DOSSIER 2
UTOPIE ET THÈMES
Photographier l'utopie
QUÊTE, VOYAGE
BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME
ARCHITECTURE
NATURE /CIVILISATION
Quête, voyage
Les photographes du voyage et de la quête : l’ailleurs idéal, voyage initiatique, voyage dans les songes, voyage de l’âme...
un voyage rêvé en utopie...
Un voyage réel en utopie
Un voyage réel en utopie
Photographie en prise réelle : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?
BERNARD PLOSSU
Steve McCurry
Alex WEBB
Denis DAILLEUX
Bruno BARBEY
Inge MORATH
Jimmy NELSON
Sebastiao SALGADO
Pia RIVEROLA
Matthieu PALEY
Un voyage rÊvé en utopie
Photographie mise en scène : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?
Alain BUBLEX
Yoshinori MIZUTANI
Tanqi LIAO
« Inventé par Thomas More il y a plus de 500 ans, le concept de l’utopie s’est transformé au fil de l’évolution de notre société. Mais son essence demeure la même : un état qui élimine toutes les impuretés pour offrir un idéal opulent », raconte Tianqi Liao. D’origine chinoise, la photographe, née en 1997, habite aujourd’hui à New York. C’est en quête d’un perfectionnisme visuel, qu’elle réalise Utopian Visions. « Cette série se rapproche d’un essai sociologique, cherchant à délimiter ce qui définit une utopie », ajoute-t-elle. Non linéaire, abstraite et colorée, la série résonne dans notre inconscient, comme les vers d’un poème. Il est difficile de séparer le beau de l’inquiétant, la nature de la technologie dans les images de Tianqi Liao. « Ce projet évoque aussi la facilité avec laquelle on peut passer d’un paradis à une dystopie. Notre vision idéaliste n’est qu’une façade, qui dépend de nos opinions et de nos instincts de survie », poursuit-elle
Utopian Visions
Elsa LEYDIER
Allen DELANEY
Surréalisme
Exploration de l'inconscient et du rêve, une utopie personnelle
Peintures et photographies orientalistes
Durant tout le 19e siècle, l’« Orient » est, pour les Occidentaux, le terrain d’explorations, d’études, de fantasmes et de rêves sans cesse renouvelés. Dans les années 1840-1880, ce goût pour un ailleurs rencontre le développement de la production photographique. Amateurs ou professionnels, artistes, archéologues ou touristes, tous rapportent de leurs voyages et de leurs séjours en Égypte, en Syrie ou à Istanbul des milliers de clichés, qui façonnent un style et un imaginaire.
BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME
II
Valeurs humanistes, cité organisée à l’image du cosmos, concorde et unité ; ordre ; rassembler les hommes, abolir les frontières, créer une langue universelle
Les valeurs humanistes Montrer pour dénoncer, et /ou promouvoir un idéal
- la photographie sociale, politique : l'engagement, la propagande - la photographie humaniste
ORAL : SI J'AVAIS À RÉALISER UNE PHOTO...
UTOPIE SOCIALE ?
Larry sultan
Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Larry Sultan a travaillé sur la question de l'utopie ?
Série Pictures from Home, 1983-1992
Ma mère pose, 1984
Pratique du swing de golf, 1986
Los Angeles, début de soirée, 1986
Réparer le vide, 1991
Série The Valley, 1997-2003
Boxeurs, Mission hills, 1999
Piscine, Calabasas, 2002
Sharon Wild, 2001
UTOPIE SOCIALE ?
TINA BARNEY
Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Tina Barney a travaillé sur la question de l'utopie ?
Série Theater of Manners, 1977-1996
Beverly, Jill et Polly, 1982
Jill et Polly in the bathroom, 1987
La maison de poupée, 1986
American Flag, 1988
The puppy, 1994
UTOPIE SOCIALE ?
CARLO BEVILACQUA
Utopie, tenir à l'impossible, 2018Un voyage visuel qui explore, de l'Inde et de Singapour à l'île de Vancouver, au Canada, en passant par l'Europe et les États-Unis, le monde des communautés utopiques (alternatives, spirituelles, artistiques, hippies, environnementales) ainsi que des initiatives individuelles qui incarnent l'esprit utopique. Auroville, la forêt de Sadhana, Can Masdeu, Christiania, Damanhur, Marinaleda, Earthship, les Elfes, la Vieille Valette, Freedom Cove, Yogaville, Twin Oaks. Voici quelques-unes des « utopies » décrites dans ce travail de longue haleine et dans le livre. Le projet documente et tente de comprendre comment ces communautés, nées il y a des décennies, ont évolué et comment elles ont réussi à survivre à la pression de notre culture dominante.
