Projet Bella, Rosa, Gitla & Sophia : Sur les traces de quatre mamans JUIVES DE SOISSONS pendant la shoah (Lycée SAINT-JOSEPH - Château-Thierry) 2023-2025
Sommaire
Le livre et les films
LIAISON ECOLE/FAMILLE
INTRODUCTION
PARTENAIRES DU PROJET
Quels apports pour les élèves ?
Pourquoi ce projet ?
Quels enjeux pour les enseignants ?
Quel contexte ?
Chanson écrite par quentin lefeuvre, fils d'une professeure du projet.
Partenariat ville
QUELS OBJECTIFS ?
Membres des familles des "Mamans"
Comment a-t-il été Mis en oeuvre ?
INTRODUCTION
- Un projet qui mêle Histoire et Mémoire, des parcours individuels pour comprendre une tragédie universelle.
- Histoire et Mémoire, c’est l’interaction entre la démarche scientifique et le registre de l’émotion.
- A lire et à voir, avec la publication d’un livre et la réalisation de films documentaires qui restituent ces itinéraires du passé et les coulisses du projet.
Pourquoi ce projet ?
Au carrefour de plusieurs demandes : Celles d’élèves qui pour beaucoup avaient abordé l’histoire de la Shoah en 3e et dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Ils tenaient à approfondir ce sujet. Celles de professeurs qui souhaitaient organiser un projet sur la thématique de la Shoah et un déplacement à Auschwitz. Une volonté d’aborder la Shoah avec des figures féminines et maternelles locales.
QUEL contexte ?
Commémoration des 80 ans de la libération d'Auschwitz.
Ancrage également dans un projet transdisciplinaire sur les femmes au XXe siècle.
QUELS OBJECTIFS ?
Décrypter et évaluer des sources d'informations historiques.
Forger chez les élèves un esprit de solidarité et de tolérance.
Approfondir leurs connaissances sur le sujet.
Comment il a été mis en œuvre ? Avec qui ?
Une démarche d’enquête
Le public ciblé
Cadre pédagogique
Comment se différencier ?
Financement du projet : déplacements, matériel, productions pédagogiques
En quoi ce projet favorise-t-il la liaison école/famille ?
" Ma fille est TDAH. Mener à terme un projet est très problématique pour elle. Elle y est parvenue. Elle peut aujourd'hui avec des mots, certes simples, expliquer ce qu' elle a vu et ressenti à certains membres de notre famille".
Réunions avec les parents sur la préparation des déplacements. Communication régulière de l'avancée du projet et de ses productions. Participation à la manisfestation de clôture du projet. Echanges réguliers au sein des familles avec leurs enfants participants : libérant la parole sur ce que vécurent leurs aïeuls à cette époque. Les souvenirs des parents à propos des enseignements qu'ils reçurent sur ce sujet.
"Cela nous a permis d'échanger sur la façon dont cette période était évoquée lors de notre scolarité à mon mari et moi-même et ce qu'il nous en restait. Notre plus jeune fille a pu aussi appréhender cette période de notre histoire par la même occasion"
"Nous avons même découvert qu’au sein de notre village (Mont-Saint-Père) un enfant juif avait été caché, grand débat à la maison sur cet acte de courage et l'humanité de cette famille. "
"Nous sommes reconnaissants et mesurons la chance pour notre fille de pouvoir participer à ce projet et nous sommes très fiers de son implication et de son ouverture d’esprit."
Quels apports pour les élèves ?
Savoirs
Savoir-faire
Savoir-être
Savoir créer
Comment ce projet permet-il de développer des partenariats avec la ville ?
Quels sont les acteurs mobilisés dans le projet ?
Neveu de Gitla
Petits-enfants et arrière-petits-enfants de Rsoa
Petit neveu de Gitla
Fille de Sophia avec Ginette Kolinka
Les descendants des familles de trois des quatre mamans
1. Vidéo Soissons
Les productions : Livre, Muséographie et Films
FILM : AUSCHWITZ
2. Vidéo PARIS
3. Vidéo DRANCY
Les partenaires financiers
Implication hors temps de cours, s’engager volontairement sur 2 années. Adopter une attitude de recueillement, confronter le passé et le présent avec humilité, respect et citoyenneté. Ecoute et bienveillance lors des échanges avec les familles des déportés du projet. Respect des règles de vie lors des différents voyages, vivre en collectivité et avec inclusion (autonomie et responsabilité). Capacité à percevoir les apports du projet pour sa vie personnelle et professionnelle. Connaissance de soi et de ses émotion.
