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La demande en intervention sociale. Mais que recherche Tatie Daniele ?

lechelon laurence

Created on February 20, 2025

Pour les DECESF - Laurence Léchelon

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Transcript

CAPSULE n°2

Dans cette capsule vous distinguerez des termes proches :

ATTENTE

DEMANDE

BESOIN

DIFFICULTE

PROBLEME

Vous mobiliserez un article de Claire Jouffray et le film Tatie Danielle.

source ICI

A vous de cliquer sur les onglets interactifs. Laurence Léchelon

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Tatie Danielle… vous vous souvenez ?

Que veut vraiment Tatie Danielle ? Quand elle exige, râle, manipule… Qu’est-ce qu’elle attend ? Qu’espère-t-elle obtenir ? Et surtout… De quoi aurait-elle vraiment besoin pour que ça aille mieux pour elle ?

ce qu’elle demande ?

Et vous ! En tant que professionnelle du travail social, face à une personne, comment faites-vous la différence entre :

ce qu’elle attend en silence ?
ce dont elle a réellement besoin ?
ce qui constitue son véritable problème, celui qui l’empêche d’avancer dans sa vie ?
ses véritables difficultés ?

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Il arrive qu’une demande exprimée ne reflète pas le véritable besoin d’une personne.
Répondre trop vite, sans prendre le temps d’analyser la situation, peut conduire à une intervention inadaptée.
En travail social, se limiter à la demande formulée, c’est parfois passer à côté de l’essentiel.
Pour mener cette réflexion, prenez appui sur le cas de Tatie Danielle et différenciez attente, demande, besoin, problème et difficulté.

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Que demande Tatie Danielle ?

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Si la demande est l'expression explicite d’un souhait, on sait que Tatie demande :

  • des attentions spécifiques
(Elle réveille Odile en pleine nuit,Elle veut "passer par Sens")
  • à ne pas aller en maison de retraite
  • à rejoindre son "pauvre Edouard" ( « Pourquoi vous ne me faites pas mourir, mon Dieu ? »)

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Claire Jouffray écrit que : La demande de l’usager a toujours eu une place importante dans l’intervention sociale. Elle est souvent considérée comme le point de départ d’un possible travail. Si elle n’est pas là, il faudrait la faire exprimer car elle permettrait d’initier un travail avec la personne. Or, cette demande s’est trouvée complexifiée par :

  • l’augmentation des publics qui ne sont pas en demande,
  • les institutions qui fonctionnent avec des offres de service,
  • les commandes en provenance des institutions.

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Claire Jouffray distingue :

  • les demandes initiales : celles que les usagers savent qu’il convient de mettre en avant pour être reçu par un intervenant social
  • les demandes non explicites : celles que les intervenants sociaux auraient à faire émerger.

Pour elle, " à force de se centrer sur la demande, sur la nécessité de faire émerger cette demande, les travailleurs sociaux peuvent en oublier de travailler, en amont, à la construction avec les premiers concernés de ce qui fait problème à leurs propres yeux ". " Il faut être capable de distinguer le besoin, la demande et le problème. "

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Dinstingons les demandes des attentes de Tatie...

L’attente (ou un désir latent) souvent implicite, n’est pas forcément formulé. Elle peut être consciente ou inconsciente et peut rester floue.

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Quels besoins se cachent derrière les demandes de Tatie ?

Tatie réveille Odile en pleine nuit pour un verre d’eau. S’agit-il vraiment d’un besoin physique ? Sinon, quel est le besoin sous-jacent ?

Tatie fait tout pour repousser son entourage. Pensez-vous qu’elle cherche réellement à être seule ? Pourquoi ?

Elle semble ne plus avoir de projet de vie et répète qu’elle veut mourir. A quel moment retrouve-t-elle un sentiment d’utilité ? A partir de quand la voit-on faire des projets ? Qu'est-ce que cela nous dit de ses besoins ?

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Qu'est-ce qu'un besoin ?

Claire Jouffray cite le Larousse : "exigence née d’un sentiment de manque, de privation de quelque chose", "sentiment de privation qui porte à désirer ce dont on croit manquer". Elle ajoute que le besoin n'est pas forcément explicite.

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Ainsi, on peut voir que les demandes de Tatie ne correspondent pas à ces véritables besoins.

Claire Jouffray dit qu'une demande d’aide financière, par exemple, ne dit rien du problème concret que rencontre la personne : l’aide financière est juste une des réponses possibles.

