, lecture, écriture, mathématiques) • faciliter les interactions avec les autres enfants et les adultes, favorisant l’intégration sociale • renforcer l’estime de soi et la confiance dans les échanges.

Sans un développement langagier suffisant, l’enfant risque de se sentir frustré, ce qui peut entraîner des comportements difficiles. Une vigilance dès le plus jeune âge permet de détecter rapidement d’éventuels troubles du langage ou de l’audition, afin de mettre en place un accompagnement adapté et éviter des retards scolaires. Plus l’intervention est précoce, meilleurs sont les résultats pour limiter les répercussions à long terme.

Il est essentiel de : o Préserver l’innocence o Valoriser le corps et les relations affectives o Favoriser des liens respectueux et équilibrés Prévention Mettre en place : • Contrôles parentaux (family link, screen time, qustodio,… par exemple) • Limitation de l’accès à Internet • Encadrement du temps d’écran • Dialoguer avec l’enfant : - Utiliser des explications simples et rassurantes - Lui rappeler que son corps est précieux - L’encourager à parler en cas de malaise ou de choc.

Les écrans et les contenus inappropriés

Les écrans font partie du quotidien des enfants et adolescents. • Ils offrent des possibilités d’apprentissage, de communication et de divertissement. • Cependant ils exposent aussi à des risques, notamment les contenus inappropriés comme la pornographie. Les parents auront à cœur de protéger l’innocence et éduquer le regard. L’enfant en primaire est dans une phase de grande curiosité et son cerveau est encore en développement. Les images choquantes peuvent avoir un impact durable.

Parler d'amour

À cet âge, les enfants commencent à comprendre que l’amour prend différentes formes : amitié, affection familiale, ou premier attachement. • L’amour, c’est varié : amitié, famille, attachement. Expliquez que l’on peut aimer sans posséder ni contrôler, en insistant sur le respect, la confiance et le consentement. • Répondre à leurs questions : restez simple et positif. Évitez de les questionner sur leurs propres « amoureux » pour ne pas les gêner. • Montrez l’exemple : gérez les conflits et montrez de l’affection avec respect. Parlez aussi des différentes formes de familles et de couples pour leur apprendre la tolérance. • Gardez le dialogue ouvert : soyez à l’écoute, utilisez des exemples concrets (mariage, naissance) et accueillez leurs questions sans jugement.

La puberté

Une période de grands changements. Elle survient généralement :• Chez les filles : entre 8 et 13 ans • Chez les garçons : entre 9 et 14 ans Chaque enfant évolue à son propre rythme, sans norme stricte. Les changements émotionnels et sociaux : • Irritabilité, sensibilité, besoin d’autonomie • Importance de l’apparence, parfois source de complexes • Premiers amours et questionnements sur la sexualité

Les parents auront à cœur de : • Créer un climat de confiance • Donner des explications claires avec les bons mots • Rappeler que chaque corps est unique • Favoriser une image corporelle positive • Souligner l’importance du consentement et de l’autonomie corporelle • Recueillir les émotions sans jugement Des parents présents et bienveillants aident leurs adolescents à vivre cette étape avec confiance et sérénité en respectant leur jardin secret.

La Découverte de son corps

• Nommer précisément les parties du corps : Il est essentiel d'utiliser les termes corrects pour toutes les parties du corps, y compris les organes génitaux (pénis ou vulve). Cela normalise le vocabulaire et intègre ces parties naturellement dans le schéma corporel de l'enfant, facilitant de futures discussions sur le respect et la protection. • Explorer par le mouvement : Encouragez les activités physiques comme danser, grimper. Mettre des mots sur ces actions ("Tes jambes sont fortes pour courir !") valorise les capacités du corps plutôt que son apparence. • Discuter avec votre enfant de ce qu'il perçoit avec ses sens ("Qu'est-ce que tu entends avec tes oreilles ?"). Cela l'aide à comprendre son corps comme un merveilleux outil d'interaction avec l'environnement.

Le corps est le premier terrain d'exploration pour les jeunes enfants, dès la maternelle. Ils découvrent leurs propres sensations et les différences avec les autres. En tant que parents, notre rôle est crucial pour les aider à développer une perception positive et respectueuse de leur corps. En maternelle, nous posons les bases de l'acceptation de soi, du respect et de la connaissance de son corps. En étant des guides attentifs et informés, nous offrons à nos enfants la confiance nécessaire pour s'épanouir pleinement. Pour un enfant en maternelle, le corps est avant tout un moyen de percevoir le monde et d'interagir avec lui (courir, sauter, toucher, goûter, sentir). C'est ainsi que se forge la conscience corporelle. • •

Construire une relation

Quand deux personnes se rencontrent, elles se jugent d’abord sur l’apparence, les gestes, le visage. Mais pour vraiment connaître l’autre, il faut parler, partager du temps et apprendre à se faire confiance. Certaines choses, plus intimes, ne se révèlent que dans une relation de confiance solide. Les adolescents, parfois, vont trop vite et livrent des choses très personnelles, ce qui peut les mettre en danger ou les blesser. Pour les aider, les parents peuvent :

  • Leur rappeler de prendre leur temps dans les relations et de ne pas se précipiter.
  • Les encourager à construire des relations de confiance.
  • Respecter leur intimité et ne pas fouiller dans leurs amitiés.
  • Éviter de les comparer à leurs camarades.
  • Leur apprendre à respecter les différences de chacun.
  • Rejeter les préjugés et montrer l’exemple.

Le développement du langage

Le développement du langage dès le plus jeune âge est primordial, car il joue un rôle central dans plusieurs aspects du développement global de l’enfant.Il est donc essentiel que les parents portent une attention particulière au développement de leur enfant dès ses premières années, pour lui transmettre les clés qui favoriseront sa communication, ses apprentissages ainsi que son épanouissement personnel et social.

Le langage permet à l’enfant de : • communiquer ses émotions, ses besoins et ses idées. • aider l’enfant à structurer ses idées, raisonner et comprendre le monde : le langage est lié à la pensée. • soutenir l’acquisition des connaissances, la mémoire, la capacité à résoudre des problèmes et les apprentissages scolaires (compréhension des consignes, lecture, écriture, mathématiques) • faciliter les interactions avec les autres enfants et les adultes, favorisant l’intégration sociale • renforcer l’estime de soi et la confiance dans les échanges.

Sans un développement langagier suffisant, l’enfant risque de se sentir frustré, ce qui peut entraîner des comportements difficiles. Une vigilance dès le plus jeune âge permet de détecter rapidement d’éventuels troubles du langage ou de l’audition, afin de mettre en place un accompagnement adapté et éviter des retards scolaires. Plus l’intervention est précoce, meilleurs sont les résultats pour limiter les répercussions à long terme.

L'orientation sexuelle

L’orientation sexuelle n’est pas le résultat d’un choix. En revanche, la manière dont un jeune décide de l’exprimer dépend de ses propres décisions et responsabilités. Ce sujet est personnel et doit être abordé sans poser de questions intrusives. L’orientation sexuelle ne se limite pas aux actes sexuels ; elle constitue une dimension de la personne qui peut influencer divers aspects de sa vie, sans toutefois la définir complètement. Il est préférable que les jeunes puissent aborder librement leurs désirs, sentiments ou expériences sans craindre d’être jugés ou réduits à leurs propos. Un accompagnement bienveillant favorise un processus de connaissance de soi, qui peut parfois comporter des hésitations et des incohérences. Rappeler qu’il existe différents chemins de vie pour chacun, quelle que soit son orientation. Les adultes peuvent accompagner le jeune dans sa réflexion sur ce qu’il souhaite vivre.

Le narcissisme

A l'adolescence, l’enfant dont le corps évolue très vite, cherche dans le regard des autres à se rassurer et à trouver sa propre identité. Il entre dans l’âge où il peut passer des heures dans la salle de bain, où il accorde une importance très grande à sa tenue vestimentaire et où il s’efforce de se conformer aux normes de son groupe ou à s’en désolidariser radicalement. Dans les deux cas, soit par similitude soit par opposition, il vise l’affirmation de ses goûts personnels et la construction de son identité. Il est particulièrement sensible à l’impact des commentaires sur son physique. Son narcissisme peut être affecté par exemple sur les réseaux sociaux.

Le respect

L'enfant découvre en maternelle les différences entre ses camarades. Il constate la diversité de taille, de morphologie, de couleur de peau, etc. L'enfant n'a pas choisi ses caractéristiques morphologiques et il doit comprendre que chacun est beau comme il est parce qu'il est unique. L'enfant doit donc intégrer qu'il est interdit de se moquer d'une particularité d'un autre enfant, qu'elle concerne son corps, ses origines, sa famille, sa culture...II réalise que dès que quelqu'un touche à son corps, on touche à sa personne. Il doit donc apprendre d'une part à dire « non » quand il ne veut pas être touché, d'autre part à respecter les désirs de ses camarades.

Le consentement

Le consentement concerne tous les actes de la vie et consiste à exprimer ses désirs, à demander, écouter et respecter ceux des autres. Le consentement revient à donner clairement son accord d’une manière explicite avec des mots précis ou un comportement clair par une personne en capacité de comprendre ce qui est attendu d’elle. L’apprentissage au consentement commence dès le plus jeune âge lorsque l’on respecte les choix de l’enfant concernant ses modes de relations sociales. Exemple : des parents peuvent exiger de leur enfant de dire bonjour à une tierce personne mais l’enfant peut choisir de quelle manière (bisous, main serrée, mots prononcés sans geste associé). Par la même, l’adulte fait comprendre à l’enfant qu’il est libre des actes qu’il pose et de ceux qui sont posés sur lui. L’autorisation donnée à l’enfant de refuser des gestes posés par des camarades dans le jeu comme l’interdiction de toucher les autres ouvre un dialogue avec les adultes et rend possible la confidence sur des gestes inappropriés dont il pourrait être victime. L’enfant est ainsi positionné en maitre et gardien de sa personne. Cette attention portée au respect de chaque personne est essentielle dans la construction de la liberté individuelle et l’établissement de relations qui prennent en considération la dignité de chacun.

L'identité masculine ou féminine

L’enfant se construit par imitation des adultes qui l’entourent. Il découvre la différence des sexes. Il sait qu’il est garçon ou fille. Il ne sera pas surprenant de le voir jouer à « papa et maman », reproduire vos mimiques et habitudes, surtout si vous êtes du même sexe que lui. On veillera toutefois à na pas l’enfermer dans des stéréotypes. Tous les jeux, sports et activités sont envisageables quel que soit son sexe. Il est curieux de comprendre la différence des sexes et cherche donc à voir, toucher, explorer. Cependant il sera fondamental de poser un interdit clair par rapport au corps des autres sans leur consentement. De la même manière, il est nécessaire de lui apprendre à protéger son intimité.

L'orientation sexuelle

L’orientation sexuelle n’est pas le résultat d’un choix. En revanche, la manière dont un jeune décide de l’exprimer dépend de ses propres décisions et responsabilités. Ce sujet est personnel et doit être abordé sans poser de questions intrusives. L’orientation sexuelle ne se limite pas aux actes sexuels ; elle constitue une dimension de la personne qui peut influencer divers aspects de sa vie, sans toutefois la définir complètement. Il est préférable que les jeunes puissent aborder librement leurs désirs, sentiments ou expériences sans craindre d’être jugés ou réduits à leurs propos. Un accompagnement bienveillant favorise un processus de connaissance de soi, qui peut parfois comporter des hésitations et des incohérences. Rappeler qu’il existe différents chemins de vie pour chacun, quelle que soit son orientation. Les adultes peuvent accompagner le jeune dans sa réflexion sur ce qu’il souhaite vivre.

L'identité masculine ou féminine

L’enfant se construit par imitation des adultes qui l’entourent. Il découvre la différence des sexes. Il sait qu’il est garçon ou fille. Il ne sera pas surprenant de le voir jouer à « papa et maman », reproduire vos mimiques et habitudes, surtout si vous êtes du même sexe que lui. On veillera toutefois à na pas l’enfermer dans des stéréotypes. Tous les jeux, sports et activités sont envisageables quel que soit son sexe. Il est curieux de comprendre la différence des sexes et cherche donc à voir, toucher, explorer. Cependant il sera fondamental de poser un interdit clair par rapport au corps des autres sans leur consentement. De la même manière, il est nécessaire de lui apprendre à protéger son intimité.

Le respect des différences

Dès tout petit, l'enfant doit savoir que chacun doit être respecté comme il est, quel que soit ses particularités physiques (couleur de peau, poids, taille, etc) et qu'il ne peut pas rire et encore moins se moquer d'une différence d'un camarade. De même les origines et les modèles familiaux sont variés et aucun enfant ne peut être mis à l'écart ou humilié à cause de ses origines ou de sa famille. Les parents veilleront à ne pas faire de commentaire sur les camarades de son enfant.

