Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Du champ à l'assiette

Equipe Genially IPR

Created on April 23, 2025

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Project Roadmap Timeline

Step-by-Step Timeline: How to Develop an Idea

Artificial Intelligence History Timeline

3D Corporate Reporting

Discover Your AI Assistant

Vision Board

SWOT Challenge: Classify Key Factors

Transcript

Du champ à l'assiette

Comprendre le système alimentaire francilien

Consommation

Distribution

Production

Transformation

Les politiques alimentaires

Ça bouge en Île-de-France !

Logistique

Le territoire francilien

Conception - Réalisation : L. de Biasi ; P. Guery ; C. Mauclair ; L. Pigato ; C. Ropital / L'Institut Paris Region ©L'Institut Paris Region 2025 ; Réalisé à partir des ressources Macrovector / Freepik

table des matières

les politiques alimentaires

Lois et programmes

La politique nationale de l’alimentation se construit à partir de 2010, avec 3 lois Alimentation : - 2010 : Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche - 2014 : Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la pêche - 2018 : Loi EGALIM

La politique nationale de l’alimentation : des politiques aux enjeux de transversalité et de durabilité À l’échelle nationale, la politique de l’alimentation a pour finalité « d’assurer à la population l’accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante, produite dans des conditions économiquement et socialement acceptables par tous, favorisant l’emploi, la protection de l’environnement et des paysages et contribuant à l’atténuation et à l’adaptation aux effets du changement climatique ».

CRALIM

Loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche

Loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et de la pêche

Loi Climat et Résilience

les lois

1ère Loi EGalim

2010

2014

2018

2020

2021

2019

2026

PNA 3

PNA 2

PNA 1Programme national pour l'alimentation

Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)

Plan "France relance"

les principauxprogrammes

Projets alimentaires territoriaux (PAT)

Vers les Enjeux croisés

les politiques alimentaires

Enjeux croisés

L’alimentation, un enjeu à la croisée de différentes politiques publiques Les défis pour une accessibilité à une alimentation saine, durable et de qualité, relèvent de politiques et programmes relatifs à la préservation de la santé, à l’environnement et à la transition agro-écologique, et en synergie avec la politique nationale de l’alimentation. Cette vision de l’alimentation systémique, transversale et en cohérence avec les schémas structurants existants, ainsi qu’en lien avec tous les acteurs locaux, suit les grandes orientations de la SNANC.

Actu 2024 : le PRSE4 en action
santé
Actu 2024 Action VITALIM
PRSE
Mieux Manger Pour Tous
cohésion sociale
envi- ronnement
alimentation
Pactes et contrats locaux de solidarité
Actu 2024: la COP Alim
Planification écologique
transition agro- écologique
Actions prioritaires
Actu 2024 : les PAT

© L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Zoom sur la MISAL

Retour sur Lois et programmes

Le territoire francilien

L'Île-de-Franceen cartes et infographies

© L’INSTITUT PARIS REGION - 2025 Sources : L’Institut Paris Region ; Insee/RP; Pôle emploi, Dares ; Douanes ; Choose Paris Region / Business France ; MESR ; Aéroports de Paris (dernières données disponibles au 30.05.2025)

production

Zoom sur...

les surfaces agricoles, les exploitations, les productions

• Terres agricoles = 47,5 % de la superficie régionale • 564 000 ha de Surface agricole utilisée (SAU) en 2020 • 4 425 exploitations en 2020 dont 671 exploitations Bio sur près de 38 500 ha (2024) • Plus de 1 600 sites d’agriculture urbaine

l'agriculture biologique

l'agriculture urbaine

production

L’Orientation technico économiquedes exploitations

Chiffres-clés

L'évolution des surfacesagricoles et du nombre d'exploitations

entre 1970 et 2020 • -12 % de SAU • -69 % d' exploitations

Surfaces agricoles, exploitations et productions

en 2020 • emploi : 13 000 actifs • PBS (k€) 872 336 • 40 % d'exploitations individuelles

Les caractéristiques des exploitations

Les productions franciliennes

production

Les OTEX

La prédominance des grandes cultures impacte largement la configuration des OTEX (orientations technico- économiques) en Île-de-France : L’OTEX grandes cultures (céréales et/ou oléoprotéagineux, autres grandes cultures) représente en effet :

  • 92 % de la SAU
  • 79 % du nombre d’exploitations
  • 76 % de la production brute standard

4 097 exploitations

SAU : 642 581 ha 14 097 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 46 ha

642 581 ha

1970

1988

1979

2000

2020

2010

Entre 1970 et 2020, la région a connu une baisse de 12 % de sa SAU et de 69 % de son nombre d'exploitations.

Surface moyenne par exploitaion : 53 ha

SAU : 642 200 ha 11 689 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 53 ha

11 689 exploitations

614 200 ha

1970

1988

1979

2000

2020

2010

Entre 1979 et 2020, la région a connu une baisse de 8 % de sa SAU et de 62 % de son nombre d'exploitations.

Surface moyenne par exploitaion : 62 ha

SAU : 595 040 ha 9 674 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 62 ha

595 040 ha

9 674 exploitations

1970

1988

1979

2000

2020

2010

Entre 1988 et 2020, la région a connu une baisse de 5 % de sa SAU et de 54 % de son nombre d'exploitations.

Surface moyenne par exploitaion : 89 ha

SAU : 583 046 ha 6 538 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 89 ha

583 246 ha

6 538 exploitations

1970

1988

1979

2000

2020

2010

Entre 2000 et 2020, la région a connu une baisse de 3 % de sa SAU et de 32 % de son nombre d'exploitations.

Surface moyenne par exploitaion : 113 ha

SAU : 568 836 ha 5 026 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 113 ha

568 836 ha

5 026 exploitations

1970

1988

1979

2000

2020

2010

Entre 2010 et 2020, la région a connu une baisse de 0,9 % de sa SAU et de 12 % de son nombre d'exploitations.

Surface moyenne par exploitaion : 127 ha

SAU : 564 027 ha 4 425 exploitations Surface moyenne par exploitaion : 127 ha

564 027 ha

1970

1988

1979

2000

2020

2010

4 425 exploitations

Malgré son caractère fortement urbanisé, l'Île-de-France conserve une activité agricole significative avec, en 2020, 564 000 ha de Surface agricole utile (SAU) sur 4 425 exploitations. La SAU est variable selon les territoires. Elle se concentre principalement en grande couronne. Confrontée à de forts enjeux d’artificialisation, la région a perdu plus des 2/3 de ses exploitations et 12% de sa SAU en 50 ans. Toutefois, cette tendance est moins forte que par le passé. Entre 2010 et 2020, la SAU a ainsi baissé de 0,9 % (contre 2,5 % entre 2000 et 2010) et le nombre d’exploitations de 12 % (contre 23 % entre 2000 et 2010). La SAU diminuant moins vite que le nombre d’exploitations, il en résulte une augmentation de la superficie moyenne par exploitation. La préservation des terres agricoles ainsi que le renouvellement des générations sont des enjeux cruciaux, particulièrement forts en Île-de-France.

production

Les caractéristiques des exploitations

  • L’Île-de-France se distingue par des exploitations de grande taille économique. Celles-ci cultivent désormais 48 % de la SAU régionale en 2020, contre 40 % en 2010.
  • En corrélation avec l’augmentation de leur taille, les exploitations changent aussi de forme : les formes sociétaires sont de plus en plus représentées, au détriment des exploitations individuelles, ces dernières représentant 40 % des exploitations.
  • L’agriculture francilienne emploie près de 13 000 actifs en 2020 (8157 ETP, soit -9 % par rapport à 2010).
  • Les caractéristiques de la population active agricole sont également en évolution : la main d’œuvre familiale décline largement (-45 % entre 2020 et 2010).
  • La pyramide des âges des chefs d’exploitation et coexploitants évolue : les moins de 40 ans et plus de 60 ans étant proportionnellement plus représentés en 2020 qu’en 2010 au détriment des classes d’âge intermédiaires. La part des femmes cheffes d’exploitation ou coexploitantes (en nombre d’actifs) est stable entre 2010 et 2020 (24,9 % et 24,4 %).

production

Les productions franciliennes

  • Les grandes cultures occupent une part majoritaire des productions en Île-de-France.
  • Largement représentées en Seine-et-Marne et en Essonne, ces dernières sont de manière générale présentes sur l’ensemble de la grande couronne.
  • On observe néanmoins une diversification des productions avec la présence notamment de productions maraîchères, fruitières, horticoles, laitières ou encore des produits d'élevage (bovins, ovins, avicoles).
  • Celles-ci participent de plus en plus du renforcement des circuits-courts et des démarches de qualité.
  • À noter que malgré son visage urbain plus marqué, la petite couronne compte aussi des productions, bien que sur des surfaces agricoles beaucoup plus restreintes et en nombre limité.

Zoom sur...

Les grandes cultures

Les fruits et légumes

Les élevages

Les signes de qualité et d’origine

production

Podium des cultures franciliennes(en quintaux produits)

Les grandes cultures

Les grandes cultures (Betterave sucrière, Blé tendre, Orge, Maïs, Colza) représentent la majorité des productions et de la SAU francilienne. En termes de production, la betterave sucrière occupe la première place à l’échelle régionale alors que le blé tendre se positionne au 2e rang (données 2023). Suivent respectivement l’orge, le maïs et le colza. Sur le territoire, les grandes cultures occupent une part significative du territoire (84 % de la SAU en Île-de-France) et confèrent à l’Île-de-France un rôle économique important au regard de la valeur de sa production céréalière. La production francilienne de céréales et oléo-protéagineux en 2024 s’élève à 2.651 Mt. Elle reste soumise à de fortes fluctuations au regard des conditions climatiques (-19 % en 2024 par rapport à 2023).

Maïs

Colza

Orge

Blé tendre

Betterave sucrière

Source : Agreste, Statistique agricole annuelle 2023 © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

production

Les fruits et légumes

Source : Statistique agricole annuelle 2023 © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Top 10 des productions légumières(surface en ha)

Laitues Oignons Petits pois Haricots verts Choux Epinards Persil Carottes Radis

Potironscourges...

Source : Statistique agricole annuelle 2023 © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Top 10 des productions fruitières(surface en ha)

PommesPoires Noisettes Cerises Prunes

Le dynamisme agricole de l’Île-de-France se manifeste également à travers ses cultures spécialisées (maraîchage, horticulture…). Ces productions sont diverses et concernent principalement, en termes de surface la culture de salades, haricots verts, oignons, pommes et poires de table…. Bien que non majoritaire, ces dernières représentent un patrimoine agricole précieux et un atout pour l'économie locale. L’Île-de-France est ainsi la première région pour la production de cresson et de persil (données 2023).

production

Production de lait de vache en 2023(en milliers de têtes)

Source : Agreste - Enquête annuelle laitière © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

31 819 000 litres de lait

2 414 tonnes de fromage

L'élevage

Cheptel Effectifs (en nombre de têtes) de 2010 à 2024

Source : Agreste, Statistique agricole annuelle © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Production de volailles en 2023(en milliers de têtes)

Au regard des autres régions françaises, l’élevage a une place très faible en Île-de-France. Il est toutefois présent dans l’ensemble de la grande couronne, principalement en Seine-et-Marne. Les filières sont diversifiées :

  • élevage bovin (vaches laitières -pour une production de lait et la fabrication de fromages- et vaches allaitantes -pour la viande), qui constitue la principale production animale de la région.
  • élevage ovin
  • élevage de volailles
  • élevage de porcins
  • équidés.
La production présente une tendance à la baisse, notamment en ce qui concerne la viande bovine (4 116 t en 2023 contre 4 445 t en 2022).

