Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Reuse this genially

L'histoire de l'asepsie

perrin.cl93

Created on June 16, 2025

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Timeline Lines Mobile

Major Religions Timeline

Timeline Flipcard

Timeline video

Images Timeline Mobile

Sport Vibrant Timeline

Decades Infographic

Transcript

La découverte de l'asepsie - Semmelweis, 1847

20 mars

Avril

Mars

Mars

15 mai

1820

1847

1846

1847

1846

1847

Naissance d’Ignace Philippe Semmelweis à Buda (Hongrie).

Semmelweis est nommé assistant à la maternité de l’hôpital général de Vienne.

Collecte des données sur les taux de mortalité des femmes après accouchement.

Son collègue Jakob Kolletschka meurt de la fièvre puerpérale contractée lors d’une autopsie.

Semmelweis impose officiellement le lavage des mains au chlorure de chaux dans la première clinique.

La découverte de l'asepsie - Semmelweis, 1847

13 août

Juillet

1849

1867

1861

1865

1865

Semmelweis non reconnu par ses pairs, quitte l’hôpital de Vienne.

Publication de son ouvrage majeur :« L’étiologie, la notion et la prophylaxie de la fièvre puerpérale ».

Semmelweis meurt d'une septicémie (infection généralisée du sang)

Joseph Lister, chirurgien britannique, applique les principes de Semmelweis en introduisant l’antisepsie à l’acide phénique.

Il est interné de force dans un hôpital psychiatrique à Vienne.

La découverte de l'asepsie - Semmelweis, 1847

1878

1906

1881

1900-1920

1890

Robert Koch découvre le bacille du charbon - début de la bactériologie moderne.

Louis Pasteur confirme expérimentalement la théorie des germes (fin de la théorie des miasmes).

L’asepsie devient une norme médicale : gants, stérilisation des instruments, lavage systématique.

Reconnaissance posthume de Semmelweis

Les techniques antiseptiques et aseptiques sont appliquées à grande échelle dans les hôpitaux.

L’asepsie devient la norme médicaleDurant cette période, les hôpitaux intègrent systématiquement les principes d’asepsie dans leurs pratiques quotidiennes. Les blocs opératoires sont construits pour être aérés, lumineux et faciles à nettoyer et les patients sont isolés selon leur pathologie, ce qui limite les contaminations croisées.

L’hypothèse révolutionnaire de Semmelweis« Ce que Kolletschka a contracté par accident, des dizaines de femmes l’attrapent chaque semaine, non par malchance, mais par nos mains. »Semmelweis comprend que :• Les médecins et étudiants passent des autopsies aux accouchements sans se laver les mains.• Ils transmettent ainsi des « particules cadavériques » — un mot qu’il emploie avant même que la notion de bactéries existe. Ces particules contaminent l’utérus des femmes en travail, provoquant la fièvre puerpérale. Conséquence immédiateEn mai 1847, il impose un lavage des mains rigoureux au chlorure de chaux avant tout examen.Le taux de mortalité chute drastiquement, passant de 10–18 % à moins de 2 %.

À partir de 1890, dans de nombreux hôpitaux européens et américains :• Les techniques antiseptiques et aseptiques deviennent réglementées.• De nouvelles salles d’opération sont construites selon ces principes (carrelage, lumière, ventilation).• La mortalité chirurgicale chute radicalement.Résultat : une révolution médicale• Les interventions autrefois jugées trop risquées deviennent possibles (chirurgie abdominale, orthopédique, césariennes…).• La confiance dans les hôpitaux augmente.• L’hôpital passe du rôle de lieu de soin passif à celui de centre actif de guérison.

La mort de Jakob Kolletschka : un choc déclencheur...

Printemps 1847Jakob Kolletschka, professeur de médecine légale à l’université de Vienne, meurt après s’être blessé au doigt lors d’une autopsie. Symptômes observésPeu après sa blessure, Kolletschka développe :• une fièvre brutale,• une inflammation généralisée,• des abcès purulents internes,• une septicémie fatale. Semmelweis lit le rapport d’autopsie et est frappé : les lésions de Kolletschka ressemblent exactement à celles qu’il observe chez les femmes mortes de fièvre puerpérale.

Ce n’est qu’en 1861 que Semmelweis publie enfin son grand ouvrage :"Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers"(L’étiologie, la notion et la prophylaxie de la fièvre puerpérale).Mais :• Le livre est long, difficile à lire, mal structuré.• Il ne convainc pas les autorités médicales de l’époque.• Semmelweis se montre de plus en plus virulent dans ses lettres aux médecins, les accusant de meurtres involontaires.

En 1865, Lister lit les travaux de Louis Pasteur sur les micro-organismes responsables de la fermentation et de la putréfaction. Il fait le lien : « Et si ce n’était pas l’air lui-même, mais ce qu’il transporte (des germes invisibles), qui infecte les plaies ? »L’acide phénique (phénol)Lister cherche une substance capable de tuer ces microbes. Il utilise l’acide phénique, un antiseptique puissant (issu du goudron), qu’il applique sur les pansements, instruments, plaies et mains du chirurgien.Premiers résultats (1865–1867)Il traite un garçon de 11 ans avec une fracture ouverte :• Lavage à l’acide phénique, pansement imbibé.• Résultat : aucune infection, guérison parfaite — un miracle pour l’époque.Il applique sa méthode dans ses opérations puis la publie en 1867 dans The Lancet : c’est le début de l’antisepsie chirurgicale moderne.

