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La course inégale

Magazin

Created on June 11, 2025

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Transcript

La course inégale, deux cyclistes, deux réalités

La course commence. Choisissez votre coureur.

CLÉMENCE

LUCAS

Parcours de Clémence

3. Visibilité TV

Comparer avec le parcours de Lucas

5. Sécurité

1. Budget

4. Primes

2. Salaire

Comparer avec le parcours de Clémence

Encadrement

Visibilité TV

Budget

Parcours de Lucas

Sécurité

Primes

Salaire

Des millions pour viser le sommet

Example

INEOS Grenadiers (Royaume-Uni) : ~47 M € UAE Team Emirates (Pogacar) : ~45 M € Groupama–FDJ (France) : ~21 M €

Lucas court pour une équipe WorldTour comme INEOS Grenadiers, Soudal Quick-Step ou Groupama–FDJ, dont les budgets annuels atteignent 25 à 50 millions d’euros. Ces ressources permettent de financer du matériel de pointe, une logistique digne d’une équipe F1 et des stages d’entraînement en altitude.

Fait-clé

Le budget d’INEOS est plus de dix fois supérieur à celui de FDJ–Suez, l’équipe féminine la mieux dotée en France.

Source : L’Équipe, ProCyclingStats, UCI

Un contrat professionnel, mais ...

Depuis 2023, les coureuses des équipes WorldTour féminines bénéficient d’un salaire minimum de 32 102 euros bruts annuels, équivalent à celui des hommes en ProTeam. Mais cette mesure ne concerne qu’une minorité : plus de 70 % des cyclistes professionnelles dans le monde gagnent moins de 15 000 euros par an et beaucoup cumulent un second emploi. À titre de comparaison, le salaire minimum masculin en WorldTour est de 42 047 euros en 2024, et passera à 44 150 euros en 2025, un écart toujours significatif.

2 coureuses sur 5 travaillent à côté pour vivre.

(Source : The Cyclists’ Alliance Annual Rider Survey 2021)

100 % à l’antenne

Les courses masculines WorldTour sont diffusées en intégralité, souvent sur Eurosport, France Télévisions, GCN+, avec plus de quatre à six heures de direct par étape. Lucas est visible à chaque échappée, chaque montée, chaque sprint, analysé en plateau par des experts.

Source : UCI

Depuis 2022, l’UCI déploie son programme « Cycling Integrity », qui inclue une politique de protection (« Safeguarding Policy ») et un outil de signalement anonyme pour lutter contre le harcèlement et les abus dans le cyclisme, professionnel comme amateur.

Rouler sans peur : un défi encore actuel

67 % ont déjà fait face à des problèmes mécaniques et 56 % ont subi du harcèlement ou des comportements sexistes.

(Source: sportstrategies.com)

Même pavés. Moitié moins.

La prime féminine est désormais d’un tiers de celle des hommes, après une augmentation de 13× depuis 2021.

En 2024, Lotte Kopecky a remporté 20 000 euros à l’arrivée d’un Paris–Roubaix Femmes disputé sur les mêmes 17 secteurs pavés que les hommes, tandis que Mathieu van der Poel a touché 30 000 euros lors de l’épreuve masculine. La dotation totale reste deux fois inférieure côté féminin (49 000 euros contre 91 000 euros).

L’UCI impose des règles minimales pour les primes sur les courses UCI mais n’impose pas l’égalité des montants. Cela signifie que chaque organisateur est libre de fixer des écarts, parfois énormes, sans contrevenir au règlement.

Tour de France (ASO) Tadej Pogačar, vainqueur du Tour de France masculin 2024 : 500 000 euros Kasia Niewiadoma, gagnante du Tour de France Femmes 2023 : 50 000 euros → Ratio : x10

(Sources : Velo – Outside Online)

Un écran trop souvent noir pour les courses féminines

Depuis 2021, l’UCI impose quarante-cinq minutes de diffusion minimum en direct pour chaque étape du Women’s WorldTour. Mais dans les faits, cette obligation est souvent remplie de manière symbolique : sans commentaires, en streaming instable ou avec des horaires décalés. Les courses masculines, elles, bénéficient de plus de quatre à six heures de retransmission en prime time, avec des moyens techniques largement supérieurs.

(Source : UCI)

Un statut salarial de haut niveau

En WorldTour masculin, Lucas bénéficie d’un salaire minimum de 44 150 euros brut/an (UCI). Mais les meilleurs coureurs – comme Pogacar, Van der Poel ou Evenepoel – gagnent entre 2 et 6 millions d’euros par an, hors primes et sponsoring.

Le salaire moyen en WorldTour masculin tourne autour de 350 000 euros, contre moins de 60 000 euros chez les femmes.

Sources : UCI, Cycling News Salary Survey

Rouler sans crainte

Tandis que 35 % des femmes pro déclarent avoir subi du harcèlement, les hommes ne font l’objet d’aucun signalement comparable, donc leur sécurité n’est jamais remise en question.

Gagner, c’est aussi encaisser

En 2024, Lucas remporte Paris–Roubaix Hommes et empoche 30 000 euros. Mais même une place dans le top 10 lui garantit plusieurs milliers d’euros, auxquels s’ajoutent des primes d’équipe, des bonus sponsors et des droits à l’image.

Tour de Franc 2024 vainqueur général : 500 000 euros vainqueur d’étape : 11 000 euros

Sources : Tour de France Rules ASO 2024 ; Velo Outside

Un environnement calibré pour la victoire

Lucas évolue chez Groupama–FDJ, une des équipes les plus structurées du WorldTour français. Chaque détail de sa préparation est géré par un staff professionnel : ➡️ 6 directeurs sportifs, ➡️ 5 assistants logistiques, ➡️ des entraîneurs, des analystes, un nutritionniste, un médecin et un cuisinier, ➡️ des bus climatisés, des véhicules techniques, du matériel dernier cri.

Pour ses 27 coureurs, Groupama – FDJ mobilise plus de 15 membres de staff – un niveau d'encadrement rare chez les femmes.

(Source : Site officiel Groupama–FDJ, UCI)

La performance coûte cher. Et toutes ne jouent pas avec les mêmes moyens

Les équipes masculines WorldTour en France disposent en moyenne d’un budget annuel situé entre 12 et 25 millions d’euros. En comparaison, l’une des équipes féminines les mieux financées, FDJ–Suez, déclare un budget de 3,8 millions d’euros pour 2024. Cela signifie non seulement moins de personnel encadrant, mais aussi moins de stages, de matériel et de conditions d’entraînement optimales. Certaines équipes féminines continentales tournent même avec moins de 500 000 euros.

(Sources : L’Équipe - UCI)