2 106 poulets

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Production d'œufs en 2023

1 00 9 000 poules pondeuses

37 000poules pondeuses

274 498 000 œufs

5 388 000 œufs

Œufs de consommation

Œufs à couver

Source : Agreste, Statistique agricole annuelle - © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

532 coqs et poules de réforme

38 pintades

29 autres

production

Les évolutionssur 25 ans

En Île-de-France, 671 exploitations engagées en bio (15,2 % des exploitations) 38 484 ha cultivés en bio ou en conversion*

Où cultive-t-onen bio ?

l'agriculture biologique

* Source : GAB îdf, 2025 (données au 31/12/2024)

Quelles sontles productions bio ?

production

L'agriculture urbaine : c'est quoi ?

En Île-de-France, plus de 1 600 sites d'agriculture urbaine dont : - 1 320 jardins collectifs (jardins partagés et familiaux) sur plus de 800 ha* - Plus de 300 sites d’agriculture urbaine professionnelle** (196 fermes urbaines participatives et 110 fermes urbaines spécialisées)

Formes et fonctions de l'agriculture urbaine

l'agriculture urbaine

Où sont les sites d'agriculture urbaine ?

Sources : * Institut Paris Région 2020** Institut Paris Région / Association Française d’Agriculture Urbaine Professionnelle 2025

transformation

les emplois

Zoom sur...

En cours de développement, revenez plus tard... En attendant :

les filières

la productivité économique

Memento de la statistique agricole - Île-de-France 2024

Les industries agroalimentaires en Île-de-France

les grands canaux de distribution

distribution

Zoom sur...

La distribution alimentaire se répartit en différents canaux de distribution ayant des fonctionnements et des logiques propres. En Île-de-France, on compte,

  • près de 4000 points de vente de la grande distribution
  • 26 500 commerces et entreprises alimentaires,
  • 34 000 cafés/restaurants,
  • 14 000 lieux de préparation et de consommation de repas en restauration collective.
Les filières courtes de proximité jouent également un rôle important en termes de valorisation des productions locales : 985 agriculteurs commercialisent leurs produits en circuits courts. Le Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, 1er marché de gros de produits frais au monde, est un rouage indispensable à nombre de ces acteurs.

le MIN

les filières courtes de proximité

distribution

La grande distribution

Les commerces

En France, la consommation alimentaire globale en 2024 (à domicile et hors domicile) est toujours dominée par la grande distribution malgré une baisse enregistrée. 54,5 % de dépenses alimentaires en grandes et moyennes surfaces (contre 57,5 % en 2019). 23,5 % en restauration (contre 24,6 % en 2019). Ces évolutions se font au profit des commerces traditionnels ainsi que des spécialistes alimentaires (comme Grand frais ou Fresh). Le e-commerce alimentaire enregistre également une forte croissance.

les grands canaux de distribution

Source : Institut Circana

La restauration collective

En Île-de-France les statistiques antérieures (Insee) et les enquêtes concernant les pratiques alimentaires montrent également une prédominance de la grande distribution pour les achats alimentaires, mais une fréquentation plus importante des autres circuits.

La restauration commerciale

Source : Institut Circana

distribution

La grande distribution

Les différents types de magasins de grande distribution alimentaire

L’Île-de-France compte 4 000 magasins de grande distribution alimentaire avec une prédominance de petits formats

1 970 1 101 366 340 238

Magasins de proximité (supérettes et petits libres-services) Supermarchés Supermarchés à dominante de marques propres (Hard discount) Drives Hypermarchés

Sources : Nielsen, Trade dimension et LSA, commerce

Et le bio ?

Nombre d'entreprises en 2022, et évolution depuis 2017

distribution

Boulangeries

les commerces

Charcuteries

(commerces et traiteurs)

L’Île-de-France compte 26 500 commerces de bouche et entreprises artisanales alimentaires (en 2022) dont :

4 836 +8 % en 5 ans

6 054 + 23 % en 5 ans

6 400 5 900 12 300 1 200

Boucheries, charcuteries, poissonneries Boulangeries, pâtisseries, Cavistes, bio, épiceries, fromagers, primeurs Petites industries alimentaires

Pâtisseries

Boucheries

812 + 42 % en 5 ans

Source : INSEE. Nombre total d’entreprises artisanales, commerciales et libérales. Dénombrement des entreprises au 31/12/2022.

Poissonneries

(détail)

La crise Covid et l’inflation ont impacté ces secteurs, avec des évolutions contrastées selon le secteur d’activité. Au niveau national, après une baisse d’activité en volume en 2022 et 2023 pour les détaillants alimentaires spécialisés la tendance repart à la hausse en 2024. La CGAD observe toutefois une diminution de la fréquentation des petits commerces même si les consommateurs en conservent une image très positive.

2 109 - 4 % en 5 ans

251 + 2,4 % en 5 ans

Source : www.observatoire-metiers-alimentation.frInsee, Dénombrement des entreprises au 31/12. © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

distribution

La restauration commerciale

L’Île-de-France compte

  • 28 000 restaurants :
- 17 395 restaurants traditionnels- 11 140 lieux de restauration rapide
  • 5 247 cafés
  • 45 % des cafés/restaurants sont situés à Paris

Ce secteur est l’un des plus affectés par la Crise Covid. La reprise a été difficile (augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, problèmes de recrutement, …) avec de nombreuses défaillances suite à l’arrêt des aides publiques.

Pexels.com

distribution

La restauration collective

677 millions de repas servis chaque année en restauration collective en Île-de-France, 49 % en milieu scolaire et 23 % en milieu médico-social. Il existe trois modes d’organisation de la restauration collective :

  • la gestion directe,
  • la gestion concédée ou déléguée à un prestataire privé ou public
  • et l'achat de repas.

Focus sur l’étude Ehpad

L’Île-de-France mobilisée

La restauration collective est un secteur à enjeu en matière de transition écologique et d’accessibilité à une alimentaire saine, de qualité et durable. De nombreux défis (juridiques, budgétaires, organisationnels) restent à relever. Pour cela, deux grands leviers ont été identifiés : les lois EGalim et Climat et Résilience, ainsi que les Projets Alimentaires Territoriaux. Les orientations définies dans la SNANC et la feuille de route de la COP Alimentation, déclinaison territoriale de la planification écologique, fixent, à cet effet, le cadre d’intervention des actions initiées.

EGalim en Île-de-France

Focus sur les restaurants inter administratifs

distribution

Les filières courtres de proximité

  • En Île-de-France, une vingtaine de formes différentes de filières courtes et de proximité coexistent, reliant producteurs et consommateurs franciliens, en vente directe ou par l'intermédiaire d'un ou de quelques acteurs.
  • Ces filières courtes se caractérisent par une grande diversité de circuits de commercialisation : vente à la ferme, marchés, cueillettes, paniers ou encore par le biais d’un commerçant, d’un restaurateur, dans une grande surface ou dans la restauration collective…
  • Ces dernières années les sites ou plateformes pour les particuliers mais aussi pour les professionnels de la restauration ou de la grande distribution se sont beaucoup développés. Le MIN de Rungis, avec ses grossistes et son carreau des producteurs, des plateformes physiques (Approv’halles…) et virtuelles (Agoralim direct…) font aussi partie de cet écosystème.
  • Ces filières démontrent une grande adaptabilité et une capacité d'innovation, remarquable à tous les niveaux : mode de production, transformation, commercialisation, logistique, etc. « Boostées » au moment de la crise Covid (soutien aux producteurs locaux, plus de temps pour cuisiner…) ces filières ont toutefois été impactées par le « retour à la vie normale » et la période d’inflation qui a suivi.

Panorama des filières courtes de proximité

Zoom sur les circuits courts

distribution

Les filières courtres de proximité

distribution

Les circuits courts

Un circuit court est défini comme un circuit de vente directe au consommateur final ou avec un seul intermédiaire entre l'exploitation agricole et le consommateur final. La distance géographique entre l’exploitation agricole et le consommateur final n’entre pas en considération.

Parmi les 1 583 exploitations agricoles franciliennes situées dans l’aire d’un PAT, 25 % vendent en circuit court, soit légèrement plus que la part observée au niveau régional (22 %).

Source : Agreste - Recensement agricole 2020

distribution

Arrivages de produits alimentaires sur le marché physique en 2023 (en tonnes)

Le MIN

Le Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis, le plus important marché de gros de produits frais au monde En approvisionnant détaillants, marchés forains et aussi restaurateurs et grande distribution, le MIN de Rungis, joue un rôle prépondérant dans l’alimentation des Franciliens en produits frais. C’est un atout stratégique en termes d’approvisionnement et aussi en termes d’emplois et de rayonnement. 1 232 entreprises et 13 033 effectifs employés. 55 % des établissements franciliens de commerce de gros alimentaire. 65 % des acheteurs implantés en Île-de-France. Le MIN approvisionne aussi d’autres régions et même d’autres pays. Le MIN connaît une évolution avec un développement de la transformation des produits et des services (livraisons, etc.) ainsi qu’une diversification vers des activités logistiques.

Source : Rungis Rapport annuel 2023 © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Le Carreau des producteurs Depuis 2004, un espace est dédié aux producteurs d’Île-de-France qui vendent en direct aux acheteurs du Marché. 39 producteurs, 9 400 t. (Semmaris 2023) Un pavillon de la souveraineté alimentaire devrait par ailleurs voir le jour fin 2025 – début 2026. Son ambition est de mettre en lumière les produits du « bien manger à la française ».

L. de Biasi ; C. Mauclair / IPR

Source : Rapport d’activité MIN Rungis 2023

consommation

Zoom sur...

les attentes et pratiques alimentaires

Un contexte multicrise qui impacte particulièrement le secteur alimentaire Ces dernières décennies, diverses tensions et crises (changement climatique, érosion de la biodiversité, crises alimentaires, émeutes de la faim, …) et en réaction l’envie d’agir, d’être acteurs de sa consommation ont fait émerger des attentes et des pratiques en lien avec l’environnement et la santé favorables au développement du local, du bio, de la végétalisation de l’alimentation. La crise Covid a momentanément renforcé ces tendances. Mais le retour à un rythme de vie « normal » après les confinements et l’entremêlement de plusieurs crises ont rebattu les cartes : tensions géopolitiques (Ukraine, USA), crise énergétique (coût de l’électricité, du pétrole, des engrais…), inflation avec une forte augmentation des prix de l’alimentation. Le ralentissement de l’inflation (après le pic de 2022) permet de desserrer un peu la contrainte budgétaire des ménages mais loin d’un retour à la situation d’avant Covid. Les Franciliens sont impactés avec des tendances encore plus affirmées que les Français en termes d’environnement mais aussi de prix . Ces tendances sont le reflet de la disparité des profils :

  • un niveau de vie médian plus élevé, plus de cadres, de professions libérales et de professions intellectuelles supérieures,
  • un taux de pauvreté plus important que la moyenne nationale.

la précarité alimentaire

consommation

Les attentes et pratiques alimentaires

Un flexitarisme budgétaire

Quid des lieux d’achat ?