La relation garçons-filles

Les adolescents ressentent leurs premiers émois amoureux et découvrent l’attirance sexuelle naturelle. Ils ont besoin de sentir qu’ils peuvent plaire et être choisis. Certains éprouvent le besoin de vivre des relations amoureuses éphémères. Le parent veillera à ne pas relativiser ni exagérer l’importance de ces relations. Il n’enferme pas le jeune dans une relation de couple à l’image d’une relation stable et durable. Il n’encourage pas ni n’entrave la vie du « couple » afin de laisser aux 2 jeunes la liberté dans leurs choix

L'estime de soi

L’adolescent en plein changement corporel est fragilisé dans l’image qu’il a de lui-même. Il a du mal à se comprendre et à s’accepter. Il lui est nécessaire d’entreprendre un travail de connaissance de soi. Il cherche dans le regard de ses pairs sa valeur personnelle. Il se construit par imitation de personnes qu’il admire. Il est alors beaucoup plus sensible aux remarques qui lui sont adressées. Les retours qui lui sont faits avec bienveillance et vérité sur ses qualités lui permettent de mieux se connaitre pour mieux se reconnaitre. Il a tendance à relativiser les compliments ou au contraire à s’en servir pour alimenter son orgueil. Les commentaires sur ses réussites et ses qualités étayés par des exemples concrets et précis lui permettent de prendre conscience de sa valeur. Il pourra ainsi oser rêver des projets ambitieux et en mettre certains en pratique. Sans une estime de soi suffisante l’adolescent n’a pas confiance en lui et a tendance à se replier sur lui-même ou à chercher à tout prix comment attirer l’attention sur lui. Toute remarque dévalorisante sur son physique risque d’entrainer des complexes difficiles à dépasser.

Parler d'amour

Distinguer amour, désir et attachement : à l’adolescence, il est important de faire la différence entre l’amour, l’attirance et le désir. Expliquez que l’on peut ressentir du désir sans aimer, mais que l’amour implique toujours du respect et de l’engagement. Parler de relations saines : abordez les thèmes de la relation amoureuse, du consentement, et de l’importance de préserver son intimité et celle des autres. Insistez sur le fait qu’une relation doit être basée sur la confiance, la communication et le respect mutuel. Respecter leur intimité : les adolescents sont souvent pudiques. Évitez les questions intrusives, mais montrez-vous ouvert à leurs confidences. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent venir vous parler sans crainte d’être jugés. Protéger les des messages extérieurs : les réseaux sociaux et les copains peuvent véhiculer des idées fausses sur l’amour (performance, consommation). En parlant d’amour avec eux, vous leur donnez des repères solides pour construire des relations authentiques. Utiliser des supports variés : films, livres ou discussions autour de l’actualité peuvent servir de point de départ pour échanger sur les relations, l’intimité et les émotions. Adaptez votre langage à leur maturité, tout en restant naturel et bienveillant. Dans tous les cas, l’essentiel est de parler d’amour de manière naturelle, sans tabou ni pression. Votre attitude et votre écoute sont les meilleurs outils pour les guider.

Le consentement

Pour les collégiens, la dimension affective et sexuelle prend une place importante il est capital d’éduquer au consentement. Les adolescents très sensibles à la pression du groupe et au fait de se conformer à leurs pairs doivent avant tout apprendre à écouter leurs envies personnelles et à identifier ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, ce qu’ils veulent et ce qu’ils refusent. Pour que leur consentement soit valide, il doit être libre, clair, éclairé, et réciproque. Aucune pression, menace, ni chantage ne peut être exercé et chacun des partenaires doit pouvoir exprimer clairement son désir. Chaque jeune doit comprendre que sans accord explicite, c’est non. Le silence ou l’absence d’engagement correspond à un refus de consentement. Les protagonistes doivent avoir la capacité de comprendre les conséquences de leurs actes. Aucun consentement ne peut être donné sous emprise de drogue, d’alcool ou d’un partenaire beaucoup plus âgé.

Chaque nouvelle interaction exige l’accord des deux. Le consentement concerne aussi l’échange de photos intimes. Les jeunes doivent comprendre que l’envoi de photos sans l’accord du destinataire est déjà une agression sexuelle passible de poursuite judiciaire. Les parents veilleront à ne pas projeter leurs propres émotions sur leurs enfants ou à les envahir affectivement. Il est important que les parents prennent conscience que les situations vécues par le jeune ne leur appartiennent pas, même si elles peuvent faire écho à leur propre histoire. Ainsi l’adolescent se sentira en sécurité et soutenu et pourra s’exprimer librement.

  • être attentif à l’âge de l’enfant
  • ne pas anticiper sur les problèmes
  • être vigilant sur les groupes auquel son enfant appartient
  • connaître l'âge de la majorité sexuelle (15 ans)

Cadre légal : voir le code pénal

L'amitié

Dès l’entrée à l’école, l’enfant découvre les relations avec ses pairs.Les premières amitiés lui permettent de :

  • S’ouvrir aux autres
  • o Partager des joies
  • o Apprendre à gérer les conflits et les déceptions
Accompagner :
  • Laissez l’enfant expérimenter ses propres stratégies relationnelles.
  • Intervenez seulement s’il y a danger ou souffrance persistante.
  • Veillez à ne pas confondre dispute et harcèlement.
  • Reconnaître une amitié positive :
    • Se sentir bien ensemble
    • Se respecter mutuellement
    • Avoir la liberté de se dire non sans crainte

Parler d'amour

À cet âge, les enfants commencent à comprendre que l’amour prend différentes formes : amitié, affection familiale, ou premier attachement. • L’amour, c’est varié : amitié, famille, attachement. Expliquez que l’on peut aimer sans posséder ni contrôler, en insistant sur le respect, la confiance et le consentement. • Répondre à leurs questions : restez simple et positif. Évitez de les questionner sur leurs propres « amoureux » pour ne pas les gêner. • Montrez l’exemple : gérez les conflits et montrez de l’affection avec respect. Parlez aussi des différentes formes de familles et de couples pour leur apprendre la tolérance. • Gardez le dialogue ouvert : soyez à l’écoute, utilisez des exemples concrets (mariage, naissance) et accueillez leurs questions sans jugement.

La responsabilité

L'anthropologie chrétienne affirme l'unicité corps, cœur et cerveau. Le lycéen doit avoir compris que tout ce qu'il vit Iaisse une trace dans sa mémoire qui aura de manière consciente ou pas des répercussions dans sa vie adulte. Il doit donc être incité à réfléchir aux conséquences de ses actes, à court et aussi à plus Iong terme. De plus, ses actes engagent aussi la liberté et l'intégrité de son(ses) partenaires. Il ne peut donc agir sans tenir compte du respect de l'autre. Les gestes qu'il pose l'engage d'une certaine manière et l'oblige vis-à-vis de l'autre (des autres) à une vérité dans sa communication et dans la cohérence de ses actes avec ce qu'il ressent intimement. Enfin, par sa manière d'agir, il envoie à son entourage une image de lui, qui risque bien de lui être très nuisible s'il agit de manière incohérente.

Différence entre garçons et filles

Chaque personne est unique. Il existe des différences physiques observables dans le corps des garçons et des filles. Chacun est respectable dans son identité,Aider l’enfant à comprendre que l’amitié n’a pas de genre. Ce qui compte, c’est la confiance et le respect. • Valoriser les talents de chacun sans les lier au genre. Il n’y a pas de jouets, couleurs ou activités réservés à un genre : chacun peut aimer ce qu’il veut. • Encourager les activités qui ne laissent personne à l'écart. Ne pas accorder trop d’importance aux relations amoureuses à cet âge-là mais accueillir les questions avec bienveillance et répondre simplement.

L'intimité et la pudeur

La pudeur est un sentiment de gêne ou de retenue face à ce qui touche au corps, Elle varie selon les époques, les religions ou les sociétés. C'est une réaction émotionnelle ou culturelle, souvent liée à la honte, ou au respect des normes sociales. Expliquez à votre enfant que certaines parties du corps sont privées (comme ce qui est caché par un maillot de bain) et qu’on ne les montre pas en public. Cela l’aidera à comprendre la pudeur tout en douceur.

L'intimité désigne ce qui est personnel, privé, réservé à soi ou à un cercle très restreint (partenaire, famille, amis très proches). L’intimité est liée à la confiance et au respect de soi et des autres. Apprenez à votre enfant que son corps lui appartient : il a le droit de dire non à un câlin ou à un bisou s’il n’en a pas envie. C’est une première leçon d’intimité et de respect de soi.

Le sens de la sexualité

La sexualité, un langage du corps et du cœurLa sexualité est bien plus qu’un acte physique : c’est un langage qui permet à deux personnes de s’exprimer leur amour, de renforcer leur attachement et de vivre une rencontre intime. Elle implique le corps, les émotions, la conscience et la responsabilité. Faire l’amour, une expression qui a du sens. Les adolescents sont sensibles à l’idée que la sexualité n’est pas un simple acte, mais une manière de « faire l’amour ». Expliquez-leur que lorsque la sexualité est vécue dans l’amour, elle crée de l’amour et renforce la relation. Cela les aide à comprendre la différence entre le sexe et une relation intime et respectueuse. Les 4R de la sexualité : Rencontre, Relation, Respect, Responsabilité. La sexualité est une Rencontre intime entre deux êtres, au service de leur Relation. Elle exige du Respect (pour soi et pour l’autre) et de la Responsabilité (vis-à-vis de ses actes et de leurs conséquences). Ces valeurs sont essentielles pour vivre une sexualité épanouie et saine. Le plaisir partagé et la création de vie. La sexualité, lorsqu’elle est vécue en vérité et dans le respect, est source de plaisir partagé et de joie. Elle peut aussi être créatrice de vie. Parlez-en comme d’un don précieux, qui engage les deux partenaires et qui doit être vécu avec maturité et conscience. Protéger les adolescents des messages extérieurs Les réseaux sociaux et les pairs peuvent véhiculer des images déformées de la sexualité, centrées sur la performance ou la consommation. Aidez votre adolescent à développer un regard critique et à comprendre que la sexualité ne se réduit pas à ces représentations. Rester disponible et à l’écoute. Les adolescents ont besoin de savoir qu’ils peuvent vous parler sans crainte d’être jugés. Soyez ouvert à leurs questions, même si elles vous semblent embarassantes.

La posture ajustée de l'adulte

Dans la toute petite enfance, les parents sont les repères affectifs. Ils sont les références auxquelles les enfants s’attachent et dont la bienveillance est nécessaire pour construire la sécurité affective de la personne jusqu’à l’âge adulte. Ils fixent un cade à l’enfant avec des règles cohérentes qui lui permettent de se repérer.

Le respect

Au lycée, les jeunes affirment de plus en plus Ieurs goûts personnels et Ieur identité. Aucune moquerie ou commentaire humiliant ne peut ètre accepté, surtout lorsqu'il touche à l'affirmation de soi, de son identité sexuelle ou de son orientation sexuelle, de ses goûts ou de ses choix et encore moins lorsque cela touche à l'intimité de l'autre. Le respect de l'autre dans toutes les dimensions de sa personne est un principe fondamental que tout jeune lycéen doit désormais intégré. Il est basé sur l'égalité absolue entre les personnes et le droit de chacun de vivre comme il l'entend tant que cela n'affecte les autres.

La relation garçons-filles

Les adolescents ressentent leurs premiers émois amoureux et découvrent l’attirance sexuelle naturelle. Ils ont besoin de sentir qu’ils peuvent plaire et être choisis. Certains éprouvent le besoin de vivre des relations amoureuses éphémères. Le parent veillera à ne pas relativiser ni exagérer l’importance de ces relations. Il n’enferme pas le jeune dans une relation de couple à l’image d’une relation stable et durable. Il n’encourage pas ni n’entrave la vie du « couple » afin de laisser aux 2 jeunes la liberté dans leurs choix

Le consentement

Le consentement concerne tous les actes de la vie et consiste à exprimer ses désirs, à demander, écouter et respecter ceux des autres. Le consentement revient à donner clairement son accord d’une manière explicite avec des mots précis ou un comportement clair par une personne en capacité de comprendre ce qui est attendu d’elle. L’apprentissage au consentement commence dès le plus jeune âge lorsque l’on respecte les choix de l’enfant concernant ses modes de relations sociales. Exemple : des parents peuvent exiger de leur enfant de dire bonjour à une tierce personne mais l’enfant peut choisir de quelle manière (bisous, main serrée, mots prononcés sans geste associé). Par la même, l’adulte fait comprendre à l’enfant qu’il est libre des actes qu’il pose et de ceux qui sont posés sur lui. L’autorisation donnée à l’enfant de refuser des gestes posés par des camarades dans le jeu comme l’interdiction de toucher les autres ouvre un dialogue avec les adultes et rend possible la confidence sur des gestes inappropriés dont il pourrait être victime. L’enfant est ainsi positionné en maitre et gardien de sa personne. Cette attention portée au respect de chaque personne est essentielle dans la construction de la liberté individuelle et l’établissement de relations qui prennent en considération la dignité de chacun.

Connaître ses origines

Chaque enfant a besoin de savoir d’où il vient pour se construire. Ses origines ne sont pas seulement une affaire de biologie : elles lui donnent des racines, un sentiment d’appartenance et la sécurité intérieure qui l’aide à avancer. Nos modèles familiaux changent aujourd’hui. Père et mère, deux parents du même sexe, une famille recomposée ou un seul parent : ce qui compte avant tout, c’est la clarté, la vérité et la fidélité de l’amour donné. L’enfant n’attend pas une histoire parfaite, mais une histoire assumée, où il peut trouver des repères stables et une parole vraie.

Du point de vue de la foi chrétienne, chaque vie est unique et précieuse, confiée au monde comme un don. Mais même pour ceux qui ne partagent pas cette conviction, il est possible de dire à un enfant : « Tu es voulu, tu es attendu, tu es aimé. » Ce message est universel, il touche le cœur de tout être humain. Aider l’enfant à se situer dans son histoire, à savoir qu’il a une place et qu’il est reconnu, c’est lui offrir une force intérieure qui l’accompagnera toute sa vie. C’est lui donner des racines pour qu’il puisse déployer ses ailes.

