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Présentation OPMR 25/04/2025

Groupe Elan

Created on April 25, 2025

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Transcript

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

ÉTUDE OPMR

TRANSPORT MARCHANDISES

MARTINIQUE - 2024

Étude complète

Conception Réalisation : Groupe Élan - 2025

Conception Réalisation : Groupe Élan - Septembre 2024

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Le territoire

  • 361 225 habitants (INSEE 2020),
  • Economie fortement dépendante des transports => Zones portuaires et aéroportuaires : les points de départ de la chaine de transport routier et des circuits logistiques
    • Le Grand Port : en 2022 → 3 millions de tonnes de marchandises pour 192 000 conteneurs
    • Aéroport Aimé Césaire : en 2023 → 8 600 de Tonne en 2023 de fret, contre 11 000 en 2022

Près 550 entreprises de transport, et une quarantaine de commissionnaires de transport (*)

Essentiellement les liquides en vrac & marchandises conteneurisées.

  • Import de biens manufacturés et du pétrole,
  • Export de produits agricoles de plantation.

Des flux internes importants

  • les produits agricoles (notamment la canne),
  • les matériaux liés aux activités du BTP,
  • la gestion des déchets.

Forts enjeux, compte tenu des enjeux de la décarbonation des mobilités.

Des flux à quantifier pour pouvoir anticiper au mieux les besoins de la filière

LE SECTEUR FAIT FACE À DE NOMBREUX DÉFIS COMME LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, OU LES ÉVOLUTIONS RÉGLEMENTAIRES, QUI ONT UN IMPACT FORT SUR LE DEVENIR DE LA FILIÈRE, D’AUTANT PLUS DANS UN CONTEXTE D’INSULARITÉ COMME LA MARTINIQUE

Conception Réalisation : Groupe Élan - Septembre 2024

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Les portes d'entrée sur le territoire

Le Grand Port Maritime de la Martinique est un établissement public autonome depuis 2013. Il est la porte d’entrée/sortie des flux sur le territoire, 95% des denrées consommées passent par le Grand Port. En 2022, 3 millions de tonnes (tonnage brut) ont transité par le Port (import et export) soit 95% des marchandises.

LES CHIFFRES À RETENIR :

  • 30ha de terre-pleins
  • 6 infrastructures, dont un terminal à conteneurs avec une capacité de 250 000 EVP (équivalent vingt pieds) stockables mais également une hydrobase pour les marchandises en vrac avec un parking de 1 000 places pour les véhicules importés
  • 3 Mt de marchandises
  • 190 000 conteneurs annuel
  • 300 camions de transport terrestre par jour

Sources : Trafics en chiffres 2022, Conjoncture portuaire 2022 - GPMLM

  • Trois fois plus d’importations que d’exportations => les produits pétroliers représentent le plus gros tonnage importé, les bananes représentent une bonne partie des containers exportés en direction de l’Europe.
  • En 2022, 2,99 millions de tonnes ont transité par le Grand Port, un chiffre qui reste globalement stable sur 10 ans.
  • Le trafic de conteneurs a fortement augmenté, passant de 147 000 conteneurs en 2013 à 192 133 en 2022 pour un plus haut jamais atteint jusqu’ici => en moyenne ce sont 110 000 EVP qui sont destinés au marché local.

Conception Réalisation : Groupe Élan - Septembre 2024

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Les portes d'entrée sur le territoire

L’Aéroport International Martinique Aimé Césaire a accueilli 1,75 million de passagers et seulement 8 600 tonnes de fret en 2023.

LES CHIFFRES À RETENIR :

  • Aérogare de fret de 9 400m²
  • Capacité d’absorption de fret de 20 à 30 000 tonnes par année
  • 2 magasins de fret en chambre froide
  • 1 600 tonnes de poste et messagerie en 2023

  • Activité de transport aérien de fret en perte de vitesse
  • Capacités sous-utilisées avec une possibilité d’absorber plus 20 à 30 000 tonnes annuel de marchandises.
  • En 2020, 6 104 tonnes de marchandises ont été importées et 2 847 exportées pour un total de 8 951 tonnes, on a donc environ deux fois plus d’importations que d’exportations.

Sources : UAF – Union des Aéroport Français

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Les portes d'entrée sur le territoire

=> Forme bien particulière de la logistique avec un acteur différent sur chaque maillon de la chaîne

Le projet Hub Antilles Passage de 150 000 EVP à 300 000, transbordement des containers pleins en Guadeloupe et récupération de containers vides. Création d’une nouvelle route en provenance de l’Amérique du Sud => Opportunités de développement pour les entreprises locales en s’appuyant sur un poste de contrôle frontière agrée Europe pour exporter plus facilement les produits d’Amérique du Sud en Europe via la Martinique.