Une sensibilité au prix

Les pratiques alimentaires : ce qui bouge

Les attentes

Des pratiques à bénéfice environnemental en recul…

L’ impact du télétravail

... et le local tire son épingle du jeu

Zoom sur le e-commerce

… mais une consommation bio qui tente de résister...

consommation

Spécificités franciliennes et facteurs de risques

La précarité alimentaire

la précarité alimentaire

La précarité alimentaire prend en compte plusieurs facteurs économiques, socioculturels et politiques en lien avec l’insécurité alimentaire résultante. Le niveau de revenus, la structure du ménage, le lieu d’habitation, la catégorie d’emploi, le niveau d’étude sont à prendre en considération. Différents enjeux sont abordés dans les questions de précarité alimentaire notamment celui du lien social.

Des territoires plus ou moins concernés

Une situation préoccupante en Île-de-France

  • 14,5 % des ménages franciliens sont en insécurité alimentaire, contre 12 % au niveau national.
  • 1 090 sites de distribution alimentaire dont
  • 200 000 nuités en hébergement
dont 50 000 en hôtel social

Zoom sur l’aide alimentaire

consommation

56 % des recourants sont des femmes. Par rapport aux hommes, elles sont plus nombreuses à avoir des enfants à charge

L'aide alimentaire

63 % des recourants sont inactifs et 22 % au chômage

Des territoires plus ou moins concernés

Quel est le profil des recourants franciliens à l’aide alimentaire ?

Le recours à l'aide alimentaire a augmenté. Le COCOLUPA (comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire) a recensé près de 7 millions de bénéficiaires en France en 2020. Le nombre de personnes y ayant recours a été multiplié par trois en dix ans, avec une augmentation notable pendant la crise sanitaire liée à la Covid-19. L’offre d’aide alimentaire prend des formes variées au sein de la région : 1 090 sites de distribution alimentaire recensés en Île-de-France (2022)

  • 500 sites de distribution de repas uniquement,
  • 380 sites de distribution de colis ou paniers repas,
  • 130 épiceries sociales et
  • 80 sites proposant plusieurs types d’aide à la fois

67 % des recourants sont des personnes immigrées alors qu’elles ne représentent que 20 % de la population régionale

Les personnes de 65 ans et plus sont surreprésentées parmi les recourants par rapport à la moyenne nationale (13 % vs 10 %), et ce, malgré le fait que l’Île-de-France soit une région jeune.

Spécificités franciliennes et facteurs de risques

Source : Etude INSEE 2021© L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Sites d’aide alimentaire et distance au point de distribution le plus proche

Politiques publiques et dispositifs franciliens mis en œuvre

logistique

Zoom sur...

l’origine des flux

La logistique est un élément clé du système alimentaire francilien. Elle consiste à mettre à disposition le bon produit, au bon endroit, au bon moment dans les quantités demandées et à coût maitrisé. Activité transversale, elle lie ainsi chaque maillon du producteur au consommateur. La diversité des produits alimentaires (nature, origine, volume, valeur, …) et des modes de distribution se traduit par des schémas logistiques variés. Elle couvre activités, métiers, processus, réseaux, outils, qui permettent d’assurer le flux physique des produits alimentaires et le flux d’informations. Les interfaces telles que les ports maritimes pour les flux monde et les plateformes logistiques, les modes de transport adaptés au marché desservi constituent les supports de ses flux.

l’organisation logistique

90 % des flux de marchandises – tous produits confondus- en Île-de-France sont assurés par le mode routier.* 660 km : C’est la distance moyenne d’approvisionnement des produits alimentaires qui nourrissent la région Île-de-France**

* Ofelif 2023**Source : G Billen et al. 2011, Piren-Seine

logistique

du monde

L'origine des flux de produits alimentaires

D'où viennent les produits ?

La cartographie des flux alimentaires entrant en Île-de-France révèle 3 fonctions couvertes par ces territoires nourriciers : rôle de production, de transformation et d’interface logistique. Ainsi : • 77 % des importations en valeur monétaire viennent du continent européen dont 88 % sont issues de l’Union Européenne • 84 % des flux en tonnes, provenant de France métropolitaine sont issues des régions situées au nord de la Loire Même constat pour les territoires recevant ces flux : • Plus de la moitié des importations en valeur arrivent dans le Val de Marne, loin devant la Seine-et-Marne

de France métropolitaine

L'Essonne, la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne jouent un rôle clé dans la distribution des produits alimentaires, en raison de la présence de bases logistiques de la grande distribution et du MIN.

d'Île-de-France

Source : Douanes 2023, SDES 2022, traitement Institut Paris Region 2024

logistique

l’organisation logistique

les grossistes

Zoom sur la logistique et...

  • L’organisation des flux de transport du champ à l’assiette dépend des schémas de référencement des distributeurs.
  • Ils s’adaptent autant que possible aux spécificités des territoires. La taille et la densité de l’agglomération parisienne influencent les organisations logistiques en allongeant les temps de transport, même sur de courtes distances.
  • Quoi qu’il en soit, la filière logistique est structurée, maîtrisée et rôdée pour les volumes conséquents, réguliers qui transitent par le réseau de plateformes gérés par la grande distribution, les grossistes ou les prestataires.
  • Pour les volumes limités, irréguliers, diversifiés au départ des lieux de production – les « premiers mètres », ou des points de vente en centre-ville - les « derniers mètres », les organisations sont multiples, mouvantes. Le modèle économique et organisationnel n’est pas stabilisé.
  • La logistique est amenée à évoluer et à se structurer si l’offre et la demande locales viennent à se développer dans des proportions différentes de celles constatées aujourd’hui. Elle se combinera au réseau logistique actuel rôdé et structuré autour des flux de masse.

la grande distribution

Et demain ?

les filières courtes

Source : CGF ; L'Institut Paris Region

Zoom sur des projets soutenus dans le cadre du Plan de relance

Au titre de la mesure 12 « Alimentation locale et solidaire » Fromaville est une entreprise de transformation laitière créée en janvier 2021 à Saint-Ouen. L’objectif est de fabriquer des produits laitiers (fromages et produits frais) bios et artisanaux en ville de manière responsable et durable, avec du lait collecté dans un rayon de 100 km chez deux fermes partenaires. Ces produits sont vendus directement dans la boutique attenante à l’atelier aux habitants de Saint-Ouen. Ils sont également disponibles auprès d’AMAP du 93, d’épiceries Bios ou certains crémiers. Les enjeux sont de réduire l’empreinte carbone liée à la consommation de produits laitiers, favoriser le circuit court, et améliorer la rémunération des éleveurs.

Au titre de la mesure 13 « Projets alimentaires territoriaux »Le PAT de la plaine aux plateaux (91 et 78) est l’un des plus anciens d’Île-de-France. Le projet est porté par Terre et Cité et regroupe 3 EPCI et 3 territoires agri-urbains, dont les périmètres se chevauchent en partie : les Communautés d’Agglomérations de Paris-Saclay (CPS), Versailles Grand Parc (VGP) et Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) et les territoires agri-urbains du Triangle Vert, Plateau de Saclay et de la Plaine de Versailles. Le territoire du PAT couvre ainsi 77 communes, à cheval sur les départements de l'Essonne et des Yvelines.Ce territoire a la particularité de réunir des petites régions agricoles productives sur les plaines et plateaux et d’importants bassins de consommation urbains dans les vallées. Le territoire compte environ 200 exploitations diverses de par leurs tailles, leurs productions, leurs modes de culture et de commercialisation. On y constate une forte présence de fermes céréalières historiques mais aussi une dynamique de diversification et d’installation. Labellisé niveau 1 en 2021, ce PAT est désormais labellisé niveau 2.

PACTES ET CONTRATS LOCAUX DES SOLIDARITES

Quelques exemples de mesures actuelles, comprises dans le Pacte des solidarités : • Mise à disposition de petits-déjeuners gratuits dans les écoles localisées dans des territoires prioritaires, • Développement du programme Mieux Manger pour Tous qui promeut l’accès à une alimentation durable et saine, • Prolongation du dispositif Cantine à 1 euro dans les communes et intercommunalités rurales fragiles : 933 communes éligibles en IDF, taux de mise en œuvre d’environ 15 %.

Le Pacte des solidarités 2024 – 2027 succède à la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté 2017 - 2022. Il est organisé en 4 axes : • Prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l'enfance • Amplifier la politique d'accès à l'emploi pour tous • Lutter contre la grande exclusion grâce à l'accès aux droits • Construire une transition écologique et solidaire Il existe trois niveaux pour mettre en œuvre le Pacte des solidarités : • 25 mesures concrètes à l’échelle nationale, • Des contrats locaux entre l’Etat et la collectivité (CLS, CIE, CDPPE…) , • Les Pactes Locaux des Solidarités conclus avec les acteurs engagés.

Pour en savoir plus :

https://solidarites.gouv.fr/le-pacte-des-solidarites-lutter-contre-la-pauvrete-la-racine

Les spécificités franciliennes et …
les facteurs de risques

Source : Etude ALISIRS 2010 (Île-de-France)

les Territoires concernés

En petite couronne, les départements de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, concentrent les populations les plus exposées. Au sein de la grande couronne, celles-ci se concentrent principalement dans le sud du Val-d’Oise, le nord des Yvelines. D’une manière générale le risque est important dans les grandes villes mais aussi présent aussi dans les zones rurales.

Part des exploitations vendant en Circuits Courts selon leur spécialisation

Source : Agreste - Recensement agricole 2020

Type de visuel

textecarte graphique tableau infographie photo vidéo

Lieux d’achats

Part de consommateurs (en %) qui fréquenteau moins une fois / mois

en France en IDF

En France, comme en Île-de-France, la grande distribution est toujours le canal de distribution alimentaire principal. Les consommateurs franciliens s'orientent davantage vers les commerces spécialisés, les commerces bio et les commerces de produits surgelés. Cette différence s’explique probablement par une offre plus développée et des revenus plus élevés dans la région. Toutefois, une baisse de la fréquentation des petits commerces est soulignée par la CGAD en 2024, à rebours de la tendance observée ces dernières années. Malgré le desserrement de l’inflation, les Français restent inquiets pour leur pouvoir d’achat et leur fréquentation des petits commerces s’en ressent. Ils en conservent cependant une image positive et restent attachés à leur proximité.

un hypermarché un supermarché un magasin spécialisé un magasin de surgelés un magasin bio un magasin discount un circuit de VD

© L'Institut Paris RegionSources : CRÉDOC 2023, enquête CAF et CAF focus Île-de-France

Plan "France relance"

Face à l’ampleur de la crise provoquée par la pandémie de la COVID-19, les 27 États membres de l’Union Européenne se sont accordés, lors du Conseil européen de juillet 2020, sur un plan de relance historique de 750 milliards d’euros. Annoncé en septembre 2020 par le Président de la République, le plan de relance français est doté de 100 milliards d’euros. Le plan de relance s’appuie sur trois grands volets : écologie, compétitivité et cohésion. Les secteurs de l’agriculture, l’alimentation et la forêt sont dotés de 1,2 milliards via le financement d’actions dans plusieurs domaines : accélération de la transformation du secteur agricole (bio, haute valeur environnementale, circuits courts, projets alimentaires territoriaux), indépendance protéinique, modernisation des abattoirs, (développement des agro-équipements dans l’agriculture, alimentation favorable à la santé, etc.). Parmi les appels à projets mis en œuvre dans le cadre du Plan de relance, deux concernent plus particulièrement l'alimentation : • La mesure 12 : Alimentation locale et solidaire • La mesure 13 : Les projets alimentaires territoriaux

Loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentaion et de la pêche

La Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 a pour objectif d'engager la transition agroécologique des territoires, tout en tenant compte des enjeux de performance économique, sociaux et de respect de l’environnement.

