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La Famille Camhi

cecile.boudes

Created on June 12, 2025

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Transcript

La Famille Camhi

Albert

Esther

Victor

Arbre généalogique :
Réalisation Arts Plastiques :

Albert CAMHI

Albert est né le 15 août 1909 à Constantinople dans l'empire ottoman. Il s'est marié à Esther Eskenazi, née également à Constantinople. Nous ne savons pas quand est-ce qu'il arrive en France ni s'ils se connaissaient avant d'arriver. Lorsqu'ils se marient le 16 septembre 1933 à Bourg d'Oisans où vivent Esther et ses parents, Albert est domicilié à Lyon au 173, rue Pierre Corneille. Albert et Esther habitent au début de leur mariage à la Tronche (Isère). C'est là que nait Victor le 6 septembre 1934. Toute la famille se fait arrêter par la Gestapo le 18 juin 1944 à Grenoble, à son domicile 18, rue Lakanal au 3ème étage de l'immeuble. Dans son pays, Albert était négociant. Sur sa fiche à Auschwitz il est répertorié comme "Lastwagenführ" : conducteur de camion et dans un rapport de la direction générale de la sûreté nationale datant de 1962, il est précisé qu'Albert "malgré sa qualité de juif" a "obtenu le droit de continuer son commerce de marchand forain en bonneterie pendant l'occupation de par son titre d'ancien combattant de la guerre de 1939-1940 où il avait été décoré de la croix de guerre". Nous en concluons donc qu'il était marchand ambulant de bonneterie. Après son arrestation, il est conduit au siège de la police allemande à l'hôtel Gambetta de Grenoble pour y être torturé. Il est forcé de dénoncer une cache d'armes et de munitions de la résistance. Celle-ci ne sera finalement pas découverte. Albert est emprisonné à Montluc 15 jours après, puis conduit à Drancy le 24 juillet avec Esther et Victor. Il est déporté dans le Convoi 77, le 31 Juillet 1944, en direction d’Auschwitz. Il est sélectionné pour le travail et c'est là qu'il voit pour la dernière fois sa femme et son fils. Il est libéré par l'armée soviétique le 18 janvier 1945 alors qu'il se trouve à l'infirmerie du camp. Il est rapatrié en France à Marseille le 10 ou le 11 mai 1945. Selon sa fille Martine, il pèse à l'époque 35 kilos.

Le retour de déportation

Après sa libération, Albert revient habiter à Grenoble, 21 chemin des bergers. Il entreprend alors de longues démarches dans l'espoir de retrouver Esther et Victor qu'il espère encore vivants. Il envoie une première lettre le 29 mai 1945 au ministère des Anciens Combattants et Victimes civiles dans laquelle il dit avoir entendu parler du retour d'un train de 900 enfants à Paris. Il dit avoir "encore l'espoir de les retrouver malgré tout ce qu'il a vu et souffert". Il est assez confus sur les dates de leur déportation. Il parle d'une arrestation le 6 juin 1944 (à la place du 18 juin) et d'une arrivée en Haute Silésie le 18 août 1944 (à la place du 5 août 1944). Le 13 juin 1945, Albert écrit une deuxième lettre au même ministre dans laquelle il dit qu'un nouveau train de déportés vient d'arriver à Paris et qu'il est toujours sans nouvelle de sa femme et son fils. Il indique cette fois-ci les bonnes dates d'arrestation et de déportation et joint des photos à sa demande. Il précise qu'il est français et qu'il a "fait toute la guerre avec citations", qu'il a perdu son "frère cadet en captivité en 1942". Il reçoit une réponse négative le 2 août du bureau des déportés et internés qui déclare " à notre grand regret nous n'avons pas pu enregistrer jusqu'à présent des enfants rapatriés de la déportation du 31 juillet 1944". Sa détresse est perceptible dans toutes ses lettres. Le 12 août 1945, alors qu'il est à Lyon, chez ses parents au 173, rue Pierre Corneille, il écrit une lettre au Président de la République pour lui demander d'intervenir afin qu'il obtienne des nouvelles des siens et évoque "ses nombreuses souffrances" et "l'enfer d'Auschwitz". Albert refait finalement sa vie avec Régine Caridi et ils ont deux enfants : Georges et Martine. En 1964, il habite 7, rue Dedieu à Villeurbanne.