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Claire Jouffray ajoute que, beaucoup de travailleurs sociaux se positionnent comme apporteurs de réponse. Certains usagers se positionnent uniquement dans l’attente de réponses.

Claire Jouffray alerte sur le fait que la demande focalise l’attention du travailleur social du côté d’une recherche de solutions, avant même d’avoir, défini avec la personne, le problème qu’elle rencontre.

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pour elle :

L’objet de l’interaction peut vite (et parfois exclusivement) se déplacer vers la réponse à apporter et faire l’impasse sur la compréhension de la difficulté et du problème à l'origine de la demande.

La demande oriente vers ce qui est demandé, vers une réponse à cette demande.
La demande concerne le fait de « faire savoir à quelqu’un que l’on désire obtenir quelque chose ». Larousse

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Pour Claire Jouffray une difficulté est une réalité inévitable avec laquelle il faut composer.

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Quelles sont les difficultés de Tatie ?

Premièrement, le deuil de son mari, Édouard, est une difficulté majeure qui impacte son comportement, sa manière d’interagir avec les autres et alimente son mal-être.

  • Elle n’a jamais fait ce deuil, ce qui la plonge dans une profonde tristesse.
  • Son attachement à son défunt mari l’isole des autres, car elle continue à lui parler et à vivre comme s’il était encore présent.
  • Elle exprime un fort sentiment d’abandon et une absence de projet de vie. Elle dit à plusieurs reprises qu’elle veut mourir pour le rejoindre. ("Viens vite me chercher, mon Édouard. ")
  • Son entourage ne prend pas en compte son chagrin et minimise ses propos lorsqu’elle exprime son mal-être.

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Aussi, on pourrait se demander...

En quoi peut-on dire que le deuil non fait de Tatie Danielle est une difficulté et non simplement une émotion passagère ?Quels signes montrent que son deuil impacte son comportement et ses relations avec les autres ?Si son entourage comprend ou non sa souffrance ? Pourquoi ? Ce que pourrait faire un travailleur social pour l’aider à traverser cette difficulté ?À quel moment une difficulté comme un deuil peut-elle devenir un problème nécessitant une intervention ?

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Deuxièmement, le vieillissement de Tatie Danielle constitue également une difficulté.

  • Elle se plaint d’être fatiguée, elle demande à rester tranquille dans sa chambre.
  • Elle est déracinée (elle quitte Auxerre pour Paris), perd ses repères et son autonomie. Elle doit s’adapter à de nouveaux environnements (sa famille, sa nouvelle chambre, la garde-malade).
  • On prend des décisions pour elle sans lui demander son avis ("Un peu d’air frais vous fera du bien"). Ses proches pensent bien faire en la "chouchoutant".
  • Plus elle est méchante, plus son entourage la rejette, et plus elle se sent seule. Son rapport aux autres est biaisé par des conflits de pouvoir et des manipulations.

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Aussi, on pourrait se demander...

En quoi le vieillissement est une difficulté pour Tatie ?Quels éléments du film montrent que son entourage ne prend pas en compte cette difficulté ? Comment pourrait-on l’aider à mieux vivre cette transition sans l’infantiliser ? Quelles différences entre une prise en charge bienveillante et une prise en charge qui l’infantilise ? Pourquoi son besoin d’autonomie entre-t-il en conflit avec les aides qu’on lui propose ? Le vieillissement est-il toujours un problème ? Pourquoi ?

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Claire Jouffray écrit qu'un problème est une situation sur laquelle on peut agir et trouver des solutions.

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Quels sont les problèmes de Tatie ?

Les problèmes qui entravent la satisfaction de ses besoins sont :

  • Sa solitude et son absence de projet de vie qui nourrissent son mal-être. Elle est enfermée dans une solitude affective et sociale.
  • Ses relations avec son entourage qui ne comprend pas ou ne prend pas en compte ses véritables besoins. Par exemple, lorsqu’elle dit qu’elle n’a pas faim, personne ne cherche à comprendre pourquoi.
  • Ses relations avec ses proches qui sont biaisées par l’argent.
  • Son agressivité qui entraîne un rejet de la part de son entourage, renforçant son isolement.

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Claire Jouffray différencie deux visions du problème :

Vision constructive : Co-construire avec la personne une définition du problème pour élaborer une solution adaptée.

Ce que fait Sandrine...

Ce que font les neveux...

