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DOSSIER 2 UTOPIE

Laurence Roelens

Created on May 28, 2025

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Transcript

DOSSIER 2

UTOPIE ET THÈMES

Photographier l'utopie

QUÊTE, VOYAGE

BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME

ARCHITECTURE

NATURE /CIVILISATION

Quête, voyage

Les photographes du voyage et de la quête : l’ailleurs idéal, voyage initiatique, voyage dans les songes, voyage de l’âme...

un voyage rêvé en utopie...

Un voyage réel en utopie

Un voyage réel en utopie

Photographie en prise réelle : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?

BERNARD PLOSSU
Steve McCurry
Alex WEBB
Denis DAILLEUX
Bruno BARBEY
Inge MORATH
Jimmy NELSON
Sebastiao SALGADO
Pia RIVEROLA
Matthieu PALEY

Un voyage rÊvé en utopie

Photographie mise en scène : Quelles sont les techniques, procédés utilisés pour donner cette impression utopique ?

Alain BUBLEX

Yoshinori MIZUTANI

Tanqi LIAO

« Inventé par Thomas More il y a plus de 500 ans, le concept de l’utopie s’est transformé au fil de l’évolution de notre société. Mais son essence demeure la même : un état qui élimine toutes les impuretés pour offrir un idéal opulent », raconte Tianqi Liao. D’origine chinoise, la photographe, née en 1997, habite aujourd’hui à New York. C’est en quête d’un perfectionnisme visuel, qu’elle réalise Utopian Visions. « Cette série se rapproche d’un essai sociologique, cherchant à délimiter ce qui définit une utopie », ajoute-t-elle. Non linéaire, abstraite et colorée, la série résonne dans notre inconscient, comme les vers d’un poème. Il est difficile de séparer le beau de l’inquiétant, la nature de la technologie dans les images de Tianqi Liao. « Ce projet évoque aussi la facilité avec laquelle on peut passer d’un paradis à une dystopie. Notre vision idéaliste n’est qu’une façade, qui dépend de nos opinions et de nos instincts de survie », poursuit-elle

Utopian Visions

Elsa LEYDIER

Allen DELANEY

Surréalisme

Exploration de l'inconscient et du rêve, une utopie personnelle

Peintures et photographies orientalistes

Durant tout le 19e siècle, l’« Orient » est, pour les Occidentaux, le terrain d’explorations, d’études, de fantasmes et de rêves sans cesse renouvelés. Dans les années 1840-1880, ce goût pour un ailleurs rencontre le développement de la production photographique. Amateurs ou professionnels, artistes, archéologues ou touristes, tous rapportent de leurs voyages et de leurs séjours en Égypte, en Syrie ou à Istanbul des milliers de clichés, qui façonnent un style et un imaginaire.

BON GOUVERNEMENT, UNIVERSALISME

II

Valeurs humanistes, cité organisée à l’image du cosmos, concorde et unité ; ordre ; rassembler les hommes, abolir les frontières, créer une langue universelle

Les valeurs humanistes Montrer pour dénoncer, et /ou promouvoir un idéal

- la photographie sociale, politique : l'engagement, la propagande - la photographie humaniste

ORAL : SI J'AVAIS À RÉALISER UNE PHOTO...

UTOPIE SOCIALE ?

Larry sultan

Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Larry Sultan a travaillé sur la question de l'utopie ?

Série Pictures from Home, 1983-1992

Ma mère pose, 1984

Pratique du swing de golf, 1986

Los Angeles, début de soirée, 1986

Réparer le vide, 1991

Série The Valley, 1997-2003

Boxeurs, Mission hills, 1999

Piscine, Calabasas, 2002

Sharon Wild, 2001

UTOPIE SOCIALE ?

TINA BARNEY

Observez les photographies suivantes : en quoi peut-on dire que Tina Barney a travaillé sur la question de l'utopie ?

Série Theater of Manners, 1977-1996

Beverly, Jill et Polly, 1982

Jill et Polly in the bathroom, 1987

La maison de poupée, 1986

American Flag, 1988

The puppy, 1994

UTOPIE SOCIALE ?

CARLO BEVILACQUA

Utopie, tenir à l'impossible, 2018Un voyage visuel qui explore, de l'Inde et de Singapour à l'île de Vancouver, au Canada, en passant par l'Europe et les États-Unis, le monde des communautés utopiques (alternatives, spirituelles, artistiques, hippies, environnementales) ainsi que des initiatives individuelles qui incarnent l'esprit utopique. Auroville, la forêt de Sadhana, Can Masdeu, Christiania, Damanhur, Marinaleda, Earthship, les Elfes, la Vieille Valette, Freedom Cove, Yogaville, Twin Oaks. Voici quelques-unes des « utopies » décrites dans ce travail de longue haleine et dans le livre. Le projet documente et tente de comprendre comment ces communautés, nées il y a des décennies, ont évolué et comment elles ont réussi à survivre à la pression de notre culture dominante.