Faith nella campagna intorno a That Roundhouse
UTOPIE SOCIALE ?
mohamed bourouissa
L'Utopie d'August SANDER, 2012À l’origine de ce projet, une référence : le photographe allemand August Sander qui, pendant l’entre-deux-guerres, photographia ses contemporains en tant que représentants d’une fonction sociale. Environ six cents professions, réparties en sept sections. On trouvait ainsi « le paysan », « l’artisan », « la femme », « les catégories socio-professionnelles », « les artistes », « la grande ville » et « les derniers des hommes » (soit la vieillesse, la maladie et la mort). Aujourd’hui, une huitième catégorie aurait pu être ajoutée à ce dénombrement de la population. Celle des « en attente de statut ». Des « inclassés ». Des « merci de bien vouloir patienter ». En un mot, « les chômeurs ».
UTOPIE SOCIALE ?
mohamed bourouissa
L'Utopie d'August SANDER, 2012 En utilisant cette fois un système de photographie 3D, Mohamed Bourouissa a commencé à enregistrer cette nouvelle profession du XXIe siècle qu’est la recherche d’emploi, en allant à la rencontre des demandeurs d’emploi et en réalisant leur statuette. Les échanges avec eux, le rapport au corps découlant de la photographie 3D, l’occupation d’un espace du Pôle emploi, ou encore la mini-entreprise née de la réalisation de ce projet sont autant d’éléments qui ont nourri la réflexion de l’artiste et lui ont permis de révéler des tensions tant émotionnelles que politiques et surtout, comme dans tous ses travaux, de briser des frontières invisibles et entremêler des territoires. À travers les différentes utilisations que Mohamed Bourouissa a fait de chaque lieu (le hall du pôle emploi, le studio photo, la galerie d’art et le lieu de vente), par leur réappropriation et le détournement de leur fonction initiale, il a poussé leurs utilisateurs habituels à les vivre différemment, pour contribuer à un élargissement des champs de l’art, de leurs acteurs et de leurs spectateurs. Alice IferganExtrait de La question du LIEU dans l’Utopie d’August Sander de Mohamed Bourouissa
UTOPIE SOCIALE ?
SEBASTIAO SALGADO
SAHEL En 1984 et en 1985, cette région de l ‘Afrique a subi une sécheresse d’une ampleur jamais égalée. Dans certaines régions, au Tchad ou en Ethiopie, la guerre sévissait. A cause ou à la faveur de la sécheresse, elle a amplifié l’exode et débusqué les populations des villages où elles pouvaient espérer survivre.
Sebastião Salgado y a passé plusieurs mois pour photographier la catastrophe au Mali, au Tchad, en Ethiopie, au Soudan et en Erythrée. Il a travaillé surtout avec les équipes de Médecins sans Frontières.
Korem Camp, Ethiopia, 1984
Territoire indigène marubo de la vallée de Javari, État d’Amazonas, Brésil, 2018
AMAZONIA Le reportage de Sebastião Salgado en Amazonie débute en 1986. Ce premier contact avec le peuple Yanomami, l’un des plus grands groupes ethniques du Brésil, à la frontière avec le Venezuela, aura un rôle capital dans son travail. Par delà la frontière de la langue et les coutumes, un langage commun s’est progressivement établi, celui des émotions : « J’étais comme chez moi, dans ma propre tribu, celle des êtres humains, celle où tous les systèmes logiques et rationnels se mêlent les uns aux autres, aux miens, à ceux de l’Homo Sapiens ».
Dès lors, le photographe franco-brésilien retournera sans cesse en Amazonie, à la rencontre de peuples et de traditions menacés de disparition.
Miró (Viná) Yawanawá confectionne des ornements à plumes. Territoire indigène Rio Gregório, État d’Acre, Brésil, 2016.
UTOPIE SOCIALE ?
LA PHOTOGRAPHIE HUMANISTE
Photographie Humaniste
Photographie Humaniste- fiche
QUI ? Edouard Boubat, Brassaï, Robert Capa, Henri Cartier Bresson, Jean Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, André Kertesz, Willy Ronis, Sabine Weiss
Photographie Humaniste- fiche
QUAND ? DE 1930 à 1960
Où ? Europe, France La photographie humaniste est d’abord un courant photographique français qui réunit
les photographes ayant un grand intérêt commun pour l’être humain et sa vie
quotidienne dont le sujet principal est l’Homme. Les photographes tentent de
retranscrire les émotions des personnes qu'ils photographient sans les faire poser.
