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Identifiez ces 15 chefs-d’œuvre truqués et défiez vos amis !

Beaux Arts Magazine

Created on May 5, 2025

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Êtes-vous incollable en histoire de l'art ?

Identifiez ces 15 chefs-d’œuvre truqués !

C'est parti !

1/15

C’est bien l’auteur de la scandaleuse Origine du monde qu’il faut reconnaître ici ! Dès ses années de jeunesse, Gustave Courbet aime se mettre en scène. Il réalise, tout au long de sa carrière, de nombreux autoportraits, dont ce Désespéré qui s’inscrit dans une longue série exécutée entre 1844 et 1854 (L’Homme à la ceinture, Le Violoncelliste…).

Autoportrait dit Le Désespéré

Gustave Courbet

1843-1845, Huile sur toile, 45 × 54 cm

Coll. particulière / Héritage Images/ Leemage

2/15

Sacré appui ! La Victoire a un piédestal en proue de navire. Les veinures bleues du marbre de la coque du bateau reproduisent les ondes des flots. Cet ensemble était juché face à la mer sur les hauteurs de Samothrace, une île située en haut de la mer Égée.

Victoire de Samothrace

200-175 av. J.-C., période hellénistique

Ronde-bosse, statue : marbre de Paros ; navire et socle : marbre gris de Lartos. Hauteur totale : 511 cm ; Statue : 275 cm ; Navire : 200 cm ; Socle : 36 cm

Coll. Musée du Louvre, Paris © RMN-Grand Palais / Photo Michel Urtado - Tony Querrec - Benoît Touchard

3/15

Qu’il fait bon vivre sur les bords de Seine ! C’est sur l’île de la Grande Jatte, haut lieu de rendez-vous des messieurs en complet et des dames en robe, à l’ouest de Paris, que le peintre Georges Seurat (1859–1891) nous promène. Et nous plonge dans un océan de couleurs qui signent l’avènement du pointillisme.

Un dimanche après-midi sur l’île de la Grande Jatte

Georges Seurat

1884–1886, Huile sur toile, 207,6 cm × 308 cm

Coll. Institut d'art de Chicago © Wikimedia Commons

4/15

Bienvenue dans l’intimité des époux Arnolfini ! Le maître de la Renaissance flamande Jan van Eyck (1390-1441) a truffé son tableau de symboles, dont le chien, marque de fidélité, qui pose sagement au pied de ses maîtres, aux côtés de socques en bois qui sortent presque du tableau. Encore un message ?

Les Époux Arnolfini

Jan van Eyck

1434, Huile sur bois, 82,2 × 60 cm

Coll. National Gallery, Londres © Bridgeman Images

5/15

Il y a de la fumée, un clapotis des flots rendu par quelques épaisses virgules de couleur. Et puis une boule orangée éclatant au cœur d’une masse vaporeuse bleutée qui irradie le ciel et la mer ! Peint au Havre en 1872, Impression, soleil levant donne à voir de façon suggestive son port industriel au-devant duquel se découpent, imperceptiblement, une, deux puis trois barques et, plus loin, un voilier qui nous emporte…

Impression, soleil levant

Claude Monet

1872, Huile sur toile, 50 x 65 cm Coll. musée Monet Marmottan, Paris © Christian Baraja

6/15

Au mur, le miroir nous renvoie le troublant reflet du couple royal ! Il s’agit là d’un portrait de famille, à la cour du roi Philippe IV, au palais de l’Alcazar, dans l’atelier du peintre officiel du souverain, qui se représente au travail, face à une toile : Diego Vélasquez (1599–1660). Au cœur de cette composition complexe, la petite infante Marguerite est entourée de ses demoiselles d’honneur, les fameuses « Ménines », qui donneront son titre moderne au tableau.

Les Ménines

Diego Vélasquez

1656–1657, Huile sur toile, 320,5 x 281,5 cm

Coll. musée national du Prado, Madrid © Photo Museo Nacional del Prado, Dist. RMN-GP / image du Prado

7/15

Admirez le fin tressage de la corbeille en osier, le velouté des pêches, la brillance des pommes ou encore les nervures des feuilles de vigne… Trésor de la galerie Borghèse à Rome, ce Garçon à la corbeille de fruits (vers 1593) de Caravage est un tableau de jeunesse dans lequel le peintre fait déjà preuve de toute sa maestria.