Les écrans et les contenus inappropriés

À la fin de l’adolescence, les jeunes cherchent autonomie et expériences, et s’interrogent sur les relations affectives et sexuelles. Exposés à la pornographie, ils risquent d’en adopter les modèles comme norme. Il est important de les accompagner vers une liberté intérieure en soulignant que les relations authentiques reposent sur le respect, l’engagement et la patience. Les parents peuvent offrir des repères positifs, encourager la réflexion personnelle et orienter vers des soutiens extérieurs si nécessaire (éducateur, psychologue,…). Cadre légal : la pornagraphie est interdite aux mineurs . Loi... art 227-23 art 227-24

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

La posture ajustée de l'adulte

L’enfant fait partie d’un groupe classe, il y vit ses premières amitiés sincères et aussi ses premières disputes. Il a besoin de trouver chez ses parents une oreille attentive, qui l’écoute sans jugement et le laisse gérer ses histoires sans s’immiscer trop dans ses relations. Le parent veillera à ne pas relativiser ni accorder une importance démesurée à ce que son enfant raconte. Cependant, ses ressentis sont sérieux et doivent être accueillis avec respect, sans ironie.

Le respect

Au lycée, les jeunes affirment de plus en plus Ieurs goûts personnels et Ieur identité. Aucune moquerie ou commentaire humiliant ne peut ètre accepté, surtout lorsqu'il touche à l'affirmation de soi, de son identité sexuelle ou de son orientation sexuelle, de ses goûts ou de ses choix et encore moins lorsque cela touche à l'intimité de l'autre. Le respect de l'autre dans toutes les dimensions de sa personne est un principe fondamental que tout jeune lycéen doit désormais intégré. Il est basé sur l'égalité absolue entre les personnes et le droit de chacun de vivre comme il l'entend tant que cela n'affecte les autres.

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

Amoureux de papa ou maman

Le complexe d’Œdipe aide l’enfant à : • renoncer à un amour exclusif pour s’ouvrir à d’autres relations affectives et sociales. • intégrer les premières limites, comme l’interdit de l’inceste, • Adopter une posture stable et un cadre affectif sécurisant et clair avec des rôles bien définis permet à l’enfant de dépasser cette étape naturellement. .Cette étape se résout naturellement vers 5-6 ans. Chaque enfant avance à son rythme. Ce qui compte, c’est la clarté, la bienveillance et la sécurité affective que les parents lui offrent.

Entre 3 et 6 ans, de nombreux enfants traversent ce qu’on appelle le complexe d’Œdipe. Il s’agit d’une phase normale et structurante de leur développement affectif. Durant cette période, l’enfant développe un attachement fort envers le parent du sexe opposé, parfois teinté d’un amour exclusif. En parallèle, il peut ressentir une forme de rivalité ou de jalousie envers le parent du même sexe, vu comme un concurrent. L’enfant doit comprendre que les gestes échangés entre adultes leur sont spécifiques. Cela n’enlève rien à l’amour immense qu’ils ont pour leur enfant, qui s’exprime par des gestes adaptés.

La responsabilité

L'anthropologie chrétienne affirme l'unicité corps, cœur et cerveau. Le lycéen doit avoir compris que tout ce qu'il vit Iaisse une trace dans sa mémoire qui aura de manière consciente ou pas des répercussions dans sa vie adulte. Il doit donc être incité à réfléchir aux conséquences de ses actes, à court et aussi à plus Iong terme. De plus, ses actes engagent aussi la liberté et l'intégrité de son(ses) partenaires. Il ne peut donc agir sans tenir compte du respect de l'autre. Les gestes qu'il pose l'engage d'une certaine manière et l'oblige vis-à-vis de l'autre (des autres) à une vérité dans sa communication et dans la cohérence de ses actes avec ce qu'il ressent intimement. Enfin, par sa manière d'agir, il envoie à son entourage une image de lui, qui risque bien de lui être très nuisible s'il agit de manière incohérente.

Le corps et les émotions

Le corps et les émotions sont étroitement liés. Même les jeunes enfants ressentent physiquement leurs émotions. Reconnaître les sensations corporelles : Aidez votre enfant à identifier ce qu'il ressent dans son corps face à différentes émotions ("Ça pétille quand tu es content !"). Le corps comme refuge : Le corps peut aussi apporter du réconfort (un câlin, une main sur le cœur). Apprenez à votre enfant à trouver du réconfort en lui-même.

L'intimité et la pudeur

La pudeur est un sentiment de gêne ou de retenue face à ce qui touche au corps, Elle varie selon les époques, les religions ou les sociétés. C'est une réaction émotionnelle ou culturelle, souvent liée à la honte, ou au respect des normes sociales. Expliquez à votre enfant que certaines parties du corps sont privées (comme ce qui est caché par un maillot de bain) et qu’on ne les montre pas en public. Cela l’aidera à comprendre la pudeur tout en douceur.

L'intimité désigne ce qui est personnel, privé, réservé à soi ou à un cercle très restreint (partenaire, famille, amis très proches). L’intimité est liée à la confiance et au respect de soi et des autres. Apprenez à votre enfant que son corps lui appartient : il a le droit de dire non à un câlin ou à un bisou s’il n’en a pas envie. C’est une première leçon d’intimité et de respect de soi.

La puberté

Impacts psychologiques et sociaux :

  • Irritabilité, sensibilité, humeur changeante
  • Besoin d’autonomie croissant, mais dépendance familiale persistante
  • Importance de l’apparence, comparaison avec les pairs → complexes possibles.
  • Premières amours, questionnements sur la sexualité, timidité.
  • Humeur changeante, besoin d’autonomie mais dépendance familiale.
Rôle des parents
  • Ouvrir le dialogue : espace de confiance, écoute sans jugement.
  • Informer clairement : termes corrects, explications sur règles, éjaculations, acné, pilosité.
  • Normaliser : rappeler que ces changements sont universels et progressifs.
  • Valoriser le corps : insister sur santé et capacités, encourager les soins.
  • Respect et consentement : droit de dire non, respect de soi et des autres.
  • Soutien émotionnel : patience face aux sautes d’humeur, validation des émotions.
  • Aborder la sexualité : contraception, IST, respect et communication.

La puberté : une période de transformations majeures Passage du corps d’enfant à celui d’adulte capable de se reproduire, sous l’influence des hormones. Chez les filles (8-13 ans) :

  • Développement des seins
  • Apparition des poils pubiens et axillaires
  • Élargissement des hanches
  • Croissance accélérée
  • Premières règles (ménarche)
•Chez les garçons (9-14 ans) :
  • Augmentation de la taille des testicules
  • Poils pubiens et axillaires
  • Changement de voix
  • Pousse de la barbe et moustache
  • Masse musculaire accrue
  • Premières éjaculations nocturnes
Le rythme est propre à chaque enfant, les décalages sont normaux.

Aider l’adolescent à traverser cette période avec confiance, accepter son corps et s’épanouir.

La posture ajustée de l'adulte

L’adolescent a besoin de sentir l’amour et le soutien inconditionnel de ses parents pour s’en détacher et accorder davantage d’importance à ses liens amicaux. Le groupe de pairs lui permet de construire son identité personnelle. Il s’affirme en s’opposant parfois à ses parents sans pouvoir se passer de leur protection. Il cherche à mettre à l’épreuve les principes et les règles de ses parents pour s’assurer de leur importance mais a aussi besoin de leurs encouragements pour oser.

L'estime de soi

L’estime de soi nait naturellement dans le regard bienveillant que les parents portent sur l’enfant. Elle se construit avec les encouragements des adultes qui l’entourent et les manifestations de fierté devant chacun de ses progrès. L’attitude des adultes, dans toutes ses dimensions (mots choisis, ton de la voix, sourire, regards échangés, contacts physiques...) contribue à créer un climat rassurant particulièrement propice à son développement. L’enfant se perçoit dans le reflet que ses parents lui renvoient.

Le corps et les émotions

Le corps et les émotions sont étroitement liés. Même les jeunes enfants ressentent physiquement leurs émotions. Reconnaître les sensations corporelles : Aidez votre enfant à identifier ce qu'il ressent dans son corps face à différentes émotions ("Ça pétille quand tu es content !"). Le corps comme refuge : Le corps peut aussi apporter du réconfort (un câlin, une main sur le cœur). Apprenez à votre enfant à trouver du réconfort en lui-même.

La puberté

Impacts psychologiques et sociaux :

  • Irritabilité, sensibilité, humeur changeante
  • Besoin d’autonomie croissant, mais dépendance familiale persistante
  • Importance de l’apparence, comparaison avec les pairs → complexes possibles.
  • Premières amours, questionnements sur la sexualité, timidité.
  • Humeur changeante, besoin d’autonomie mais dépendance familiale.
Rôle des parents
  • Ouvrir le dialogue : espace de confiance, écoute sans jugement.
  • Informer clairement : termes corrects, explications sur règles, éjaculations, acné, pilosité.
  • Normaliser : rappeler que ces changements sont universels et progressifs.
  • Valoriser le corps : insister sur santé et capacités, encourager les soins.
  • Respect et consentement : droit de dire non, respect de soi et des autres.
  • Soutien émotionnel : patience face aux sautes d’humeur, validation des émotions.
  • Aborder la sexualité : contraception, IST, respect et communication.

La puberté : une période de transformations majeures Passage du corps d’enfant à celui d’adulte capable de se reproduire, sous l’influence des hormones. Chez les filles (8-13 ans) :

  • Développement des seins
  • Apparition des poils pubiens et axillaires
  • Élargissement des hanches
  • Croissance accélérée
  • Premières règles (ménarche)
•Chez les garçons (9-14 ans) :
  • Augmentation de la taille des testicules
  • Poils pubiens et axillaires
  • Changement de voix
  • Pousse de la barbe et moustache
  • Masse musculaire accrue
  • Premières éjaculations nocturnes
Le rythme est propre à chaque enfant, les décalages sont normaux.

Aider l’adolescent à traverser cette période avec confiance, accepter son corps et s’épanouir.

La responsabilité

Au collège, alors que le corps change rapidement, le jeune doit entendre que sa beauté dépend moins de ses caractéristiques morphologiques (poids, taille, couleur de peau, forme de son nez) que du fait qu'il est unique et irremplaçable. Son corps est le premier cadeau reçu de ses parents et il n'est pas choisi. II ne peut en aucun cas être l'objet de moquerie ou d'humiliation à cause d'une particularité. Les particularités physiques de chacun et Ieurs goûts personnels doivent toujours être respectés. La moquerie ou l'humiliation ne peuvent être considérées comme des moyens de gagner en popularité. Au contraire, les adultes veilleront à considérer les camarades de Ieurs enfants avec bienveillance en considérant toujours qu'aucun jeune n'est supérieur ou inférieur à un autre, ils interdiront fermement toutes remarques discriminatoires ou rabaissantes.

Les jeunes apprécient diversement le contact physique, ils doivent apprendre à demander à l'autre s'il est d'accord avant de poser quelque geste que ce soit, même anodin sur son corps et à accepter son éventuel refus. En aucun cas, il ne peut porter atteinte à l'intégrité du corps des autres par de la violence et même par une pression exercée sur eux. Ces règles restent identiques sur les réseaux sociaux. Aucun commentaire désagréable sur le physique d'un autre ou sur une particularité ne peut être toléré. Derrière son écran le jeune reste responsable de ce qu'il écrit ou montre. Même incité par un autre ou par un groupe, il ne peut envoyer de message ou de photo humiliante ou impudique sans que sa responsabilité soit engagée. Il doit savoir que le partage de nudes sans le consentement du receveur est une agression sexuelle qui peut être l'objet de poursuite judiciaire.

Accompagner un tout-petit dans la découverte de son corps

(0–3 ans)

Entre 0 et 3 ans, les enfants découvrent leur corps avec curiosité et spontanéité. Cette exploration est naturelle et les aide à mieux se connaître et comprendre le monde. Les tout-petits passent par des phases d’exploration corporelle . Ces gestes répondent à une curiosité sensorielle. Ils ont besoin de pouvoir nommer les parties du corps avec des mots justes et simples et leurs sensations (« ça chatouille », « c’est froid », « tu es mouillé »…) • Il est utile de distinguer ce qui peut se faire partout (explorer ses mains, son ventre, ses mouvements…) et ce qui se fait dans des moments plus intimes et calmes en lui rappelant : « Tu peux explorer ton corps, mais fais-le plutôt quand tu es tranquille. »

Découvrir son corps est une étape normale et saine du développement. Avec des mots simples, un cadre clair et beaucoup de bienveillance, les parents peuvent aider leur enfant à grandir dans le respect de son corps et de celui des autres.

Parler d'amour

Quelques pistes pour aborder le sujet :Créer un climat de confiance • Choisir des moments informels (en voiture, activité partagée). • Éviter les discours solennels. Favoriser l’ouverture et l’écoute • Poser des questions ouvertes : « Comment tu vois l’amour ? » • Écouter sans jugement, accueillir leurs idées et expériences. Aborder l’amour sous plusieurs angles • Amour de soi : respect de soi, connaissance de ses limites. • Amour familial : gestes quotidiens, soutien. • Amour romantique : relation saine = respect, liberté, bien-être. • Consentement : ne rien imposer, respecter l’autre. Utiliser des supports concrets • Films, séries, livres : discuter des relations représentées. • Actualités ou expériences personnelles (sans trop en dire). Parler des défis et des pièges • Réseaux sociaux : relations idéalisées, manque de réalité. • Pression du groupe : ne pas agir pour « faire comme les autres ». • Déceptions amoureuses : normal de souffrir, on apprend. Rester disponible et rassurant • Normaliser leurs émotions : doutes, sentiments forts = normal. • Rappeler votre disponibilité sans jugement. À éviter • Leçons de morale, clichés (« À ton âge… »). • Interrogatoires ou questions trop personnelles. • Minimiser leurs émotions (« Ce n’est rien… »). Créer un espace de dialogue bienveillant pour accompagner la réflexion et l’expérience, sans imposer de réponses toutes faites.

