NOTRE SOCIÉTÉ EN TRANSITION
En avant!
NOTRE SOCIÉTÉ EN TRANSITION
Les scénarios d'évolutions d'une société.
Qu'est-ce qu'une transition ?
Scénarios du GIEC
Scénarios prospectifs de l' ADEME
Changement de paradigme
Nos récentes transitions.
Le rôle des artistes dans la transition !
Transition écologique
Caractéristiques de notre société en transition.
Évolution et transitions des sociétés (M. Godelier)
Critique du progrès.
L'éco-anxiété !
L'ère du numérique
Voici quelques ressources aujourd'hui qui aident à s'informer sur les sujets importants de cette transition en écoutant des artistes, des chroniques, en admirant des oeuvres de tous les arts !
Une autre ressource en tête ?
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Nos récentes transitions.
L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement. La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord.
Richard Arkwright :
Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney :
Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt :
James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.
Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- Une société désigne un groupe d'individus qui vivent ensemble et partagent des valeurs, des normes et des institutions communes. Une société peut être petite, comme une famille, ou plus grande, comme une nation.
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !
Aleurodes
Un cours public
Parce que la transition écologique est l’affaire de tous ! Nous croyons fermement que plus les connaissances sont partagées, plus il est possible de comprendre, d’agir et surtout de faire changer les choses. Alors participons aux débats, posons des questions ou proposons des idées !
En savoir plus sur les pollutions
module « Détection de pollutions et bio-indicateurs »
Il y a beaucoup à dire sur les polllutions et c'est pourquoi il y a un module spécialisé sur ce domaine. Il contient même une vidéo d'un intervenant MMO (Marie Mammal Observer) qui travaille sur une plateforme pétrolière. Il explique comment la pollution sonore est gérée.
La transition numérique
L'obsolescence rapide des équipements, qui favorise le gaspillage de ressources, l’extraction massive de métaux rares et la production de déchets électroniques. Et surtout des inégalités sociales et économiques accentuées, notamment pour les personnes éloignées des compétences numériques ou menacées par l’automatisation et la robotisation du travail. De ce fait, cette transition interroge réellement nos choix de société. Elle ne peut être pensée isolément, c'est-à-dire qu'elle est intimement liée à la transition écologique, à l’évolution du monde du travail, à la reconfiguration de l’économie mondiale et à de nouveaux enjeux de souveraineté technologique.
L’an 2000 marque un tournant majeur dans la transition numérique à l’échelle mondiale. Cette période voit l’émergence des premiers smartphones, le début de la popularisation des réseaux sociaux et une démocratisation massive de l’informatique personnelle. Mais plus encore, c’est l’essor du commerce en ligne et de l’économie de la donnée qui symbolise véritablement l’entrée dans l’ère numérique. En quelques années, le numérique est devenu un pilier de notre société contemporaine. Cependant, cette transformation s’accompagne de nombreux défis comme la dépendance accrue aux technologies numériques, qui peut limiter les interactions humaines, affecter la concentration ou favoriser l’isolement social. La perte de contrôle sur les données personnelles, accentuée par la concentration de ces données entre les mains de quelques grandes plateformes.
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright :
Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney :
Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt :
James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Les caractéristiques de notre T.
- Elle est contrainte et imposée par les limites planétaires alors que les transitions passées étaient souvent opportunes ou progressives. Ce n’est plus une transition que l’on choisit, mais une transformation que l’on subit si on ne l’anticipe pas (épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité).
- C’est la première transition à se produire dans un contexte de surabondance d’informations, d’interconnexions globales (et de désinformation). Cela accélère la diffusion d’innovations… mais aussi les peurs, les tensions sociales, et la polarisation des opinions et non pas des faits.Si cela vous intéresse, L'Esprit Critique a réalisé une excellente vidéo sur un sujet connexe : la montée des extrêmes.