  • Développer une offre de services diversifiée et à haute valeur ajoutée ;
  • Préserver l’environnement (aire, mer, terre) et initier sa transition écologique;
  • Favoriser le dialogue social et rester ouvert à la population

Une stratégie à 5 ans du GPMLM

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

PHASE 1 : Etat des lieux de la filière transport de marchandises

cartographie des acteurs

42 entreprises répertoriées

541 entreprises répertoriées

dans le fichier registre des de marchandises géré par la DEAL.

dans le fichier registre des transporteurs de marchandises géré par la DEAL.

commissionnaires de transport(*)

541 entreprises pour :

  • 2 630 licences LTI, dont 1 312 sont détenues par 1 acteur (Chronopost), 255 acteurs avec une seule licence LTI
  • 1 807 licences LC, dont 1 458 détenues par 1 acteur (2A TRANSPORT)

Spatialisation des licences en Martinique

Source : Base DEAL, décembre 2023 – Traitement Groupe Élan

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Phase 2

Phase 1

Préambule

Phase 3

Répartition du nombre de licences LTI et LC (*) à l’échelle de la Martinique par EPCI.

Une licence équivaut à un véhicule, les licences de transport intérieur (LTI) sont réservées aux véhicules de transport de moins de 3,5t pouvant monter à 6t de charge utile. Les licences de transport communautaire (LC) sont réservées aux autres véhicules de transport supérieur à 3,5t.

La majorité des licences, qu’elles soient de type LTI ou LC sont situées dans la Communauté d’Agglomération Centre Martinique.

Source : Base DEAL, décembre 2023 – Traitement Groupe Elan

Conception Réalisation : groupe élan - 2024

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

la chaîne de valeur des acteurs

L’objectif est de représenter les composantes de la chaine de valeur de la filière du transport de marchandises afin de comprendre les maillons et leurs poids sur le territoire.

Tableau des codes APE

Codes APE associés à la chaine de valeur des acteurs

Cartes

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Différents enjeux soulevés par de précédents mouvements sociaux

ENJEUX SOCIAUX

  • La volonté de mettre en place un report modal pour le transport de certaines marchandises par voie fluviale
  • Nécessité d’accompagner les professionnels du secteur dans une reconversion professionnelle pour ceux qui le souhaitent.
  • Un nombre important de transporteurs en âge de partir à la retraite se voit contraint de maintenir une activité afin de compléter des trimestres manquants, ce qui créer un surplus d’offres de transport et une diminution du prix de celui-ci. => garantir un départ à la retraite d’une manière décente pour les travailleurs étant éligible.
  • Une professionnalisation accrue du secteur permettrait une meilleure prise en compte des droits des travailleurs de la filière et de leurs conditions de travail.

ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

ENJEUX ÉCONOMIQUES

  • Respect des réglementations environnementales => coût supplémentaire pour les transporteurs
  • Une revalorisation du prix du transport pourrait permettre une harmonisation dans le respect des règles environnementales
  • En termes d’émissions de CO2, un rajeunissement du parc de poids lourds permettrait d’améliorer la décarbonation du secteur.
  • Modification de la structure du parc de poids lourds => augmentation de transport type semi-remorques pourrait réduire le coût de revient du transport en augmentant le tonnage transporté et ainsi gagner en compétitivité MAIS cette augmentation de l’offre globale peut créer un déséquilibre sur le marché et ainsi tirer vers le bas le prix du transport.
  • Garantir un prix juste et transparent accessible à toutes les parties afin de garantir une rémunération décente pour les transporteurs et une maitrise des coûts du transport pour les chargeurs également.
  • Professionnalisation du secteur pourrait augmenter le poids des acteurs du transport face aux chargeurs

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Analyse du parc de poids lourds en 2011-2021

La structure du parc de poids lourds a connu un changement important avec une hausse de la capacité de charge.

En 2011, 83,4% des poids lourds avait un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur à 32 tonnes, ce chiffre baisse à 72,9% en 2016 puis 67,5% en 2021.

Source : base de données sur le parc automobile français, Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires.

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Analyse des flux

Concentration des flux 1

Matériaux de carrière

Imports et exports

Concentration des flux 2

Béton prêt à l'emploi

Canne à sucre

Banane

Marchandises

Hydrocarbures

Véhicules légers

Déchets

Poste et messagerie

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

L’indice CNR (Comité National Routier) gazole TRM – Martinique décrit l’évolution du prix du gazole (*).

Il permet aux transporteurs et/ou client de réajuster le prix de transport -> le CNR propose un simulateur permettant de calculer automatiquement les variations du prix de transport du fait de l’évolution seul du coût du carburant.

L’indice fluctue en corrélation avec le prix du carburant, il ne semble pas y avoir de saisonnalité précise, l’année 2022 ayant connu la hausse la plus importante.

Source : Comité national routier – Avril 2024

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Enquête auprès des transporteurs

Une enquête auprès des transporteurs de marchandises a été mise en place afin de mieux comprendre leur perception de la filière et de leur activité, ainsi que leurs besoins et revendications

L’enquête se décompose en quatre phases :

  • Caractéristiques du parc de véhicules et de l’activité de transport
    • Typologie du parc, lieu de stationnement, volume transporté, nombre de rotations journalières, typologie de marchandises transportées, trajets les plus empruntés, principaux clients, etc.
  • Perception du contexte socio-économique
    • Crises impactantes, freins et leviers dans l’exercice de l’activité de transport, etc.
  • Besoin en emploi et compétences
    • Effectif salarié, recrutement, compétences recherchées, besoins en formation, etc.
  • Profil de l’entreprise
    • Informations générales sur l’entreprise et le répondant, adhésion à une représentation collective, etc.