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

Accompagner les tout-petits face aux écrans : un équilibre à trouver ensemble

Nous utilisons parfois les écrans pour souffler, occuper un enfant quelques minutes ou partager un moment calme. Pourquoi être attentifs ? Avant trois ans, l’exposition aux écrans peut entraîner : • Une réduction du temps d’exploration réelle • Des interactions moins nombreuses, • Une surcharge sensorielle • Des difficultés de sommeil, Il ne s’agit pas d’interdire absolument, mais de mesurer l’impact pour mieux ajuster.

Quelques repères simples pour vous accompagner :

  • Avant 3 ans, rien n’est plus stimulant qu’un adulte qui parle, chante, raconte ou joue avec l’enfant.
  • Choisir les moments. Éviter les écrans pendant les repas, avant le coucher ou le matin au réveil aide l’enfant à structurer ses repères.
  • Privilégier des contenus adaptés.
  • Montrer l’exemple. Ranger soi-même son téléphone pendant un moment de jeu ou lors des repas envoie un message fort et simple.
Chaque famille fait de son mieux avec ses contraintes, son organisation, son énergie. Il n’y a pas de “parent parfait”, seulement des parents attentifs qui cherchent l’équilibre.

La contraception

Il existe différentes méthodes pour éviter une grossesse non désirée : préservatifs, pilule, implant, etc. Chaque méthode a ses avantages, ses inconvénients et ses effets sur le corps.Aucune méthode n'est fiable à 100%. Il est essentiel de faire réfléchir les jeunes avant tout rapport sexuel sur les conséquences éventuelles, y compris une grossesse, une IST ou un traumatisme. Les méthodes de contraception doivent être présentées objectivement, sans occulter la fiabilité relative de chacune. Garçon ou fille, chacun doit se sentir impliqué au sujet de la contraception. Les Infections sexuellement transmissibles (IST) : Les IST se transmettent lors de rapports sexuels non protégés. Certaines sont graves et peuvent avoir des conséquences sur la santé à long terme. Le préservatif est le seul moyen de se protéger efficacement contre les IST. En cas de changement de partenaire ou de partenaires multiples, il est essentiel d'inciter les jeunes à des dépistages réguliers, gratuits dans tous les laboratoires d'analyse médicale et centres de santé sexuelle et accessibles sans ordonnance. Même si les thérapies de certaines IST progressent, il reste capital d’agir en amont par une protection efficace que seul le préservatif garantit cependant sans fiabilité à 100% Il est important de se faire dépister régulièrement si les rapports sexuels sont non protégés ou si des symptômes apparaissent. Il est important de rappeler aux jeunes que la meilleure protection contre les IST reste la fidélité. N’hésitez pas à en discuter avec un professionnel de santé.

Le consentement

À l’approche des premiers choix de vie, les parents doivent aider les jeunes à prendre conscience et réfléchir sur leurs désirs, leurs limites et les conséquences de leurs actes. Ils encourageront l’expression de choix personnels pour renforcer l’estime de soi et la capacité à consentir. Face à la pression sociale, à la consommationn d'alcool et de stupéfiants, il est essentiel de sensibiliser les jeunes aux risques d’altération du consentement et de leur rappeler les règles de prudence. Développer leur capacité à dire NON.

Le consentement

Garçons et filles doivent être sensibilisés à la question du consentement notamment au fait de savoir dire non et aussi de savoir l’entendre. C’est une notion essentielle pour le bien-être physique et mental de l’enfant qui doit être intégrée parmi les interdits fondamentaux.Principes clés à transmettre : :• Rien ne doit être fait sans l’accord de l’enfant, même un bisou ou un jeu. • Le consentement est prioritaire et peut être retiré à tout moment. • Respecter le choix de l’autre sans insister : cela fait partie de l’apprentissage de la frustration. • Réagir fermement si un enfant est contraint : partir, dire non fort, alerter un adulte. La notion de consentement englobe tout ce qui touche à l’intimité. • Fouiller dans les affaires d’un camarade ou lire son journal intime est une atteinte au consentement. • L’enfant doit apprendre à faire respecter ses limites et à respecter celles des autres.

La puberté

Une période de grands changements. Elle survient généralement :• Chez les filles : entre 8 et 13 ans • Chez les garçons : entre 9 et 14 ans Chaque enfant évolue à son propre rythme, sans norme stricte. Les changements émotionnels et sociaux : • Irritabilité, sensibilité, besoin d’autonomie • Importance de l’apparence, parfois source de complexes • Premiers amours et questionnements sur la sexualité

Les parents auront à cœur de : • Créer un climat de confiance • Donner des explications claires avec les bons mots • Rappeler que chaque corps est unique • Favoriser une image corporelle positive • Souligner l’importance du consentement et de l’autonomie corporelle • Recueillir les émotions sans jugement Des parents présents et bienveillants aident leurs adolescents à vivre cette étape avec confiance et sérénité en respectant leur jardin secret.

L'amitié

L’amitié, un pilier de la construction identitaire. À l’adolescence, les amitiés prennent une place centrale. Elles deviennent un espace de liberté et de socialisation en dehors de la famille. Ces relations sont vitales pour le bien-être et la santé mentale de votre enfant, car elles l’aident à développer sa capacité à aimer et à être aimé.Des amitiés plus profondes et exigeantesLes adolescents accordent une grande importance à leurs amis. Une amitié de qualité se construit avec le temps, la confiance et la connaissance de l’autre. Encouragez-les à réfléchir :- Qu’est-ce qu’un vrai ami ?- Comment reconnaître une relation toxique (manipulation, pression, exclusion) ? Amitié et amour : clarifier les différencesLes premières attirances amoureuses peuvent apparaître. Il est important de :- Normaliser ces sentiments sans les banaliser (« C’est normal de ressentir ça, mais ce n’est pas forcément de l’amour »).- Dédramatiser les ruptures ou les déceptions, tout en restant à l’écoute. Éviter les moqueries (« Ce n’est qu’une passade ») ou les projections (« C’est ton premier vrai amour ! »), qui peuvent minimiser ou exagérer l’importance de ces expériences Expliquez que :L’amitié repose sur la réciprocité, la loyauté et le soutien.L’amour implique une dimension plus intime et engageante, qui viendra plus tard. Rester un soutien discret mais présent. Les adolescents ont besoin de se sentir écoutés sans être jugés. Soyez disponible pour discuter de leurs relations, mais sans vous immiscer. Posez des questions ouvertes (« Comment te sens-tu dans cette amitié ? ») plutôt que des questions intrusives (« Tu es sorti avec untel ? »).- Les aider à gérer les conflits- Les disputes entre amis sont fréquentes. Aidez-les à : - Exprimer leurs émotions (« Je me suis senti trahi ») - Trouver des solutions par eux-mêmes, tout en leur rappelant que vous êtes là pour les soutenir.

Un besoin de sécurité affective

Pour bien grandir, un enfant a besoin de pouvoir être sûr qu'il est aimé comme il est, de façon inconditionnelle par l'adulte qui prend soin de lui. Les insultes, grossièretés et paroles dévalorisantes ou blessantes affectent durablement sa confiance en lui

Le consentement

À l’approche des premiers choix de vie, les parents doivent aider les jeunes à prendre conscience et réfléchir sur leurs désirs, leurs limites et les conséquences de leurs actes. Ils encourageront l’expression de choix personnels pour renforcer l’estime de soi et la capacité à consentir. Face à la pression sociale, à la consommationn d'alcool et de stupéfiants, il est essentiel de sensibiliser les jeunes aux risques d’altération du consentement et de leur rappeler les règles de prudence. Développer leur capacité à dire NON.

L'estime de soi

L’estime de soi nait naturellement dans le regard bienveillant que les parents portent sur l’enfant. Elle se construit avec les encouragements des adultes qui l’entourent et les manifestations de fierté devant chacun de ses progrès. L’attitude des adultes, dans toutes ses dimensions (mots choisis, ton de la voix, sourire, regards échangés, contacts physiques...) contribue à créer un climat rassurant particulièrement propice à son développement. L’enfant se perçoit dans le reflet que ses parents lui renvoient.

Parler d'amour

Distinguer amour, désir et attachement : à l’adolescence, il est important de faire la différence entre l’amour, l’attirance et le désir. Expliquez que l’on peut ressentir du désir sans aimer, mais que l’amour implique toujours du respect et de l’engagement. Parler de relations saines : abordez les thèmes de la relation amoureuse, du consentement, et de l’importance de préserver son intimité et celle des autres. Insistez sur le fait qu’une relation doit être basée sur la confiance, la communication et le respect mutuel. Respecter leur intimité : les adolescents sont souvent pudiques. Évitez les questions intrusives, mais montrez-vous ouvert à leurs confidences. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent venir vous parler sans crainte d’être jugés. Protéger les des messages extérieurs : les réseaux sociaux et les copains peuvent véhiculer des idées fausses sur l’amour (performance, consommation). En parlant d’amour avec eux, vous leur donnez des repères solides pour construire des relations authentiques. Utiliser des supports variés : films, livres ou discussions autour de l’actualité peuvent servir de point de départ pour échanger sur les relations, l’intimité et les émotions. Adaptez votre langage à leur maturité, tout en restant naturel et bienveillant. Dans tous les cas, l’essentiel est de parler d’amour de manière naturelle, sans tabou ni pression. Votre attitude et votre écoute sont les meilleurs outils pour les guider.

Accompagner les tout-petits face aux écrans : un équilibre à trouver ensemble

Nous utilisons parfois les écrans pour souffler, occuper un enfant quelques minutes ou partager un moment calme. Pourquoi être attentifs ? Avant trois ans, l’exposition aux écrans peut entraîner : • Une réduction du temps d’exploration réelle • Des interactions moins nombreuses, • Une surcharge sensorielle • Des difficultés de sommeil, Il ne s’agit pas d’interdire absolument, mais de mesurer l’impact pour mieux ajuster.

Quelques repères simples pour vous accompagner :

  • Avant 3 ans, rien n’est plus stimulant qu’un adulte qui parle, chante, raconte ou joue avec l’enfant.
  • Choisir les moments. Éviter les écrans pendant les repas, avant le coucher ou le matin au réveil aide l’enfant à structurer ses repères.
  • Privilégier des contenus adaptés.
  • Montrer l’exemple. Ranger soi-même son téléphone pendant un moment de jeu ou lors des repas envoie un message fort et simple.
Chaque famille fait de son mieux avec ses contraintes, son organisation, son énergie. Il n’y a pas de “parent parfait”, seulement des parents attentifs qui cherchent l’équilibre.

Le respect de son corps

À cet âge, les enfants observent les différences physiques (couleur de peau, taille, sexe). C'est une opportunité d'enseigner la diversité et le respect. Chaque corps est unique et beau : expliquez que tous les corps sont différents et précieux. Évitez les commentaires négatifs sur l'apparence, car les enfants sont très influençables. Le corps est intime : apprenez-leur que certaines parties du corps sont privées (ce que cache un maillot de bain). Insistez sur le fait que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit de les toucher d'une manière qui les met mal à l'aise. Cela est un interdit absolu. Le droit de dire non : c'est une notion fondamentale à enseigner très tôt. Votre enfant doit savoir qu'il a le droit de refuser un câlin ou un contact physique non désiré, même de la part d'un proche. Ce "non" doit être respecté, ce qui renforce son sentiment de contrôle sur son corps.

La posture ajustée de l'adulte

Le jeune pose ses premiers choix personnels importants. Il est parfois apeuré à l’idée de leur impact et peut traverser des périodes de doute ou d’angoisse à l’idée de décevoir ses parents. Il a besoin de se sentir libre dans ses choix, tout en ayant un espace pour réfléchir et mettre en discussion ses décisions et les différentes options qui s’offrent à lui. Le parent veillera à ne pas être intrusif dans sa vie affective et sexuelle. Il restera toutefois vigilant quant aux possibles prises de risque fréquents à cet âge.

Gestion des émotions

Le corps et les émotions Ils sont étroitement liés. Même les jeunes enfants ressentent physiquement leurs émotions. Reconnaître les sensations corporelles : Aidez votre enfant à identifier ce qu'il ressent dans son corps face à différentes émotions ("Ça pétille quand tu es content !"). l'aider à reconnaître ses émotions et à les nommer : joie, colère, peur, dégoût, amour, tristesse, sérénité. La gestion des émotions. Les émotions comme la colère ou la tristesse naissent toujours d’un besoin non satisfait chez l’enfant. C’est une énergie qui se manifeste dans le corps et qui cherche à se révéler. Elle n’est ni bonne ni mauvaise, c’est la réponse qu’on lui apportera qui pourra être bonne ou mauvaise. Afin que l’enfant ne rentre pas dans un mécanisme impulsif incontrôlable, l’adulte l’aidera à nommer l’émotion ressentie. Il proposera des techniques pour faire baisser la pression chez l’enfant (souffler lentement, taper sur son doudou, s'isoler dans sa chambre, dessiner, ...) afin que ce dernier puisse chercher le besoin sous-jacent à l’émotion. Ainsi il l’accompagnera pour qu’il puisse exprimer ce qui le met en difficulté.