- Elle suppose une évolution des représentations que l'on appelle un changement de paradigme. On ne parle pas seulement de techniques à changer, mais de valeurs, d’imaginaires et de récits collectifs à reconstruire (relation à la nature, à la consommation, au progrès...). Les artistes, les philosophes, les éducateurs et les citoyens ont un rôle central dans cette transition.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
- Contrairement aux transitions passées (néolithique, révolution industrielle) qui ont d'abord concerné des régions localisées avant de s'étendre, celle-ci est mondiale car elle concerne simultanément l’ensemble des sociétés humaines. En effet, aucun territoire n'est épargné (climat, biodiversité, énergie, économie).
- La transition actuelle est rapide et se joue sur quelques décennies, alors que les grandes transitions historiques s’étendaient sur des siècles (le passage à l’agriculture s’est étalé sur plus de 5 000 ans). Aujourd’hui, on parle d’un changement d’ordre civilisationnel en une génération, ce qui rend l’adaptation bien plus difficile.
- Elle est systémique, pas seulement énergétique ou technologique. Elle implique une remise en question de nos modèles économiques, sociaux, culturels, politiques, agricoles, alimentaires, urbanistiques...
Les caractéristiques de notre T.
- Elle est contrainte et imposée par les limites planétaires alors que les transitions passées étaient souvent opportunes ou progressives. Ce n’est plus une transition que l’on choisit, mais une transformation que l’on subit si on ne l’anticipe pas (épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité).
- C’est la première transition à se produire dans un contexte de surabondance d’informations, d’interconnexions globales (et de désinformation). Cela accélère la diffusion d’innovations… mais aussi les peurs, les tensions sociales, et la polarisation des opinions et non pas des faits.Si cela vous intéresse, L'Esprit Critique a réalisé une excellente vidéo sur un sujet connexe : la montée des extrêmes.
- Elle suppose une évolution des représentations que l'on appelle un changement de paradigme. On ne parle pas seulement de techniques à changer, mais de valeurs, d’imaginaires et de récits collectifs à reconstruire (relation à la nature, à la consommation, au progrès...). Les artistes, les philosophes, les éducateurs et les citoyens ont un rôle central dans cette transition.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
- Contrairement aux transitions passées (néolithique, révolution industrielle) qui ont d'abord concerné des régions localisées avant de s'étendre, celle-ci est mondiale car elle concerne simultanément l’ensemble des sociétés humaines. En effet, aucun territoire n'est épargné (climat, biodiversité, énergie, économie).
- La transition actuelle est rapide et se joue sur quelques décennies, alors que les grandes transitions historiques s’étendaient sur des siècles (le passage à l’agriculture s’est étalé sur plus de 5 000 ans). Aujourd’hui, on parle d’un changement d’ordre civilisationnel en une génération, ce qui rend l’adaptation bien plus difficile.
- Elle est systémique, pas seulement énergétique ou technologique. Elle implique une remise en question de nos modèles économiques, sociaux, culturels, politiques, agricoles, alimentaires, urbanistiques...
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.
Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Au niveau individuel
Les actions individuelles représentent un levier non-négligeable pour la transition écologique. Vous pouvez faire le test pour calculer votre propre empreinte écologique et découvrir quelles sont les actions à mettre en place pour les réduire. Cliquez sur l'article pour découvrir l'outil "Nos gestes climat" en bas de page !
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.
Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence."
Maurice Godelier
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
- Ceux qui provoquent la métamorphose
- Ceux qui subissent la métamorphose
- Ceux qui vont la maîtriser dans leur intérêt et qui définissent les nouveaux objectifs sociétaux.
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète.
Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.
Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- Une société désigne un groupe d'individus qui vivent ensemble et partagent des valeurs, des normes et des institutions communes. Une société peut être petite, comme une famille, ou plus grande, comme une nation.
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !
Aleurodes
Le modèle de Gunderson et Holling se concentre sur les cycles d'adaptation d'une société et la relation entre les causes de la transition (ressources et organisations), l'optimisation des ressources ou des techniques et les limites qui entraînent la transition vers de nouveaux modèles. La phase de conservation représente la période d'optimisation des ressources ou des techniques, tandis que la phase de RELEASE représente la phase de rupture, lorsque tout se relâche plus ou moins violemment et que le changement est initié. Ensuite, une réorganisation est nécessaire pour atteindre un nouveau modèle stable et prêt à évaluer à nouveau.Ce modèle met en évidence la façon dont les sociétés peuvent s'adapter aux changements environnementaux et aux pressions internes pour atteindre un nouvel équilibre. Si une société en transition suit un modèle cyclique, plutôt prévisible, il est pourtant établi que chaque transition est singulière. En effet, chaque société intègre des facteurs spécifiques à son époque, son environnement et son histoire. C'est pourquoi il est difficile de prédire la façon exacte dont une société va évoluer.