Faith nella campagna intorno a That Roundhouse

UTOPIE SOCIALE ?

mohamed bourouissa

L'Utopie d'August SANDER, 2012À l’origine de ce projet, une référence : le photographe allemand August Sander qui, pendant l’entre-deux-guerres, photographia ses contemporains en tant que représentants d’une fonction sociale. Environ six cents professions, réparties en sept sections. On trouvait ainsi « le paysan », « l’artisan », « la femme », « les catégories socio-professionnelles », « les artistes », « la grande ville » et « les derniers des hommes » (soit la vieillesse, la maladie et la mort). Aujourd’hui, une huitième catégorie aurait pu être ajoutée à ce dénombrement de la population. Celle des « en attente de statut ». Des « inclassés ». Des « merci de bien vouloir patienter ». En un mot, « les chômeurs ».

UTOPIE SOCIALE ?

mohamed bourouissa

L'Utopie d'August SANDER, 2012 En utilisant cette fois un système de photographie 3D, Mohamed Bourouissa a commencé à enregistrer cette nouvelle profession du XXIe siècle qu’est la recherche d’emploi, en allant à la rencontre des demandeurs d’emploi et en réalisant leur statuette. Les échanges avec eux, le rapport au corps découlant de la photographie 3D, l’occupation d’un espace du Pôle emploi, ou encore la mini-entreprise née de la réalisation de ce projet sont autant d’éléments qui ont nourri la réflexion de l’artiste et lui ont permis de révéler des tensions tant émotionnelles que politiques et surtout, comme dans tous ses travaux, de briser des frontières invisibles et entremêler des territoires. À travers les différentes utilisations que Mohamed Bourouissa a fait de chaque lieu (le hall du pôle emploi, le studio photo, la galerie d’art et le lieu de vente), par leur réappropriation et le détournement de leur fonction initiale, il a poussé leurs utilisateurs habituels à les vivre différemment, pour contribuer à un élargissement des champs de l’art, de leurs acteurs et de leurs spectateurs. Alice IferganExtrait de La question du LIEU dans l’Utopie d’August Sander de Mohamed Bourouissa

UTOPIE SOCIALE ?

SEBASTIAO SALGADO

SAHEL En 1984 et en 1985, cette région de l ‘Afrique a subi une sécheresse d’une ampleur jamais égalée. Dans certaines régions, au Tchad ou en Ethiopie, la guerre sévissait. A cause ou à la faveur de la sécheresse, elle a amplifié l’exode et débusqué les populations des villages où elles pouvaient espérer survivre. Sebastião Salgado y a passé plusieurs mois pour photographier la catastrophe au Mali, au Tchad, en Ethiopie, au Soudan et en Erythrée. Il a travaillé surtout avec les équipes de Médecins sans Frontières.

Korem Camp, Ethiopia, 1984

Territoire indigène marubo de la vallée de Javari, État d’Amazonas, Brésil, 2018

AMAZONIA Le reportage de Sebastião Salgado en Amazonie débute en 1986. Ce premier contact avec le peuple Yanomami, l’un des plus grands groupes ethniques du Brésil, à la frontière avec le Venezuela, aura un rôle capital dans son travail. Par delà la frontière de la langue et les coutumes, un langage commun s’est progressivement établi, celui des émotions : « J’étais comme chez moi, dans ma propre tribu, celle des êtres humains, celle où tous les systèmes logiques et rationnels se mêlent les uns aux autres, aux miens, à ceux de l’Homo Sapiens ». Dès lors, le photographe franco-brésilien retournera sans cesse en Amazonie, à la rencontre de peuples et de traditions menacés de disparition.

Miró (Viná) Yawanawá confectionne des ornements à plumes. Territoire indigène Rio Gregório, État d’Acre, Brésil, 2016.

UTOPIE SOCIALE ?

LA PHOTOGRAPHIE HUMANISTE

Photographie Humaniste

Photographie Humaniste- fiche

QUI ? Edouard Boubat, Brassaï, Robert Capa, Henri Cartier Bresson, Jean Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, André Kertesz, Willy Ronis, Sabine Weiss

Photographie Humaniste- fiche

QUAND ? DE 1930 à 1960

Où ? Europe, France La photographie humaniste est d’abord un courant photographique français qui réunit les photographes ayant un grand intérêt commun pour l’être humain et sa vie quotidienne dont le sujet principal est l’Homme. Les photographes tentent de retranscrire les émotions des personnes qu'ils photographient sans les faire poser. La photographie humaniste sert aussi à dénoncer et montrer les injustices de cette période historique. Ce mouvement est ensuite reconnu et suivi au-delà de l’hexagone grâce à l’exposition The Family of Man d’Edward Steichen organisée à New York en 1955

