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Roxane, Inès - Latin - Portfolio

Roxane DUPONT

Created on April 14, 2025

Notre portfolio sous forme d'un escape game interactif !

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Transcript

Latin-Portfolio

Roxane Dupont et Inès Kahhak

Bienvenue ! Ce portfolio vous est présenté sous le format d'une visite de musée. Il vous suffit de suivre les indications pour découvrir toutes les informations liées à notre sujet. Plongez dans ce diptyque comparant deux oeuvres, l'une antique et l'autre moderne sur le thème du mythe de Pandore ! Si au cours du jeu, vous vous retrouvez malencontreusement bloqué, veuillez cliquer sur les émoticônes qui s'affichent en haut à droite lorsque vous déplacez la souris. A utiliser uniquement en cas d'extrême urgence ! La dame de l'accueil vous tend un plan et vous indique de rejoindre d'abord le vestiaire avant de commencer la visite pour y déposer vos affaires ! Cliquez sur le plan pour le visualiser.

Salle d'exposition 2
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Plan du Musée

Cliquez sur la pièce dans laquelle vous voulez vous rendre. Les salles du musée où figurent un cadenas sont pour le moment fermées. Avancez dans l'aventure pour les déverrouiller !
Vous êtes ici.

Πανδώα

...

Avec cette mystérieuse boîte, vous trouvez un mot. Vous pouvez y lire : "Ne pas ouvrir". Mais, emparé d'une curiosité excessive, vous cédez rapidement à la tentation et vous ne pouvez vous empêcher d'ouvrir cette boîte qui vous attire tant. A vos risques et périls !

NE PAS OUVRIR

Vestiaire

Vous entrez dans le vestiaire et alors que vous vous apprêtez à poser votre sac dans un casier, vous remarquez une boîte étrange posée sur un banc. Vous pouvez y lire une inscription en grec : "Πανδώρα". Que fait-elle ici ? Que peut-elle bien contenir ? Elle vous interpelle. Tentez de l'examiner de plus près.

Vous avez Ouvert la Boîte. Etait-ce Vraiment une bonne idée ?

Vous n'en avez que faire du message d'alerte. Vous ouvrez cette mystérieuse boîte et de une fumée grisâtre s'en échappe. Vous remettez rapidement en question votre choix. Mais trop tard ! Vous voulez refermer la boîte au plus vite mais tout s'en est déjà échappé. Pris de panique, vous tentez de reposer la boîte où elle était et de partir du musée le plus vite possible. Espérons que personne ne vous ait vu ! Mais quand vous tentez de vous échapper, vous vous rendez compte que vous êtes pris au piège. Toutes les portes extérieures sont fermées, il n'y a plus personne au musée. Vous êtes prisonniers. Rendez-vous à l'accueil pour en apprendre plus ! Pour ce faire, ouvrez le plan en haut à droite.

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De retour à l'accueil ! Cette fois-ci, il n'y a plus personne. Comment se fait-il qu'en quelques instants tout le monde ait disparu d'un seul coup ? Vous reprenez progressivement vos esprits en vous répétant : "Ce n'est pas le moment de paniquer. Il faut trouver une solution." En examinant mieux la pièce, vous y trouvez un mystérieux dossier posé sur le comptoir. Il suscite votre attention car il n'était pas là tout à l'heure. C'est le moment de l'analyser de plus près !

A l'attention de Madame Busson

"A l'attention de Madame Busson" : que c'est étrange ! La première question qui vous vient à l'esprit est : "Comment connaissent-ils mon nom ?". Perplexe, vous vous demandez aussi pourquoi y a-t-il, ici, au musée, un dossier qui vous est spécialement adressé. Et enfin, qui est l'expéditeur ? Quelles sont les intentions de cet indivdu mystère ? Tant de questions auxquelles vous ne trouvez pour le moment aucune réponse. Vous décidez d'ouvrir ce mystérieux dossier pour en savoir plus.