Le respect des différences

Dès tout petit, l'enfant doit savoir que chacun doit être respecté comme il est, quel que soit ses particularités physiques (couleur de peau, poids, taille, etc) et qu'il ne peut pas rire et encore moins se moquer d'une différence d'un camarade. De même les origines et les modèles familiaux sont variés et aucun enfant ne peut être mis à l'écart ou humilié à cause de ses origines ou de sa famille. Les parents veilleront à ne pas faire de commentaire sur les camarades de son enfant.

Différence entre garçons et filles

Chaque personne est unique. Il existe des différences physiques observables dans le corps des garçons et des filles. Chacun est respectable dans son identité,Aider l’enfant à comprendre que l’amitié n’a pas de genre. Ce qui compte, c’est la confiance et le respect. • Valoriser les talents de chacun sans les lier au genre. Il n’y a pas de jouets, couleurs ou activités réservés à un genre : chacun peut aimer ce qu’il veut. • Encourager les activités qui ne laissent personne à l'écart. Ne pas accorder trop d’importance aux relations amoureuses à cet âge-là mais accueillir les questions avec bienveillance et répondre simplement.

Différence entre le désir et l'amour

Il sera essentiel de distinguer la pulsion éphémère, spontanée que le jeune doit apprendre à contrôler de l’amour qui est un choix conscient, libre et volontaire. Il implique d’avoir pris le temps de connaître son partenaire.

Prendre soin de son corps

Chaque corps est unique et beau. Expliquez que tous les corps sont différents et précieux. - Évitez les commentaires négatifs sur l'apparence, car les enfants sont très influençables. Le corps est intime : - Apprenez-leur que certaines parties du corps sont privées (ce que cache un maillot de bain). - Insistez sur le fait que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit de les toucher d'une manière qui les met mal à l'aise. Cela est un interdit absolu. Le droit de dire non : C'est une notion fondamentale à enseigner très tôt. Votre enfant doit savoir qu'il a le droit de refuser un câlin ou un contact physique non désiré, même de la part d'un proche. Ce "non" doit être respecté ce qui renforce son sentiment de contrôle sur son corps.,

Prendre soin de son corps n’est pas qu’une question de régime ou de sport, c'est avant tout un acte de respect de soi. En tant que parents, nous devons apprendre à nos enfants à respecter leur corps et l’écouter : reconnaître ses besoins en sommeil, ses signaux de faim et de soif, et lui accorder des pauses quand il est fatigué. Nos enfants sont uniques : il est important également qu’ils s’acceptent tels qu’ils sont. À cet âge, les enfants commencent à observer les différences physiques (couleur de peau, taille, sexe). C'est une opportunité d'enseigner la diversité et le respect. -

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

Le besoin de sécurité affective

La sécurité affective de l’enfant est le fondement de son équilibre émotionnel, de sa confiance en lui et de sa perception du monde. Elle repose sur : • La présence et la disponibilité des adultes significatifs, qui lui montrent qu’il est important à leurs yeux. • La stabilité et la cohérence (habitudes, cadre, limites bienveillantes), qui lui offrent des repères rassurants. • L’amour inconditionnel et l’acceptation de toutes ses émotions, pour qu’il se sente aimé pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il fait. • La reconnaissance et la valorisation de ses efforts et qualités, qui renforcent son estime de soi et son audace. Construire cette sécurité affective est un engagement quotidien : être une base stable, un havre de paix et une source de réconfort. Cela donne à l’enfant les racines pour grandir et les ailes pour explorer la vie.

Les écrans et les contenus inappropriés

Avec l’entrée au collège, l’influence du groupe devient très forte. La curiosité grandit, et l’âge moyen de la première exposition à la pornographie se situe aujourd’hui avant 10 ans. La pornographie transmet une vision déformée et souvent violente de la sexualité, qui réduit la personne à un objet et altère la compréhension des relations. L’adolescent est alors particulièrement vulnérable au risque de dépendance. Les parents ont un rôle essentiel : poser des règles claires (usage des écrans, lieux et temps), mais surtout ouvrir un espace de dialogue. L’adolescent doit sentir qu’il peut parler sans craindre d’être jugé. L’éducation au discernement est précieuse : apprendre à analyser ce qu’il voit, à distinguer ce qui est réaliste de ce qui ne l’est pas, à comprendre que la pornographie n’a rien à voir avec des relations équilibrées et respectueuses. Rappel de la loi : la pornographie est interdite aux mineurs code pénal articles 227-24

Il est essentiel de : o Préserver l’innocence o Valoriser le corps et les relations affectives o Favoriser des liens respectueux et équilibrés Prévention Mettre en place : • Contrôles parentaux (family link, screen time, qustodio,… par exemple) • Limitation de l’accès à Internet • Encadrement du temps d’écran • Dialoguer avec l’enfant : - Utiliser des explications simples et rassurantes - Lui rappeler que son corps est précieux - L’encourager à parler en cas de malaise ou de choc.

Les écrans et les contenus inappropriés

Les écrans font partie du quotidien des enfants et adolescents. • Ils offrent des possibilités d’apprentissage, de communication et de divertissement. • Cependant ils exposent aussi à des risques, notamment les contenus inappropriés comme la pornographie. Les parents auront à cœur de protéger l’innocence et éduquer le regard. L’enfant en primaire est dans une phase de grande curiosité et son cerveau est encore en développement. Les images choquantes peuvent avoir un impact durable.

Le développement du langage

Le développement du langage dès le plus jeune âge est primordial, car il joue un rôle central dans plusieurs aspects du développement global de l’enfant. Les parents doivent donc être attentifs au bon développement de celui-ci dès les premières années de vie, pour donner à leur enfant les clés de sa communication, de ses apprentissages et de son épanouissement personnel et social. Le langage permet à l’enfant de : • communiquer ses émotions, ses besoins et ses idées. • aider l’enfant à structurer ses idées, raisonner et comprendre le monde : le langage est lié à la pensée. • soutenir l’acquisition des connaissances, la mémoire, la capacité à résoudre des problèmes et les apprentissages scolaires (compréhension des consignes, lecture, écriture, mathématiques) • faciliter les interactions avec les autres enfants et les adultes, favorisant l’intégration sociale • renforcer l’estime de soi et la confiance dans les échanges.

Sans un développement langagier suffisant, l’enfant risque de se sentir frustré, ce qui peut entraîner des comportements difficiles. Une vigilance dès le plus jeune âge permet de détecter rapidement d’éventuels troubles du langage ou de l’audition, afin de mettre en place un accompagnement adapté et éviter des retards scolaires durables. Plus l’intervention est précoce, meilleurs sont les résultats pour limiter les répercussions à long terme.

Différence entre le désir et l'amour

Il sera essentiel de distinguer la pulsion éphémère, spontanée que le jeune doit apprendre à contrôler de l’amour qui est un choix conscient, libre et volontaire. Il implique d’avoir pris le temps de connaître son partenaire.

Pudeur, intimité et construction de soi

A l’adolescence, les collégiens traversent de nombreux changements corporels et affectifs. Leur rapport à l’intimité et à la pudeur se transforme : ils affirment leur identité et leur style, tout en cherchant à appartenir à un groupe. La tenue vestimentaire devient un sujet central : elle peut être une façon de se distinguer, mais aussi un moyen de se conformer aux codes du groupe. Dans ce contexte, il est important de rappeler que l’école est un espace collectif qui implique des règles partagées. Les vêtements doivent respecter un équilibre entre expression personnelle et cadre commun. Par ailleurs, les adolescents ont besoin que leur intimité soit reconnue et respectée, qu’il s’agisse de leurs espaces personnels (chambre, affaires, téléphone) ou de leur intimité corporelle (vestiaires, toilettes). L’éducation à la pudeur au collège permet de développer la conscience de soi, le respect mutuel et la responsabilité individuelle.

L'amitié

L’amitié, un pilier de la construction identitaire. À l’adolescence, les amitiés prennent une place centrale. Elles deviennent un espace de liberté et de socialisation en dehors de la famille. Ces relations sont vitales pour le bien-être et la santé mentale de votre enfant, car elles l’aident à développer sa capacité à aimer et à être aimé.Des amitiés plus profondes et exigeantesLes adolescents accordent une grande importance à leurs amis. Une amitié de qualité se construit avec le temps, la confiance et la connaissance de l’autre. Encouragez-les à réfléchir :- Qu’est-ce qu’un vrai ami ?- Comment reconnaître une relation toxique (manipulation, pression, exclusion) ? Amitié et amour : clarifier les différencesLes premières attirances amoureuses peuvent apparaître. Il est important de :- Normaliser ces sentiments sans les banaliser (« C’est normal de ressentir ça, mais ce n’est pas forcément de l’amour »).- Dédramatiser les ruptures ou les déceptions, tout en restant à l’écoute. Éviter les moqueries (« Ce n’est qu’une passade ») ou les projections (« C’est ton premier vrai amour ! »), qui peuvent minimiser ou exagérer l’importance de ces expériences Expliquez que :L’amitié repose sur la réciprocité, la loyauté et le soutien.L’amour implique une dimension plus intime et engageante, qui viendra plus tard. Rester un soutien discret mais présent. Les adolescents ont besoin de se sentir écoutés sans être jugés. Soyez disponible pour discuter de leurs relations, mais sans vous immiscer. Posez des questions ouvertes (« Comment te sens-tu dans cette amitié ? ») plutôt que des questions intrusives (« Tu es sorti avec untel ? »).- Les aider à gérer les conflits- Les disputes entre amis sont fréquentes. Aidez-les à : - Exprimer leurs émotions (« Je me suis senti trahi ») - Trouver des solutions par eux-mêmes, tout en leur rappelant que vous êtes là pour les soutenir.

L'estime de soi

L'estime de soi est essentielle pour : • Résister aux pressions sociales et à dire non en cas de besoin. • Connaître ses limites et les assumer. • Affronter les défis de la vie. Les parents auront à cœur de : • Créer un environnement sécurisé avec des règles claires mais peu nombreuses. • Permettre à l’enfant de reconnaître ses erreurs sans se sentir en danger. • Soutenir l’expression des émotions et l’écoute active.

L’estime de soi est la valeur personnelle que chacun s’attribue. Elle repose sur la connaissance de soi, la bienveillance envers soi-même, et la conviction d’être digne de respect. Dès l’enfance, elle se développe à travers : • Des compliments ajustés basés sur les compétences réelles • La confiance en sa capacité à progresser • Un climat bienveillant qui lui permet de s’aimer • L’enfant doit se sentir unique et précieux. Les comparaisons avec les autres sont un piège qui risque de faire naitre le sentiment de supériorité ou au contraire la perte de confiance en soi.

Le sens de la sexualité

La sexualité, un langage du corps et du cœurLa sexualité est bien plus qu’un acte physique : c’est un langage qui permet à deux personnes de s’exprimer leur amour, de renforcer leur attachement et de vivre une rencontre intime. Elle implique le corps, les émotions, la conscience et la responsabilité. Faire l’amour, une expression qui a du sens. Les adolescents sont sensibles à l’idée que la sexualité n’est pas un simple acte, mais une manière de « faire l’amour ». Expliquez-leur que lorsque la sexualité est vécue dans l’amour, elle crée de l’amour et renforce la relation. Cela les aide à comprendre la différence entre le sexe et une relation intime et respectueuse. Les 4R de la sexualité : Rencontre, Relation, Respect, Responsabilité. La sexualité est une Rencontre intime entre deux êtres, au service de leur Relation. Elle exige du Respect (pour soi et pour l’autre) et de la Responsabilité (vis-à-vis de ses actes et de leurs conséquences). Ces valeurs sont essentielles pour vivre une sexualité épanouie et saine. Le plaisir partagé et la création de vie. La sexualité, lorsqu’elle est vécue en vérité et dans le respect, est source de plaisir partagé et de joie. Elle peut aussi être créatrice de vie. Parlez-en comme d’un don précieux, qui engage les deux partenaires et qui doit être vécu avec maturité et conscience. Protéger les adolescents des messages extérieurs Les réseaux sociaux et les pairs peuvent véhiculer des images déformées de la sexualité, centrées sur la performance ou la consommation. Aidez votre adolescent à développer un regard critique et à comprendre que la sexualité ne se réduit pas à ces représentations. Rester disponible et à l’écoute. Les adolescents ont besoin de savoir qu’ils peuvent vous parler sans crainte d’être jugés. Soyez ouvert à leurs questions, même si elles vous semblent embarassantes.