Photographie Humaniste- fiche

QUOI ? La photographie humaniste apparaît dans le Paris des années 1930, plaçant l'homme au cœur de son propos. Le "cœur dans les yeux", selon la formule de Philippe Soupault, les photographes de cette mouvance, dont Boubat, Doisneau ou Ronis sont les représentants les plus célèbres, regardent leurs contemporains à travers le filtre de leur propre humanité et donnent à voir les hommes sous un jour délibérément positif, ou du moins indulgent et toujours respectueux. Ces photographes ont tous en commun d’avoir été des "reporters-illustrateurs" et d’avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l’après-guerre. Sans manifeste ni préceptes, leurs clichés participent à la reconstruction symbolique et morale de la France.

Photographie Humaniste- fiche

Les photographes "humanistes" contribuent à construire une imagerie nationale avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux, mais également à élargir les horizons et les points de vue sur les réalités de l’époque : misère des banlieues, crise du logement, loisirs, ouverture au monde à travers de grandes revues internationales. Animés d’une foi délibérée dans le genre humain et son avenir, ils donnent à voir leurs semblables avec empathie et s'engagent dans leurs luttes pour des lendemains meilleurs, à travers des campagnes pour l’éducation, l’hygiène, le bien-être de tous et la paix dans le monde

Photographie Humaniste- fiche

BILAN ?

UTOPIE SOCIALE ?

willy ronis

UTOPIE SOCIALE ?

propagande ?

III

ARCHITECTURE

La cité idéale, vivre et habiter idéalement Nouvelle Objectivité / Nouvelle Photographie

Jean-François RAUZIER ou comment vouloir montrer l'entièreté de l'habiter ?

01

HYPERPHOTOGRAPHIE

JF Rauzier

Andreas GURSKY ou comment voir l'habiter en grand ?

Vers un article de Lense

02

Trucages

Arte : Gursky

« Mes manipulations de l’image ont pour but d’ajuster les proportions des minuscules pixels du fond et les objets au premier plan”

Montparnasse, Paris, Andreas Gursky, 1993, 206x406 cm

Vidéo pour s'informer

Analyse comparée

Gerhard Richter, Colour Charts, 1966

Composition with red, yellow and blue, 1951, 59,5x59,5xcm, Piet Mondrian

« Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer, avec la plus grande conscience, la beauté générale. »

Nouvelle Vision Nouvelle objectivité : de nouveaux langages visuels au service de l'utopie

03

ou un nouveau regard ?

Analysez ce corpus de photographies pour dégager les caractéristiques de la Nouvelle Photographie et sa façon de voir l'"architecture"utopique

03

Laszlo Moholy-Nagy

D'autres photographes

Laurent Kronental, Souvenir d’un Futur, 2011-2015 (chambre argentique grand format 4×5)

Philippe Calandre

Depuis une dizaine d’années, le travail de Philippe Calandre s’articule autour l’architecture et plus récemment de l’utopie. A partir de 2012, il utilise la technique du photomontage pour introduire de l’imaginaire sur des sites réels. La splendeur des paysages de Philippe Calandre tient à un équilibre subtil entre le passé, le futur et le présent. L’utilisation du noir et blanc ou bien de couleurs estompées donne à ses compositions une valeur a-temporelle. Le photographe nous transporte ainsi vers des contrées indéterminées dans lesquelles nos rêves et notre inconscient peuvent se projeter. Ces utopies font subtilement écho à toute une culture littéraire, architecturale et cinématographique. On pense notamment à Thomas More, fondateur du concept de l’utopie au XVIème siècle, à la cité babélienne de Fritz Lang dans le film Métropolis et aux créations futuristes de l’architecte Antonio Sant’Elia. L’originalité de Philippe Calandre réside aussi dans la redondance du motif de l’architecture industrielle. Dans la série Isola Nova (commande de la Fondation Wilmotte en 2013), elle s’imbrique savamment aux bâtis prestigieux d’une Venise ancienne. Dans Méta Locus, elle s’impose au regard, hérissée de cheminées et de silos, telle un labyrinthe dont on ne peut trouver ni l’entrée ni la sortie. Ces structures étranges surplombent des paysages désertiques dans toute leur immuable et mystérieuse beauté. Vides de présence humaine, les utopies architecturales de Philippe Calandre sont sublimées par la précision extrême qu’il apporte au montage de ses images. Leur grand réalisme tient notamment à la maîtrise des ombres portées, de la luminosité et des fondus au gris qui ne laissent transparaître le moindre raccord. Porté par la liberté de création que lui inspire le médium photographique, Philippe Calandre en est venu à inventer ses propres formes repoussant ainsi les limites initiales de la « camera obscura ». Juillet 2017, Galerie Goutal