Un synopsis. Un enregistrement audiovisuel. Un film documentaire. Un livre : de sa rédaction à sa publication. Savoir se projeter dès le début sur le résultat visé : écrire un livre qui sera publié et lu par le plus grand nombre, réaliser un film.
Dépasser le cadre scolaire habituel (temps, espace, relations humaines, finalité). Motiver les élèves jusqu’au bout sur ce projet qui repose sur le volontariat. Dépasser les connaissances et le niveau de connaissances des élèves sur un sujet “a priori tant traité”. Souder une équipe hétérogène issue de parcours différents dans un projet commun et sur une longue période, avec des emplois du temps pas toujours compatibles. Aborder un programme avec des mises en situation innovantes, différentes. L’élève est systématiquement acteur du projet, toujours en activités. Un approfondissement du sujet avec une dimension incarnée. Acquisitions de nouvelles compétences (travailler sur les archives, exploitation d’un matériel audiovisuel, organisation d’un espace atelier collaboratif avec des supports physiques et numériques.
Le sujet autour de la thématique avec le souhait d’une démarche d’enquête historique impliquant des compétences disciplinaires et documentaires.
La Révolution russe La Seconde Guerre Mondiale Les totalitarismes La Shoah en France et en Europe : idéologie, mécanismes et acteurs
L’antisémitisme Les cultures juives La place de la femme dans l’entre-deux-guerres et pendant l’occupation. Les conditions de détentions des femmes à Auschwitz Les Justes Les résistances à la déportation
Création d’ateliers de recherche au CDI hors temps de cours. Six plages horaires étaient proposées chaque semaine.
Associations, institutions et fondations ont financé 75% du projet. Coût total 29 000 euros : matériel, déplacements en quatre étapes qui suivent le parcours des quatre mamans et leurs familles, de leur arrivée en France jusqu’à la destination de leur déportation.
Travailler en équipe et en autonomie, notamment sur des supports collaboratifs (travailler à plusieurs mains, avancer ensemble, respecter le travail des autres, tenir compte de l’avancée des autres). Organiser sa mémoire du projet en utilisant des médias différentes (écrit, dessin, enregistrements...). Traiter une information et des documents sources (archives et témoignages), les analyser ou les interpréter et les contextualiser. Prendre la parole pour communiquer son vécu et ses connaissances acquises pendant le projet. Découvrir la gestion de projet et la recherche de partenaires. Développer des aptitudes réflexives, s’évaluer et modifier ses pratiques.
Nombreux ont été les projets de ce type dans les lycées français étant donné les commémorations de la libération des camps (1945-2025), en témoignent les nombreux articles de presse parus depuis quelques mois.
Nous avons essayé de nous différencier par notre démarche : Passer d’un nom ou d’un numéro de matricule à une personne à qui on redonne vie en quelque sorte en “réanimant” toute une famille, une personnalité unique jusqu’à parfois des traits de caractère connus dans la vie d’avant, et ce, grâce à un retour sur des photos, des extraits de mémoires ou de témoignages écrits ou rapportés des années plus tard par les enfants des victimes, des anecdotes transmises par les descendants et des faits rapportés administrativement.
Partager l’intimité d’histoires familiales et personnelles avec leur douleur et leurs souffrances par ce vécu terrible de l’arrestation, la déportation et la mort.
Rattraper le temps, suivre la chronologie des faits et la vivre à travers les recherches d’informations ciblées dans les archives et la visite des lieux symboliques
Respecter l’espace en suivant les traces de ces 4 mamans sur cette portion de vie et se rendre sur les lieux qui ont marqué à jamais le destin de ces femmes
Dépasser notre projet pour sortir de l’échelle de notre établissement : il a eu des échos dans toute la ville avec des appels aux dons relayés dans la presse. Ainsi, des particuliers émus par notre démarche ont pu nous apporter leur modeste contribution. Au sein même de notre lycée, des élèves et parents, parfois même non-concernés directement par le projet, se sont intéressés à notre démarche. Dans les familles des participants, des parents étaient eux-mêmes très touchés par nos différentes visites à l’échelle locale et ont tenu à nous accompagner, posaient beaucoup de questions et voulaient en savoir plus sur ces 4 mamans
Des lycéens volontaires présentant leurs lettres et/ou dessins de motivations. Evaluations de leurs prérequis sur le sujet.
