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PARIS I, Capitale des arts , première moitié du XXème siècle

francoisecantier

Created on March 20, 2025

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Transcript

PARIS, Capitale des arts,première moitié du XXème siècle

1/ Les Fauves

Pendant la majeure partie du XIXe et pratiquement tout le XXe, Paris est incontestablement la capitale des arts : la beauté de la ville, son atmosphère romantique, son histoire culturelle, sa politique libérale et le faible coût de la vie en ont fait un aimant pour les artistes du monde entier.

Quatre quartiers de Paris -Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés et le Quartier Latin ont été au cœur d'une activité artistique intense. -De 1900 à la fin de la 1ère Guerre Mondiale, c'est Montmartre qui accueille l'avant-garde. (La Belle Epoque) -Dans les années 20 et 30, Montparnasse devient à la fois le centre des artistes novateurs et le théâtre d'une brillante vie sociale. (Les années Folles) -Pendant les austères années de la guerre, les cafés de Saint-Germain-des-Prés occupent à leur tour le devant de la scène. -Quant aux années 60, années d'expérimentation et d'engagement politico-artistique, elles culmineront avec les évènements de Mai 68 au Quartier Latin.

Start

MaxJacob

EXPOSES

Paula Modersohn Becker

Marc Chagall

Joséphine Baker et la Revue Nègre

Chaïm Soutine

Marie Laurencin

Start

Kiki de Montparnasse

Amadeo Modigiliani

MONTMARTRE

La vie de Bohême

Les avant-gardes

Développement de la photographie : fonction de représentation du réel (portraits, paysages...)

La République ne finance plus les artistes

Volonté de rupture avec le passé, avec le classicisme, avec l'académisme, les Salons, l'art "bourgeois".

La bourgeoisie achète un art de salon, à la mode, considéré comme "conservateur".

Les mécènes sont remplacés par les collectionneurs cultivés

Le foyer des avant-gardes est Paris

Collectionneurs et marchands d'art

Pablo Picasso, 1910, Portrait de Daniel-Henry Kahnweiler, huile sur toile, Art Institute of Chicago

Paul Cézanne : Ambroise Vollard, huile sur toile, 1899, Paris, Petit Palais.

Daniel-Henry Kahnweiler Juif allemand 1884-1979 En février 1907, il ouvre une galerie rue Vignon à Paris

Ambroise Vollard, 1866-1939 né à la Réunion, s'installe à Montmartre en 1890

Ambroise Vollard (1908) par Auguste Renoir.

Gertrude Stein 1874-1966, américaine, arrive à Paris en 1904

Pablo Picasso, Portrait de Gertrude Stein, 1905 ou 1906, huile sur toile, 99,6 × 81,3 cm, Metropolitan Museum of Art

L'Impressionnisme

La première rupture

-Les nouveaux artistes contestent :​ La peinture recomposée en atelier (clair-obscur) La référence absolue à l’Antiquité​ La hiérarchie des genres​ L’étude du nu (idéal)​ La supériorité du dessin sur la couleur​ Le fini très lisse des œuvres

Auguste Renoir, Paul Durand-Ruel (1910), huile sur toile, Paris, Archives Durand-Ruel.

Une innovation technique : le tube de peinture De la peinture en plein air : sur le motif Une grande attention aux jeux de lumière et de couleurs Des couleurs vives juxtaposées qui créent des mélanges optiques Des touches (coups de pinceau) rapides Une palette plus claire, pas de noir Des sujets tirés de la vie moderne L'influence de la photographie et du Japon (japonisme)

L'Impressionnisme

La vie parisienne

1863 Salon des refusés

Le Fauvisme

1905 : Le IIIe Salon d’Automne à Paris au Grand Palais présente sur les 1 625 œuvres recensées, dans la salle VII, 39 œuvres de Matisse, Derain, Vlaminck, Manguin, Camoin et Marquet. Située à côté de l’espace consacré au Douanier Rousseau qui y présente, entre autres, Le lion, ayant faim, elle devient « la cage aux fauves » dans l’article publié dans le supplément du Gil Blas du 17 octobre 1905, sous la plume de Louis Vauxcelles

"La cage aux Fauves" 1905

- Henri Matisse, La Femme au chapeau (80,6 x 59,7 cm, San Francisco Museum of Modern Art)

- Henri Rousseau, Le Lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898-1905, collection Fondation Beyeler

Importance de la couleur - larges surfaces de couleurs aux teintes éclatantes -simplification des formes : la forme se dessine directement par l'étendue colorée. -expression sensuelle et spontanée.

Les précurseurs

Henri Matisse (1869-1954)

La leçon de Gauguin

« Comment voyez-vous cet arbre ? écrivait Gauguin, Vert ? Mettez donc le plus beau vert de votre palette ; et cette ombre ? Plutôt bleue ? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible. »

La grande desserte rouge, 1908, (Saint Petersbourg, Musée de l’Hermitage

Henri Matisse (1869-1954) à Paris en 1892

la nature n'est plus le modèle

Matisse parle de donner une vision de ses « chocs émotifs » : la couleur exprime une émotion et une sensation. Il s’agit d’affirmer le regard du peintre sur un monde auquel il donne ses couleurs.