Pour en prendre connaissance : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000029573022

Les OTEX dominées par les grandes cultures

79 % des exploitations agricoles franciliennes sont spécialisées dans les grandes cultures (céréales, oléoprotéagineux, etc.), contre 76% en 2010.Cela se traduit par des résultats économiques élevés pour ces exploitations, qui se répartissent en deux catégories : celles spécialisées en céréales/oléo-protéagineux (bien que majoritaires - 60 % des exploitations – ces dernières voient leur nombre reculer), et celles spécialisées en autres grandes cultures (betteraves sucrières, légumes de plein champ, plantes à fibre, etc.).Toutefois, d'autres OTEX sont également présentes en Île-de-France, mais avec une part beaucoup plus faible. Cela inclut la polyculture et le polyélevage, qui regroupent les exploitations sans spécialisation prédominante ; les fleurs et l'horticulture ; les élevages (bovins, ovins, caprins, porcins, volailles) mais ces activités sont moins développées par rapport à d'autres régions françaises ; la viticulture (présente mais très minoritaire); les légumes et les champignons, l'arboriculture fruitière.Hors grandes cultures, le nombre d’exploitations diminue pour l’ensemble des orientations technico-économiques, exceptées les exploitations non classées, celles en viticultures et celles de légumes et de champignons..

CRALIM

Afin d’assurer la mise en œuvre du programme national de l’alimentation (PNA), le Comité Régional de l’Alimentation (CRALIM) a été institué par la loi Egalim promulguée le 30 octobre 2018. Présidé par le Préfet de région, le CRALIM est notamment chargé de la concertation sur l’approvisionnement de la restauration collective pour faciliter l’atteinte des seuils fixés par la loi EGAlim. La composition du CRALIM d’Île-de-France a été mise à jour par l’arrêté 2022-11-23-00001 du Préfet d’Île-de-France, le 23 novembre 2022. Ce comité réunit, au moins une fois par an, l’ensemble des acteurs de la filière, de l’amont à aval, et les consommateurs. Il est ainsi composé de représentants des services de l’État en région, des collectivités territoriales, des établissements publics, des chambres consulaires, des organisations professionnelles des secteurs agricole, agroalimentaire et alimentaire et d’associations œuvrant dans le domaine de l’alimentation.

Pour prendre connaisance du dernier CRALIM en IDF: https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/comite-regional-de-l-alimentation-cralim-r217.html

Loi "Climat et résilience"

Les dispositions en matière de restauration collective sont complétées par la loi dite Climat et résilience.

Plus de produits de qualité et durables dans nos assiettes

Pour lire le document

Ces dispositions constituent depuis 2023 l’une des politiques prioritaires du Gouvernement. La mesure 10 « mieux se nourrir » du plan de transformation écologique de l'État pour des services publics écoresponsables (SPE) vise à « promouvoir une alimentation plus respectueuse de l’environnement, en développant l’offre végétarienne et l’achat de produits issus de l’agriculture biologique, de qualité ou durable et en réduisant le gaspillage alimentaire ».

© L’INSTITUT PARIS REGION 2025 - Sources : L’Institut Paris Region

Répartition par mode de gestion (en %)
677 millions de repas annuels

Source : « cantines responsables » © L’INSTITUT PARIS REGION 2025

Pour la gestion déléguée et achats de repas, les clauses techniques et administratives prévues encadrent la réalisation du marché. Elles exigent de la part de la collectivité publique un suivi permanent de la délégation ou du marché et de leurs performances, pour peu qu’elles aient été prévues dans les documents contractuels. Ces dispositions sont essentielles pour suivre et contrôler les enjeux qualitatifs définis.

Les spécificités franciliennes et …
les facteurs de risques

Source : Etude ALISIRS 2010 (Île-de-France)

EGALIM en Île-de-France

Pour améliorer la qualité des approvisionnements de qualité et diminuer l’empreinte carbone, la loi EGalim fixe des objectifs ambitieux La plateforme numérique Ma Cantine accompagne et outille les gestionnaires, et permet de collecter les données d’achat des approvisionnements rentrant dans le champ de la loi EGalim : l’inscription et la télédéclaration des cantines sont obligatoires. En Île-de-France, 8 574 cantines se sont inscrites pour la campagne de télédéclaration 2025 (données d’achat 2024). Le nombre de télé-déclarations a triplé en Île-de-France, passant de 1 287 en 2024 à 4 025 en 2025 (données septembre 2025).

31 % des cantines télé-déclarées atteignent les objectifs EGalim en Île-de-France, en 2023 (campagne de télédéclaration 2024). Ces taux sont en progression mais des efforts restent encore à faire. Pour accompagner les structures de restauration collective à relever les enjeux EGalim, l’Etat en Île-de-France (avec le concours de tous les services liés au domaine de l’alimentation) soutient des actions prioritaires, structurantes et essaimables : • Un suivi rapproché lors de la campagne de télédéclaration des données d’achats en début d’année ; • Le soutien aux 12 PAT et la diffusion de bonnes pratiques via son réseau francilien ; • La promotion des démarches globales : structuration de filières, formation des acteurs (notamment sur les aspects juridiques), lutte contre le gaspillage alimentaire, diversification des protéines, etc ; • Un focus sur le secteur médico-social et la restauration d’Etat.

Pour en savoir plus

https://agriculture.gouv.fr/infographie-egalim-1-la-loi-agriculture-et-alimentation

https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/accueil

Les opérations logistiques, du champ à l’assiette

Source : L'Institut Paris Region, 2024

L’Île-de-France compte : 21 cueillettes à la ferme dont 10 appartenant au Réseau Chapeau de paille. 34 cueillettes étaient recensées en 1989, 25 en 2013. Plusieurs fermetures ont été enregistrées ces dernières années mais aussi une ouverture. La plupart des cueillettes proposent aujourd’hui des activités de loisirs, un magasin de vente de produits fermiers et/ou un atelier de transformation.

  • Les surfaces engagées en bio sont pour près des 2/3 cultivées en grandes cultures (63,6%) et pour près d’un quart en prairies et surfaces fourragères (23,3%).
  • En nombre d’exploitations, les grandes cultures arrivent aussi en tête avec 39% des exploitations, suivies des légumes : 33,6% des exploitations.
La SNANC, les grandes orientations

La Stratégie nationale de l’alimentation, de la nutrition et du climat est issue de la Loi Climat et résilience (article 265 : « La stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat détermine les orientations de la politique de l'alimentation durable, moins émettrice de gaz à effet de serre, respectueuse de la santé humaine, davantage protectrice de la biodiversité, favorisant la résilience des systèmes agricoles et des systèmes alimentaires territoriaux et garante de la souveraineté alimentaire, mentionnée au 1° du I, ainsi que les orientations de la politique de la nutrition, en s'appuyant sur le programme national pour l'alimentation et sur le programme national relatif à la nutrition et à la santé défini à l'article L. 3231-1 du code de la santé publique ».) Les orientations stratégiques de la SNANC définissent la politique du Gouvernement pour une alimentation saine et durable pour tous à l’horizon 2030 et seront par la suite déclinées de manière opérationnelle par les prochains Programme national nutrition santé (PNNS 5) et Programme national de l’alimentation (PNA 4) sur la période 2025-2030. Cette stratégie a été élaborée par les ministères chargés de l’agriculture, la santé et l’environnement, sur la base des contributions du Conseil national de l’alimentation, du Haut conseil de la santé publique, des agences et organismes d’expertise ainsi que des contributions spontanées de parties prenantes, dont la société civile.

Les objectifs :

  • Promouvoir une alimentation favorable à la santé, en termes de quantité, de sécurité sanitaire, de qualité nutritionnelle, issue de modes de production durables et prenant en compte les enjeux de santé-environnement et de diversité ;
  • Promouvoir une alimentation respectueuse de l’environnement, compatible avec la trajectoire française de réduction des émissions de gaz à effet de serre, protectrice de la biodiversité, issue de modes de production et de transformation durables et résilients face au changement climatique ;
  • Favoriser la justice sociale et réduire les inégalités d’accès à une alimentation saine et durable ;
  • Promouvoir la souveraineté alimentaire en renforçant l’autonomie des systèmes alimentaires, et l’ancrage territorial de l’alimentation, notamment en associant des collectivités territoriales et en s’appuyant sur les projets alimentaires territoriaux (PAT) définis à l’article L.111-2-2 du code rural et de la pêche maritime, prenant en compte les enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires ;
  • Répondre aux attentes sociétales, à travers notamment la qualité organoleptique des produits et les conditions de production économiquement et socialement acceptables qui favorisent l’emploi et assurent une rémunération équitable des producteurs et des travailleurs du système alimentaire ;
  • Veiller à la déclinaison et à l’atteinte de ces objectifs par les différents acteurs territoriaux, en favorisant les synergies avec les différents instruments de politique concernés par les sujets de l’alimentation durable, de la nutrition et du climat ;
  • Décliner spécifiquement les objectifs de la SNANC aux territoires ultramarins.

Télécharger : Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat 2025/2030

Lire l'article : La SNANC en action sur le territoire francilien

Actions COP prioritaires à mettre en place

1. Soutenir les démarches alimentaires territoriales à-travers notamment les PAT,diffuser les bonnes pratiques via le réseau régional des PAT 2. Promouvoir les démarches globales comme levier d'atteinte des critères EGalim : agir contre le gaspillage alimentaire, renforcer l'éducation au goût, promouvoir la diversification des protéines, favoriser le fait-maison, formation des acteurs … 3. Accompagner le secteur médico-social

Diagalim, c'est quoi?

Bienvenue sur DIAG’Alim, un outil interactif visant à présenter de façon synthétique et pédagogique les principales caractéristiques du système alimentaire francilien. Que vous soyez élu, technicien, chercheur, apprenant, ou citoyen, ce support vise à enrichir vos réflexions, favoriser le partage de connaissances et le dialogue entre acteurs du territoire. Financé par la DRIAAF, cet outil a été réalisé par l’Institut Paris Region avec pour objectifs de proposer une navigation simple et intuitive entre les différentes thématiques, mettre en lumière les chiffres clés, les grands enjeux et les principales caractéristiques. Il offre également une lecture territoriale des disparités et des leviers d’action possibles. Cet outil interactif reprend le diagnostic de l’offre alimentaire en Île-de-France, produit en 2022 et actualisé en 2024/25, dont la version complète avait été effectuée en partenariat avec la Junior Entreprise d’AgroParisTech et l’Institut Paris Region. Certaines données proviennent ou sont reprises des livrables de nos partenaires (AFAUP, ANSA, Cantines responsables, CGAD, GAB ÎdF…). Conçu comme une première version, il sera progressivement enrichi par de nouvelles données. Pour contribuer ou transmettre vos données, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : alimentation.draaf-ile-de-france@agriculture.gouv.fr

Part de consommateurs (en %) qui fréquenteau moins une fois / mois pour des achats alimentaires

un hypermarché un supermarché un magasin spécialisé un magasin de surgelés un magasin bio un magasin discount un circuit de VD

France IDF

© L'Institut Paris RegionSources : CRÉDOC 2023, enquête CAF et CAF focus Île-de-France

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Programme National pour l'Alimentation - PNA 2

Le 2ème Programme National pour l’Alimentation (PNA) 2014-2017 ambitionne de faire de notre modèle une force pour l'avenir, en agissant sur 4 axes :

  • La justice sociale
  • L’éducation alimentaire de la jeunesse
  • La lutte contre le gaspillage alimentaire
  • L’ancrage territorial et la mise en valeur du patrimoine alimentaire
Un titre préliminaire au Livre Ier du Code rural est ainsi ajouté, stipulant qur le PNA détermine les objectifs de la politique de l’alimentation.