Garçon à la corbeille de fruits

Caravage

vers 1593, Huile sur toile, 70 x 67 cm Coll. galerie Borghèse, Rome© Galleria Borghese / photo Mauro Coen

8/15

Ce tableau monumental (près de 10 mètres de long) conservé au musée du Louvre représente le Christ et sa mère assistant à un repas de mariage à Cana, en Galilée, au cours duquel se manifeste son premier miracle, celui de l’eau changée en vin. Mais avec Paul Véronèse (1528–1588), la Sérenissime n’est jamais loin ! Voyez ce portique à colonnes qui reprend l’architecture de Palladio, ce campanile rappelant celui de Saint-Marc, et ces invités habillés à la « vénitienne »…

Les Noces de Cana

Paul Véronèse

1563, Huile sur toile, 666 × 990 cm Coll. Musée du Louvre, Paris © Photo Josse/Leemage

9/15

Bienvenue dans l’un des plus beaux tombeaux de la vallée des Reines ! Cerné de hiéroglyphes et de frises de cobras, on admire ici des peintures et des reliefs détaillés à l’effigie de la belle Néfertari. La préférée des huit épouses du pharaon Ramsès II de la XIXe dynastie apparaît vêtue d’un châle transparent, faisant des offrandes ou jouant une partie de senet (ancêtre des échecs), entourée par le dieu Rê, coiffé de son grand disque solaire, et par Maât, déesse aux larges ailes…

La reine Néfertari rendant hommage aux dieux

XIIIe siècle av. J.-C.

Peinture murale. Tombeau de la reine Néfertari, Vallée des Reines, Égypte

© De Agostini Picture Library / S. Vannini / Bridgeman Images

10/15

Au mur de droite de La Chambre à Arles (1888) figurent deux portraits de la main de Vincent van Gogh. Dans une première version de ce chef-d’œuvre, ces tableaux correspondaient à deux toiles existantes peintes à Arles : le portrait du peintre Eugène Boch, et celui du sous-lieutenant Paul-Eugène Milliet. Mais dans celui que nous regardons, les œuvres semblent différentes. Et s’il s’agissait de Van Gogh, à gauche, aux cheveux blond-roux sur fond bleu, et, à droite, brun sur fond vert, de son ami Paul Gauguin venu lui rendre visite en Camargue ?

La Chambre de Van Gogh à Arles

Vincent van Gogh 1888, Huile sur toile, 72 × 90 cm Coll. musée d'Orsay, Paris © RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski

11/15

Ce petit chemin qui serpente entre les oliviers et des mosaïques bigarrées… Vous voilà chez Niki de Saint Phalle (1930–2002) en son Jardin des Tarots en Toscane ! Figurant avec emphase les 22 arcanes du tarot divinatoire, ces bestioles fantasmagoriques, femmes aux seins éclatants et architectures hallucinées, sont l’œuvre d’une vie, assurément ! Qu’aucune photo n’arrive à vraiment restituer…

Le Jardin des Tarots à Garavicchio de Pescia Fiorentina, en Toscane

Niki de Saint Phalle

1979-1993

© Manuel Cohen / AFP © 2020 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris

12/15

Suzanne Valadon (1865–1938) est la première femme à peindre des nus en grand format, y compris des nus masculins. En témoigne son Adam et Ève (1909) où l’artiste s’est représentée totalement dévêtue, en compagnie de son amant André Utter dont les parties intimes s’avèrent, elles, cachées sous une feuille de vigne. Sauf que ça n’a pas toujours été le cas ! Ce qu’ont récemment mis au jour les équipes de restauration du Centre Pompidou en passant la toile aux ultraviolets. Censure ou autocensure ? Cette feuille soulève encore bien des questions.

Adam et Ève

Suzanne Valadon

1909, Huile sur toile, 162 x 131 cm Coll. Centre Pompidou, MNAM-CCI © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Bertrand Prevost / Dist. GrandPalaisRmn / presse

Photographie du premier état du tableau dans l’atelier de l’artiste

© Centre Pompidou, MNAM-CCI Bibliothèque Kandinsky, Dist. GrandPalaisRmn / Fonds Robert Le Masle

13/15

Main à la taille, le Tricheur de Georges de La Tour (vers 1636) tire un as de carreau de sa ceinture, tandis qu’une autre botte secrète, un as de pique, demeure cachée.

Le Tricheur à l’as de carreau

Georges de la Tour

XVIIe siècle, Huile sur toile, 106 x 146 cm

Coll. musée du Louvre, Paris © Bridgeman Images

14/15

C’est l’une des étreintes les plus célèbres de l’histoire de l’art ! En 1891, Gustav Klimt (1862-1918) tombe sous le charme d’Emilie Louise Flöge qui lui inspirera ses plus grands chefs-d’œuvre, dont Le Baiser.

Le Baiser

Gustav Klimt

1907-1908, Huile sur toile, 180 × 180 cm

Coll. Osterreichische Galerie Belvedere, Vienne © Leemage

15/15

Parmi les 55 autoportraits sans complaisance que Frida Kahlo (1907–1954) a laissés derrière elle, celui-ci incarne plus que jamais la puissance de son œuvre dans lequel la souffrance, déchirante, cohabite avec une force tranquille, fière et grave.

La Colonne brisée

Frida Kahlo

1944, Huile sur masonite, 33 x 43 cm, Coll. Museo Dolores Olmedo Patino, Mexico

© Leonard de Selva / Bridgeman images / © 2020 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F. / Adagp, Paris