L'Académie Matisse à Paris accueillera une centaine d'élèves jusqu'en 1911

Portrait de madame Matisse à la raie verte, 1905 (42,5 x 32,5 cm, Statens Museum for Kunst, Copenhague)

La Gitane de 1905

La musique, 1910, musée de l’Hermitage, huile sur toile, 260 × 389 cm

La Danse, 1909-1910, (Saint Petersbourg, Musée de l’Hermitage)

La Musique et la Danse

les gouaches decoupees

La Tristesse du roi, 1952 (3,86 x 2,92 m, papiers gouachés et découpés, marouflés sur toile, Centre Pompidou, Mnam)

Nu bleu II, 1952, Papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 103,8 x 86 cm

Les deux triptyques La Danse inachevée (1931) et La Danse de Paris (1931-1933) constituent deux versions de la composition murale commandée à Henri Matisse en 1930 par le docteur Barnes, qui souhaitait décorer la grande galerie de sa fondation à Merion (Pennsylvanie).

La Danse de Merion

Raoul Dufy (1877-1953)

En 1936-1937, aidé par son frère Jean Dufy, il réalise pour le pavillon de l'Électricité de l’Exposition universelle de 1937, ce qui était alors la plus grande peinture existante au monde : La Fée Électricité(624 m2), aujourd'hui visible au musée d'Art moderne de Paris.

En 1900, grâce à une bourse, il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Les Fauves et PARIS

Charles Camoin

André Derain (1880-1954)

« Maisons à Montmartre », de Charles Camoin, vers 1908

André Derain, "Le Pecq", hiver 1904-1905, Cincinatti Art Museum

Maurice de Vlaminck

Albert Marquet

Maurice de Vlaminck, Berges de la Seine à Chatou (1907) Huile sur toile, 59 x 80 cm Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Albert Marquet, Soleil sur Paris, vers 1910 (H × L) 65 × 89 cm, Musée des Beaux-Arts Pouchkine

Kees VAN DONGEN (1877-1968)

Bohême et mondain

peintre et graveur néerlandais, naturalisé français

En 1899, Kees Van Dongen s’installe à Paris et épouse Guus, une de ses compatriotes, -1901, rue Ordener, à Montmartre. -Au Bateau-Lavoir (1906-1907) -1912-1917 Comme Modigliani et Picasso, il passe la Seine pour habiter à Montparnasse, au 33, rue Denfert-Rochereau -Boulogne et 17ème arrondissement

Prostituées ou Mondaines

-En 1904, il expose au Salon des indépendants et se lie avec Maurice de Vlaminck et Henri Matisse. 1905 Salon d'automne -1917-1927, relation avec une femme mariée, personnalité mondaine, la couturière Léa Jacob, dite Jasmy. -brièvement membre du mouvement expressionniste allemand, Die Brücke. -octobre 1941 « voyage d’études » en Allemagne organisé par Arno Breker.

Fernande Olivier, 1905

La Parisienne de Montmartre (1907-1908

"Le coquelicot" 1919 ou "Graine de pavot"

QUIZ

Mary Cassat, Lydia dans une loge, portant un collier de perles, Philadelphia Museum of Art, 1879

Claude Monet, La Gare Saint-Lazare, 1877, hst, 75 x 105cm, Paris, musée d’Orsay

Edouard Manet, Olympia, 1863, Musée d'Orsay

Le Châle espagnol, au Salon d’automne 1913 représente Guus, vêtue seulement d’un châle jaune parsemé de fleurs, et de bas de la même couleur. La nudité représentée est jugée outrageante, et le tableau est retiré dès le lendemain de l’ouverture

Fondée par le peintre Henri Matisse, l'école est installée rue de Sèvres puis boulevard des Invalides, dans l'atelier du peintre. Il y accueille plus d'une centaines d'élèves, dont beaucoup d'artistes allemandes qui ne peuvent pas étudier dans les écoles d'art outre Rhin.

Pierre-Auguste Renoir, Le Bal au Moulin de la Galette, 1876, Musée d'Orsay

Le Moulin de la Galette, Vincent van Gogh (1886)

La Vision après le sermon ou la lutte de Jacob avec l’ange, 1888, (Edimbourg, National Gallery)

Arearea dit aussi Joyeusetés, 1892, Huile sur toile H. 75 ; L. 94 cmParis, musée d'Orsay

Gustave Caillebotte

Rue de Paris, temps de pluie (1877), Institut d'art de Chicago

Un balcon (1880), collection privée

Les Raboteurs de parquet (1875), Paris, musée d'Orsay.

Camille Pissarro

Avenue de l’opéra, soleil, matinée d’hiver, 1888

Raoul Dufy, Vue de Paris depuis Montmartre, 1902 Huile sur toile • 45 × 55 cm • Collection particulière

Claude Monet, Impression soleil levant, 1872, hst, Paris, musée Marmottan

Edouard Manet, Le Déjeuner sur l'herbe, 1863, Musée d'Orsay

Edgar Degas L'Orchestre de l'Opéra (vers 1870), huile sur toile, 56,5 × 45 cm, Paris, musée d'Orsay

Le « groupe de 1863 » constitué d‘Edouard Manet, Henri Fantin-Latour, l'américain James Whistler rejoint par Edgar Degas, Paul Cézanne, Claude Monet, Auguste Renoir et Frédéric Bazille, sont constamment rejetés par le jury du Salon officiel.

Offerts par le peintre Claude Monet à la France le lendemain même de l'armistice du 11 novembre 1918 comme symbole de la paix, les Nymphéas sont installés selon ses plans au musée de l'Orangerie en 1927, quelques mois après sa mort.