La photographie humaniste sert aussi à dénoncer et montrer les injustices de cette
période historique. Ce mouvement est ensuite reconnu et suivi au-delà de
l’hexagone grâce à l’exposition The Family of Man d’Edward Steichen organisée à
New York en 1955
Photographie Humaniste- fiche
QUOI ? La photographie humaniste apparaît dans le Paris des années 1930, plaçant l'homme au cœur de son propos. Le "cœur dans les yeux", selon la formule de Philippe Soupault, les photographes de cette mouvance, dont Boubat, Doisneau ou Ronis sont les représentants les plus célèbres, regardent leurs contemporains à travers le filtre de leur propre humanité et donnent à voir les hommes sous un jour délibérément positif, ou du moins indulgent et toujours respectueux. Ces photographes ont tous en commun d’avoir été des "reporters-illustrateurs" et d’avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l’après-guerre. Sans manifeste ni préceptes, leurs clichés participent à la reconstruction symbolique et morale de la France.
Photographie Humaniste- fiche
Les photographes "humanistes" contribuent à construire une imagerie nationale avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux, mais également à élargir les horizons et les points de vue sur les réalités de l’époque : misère des banlieues, crise du logement, loisirs, ouverture au monde à travers de grandes revues internationales. Animés d’une foi délibérée dans le genre humain et son avenir, ils donnent à voir leurs semblables avec empathie et s'engagent dans leurs luttes pour des lendemains meilleurs, à travers des campagnes pour l’éducation, l’hygiène, le bien-être de tous et la paix dans le monde
Photographie Humaniste- fiche
BILAN ?
UTOPIE SOCIALE ?
willy ronis
UTOPIE SOCIALE ?
propagande ?
III
ARCHITECTURE
La cité idéale, vivre et habiter idéalement Nouvelle Objectivité / Nouvelle Photographie
Jean-François RAUZIER ou comment vouloir montrer l'entièreté de l'habiter ?
01
HYPERPHOTOGRAPHIE
JF Rauzier
Andreas GURSKY ou comment voir l'habiter en grand ?
Vers un article de Lense
02
Trucages
Arte : Gursky
« Mes manipulations de l’image ont pour but d’ajuster les proportions des minuscules pixels du fond et les objets au premier plan”
Montparnasse, Paris, Andreas Gursky, 1993, 206x406 cm
Vidéo pour s'informer
Analyse comparée
Gerhard Richter, Colour Charts, 1966
Composition with red, yellow and blue, 1951, 59,5x59,5xcm, Piet Mondrian
« Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer, avec la plus grande conscience, la beauté générale. »
Nouvelle Vision Nouvelle objectivité : de nouveaux langages visuels au service de l'utopie
03
ou un nouveau regard ?
Analysez ce corpus de photographies pour dégager les caractéristiques de la Nouvelle Photographie et sa façon de voir l'"architecture"utopique
03
Laszlo Moholy-Nagy
D'autres photographes
Laurent Kronental, Souvenir d’un Futur, 2011-2015 (chambre argentique grand format 4×5)
Philippe Calandre
Depuis une dizaine d’années, le travail de Philippe Calandre s’articule autour l’architecture et plus récemment de l’utopie. A partir de 2012, il utilise la technique du photomontage pour introduire de l’imaginaire sur des sites réels. La splendeur des paysages de Philippe Calandre tient à un équilibre subtil entre le passé, le futur et le présent. L’utilisation du noir et blanc ou bien de couleurs estompées donne à ses compositions une valeur a-temporelle. Le photographe nous transporte ainsi vers des contrées indéterminées dans lesquelles nos rêves et notre inconscient peuvent se projeter. Ces utopies font subtilement écho à toute une culture littéraire, architecturale et cinématographique. On pense notamment à Thomas More, fondateur du concept de l’utopie au XVIème siècle, à la cité babélienne de Fritz Lang dans le film Métropolis et aux créations futuristes de l’architecte Antonio Sant’Elia. L’originalité de Philippe Calandre réside aussi dans la redondance du motif de l’architecture industrielle. Dans la série Isola Nova (commande de la Fondation Wilmotte en 2013), elle s’imbrique savamment aux bâtis prestigieux d’une Venise ancienne. Dans Méta Locus, elle s’impose au regard, hérissée de cheminées et de silos, telle un labyrinthe dont on ne peut trouver ni l’entrée ni la sortie. Ces structures étranges surplombent des paysages désertiques dans toute leur immuable et mystérieuse beauté. Vides de présence humaine, les utopies architecturales de Philippe Calandre sont sublimées par la précision extrême qu’il apporte au montage de ses images. Leur grand réalisme tient notamment à la maîtrise des ombres portées, de la luminosité et des fondus au gris qui ne laissent transparaître le moindre raccord. Porté par la liberté de création que lui inspire le médium photographique, Philippe Calandre en est venu à inventer ses propres formes repoussant ainsi les limites initiales de la « camera obscura ». Juillet 2017, Galerie Goutal