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

PHASE 2 : Enjeux – Analyse – Evaluation

SYNTHÈSE DES GRANDS ENJEUX POUR LA FILIÈRE

  • Le paiement des cotisations sociales représente la variable d’ajustement des transporteurs pour maintenir leur équilibre économique
    • Les problématiques liées au paiement des cotisations sont finalement un révélateur des problématiques en amont de la filière : prix des matières premières, enjeux sur la sécurité, équilibre économique complexe …
  • L’état de santé de la flotte, avec un parc de véhicules vieillissant et dans un état préoccupant
    • Une faille réglementaire permettant de aux véhicules de rouler avec une notification de contre-visite en l’absence d’un contrôle technique favorable
    • Des couts de maintenance et des pièces de rechanges élevés
    • Un dispositif de défiscalisation qui ne favorise pas l’achat de nouveaux véhicules
  • Le tissu économique de la filière constitué essentiellement de petites structures (environ 80% des entreprises ont un seul camion) et l’absence de groupement/cluster important ne permettant pas un équilibre des forces dans les négociations entre les transporteurs et les chargeurs
-> La non-application des grilles tarifaires par tous
  • La transition énergétique à anticiper et le questionnement autour du modèle économique associé à construire

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Synthèse de l’estimation du tonnage transporté à ce jour

Le tonnage transporté chaque année sur le territoire Martiniquais est estimé à 6,89 millions de tonnes de transports de marchandises actuellement.

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Conception Réalisation : Groupe Élan - Septembre 2024

Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

CONSTITUTION D’UN INDICATEUR DE RÉFÉRENCE

La constitution de l’indicateur €/t/km a permis de confirmer plusieurs sources de tensions préalablement identifiées mais aussi de tirer plusieurs enseignements.

Les transporteurs avec moins de 5 licences de transport sont dans une situation plus critique.

  • Dépendance auprès des chargeurs
  • Absence de pouvoir de négociation
Les petits transporteurs n’ont pas de pouvoir de marché face aux chargeurs du fait de l’atomisation du secteur avec beaucoup de petits transporteurs et du faible poids qu’ils représentent individuellement en matière de tonnage au sein de la filière. Cette absence de pouvoir dans les négociations les contraints à être dans une situation de « preneur de prix » et ce, même si celui-ci n’assure pas des conditions économiquement viables.

Les transporteurs avec plus de 5 licences résistent le mieux sur le marché du transport de marchandises.

  • Pouvoir de marché lié à la taille de la flotte de camions
  • Diversification des produits transportés qui implique une diversité de rémunération

Cela s’explique notamment par (*) :

Plusieurs facteurs explicatif (*) :

Il est important de rappeler quelques dispositions inscrites dans le Code des transports, notamment l’article L3221-1 et l’article L3221-4 (*) qui par définition, précisent que la prestation de transport ne peut s’effectuer à perte pour le transporteur, la responsabilité étant partagée entre le transporteur et le donneur d’ordre dans la constitution d’un prix couvrant les charges du transporteur.

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

PROPOSITION DE SCÉNARII D’ÉVOLUTION

Une première projection du tonnage transporté jusqu’en 2030 suivi de deux trajectoires distinctes pour 2035 et 2040 dépendantes du degré d’ouverture de la Martinique sur la zone Antilles et Amérique du Sud.

Deux trajectoires possibles à horizon 2035-2040

détail des données

dynamiques économiques

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Prospective & Perspectives

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Phase 2

Phase 3

Préambule

PROSPECTIVE POUR LA FILIÈRE

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

PHASE 3 : Préconisations

4 leviers pour des préconisation durables

Economie et pratique d’achats

Régulation de la filière

Partenariat et coopération

Environnement et transitions

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

5 AXES DE TRAVAIL intégrant la PPE en cours de révision et l'impact des transitions attendues du secteur des transports

Le transport routier de marchandises en Martinique est un pilier essentiel de l'économie locale, jouant un rôle crucial dans la distribution des biens et le soutien des activités commerciales. Au-delà de la réalité de sa situation économique, le secteur est confronté à des défis majeurs liés aux évolutions technologiques, environnementales, économiques et réglementaire. Face à ces grandes transitions, il est impératif de développer une vision prospective pour anticiper les changements à venir et orienter les acteurs vers un développement durable et compétitif.

1 – Transition énergétique et Environnementale

2 – Digitalisation et Innovation Technologique

3 – Renforcement des Compétences et de la Formation

4 – Coopération et Partenariats Stratégiques

5 – Adaptation Réglementaire et Soutien Institutionnel

Un cadre réglementaire adapté aux réalités du secteur, offrant un soutien efficace pour accompagner les transitions en cours.

Un secteur décarboné & écologiquement responsable, engagé dans la réduction des émissions de GES, grâce aux ENR & technologies propre, en alignement avec les objectifs de la PPE.