Le cycle adaptatif
Le concept de transition dans le développement d'une société est complexe et multi-facettes. D'après le travail de Manon Molinos nommé « Transitions, repères et éléments de définitions », il y a trois modèles de transition. Il y a :
- le modèle « dynamique de transition »,
- le « métabolisme social »,
- et l’approche « cyclique des sociétés ».
Ce troisième modèle est décrit par Gunderson and Holling en 2002. C’est le cycle adaptatif "Modèle de Gunderson et Holling".
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.
Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence."
Maurice Godelier
Au niveau individuel
Les actions individuelles représentent un levier non-négligeable pour la transition écologique. Vous pouvez faire le test pour calculer votre propre empreinte écologique et découvrir quelles sont les actions à mettre en place pour les réduire. Cliquez sur l'article pour découvrir l'outil "Nos gestes climat" en bas de page !
Les humoristes !
Il y a Guillaume meurice qui a aussi créé sa propre radio libre sur laqelle vous pouvez écouter de nombreux artistes. Il y a Ami des lobbies qui traitent de sujets très intéressants sur l'écologie à travers des vidéos humoristiques. La chaine youtube Et tout le monde s'en fout qui se présente ainsi "Web série alternant , un épisode qui parle de soi et un épisode qui parle du reste, histoire de changer le monde en commençant par ce qui est à portée de sa main.".
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.
Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence."
Maurice Godelier
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright :
Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney :
Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt :
James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète.
Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer.
"Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages.
"System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
- Ceux qui provoquent la métamorphose
- Ceux qui subissent la métamorphose
- Ceux qui vont la maîtriser dans leur intérêt et qui définissent les nouveaux objectifs sociétaux.
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Un contenu participatif et évolutif
Ici, vous pouvez proposer des sources, des films, des articles ou des livres à découvrir . Il vous suffit de les écrire dans les encarts qui vous seront proposés tout au long de votre découverte. Vous pouvez aussi suggérer de nouveaux sujets ou approfondir ceux qui ont déjà été abordés. Que ce soit pour mieux comprendre certains enjeux, élargir votre vision des solutions alternatives ou répondre à l’éco-anxiété, toutes les ressources sont les bienvenues et contribueront à enrichir nos échanges.
Les caractéristiques de notre T.
- Elle est contrainte et imposée par les limites planétaires alors que les transitions passées étaient souvent opportunes ou progressives. Ce n’est plus une transition que l’on choisit, mais une transformation que l’on subit si on ne l’anticipe pas (épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité).
- C’est la première transition à se produire dans un contexte de surabondance d’informations, d’interconnexions globales (et de désinformation). Cela accélère la diffusion d’innovations… mais aussi les peurs, les tensions sociales, et la polarisation des opinions et non pas des faits.Si cela vous intéresse, L'Esprit Critique a réalisé une excellente vidéo sur un sujet connexe : la montée des extrêmes.
- Elle suppose une évolution des représentations que l'on appelle un changement de paradigme. On ne parle pas seulement de techniques à changer, mais de valeurs, d’imaginaires et de récits collectifs à reconstruire (relation à la nature, à la consommation, au progrès...). Les artistes, les philosophes, les éducateurs et les citoyens ont un rôle central dans cette transition.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
- Contrairement aux transitions passées (néolithique, révolution industrielle) qui ont d'abord concerné des régions localisées avant de s'étendre, celle-ci est mondiale car elle concerne simultanément l’ensemble des sociétés humaines. En effet, aucun territoire n'est épargné (climat, biodiversité, énergie, économie).