Lucien Hervé
Fan Ho : regard idéalisé sur le réel
Un regard poétique et beau sur le réel, une utopie
IV
NATURE- CIVILISATION
Robert Misrach, série Desert Cantos
Richard Misrach est le photographe de paysages américains qui s’est le plus engagé dans une dénonciation des crimes écologiques commis sur le territoire de l’Ouest américain. Son travail se caractérise par la subtilité et l’esthétisme des images en contradiction avec l’horreur et la stupidité humaines. Voici ce qu’il en dit : « […] Il est difficile de dire où le document et l’objet d’art commencent. Ceci est parfaitement illustré dans mon travail. Je ne pense pas que l’on puisse avoir l’illusion d’un travail purement documentaire. Ce qui est devenu plus complexe c’est la manière dont on utilise ce type de photographie dans nos cultures et sociétés aujourd’hui. Mon tout premier projet traitait des sans-abri à Berkeley (un travail à la Dorothea Lange ou Bruce Davidson), j’avais alors 22 ans. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il y avait un hiatus majeur entre mes bonnes intentions et la façon dont les images fonctionnaient effectivement une fois qu’elles étaient dans le monde. J’avais un livre d’art (Telegraph 3 A.M.) et une exposition à l’International Center of Photography (New-York) exhibant des photographies de gens dans la précarité et qui vivaient dans la rue. J’étais très jeune et cela a posé un certain nombre de problèmes. […] Est-ce que cela change vraiment le monde ? A quoi cela sert-il ? Cela tend à élever les photographes à un statut de héros et je ne suis pas sûr que cela aide quiconque d’autre. Evidemment, c’est aussi facile de présenter tout cela de cette manière. La raison pour laquelle je soulève de tels problèmes est que moi-même je me débats avec eux.» Extrait d’un entretien avec John Paul Caponigro.
Edward Burtynsky
Lech Wilczek et Simona Kossak
Patrick Waterhouse
Malgré les dommages causés à la culture aborigène par la colonisation, qui a débuté en 1788, le groupe autochtone Warlpiri a préservé un système de croyances philosophiques pérenne. En 2014, Patrick Waterhouse s'est rendu sur leurs terres à la recherche de documents retraçant l'histoire coloniale de l'Australie. L'auteur a présenté ces photographies et documents d'archives obtenus auprès de musées et de ventes aux enchères aux membres du centre d'art Warlukurlangu des communautés de Yuendumu et de Nyirippi. Initiant un processus collaboratif, il les a invités à réviser les documents grâce à la technique traditionnelle aborigène de la peinture par points, pratiquée par près de la moitié de la population de la communauté. L'œuvre qui en résulte confronte le récit colonial australien à son histoire aborigène, commencée il y a plus de 60 000 ans.
Nick BRANDT
Trilogie On this Earth, 2001 - 2012
On this earth, 2002-2004
On this earth, 2002-2004
A shadow falls, 2005- 2008
A shadow falls, 2005- 2008
Across The Ravaged land, 2010-2012
Across The Ravaged land, 2010-2012
Inherit the Dust, 2016
This empty world, 2019
Geoffrey James
JONK
Naturalia, Le Monde perdu, Urban jungle
UTOPIEDYSTOPIE
Metropolis, Fritz Lang, 1927
Des films
Blade Runner, Ridley Scott, 1982
Vivarium, Lorcan Finnegan, 2019
La Jetée, Chris Marker, 1962
Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol, 1997
The Truman Show, Peter Weir, 1998
The Lobster, Yorgos Lanthimos, 2015
La Belle Verte, Colline Serreau, 1996
Rêves, Kurosawa, 1990 "Village des Moulins" et "Le Mont Fuji en rouge"
Dystopie
Utopie
- Plan serré
- espace restreint, peu de vide
- Sombre
- Désordre, chaos, accumulation
- Couleurs froides
- Contrastes forts
- Plan large
- Espace et vide
- Lumineux
- Ordre, rigueur, équilibre
- Epuré
- Couleurs chaudes
- Peu de contrastes
Plus connu sous le nom de Lucien Hervé, László Elkán est né en Hongrie en 1910, mais toute sa carrière s'est déroulée à Paris, où il est devenu, dès 1949, le photographe officiel de Le Corbusier. Il a d'abord travaillé comme créateur de mode, puis comme journaliste et photoreporter pendant la guerre. Capturé par la Gestapo en 1940, il a réussi à s'échapper et a rejoint la Résistance française, adoptant le nom de Lucien Hervé. En 1947, il est revenu à la photographie, se concentrant sur l'architecture. Influencés par le cinéma expressionniste allemand et le Bauhaus, ses images se caractérisent par des contrastes marqués et une abstraction. Hervé est décédé à Paris en 2007, à l'âge de 97 ans.