Naissance d’Ignace Philippe Semmelweis le 1er juillet 1818 à Buda, Royaume de Hongrie (aujourd’hui Budapest, Hongrie) Origines familiales : • Il est le cinquième d’une fratrie de dix enfants. • Son père, Josef Semmelweis, est un grossiste aisé en épicerie, et souhaite que ses enfants fassent carrière dans les affaires. • La famille est d’origine allemande et catholique, intégrée à la bourgeoisie hongroise germanophone. Premiers pas vers la médecine • Ignace commence par étudier le droit à Vienne, mais change rapidement pour la médecine, attiré par les sciences naturelles. • Il obtient son doctorat de médecine en 1844, puis se spécialise en obstétrique.

Ignace Semmelweis est nommé assistant à la première clinique obstétrique de l’hôpital général de Vienne (Allgemeines Krankenhaus). Cette clinique est principalement dédiée à la formation des étudiants en médecine, et non des sages-femmes.

Entre avril 1846 et mars 1847Semmelweis commence à collecter des données systématiques sur les taux de mortalité concernent les femmes en couches, c’est-à-dire les patientes après leur accouchement.Il remarque que :Dans la première clinique (avec les Médecins & étudiants en médecine qui pratiquent aussi des autopsies), le taux de mortalité varie de 10 à 18 %.Dans la deuxième clinique (avec les sages-femmes), il est stable, autour de 2 à 3 %.

Des résultats spectaculaires…En 1847–1848, Semmelweis parvient à réduire drastiquement la mortalité maternelle dans la 1ʳᵉ clinique de l’hôpital général de Vienne :de 18 % à moins de 2 % grâce au lavage des mains au chlorure de chaux.Mais…… un mur d’incompréhensionMalgré ses résultats évidents, la communauté médicale ne le croit pas :• Ses collègues trouvent inacceptable l'idée que leurs mains puissent tuer.• Il ne publie pas immédiatement ses résultats de manière formelle, ce qui nuit à leur diffusion.• Il a un caractère passionné, parfois agressif, ce qui détériore ses relations professionnelles.• Il remet en cause les dogmes établis : à l’époque, on croit encore aux miasmes (mauvaises odeurs) comme cause des maladies.Fin de contrat et départEn mars 1849, son contrat comme assistant n’est pas renouvelé.• Semmelweis quitte Vienne déçu, amer, mais sans renoncer.• Il retourne dans sa ville natale, Pest (aujourd’hui Budapest).• Il y obtient un poste à la clinique obstétrique de l’hôpital Saint-Roch, où il applique à nouveau ses méthodes.

En 1847, Ignace Semmelweis comprend que les mains des médecins, souillées par des autopsies, transmettent une substance invisible et infectieuse aux femmes en couches.Il parle alors de « particules cadavériques » — une hypothèse audacieuse, sans microscope ni preuve matérielle à l’époque.Il impose le lavage des mains au chlorure de chaux, ce qui fait chuter la mortalité liée à la fièvre puerpérale… mais ses idées sont rejetées. En 1878, Robert Koch identifie pour la première fois un agent pathogène précis : le bacille du charbon.Il démontre que des bactéries invisibles peuvent être isolées, cultivées et observées au microscope.C’est la naissance de la bactériologie moderne. Avec Koch, les « particules cadavériques » de Semmelweis prennent enfin un nom, une forme et une preuve scientifique. Trente ans après la mort de Semmelweis, ses intuitions sont validées : les agents microscopiques invisibles qu’il soupçonnait sont bien réels, responsables de maladies, et peuvent être combattus.

Peu après son internement :• Semmelweis est blessé à la main (probablement lors d'une lutte). • La blessure s’infecte, et il développe une septicémie (infection généralisée du sang). • Il meurt le 13 août 1865, à 47 ans, de la même maladie qu’il avait tant combattu chez les femmes en couche : la fièvre puerpérale.Il meurt seul, oublié, méprisé.

L’ironie cruelle Semmelweis meurt dans un hôpital, victime d’un manque d’asepsie, alors qu’il avait prouvé 18 ans plus tôt que des mains sales tuaient.

1881 — Confirmation publique et spectaculaire de la théorie des germes par Louis PasteurBien que Pasteur ait démontré expérimentalement la théorie des germes dès les années 1860, l’année 1881 marque une étape décisive dans son acceptation par la communauté scientifique et le grand public.Événement marquant :Pasteur organise une expérience publique à Pouilly-le-Fort, près de Melun.Il vaccine 50 moutons, 10 chèvres et quelques vaches contre le charbon à l’aide d’un vaccin préparé à partir de bacilles atténués.Quelques jours plus tard, il inocule à tous les animaux — vaccinés et non vaccinés — des bacilles virulents.Résultat spectaculaire :Tous les animaux non vaccinés meurent, les vaccinés survivent.Cette démonstration prouve que les maladies infectieuses sont bien causées par des agents vivants invisibles (microbes), comme Semmelweis l’avait pressenti 30 ans plus tôt.

Une santé mentale qui se dégradeÀ partir des années 1860, Semmelweis montre des signes de troubles psychologiques croissants :• Il devient très agressif dans ses lettres, accusant publiquement les médecins d’être des « meurtriers ».• Il envoie des pamphlets injurieux à des collègues réputés, y compris Rudolf Virchow.• Son comportement devient incohérent, paranoïaque, parfois obscène ou impulsif.• Il est dépressif, en proie à un sentiment d’échec et d’incompréhension.Certains historiens avancent qu’il souffrait peut-être démence précoce, syphilis tertiaire (transmise dans les salles d’autopsie ? ou encore d’une forme de délire paranoïaque réactionnel.L’internementEn juillet 1865, sa famille — craignant pour sa sécurité et celle des autres — organise son internement à son insu à l’asile d’aliénés de Lazarettgasse, à Vienne.• Il croit être invité à un sanatorium.• Lorsqu’il comprend qu’on l’enferme, il tente de s’échapper.• Les gardiens le rouent de coups.