Type de visuel

textecarte graphique tableau infographie photo vidéo

territoriaux (PAT), les expérimentations portant la transformation de l’organisation des dispositifs d’aide alimentaire et l’amélioration de la couverture des « zones blanches ». Dans le cadre de ce volet local, l’Ile-de-France bénéfice d’une enveloppe annuelle de 3,7M euros pour la période 2023-2025, complétée par des crédits supplémentaires à hauteur de 1,7M euros par an pour la période 2024-2026. Ces crédits sont pilotés par les services de la Drihl (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement), en lien avec les différentes administrations impliquées dans la lutte contre la précarité alimentaire (ARS, Driaaf, Ademe, Drieets, Commissariat à la lutte contre la pauvreté). Au total, le programme « Mieux Manger pour tous » permet de soutenir 81 projets projets dans toute la région (35 au titre de la période 2023-2025 et 46 au titre de la période 2024-2026).

PROGRAMME MIEUX MANGER POUR TOUS

Depuis 2023, des moyens supplémentaires sont alloués en faveur de la lutte contre la précarité alimentaire, permettant ainsi d’enrichir l’offre d’aide alimentaire existante. Deux nouveaux dispositifs sont mobilisés : le programme « Mieux manger pour tous » et le fonds d’urgence de lutte contre la précarité alimentaire des étudiants. Inscrit dans le pacte des solidarités 2023-2027, le programme « Mieux manger pour tous » est financé par un fonds pluriannuel dont l’objectif est de faciliter l’accès des personnes en situation de précarité à des denrées plus saines et plus durables. Doté de 60M€ à son lancement en 2023, ce programme comprend un volet national pour améliorer la qualité écologique et nutritionnelle des aliments distribués par les acteurs de l’aide alimentaire, et un volet local pour soutenir le développement d’alliances locales de solidaritésentre acteurs de la lutte contre la précarité alimentaire, les Projets alimentaires

Pour en savoir plus :

https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous

Un diminution de la consommation de viande imposée

la consommation globale de viande continue d’augmenter : +0,7% en 2021 et +0,8% en 2022***. Ce décalage par rapport la diminution déclarée par les Français s’expliquerait par le développement d’une consommation hors domicile (restaurant), moins directe (achat de produits transformés) ou pas perçue comme de la viande (lardons dans une quiche, charcuterie en apéritif …). Les mesures publiques vont dans le sens de la réduction de la consommation de viande dans la restauration collective (loi Egalim, loi Climat et Résilience).

De plus en plus de Franciliens déclarent diminuer leur consommation de viande : 46% en 2023 (un peu plus que la moyenne française : 41%)*. Mais la contrainte budgétaire arrive dorénavant en tête des raisons invoquées par les Français, suivie par des questions de santé (jusqu’alors, la raison principale), de protection de l’environnement et de bien-être animal. En Ile-de-France contrainte budgétaire et santé arrivent au même niveau. Des nuances peuvent être faites entre réduction involontaire (liée au coût) et réduction/arrêt volontaire (pour les flexitariens revendiqués et les végétariens). Les achats de viande des ménages à domicile ont en effet baissé en France : -2,4% en 2024 sauf pour la volaille (+ 5,1%)**. Mais paradoxalement,

*Credoc 2023. Enquête CAF France et Focus Île-de-France ** Kantar Worldpanel pour FranceAgriMer *** FranceAgriMer

Le télétravail, une habitude ancrée

Le développement du télétravail impacte les modes de consommation alimentaire. Il s’est ancré dans les habitudes des Franciliens après la crise du Covid-19. En 2023, en Île-de-France, 52 % des actifs télétravaillent* et dans des proportions plus importantes que France entière (34%). Les pratiques alimentaires en télétravail en Ile- de-France** Pour plus d’1 télétravailleur sur 2 :

  • manger les restes ou « ce qu’il y a »
  • manger quelque chose préparé auparavant
  • préparer spécialement à manger pour ce repas
Pour moins 1 télétravailleur sur 4 :
  • manger un plat préparé du commerce
Pour moins d’un télétravailleur sur 5 :
  • aller au restaurant ou acheter à emporter
  • se faire livrer un repas

Un impact fort sur la restauration commerciale***. 96 % des restaurateurs situés dans un quartier d’affaires et 68 % situés hors de ces quartiers estiment que le télétravail a eu un impact négatif sur leur activité. La réduction du temps de déjeuner est aussi jugée responsable : le temps de pause déjeuner a été divisé par 2 en 15 ans (passant d’une heure à 35 minutes), mais avec une tendance à réaugmenter (retour à 45 minutes).

***

*Credoc 2023. Enquête CAF France et Focus Île-de-France ** CROCIS-CCI Paris Ile-de-France. Panorama de la restauration 2022

*** Le Baromètre des Franciliens 2023. L’institut Paris Region-Ipsos

Type de visuel

textecarte graphique tableau infographie photo vidéo

Des pratiques à bénéfice environnemental en recul

Des attentes environnementales qui restent élevées en Île-de-France en 2023 (plus élevées qu’en France), mais des actions en faveur de l’environnement en recul (prédominance du critère « prix »).

  • - 4 pts pour la part des franciliens déclarant acheter des produits à plus faible impact environnemental ou pouvoir le faire facilement (entre 2022 et 2023).
  • - 5 pts pour la part des Franciliens déclarant acheter des produits locaux ou pouvoir le faire facilement (entre 2022 et 2023).

Source: Baromètre 2023 et 24 de la consommation de produits alimentaires biologiques réalisé par L’ObSoCo pour l’Agence Bio

1ère loi EGalim

La Loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite Loi EGalim) du 30 octobre 2018, est issue des Etats Généraux pour l'Alimentation. Elle affiche trois grands objectifs :

  • Rémunérer justement les producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;
  • Améliorer les conditions sanitaires et environnementales de production;
  • Réduire l’utilisation du plastique dans le domaine alimentaire;
  • Renforcer les engagements sur le bien-être animal ;
  • Favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous.
Elle est complétée en 2021 (EGalim 2) et en 2023 (EGalim 3)

Quels enjeux pour la restauration collective? Plusieurs mesures s’imposent à la restauration collective, de façon progressive et différenciée (secteurs) concernant :

  • la qualité et la durabilité des approvisionnements (à partir du 1er janvier 2022, au moins 50% de produits durables et de qualité dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique)
  • l’information des usagers
  • la diversification des sources de protéines dans l’alimentation
  • la lutte contre le gaspillage alimentaire et les dons alimentaires
  • la substitution des plastiques

Ma Cantine : le site de référence! La plateforme « ma cantine » a vocation à :

  • Informer, documenter et outiller les acteurs sur les bonnes pratiques en restauration collective
  • Accroître la transparence de ce que nous mangeons dans nos réfectoires, hôpitaux...
  • Créer une communauté d'intérêts et de partage d'expériences autour du mieux manger

https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/accueil

Bon à savoir : depuis 2023 l'ensemble des structures de restauration collective (publiques comme privées, quel que soit le mode de gestion) doit s'inscrire et télédéclarer ses données d'achat pour l'année N-1 sur cette plateforme.

Pour en prendre connaissance : https://agriculture.gouv.fr/infographie-egalim-1-la-loi-agriculture-et-alimentation

Caractéristiques socio-démographiques des recourants à l’aide alimentaire en Île-de-France

Source : Insee 2023

Pour en savoir plus

https://www.insee.fr/fr/statistiques/6959771#source

La Ruche qui dit Oui ! est une plateforme de vente en ligne de produits locaux et en circuit court sans abonnement, ni engagement : producteurs et consommateurs sont mis en relation grâce aux responsables des Ruches. Les agriculteurs fixent les prix, livrent et les consommateurs viennent chercher leurs produits sur le lieu de la Ruche le jour fixé. L’Île-de-France compte : Environ 90 Ruches approvisionnées par un peu plus de 200 producteurs (2025). La première Ruche francilienne a vu le jour en 2011. Ce système s’est rapidement développé atteignant plus de 160 Ruches en 2021. Après la crise Covid l'activité connaît des difficultés, le nombre de ruches diminue. Une expérience de magasins physiques a été lancée mais le concept ne semble pas avoir perduré. Un service complémentaire de livraison à domicile «La Ruche qui dit Oui! à la maison» a été créé en 2018 et est toujours proposé dans certaines Ruches.

LE LOCAL

La consommation des produits locaux, déjà plébiscités depuis plusieurs années, a été « boostée » par la crise Covid : soutien aux producteurs et à l’économie locale, augmentation du nombre de points de ventes, plus de temps pour cuisiner… Le retour à la « vie normale » après la crise sanitaire et l’inflation ont marqué un coup de frein à cette consommation même si le local réussit à mieux conserver la confiance des consommateurs jouant sur un double tableau : valeurs environnementales et patriotisme économique. En 2024, l’espoir d’une amélioration se fait sentir avec le ralentissement de l’inflation.

La vente en circuit court plus fréquente dans les exploitations bio
Les actu en Île-de-France

La COP Alimentation en Île-de-France. Dans le cadre de la planification écologique, il s’est tenu dans chaque région une conférence des parties ayant pour but de partager les objectifs et leviers avec l’ensemble des parties prenantes, et surtout mobiliser les collectivités territoriales. Ces débats ont abouti à la construction de feuilles de route. La feuille de route en Île-de-France vise à accroître les approvisionnements labellisés, les démarches alimentaires structurées et systémiques, à renforcer le lien entre les filières, à œuvre à la formation de l’ensemble des acteurs. Pour construire cette feuille de route, les freins et leviers ont été identifiés.