Un tissu économique dynamique favorisant la collaboration entre les transporteurs, les chargeurs et les institutions, pour renforcer la compétitivité et l’innovation

Une main d’œuvre qualifiée, formée aux nouvelles technologies et aux meilleures pratiques, garantissant un haut niveau de professionnalisme.

Une intégration avancée des technologies numériques pour optimiser les opérations, améliorer l’efficacité et offrir de nouveaux services à valeur ajoutée

Recommandations & Pistes de travail

Recommandations & Pistes de travail

Recommandations & Pistes de travail

Recommandations & Pistes de travail

Recommandations & Pistes de travail

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

3 SCÉNARII PROSPECTIFS possibles pour le secteur horizon 2030/2040

SCÉNARIO 3

SCÉNARIO 1

SCÉNARIO 2

LA TRANSFORMATION RÉUSSIE Le virage réussi vers la durabilité & transition énergétique réussie

LE DÉCROCHAGE Le retard accumulé & transition énergétique manquée

L’ADAPTATION PROGRESSIVETransition énergétique progressive & adaptation

  • Adoption massive des technologies propres grâce à des incitations gouvernementales fortes et à des partenariats publics-privés efficaces
  • Adoption de certaines technologies numériques et environnementales, mais à un rythme lent en raison de contraintes financières et structurelles
  • Contraintes financières importantes ne permettant pas une adaptation réussie face aux grandes transitions
  • Intégration importante de la digitalisation, permettant une optimisation poussée des opérations
  • Les règlementations poussent à des adaptations mais il persiste une forte hétérogénéité entre les différentes entreprises
  • Les entreprises font face à une concurrence accrue et à des règlementations plus strictes sans les moyens de s’y conformer
  • Les transporteurs martiniquais deviennent des acteurs clés de la transition énergétique dans la région caribéenne

IMPACTS

IMPACTS

IMPACTS

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Prospective & Perspectives

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Préambule

Le secteur des transports et plus particulièrement du transport de marchandises est à un tournant décisif. Les grandes transitions représentent autant de défis que d’opportunités pour les acteurs locaux. Il est essentiel que les transporteurs, les chargeurs, les institutions et l’ensemble des parties prenantes s’engagent conjointement dans cette démarche pour assurer un avenir prospère à la filière.
Vers un MOU "Memorum on understanding"
  • Structurer les engagements mutuels,
  • Définir les objectifs communs
  • Coordonner les actions à entreprendre pour la transformation du secteur.
Les Assises du Transport
  • Rassembler les parties prenantes
  • Favoriser le dialogue
  • Renforcer la cohésion autour de la vision stratégique

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POSTE ET MESSAGERIE

  • Flux entrants
  • Départ de l’aéroport à destination de l’ensemble du territoire
  • Transport de type container et marchandises
  • Les flux sont organisés en « étoile » au départ de l’aéroport

Les flux de poste et messagerie proviennent de l’aéroport Aimé-Césaire et sont ensuite redistribués sur l’ensemble de l’île en proportion d’où sont situées les populations et les activités économiques, -> l’arc Fort-de-France – Lamentin – Ducos capte ainsi une grande partie de ces flux.

D’après les données de l’Union des Aéroport Français, 1 660 tonnes de poste et messagerie ont transité par l’aéroport.

En effet, la taille de la flotte de camions de ces offres entreprises leur permet de diversifier leur offre de transport dans les relations avec les donneurs d’ordres et ainsi de pratiquer un prix de vente plus proche de leurs charges. De plus, ces entreprises transportent une diversité de produits plus ou moins importantes qui leur permet de s’assurer des conditions économiques saines avec des prestations plus rémunératrices sur certaines typologies de produits transportés.

D’après l’article L3221-4 du Code des transports « Tout donneur d’ordre est tenu de rémunérer les contrats visés à l’article L.3221-3 par un prix qui permette de couvrir à la fois : ― les charges entraînées par les obligations légales et réglementaires, notamment en matière sociale et de sécurité ― les charges de carburant et d’entretien des véhicules ― les amortissements ou loyers des véhicules ― les frais de route des conducteurs des véhicules ― les frais de péage ― les frais de documents de transport et les timbres fiscaux ― et, pour les entreprises unipersonnelles, la rémunération du chef d’entreprise. »

D’après l’article L3221-1 du Code des transports « Tout prestataire de transport public routier de marchandises, et notamment les transporteurs routiers de marchandises, commissionnaires de transport ou loueurs de véhicules industriels avec conducteur, est tenu d'offrir ou de pratiquer un prix qui permette de couvrir à la fois : ― les charges entraînées par les obligations légales et réglementaires, notamment en matière sociale et de sécurité ; ― les charges de carburant et d'entretien ; ― les amortissements ou les loyers des véhicules ; ― les frais de route des conducteurs de véhicules ; ― les frais de péage ; ― les frais de documents de transport et les timbres fiscaux ; ― et, pour les entreprises unipersonnelles, la rémunération du chef d'entreprise. »

Les entreprises représentant les principaux codes APE sont polarisées sur la zone centrale du territoire.