- La transition actuelle est rapide et se joue sur quelques décennies, alors que les grandes transitions historiques s’étendaient sur des siècles (le passage à l’agriculture s’est étalé sur plus de 5 000 ans). Aujourd’hui, on parle d’un changement d’ordre civilisationnel en une génération, ce qui rend l’adaptation bien plus difficile.
- Elle est systémique, pas seulement énergétique ou technologique. Elle implique une remise en question de nos modèles économiques, sociaux, culturels, politiques, agricoles, alimentaires, urbanistiques...
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright :
Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney :
Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt :
James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Critique du progrès
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète.
Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur. De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer.
"Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages.
"System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.
Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.
Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- Une société désigne un groupe d'individus qui vivent ensemble et partagent des valeurs, des normes et des institutions communes. Une société peut être petite, comme une famille, ou plus grande, comme une nation.
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !
Aleurodes
Les caractéristiques de notre T.
- Elle est contrainte et imposée par les limites planétaires alors que les transitions passées étaient souvent opportunes ou progressives. Ce n’est plus une transition que l’on choisit, mais une transformation que l’on subit si on ne l’anticipe pas (épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité).
- C’est la première transition à se produire dans un contexte de surabondance d’informations, d’interconnexions globales (et de désinformation). Cela accélère la diffusion d’innovations… mais aussi les peurs, les tensions sociales, et la polarisation des opinions et non pas des faits.Si cela vous intéresse, L'Esprit Critique a réalisé une excellente vidéo sur un sujet connexe : la montée des extrêmes.
- Elle suppose une évolution des représentations que l'on appelle un changement de paradigme. On ne parle pas seulement de techniques à changer, mais de valeurs, d’imaginaires et de récits collectifs à reconstruire (relation à la nature, à la consommation, au progrès...). Les artistes, les philosophes, les éducateurs et les citoyens ont un rôle central dans cette transition.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
- Contrairement aux transitions passées (néolithique, révolution industrielle) qui ont d'abord concerné des régions localisées avant de s'étendre, celle-ci est mondiale car elle concerne simultanément l’ensemble des sociétés humaines. En effet, aucun territoire n'est épargné (climat, biodiversité, énergie, économie).
- La transition actuelle est rapide et se joue sur quelques décennies, alors que les grandes transitions historiques s’étendaient sur des siècles (le passage à l’agriculture s’est étalé sur plus de 5 000 ans). Aujourd’hui, on parle d’un changement d’ordre civilisationnel en une génération, ce qui rend l’adaptation bien plus difficile.
- Elle est systémique, pas seulement énergétique ou technologique. Elle implique une remise en question de nos modèles économiques, sociaux, culturels, politiques, agricoles, alimentaires, urbanistiques...
Critique du progrès
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète.
Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur. De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.
Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence."
Maurice Godelier
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.
Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- Une société désigne un groupe d'individus qui vivent ensemble et partagent des valeurs, des normes et des institutions communes. Une société peut être petite, comme une famille, ou plus grande, comme une nation.
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !
Aleurodes
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.
Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Les lanceur-ceuses d'alerte et activites !
Les humoristes et créateur∙trices de contenus !
Il existe aujourd’hui de nombreuses figures et collectifs engagés qui incarnent la résistance face à l’effondrement écologique. Parmi eux, on peut citer le groupe des Écureuils, ces activistes déterminés qui se battent contre le projet d'autoroute A69. D'autres figures emblématiques inspirent cette lutte. Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom, se bat depuis des années pour la protection des océans, en particulier contre la pêche industrielle destructrice et l'inaction politique. Camille Étienne, militante écologiste, a réalisé un documentaire percutant sur les PFAS, ces polluants éternels, alertant sur la contamination invisible mais généralisée de notre environnement. À l’échelle internationale il y a Paul Watson, cofondateur de Sea Shepherd, qui incarne depuis des décennies une écologie radicale et courageuse contre le braconnage et l’exploitation industrielle. On peut également évoquer Vandana Shiva, figure majeure de l’écologie sociale et de la souveraineté alimentaire. Elle lutte depuis l’Inde contre l’agrobusiness et pour la préservation des semences paysannes, en soulignant le lien fondamental entre biodiversité, justice sociale et autonomie des peuples.