Principaux moteurs/opportunités identifiés : • Démarches territoriales alimentaires structurées, type PAT, en lien avec une impulsion politique • Mobilisation des dispositifs de soutien : PLFE, Fonds vert, Petits-déjeuners à l’école, cantine à 1€ … • Guides et plateformes supports (Ma cantine, CNRC…) • Structures d’accompagnement (Groupement des Agriculteurs Biologiques, réseaux…) • Mise en œuvre de démarches globales d’alimentation durable : promotion du fait-maison avec des équipements de cuisine dédiés, logistique durable, mise en œuvre du plan de diversification des protéines, mutualisation des achats, des pratiques, formation des équipes…

Principaux freins/menaces identifiés : • Complexité des marchés publics • Difficulté à connaître les filières et à effectuer du sourcing • Difficulté à former l’ensemble des parties prenantes (responsables achats, marchés publics, cuisiniers, chefs de cuisine, équipes pédagogiques…) • Freins budgétaires • Hétérogénéité de fonctionnement des différents acteurs (producteurs, restaurations collectives, intermédiaires, fournisseurs …) rendant complexe les contractualisations et fonctionnement commun

Pour en savoir plus :

https://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/Region-et-institutions/L-action-de-l-Etat/Amenagement-du-territoire-transport-et-environnement/Environnement/COP-regionale-une-feuille-de-route-pour-accelerer-la-transition-ecologique-en-Ile-de-France

PNA 3

En 2019, le PNA 3 est mis en place et est axé sur trois thématiques pour la période 2019-2023 :

  • La justice sociale, avec l’objectif d’améliorer la qualité nutritionnelle et de diversifier l’offre alimentaire, de lutter contre la précarité alimentaire et de donner au consommateur un meilleur accès à l’information
  • La lutte contre le gaspillage alimentaire
  • L’éducation alimentaire de la jeunesse et du grand public
Afin de répondre à ces enjeux, deux leviers transversaux ont été identifiés :
  • Les projets alimentaires territoriaux (PAT)
  • La restauration collective : par les débouchés qu'elle représente, elle joue un rôle moteur en contribuant au service d’une alimentation de qualité et durable aux convives, à la promotion de la diversification des protéines, à l’application des recommandations nutritionnelles dans ses menus, à la réduction du gaspillage alimentaire et à la promotion des contenants réemployables.

Pour prendre connaissance du bilan : https://agriculture.gouv.fr/pna-bilan-de-la-mise-en-oeuvre-de-ledition-2019-2024

astuces

  • Pour une expérience optimale, l'utilisation d'un ordinateur ou d'une tablette est recommandée
  • Privilégiez le mode "Plein écran" disponible en bas à droite
  • Découvrez instantanément l'ensemble des éléments interactifs en cliquant sur l'icône

en haut à droite

  • Chaque bouton renvoie sur un type de visuel spécifique

textecarte graphique

tableau infographie photo

La SNANC, les grandes orientations

Les objectifs :

  • Promouvoir une alimentation favorable à la santé, en termes de quantité, de sécurité sanitaire, de qualité nutritionnelle, issue de modes de production durables et prenant en compte les enjeux de santé-environnement et de diversité ;
  • Promouvoir une alimentation respectueuse de l’environnement, compatible avec la trajectoire française de réduction des émissions de gaz à effet de serre, protectrice de la biodiversité, issue de modes de production et de transformation durables et résilients face au changement climatique ;
  • Favoriser la justice sociale et réduire les inégalités d’accès à une alimentation saine et durable ;
  • Promouvoir la souveraineté alimentaire en renforçant l’autonomie des systèmes alimentaires, et l’ancrage territorial de l’alimentation, notamment en associant des collectivités territoriales et en s’appuyant sur les projets alimentaires territoriaux (PAT) définis à l’article L.111-2-2 du code rural et de la pêche maritime, prenant en compte les enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires ;
  • Répondre aux attentes sociétales, à travers notamment la qualité organoleptique des produits et les conditions de production économiquement et socialement acceptables qui favorisent l’emploi et assurent une rémunération équitable des producteurs et des travailleurs du système alimentaire ;
  • Veiller à la déclinaison et à l’atteinte de ces objectifs par les différents acteurs territoriaux, en favorisant les synergies avec les différents instruments de politique concernés par les sujets de l’alimentation durable, de la nutrition et du climat ;
  • Décliner spécifiquement les objectifs de la SNANC aux territoires ultramarins.

(version mise en consultation au printemps 2025)

La Stratégie nationale de l’alimentation, de la nutrition et du climat est issue de la Loi Climat et résilience (article 265 : « La stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat détermine les orientations de la politique de l'alimentation durable, moins émettrice de gaz à effet de serre, respectueuse de la santé humaine, davantage protectrice de la biodiversité, favorisant la résilience des systèmes agricoles et des systèmes alimentaires territoriaux et garante de la souveraineté alimentaire, mentionnée au 1° du I, ainsi que les orientations de la politique de la nutrition, en s'appuyant sur le programme national pour l'alimentation et sur le programme national relatif à la nutrition et à la santé défini à l'article L. 3231-1 du code de la santé publique ».) Les orientations stratégiques de la SNANC définissent la politique du Gouvernement pour une alimentation saine et durable pour tous à l’horizon 2030 et seront par la suite déclinées de manière opérationnelle par les prochains Programme national nutrition santé (PNNS 5) et Programme national de l’alimentation (PNA 4) sur la période 2025-2030. Cette stratégie a été élaborée par les ministères chargés de l’agriculture, la santé et l’environnement, sur la base des contributions du Conseil national de l’alimentation, du Haut conseil de la santé publique, des agences et organismes d’expertise ainsi que des contributions spontanées de parties prenantes, dont la société civile.

Pour aller plus loin : https://agriculture.gouv.fr/consultation-publique-projet-de-strategie-nationale-pour-lalimentation-la-nutrition-et-le-climat

Les “Paniers Fraîcheur SNCF Transilien” résulte d'un partenariat entre SNCF Transilien- Chambre d’agriculture (Chambres d'Agriculture d’Île-de-France et de Seine-et-Marne au lancement de l’opération en 2007). Les maraîchers locaux sélectionnés vendent leurs productions aux consommateurs dans les gares franciliennes généralement une fois par semaine. L’Île-de-France compte : 21 gares proposant des paniers fraîcheur (2024). Le nombre de gares a diminué (39 gares en 2014) mais la démarche se poursuit.

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

le bio

Malgré la reprise d’activité et des chiffres ayant dépassés ceux d’avant crise sanitaire, les produits bio ne constituent que 2% des achats des restaurateurs commerciaux, et 7% dans la restauration collective, loin des objectifs réglementaires nationaux (20% visés par la loi Egalim) et régionaux (50% visés par le Plan régional alimentation en 2024 dans les lycées franciliens). Toutefois, la reprise semble s’amorcer avec le desserrement de l’inflation. En 2024, 30% des Français déclarent consommer bio au moins une fois par semaine, 72% des consommateurs de produits bio envisagent de maintenir leur niveau de consommation dans les mois à venir, 12% pensent même l’augmenter*. La consommation de bio en Île-de-France avait d’ores et déjà mieux résisté ces dernières années. En 2023, Le nombre de consommateurs réguliers était resté stable (avec 14 % de consommateurs quotidiens) et celui de consommateurs occasionnels avait augmenté. Toutes fréquences confondues, 82 % des Franciliens déclaraient consommer des produits bio contre 72 % des Français ***. Des freins persistent cependant à la consommation bio : jugé plus cher par 94% des Français, même si 31% estiment cela normal*, peu fiables (doutes sur l’industrialisation du bio et sur le respect du label...) et difficilement accessibles (pas/peu de produits bio dans leurs points de vente habituels).

Après une forte croissance ces dernières décennies et un boom pendant la période Covid, la consommation de produits biologiques a connu un net recul, avec toutefois des évolutions différentes selon les canaux de distribution. La grande distribution a enregistré des baisses de chiffre d'affaires successives avec une réduction du nombre de références en rayon (- 20% des volumes de produits biologiques commercialisés par la grande distribution généraliste depuis 2020*). Elle reste toutefois et de loin le 1er vendeur de produits bio. Les magasins spécialisés ont également connu des difficultés ( fermeture de magasins, disparition d’enseignes spécialisées) mais la croissance est repartie (+8,4% de chiffre d’affaires sur le 1er semestre 2024 selon l’Agence Bio). La vente directe n’a, quant à elle, cessé de progresser même si les volumes concernés sont plus modestes. Les produits bio se sont par ailleurs développés en hard discount, avec une augmentation de 11 % entre 2021 et 2022**, touchant un public plus large. Dans la restauration collective et commerciale, la crise sanitaire a engendré une chute importante des ventes, les restaurants et cantines étant fermés.

*Baromètre 2025 de la consommation de produits alimentaires biologiques réalisé par L’ObSoCo pour l’Agence Bio **Agence bio 2023. Les chiffres clés du bio 2022

***Credoc 2023. Enquête CAF Focus Île-de-France

Les signes de qualité et d’origine

Les productions sous signe de qualité et d’origine contribuent à l’économie et à l’attractivité de la région. L’Île-de-France compte deux Appellations d’Origine Protégée (AOP) (Brie de Meaux, Brie de Melun) et une Indication Géographique Protégée (IGP) (Brillat Savarin) pour les fromages, cinq IGP (Porc de Normandie, Volaille de Houdan, Volailles de la Champagne, Volaille du Gâtinais et Volaille de Normandie) pour le porc et les volailles, une AOP pour les alcools (Champagne) et une IGP pour les vins pétillants et tranquilles. Certains moulins franciliens proposent de plus des farines « Label rouge », notamment des farines de meule et des farines pour pain de tradition française. Bien sûr l’agriculture Bio et est aussi présente en Île de France.

Les saveurs franciliennes se déclinent aussi à travers de nombreux produits et recettes iconiques au rang desquels, des fruits et légumes renommés comme l’Asperge d’Argenteuil, le Cresson de Fontaines, les champignons de Paris, la cerise griotte de Montmorency ou encore la célèbre menthe poivrée de Milly-la-Forêt. La région, céréalière, propose aussi de nombreuses recettes boulangères et pâtissières : Baguette parisienne bien sûr mais aussi Brioche parisienne, Chouquettes, Opéra, Paris-Brest, … Enfin, il ne faut pas oublier les boissons : bières de la Brie, du Gâtinais et du Vexin, cidre de la Brie, Grand Marnier, Noyau de Poissy… Pour finir quelques gourmandises : le Coquelicot de Nemours, la Confiture de rose de Provins, la moutarde de Meaux...

C. Mauclair, L. Nolorgues / Institut Paris Region 2022 ; Pexels.com

Zoom sur une action du PAT

En Île-de-France, on recense 12 Projets Alimentaires Territoriaux (il en existe 444 au niveau national au 1er juillet 2024). Le 12ème PAT a été reconnu niveau 1 en 2025 (le Projet Alimentaire Territorial de Grand Orly Seine Bièvre -GOSB). Chaque département comporte donc a minima 1 PAT; Ceux-ci sont pilotés dans le cadre de démarches ascendantes, majoritairement par une collectivité (Ville, EPCI, Département) mais le pilotage peut également être associatif (Plaine aux Plateaux) et peut traverser les frontières administratives. Le déploiement des PAT s’est effectué à partir de 2021, notamment après avoir démontré le rôle clé qu’ils pouvaient jouer pour la résilience alimentaire des territoires pendant la crise sanitaire du Covid-19 et sous l’impulsion donnée par le plan France relance, en lien avec une révision du dispositif de reconnaissance des PAT (déconcentration au niveau des DRAAF et introduction de deux niveaux de labellisation : niveau 1 pour les PAT en phase d’émergence et niveau 2 pour les PAT en phase opérationnelle).