49.41B Transports routiers de fret de proximité 610 établissements

49.41A Transports routiers de fret interurbain 198 établissements

52.21Z Services auxiliaires des transports terrestres 114 établissements

52.29B Affrètement et organisation des transports 110 établissements

Source : Base de données SIRENE, 2023

CANNE À SUCRE

  • Flux tournants
  • Départ des exploitations de canne à sucre à destination de l’usine sucrière du Galion, mais aussi des distilleries sur le territoire
  • Transport en vrac ouvert
  • Les flux sont répartis à travers tout le territoire avec quelques flux plus importants à destination de l’usine du Galion

Évolution des tonnages de cannes commercialisées

Les exploitations de canne à sucre sont situées sur la partie centrale et sud du territoire Principalement destinée à la production de sucre et de rhum, les flux sont tournants et à destination des différentes distilleries de l’île réparties de manière hétérogène sur le territoire martiniquais. Certains flux légèrement plus importants sont à destination de l’usine sucrière du Galion à La Trinité. Ces flux représentent environ 200 000 tonnes de cannes à sucre qui sont transportés sur le territoire chaque année (*).

Source : Bilan économique 2022 – Martinique, INSEE 2023

(*) Selon l’INSEE (DAAF – CTCS), 209 000 tonnes de cannes broyées ont été récoltées en 2022, ce chiffre baisse à 189 241 tonnes en 2023 (-9,9%). La plus grande partie de la production est transformée en alcool et exportée sous cette forme, une autre partie est transformée en sucre, principalement destinée à une consommation locale.

AXE 5

Recommendations & Pistes de travail à engager
  • Simplification administrative : réduire les démarches administratives pour les transporteurs notamment en digitalisant les procédures
  • Consultation des acteurs : impliquer les professionnels du secteur dans l’élaboration des politiques publiques pour garantir leur pertinence et leur applicabilité
  • Contrôle et équité : renforcer les contrôles pour lutter contre la concurrence déloyale et assurer le respect des normes sociales et environnementales

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

IMPACTS

  • Réduction significative des émissions de CO2 et atteinte des objectifs fixés par la PPE
  • Amélioration de la compétitivité grâce à l’efficacité opérationnelle
  • Attractivité accrue du secteur pour les investisseurs et les talents
  • Création d’emplois dans les nouvelles filières vertes
  • Positionnement de la Martinique en tant que modèle régional de transition énergétique

En regardant en détail les données relatives au tonnage du Grand Port Maritime de La Martinique, on constate une décroissance tendancielle sur le tonnage vrac et une croissance tendancielle sur le tonnage de marchandises.

Le tonnage vrac en corrélation avec la décroissance démographique devrait baisser dans les années à venir avec une projection de baisse tendancielle d’environ -6% par an. En revanche, les flux de marchandises vont croitre légèrement avec une hausse tendancielle de +0,62% en moyenne chaque année à mettre en relation avec le niveau de consommation croissant de la population. De manière plus générale (tonnage brut), le tonnage traité par le Grand Port Maritime de La Martinique vise à décroître légèrement en ce qui concerne le tonnage à destination du territoire martiniquais.

Le GPMLM n’ayant pas de prospective établie pour les années à venir, nous nous sommes appuyés sur les données passées, en revanche certains projets de développement que mène le Port peuvent affecter à Moyen-terme/Long-terme la prospective établie. Sources : GPMLM – traitement Groupe ELAN

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

VÉHICULES LÉGERS

  • Flux entrants
  • Départ du Grand Port de Martinique à destination des différents concessionnaires de l’île
  • Transport de type spécifique
  • Les flux sont concentrés sur la zone Fort-de-France - Lamentin

Localisation des établissements ayant des activités de commerce dans le secteur automobile comme activité principale

Les véhicules sont acheminés par bateau et arrivent directement au Grand Port de Martinique, ils sont ensuite transportés dans les différents concessionnaires du territoire, cependant ceux-ci sont situés pour la quasi-totalité entre les villes de Fort-de-France et du Lamentin.

Source : Bilan économique 2022 – Martinique, INSEE 2023

D’après, les données des douanes, ce sont environ 19 000 tonnes de véhicules légers de tourisme qui ont été importés en 2022.

ATMD : Association Transporteurs Matières Dangereuses AMPI : Association Martiniquaise pour la Promotion de l’Industrie CAPEB : Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment CGTM : Confédération Générale du Travail de la Martinique CPME : Confédération des Petites et Moyennes Entreprises CTM : Collectivité Territoriale de Martinique DEAL : Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement DEETS : Direction de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités FNTV : Fédération Nationale des Transports de Voyageurs FO : Force Ouvrière FRBTP : Fédération Régionale du Bâtiment et des Travaux Publics GBH : Groupe Bernard Hayot MEDEF : Mouvement des Entreprises de France SDGA : Syndicat de la Distribution et des Grossistes Alimentaires SMTVD : Syndicat Martiniquais de Traitement et de Valorisation des Déchets SNTL : Syndicat National des Transports Légers UGPBAN : Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique UNOSTRA : Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles USET : Union Syndicale des Entrepreneurs de Transports UTRM : Union Coopérative de Transport Routiers de Marchandises

Plus de la moitié des poids lourds ont une capacité de transport supérieure à 26 tonnes, ou TRR, utilisé pour du transport en ensemble « tracteur-remorque » pouvant aller jusqu’à 44 tonnes en PTAC (Poids total autorisé en charge).