Prendre soin de son corps

Chaque corps est unique et beau. Expliquez que tous les corps sont différents et précieux. - Évitez les commentaires négatifs sur l'apparence, car les enfants sont très influençables. Le corps est intime : - Apprenez-leur que certaines parties du corps sont privées (ce que cache un maillot de bain). - Insistez sur le fait que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit de les toucher d'une manière qui les met mal à l'aise. Cela est un interdit absolu. Le droit de dire non : C'est une notion fondamentale à enseigner très tôt. Votre enfant doit savoir qu'il a le droit de refuser un câlin ou un contact physique non désiré, même de la part d'un proche. Ce "non" doit être respecté ce qui renforce son sentiment de contrôle sur son corps.,

Prendre soin de son corps n’est pas qu’une question de régime ou de sport, c'est avant tout un acte de respect de soi. En tant que parents, nous devons apprendre à nos enfants à respecter leur corps et l’écouter : reconnaître ses besoins en sommeil, ses signaux de faim et de soif, et lui accorder des pauses quand il est fatigué. Nos enfants sont uniques : il est important également qu’ils s’acceptent tels qu’ils sont. À cet âge, les enfants commencent à observer les différences physiques (couleur de peau, taille, sexe). C'est une opportunité d'enseigner la diversité et le respect. -

La posture ajustée de l'adulte

Avec l’école, l’enfant apprend la socialisation. Ses parents ne sont plus ses uniques références. Ils demeurent toutefois ses repères privilégiés. Il a besoin de sentir sur lui leur regard plein d’amour et d’encouragement et en même temps de pouvoir explorer son univers et rencontrer de nouvelles personnes. Les parents sont donc à la fois des figures d’attachement primordiales qui les protègent et des soutiens dans l’exploration du monde.

Amoureux de papa ou maman

Le complexe d’Œdipe aide l’enfant à : • renoncer à un amour exclusif pour s’ouvrir à d’autres relations affectives et sociales. • intégrer les premières limites, comme l’interdit de l’inceste, • Adopter une posture stable et un cadre affectif sécurisant et clair avec des rôles bien définis permet à l’enfant de dépasser cette étape naturellement. .Cette étape se résout naturellement vers 5-6 ans. Chaque enfant avance à son rythme. Ce qui compte, c’est la clarté, la bienveillance et la sécurité affective que les parents lui offrent.

Entre 3 et 6 ans, de nombreux enfants traversent ce qu’on appelle le complexe d’Œdipe. Il s’agit d’une phase normale et structurante de leur développement affectif. Durant cette période, l’enfant développe un attachement fort envers le parent du sexe opposé, parfois teinté d’un amour exclusif. En parallèle, il peut ressentir une forme de rivalité ou de jalousie envers le parent du même sexe, vu comme un concurrent. L’enfant doit comprendre que les gestes échangés entre adultes leur sont spécifiques. Cela n’enlève rien à l’amour immense qu’ils ont pour leur enfant, qui s’exprime par des gestes adaptés.

La période de latence

C’est une période calme (6 à 11 ans), une étape clé pour la perception que l’enfant a de son corps et de celui des autres. La croissance est stable c’est le moment le plus propice pour s'ouvrir au monde. Durant cette période l'enfant se pose des questions sur la vie, la mort, les sciences, la spiritualité, ..... Durant cette période, les enfants en général manifestent peu d'intérêt et de curiosité pour la sexualité et les sentiments amoureux. Il est essentiel de respecter le temps dont ils ont besoin pour leur développement.

Le consentement

Pour les collégiens, la dimension affective et sexuelle prend une place importante il est capital d’éduquer au consentement. Les adolescents très sensibles à la pression du groupe et au fait de se conformer à leurs pairs doivent avant tout apprendre à écouter leurs envies personnelles et à identifier ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, ce qu’ils veulent et ce qu’ils refusent. Pour que leur consentement soit valide, il doit être libre, clair, éclairé, et réciproque. Aucune pression, menace, ni chantage ne peut être exercé et chacun des partenaires doit pouvoir exprimer clairement son désir. Chaque jeune doit comprendre que sans accord explicite, c’est non. Le silence ou l’absence d’engagement correspond à un refus de consentement. Les protagonistes doivent avoir la capacité de comprendre les conséquences de leurs actes. Aucun consentement ne peut être donné sous emprise de drogue, d’alcool ou d’un partenaire beaucoup plus âgé.

Chaque nouvelle interaction exige l’accord des deux. Le consentement concerne aussi l’échange de photos intimes. Les jeunes doivent comprendre que l’envoi de photos sans l’accord du destinataire est déjà une agression sexuelle passible de poursuite judiciaire. Les parents veilleront à ne pas projeter leurs propres émotions sur leurs enfants ou à les envahir affectivement. Il est important que les parents prennent conscience que les situations vécues par le jeune ne leur appartiennent pas, même si elles peuvent faire écho à leur propre histoire. Ainsi l’adolescent se sentira en sécurité et soutenu et pourra s’exprimer librement.

  • être attentif à l’âge de l’enfant
  • ne pas anticiper sur les problèmes
  • être vigilant sur les groupes auquel son enfant appartient
  • connaître l'âge de la majorité sexuelle (15 ans)

Cadre légal : voir le code pénal

La Découverte de son corps

• Nommer précisément les parties du corps : Il est essentiel d'utiliser les termes corrects pour toutes les parties du corps, y compris les organes génitaux (pénis ou vulve). Cela normalise le vocabulaire et intègre ces parties naturellement dans le schéma corporel de l'enfant, facilitant de futures discussions sur le respect et la protection. • Explorer par le mouvement : Encouragez les activités physiques comme danser, grimper. Mettre des mots sur ces actions ("Tes jambes sont fortes pour courir !") valorise les capacités du corps plutôt que son apparence. • Discuter avec votre enfant de ce qu'il perçoit avec ses sens ("Qu'est-ce que tu entends avec tes oreilles ?"). Cela l'aide à comprendre son corps comme un merveilleux outil d'interaction avec l'environnement.

Le corps est le premier terrain d'exploration pour les jeunes enfants, dès la maternelle. Ils découvrent leurs propres sensations et les différences avec les autres. En tant que parents, notre rôle est crucial pour les aider à développer une perception positive et respectueuse de leur corps. En maternelle, nous posons les bases de l'acceptation de soi, du respect et de la connaissance de son corps. En étant des guides attentifs et informés, nous offrons à nos enfants la confiance nécessaire pour s'épanouir pleinement. Pour un enfant en maternelle, le corps est avant tout un moyen de percevoir le monde et d'interagir avec lui (courir, sauter, toucher, goûter, sentir). C'est ainsi que se forge la conscience corporelle. • •

Le narcisisme

Pour que l’enfant puisse oser la rencontre avec l’autre, il est nécessaire qu’il ait d’abord appris qui il est lui-même. Ainsi il ne se sent pas en danger face à la différence et il peut oser affirmer ses goûts et ses choix. Cette étape de connaissance de soi appelée narcissisme est indispensable dans la construction de l’enfant. Elle doit cependant être dépassée au risque de rester enfermé en lui-même dans un égoïsme qui l’empêche de s’intéresser aux autres.

La période de latence

C’est une période calme (6 à 11 ans), une étape clé pour la perception que l’enfant a de son corps et de celui des autres. La croissance est stable c’est le moment le plus propice pour s'ouvrir au monde. Durant cette période l'enfant se pose des questions sur la vie, la mort, les sciences, la spiritualité, ..... Durant cette période, les enfants en général manifestent peu d'intérêt et de curiosité pour la sexualité et les sentiments amoureux. Il est essentiel de respecter le temps dont ils ont besoin pour leur développement.

La contraception

Il existe différentes méthodes pour éviter une grossesse non désirée : préservatifs, pilule, implant, etc. Chaque méthode a ses avantages, ses inconvénients et ses effets sur le corps.Aucune méthode n'est fiable à 100%. Il est essentiel de faire réfléchir les jeunes avant tout rapport sexuel sur les conséquences éventuelles, y compris une grossesse, une IST ou un traumatisme. Les méthodes de contraception doivent être présentées objectivement, sans occulter la fiabilité relative de chacune. Garçon ou fille, chacun doit se sentir impliqué au sujet de la contraception. Les Infections sexuellement transmissibles (IST) : Les IST se transmettent lors de rapports sexuels non protégés. Certaines sont graves et peuvent avoir des conséquences sur la santé à long terme. Le préservatif est le seul moyen de se protéger efficacement contre les IST. En cas de changement de partenaire ou de partenaires multiples, il est essentiel d'inciter les jeunes à des dépistages réguliers, gratuits dans tous les laboratoires d'analyse médicale et centres de santé sexuelle et accessibles sans ordonnance. Même si les thérapies de certaines IST progressent, il reste capital d’agir en amont par une protection efficace que seul le préservatif garantit cependant sans fiabilité à 100% Il est important de se faire dépister régulièrement si les rapports sexuels sont non protégés ou si des symptômes apparaissent. Il est important de rappeler aux jeunes que la meilleure protection contre les IST reste la fidélité. N’hésitez pas à en discuter avec un professionnel de santé.

Le respect

L'enfant découvre en maternelle les différences entre ses camarades. Il constate la diversité de taille, de morphologie, de couleur de peau, etc. L'enfant n'a pas choisi ses caractéristiques morphologiques et il doit comprendre que chacun est beau comme il est parce qu'il est unique. L'enfant doit donc intégrer qu'il est interdit de se moquer d'une particularité d'un autre enfant, qu'elle concerne son corps, ses origines, sa famille, sa culture...II réalise que dès que quelqu'un touche à son corps, on touche à sa personne. Il doit donc apprendre d'une part à dire « non » quand il ne veut pas être touché, d'autre part à respecter les désirs de ses camarades.

L'orientation sexuelle

L’adolescent accorde une place prépondérante aux relations amicales. Pour se construire il a besoin de tisser des liens d’amitié étroits avec des personnes qui lui ressemblent, souvent du même sexe que lui. Il sera nécessaire de faire la distinction entre ces relations dénuées de toute attirance physique et une orientation homosexuelle. C’est souvent au cours des années « collège » que l’adolescent prend conscience de son orientation sexuelle, même s’il est encore trop jeune pour en être sûr. Il est capital de prendre au sérieux son ressenti et de ne pas l’enfermer dans une situation définitive. Certains auront tendance à l’afficher en public, quitte à adopter parfois une attitude proche de la provocation. Il sera alors bon de les aider à différencier ce qui est de l’ordre privé, de ce qui peut être public. Néanmoins la plupart des jeunes qui se découvrent homosexuels traversent un tsunami émotionnel dans lequel déni, honte, peur et tristesse se mélangent. Il est capital qu’ils entendent qu’un chemin de bonheur existe toujours pour chacun, quelle que soit son orientation sexuelle. L’attitude respectueuse des parents s’interdisant toutes remarques ou insultes homophobes contribuera grandement au respect des jeunes à l’encontre de leurs camarades concernés.

Gestion des émotions

Le corps et les émotions Ils sont étroitement liés. Même les jeunes enfants ressentent physiquement leurs émotions. Reconnaître les sensations corporelles : Aidez votre enfant à identifier ce qu'il ressent dans son corps face à différentes émotions ("Ça pétille quand tu es content !"). l'aider à reconnaître ses émotions et à les nommer : joie, colère, peur, dégoût, amour, tristesse, sérénité. La gestion des émotions. Les émotions comme la colère ou la tristesse naissent toujours d’un besoin non satisfait chez l’enfant. C’est une énergie qui se manifeste dans le corps et qui cherche à se révéler. Elle n’est ni bonne ni mauvaise, c’est la réponse qu’on lui apportera qui pourra être bonne ou mauvaise. Afin que l’enfant ne rentre pas dans un mécanisme impulsif incontrôlable, l’adulte l’aidera à nommer l’émotion ressentie. Il proposera des techniques pour faire baisser la pression chez l’enfant (souffler lentement, taper sur son doudou, s'isoler dans sa chambre, dessiner, ...) afin que ce dernier puisse chercher le besoin sous-jacent à l’émotion. Ainsi il l’accompagnera pour qu’il puisse exprimer ce qui le met en difficulté.

Le besoin de sécurité affective

La sécurité affective de l’enfant est le fondement de son équilibre émotionnel, de sa confiance en lui et de sa perception du monde. Elle repose sur : • La présence et la disponibilité des adultes significatifs, qui lui montrent qu’il est important à leurs yeux. • La stabilité et la cohérence (habitudes, cadre, limites bienveillantes), qui lui offrent des repères rassurants. • L’amour inconditionnel et l’acceptation de toutes ses émotions, pour qu’il se sente aimé pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il fait. • La reconnaissance et la valorisation de ses efforts et qualités, qui renforcent son estime de soi et son audace. Construire cette sécurité affective est un engagement quotidien : être une base stable, un havre de paix et une source de réconfort. Cela donne à l’enfant les racines pour grandir et les ailes pour explorer la vie.

Narcissisme

  • Apprendre à partager et à reconnaître les autres : À la maternelle, on apprend à attendre son tour, à écouter les copains et à partager les jeux. Cela aide à grandir en pensant aux autres, pas seulement à soi. Si un enfant a du mal à prêter ses jouets ou à accepter les règles, on peut lui dire : "Tu as le droit d’aimer tes affaires, mais tes amis ont aussi le droit de jouer. Comment peut-on faire pour que tout le monde soit content ?"
À éviterNe pas étiqueter un enfant ("tu es égoïste"), mais plutôt guider son comportement ("regarde, ton ami est triste, et si tu jouais avec lui ?").

À 3-6 ans, l’enfant est naturellement centré sur lui-même (c’est normal !). L’objectif est de l’aider à élargir son attention aux autres, sans jugement, en valorisant l’empathie et la coopération. À cet âge, l’enjeu est plutôt d’accompagner l’enfant dans la construction de son estime de soi, de son autonomie et de sa relation aux autres.Comment aborder ces questions en maternelle ?

  • Encourager l’estime de soi : « Chaque enfant a le droit de se sentir fier de ce qu’il fait et de se sentir aimé pour ce qu’il est. » « On peut dire à son enfant : "Tu es important, tes idées comptent, mais les autres aussi ont le droit d’être écoutés."