Les PAT en Île-de-France

Pour en savoir plus sur les PAT franciliens : https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/les-fiches-pour-les-projets-alimentaires-territoriaux-a3903.html

Pour en savoir plus sur le rôle de la DRIAAF : https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/projets-alimentaires-territoriaux-r380.html

Focus sur l’étude Ehpad
  • L’enjeu principal de cette démarche est d’accompagner des EHPAD dans la mise en application de la loi EGalim et sa mesure sur les approvisionnements (respect des 50% de produits durables dont 20% bio dans les achats de denrées).
  • L’Observatoire de la mise en œuvre de la loi EGalim dans les EHPAD d’Île-de-France (Cantines Responsables 2024) révèle que, bien que la loi soit en cours d’application, certains objectifs restent difficiles à atteindre et les pratiques doivent être mieux structurées pour garantir leur pérennité.
  • Un Vademecum a été publié en 2024 et a pour objectif d’accompagner les EHPAD dans la mise en œuvre des dispositions EGalim. Il répertorie les bonnes pratiques observées et propose une approche pragmatique pour faciliter leur adoption.
  • Le projet 2024-2026, porté par Cantines Responsables et le Groupement des Agriculteurs Bio d’Île-de-France, a pour ambition de tester l’appropriation de ces bonnes pratiques dans plusieurs EHPAD franciliens, sur une période de plusieurs mois, afin d’en faciliter l’essaimage.

Les AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) visent à préserver et soutenir les fermes locales, contribuant ainsi au développement d'une agriculture durable et à la création d'une économie solidaire entre les villes et les campagnes. Elles mettent en relation un groupe de consommateurs et un agriculteur autour d'un contrat, où chaque consommateur achète en début de saison, généralement pour une année, une part de la production qui est livrée régulièrement. Le producteur s'engage à fournir des produits de qualité en respectant la charte de l'agriculture paysanne. L’ Île-de-France compte: 381 Amap approvisionnées par 465 fermes (fin 2023). Les produits commercialisés : légumes, fruits, pain/ farine, produits laitiers, volaille/ œufs. Une ferme sur deux n’est pas francilienne : la région ne répond pas à tous les besoins. A noter que, certains produits qui viennent de loin ne sont pas cultivés dans la région (clémentines, citrons, huile d’olive…) ou commandés ponctuellement (viande, fromage, … quelques fois par an). La première Amap francilienne a vu le jour en 2003. Ce mode de distribution s’est beaucoup développé depuis même si un net ralentissement s’est observé post Covid.

Les actu en Île-de-France

Par ailleurs, une bonification de 25 euros sera possible pour tout achat alimentaire dans des enseignes dédiées aux produits durables ou pour des achats de produits sains dans des commerces généralistes. Enfin, pour compléter cette action, des associations organiseront des actions pour sensibiliser les personnes accompagnées aux enjeux d’alimentation durable, de santé et de transition écologique.

Le programme « Mieux Manger Pour Tous » et son lien fort avec les PAT franciliens. En juillet 2024, une expérimentation de chèque alimentation a été lancée par Action contre la Faim en collaboration avec le PAT du département de la Seine Saint-Denis. Inscrit dans le programme “Mieux manger pour tous”, le second projet consiste à mettre en place un chèque alimentaire durable nommé Vital’im sur quatre communes (Montreuil Clichy-sous-Bois, Sevran et Villetaneuse). Un panel de 1350 personnes a été constitué parmi un public cible identifié (personnes âgées, étudiants en situation de précarité, femmes enceintes ou avec enfant en bas âge). Chacun d’entre eux reçoit une aide financière de 50 euros par personne et par mois pendant six mois, destinée aux achats alimentaires.

Une sensibilité au prix

Les Français conservent une sensibilité au prix adoptant différentes stratégies : réduction des volumes achetés, changement de produits, descente en gamme, en grande distribution, davantage de Marques de distributeur (MDD).

  • 58% des Français indiquaient le prix comme critère n°1 en 2023
  • 39% des Français se restreignent toujours sur leurs dépenses alimentaires en 2024 même si l’étau se desserre (- 5 pts par rapport à 2023).

Source : Baromètre 2024 et 25 de la consommation de produits alimentaires biologiques réalisé par L’ObSoCo pour l’Agence Bio

PRSE

Organisation du PRSE4

Depuis sa première introduction en 2005, le PRSE constitue un cadre d'action privilégié pour la mise en œuvre de réponses aux enjeux sanitaires spécifiques de l'Île-de-France. Le PRSE4 2024-2028 est conduit par 3 institutions franciliennes : la Préfecture de Région représentée par la DRIEAT, l'ARS IDF et la Région Île-de-France. Il est élaboré en concertation avec la société civile et les parties prenantes qualifiées. Ce 4ème PRSE s'articule avec les autres outils de politique régionale en santé et environnement et vise à accélérer la prise en compte du concept "Une seule santé" en Île-de-France et à proposer des solutions adaptées pour la région sous forme de "fiches-action" relatives à un ensemble de priorités thématiques. Le PRSE4 s'organise en 4 axes transversaux, 16 priorités régionales et 53 fiches-action .

Pour en savoir plus :

https://www.ile-de-france.prse.fr/

Projets Alimentaires Territoriaux - PAT

Issus de la loi d'avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les Projets Alimentaires Territoriaux ont l'ambition de fédérer les différents acteurs d'un territoire autour de la question de l'alimentation, contribuant ainsi à la prise en compte des dimensions sociales, environnementales, économiques et de santé de ce territoire. L’article L111-2-2 du Code rural et de la pêche maritime définit les projets alimentaires territoriaux comme des initiatives portées « par l’ensemble des acteurs d’un territoire et répondant à l’objectif de structuration de l’économie agricole et de mise en œuvre d’un système alimentaire territorial. »

Conformément aux principes posés par le Programme National pour l’Alimentation (PNA), les PAT « favorisent la résilience économique et environnementale des filières territorialisées pour une alimentation saine, durable et accessible et contribuent à la garantie de la souveraineté alimentaire nationale. » En 2024, les critères de reconnaissance de niveau 2 des PAT ont été renforcés afin d’assurer le caractère systémique de ces projets et leur impact sur les différentes dimensions de la durabilité des systèmes alimentaires (économie, santé, social, environnement)

Pour en prendre connaissance : https://agriculture.gouv.fr/projets-alimentaires-territoriaux

Après des décennies d’augmentation, en surface et en nombre d’exploitations, l’agriculture bio francilienne a connu un plateau ces dernières années.Pour la première fois depuis 30 ans les surfaces engagées en bio ont même reculé en 2024 (-316 ha), le taux d’évolution restant toutefois supérieur à celui observé au niveau national. Le nombre d’exploitations a, quant à lui, continué d’augmenter légèrement (+4 exploitations) :

  • 41 nouvelles fermes
  • 37 arrêts

la grande distribution

La grande distribution alimentaire couvre 2 millions de mètres carrés logistiques dont 83 % se situent en Grande couronne, en Seine et Marne et en Essonne avant tout. En petite couronne et dans une moindre mesure, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis portent cette géographie

C. Ropital / L'Institut Paris Region

En 10 ans, les principales évolutions de la grande distribution alimentaire se sont traduites par un développement des plateformes hard discount, une croissance de la surface des entrepôts, devenus multi enseignes/multiformats, multiproduits (alimentaires, non alimentaires), voire omnicanaux (vente en magasin et en ligne). Ces stratégies de massification logistique participent à la réalisation d’économie d’échelle.

Loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche

Cette loi affiche quatre objectifs principaux : stabiliser le revenu des agriculteurs, renforcer la compétitivité de l'agriculture, mettre en place une véritable politique de l'alimentation et préserver les terres agricoles. Elle affirme dans ce cadre la nécessité d’une politique publique de l’alimentation pour "assurer à la population l’accès, dans des conditions économiquement acceptables par tous, à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, produite dans des conditions durables. Elle vise à offrir à chacun les conditions du choix de son alimentation en fonction de ses souhaits, de ses contraintes et de ses besoins nutritionnels, pour son bien-être et sa santé".

Pour en prendre connaissance : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000022521587

Etablissements de restauration collective en Île-de-France

Source : Cantines responsables © L’Institut Paris Region 2025

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Source : Agreste, SAA 2010-2024 provisoire

Les actu en Île-de-France

Dans le cadre du chantier de l’Alimentation, la mesure 7.1 « Soutien à la structuration des PAT » a été déployée en juillet 2024 avec une enveloppe de 20M€ au niveau national. Ainsi, 8 PAT franciliens ont été soutenus à hauteur de 1 M€ pour développer leur stratégie opérationnelle dans une vision systémique et transversale.

Zoom sur une action du PNA3

Soutenu par le PNA en 2022, le projet porté par la Maison de l’Amitié, accueil de jour implanté depuis 25 ans à la Défense, avait pour objectif de créer une « Salle à Manger » permettant à des personnes en grande précarité alimentaire de bénéficier d’un repas, jusqu’à 5 fois par semaine dans le premier restaurant d’application solidaire et anti-gaspillage. La Salle à Manger a ainsi assuré 217 services en 2023, où les bénéficiaires ont pu accéder à un repas à 1€ en même temps que les clients au tarif plein.

Les actu en Île-de-France

Dans le cadre du PRSE4, la DRIAAF soutient et participe à 2 fiches-action issues de la priorité 3 "Minimiser les expositions alimentaires aux substances préoccupantes pour la santé" et l'axe 1 "Réduire les expositions humaines aux facteurs environnementaux préoccupants, renforcer leur surveillance et améliorer les connaissances". Il s'agit de la fiche-action 3.1 "Faire le relais et la promotion des dispositifs et outils existants pour favoriser une alimentation saine, durable et en quantité pour tous" et la fiche-action 3.2 "Favoriser l'implantation des jardins collectifs et des fermes urbaines et périurbaines en intégrant les bonnes pratiques pour éviter l'exposition aux substances préoccupantes".

Le e-commerce alimentaire

Le e-commerce alimentaire continue sa progression : +6% de croissance en 2024 en France*.Ce dynamisme provient surtout des pure players (+15,8%*). La grande distribution est toutefois le segment qui pèse le plus lourd, avec près de la moitié des parts de marché du e-commerce alimentaire. 25 % des Français utilisent une application de livraison de repas (Uber Etas, Deliveroo...) 2 à 3 fois par mois* Les Franciliens ont autant recours au Drive ou au Click&collect que l’ensemble des Français (14%) mais utilisent davantage internet pour la livraison de leurs courses alimentaires (12% contre 5%)**.

L’alimentaire on line, Données Août 2024

* NielsenIQ 2024 **Credoc 2023. Enquête CAF France et Focus Île-de-France

et demain ?

La crise du Covid-19 a révélé la capacité de résilience et d'adaptation des acteurs de la distribution et de la logistique alimentaire, qui ont su maintenir l'approvisionnement des consommateurs malgré les contraintes sanitaires exceptionnelles. Certains profils de consommateurs ont exprimé des attentes quant à des livraisons ultrarapides (moins de 2 heures, voire 15 minutes). Mais cette offre a enregistré un déclin rapide. En 2025, la logistique, alimentaire ou non, est attendue comme étant "propre, durable et invisible", tout en restant optimale, en particulier sur le plan économique. Pour certains acteurs, la décarbonation passe par un usage accru des capacités de transport

Freepik.com

des véhicules, à flotte constante ou diminuée et mutualisée entre fournisseurs et distributeurs. Ainsi, l’exploitation des camions sur leur parcours aller/retour en amont ou en aval des plateformes des distributeurs se renouvellent. Ces solutions inspirent tant les flux de masse que les flux de faible volume.

les filières courtes

Les innovations de la décennie pour les filières courtes se sont traduites par l’arrivée d’outils collaboratifs virtuels. Ces communautés mettent en relation producteurs locaux, distributeurs, transporteurs et logisticiens de tous types. Ces plateformes virtuelles aboutissent à des solutions concrètes « physiques » mutualisées pour transporter voire stocker les produits dès que ces derniers quittent le site de production. Cette mise en relation repose sur des solutions formelles et informelles.