Lucien Hervé

Fan Ho : regard idéalisé sur le réel

Un regard poétique et beau sur le réel, une utopie

IV

NATURE- CIVILISATION

Robert Misrach, série Desert Cantos

Richard Misrach est le photographe de paysages américains qui s’est le plus engagé dans une dénonciation des crimes écologiques commis sur le territoire de l’Ouest américain. Son travail se caractérise par la subtilité et l’esthétisme des images en contradiction avec l’horreur et la stupidité humaines. Voici ce qu’il en dit : « […] Il est difficile de dire où le document et l’objet d’art commencent. Ceci est parfaitement illustré dans mon travail. Je ne pense pas que l’on puisse avoir l’illusion d’un travail purement documentaire. Ce qui est devenu plus complexe c’est la manière dont on utilise ce type de photographie dans nos cultures et sociétés aujourd’hui. Mon tout premier projet traitait des sans-abri à Berkeley (un travail à la Dorothea Lange ou Bruce Davidson), j’avais alors 22 ans. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il y avait un hiatus majeur entre mes bonnes intentions et la façon dont les images fonctionnaient effectivement une fois qu’elles étaient dans le monde. J’avais un livre d’art (Telegraph 3 A.M.) et une exposition à l’International Center of Photography (New-York) exhibant des photographies de gens dans la précarité et qui vivaient dans la rue. J’étais très jeune et cela a posé un certain nombre de problèmes. […] Est-ce que cela change vraiment le monde ? A quoi cela sert-il ? Cela tend à élever les photographes à un statut de héros et je ne suis pas sûr que cela aide quiconque d’autre. Evidemment, c’est aussi facile de présenter tout cela de cette manière. La raison pour laquelle je soulève de tels problèmes est que moi-même je me débats avec eux.» Extrait d’un entretien avec John Paul Caponigro.

Edward Burtynsky

Lech Wilczek et Simona Kossak

Patrick Waterhouse

Malgré les dommages causés à la culture aborigène par la colonisation, qui a débuté en 1788, le groupe autochtone Warlpiri a préservé un système de croyances philosophiques pérenne. En 2014, Patrick Waterhouse s'est rendu sur leurs terres à la recherche de documents retraçant l'histoire coloniale de l'Australie. L'auteur a présenté ces photographies et documents d'archives obtenus auprès de musées et de ventes aux enchères aux membres du centre d'art Warlukurlangu des communautés de Yuendumu et de Nyirippi. Initiant un processus collaboratif, il les a invités à réviser les documents grâce à la technique traditionnelle aborigène de la peinture par points, pratiquée par près de la moitié de la population de la communauté. L'œuvre qui en résulte confronte le récit colonial australien à son histoire aborigène, commencée il y a plus de 60 000 ans.

Nick BRANDT

Trilogie On this Earth, 2001 - 2012
On this earth, 2002-2004
On this earth, 2002-2004
A shadow falls, 2005- 2008
A shadow falls, 2005- 2008
Across The Ravaged land, 2010-2012
Across The Ravaged land, 2010-2012

Inherit the Dust, 2016

This empty world, 2019

Geoffrey James

JONK

Naturalia, Le Monde perdu, Urban jungle

UTOPIEDYSTOPIE

Metropolis, Fritz Lang, 1927

Des films

Blade Runner, Ridley Scott, 1982

Vivarium, Lorcan Finnegan, 2019

La Jetée, Chris Marker, 1962

Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol, 1997

The Truman Show, Peter Weir, 1998

The Lobster, Yorgos Lanthimos, 2015

La Belle Verte, Colline Serreau, 1996

Rêves, Kurosawa, 1990 "Village des Moulins" et "Le Mont Fuji en rouge"

Dystopie
Utopie
  • Plan serré
  • espace restreint, peu de vide
  • Sombre
  • Désordre, chaos, accumulation
  • Couleurs froides
  • Contrastes forts
  • Plan large
  • Espace et vide
  • Lumineux
  • Ordre, rigueur, équilibre
  • Epuré
  • Couleurs chaudes
  • Peu de contrastes

Plus connu sous le nom de Lucien Hervé, László Elkán est né en Hongrie en 1910, mais toute sa carrière s'est déroulée à Paris, où il est devenu, dès 1949, le photographe officiel de Le Corbusier. Il a d'abord travaillé comme créateur de mode, puis comme journaliste et photoreporter pendant la guerre. Capturé par la Gestapo en 1940, il a réussi à s'échapper et a rejoint la Résistance française, adoptant le nom de Lucien Hervé. En 1947, il est revenu à la photographie, se concentrant sur l'architecture. Influencés par le cinéma expressionniste allemand et le Bauhaus, ses images se caractérisent par des contrastes marqués et une abstraction. Hervé est décédé à Paris en 2007, à l'âge de 97 ans.