A l'attention de Madame Busson

Madame Busson, Vous avez cédé à la curiosité. Vous pensiez que ce simple geste, l’ouverture d’une boîte scellée depuis des siècles, ne causerait rien de grave. Pourtant, comme tout vice, la curiosité a de sérieuses conséquences. Vous avez libéré ce qui ne devait pas l'être. Les maux du monde, que vous ne pouviez comprendre, se sont échappés, et désormais, vous êtes enfermée. Vous êtes tenue prisonnière dans ce musée. Mais rassurez-vous, il y a une chance. Une chance de vous en sortir, si vous parvenez à résoudre ce mystère. Vous disposez d'une heure seulement. Dépassé ce délai, vous resterez ici éternellement. Votre libération dépend désormais de votre capacité à comprendre la boîte de Pandore, de percer le secret des œuvres qui vous entourent. La peinture de John William Waterhouse et le vase antique présents dans ce musée vous guideront. Au travers de cette aventure, vous serez ammené à répondre à la question : dans quelle mesure le tableau Pandore de J.W. Waterhouse et Pandore sur un cratère grec mettent-ils en évidence des similitudes et des différences en proposant une représentation du mythe de Pandore ? PS : Il est trop tard pour regretter vos actions. Le mal a été fait et vous ne pouvez revenir en arrière. Les conséquences de vos actions ne peuvent être effacées. Mais un seul chemin reste ouvert : comprendre. La vérité vous rendra peut-être libre. Si vous échouez, aucun moyen de vous en sortir et de réparer le mal commis. À vous de jouer. Que la chance soit votre alliée ! M. X

Il n'est plus le moment d'angoisser, il faut agir au plus vite. Ce certain "Monsieur X" est très clair sur ce point. Vous comprenez qu'il ne vous reste qu'une solution : explorer le musée à la recherche d'informations sur ces deux mystérieuses oeuvres. En observant autour de vous, vous remarquez qu'une porte est à présent ouverte, vers la salle des archives. Bien que l'entrée soit interdite au public en temps normal, vous décidez de vous y aventurer.... Ouvrez le plan pour y accéder.

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Vous voilà dans la salle des archives. Vous y trouvez de nouveau un mysterieux dossier... Il est assez visible mais d'autres indices se cachent dans la pièce. A vous de bien observer pour les trouver ! Explorez attentivement la pièce, et lorsque vous pensez avoir tout découvert, rendez vous dans la salle d'exposition, car un passage vous permet d'y accéder !

Vous n'avez pas encore croisé nos deux oeuvres d'intérêt, mais cela ne saurait tarder. En attendant, voici une première similitude entre elles : leur thème, celui du mythe de Pandore. Elles s’inspirent ainsi toutes les deux de ce très célèbre mythe. Celui-ci a été écrit par Hésiode en VIIIe siècle avant JC dans Les Travaux et les Jours. Il cherche à y expliquer l’origine des Hommes, notamment de leurs tourments, en s’appuyant sur une explication faisant intervenir des divinités. Il raconte notamment que les hommes peuplaient les terres et honoraient les dieux dans les premiers temps de l’humanité vivant sans effort dans un âge d'or, à l'écart des peines. Cependant, ils finirent par abandonner les dieux. En réponse, Zeus décida de leur voler le feu, que Prométhée revola pour le rendre aux hommes. Zeux, rancunier, décida de se venger ce qui mena à la création de Pandore, initialement un piège destiné aux hommes, un jouet des dieux. Ainsi, les deux œuvres d’arts cherchent à transmettre le même récit au travers de l’art. Voilà qui vous éclairera quelques peu sur ce mythe. Pour avoir plus d'informations, n'hésitez pas à fouiller la pièce !

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Des similitudes entre les oeuvres

En avançant dans cette salle, vous trouvez un magnifique tableau qui suscite directement votre intérêt. Juste à côté vous voyez un vase. Voilà vos deux objets d'intérêt ! Cliquez dessus pour mieux les observer et lire le cartel qui les analyse. Il faudra ensuite trouver un nouveau dossier. Il s'est pris pour une oeuvre et depuis, il se cache parmi elles en espérant qu'on le déchiffre comme un chef-d'oeuvre. Lorsque vous avez fini avec cette pièce, poursuivez votre visite. Référez vous à la carte.