L'estime de soi

L'estime de soi est essentielle pour : • Résister aux pressions sociales et à dire non en cas de besoin. • Connaître ses limites et les assumer. • Affronter les défis de la vie. Les parents auront à cœur de : • Créer un environnement sécurisé avec des règles claires mais peu nombreuses. • Permettre à l’enfant de reconnaître ses erreurs sans se sentir en danger. • Soutenir l’expression des émotions et l’écoute active.

L’estime de soi est la valeur personnelle que chacun s’attribue. Elle repose sur la connaissance de soi, la bienveillance envers soi-même, et la conviction d’être digne de respect. Dès l’enfance, elle se développe à travers : • Des compliments ajustés basés sur les compétences réelles • La confiance en sa capacité à progresser • Un climat bienveillant qui lui permet de s’aimer • L’enfant doit se sentir unique et précieux. Les comparaisons avec les autres sont un piège qui risque de faire naitre le sentiment de supériorité ou au contraire la perte de confiance en soi.

La responsabilité

Au collège, alors que le corps change rapidement, le jeune doit entendre que sa beauté dépend moins de ses caractéristiques morphologiques (poids, taille, couleur de peau, forme de son nez) que du fait qu'il est unique et irremplaçable. Son corps est le premier cadeau reçu de ses parents et il n'est pas choisi. II ne peut en aucun cas être l'objet de moquerie ou d'humiliation à cause d'une particularité. Les particularités physiques de chacun et Ieurs goûts personnels doivent toujours être respectés. La moquerie ou l'humiliation ne peuvent être considérées comme des moyens de gagner en popularité. Au contraire, les adultes veilleront à considérer les camarades de Ieurs enfants avec bienveillance en considérant toujours qu'aucun jeune n'est supérieur ou inférieur à un autre, ils interdiront fermement toutes remarques discriminatoires ou rabaissantes.

Les jeunes apprécient diversement le contact physique, ils doivent apprendre à demander à l'autre s'il est d'accord avant de poser quelque geste que ce soit, même anodin sur son corps et à accepter son éventuel refus. En aucun cas, il ne peut porter atteinte à l'intégrité du corps des autres par de la violence et même par une pression exercée sur eux. Ces règles restent identiques sur les réseaux sociaux. Aucun commentaire désagréable sur le physique d'un autre ou sur une particularité ne peut être toléré. Derrière son écran le jeune reste responsable de ce qu'il écrit ou montre. Même incité par un autre ou par un groupe, il ne peut envoyer de message ou de photo humiliante ou impudique sans que sa responsabilité soit engagée. Il doit savoir que le partage de nudes sans le consentement du receveur est une agression sexuelle qui peut être l'objet de poursuite judiciaire.

L'estime de soi

L’adolescent en plein changement corporel est fragilisé dans l’image qu’il a de lui-même. Il a du mal à se comprendre et à s’accepter. Il lui est nécessaire d’entreprendre un travail de connaissance de soi. Il cherche dans le regard de ses pairs sa valeur personnelle. Il se construit par imitation de personnes qu’il admire. Il est alors beaucoup plus sensible aux remarques qui lui sont adressées. Les retours qui lui sont faits avec bienveillance et vérité sur ses qualités lui permettent de mieux se connaitre pour mieux se reconnaitre. Il a tendance à relativiser les compliments ou au contraire à s’en servir pour alimenter son orgueil. Les commentaires sur ses réussites et ses qualités étayés par des exemples concrets et précis lui permettent de prendre conscience de sa valeur. Il pourra ainsi oser rêver des projets ambitieux et en mettre certains en pratique. Sans une estime de soi suffisante l’adolescent n’a pas confiance en lui et a tendance à se replier sur lui-même ou à chercher à tout prix comment attirer l’attention sur lui. Toute remarque dévalorisante sur son physique risque d’entrainer des complexes difficiles à dépasser.

L'intimité et la pudeur

À l’école primaire, les enfants prennent conscience de leur corps et de la notion de pudeur. Le respect de l’intimité se manifeste par des gestes concrets : • Frapper avant d’entrer dans une chambre ou des toilettes • Se changer dans un lieu approprié • Protéger ses parties intimes L'acquisition de la pudeur est une étape fondamentale du développement, que les adultes auront à cœur de favoriser et de respecter. • Les vêtements deviennent un moyen d’exprimer sa personnalité. • Il est important d’apprendre que certaines tenues ne sont pas adaptées à tous les contextes, notamment à l’école. • Cette sensibilisation aide à distinguer sphère privée et sphère publique, et à développer le respect de soi et des autres. Les parents auront à cœur de : • Valoriser l’expression personnelle tout en rappelant les règles de décence. • Respecter la pudeur de l’enfant et l’aider à respecter celle des autres. • Créer un cadre clair et sécurisant pour que l’enfant puisse grandir en confiance.

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

Le consentement

Garçons et filles doivent être sensibilisés à la question du consentement notamment au fait de savoir dire non et aussi de savoir l’entendre. C’est une notion essentielle pour le bien-être physique et mental de l’enfant qui doit être intégrée parmi les interdits fondamentaux.Principes clés à transmettre : :• Rien ne doit être fait sans l’accord de l’enfant, même un bisou ou un jeu. • Le consentement est prioritaire et peut être retiré à tout moment. • Respecter le choix de l’autre sans insister : cela fait partie de l’apprentissage de la frustration. • Réagir fermement si un enfant est contraint : partir, dire non fort, alerter un adulte. La notion de consentement englobe tout ce qui touche à l’intimité. • Fouiller dans les affaires d’un camarade ou lire son journal intime est une atteinte au consentement. • L’enfant doit apprendre à faire respecter ses limites et à respecter celles des autres.

L'orientation sexuelle

L’adolescent accorde une place prépondérante aux relations amicales. Pour se construire il a besoin de tisser des liens d’amitié étroits avec des personnes qui lui ressemblent, souvent du même sexe que lui. Il sera nécessaire de faire la distinction entre ces relations dénuées de toute attirance physique et une orientation homosexuelle. C’est souvent au cours des années « collège » que l’adolescent prend conscience de son orientation sexuelle, même s’il est encore trop jeune pour en être sûr. Il est capital de prendre au sérieux son ressenti et de ne pas l’enfermer dans une situation définitive. Certains auront tendance à l’afficher en public, quitte à adopter parfois une attitude proche de la provocation. Il sera alors bon de les aider à différencier ce qui est de l’ordre privé, de ce qui peut être public. Néanmoins la plupart des jeunes qui se découvrent homosexuels traversent un tsunami émotionnel dans lequel déni, honte, peur et tristesse se mélangent. Il est capital qu’ils entendent qu’un chemin de bonheur existe toujours pour chacun, quelle que soit son orientation sexuelle. L’attitude respectueuse des parents s’interdisant toutes remarques ou insultes homophobes contribuera grandement au respect des jeunes à l’encontre de leurs camarades concernés.

Connaître ses origines

Chaque enfant a besoin de savoir d’où il vient pour se construire. Ses origines ne sont pas seulement une affaire de biologie : elles lui donnent des racines, un sentiment d’appartenance et la sécurité intérieure qui l’aide à avancer. Nos modèles familiaux changent aujourd’hui. Père et mère, deux parents du même sexe, une famille recomposée ou un seul parent : ce qui compte avant tout, c’est la clarté, la vérité et la fidélité de l’amour donné. L’enfant n’attend pas une histoire parfaite, mais une histoire assumée, où il peut trouver des repères stables et une parole vraie.

Du point de vue de la foi chrétienne, chaque vie est unique et précieuse, confiée au monde comme un don. Mais même pour ceux qui ne partagent pas cette conviction, il est possible de dire à un enfant : « Tu es voulu, tu es attendu, tu es aimé. » Ce message est universel, il touche le cœur de tout être humain. Aider l’enfant à se situer dans son histoire, à savoir qu’il a une place et qu’il est reconnu, c’est lui offrir une force intérieure qui l’accompagnera toute sa vie. C’est lui donner des racines pour qu’il puisse déployer ses ailes.

La posture ajustée de l'adulte

Dans la toute petite enfance, les parents sont les repères affectifs. Ils sont les références auxquelles les enfants s’attachent et dont la bienveillance est nécessaire pour construire la sécurité affective de la personne jusqu’à l’âge adulte. Ils fixent un cade à l’enfant avec des règles cohérentes qui lui permettent de se repérer.

Le narcisisme

Pour que l’enfant puisse oser la rencontre avec l’autre, il est nécessaire qu’il ait d’abord appris qui il est lui-même. Ainsi il ne se sent pas en danger face à la différence et il peut oser affirmer ses goûts et ses choix. Cette étape de connaissance de soi appelée narcissisme est indispensable dans la construction de l’enfant. Elle doit cependant être dépassée au risque de rester enfermé en lui-même dans un égoïsme qui l’empêche de s’intéresser aux autres.

Les écrans et les contenus inappropriés

À la fin de l’adolescence, les jeunes cherchent autonomie et expériences, et s’interrogent sur les relations affectives et sexuelles. Exposés à la pornographie, ils risquent d’en adopter les modèles comme norme. Il est important de les accompagner vers une liberté intérieure en soulignant que les relations authentiques reposent sur le respect, l’engagement et la patience. Les parents peuvent offrir des repères positifs, encourager la réflexion personnelle et orienter vers des soutiens extérieurs si nécessaire (éducateur, psychologue,…). Cadre légal : la pornagraphie est interdite aux mineurs . Loi... art 227-23 art 227-24

Parler d'amour

Quelques pistes pour aborder le sujet :Créer un climat de confiance • Choisir des moments informels (en voiture, activité partagée). • Éviter les discours solennels. Favoriser l’ouverture et l’écoute • Poser des questions ouvertes : « Comment tu vois l’amour ? » • Écouter sans jugement, accueillir leurs idées et expériences. Aborder l’amour sous plusieurs angles • Amour de soi : respect de soi, connaissance de ses limites. • Amour familial : gestes quotidiens, soutien. • Amour romantique : relation saine = respect, liberté, bien-être. • Consentement : ne rien imposer, respecter l’autre. Utiliser des supports concrets • Films, séries, livres : discuter des relations représentées. • Actualités ou expériences personnelles (sans trop en dire). Parler des défis et des pièges • Réseaux sociaux : relations idéalisées, manque de réalité. • Pression du groupe : ne pas agir pour « faire comme les autres ». • Déceptions amoureuses : normal de souffrir, on apprend. Rester disponible et rassurant • Normaliser leurs émotions : doutes, sentiments forts = normal. • Rappeler votre disponibilité sans jugement. À éviter • Leçons de morale, clichés (« À ton âge… »). • Interrogatoires ou questions trop personnelles. • Minimiser leurs émotions (« Ce n’est rien… »). Créer un espace de dialogue bienveillant pour accompagner la réflexion et l’expérience, sans imposer de réponses toutes faites.

L'intimité et la pudeur

À l’école primaire, les enfants prennent conscience de leur corps et de la notion de pudeur. Le respect de l’intimité se manifeste par des gestes concrets : • Frapper avant d’entrer dans une chambre ou des toilettes • Se changer dans un lieu approprié • Protéger ses parties intimes L'acquisition de la pudeur est une étape fondamentale du développement, que les adultes auront à cœur de favoriser et de respecter. • Les vêtements deviennent un moyen d’exprimer sa personnalité. • Il est important d’apprendre que certaines tenues ne sont pas adaptées à tous les contextes, notamment à l’école. • Cette sensibilisation aide à distinguer sphère privée et sphère publique, et à développer le respect de soi et des autres. Les parents auront à cœur de : • Valoriser l’expression personnelle tout en rappelant les règles de décence. • Respecter la pudeur de l’enfant et l’aider à respecter celle des autres. • Créer un cadre clair et sécurisant pour que l’enfant puisse grandir en confiance.

Le consentement

A l’âge où les premiers choix pour la vie adulte sont posés, tant pour leur orientation professionnelle que pour l’affectivité et la sexualité, les parents veilleront à ce que les jeunes soient conscients de leurs désirs et puissent repérer les limites qu’ils ne souhaitent pas franchir. Les parents valoriseront l’expression de choix personnels de façon à renforcer leur estime d’eux-mêmes, indispensable à l’expression de leur consentement. Dans un dialogue bienveillant, on fera réfléchir le jeune sur ses choix, ses limites et les conséquences de ses actes. Alors que la pression sociale tend à encourager la consommation d’alcool et de stupéfiant, les jeunes seront sensibilisés à l’altération de leur consentement et au danger qu’ils encourent. Les parents veilleront à transmettre à leur jeune les règles élémentaires de prudence.

Construire une relation

Quand deux personnes se rencontrent, elles se jugent d’abord sur l’apparence, les gestes, le visage. Mais pour vraiment connaître l’autre, il faut parler, partager du temps et apprendre à se faire confiance. Certaines choses, plus intimes, ne se révèlent que dans une relation de confiance solide. Les adolescents, parfois, vont trop vite et livrent des choses très personnelles, ce qui peut les mettre en danger ou les blesser. Pour les aider, les parents peuvent :

  • Leur rappeler de prendre leur temps dans les relations et de ne pas se précipiter.
  • Les encourager à construire des relations de confiance.
  • Respecter leur intimité et ne pas fouiller dans leurs amitiés.
  • Éviter de les comparer à leurs camarades.
  • Leur apprendre à respecter les différences de chacun.
  • Rejeter les préjugés et montrer l’exemple.