C . Ropital / L'Institut Paris Region

Zoom sur une action du PNA1

La création de la Maison de l’alimentation à la Bergerie nationale de Rambouillet en 2011 avec pour ambition la déclinaison de plusieurs des axes du programme national pour l’alimentation (PNA) :

  • favoriser l’accès de tous à une alimentation de qualité en axant particulièrement le travail autour des scolaires et également à travers les animations grand public ;
  • améliorer la connaissance et l’information sur l’alimentation en abordant cette thématique via la question de la production de denrées alimentaires ;
  • préserver et promouvoir le patrimoine alimentaire et culinaire français, via un travail en partenariat entre les professionnels des métiers de bouche et l’activité agricole, cœur de métier de la Bergerie nationale.

Focus sur les restaurants inter administratifs
  • La région Île-de-France compte 7 restaurants inter-administratifs (RIA) répartis dans 6 départements (75, 77, 91, 92 et 95), qui servent quotidiennement plus de 4 000 repas. Ces RIA appartiennent au secteur ATE (Administration Territoriale de l’Etat) sous tutelle des Préfectures.
  • Dans le cadre de l’exemplarité de l’Etat, 100 % des restaurants doivent respecter la loi EGalim et atteindre 50 % de produits durables et de qualité dont 20 % bio. Ils doivent également respecter un taux de 100 % de viandes et de poissons labellisés au sens d’EGalim.
  • Ainsi, ces structures sont particulièrement suivies par les services de l’Etat en termes de sensibilisation et accompagnement.
1ère loi EGALIM : des précisions en Île-de-France

La loi Egalim consitue un levier essentiel dans les enjeux et mise en œuvre des politiques alimentaires. En Île-de-France, elle consitue, en lien avec les objectifs de la planification écologique, un axe important qui fait ainsi l'objet d'une feuille de route dédiée (faire lien vers COP). Egalim en Île-de-France : de quoi parle t-on? Quelques chiffres clés :

  • 677 millions de repas sont servis chaque année en restauration collective en Île-de-France, dont 49 % en milieu scolaire et 23 % en milieu médico-social.
  • 18% de produits biologiques et 23% de produits durables et de qualité (hors bio) dans les achats alimentaires selon les données télédéclarées en 2023 > pour les cantines ayant indiqué avoir commencé un diagnostic
  • 31 % des structures télédéclarantes ont indiqué avoir réussi l'objectif d'approvisionnement EGalim (données Ma cantine2024)
  • 12 Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) labellisés, avec des projets et des actions pour promouvoir les enjeux EGALIM

Focus sur la mise en œuvre des enjeux Egalim dans les EHPAD :

https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/un-nouvel-outil-pour-une-restauration-vertueuse-dans-les-ehpad-a3852.html

Pour aller plus loin : un AMI afin d'accompagner opérationnellement des EHPAD

https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/un-nouvel-outil-pour-une-restauration-vertueuse-dans-les-ehpad-a3852.html

Les grossistes

Les grossistes évoluent principalement dans un cadre B2B. Ils assurent le rôle d’intermédiaire logistique entre les producteurs, la restauration (collective, commerciale) et les commerce de bouche. Les plateformes des grossistes jouent le rôle de massification. Elles regroupent les produits alimentaires de toutes origines et de tous volumes. La localisation de ces sites logistiques se superposent globalement à celle du MIN de Rungis, en lien avec les marchés à desservir.

D. Brajon ; C . Mauclair ; C. Ropital / L'Institut Paris RegionFreepik.com

Pour en savoir plus sur l'activité de gros :

https://www.cgf-grossistes.fr/

les Territoires concernés

En petite couronne, les départements de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, concentrent les populations les plus exposées. Au sein de la grande couronne, celles-ci se concentrent principalement dans le sud du Val-d’Oise, le nord des Yvelines. D’une manière générale le risque est important dans les grandes villes mais aussi présent aussi dans les zones rurales.

Type de visuel

textecarte graphique tableau infographie photo vidéo

Projets Alimentaires Territoriaux - PAT

Issus de la loi d'avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les Projets Alimentaires Territoriaux ont l'ambition de fédérer les différents acteurs d'un territoire autour de la question de l'alimentation, contribuant ainsi à la prise en compte des dimensions sociales, environnementales, économiques et de santé de ce territoire. L’article L111-2-2 du Code rural et de la pêche maritime définit les projets alimentaires territoriaux comme des initiatives portées « par l’ensemble des acteurs d’un territoire et répondant à l’objectif de structuration de l’économie agricole et de mise en œuvre d’un système alimentaire territorial. »

Conformément aux principes posés par le Programme National pour l’Alimentation (PNA), les PAT « favorisent la résilience économique et environnementale des filières territorialisées pour une alimentation saine, durable et accessible et contribuent à la garantie de la souveraineté alimentaire nationale. » En 2024, les critères de reconnaissance de niveau 2 des PAT ont été renforcés afin d’assurer le caractère systémique de ces projets et leur impact sur les différentes dimensions de la durabilité des systèmes alimentaires (économie, santé, social, environnement)

Pour en prendre connaissance : https://agriculture.gouv.fr/projets-alimentaires-territoriaux

Programme National pour l'Alimentation - PNA 1

Création de l'article L.230-1 du Code rural et de la pêche maritime qui définit la politique alimentaire Le premier PNA est lancé en 2010 suite à la loi de Modernisation de l’agriculture et de la pêche pour pouvoir répondre aux enjeux émergents autour de l’alimentation. Ce premier PNA (2010-2013) a ainsi pour objectifs de défendre le modèle alimentaire français, mieux répondre aux attentes des consommateurs et réduire les inégalités sociales Bon à savoir : le PNA est la déclinaison opérationnelle de la politique nationale de l’alimentation

1ère loi EGALIM

La Loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite Loi EGALIM) du 30 octobre 2018, est issue des Etats Généraux pour l'Alimentation. Elle affiche trois grands objectifs :

  • Rémunérer justement les producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;
  • Améliorer les conditions sanitaires et environnementales de production;
  • Réduire l’utilisation du plastique dans le domaine alimentaire;
  • Renforcer les engagements sur le bien-être animal ;
  • Favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous.
Elle est complétée en 2021 (EGALIM 2) et en 2023 (EGALIM 3)

Quels enjeux pour la restauration collective? Plusieurs mesures s’imposent à la restauration collective, de façon progressive et différenciée (secteurs) concernant :

  • la qualité et la durabilité des approvisionnements (à partir du 1er janvier 2022, au moins 50% de produits durables et de qualité dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique)
  • l’information des usagers
  • la diversification des sources de protéines dans l’alimentation
  • la lutte contre le gaspillage alimentaire et les dons alimentaires
  • la substitution des plastiques

Ma Cantine : le site de référence! La plateforme « ma cantine » a vocation à :

  • Informer, documenter et outiller les acteurs sur les bonnes pratiques en restauration collective
  • Accroître la transparence de ce que nous mangeons dans nos réfectoires, hôpitaux...
  • Créer une communauté d'intérêts et de partage d'expériences autour du mieux manger

https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/accueil

Bon à savoir : depuis 2023 l'ensemble des structures de restauration collective (publiques comme privées, quelque soit le mode de gestion) doit s'inscrire et télédéclarer ses données d'achat pour l'année N-1 sur cette plateforme

Pour en prendre connaissance : https://agriculture.gouv.fr/infographie-egalim-1-la-loi-agriculture-et-alimentation

On peut distinguer plusieurs types d’agriculture urbaine :• Les fermes périurbaines en circuits courts• L’agriculture urbaine professionnelle comprenant des fermes urbaines participatives et des fermes urbaines spécialisées• Les jardins collectifs (jardins partagés, familiaux…)• L’agriculture urbaine individuelle

L’agriculture urbaine rassemble toutes les pratiques agricoles et jardinées qui ont lieu en ville ou autour des villes et établissent avec elles des liens fonctionnels forts essentiels au bien-être des citoyens (fourniture d’aliments, le plus souvent en circuits courts, renforcement des liens sociaux, création d’espaces verts). Elle s’adapte à tous les supports urbains (sols, toits, murs, sous-sols, ... ). Les formes d’agriculture urbaine diffèrent par : • Leur localisation : intra ou périurbaine • Leur vocation : modèle à dominante économique et/ou sociale • Leur système technique : support de production (pleine terre ou hors-sol, bacs, aquaponie …) et degré de maîtrise de l’environnement (à l’air libre, sous serre, en indoor, … Système lowtech ou hightech,…)

Loi "Climat et résilience"

Les dispositions en matière de restauration collective sont complétées par la loi dite Climat et résilience

Plus de produits de qualité et durables dans nos assiettes

Pour lire le document

Ces dispositions constituent depuis 2023 l’une des politiques prioritaires du Gouvernement. La mesure 10 « mieux se nourrir » du plan de transformation écologique de l'État pour des services publics écoresponsables (SPE) vise à « promouvoir une alimentation plus respectueuse de l’environnement, en développant l’offre végétarienne et l’achat de produits issus de l’agriculture biologique, de qualité ou durable et en réduisant le gaspillage alimentaire ».

© L’INSTITUT PARIS REGION 2025 - Sources : L’Institut Paris Region

Schéma général pour l’activité de gros produits alimentaires

Source : CGF ; L'Institut Paris Region

PLANIFICATION ECOLOGIQUE

La planification écologique vise plusieurs grandes ambitions pour les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation à horizon 2030.

La planification écologique s’articule en 5 enjeux environnementaux et 6 thématiques déployées en 22 chantiers dont celui de l’alimentation.

CRALIM

Afin d’assurer la mise en œuvre du programme national de l’alimentation (PNA), le Comité Régional de l’Alimentation (CRALIM) a été institué par la loi Egalim promulguée le 30 octobre 2018. Présidé par le Préfet de région, le CRALIM est notamment chargé de la concertation sur l’approvisionnement de la restauration collective pour faciliter l’atteinte des seuils fixés par la loi EGAlim. La composition du CRALIM d’Île-de-France a été mise à jour par l’arrêté 2022-11-23-00001 du Préfet d’Île-de-France, le 23 novembre 2022. Ce comité réunit, au moins une fois par an, l’ensemble des acteurs de la filière, de l’amont à aval, et les consommateurs. Il est ainsi composé de représentants des services de l’État en région, des collectivités territoriales, des établissements publics, des chambres consulaires, des organisations professionnelles des secteurs agricole, agroalimentaire et alimentaire et d’associations œuvrant dans le domaine de l’alimentation.

Pour prendre connaisance du dernier CRALIM en IDF: https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/comite-regional-de-l-alimentation-cralim-r217.html

Source : L'Institut Paris Region, 2024