IMPACTS

  • Améliorations modérées en termes d’efficacité et de durabilité, atteinte partielle des objectifs de la PPE
  • Risque de perte de compétitivité face à des acteurs plus innovants
  • Maintien des défis liés à la formation et à la gestion des compétences
  • Besoins accrus en soutien institutionnel pour accélérer la transition

Besoin en emploi et compétences

  • Effectif salarié, recrutement, compétences recherchées, besoins en formation, etc.

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

Sur les 1 729 entreprises répertoriées sur la base de données SIRENE (hors « chargeurs »), la majorité est établies dans le secteur des transports routiers de fret de proximité avec 35,28% des entreprises pour 610 établissements. La différence entre le nombre d’établissements sur la base SIRENE et celui sur la base Acoss vient du fait que la base Acoss prend en compte seulement les établissements employeurs.

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

IMPORTS ET EXPORTS

L’analyse des bases de données(*) imports/exports (2019, 2020, 2021, 2022) des services des douanes a pour objectif de comprendre les types de flux entrants et sortants sur le territoire.

  • En moyenne, sur la période 2019-2022, les exportations représentent un montant de 365 millions d’euros contre 2 892 millions d’euros pour les importations.
  • En 2022, les flux associés aux importations et aux exportations représentent respectivement 1 736M de tonnes et 680M tonnes.
  • Les exportations représentent un tonnage annuel d’environ 600M tonnes chaque année
  • Le tonnage importé est d’environ 1 500M à 1 700M de tonnes chaque année.

Source : fichiers des Douanes, traitement Groupe ELAN

(*) Des précautions sont à prendre dans l’analyse des données des douanes :

  • Les données douanières sont soumises au secret statistique, lorsque qu’il y a 3 opérateurs ou moins sur une certaine catégorie de marchandises ou bien si un seul opérateur représente plus de 85% des volumes échangés.
  • Le niveau de détail utilisé dans l’analyse est le SH4, il existe un niveau plus détaillé NC8, mais celui implique un secret statistique plus important.

IMPACTS

  • Perte de parts de marché aux profits d’acteurs extérieurs plus compétitifs
  • Dégradation de la rentabilité et faillites d’entreprises
  • Conséquences sociales négatives avec une augmentation du taux de chômage dans le secteur
  • Flux sortants/tournants
  • Départ des différentes localités du territoire à destination des infrastructures au niveau du centre de l’île pour traitement et/ou exportation
  • Transport de type vrac « ouvert » et « autres »
  • Les flux sont polarisés au niveau de l’arc Fort-de-France – Lamentin - Ducos

DÉCHETS

Les déchets proviennent de l’ensemble du territoire et sont traités/recyclés sur place ou alors destinés à l’exportation. Ils sont polarisés autour de la zone de concentration économique de Fort-de-France à Ducos à proximité du Grand Port de Martinique.

Ce sont près de 250 000 tonnes de déchets sont produits en Martinique chaque année par les activités économiques et le BTP (dont déchet dangereux), 35 000 tonnes de déchets sont exportées chaque année en moyenne.

Analyse des flux

Entre 2012 et 2023 ce sont près de 70 000m² de surface qui ont été créés en entrepôt. Les 3 communes qui ont le plus construit de m² d’entrepôt sont :

  • Le Lamentin (26 072m², 38% du total)
  • Fort-de-France (15 555m², 22% du total)
  • Ducos (8 454m², 12% du total).
=> Ces entrepôts sont des espaces générateurs de flux sur le territoire.

Pour rappel, l’étude sur la logistique de 2013 de SAMARCANDE avait localisé les SHON autorisés d’entrepôts et des locaux industriels de 2000 à 2011

Évolution et répartition (volume total entre 2012 et 2023) des surfaces autorisées pour des locaux d’entreposage

La logistique est concentrée dans les mains de peu d’acteurs, Logidom-Frigodom par exemple, surtout en ce qui concerne les entrepôts frigorifiques où peu de projets aboutissent sur le territoire.

AXE 2

Recommendations & Pistes de travail à engager
  • Formation et sensibilisation : organiser des ateliers et des formations pour les transporteurs sur les bénéfices de la digitalisation et les outils disponibles
  • Accès aux technologies : négocier des tarifs préférentiels avec des fournisseurs de solutions technologiques pour les petites entreprises
  • Création d’une plateforme numérique commune : développer une plateforme mutualisée pour la gestion des commandes, le suivi des livraisons et l’optimisation des itinéraires

Tracteur routier : véhicule autoroutier qui tracte une semi-remorque VASP lourd : véhicule modifié pour du transport spécifique (benne, ordures ménagères…) Camion : véhicule avec un poids supérieur à 3,5T.