Nous revoilà ! Bien joué, il était bien caché celui ci.... Vous avez probablement découvert les deux oeuvres à présent. Si ce n'es pas le cas, je vous y invite vivement ! Intéressons nous d'abord au personnage de Pandore, dont la représentation est conforme et similaire. Elle est une figure centrale du mythe. Elle est donc mise en avant dans les deux œuvres, illustrant son rôle crucial dans le mythe qui porte son nom. Par exemple, sur le cratère à calices à figures rouges, elle est représentée de face au centre des dieux, qui sont tournés vers elle. De même, sur l’huile sur toile de JW Waterhouse, Pandore est le personnage central du tableau. Le jeu de clair obscur entre sa peau claire et la forêt sombre permet d’attirer l'œil du spectateur vers cette figure. Ainsi l’objectif des deux artistes est semblable : mettre en valeur le personnage phare du mythe. On retrouve les mêmes caractéristiques physiques et morales chez Pandore dans les deux œuvres et conformément au mythe. Tout d’abord physiquement Pandore est représentée comme une femme d’une grande beauté aux longs cheveux dans les deux oeuvres. En effet, Pandore a été créée sous l’ordre de Zeus par Héphaïstos, maître du feu et du travail des métaux, à partir d’eau et de terre. Son corps devait faire la même taille que le corps des hommes mais ressembler à celui des déesses. En effet, elle est la première femme à être créée et c’est donc à l’image des déesses immortelles qu’elle est façonnée. Sa beauté et sa grâce lui sont en partie données par Aphrodite, représentée sur le cratère, et on peut observer ce don sur le tableau au travers des traits fins et du corps idéalisé. De plus, Pandore est représentée avec des vêtements similaires dans les deux œuvres. A moitié dénudée sur l’huile sur toile, Pandore est cependant parée d’un vêtement qui selon le mythe, lui a été donnée par Athéna, un long chiton dorique avec apoptygme, une pièce essentielle du costume grec. Sur le calice, on observe ce même vêtement, ainsi qu’une couronne, donnée elle aussi par Athéna.

Suite

Ensuite, dans les deux oeuvres, Pandore est représentée comme une femme à la curiosité dévorante, un de ses principaux défauts. Cette curiosité lui a été donnée par Hermès, sur ordre de Zeus qui souhaite faire d’elle un objet de manipulation. La présence d’Hermès avec son caducée sur le cratère représente ce don. Sur la toile, sa curiosité est directement lisible dans son regard, qui cherche à regarder ce qu’il y a dans la boîte, trop tourmentée pour résister à la tentation, alors qu’on lui a ordonné de ne pas l’ouvrir. Enfin, dans les deux œuvres, Pandore est inconsciente de ce qui se trame : cela se traduit par sa passivité sur le cratère (c’est les dieux qui lui font des dons) et son absence de réaction lorsque les fumées s’échappent de la boite, représentant les maux. Ainsi, les deux œuvres d’art nous offrent une représentation similaire de Pandore à première vue. Ils insistent notamment sur son rôle dans le destin humain, d’une part en soulignant son rôle de “piège” créé par les dieux et d’autre part en mettant l’accent sur l’instant où la punition divine se réalise. Mais ce n'est pas la seule similitude entre les deux oeuvres... Les auteurs s'autorisent des prises de liberté à propos du texte orginal, pour l’adapter à la vision qu’ils souhaitent donner ou qu’il y a du mythe à cette époque. Tout d’abord, sur le calice, seules quelques divinités sur les 20 divinités censées être présentes sont représentées, pour des raisons pratiques. L’auteur décide aussi de mettre particulièrement l’accent sur l’aspect festif et joyeux de l'événement, pas particulièrement décrit dans le texte d'Hésiode. Cela peut être à des fins artistiques, notamment pour respecter l’idée des frises (description sur le cartel), ou religieuses, pour mettre en avant les divinités et l’aspect crucial de leur rôle.

Suite

Le cratère illustre donc la manière dont le ciel et la terre sont joyeux à la délivrance de Pandore au monde. De plus, JW Waterhouse s’autorise aussi des libertés, celles ci dû à la modification du mythe dans l’imaginaire collectif. En effet, suite à une faute d’Erasme qui a traduit Hésiode en latin, en traduisant pitos, qui signifie jarre en grec, en puccis, qui signifie sorte de petite boîte en latin, la jarre est devenue une boîte dans l’imaginaire collectif. Ainsi, JW Waterhouse représente la jarre de terre cuite scellée par de la résine contenant tous les maux décrite par Hésiode par un coffre sculpté. De même, aujourd’hui c’est l'expression “ouvrir la boîte de Pandore” qui est utilisée, montrant bien la modification d’un détail du mythe dans nos esprits. Elle signifie “déclencher des catastrophes" ou “commencer quelque chose qui causera de nombreux problèmes imprévus”. Ainsi, JW Waterhouse, pour s’adapter à la nouvelle adaptation du mythe à son époque représente la jarre par un coffre, qui se rapproche ainsi de la boite si célèbre de Pandore. De plus, ce dernier représente Pandore dans une forêt, tandis que celle-ci ouvre normalement la jarre chez Epiméthée, son mari, chez qui elle vit avec sa fille Pyrrha. Cela permet au peintre de renforcer l’aspect sombre et tragique du moment. Les deux artistes s’approprient ainsi chacun le mythe pour le représenter de façon à s’adapter à l’ambiance qu’ils veulent faire ressortir et aux modifications faites par leur époque. La suite dans le prochain dossier.....