Vision négative : Se focaliser sur ce qui ne va pas.

Pour Claire Jouffray, en travail social, il faut distinguer les difficultés (inévitables) des problèmes (résolvables).

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Difficultés d'adaptation

Difficultés personnelles et psychologiques

  • Changement d’environnement
  • Perte de repères
  • Incompréhension des attentes familiales (elle vit chez les Billard, qui veulent bien faire mais ne tiennent pas compte de ses besoins réels)
  • Abandon (décès d'Edouard) et solitude (sans enfant)
  • Deuil non fait
  • Absence de projet de vie, de raison de vivre et
exprime son désir de mourir.
  • Ennui (elle passe du temps à regarder par la fenêtre
et à embetter Odile)
  • Inquiétude pour l’avenir (elle a peur d’être envoyée en maison de retraite).
Problèmes relationnels

Avec Odile (la bonne) : une relation déséquilibrée (dépendance et infantilisation / contrôle et domination). Odile se montre patiente et dévouée, mais elle traite Tatie comme une enfant).

Difficultés relationnelles

  • Mauvaise communication
  • Relations conflictuelles avec les personnes qui l’entourent (Odile, la famille Billard, Sandrine).
  • Sentiment d'infantilisation
  • Elle voit son entourage comme intéressé par son argent et tente de contrôler les relations.

Avec les neveux Billard : hypocrisie et maladresse (relation basée sur l’argent et l’obligation, les Billard s’occupent d’elle par devoir qu'elle transforme en pouvoir sur eux, les manipulant par la culpabilité).On la surprotège, on l'exlue des décisions importantes.

Avec Sandrine : une relation d’attraction/répulsion Sandrine est la première à imposer des limites, ce qui force Tatie Danielle à respecter un cadre. Mais elle franchit aussi des limites (violence, aides financières), ce qui installe une relation toxique. Tatie développe un attachement malsain.

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Les attentes de Tatie Danielle (ce qu’elle espère, sans l’exprimer clairement) sont d'être respectée et considérée comme une adulte responsable, que son entourage prenne en compte son mal-être, qu’on la reconnaisse comme une personne cultivée et autonome.

Elle attend de se projeter en dehors de son quotidien marqué par l'absence de son défun mari.

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Ses besoins (ce qui lui est essentiel, même si elle ne le verbalise pas) sont de :

  • faire le deuil de son mari, de se sentir utile (son comportement tyrannique s'arrète au contact de Sandrine qu'elle aide (en parlant anglais à l'amoureux, en lui permettant de se déplacer),
  • d'avoir des relations authentiques
  • être accompagnée pour se projetter dans l'avenir (partir quelques jours voir la mer, sortir de son quotidien).

Ses demandes sont :

  • d'être "laissée tranquille"
  • qu'on lui laisse du contrôle (elle s’oppose à tout ce qui lui est imposé : lieu de vie, organisation, décisions financières, projet de vacances avec Sandrine reporté).

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Ses attentes sont liées à son besoin de sortir du deuil et de retrouver des perspectives. Ses besoins tournent autour du sens à donner à son existence et de la reconnaissance de son individualité. Ses demandes, souvent provocatrices, masquent une quête de sens et de relations sincères.

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Claire Jouffray distingue clairement attente, demande, besoin, difficulté et problème. Les attentes sont implicites. Les demandes sont exprimées mais pas toujours sincères. Les besoins sont fondamentaux. Les difficultés sont des obstacles passagers, tandis que les problèmes sont des situations durables nécessitant une réponse adaptée. Cette distinction aide à mieux comprendre les situations et à ajuster les interventions pour répondre aux véritables besoins plutôt qu’aux seules demandes exprimées.

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Pour Claire Jouffray le travailleur social ne doit pas se limiter à répondre aux demandes exprimées. La demande formulée par une personne peut être un symptôme d’un besoin plus profond. Le travailleur social doit questionner la demande pour voir ce qu’elle cache vraiment. Certains besoins fondamentaux (sécurité, appartenance, reconnaissance) ne sont pas toujours exprimés clairement. Le travailleur social doit observer, écouter et reformuler pour aider la personne à mieux identifier ses propres besoins. Il ne s’agit pas de répondre immédiatement à toutes les attentes mais d’aider la personne à clarifier ce qui est réellement important pour elle. Le travailleur social doit distinguer une difficulté ponctuelle d’un problème structurel. Son rôle est d’évaluer les ressources et les limites de la personne pour éviter que des difficultés s’aggravent en véritables problèmes.