DOSSIER 2 UTOPIE
Laurence Roelens
Created on May 28, 2025
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DOSSIER 2
UTOPIE ET THÈMES
Photographier l'utopie
QUÊTE, VOYAGE
BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME
ARCHITECTURE
NATURE /CIVILISATION
Quête, voyage
Les photographes du voyage et de la quête : l’ailleurs idéal, voyage initiatique, voyage dans les songes, voyage de l’âme...
un voyage rêvé en utopie...
Un voyage réel en utopie
Un voyage réel en utopie
Photographie en prise réelle : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?
BERNARD PLOSSU
Steve McCurry
Alex WEBB
Denis DAILLEUX
Bruno BARBEY
Inge MORATH
Jimmy NELSON
Sebastiao SALGADO
Pia RIVEROLA
Matthieu PALEY
Un voyage rÊvé en utopie
Photographie mise en scène : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?
Alain BUBLEX
Yoshinori MIZUTANI
Tanqi LIAO
« Inventé par Thomas More il y a plus de 500 ans, le concept de l’utopie s’est transformé au fil de l’évolution de notre société. Mais son essence demeure la même : un état qui élimine toutes les impuretés pour offrir un idéal opulent », raconte Tianqi Liao. D’origine chinoise, la photographe, née en 1997, habite aujourd’hui à New York. C’est en quête d’un perfectionnisme visuel, qu’elle réalise Utopian Visions. « Cette série se rapproche d’un essai sociologique, cherchant à délimiter ce qui définit une utopie », ajoute-t-elle. Non linéaire, abstraite et colorée, la série résonne dans notre inconscient, comme les vers d’un poème. Il est difficile de séparer le beau de l’inquiétant, la nature de la technologie dans les images de Tianqi Liao. « Ce projet évoque aussi la facilité avec laquelle on peut passer d’un paradis à une dystopie. Notre vision idéaliste n’est qu’une façade, qui dépend de nos opinions et de nos instincts de survie », poursuit-elle
Utopian Visions
Elsa LEYDIER
Allen DELANEY
Surréalisme
Exploration de l'inconscient et du rêve, une utopie personnelle
Peintures et photographies orientalistes
Durant tout le 19e siècle, l’« Orient » est, pour les Occidentaux, le terrain d’explorations, d’études, de fantasmes et de rêves sans cesse renouvelés. Dans les années 1840-1880, ce goût pour un ailleurs rencontre le développement de la production photographique. Amateurs ou professionnels, artistes, archéologues ou touristes, tous rapportent de leurs voyages et de leurs séjours en Égypte, en Syrie ou à Istanbul des milliers de clichés, qui façonnent un style et un imaginaire.
BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME
II
Valeurs humanistes, cité organisée à l’image du cosmos, concorde et unité ; ordre ; rassembler les hommes, abolir les frontières, créer une langue universelle
Les valeurs humanistes Montrer pour dénoncer, et /ou promouvoir un idéal
- la photographie sociale, politique : l'engagement, la propagande - la photographie humaniste
ORAL : SI J'AVAIS À RÉALISER UNE PHOTO...
UTOPIE SOCIALE ?
Larry sultan
Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Larry Sultan a travaillé sur la question de l'utopie ?
Série Pictures from Home, 1983-1992
Ma mère pose, 1984
Pratique du swing de golf, 1986
Los Angeles, début de soirée, 1986
Réparer le vide, 1991
Série The Valley, 1997-2003
Boxeurs, Mission hills, 1999
Piscine, Calabasas, 2002
Sharon Wild, 2001
UTOPIE SOCIALE ?
TINA BARNEY
Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Tina Barney a travaillé sur la question de l'utopie ?
Série Theater of Manners, 1977-1996
Beverly, Jill et Polly, 1982
Jill et Polly in the bathroom, 1987
La maison de poupée, 1986
American Flag, 1988
The puppy, 1994
UTOPIE SOCIALE ?
CARLO BEVILACQUA
Utopie, tenir à l'impossible, 2018Un voyage visuel qui explore, de l'Inde et de Singapour à l'île de Vancouver, au Canada, en passant par l'Europe et les États-Unis, le monde des communautés utopiques (alternatives, spirituelles, artistiques, hippies, environnementales) ainsi que des initiatives individuelles qui incarnent l'esprit utopique. Auroville, la forêt de Sadhana, Can Masdeu, Christiania, Damanhur, Marinaleda, Earthship, les Elfes, la Vieille Valette, Freedom Cove, Yogaville, Twin Oaks. Voici quelques-unes des « utopies » décrites dans ce travail de longue haleine et dans le livre. Le projet documente et tente de comprendre comment ces communautés, nées il y a des décennies, ont évolué et comment elles ont réussi à survivre à la pression de notre culture dominante.