Voilà une lecture fort intéressante qui vous éclaire sur ces deux oeuvres et la façon dont elles représentent le mythe de Pandore ! Avec toutes ces informations en tête, vous continuez vos recherches....

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Cliquez sur la pièce dans laquelle vous voulez vous rendre. Bravo à vous, vous avez dévérouillé toutes les pièces accessibles. Enfin, c'est ce que vous pensez... Pour continuer, rendez vous à la deuxième salle d'exposition
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Des différences entre les oeuvres

Après avoir découvert nos deux oeuvres, il est temps de s'intéresser plus profondémement à chacune d'entre elles, en quoi elles se différencient par leurs époques, le moment qu'elles représentent et les ambiances qui en découlent.... Il vous faudra trouver un autre dossier visible uniquement à votre passage ! Une fois de plus, cherchez bien partout, pour découvrir tous les mystères de ces oeuvres.... Puis lorsque ceci est fait, cliquez sur la flèche grise. Attention, il n'y aura pas de retour en arrière possible....

Encore un petit dossier ! Cette fois, nous allons nous intéresser aux moments du mythes différents traduits par deux représentations singulières de Pandore. Tout d'abord, les deux œuvres s’opposent car elles appartiennent à deux époques distinctes. En effet, l’huile sur toile Pandore a été peinte en 1896 par JW Waterhouse. Le peintre a décidé de transcrire ce mythe sous forme d’un tableau de grande envergure, ce qui le rend imposant. La technique utilisée est courante à l’époque, ce qui lui permet de s’intégrer dans son temps. De plus, ce peintre connu pour ses tableaux inspirés de la mythologie et de la littérature, est proche du style et des sujets des préraphaélites, un mouvement qui cherche à rendre à l’art un but fonctionnel et édifiant. Ce sont souvent des personnages bibliques et mythologiques représentés. C’est le cas dans cette œuvre. Ainsi, JW Waterhouse utilise un support commun aux artistes de son époque, du XIXe siècle, en reprenant des éléments artistiques propres au mouvement du préraphaélite. Si vous souhaitez plus d'informations, cliquez sur le tableau de JW Waterhouse dans la pièce ! De son côté, le peintre des Niobides, représente le création de Pandore sur un cratère à calice à figures rouges sur fond noir. Ce support est aussi caractéristique de l’Antiquité, et adapté donc à son époque. Ainsi, les deux artistes utilisent deux supports différents, s’adaptant ainsi aux normes de leur époque. Une des principales singularités des deux œuvres est le moment représenté du mythe. En effet, celui-ci se compose de deux grandes parties : la création de Pandore puis la réalisation de la vengeance divine lorsque celle-ci ouvre la jarre (ou la boîte). Chaque artiste a décidé de mettre en valeur un des deux aspects du mythe, chacun cherchant à représenter une face de celui-ci.

Suite

Tout d’abord, le peintre des Niobides représente sur le cratère le début du mythe, qui correspond à la création de Pandore par les divinités. En effet, dans le mythe, après que Hephaistos ait créé Pandore à l’image des déesses, les dieux viennent lui faire de nombreux dons. Cela explique son nom qui signifie “le don de chacun des dieux” car pan signifie “tous” et dore signifie “dieu”. Sur le cratère on peut voir Athéna qui lui insuffle la vie et la parre, lui donne un diadème d’or. Hermès est aussi présent, il lui donne la parole, la nomme et lui donne la curiosité, l’esprit rusé et le mensonge. Aphrodite lui donne la grâce, l’habileté, la beauté et lui apprend la séduction et le désir. Ils sont observés par Poséidon, Zeus, Arès et Héra. Pline l’Ancien ajoute, dans l'Histoire naturelle, que 20 divinités y assistait. Ainsi, Pandore avec ses dons multiples, a pour but de tourmenter les hommes. Cet épisode essentiel de la naissance de Pandore était aussi représenté sur le socle de la statue d’Athéna dans le temple du Parthénon, un bas-relief aujourd’hui perdu. Ainsi, c’est un événement souvent représenté dans l’antiquité, probablement pour l’aspect divin qui est mis en avant. JW Waterhouse quant à lui décide de représenter la seconde partie du mythe, qui correspond à l’ouverture de la jarre par Pandore. En effet, à cette époque, c’est surtout à la boîte qu’est associée Pandore, d'où l'expression “ouvrir la boîte de Pandore”. Dans le mythe, Hésiode explique que Zeus lui donne une jarre contenant tous les maux de l’humanité qu’elle ne doit pas ouvrir. Puis il offre sa main à Épiméthée, frère de Prométhée. Cependant, Pandore cède à la tentation et l’ouvre, libérant la maladie, la tristesse, la colère, la violence, le travail pour se nourrir, la famine, la vieillesse, la mort, la guerre, la folie, le vice et la tromperie. Seul l’espoir, Elpis qui peut être aussi traduit par attente, crainte de ce qui peut arriver, reste car Pandore réussi à refermer le couvercle.