Esther CAMHI

Esther est née le 14 août 1905 à Constantinople dans l'empire ottoman. Elle est la fille d'Eliezer Eskenazy et Rebecca Tchiprout. Elle arrive en France en 1919. Lorsqu'elle se marie le 16 septembre 1933 avec Albert Camhi, elle habite à Bourg d'Oisans avec ses parents et est employée de commerce. Esther n'a pas souscrit la déclaration prévue par la loi du 10 août 1927 qui lui permettait d'acquérir la nationalité française par son mariage avec Albert et a fait cette demande le 3 octobre 1939. Demande qui a été ajournée le 25 août 1942. Sur certains des papiers après son décès, il est indiqué qu’elle est naturalisée française. Le couple a un fils, Victor, qui naît le 6 juillet 1934 à la clinique des Alpes de la Tronche (Isère). La famille Camhi se fait arrêter le 18 juin 1944 à Grenoble, à son domicile 18, rue Lakanal au 3ème étage de l'immeuble, par la Gestapo. Esther est emprisonnée à Montluc, transférée à Drancy le 24 juillet avec son mari et Victor, puis déportée vers Auschwitz Birkenau le 31 juillet 1944 par le convoi 77. C'est à la descente du train qu'elle voit Albert pour la dernière fois.Comme toutes les mères de famille avec enfants, Esther et son fils sont conduits dans les chambres à gaz. Elle est assassinée le 5 août dès son arrivée. Après la guerre, ses parents et Albert entreprennent les démarches pour qu'elle reçoive le titre de déporté politique et que son décès soit reconnu et inscrit à l'état civil.

Victor CAMHI

Victor est né le 6 juillet 1934, à la clinique des Alpes de la Tronche (Isère) où ses parents résidaient. Il est fils unique. Avant ou pendant la guerre, la famille déménage pour Grenoble et vit au 18, rue Lakanal, au 3ème étage de l'immeuble. Selon un rapport de la direction générale de la sûreté nationale datant de 1962, nous savons que son père a "malgré sa qualité de juif (...) obtenu le droit de continuer son commerce de marchand forain en bonneterie pendant l'occupation de par son titre d'ancien combattant de la guerre de 1939-1940 où il avait été décoré de la croix de guerre". Esther, sa mère, exerçait la profession d'employée de commerce au moment de son mariage. Nous ne savons pas si elle travaillait au moment de son arrestation. Où allait-il à l’école ? Quels étaient ses rêves ? ses passions ? Il ne reste de lui que quelques photos, dont une avec son père.Il est arrêté avec ses parents le 18 juin 1944. Il arrive avec eux à Lyon quinze jours plus tard, mais est interné seul à l’Hôpital de l'Antiquaille à Lyon du 07 au 22 juillet 1944, comme cela est écrit dans le cahier de Mme Edith Cahen qui notait toutes les informations sur les enfants dont elle avait la charge. Il est interné à Drancy à partir du 24 juillet avec ses parents, puis déporté le 31 juillet 1944 en direction d'Auschwitz-Birkenau par le convoi 77. Il est conduit avec sa mère dans les chambres à gaz et décède le 5 août 1944 à Auschwitz à l'âge de 10 ans.

L'itinéraire de la famille Camhi

Réalisation en Arts-Plastique

Arbre généalogique de la famille Camhi

Ce projet "Convoi 77" a été mené par des élèves de 3ème du Collège Victor Duruy (Marne) dans le cadre d'un travail de mémoire qui a prolongé le cours d'histoire-géographie.

Merci à Mme Martine Camhi,fille d’Albert et demi-sœur de Victor pour son aide et pour les documents apportés.

Noah Humblot et Martin Renollet, Lola Marko et Elisa Froideville pour la réalisation en Arts Plastiques encadrés par leur professeur d'histoire-géographieCécile Boudes

Albert et Esther sont emprisonnés à la prison de Montluc à Lyon Alors que Victor est conduit à l'Antiquaille avec d'autres enfants
La famille Camhi est internée à Drancy du 24 au 31 juillet 1944
Camp de transit de Drancy
18, rue Lakanal à Grenoble Les Camhi habitaient au 3ème étage
L'arrivée à Auschwitz
Réalisation en Arts Plastiques de Lola Marko et Elisa Froideville
Esther et Albert sont tous les deux nés à Constantinople
Vue de Constantinople vers 1905-1910