Faith nella campagna intorno a That Roundhouse
UTOPIE SOCIALE ?
mohamed bourouissa
L'Utopie d'August SANDER, 2012À l’origine de ce projet, une référence : le photographe allemand August Sander qui, pendant l’entre-deux-guerres, photographia ses contemporains en tant que représentants d’une fonction sociale. Environ six cents professions, réparties en sept sections. On trouvait ainsi « le paysan », « l’artisan », « la femme », « les catégories socio-professionnelles », « les artistes », « la grande ville » et « les derniers des hommes » (soit la vieillesse, la maladie et la mort). Aujourd’hui, une huitième catégorie aurait pu être ajoutée à ce dénombrement de la population. Celle des « en attente de statut ». Des « inclassés ». Des « merci de bien vouloir patienter ». En un mot, « les chômeurs ».
UTOPIE SOCIALE ?
mohamed bourouissa
L'Utopie d'August SANDER, 2012 En utilisant cette fois un système de photographie 3D, Mohamed Bourouissa a commencé à enregistrer cette nouvelle profession du XXIe siècle qu’est la recherche d’emploi, en allant à la rencontre des demandeurs d’emploi et en réalisant leur statuette. Les échanges avec eux, le rapport au corps découlant de la photographie 3D, l’occupation d’un espace du Pôle emploi, ou encore la mini-entreprise née de la réalisation de ce projet sont autant d’éléments qui ont nourri la réflexion de l’artiste et lui ont permis de révéler des tensions tant émotionnelles que politiques et surtout, comme dans tous ses travaux, de briser des frontières invisibles et entremêler des territoires. À travers les différentes utilisations que Mohamed Bourouissa a fait de chaque lieu (le hall du pôle emploi, le studio photo, la galerie d’art et le lieu de vente), par leur réappropriation et le détournement de leur fonction initiale, il a poussé leurs utilisateurs habituels à les vivre différemment, pour contribuer à un élargissement des champs de l’art, de leurs acteurs et de leurs spectateurs. Alice IferganExtrait de La question du LIEU dans l’Utopie d’August Sander de Mohamed Bourouissa
UTOPIE SOCIALE ?
SEBASTIAO SALGADO
SAHEL En 1984 et en 1985, cette région de l ‘Afrique a subi une sécheresse d’une ampleur jamais égalée. Dans certaines régions, au Tchad ou en Ethiopie, la guerre sévissait. A cause ou à la faveur de la sécheresse, elle a amplifié l’exode et débusqué les populations des villages où elles pouvaient espérer survivre. Sebastião Salgado y a passé plusieurs mois pour photographier la catastrophe au Mali, au Tchad, en Ethiopie, au Soudan et en Erythrée. Il a travaillé surtout avec les équipes de Médecins sans Frontières.
Korem Camp, Ethiopia, 1984
Territoire indigène marubo de la vallée de Javari, État d’Amazonas, Brésil, 2018
AMAZONIA Le reportage de Sebastião Salgado en Amazonie débute en 1986. Ce premier contact avec le peuple Yanomami, l’un des plus grands groupes ethniques du Brésil, à la frontière avec le Venezuela, aura un rôle capital dans son travail. Par delà la frontière de la langue et les coutumes, un langage commun s’est progressivement établi, celui des émotions : « J’étais comme chez moi, dans ma propre tribu, celle des êtres humains, celle où tous les systèmes logiques et rationnels se mêlent les uns aux autres, aux miens, à ceux de l’Homo Sapiens ». Dès lors, le photographe franco-brésilien retournera sans cesse en Amazonie, à la rencontre de peuples et de traditions menacés de disparition.
Miró (Viná) Yawanawá confectionne des ornements à plumes. Territoire indigène Rio Gregório, État d’Acre, Brésil, 2016.
UTOPIE SOCIALE ?