Suite

Ainsi, l'âge d’Or que connaissaient les premiers humains, vivant sans souffrance ni chagrin, est terminé, remplacé par les maux libérés, ce qui prouve qu’il n’y a pas moyen d'échapper au dessein de Zeus. Ces maux sont représentés par une fumée grise dans le tableau, une symbolique à la connotation négative qui parle à tous.Ainsi, les deux auteurs explorent chacun une partie du mythe différent, mettant l’accent sur des événements différents, ce qui met Pandore dans deux situations singulières. De cette différence d'époque et de moment du mythe en découlent des distinctions du point de vue de la représentation de la protagoniste, qui à première vue semblait identique entre les deux œuvres. En premier lieu, sur le vase grec, comme dit précédemment, la représentation se concentre sur la création de Pandore. De par la présence de nombreuses femmes dansantes, de satyres, d'instruments musicaux, l'ambiance se veut surtout religieuse, festive. Ainsi, Pandore apparaît surtout comme un don des dieux : son innocence est mise en avant. Il s'agit surtout d'un outil de Zeus, un jouet des dieux : elle est perçue comme une femme sans aucune intention malveillante, l'accent étant surtout mis sur l’importance des dieux. Cela est étroitement lié au contexte historique de l'Antiquité où la place des dieux prônent dans l'Antiquité et structurent l'ensemble de la vie en communauté. À l'inverse, l'ambiance dans le tableau de JW Waterhouse est plus dramatique et mystérieuse. Cela influence alors l'image donnée pour le personnage principal. En effet, le jeu de clair-obscurité mis en place dans cette œuvre intensifie l'aspect fatal associé à l'ouverture de la jarre par Pandore. La femme apparaît alors plus menaçante : ce n'est plus seulement un outil divin sans mauvaises intentions mais aussi une femme dont les actes ont des conséquences catastrophiques.

Suite

Elle est aussi seule, tandis qu’elle était entourée sur le calice et le rôle divin n’est pas du tout représenté, sous entendant qu’elle est l’unique responsable de la libération des maux. Son rôle crucial dans l'avenir de l'humanité montre qu'elle incarne le fléau même de l'humanité. Cela est aussi lié au contexte historique : l'époque moderne, avec l'avènement majeur du christianisme, met l'accent sur la Bible. Ce mythe est donc aussi lié à la Genèse, au péché originel où la femme incarne la tentation, l'infortune de l'espèce humaine. Ainsi, les deux artistes proposent leur propre vision de la naissance de l'humanité, selon l'époque. Tous deux cherchent à expliquer l’origine des maux de l’humanité, l’un s’appuyant sur le rôle centrale des divinités et assimilant Pandore à un simple outil, “moyen” passif tandis que l’autre se concentre sur l'origine même de la libération des maux, Pandore. In fine, ces deux œuvres, malgré les nombreux siècles qui les séparent, cherchent à transmettre de manière artistique un même mythe, celui de Pandore. Pour cela, certains procédés artistiques se retrouvent dans chacune des pièces : la mise en valeur de Pandore et la prise de liberté par rapport au mythe traditionnel en font notamment partie. Néanmoins, ces retranscriptions ont chacune leurs spécificités en raison de l’époque en question, de la vision de l’artiste. En effet, cela influence certaines techniques utilisées, comme le support employé, le moment du mythe représenté ou encore la représentation de Pandore. J'espère que toutes ces informations vous ont plu et ont satisfait votre curiosité ! Vous pouvez à présent retourner dans la pièce et chercher si vous les trouvez, quelques informations complémentaires....