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En bref...

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action

verbe

contenu

objet

une reconnaissance une considération

Pour répondre à

on apporte

une attente

Pour satisfaire

un service

un besoin

on offre

une réponse

Pour faire suite à

une demande

on donne

des solutions

Pour résoudre

un problème

on élabore

Pour faire face

vers des adaptations

à une difficulté

on accompagne

À travers l’analyse de Tatie Danielle, vous avez exploré des notions : attente, demande, besoin, difficulté et problème. Claire Jouffray invite :

  • à ne pas rechercher immédiatement une solution face à une demande.
  • à tenir compte des attentes et des besoins et à associer les personnes à l'idenfification de leurs difficultés.

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J'espère que cette capsule est intéressante et que vous y voyez un peu plus clair entre ces termes. D'autres aspects auraint pu être développés (les différentes classifications des besoins, les différents types de demandes) mais j'ai dû arbitrer par souci de synthèse. Je vous invite à revoir le chapitre 8 sur le NON RECOURS AUX DROITS (dans lequel, on trouve de nombreuses causes de NON DEMANDE). Je mets un lien vers un texte de Cristina De Robertis. Enfin, je vous invite en noter vos reflexions afin de nourrir vos écrits et/ou que nous puissions en échanger ensemble ! Laurence Léchelon

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Source :

Chapitre 5. La place donnée à la demande dans l’intervention sociale Par Claire Jouffray

Lien vers les références complètes :

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references sur le deuil

Deuil et vulnérabilité psychique chez les personnes âgées, Fasse, L. ; Flahault, C. ; Brédart, A. ; Dolbeault, S. ; Sultan, S. Psycho-oncologie, 2012-12, Vol.6 (4), p.231-244

Bacqué, M. (1992) . Chapitre II. Le deuil normal. Le Deuil à vivre. ( p. 93 -127 ). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/le-deuil-a-vivre--9782738108371-page-93?lang=fr Le deuil Par Marie-Frédérique Bacqué et Michel Hanus Que sais-je ? 2009 Presses Universitaires de France Psychologie du deuil Impact et processus d'adaptation au décès d'un proche Par Emmanuelle Zech Pratiques psychologiques 2006 Mardaga

Quand le deuil se complique : variété des manifestations et modes de gestion des complications du deuil, Maltais, Danielle. Directeur de la publication; Cherblanc, Jacques. Directeur de la publication, 2020 Deuil normal, deuil pathologique et prévention en milieu clinique Philippin, Yves Infokara, 2006, Vol.21 (4), p.163-166

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Chapitre 5. La place donnée à la demande dans l’intervention sociale Par Claire Jouffray

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Quand elle exprime son mal-être, on ne la prend pas au sérieux :

« Personne ne veut plus de vieilles femmes comme moi. » → Son entourage ne réagit pas. « Je serai morte la semaine prochaine. » → Son petit-neveu répond simplement que le médecin l’a trouvée en pleine forme. « Pourquoi vous ne me faites pas mourir, mon Dieu ? » → Cette phrase, qui traduit un mal-être profond, est ignorée.

Quand elle dit qu’elle ne se sent pas bien, Catherine répond : « C’est rien, c’est un peu de fatigue avec tous ces changements de temps. » Lorsqu’elle refuse de manger, personne ne cherche à comprendre pourquoi.

🔹 Elle ne supporte pas les enfants et les jeunes générations. 🔹 Elle devient agressive avec son entourage, car elle se sent incomprise. 🔹 Elle entretient une relation de pouvoir avec ceux qui l’aident, au lieu de nouer de véritables liens. 🔹 Elle exprime une peur du futur ("Personne ne veut plus de vieilles femmes comme moi."), ce qui montre que son deuil ne concerne pas seulement la perte d’Édouard, mais aussi la perte de son statut et de son identité.

Tatie Danielle se plaint de fatigue, craint la dépendance ("Il paraît qu’ils battent les vieux."), mais son entourage minimise ses plaintes. Elle se trouve dans une crise identitaire. Elle refuse d’être perçue comme une "vieille femme" et rejette l’infantilisation, ce qui la pousse à s’opposer à tout. Elle perd le contrôle sur sa vie. Sa famille décide pour elle (choix de sa chambre, emploi du temps), sans prendre en compte ses souhaits. Son agressivité la coupe des autres, et son entourage la supporte plutôt que de l’accompagner.