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

IMPACTS

  • Perte de parts de marché aux profits d’acteurs extérieurs plus compétitifs
  • Dégradation de la rentabilité et faillites d’entreprises
  • Conséquences sociales négatives avec une augmentation du taux de chômage dans le secteur

AXE 3

Recommendations & Pistes de travail à engager
  • Programmes de formations professionnelle : collaborer avec les centres de formation locaux pour développer des cursus adaptés aux besoins actuels et futurs du secteur
  • Promotion des métiers du transport : mener des campagnes pour valoriser les métiers du transport routier et attirer de nouveaux talents
  • Certification et compétences : mettre en place des certifications reconnues pour garantir un haut niveau de compétence des professionnels

BÉTON PRÊT À l'EMPLOI

Plus de la moitié des poids lourds (52,3%) sont classés dans la catégorie inférieure ou égale au « Crit’air 3 » en 2021, un chiffre à mettre en relation avec la moyenne d'âge de 9,9 ans des poids lourds en Martinique. Tous les véhicules « Crit’air 4 & 5 », « Inconnu » ou « Non classée » ont une première immatriculation antérieure à l’année 2010, soit 47,7% de la flotte.

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

MARCHANDISES

Localisation des établissements ayant le commerce de gros comme activité principale

  • Flux entrants
  • Départ du Grand Port de Martinique à destination des différents centres commerciaux/supermarchés
  • Transport de type marchandises (palette), container
  • Les flux sont répartis sous forme « d’étoile » autour du Grand Port et de la zone centrale de l’île où sont concentrées les populations

Les grandes surfaces/supermarchés sont réparties de façon hétérogène sur le territoire en corrélation avec les populations. Les flux partent du Grand Port de Martinique et sont donc de type entrant, ils vont en direction des zones de groupage et des grands espaces commerciaux de l’arc Fort-de-France – Le Lamentin – Ducos. D’autres flux moins importants partent en direction des autres espaces du territoire martiniquais.

Base SIRENE – V3

D’après, les données des douanes, ce sont environ 400 000 tonnes de marchandises qui ont été importées en 2022.

MATÉRIAUX DE CARRIÈRE

  • Flux tournants/sortants
  • Départ des carrières en direction des usines de béton prêt à l’emploi et du Port pour exportation
  • Transport en vrac ouvert
  • Les principaux flux sont entre la région Nord-Caraïbes et le Centre

Les matériaux de carrières sont les marchandises les plus transportées en termes de tonnage sur le territoire, ce sont plus de 1 000 000 de tonnes produites chaque année qui nécessitent de traverser le territoire pour rejoindre les différents sites de production de béton prêt à l’emploi notamment (France Béton, Lafarge Antilles…). Environ 100 000 tonnes sont destinées à l’exportation et partent du Grand Port en direction de la Guadeloupe principalement.

*Une entreprise dite commissionnaire de transport est un intermédiaire de commerce organisateur du transport de marchandises, on utilise ce terme seulement pour le transport de fret. Elle se situe entre le client et le transporteur.

IMPACTS

  • Réduction significative des émissions de CO2 et atteinte des objectifs fixés par la PPE
  • Amélioration de la compétitivité grâce à l’efficacité opérationnelle
  • Attractivité accrue du secteur pour les investisseurs et les talents
  • Création d’emplois dans les nouvelles filières vertes
  • Positionnement de la Martinique en tant que modèle régional de transition énergétique

Le maillon transporteurs est représenté par 4 codes APE, la quasi-totalité des établissements sont des PME et plus de la moitié d’entre eux sont des établissements qui n’emploient aucun salarié.

Sur les 838 entreprises du maillon transporteurs, plus de 600, soit plus de 75% n’emploient aucun salarié ou n’a pas de données renseignées sur la tranche d’effectif.

89,26% des entreprises du secteur des transports sont des PME, il existe seulement 4 ETI sur le territoire, les quatre sont des entreprises œuvrant dans le transport routier de de fret de proximité.

Source : Base de données SIRENE & Acoss-Urssaf, 2023

BANANE

  • Flux sortants
  • Départ des exploitations en direction du Grand Port pour exportation
  • Transport en vrac ouvert
  • Les principaux flux sont entre la façade atlantique où sont situés les exploitations et le Port

Les bananeraies sont situées le long de la façade atlantique, la quasi-totalité de la production, soit environ 150 000 tonnes est destinée à l’exportation (*). Les flux se concentrent donc en direction du Port de Fort-de-France.

Source : État des lieux du transport de marchandises et de la logistique en Martinique – Synthèse du diagnostic (2013) - SAMARCANDE

(*) D’après l’INSEE (Source : DAAF – Banamart), ce sont 140 000 tonnes de bananes qui sont exportées en 2021 et plus de 147 000 tonnes en 2022 (+5,3%). La filière banane représente la première culture de l’île en superficie avec deux acteurs leaders que sont Banamart et Banalliance qui regroupent à eux deux plus de 420 producteurs et la quasi-totalité de la production.

Analyse des flux

8 sites sont classés « SEVESO », dont 3 sites en seuil haut :

  • EDF PEI Centrale Bellefontaine
  • GIE CROIX RIVAIL (Dépôt d’explosifs)
  • SARA RAFFINERIE

  • 300 sites classés ICPE sont recensés
  • 58 d’entre eux sont directement rattachés à nos typologies de transport (cf carte).
→ Les ICPE sont générateurs de flux sur le territoire.