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Au bout de la salle d'exposition, vous touchez accidentellement une sculpture. Un passage secret s'ouvre sous vos yeux ébahis : vous venez de débloquer un nouvelle salle. Elle apparait comme par magie sur votre plan. Que cet endroit regorge de mystères ! Comme vous indiquez le message d'introduction, il faut aller au delà des simples apparences. Ce passage inconnu de tous est synonyme de mystère trouvé. C'est sûrement la clé ultime pour parvenir enfin à vous échapper !
Lorsque vous irez dans cette pièce, vous ne pourrez plus retourner en arrière.... Si vous pensez avoir manqué des informations cruciales pendant votre visite, vous pouvez encore retourner au début de celle-ci.
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Vous voilà à la fin de votre aventure ! Cependant, il vous reste à peine quelques minutes. Si vous souhaitez définitivement sortir de cet endroit, vous devez répondre correctement au questionnaire ci-dessous. Bonne chance ! Lorsque vous aurez terminé, vous aurez le mot de passe pour sortir définitivement ! Rentrez le dans le digicode !

Faire le quizz

Appuyer sur les bons boutons ! Le code est à 3 chiffres ! Bonne chance Si vous n'avez pas le code, vous pouvez retourner faire le quizz :

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Malheureusement, ce n'était pas ça !

Vous n'avez pas trouvé le code et l'heure est écoulée... Vous ne savez pas jusqu'à quand vous resterez prisonnier du sort de Pandore, mais peut être une éternité....

Sources

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Félicitation!

Vous avez percé à jour les mystères de la boîte de Pandore, et le tout dans le temps imparti. 59 min 58... Vous avez failli risquer la sentence éternelle. Mais votre ingéniosité vous a permis de résoudre toutes ces énigmes avec brio et d'être donc libérée du musée. En prime, vous repartez avec de nombreuses connaissances sur la boite de Pandore, sur les fondements du mythe, son évolution dans le temps et ses représentations artistiques au fil des siècles. Finalement, cette expérience n'était pas si mal, même plutôt enrichissante... Mais, une chose est sûre : la prochaine fois que vous êtes prise par une curiosité excessive, vous réfléchirez à deux fois avant d'agir ! Merci pour votre temps ! Nous espérons vraiment que ce jeu interactif vous a plu et que vous avez pu y apprendre beaucoup sur un mythe qui nous plaît vraiment ! Veuillez retrouver ci-dessous toutes les sources que nous avons pu utiliser pour réaliser au mieux ce portfolio.

Sources

Sources

Site : https://www.britishmuseum.org/collection/object/G_1856-1213-1 https://www.worldhistory.org/image/13056/pandora-vase https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore_(Waterhouse) https://onceuponatime.fandom.com/fr/wiki/Bo%C3%AEte_de_Pandore_(mythe) https://wukali.com/2021/01/24/lespoir-de-pandore/9739/ https://fr.wikipedia.org/wiki/John_William_Waterhouse A copier/coller dans la barre de recherche Podcast : “Pandore ou le don de tous les humains”, Par le petit bout du mythe Livre : Moi, Pandore, la première femme, Sylvie Baussier, 2024

Interprétation de l'espoir

Dans le mythe, seul l’espoir reste dans la boîte/la jarre. Albert Camus dans L’homme révolté tente d’interpréter cela “L’espoir au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner”. On pourrait aussi se demander : l’Espoir est-il un mal ? Cela créée un paradoxe : l'espoir est d'abord vu comme mal avant la libération des maux, mais comme un bienfait après La jarre pourrait alors représenter le réceptacle des calamités, mais aussi le cœur humain, car les maux viennent du cœur de l’homme. Le mythe, qui est initialement pessimiste, devient optimiste : l’Espoir reste dans l’âme humaine, et c'est une femme qui le préserve !

Et après Pandore ?

Pandore a une fille avec Epiméthée, son mari, qui s'appelle Pyrrha (“la rousse”), le premier bébé humain. Elle marque la continuité de Pandore et lui donne un nouveau rôle : celle qui permettra à l'humanité de croître. En effet, sa fille et Deucalion, le fils de Prométhée et sa femme Pronia, survivent au déluge de 9 jours déclenché par Zeus et fondent une nouvelle humanité. Cela peut rappeler l’histoire de Noé dans la Bible. Pandore n'est donc pas juste un instrument de punition, un outil de Zeus pour punir les hommes, pour apporter souffrance sur Terre, mais elle est aussi celle qui apporte l'humanité. Elle est un don aux hommes, à la fois en apportant les maux et à la fois en tant que femme.