Source :

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Pourquoi y a-t-il conflit ? Elle ne refuse pas forcément l’aide, mais elle rejette le fait de ne pas avoir de contrôle sur sa propre vie. L’aide est perçue comme une infantilisation 🔹 On la traite comme une enfant capricieuse au lieu d’une adulte en difficulté. 🔹 Odile la surveille et prend des décisions pour elle (ex : choix alimentaires, procuration bancaire). 🔹 On lui parle sur un ton condescendant ("Vous n’êtes pas raisonnable !"). Elle veut être respectée comme une adulte, pas comme une "vieille dame" à gérer. Plutôt que de la sécuriser, l’aide imposée lui donne l’impression d’être enfermée.

Le besoin d’autonomie de Tatie Danielle est fondamental : elle veut décider pour elle-même et ne pas être traitée comme une personne fragile ou incapable. Pourtant, les aides qu’on lui propose sont souvent imposées, intrusives et infantilisantes, ce qui crée un conflit entre son désir d’indépendance et la manière dont son entourage veut l’aider. On l’aide sans lui demander son avis : 🔹 Ses proches prennent des décisions pour elle sans la consulter (son déménagement, sa garde-malade, ses activités). 🔹 Odile impose son rythme au lieu de s’adapter à elle ("Un peu d’air frais vous fera du bien.").

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Chapitre 5. La place donnée à la demande dans l’intervention sociale Par Claire Jouffray

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Des éléments du film montrent que son entourage ne prend pas bien en compte la difficulté du vieillissement de Tatie Danielle : 1️⃣ Ils minimisent ses plaintes Quand elle dit "Je suis une pauvre vieille abandonnée", personne ne réagit sérieusement. Lorsqu’elle affirme ne pas se sentir bien, Catherine répond : "C’est juste un peu de fatigue." Son médecin la trouve "en pleine forme", alors qu’elle exprime son mal-être. 2️⃣ Ils la traitent comme une enfant Elle est installée dans une chambre d’enfant avec du papier peint pour petits garçons. Odile lui impose des décisions : "Un peu d’air frais vous fera du bien."

Catherine parle d’elle comme "la grand-mère que les enfants n’ont jamais eue", la réduisant à un rôle qu’elle n’a jamais souhaité. 3️⃣ Ils prennent des décisions à sa place. Ils recrutent une garde-malade sans lui demander son avis. On ne lui propose pas de partir en vacances avec la famille, alors qu’elle aurait pu exprimer un souhait. 4️⃣ Ils ne la considèrent pas comme une adulte autonome Odile lit son courrier et lui demande une procuration bancaire.Jeanne entre dans sa chambre sans frapper, ne respectant pas son intimité. Lorsqu’elle refuse d’aller à la banque, on ne cherche pas à comprendre pourquoi.

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Chapitre 5. La place donnée à la demande dans l’intervention sociale Par Claire Jouffray

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Contrairement à une émotion passagère, qui peut fluctuer au fil des jours ou des mois, cette souffrance ne diminue pas et façonne son quotidien. 🔹 Elle exprime un profond sentiment de solitude et d’abandon. 🔹 Son deuil alimente son agressivité : elle rejette toute forme d’aide et refuse de s’ouvrir aux autres. 🔹 Elle ne trouve plus de sens à son existence, exprimant un véritable désinvestissement de la vie. Une émotion passagère comme la tristesse après une perte peut être intense mais évolue progressivement vers une acceptation. Ici, Tatie Danielle n’avance pas dans son processus de deuil, ce qui en fait une difficulté durable.

On peut dire que le deuil non fait de Tatie Danielle est une difficulté et non simplement une émotion passagère car il impacte durablement son comportement, ses relations et sa perception d’elle-même. Contrairement à une émotion temporaire comme la tristesse, qui peut s’atténuer avec le temps, son deuil non résolu crée un mal-être profond et permanent, qui se manifeste de plusieurs façons : 🔹 Elle continue à parler à son mari décédé comme s’il était toujours là. 🔹 Elle exprime régulièrement son souhait de le rejoindre ("Viens vite me chercher, mon Édouard."). 🔹 Elle semble incapable de se projeter dans l’avenir, restant bloquée dans le passé.

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Chapitre 5. La place donnée à la demande dans l’intervention sociale Par Claire Jouffray

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