(L'intégrale) Projet : Bella, Rosa, Gitla & Sophia
Amélineau Stéphane
Created on April 15, 2025
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Projet Bella, Rosa, Gitla & Sophia : Sur les traces de quatre mamans JUIVES DE SOISSONS pendant la shoah (Lycée SAINT-JOSEPH - Château-Thierry) 2023-2025
Sommaire
Le livre et les films
LIAISON ECOLE/FAMILLE
INTRODUCTION
PARTENAIRES DU PROJET
Quels apports pour les élèves ?
Pourquoi ce projet ?
Quels enjeux pour les enseignants ?
Quel contexte ?
Chanson écrite par quentin lefeuvre, fils d'une professeure du projet.
Partenariat ville
QUELS OBJECTIFS ?
Membres des familles des "Mamans"
Comment a-t-il été Mis en oeuvre ?
INTRODUCTION
Pourquoi ce projet ?
Au carrefour de plusieurs demandes : Celles d’élèves qui pour beaucoup avaient abordé l’histoire de la Shoah en 3e et dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Ils tenaient à approfondir ce sujet. Celles de professeurs qui souhaitaient organiser un projet sur la thématique de la Shoah et un déplacement à Auschwitz. Une volonté d’aborder la Shoah avec des figures féminines et maternelles locales.
QUEL contexte ?
Commémoration des 80 ans de la libération d'Auschwitz.
Ancrage également dans un projet transdisciplinaire sur les femmes au XXe siècle.
QUELS OBJECTIFS ?
Décrypter et évaluer des sources d'informations historiques.
Forger chez les élèves un esprit de solidarité et de tolérance.
Approfondir leurs connaissances sur le sujet.
Comment il a été mis en œuvre ? Avec qui ?
Une démarche d’enquête
Le public ciblé
Cadre pédagogique
Comment se différencier ?
Financement du projet : déplacements, matériel, productions pédagogiques
En quoi ce projet favorise-t-il la liaison école/famille ?
" Ma fille est TDAH. Mener à terme un projet est très problématique pour elle. Elle y est parvenue. Elle peut aujourd'hui avec des mots, certes simples, expliquer ce qu' elle a vu et ressenti à certains membres de notre famille".
Réunions avec les parents sur la préparation des déplacements. Communication régulière de l'avancée du projet et de ses productions. Participation à la manisfestation de clôture du projet. Echanges réguliers au sein des familles avec leurs enfants participants : libérant la parole sur ce que vécurent leurs aïeuls à cette époque. Les souvenirs des parents à propos des enseignements qu'ils reçurent sur ce sujet.
"Cela nous a permis d'échanger sur la façon dont cette période était évoquée lors de notre scolarité à mon mari et moi-même et ce qu'il nous en restait. Notre plus jeune fille a pu aussi appréhender cette période de notre histoire par la même occasion"
"Nous avons même découvert qu’au sein de notre village (Mont-Saint-Père) un enfant juif avait été caché, grand débat à la maison sur cet acte de courage et l'humanité de cette famille. "
"Nous sommes reconnaissants et mesurons la chance pour notre fille de pouvoir participer à ce projet et nous sommes très fiers de son implication et de son ouverture d’esprit."
Quels apports pour les élèves ?
Savoirs
Savoir-faire
Savoir-être
Savoir créer
Comment ce projet permet-il de développer des partenariats avec la ville ?
Quels sont les acteurs mobilisés dans le projet ?
Neveu de Gitla
Petits-enfants et arrière-petits-enfants de Rsoa
Petit neveu de Gitla
Fille de Sophia avec Ginette Kolinka
Les descendants des familles de trois des quatre mamans
1. Vidéo Soissons
Les productions : Livre, Muséographie et Films
FILM : AUSCHWITZ
2. Vidéo PARIS
3. Vidéo DRANCY
Les partenaires financiers
Implication hors temps de cours, s’engager volontairement sur 2 années. Adopter une attitude de recueillement, confronter le passé et le présent avec humilité, respect et citoyenneté. Ecoute et bienveillance lors des échanges avec les familles des déportés du projet. Respect des règles de vie lors des différents voyages, vivre en collectivité et avec inclusion (autonomie et responsabilité). Capacité à percevoir les apports du projet pour sa vie personnelle et professionnelle. Connaissance de soi et de ses émotion.