LA PHOTOGRAPHIE HUMANISTE
Photographie Humaniste
Photographie Humaniste- fiche
QUI ? Edouard Boubat, Brassaï, Robert Capa, Henri Cartier Bresson, Jean Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, André Kertesz, Willy Ronis, Sabine Weiss
Photographie Humaniste- fiche
QUAND ? DE 1930 à 1960
Où ? Europe, France La photographie humaniste est d’abord un courant photographique français qui réunit les photographes ayant un grand intérêt commun pour l’être humain et sa vie quotidienne dont le sujet principal est l’Homme. Les photographes tentent de retranscrire les émotions des personnes qu'ils photographient sans les faire poser. La photographie humaniste sert aussi à dénoncer et montrer les injustices de cette période historique. Ce mouvement est ensuite reconnu et suivi au-delà de l’hexagone grâce à l’exposition The Family of Man d’Edward Steichen organisée à New York en 1955
Photographie Humaniste- fiche
QUOI ? La photographie humaniste apparaît dans le Paris des années 1930, plaçant l'homme au cœur de son propos. Le "cœur dans les yeux", selon la formule de Philippe Soupault, les photographes de cette mouvance, dont Boubat, Doisneau ou Ronis sont les représentants les plus célèbres, regardent leurs contemporains à travers le filtre de leur propre humanité et donnent à voir les hommes sous un jour délibérément positif, ou du moins indulgent et toujours respectueux. Ces photographes ont tous en commun d’avoir été des "reporters-illustrateurs" et d’avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l’après-guerre. Sans manifeste ni préceptes, leurs clichés participent à la reconstruction symbolique et morale de la France.
Photographie Humaniste- fiche
Les photographes "humanistes" contribuent à construire une imagerie nationale avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux, mais également à élargir les horizons et les points de vue sur les réalités de l’époque : misère des banlieues, crise du logement, loisirs, ouverture au monde à travers de grandes revues internationales. Animés d’une foi délibérée dans le genre humain et son avenir, ils donnent à voir leurs semblables avec empathie et s'engagent dans leurs luttes pour des lendemains meilleurs, à travers des campagnes pour l’éducation, l’hygiène, le bien-être de tous et la paix dans le monde
Photographie Humaniste- fiche
BILAN ?
UTOPIE SOCIALE ?
willy ronis
UTOPIE SOCIALE ?
propagande ?
III
ARCHITECTURE
La cité idéale, vivre et habiter idéalement Nouvelle Objectivité / Nouvelle Photographie
Jean-François RAUZIER ou comment vouloir montrer l'entièreté de l'habiter ?
01
HYPERPHOTOGRAPHIE
JF Rauzier
Andreas GURSKY ou comment voir l'habiter en grand ?
Vers un article de Lense
02
Trucages
Arte : Gursky
« Mes manipulations de l’image ont pour but d’ajuster les proportions des minuscules pixels du fond et les objets au premier plan”
Montparnasse, Paris, Andreas Gursky, 1993, 206x406 cm
Vidéo pour s'informer
Analyse comparée
Gerhard Richter, Colour Charts, 1966
Composition with red, yellow and blue, 1951, 59,5x59,5xcm, Piet Mondrian
« Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer, avec la plus grande conscience, la beauté générale. »
Nouvelle Vision Nouvelle objectivité : de nouveaux langages visuels au service de l'utopie
03
ou un nouveau regard ?
Analysez ce corpus de photographies pour dégager les caractéristiques de la Nouvelle Photographie et sa façon de voir l'"architecture"utopique
03
Laszlo Moholy-Nagy
D'autres photographes
Laurent Kronental, Souvenir d’un Futur, 2011-2015 (chambre argentique grand format 4×5)
Philippe Calandre
Depuis une dizaine d’années, le travail de Philippe Calandre s’articule autour l’architecture et plus récemment de l’utopie. A partir de 2012, il utilise la technique du photomontage pour introduire de l’imaginaire sur des sites réels. La splendeur des paysages de Philippe Calandre tient à un équilibre subtil entre le passé, le futur et le présent. L’utilisation du noir et blanc ou bien de couleurs estompées donne à ses compositions une valeur a-temporelle. Le photographe nous transporte ainsi vers des contrées indéterminées dans lesquelles nos rêves et notre inconscient peuvent se projeter. Ces utopies font subtilement écho à toute une culture littéraire, architecturale et cinématographique. On pense notamment à Thomas More, fondateur du concept de l’utopie au XVIème siècle, à la cité babélienne de Fritz Lang dans le film Métropolis et aux créations futuristes de l’architecte Antonio Sant’Elia. L’originalité de Philippe Calandre réside aussi dans la redondance du motif de l’architecture industrielle. Dans la série Isola Nova (commande de la Fondation Wilmotte en 2013), elle s’imbrique savamment aux bâtis prestigieux d’une Venise ancienne. Dans Méta Locus, elle s’impose au regard, hérissée de cheminées et de silos, telle un labyrinthe dont on ne peut trouver ni l’entrée ni la sortie. Ces structures étranges surplombent des paysages désertiques dans toute leur immuable et mystérieuse beauté. Vides de présence humaine, les utopies architecturales de Philippe Calandre sont sublimées par la précision extrême qu’il apporte au montage de ses images. Leur grand réalisme tient notamment à la maîtrise des ombres portées, de la luminosité et des fondus au gris qui ne laissent transparaître le moindre raccord. Porté par la liberté de création que lui inspire le médium photographique, Philippe Calandre en est venu à inventer ses propres formes repoussant ainsi les limites initiales de la « camera obscura ». Juillet 2017, Galerie Goutal