Source : Base de données ICPE, mars 2024– Traitement Groupe ELAN

IMPACTS

  • Améliorations modérées en termes d’efficacité et de durabilité, atteinte partielle des objectifs de la PPE
  • Risque de perte de compétitivité face à des acteurs plus innovants
  • Maintien des défis liés à la formation et à la gestion des compétences
  • Besoins accrus en soutien institutionnel pour accélérer la transition

AXE 4

Recommendations & Pistes de travail à engager
  • Création d’un cluster du transport : fédérer les entreprises autour d’une structure commune pour partager les ressources, les informations et les bonnes pratiques
  • Forums et événements : Organiser régulièrement des rencontres pour favoriser les échanges entre transporteurs, chargeurs institutions et autres parties prenantes
  • Projets collaboratifs : encourager le développement de projets communs, notamment dans le domaine de la R&D, de la logistique urbaine ou de la transition énergétique

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

HYDROCARBURES

  • Flux entrants/tournants
  • Départ de la raffinerie SARA à destination des stations de toute la Martinique
  • Transport de type vrac fermé
  • Les flux sont répartis de manière hétérogène sur le territoire en corrélation avec la densité de population sur le territoire

Source : fichiers des Douanes, traitement Groupe ELAN*

Les hydrocarbures sont acheminés en Martinique par bateau directement auprès de la raffinerie SARA, les transporteurs acheminent ensuite les hydrocarbures sur le réseau de station-service du territoire avec une concentration des stations là où la densité de population est la plus élevée. Les flux sont de type entrant avec un réseau en « étoile » autour des infrastructures SARA.

D’après, les données des douanes, ce sont environ 450 000 tonnes d’hydrocarbures qui sont importées chaque année.

Il correspond au prix maximum du gazole routier tel que publié par arrêté préfectoral chaque mois. Ce prix est transformé en indice dont la base 100 est fixée en janvier 2021.

(*) inscrits au registre des entreprises de transport par route, et au registre des commissionnaires de transports, gérés par la DEAL

AXE 1

Recommendations & Pistes de travail à engager
  • Mise en place d’incitations financières : subventions, crédits d’impôts et facilités de financement pour l’acquisition de véhicules propres
  • Développement des Infrastructures : installation de bornes de recharge et de stations de ravitaillement en énergie alternatives sur tout le territoire
  • Programmes Pilotes : lancement de projets pour tester de nouvelles technologies en conditions réelles, avec un accompagnement technique et financier

Les petits transporteurs n’ont pas de pouvoir de marché face aux chargeurs du fait de l’atomisation du secteur avec beaucoup de petits transporteurs et du faible poids qu’ils représentent individuellement en matière de tonnage au sein de la filière. Cette absence de pouvoir dans les négociations les contraints à être dans une situation de « preneur de prix » et ce, même si celui-ci n’assure pas des conditions économiquement viables.

Répartition du nombre de licences LTI et LC (*) à l’échelle de la Martinique par EPCI.

Une licence équivaut à un véhicule, les licences de transport intérieur (LTI) sont réservées aux véhicules de transport de moins de 3,5t pouvant monter à 6t de charge utile. Les licences de transport communautaire (LC) sont réservées aux autres véhicules de transport supérieur à 3,5t.

La majorité des licences, qu’elles soient de type LTI ou LC sont situées dans la Communauté d’Agglomération Centre Martinique.

Source : Base DEAL, décembre 2023 – Traitement Groupe Elan

Source : Base DEAL, décembre 2023 – Traitement Groupe Élan

DES INDICATEURS CLÉS À SUIVRE

  • Taux d’adoption de véhicules à énergies renouvelables
  • Evolution des émissions de CO2 du secteur, en comparaison avec les objectifs de la PPE
  • Niveau de digitalisation des entreprises (utilisation des TMS, système de suivi, etc.)
  • Nombre de professionnels formés aux nouvelles technologies et aux pratiques durables
  • Nombre de projets collaboratifs et de partenariats stratégiques établis
  • Satisfaction des clients et des partenaires en matière de services et de performance environnementale

Les dynamiques économiques sur le territoire ainsi que les travaux de l’AFD permettent d’appuyer un modèle prospectif sur deux scénarios à partir de 2030 comme année pivot.

Un rapport de l’AFD paru en aout 2023 « convergence économique au prix de déséquilibres croissants – Trajectoires économiques comparés des DOM, des régions de l’Hexagone et des autres RUP » a mis en lumière une trajectoire de croissance à long-terme par le biais d’une modélisation pour la Martinique qui annonce une contraction du PIB de 0,4% et une décroissance démographique de 0,9% chaque année.

Une croissance tendancielle du PIB en Martinique de +0,91% par an.

Une décroissance de la population en accord avec les différentes projections de l’INSEE et de l’AFD.

Une croissance tendancielle moyenne de +1,18% an du PIB/habitant qui démontre un accroissement du niveau de vie des martiniquais avec un phénomène de rattrapage par rapport au niveau de vie métropolitain induisant un accroissement de la consommation sur le territoire.

Sources : INSEE/AFD – traitement Groupe ELAN