John William Waterhouse

Il est né le 6 avril 1849 et est mort le 10 février 1917 à Londres Mouvement (celui du tableau Pandore) : préraphaélisme, dont le but est de rendre à l’art un but fonctionnel et édifiant, une fonction morale. Met en avant le désir d’esthétisme, de retrouver la pureté artistique des primitifs italiens, en imitant leur style. Il privilégie le réalisme, le sens du détail et les couleurs vives. Se sont souvent des femmes qui sont représentées, comme des symboles. Il est connu pour ses tableaux inspirés de la mythologie et de la littérature, comme The Lady of Shalott, Sleep and His Half-Brother Death ou Ulysse et les Sirènes (présents dans cette pièce)

Hésiode

Et si vous en appreniez plus sur Hésiode...?

Il est né au VIIIe siècle av JC et est mort au début du VIIe siècle av JC. C'est un poète dont les genres principaux sont l'épopée et la poésie didactique. Il écrit en grec ancien. Il est connu pour ses oeuvres Théogonie et Les Travaux et les Jours.

Le triste sort de Prométhée

Selon Apollodore, Prométhée donne le feu et la technique de la métallurgie aux hommes. Zeus le punit en le clouant sur le mont Caucase, le foie dévoré chaque jour par un aigle.... Il est libéré par Héraclès (Hercule).

Et aujourd'hui ?

Des oeuvres s'inspirent aujourd'hui du mythe de Pandore, comme par exemple La boîte de Pandore, un film datant de 2008 et Pandore, une série datant de 2020. Ils reprennent le thème de la femme, du mystère et des maux (comme la maladie...).

Le texte d'Hésiode

Bravo à vous, vous avez trouvé le livre d'Hésiode, Les travaux et les jours !

Il date du VIIIe siècle avant JC Il expose le mythe des origines en usage chez les Grecs. Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien !

Texte d'Hésiode en grec

Cratère grec représentant Pandore

Nature : Cratère ou amphore en céramique à calice à figure rouge sur fond noir. Source : Fabriqué en Grèce à Attique, découvert à Altamura en Italie, conservé au British Museum. Auteur : le peintre Niobide Date : 460 av. J.-C.-450 av. J.-C. Description : 2 frises autours du corps séparées par des bandes à motifs (cliquez dessus pour plus de détails)

Point mythologie !

Vous avez peut être pu observer que, dans le mythe, de nombreux personnages interviennent. Qui sont ils ?

  • Hephaistos : maître du feu et du travail des métaux, il crée Pandore avec terre et eau
  • Athéna : déesse de la sagesse et de la guerre
  • Zeus : le roi des dieux, qui punit les hommes
  • Hermès : dieu messager des dieux et protecteur des voyageurs, il donne la curiosité à Pandore
  • Poséidon : dieu de la mer
  • Héra : déesse du mariage, femme de Zeus
  • Aphrodite : déesse de l'amour, de la séduction et de la reproduction, elle donne la beauté à Pandore
  • Arès : dieu de la guerre
  • Eros : dieu de l'amour, grâce à ses flèches, fait tomber Pandore amoureuse de Epiméthée

  • Prométhée : nom qui signifie “celui qui pense avant d’agir”. Il défend les hommes en leur donnant le feu.
  • Epiméthée : nom qui signifie “celui qui agit avant de penser”. Il épouse Pandore et a une fille avec elle.
La boîte de Pandore de JW Waterhouse

Nature : huile sur toile Taille : Haut de 152 cm et large de 91 Auteur : John William Waterhouse, peintre britannique Date : environ 1896 Description : Une belle femme à demi dénudée ouvre un coffre doré d’ou semble sortir une fumé grise, symbolisant les maux. Elle se trouve dans une forêt.

Le peintre des Niobides

Le peintre des Niobides est nommé ainsi en référence à un cratère représentant le massacre des Niobides conservé aujourd’hui au Musée du Louvre (Paris). Il est représenté ci-contre. Il était spécialisé dans les vases à figures rouges et était actif à Athènes vers 470 à 450 av. J.-C.