Lucien Hervé
Fan Ho : regard idéalisé sur le réel
Un regard poétique et beau sur le réel, une utopie
IV
NATURE- CIVILISATION
Robert Misrach, série Desert Cantos
Richard Misrach est le photographe de paysages américains qui s’est le plus engagé dans une dénonciation des crimes écologiques commis sur le territoire de l’Ouest américain. Son travail se caractérise par la subtilité et l’esthétisme des images en contradiction avec l’horreur et la stupidité humaines. Voici ce qu’il en dit : « […] Il est difficile de dire où le document et l’objet d’art commencent. Ceci est parfaitement illustré dans mon travail. Je ne pense pas que l’on puisse avoir l’illusion d’un travail purement documentaire. Ce qui est devenu plus complexe c’est la manière dont on utilise ce type de photographie dans nos cultures et sociétés aujourd’hui. Mon tout premier projet traitait des sans-abri à Berkeley (un travail à la Dorothea Lange ou Bruce Davidson), j’avais alors 22 ans. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il y avait un hiatus majeur entre mes bonnes intentions et la façon dont les images fonctionnaient effectivement une fois qu’elles étaient dans le monde. J’avais un livre d’art (Telegraph 3 A.M.) et une exposition à l’International Center of Photography (New-York) exhibant des photographies de gens dans la précarité et qui vivaient dans la rue. J’étais très jeune et cela a posé un certain nombre de problèmes. […] Est-ce que cela change vraiment le monde ? A quoi cela sert-il ? Cela tend à élever les photographes à un statut de héros et je ne suis pas sûr que cela aide quiconque d’autre. Evidemment, c’est aussi facile de présenter tout cela de cette manière. La raison pour laquelle je soulève de tels problèmes est que moi-même je me débats avec eux.» Extrait d’un entretien avec John Paul Caponigro.
Edward Burtynsky
Lech Wilczek et Simona Kossak
Patrick Waterhouse
Malgré les dommages causés à la culture aborigène par la colonisation, qui a débuté en 1788, le groupe autochtone Warlpiri a préservé un système de croyances philosophiques pérenne. En 2014, Patrick Waterhouse s'est rendu sur leurs terres à la recherche de documents retraçant l'histoire coloniale de l'Australie. L'auteur a présenté ces photographies et documents d'archives obtenus auprès de musées et de ventes aux enchères aux membres du centre d'art Warlukurlangu des communautés de Yuendumu et de Nyirippi. Initiant un processus collaboratif, il les a invités à réviser les documents grâce à la technique traditionnelle aborigène de la peinture par points, pratiquée par près de la moitié de la population de la communauté. L'œuvre qui en résulte confronte le récit colonial australien à son histoire aborigène, commencée il y a plus de 60 000 ans.
Nick BRANDT
Trilogie On this Earth, 2001 - 2012
On this earth, 2002-2004
On this earth, 2002-2004
A shadow falls, 2005- 2008
A shadow falls, 2005- 2008
Across The Ravaged land, 2010-2012
Across The Ravaged land, 2010-2012
Inherit the Dust, 2016
This empty world, 2019
Geoffrey James
JONK
Naturalia, Le Monde perdu, Urban jungle
UTOPIEDYSTOPIE
Metropolis, Fritz Lang, 1927
Des films
Blade Runner, Ridley Scott, 1982
Vivarium, Lorcan Finnegan, 2019
La Jetée, Chris Marker, 1962
Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol, 1997
The Truman Show, Peter Weir, 1998
The Lobster, Yorgos Lanthimos, 2015
La Belle Verte, Colline Serreau, 1996
Rêves, Kurosawa, 1990 "Village des Moulins" et "Le Mont Fuji en rouge"
Dystopie
Utopie
Plus connu sous le nom de Lucien Hervé, László Elkán est né en Hongrie en 1910, mais toute sa carrière s'est déroulée à Paris, où il est devenu, dès 1949, le photographe officiel de Le Corbusier. Il a d'abord travaillé comme créateur de mode, puis comme journaliste et photoreporter pendant la guerre. Capturé par la Gestapo en 1940, il a réussi à s'échapper et a rejoint la Résistance française, adoptant le nom de Lucien Hervé. En 1947, il est revenu à la photographie, se concentrant sur l'architecture. Influencés par le cinéma expressionniste allemand et le Bauhaus, ses images se caractérisent par des contrastes marqués et une abstraction. Hervé est décédé à Paris en 2007, à l'âge de 97 ans.