Les nudes

À l’adolescence un autre enjeu apparaît : celui des “nudes”, c’est-à-dire l’envoi de photos intimes. Cette pratique, parfois encouragée par des camarades ou perçue comme une preuve de confiance dans une relation, peut avoir des conséquences graves. Une image envoyée ne disparaît jamais totalement : elle peut être copiée, diffusée, détournée. Les risques sont multiples : perte de confiance, humiliation, chantage, harcèlement. Les parents ont un rôle essentiel : poser des règles claires (usage des écrans, lieux et temps), mais surtout ouvrir un espace de dialogue. L’adolescent doit sentir qu’il peut parler sans craindre d’être jugé. L’éducation au discernement est précieuse : • apprendre à analyser ce qu’il voit, • comprendre que la pornographie ou les nudes n’ont rien à voir avec des relations respectueuses, • réfléchir aux conséquences d’un partage d’image intime, qui peut marquer durablement une réputation et blesser profondément. Les adolescents ont besoin d’être rassurés sur leur valeur : leur corps leur appartient, et il n’a pas à être montré pour prouver leur amitié ou leur amour.

Accompagner un tout-petit dans la découverte de son corps (0–3 ans)

. Découvrir son corps est une étape normale et saine du développement. Avec des mots simples, un cadre clair et beaucoup de bienveillance, les parents peuvent aider leur enfant à grandir dans le respect de son corps et de celui des autres.

Entre 0 et 3 ans, les enfants découvrent leur corps avec curiosité et spontanéité. Cette exploration est naturelle et les aide à mieux se connaître et comprendre le monde. Les tout-petits passent par des phases d’exploration corporelle . Ces gestes répondent à une curiosité sensorielle. Ils ont besoin de pouvoir nommer les parties du corps avec des mots justes et simples et leurs sensations (« ça chatouille », « c’est froid », « tu es mouillé »…) • Il est utile de distinguer ce qui peut se faire partout (explorer ses mains, son ventre, ses mouvements…) et ce qui se fait dans des moments plus intimes et calmes en lui rappelant : « Tu peux explorer ton corps, mais fais-le plutôt quand tu es tranquille. »

Le respect de son corps

À cet âge, les enfants observent les différences physiques (couleur de peau, taille, sexe). C'est une opportunité d'enseigner la diversité et le respect. Chaque corps est unique et beau : expliquez que tous les corps sont différents et précieux. Évitez les commentaires négatifs sur l'apparence, car les enfants sont très influençables. Le corps est intime : apprenez-leur que certaines parties du corps sont privées (ce que cache un maillot de bain). Insistez sur le fait que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit de les toucher d'une manière qui les met mal à l'aise. Cela est un interdit absolu. Le droit de dire non : c'est une notion fondamentale à enseigner très tôt. Votre enfant doit savoir qu'il a le droit de refuser un câlin ou un contact physique non désiré, même de la part d'un proche. Ce "non" doit être respecté, ce qui renforce son sentiment de contrôle sur son corps.

Les nudes

À l’adolescence un autre enjeu apparaît : celui des “nudes”, c’est-à-dire l’envoi de photos intimes. Cette pratique, parfois encouragée par des camarades ou perçue comme une preuve de confiance dans une relation, peut avoir des conséquences graves. Une image envoyée ne disparaît jamais totalement : elle peut être copiée, diffusée, détournée. Les risques sont multiples : perte de confiance, humiliation, chantage, harcèlement. Les parents ont un rôle essentiel : poser des règles claires (usage des écrans, lieux et temps), mais surtout ouvrir un espace de dialogue. L’adolescent doit sentir qu’il peut parler sans craindre d’être jugé. L’éducation au discernement est précieuse : • apprendre à analyser ce qu’il voit, • comprendre que la pornographie ou les nudes n’ont rien à voir avec des relations respectueuses, • réfléchir aux conséquences d’un partage d’image intime, qui peut marquer durablement une réputation et blesser profondément. Les adolescents ont besoin d’être rassurés sur leur valeur : leur corps leur appartient, et il n’a pas à être montré pour prouver leur amitié ou leur amour.

Les écrans et les contenus inappropriés

Avec l’entrée au collège, l’influence du groupe devient très forte. La curiosité grandit, et l’âge moyen de la première exposition à la pornographie se situe aujourd’hui avant 10 ans. La pornographie transmet une vision déformée et souvent violente de la sexualité, qui réduit la personne à un objet et altère la compréhension des relations. L’adolescent est alors particulièrement vulnérable au risque de dépendance. Les parents ont un rôle essentiel : poser des règles claires (usage des écrans, lieux et temps), mais surtout ouvrir un espace de dialogue. L’adolescent doit sentir qu’il peut parler sans craindre d’être jugé. L’éducation au discernement est précieuse : apprendre à analyser ce qu’il voit, à distinguer ce qui est réaliste de ce qui ne l’est pas, à comprendre que la pornographie n’a rien à voir avec des relations équilibrées et respectueuses. Rappel de la loi : la pornographie est interdite aux mineurs code pénal articles 227-24

Grandir en confiance

A l'école primaire, les différences morphologiques prennent une importance cruciale pour les enfants. Ils ont tendance à se comparer et à porter sur leurs camarades des jugements selon leur taille, Ieur poids, et beaucoup d'autres détails morphologiques. L'enfant doit entendre qu'il est beau comme il est car il est unique et irremplaçable. Comme il est, il est une merveille car il est le fruit de la rencontre unique du spermatozoide et de l'ovule. Son corps est le premier cadeau reçu de ses parents, il n'est pas choisi, il ne peut donc en aucun cas être l'objet de moquerie ou d'humiliation à cause d'une particularité. De la même façon, ses goûts vestimentaires, ses origines, son modèle familial et son éducation ne peuvent faire l'objet d'aucun commentaire.

La posture ajustée de l'adulte

L’enfant fait partie d’un groupe classe, il y vit ses premières amitiés sincères et aussi ses premières disputes. Il a besoin de trouver chez ses parents une oreille attentive, qui l’écoute sans jugement et le laisse gérer ses histoires sans s’immiscer trop dans ses relations. Le parent veillera à ne pas relativiser ni accorder une importance démesurée à ce que son enfant raconte. Cependant, ses ressentis sont sérieux et doivent être accueillis avec respect, sans ironie.

La posture ajustée de l'adulte

Le jeune pose ses premiers choix personnels importants. Il est parfois apeuré à l’idée de leur impact et peut traverser des périodes de doute ou d’angoisse à l’idée de décevoir ses parents. Il a besoin de se sentir libre dans ses choix, tout en ayant un espace pour réfléchir et mettre en discussion ses décisions et les différentes options qui s’offrent à lui. Le parent veillera à ne pas être intrusif dans sa vie affective et sexuelle. Il restera toutefois vigilant quant aux possibles prises de risque fréquents à cet âge.

L'amitié

Dès l’entrée à l’école, l’enfant découvre les relations avec ses pairs.Les premières amitiés lui permettent de :

  • S’ouvrir aux autres
  • o Partager des joies
  • o Apprendre à gérer les conflits et les déceptions
Accompagner :
  • Laissez l’enfant expérimenter ses propres stratégies relationnelles.
  • Intervenez seulement s’il y a danger ou souffrance persistante.
  • Veillez à ne pas confondre dispute et harcèlement.
  • Reconnaître une amitié positive :
    • Se sentir bien ensemble
    • Se respecter mutuellement
    • Avoir la liberté de se dire non sans crainte

L'orientation sexuelle

L’orientation sexuelle est probablement fixée à l’école primaire mais souvent inconsciente. Elle ne se choisit pas. Ses origines sont variées et encore globalement méconnues. Respecter les liens et les différences • Les amitiés entre enfants ne sont pas des indicateurs d’orientation sexuelle. • Il est important de ne pas enfermer un enfant dans une orientation présumée. • L’éducation doit favoriser le respect des différences et la richesse des diversités dès le plus jeune âge. Parler de diversité en famille • Il n’est pas nécessaire d’aborder systématiquement l’homosexualité dès la maternelle. • Mais si l’enfant en parle ou y est confronté, il est essentiel de répondre avec ouverture et respect. .

Le narcissisme

A l'adolescence, l’enfant dont le corps évolue très vite, cherche dans le regard des autres à se rassurer et à trouver sa propre identité. Il entre dans l’âge où il peut passer des heures dans la salle de bain, où il accorde une importance très grande à sa tenue vestimentaire et où il s’efforce de se conformer aux normes de son groupe ou à s’en désolidariser radicalement. Dans les deux cas, soit par similitude soit par opposition, il vise l’affirmation de ses goûts personnels et la construction de son identité. Il est particulièrement sensible à l’impact des commentaires sur son physique. Son narcissisme peut être affecté par exemple sur les réseaux sociaux.

Grandir en confiance

A l'école primaire, les différences morphologiques prennent une importance cruciale pour les enfants. Ils ont tendance à se comparer et à porter sur leurs camarades des jugements selon leur taille, Ieur poids, et beaucoup d'autres détails morphologiques. L'enfant doit entendre qu'il est beau comme il est car il est unique et irremplaçable. Comme il est, il est une merveille car il est le fruit de la rencontre unique du spermatozoide et de l'ovule. Son corps est le premier cadeau reçu de ses parents, il n'est pas choisi, il ne peut donc en aucun cas être l'objet de moquerie ou d'humiliation à cause d'une particularité. De la même façon, ses goûts vestimentaires, ses origines, son modèle familial et son éducation ne peuvent faire l'objet d'aucun commentaire.

La posture ajustée de l'adulte

L’adolescent a besoin de sentir l’amour et le soutien inconditionnel de ses parents pour s’en détacher et accorder davantage d’importance à ses liens amicaux. Le groupe de pairs lui permet de construire son identité personnelle. Il s’affirme en s’opposant parfois à ses parents sans pouvoir se passer de leur protection. Il cherche à mettre à l’épreuve les principes et les règles de ses parents pour s’assurer de leur importance mais a aussi besoin de leurs encouragements pour oser.

Pudeur, intimité et construction de soi

A l’adolescence, les collégiens traversent de nombreux changements corporels et affectifs. Leur rapport à l’intimité et à la pudeur se transforme : ils affirment leur identité et leur style, tout en cherchant à appartenir à un groupe. La tenue vestimentaire devient un sujet central : elle peut être une façon de se distinguer, mais aussi un moyen de se conformer aux codes du groupe. Dans ce contexte, il est important de rappeler que l’école est un espace collectif qui implique des règles partagées. Les vêtements doivent respecter un équilibre entre expression personnelle et cadre commun. Par ailleurs, les adolescents ont besoin que leur intimité soit reconnue et respectée, qu’il s’agisse de leurs espaces personnels (chambre, affaires, téléphone) ou de leur intimité corporelle (vestiaires, toilettes). L’éducation à la pudeur au collège permet de développer la conscience de soi, le respect mutuel et la responsabilité individuelle.

Narcissisme

  • Apprendre à partager et à reconnaître les autres : À la maternelle, on apprend à attendre son tour, à écouter les copains et à partager les jeux. Cela aide à grandir en pensant aux autres, pas seulement à soi. Si un enfant a du mal à prêter ses jouets ou à accepter les règles, on peut lui dire : "Tu as le droit d’aimer tes affaires, mais tes amis ont aussi le droit de jouer. Comment peut-on faire pour que tout le monde soit content ?"
À éviterNe pas étiqueter un enfant ("tu es égoïste"), mais plutôt guider son comportement ("regarde, ton ami est triste, et si tu jouais avec lui ?").

À 3-6 ans, l’enfant est naturellement centré sur lui-même (c’est normal !). L’objectif est de l’aider à élargir son attention aux autres, sans jugement, en valorisant l’empathie et la coopération. À cet âge, l’enjeu est plutôt d’accompagner l’enfant dans la construction de son estime de soi, de son autonomie et de sa relation aux autres.Comment aborder ces questions en maternelle ?

  • Encourager l’estime de soi : « Chaque enfant a le droit de se sentir fier de ce qu’il fait et de se sentir aimé pour ce qu’il est. » « On peut dire à son enfant : "Tu es important, tes idées comptent, mais les autres aussi ont le droit d’être écoutés."

La posture ajustée de l'adulte

Avec l’école, l’enfant apprend la socialisation. Ses parents ne sont plus ses uniques références. Ils demeurent toutefois ses repères privilégiés. Il a besoin de sentir sur lui leur regard plein d’amour et d’encouragement et en même temps de pouvoir explorer son univers et rencontrer de nouvelles personnes. Les parents sont donc à la fois des figures d’attachement primordiales qui les protègent et des soutiens dans l’exploration du monde.

Un besoin de sécurité affective

Pour bien grandir, un enfant a besoin de pouvoir être sûr qu'il est aimé comme il est, de façon inconditionnelle par l'adulte qui prend soin de lui. Les insultes, grossièretés et paroles dévalorisantes ou blessantes affectent durablement sa confiance en lui.

L'orientation sexuelle

L’orientation sexuelle est probablement fixée à l’école primaire mais souvent inconsciente. Elle ne se choisit pas. Ses origines sont variées et encore globalement méconnues. Respecter les liens et les différences • Les amitiés entre enfants ne sont pas des indicateurs d’orientation sexuelle. • Il est important de ne pas enfermer un enfant dans une orientation présumée. • L’éducation doit favoriser le respect des différences et la richesse des diversités dès le plus jeune âge. Parler de diversité en famille • Il n’est pas nécessaire d’aborder systématiquement l’homosexualité dès la maternelle. • Mais si l’enfant en parle ou y est confronté, il est essentiel de répondre avec ouverture et respect. .