Un synopsis. Un enregistrement audiovisuel. Un film documentaire. Un livre : de sa rédaction à sa publication. Savoir se projeter dès le début sur le résultat visé : écrire un livre qui sera publié et lu par le plus grand nombre, réaliser un film.
Dépasser le cadre scolaire habituel (temps, espace, relations humaines, finalité). Motiver les élèves jusqu’au bout sur ce projet qui repose sur le volontariat. Dépasser les connaissances et le niveau de connaissances des élèves sur un sujet “a priori tant traité”. Souder une équipe hétérogène issue de parcours différents dans un projet commun et sur une longue période, avec des emplois du temps pas toujours compatibles. Aborder un programme avec des mises en situation innovantes, différentes. L’élève est systématiquement acteur du projet, toujours en activités. Un approfondissement du sujet avec une dimension incarnée. Acquisitions de nouvelles compétences (travailler sur les archives, exploitation d’un matériel audiovisuel, organisation d’un espace atelier collaboratif avec des supports physiques et numériques.
Le sujet autour de la thématique avec le souhait d’une démarche d’enquête historique impliquant des compétences disciplinaires et documentaires.
La Révolution russe La Seconde Guerre Mondiale Les totalitarismes La Shoah en France et en Europe : idéologie, mécanismes et acteurs L’antisémitisme Les cultures juives La place de la femme dans l’entre-deux-guerres et pendant l’occupation. Les conditions de détentions des femmes à Auschwitz Les Justes Les résistances à la déportation
Création d’ateliers de recherche au CDI hors temps de cours. Six plages horaires étaient proposées chaque semaine.
Associations, institutions et fondations ont financé 75% du projet. Coût total 29 000 euros : matériel, déplacements en quatre étapes qui suivent le parcours des quatre mamans et leurs familles, de leur arrivée en France jusqu’à la destination de leur déportation.
Travailler en équipe et en autonomie, notamment sur des supports collaboratifs (travailler à plusieurs mains, avancer ensemble, respecter le travail des autres, tenir compte de l’avancée des autres). Organiser sa mémoire du projet en utilisant des médias différentes (écrit, dessin, enregistrements...). Traiter une information et des documents sources (archives et témoignages), les analyser ou les interpréter et les contextualiser. Prendre la parole pour communiquer son vécu et ses connaissances acquises pendant le projet. Découvrir la gestion de projet et la recherche de partenaires. Développer des aptitudes réflexives, s’évaluer et modifier ses pratiques.
Nombreux ont été les projets de ce type dans les lycées français étant donné les commémorations de la libération des camps (1945-2025), en témoignent les nombreux articles de presse parus depuis quelques mois. Nous avons essayé de nous différencier par notre démarche : Passer d’un nom ou d’un numéro de matricule à une personne à qui on redonne vie en quelque sorte en “réanimant” toute une famille, une personnalité unique jusqu’à parfois des traits de caractère connus dans la vie d’avant, et ce, grâce à un retour sur des photos, des extraits de mémoires ou de témoignages écrits ou rapportés des années plus tard par les enfants des victimes, des anecdotes transmises par les descendants et des faits rapportés administrativement. Partager l’intimité d’histoires familiales et personnelles avec leur douleur et leurs souffrances par ce vécu terrible de l’arrestation, la déportation et la mort. Rattraper le temps, suivre la chronologie des faits et la vivre à travers les recherches d’informations ciblées dans les archives et la visite des lieux symboliques Respecter l’espace en suivant les traces de ces 4 mamans sur cette portion de vie et se rendre sur les lieux qui ont marqué à jamais le destin de ces femmes Dépasser notre projet pour sortir de l’échelle de notre établissement : il a eu des échos dans toute la ville avec des appels aux dons relayés dans la presse. Ainsi, des particuliers émus par notre démarche ont pu nous apporter leur modeste contribution. Au sein même de notre lycée, des élèves et parents, parfois même non-concernés directement par le projet, se sont intéressés à notre démarche. Dans les familles des participants, des parents étaient eux-mêmes très touchés par nos différentes visites à l’échelle locale et ont tenu à nous accompagner, posaient beaucoup de questions et voulaient en savoir plus sur ces 4 mamans
Des lycéens volontaires présentant leurs lettres et/ou dessins de motivations. Evaluations de leurs prérequis sur le sujet.