Il y a Guillaume meurice qui a aussi créé sa propre radio libre sur laqelle vous pouvez écouter de nombreux artistes. Il y a Ami des lobbies qui traitent de sujets très intéressants sur l'écologie à travers des vidéos humoristiques. La chaine youtube Et tout le monde s'en fout qui se présente ainsi "Web série alternant , un épisode qui parle de soi et un épisode qui parle du reste, histoire de changer le monde en commençant par ce qui est à portée de sa main.". Connaissez-vous les comptes instagram de : @girl_go_green @ophelietamerenature @nicoleferronize @gaetangabriele @mcdansepourleclimat ... ?
Une autre ressource en tête ?
Les caractéristiques de notre T.
- Elle est contrainte et imposée par les limites planétaires alors que les transitions passées étaient souvent opportunes ou progressives. Ce n’est plus une transition que l’on choisit, mais une transformation que l’on subit si on ne l’anticipe pas (épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité).
- C’est la première transition à se produire dans un contexte de surabondance d’informations, d’interconnexions globales (et de désinformation). Cela accélère la diffusion d’innovations… mais aussi les peurs, les tensions sociales, et la polarisation des opinions et non pas des faits.Si cela vous intéresse, L'Esprit Critique a réalisé une excellente vidéo sur un sujet connexe : la montée des extrêmes.
- Elle suppose une évolution des représentations que l'on appelle un changement de paradigme. On ne parle pas seulement de techniques à changer, mais de valeurs, d’imaginaires et de récits collectifs à reconstruire (relation à la nature, à la consommation, au progrès...). Les artistes, les philosophes, les éducateurs et les citoyens ont un rôle central dans cette transition.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
- Contrairement aux transitions passées (néolithique, révolution industrielle) qui ont d'abord concerné des régions localisées avant de s'étendre, celle-ci est mondiale car elle concerne simultanément l’ensemble des sociétés humaines. En effet, aucun territoire n'est épargné (climat, biodiversité, énergie, économie).
- La transition actuelle est rapide et se joue sur quelques décennies, alors que les grandes transitions historiques s’étendaient sur des siècles (le passage à l’agriculture s’est étalé sur plus de 5 000 ans). Aujourd’hui, on parle d’un changement d’ordre civilisationnel en une génération, ce qui rend l’adaptation bien plus difficile.
- Elle est systémique, pas seulement énergétique ou technologique. Elle implique une remise en question de nos modèles économiques, sociaux, culturels, politiques, agricoles, alimentaires, urbanistiques...
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète.
Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
- Ceux qui provoquent la métamorphose
- Ceux qui subissent la métamorphose
- Ceux qui vont la maîtriser dans leur intérêt et qui définissent les nouveaux objectifs sociétaux.
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.
Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer.
"Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages.
"System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer.
"Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages.
"System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.
Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence."
Maurice Godelier
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
- Ceux qui provoquent la métamorphose
- Ceux qui subissent la métamorphose
- Ceux qui vont la maîtriser dans leur intérêt et qui définissent les nouveaux objectifs sociétaux.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout du long !
0205 - CHAP B : NOTRE SOCIETE EN TRANSITION
Blue Eco Formations
Created on February 14, 2025
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Transcript
NOTRE SOCIÉTÉ EN TRANSITION
En avant!
NOTRE SOCIÉTÉ EN TRANSITION
Les scénarios d'évolutions d'une société.
Qu'est-ce qu'une transition ?
Scénarios du GIEC
Scénarios prospectifs de l' ADEME
Changement de paradigme
Nos récentes transitions.
Le rôle des artistes dans la transition !
Transition écologique
Caractéristiques de notre société en transition.
Évolution et transitions des sociétés (M. Godelier)
Critique du progrès.
L'éco-anxiété !
L'ère du numérique
Voici quelques ressources aujourd'hui qui aident à s'informer sur les sujets importants de cette transition en écoutant des artistes, des chroniques, en admirant des oeuvres de tous les arts !
Une autre ressource en tête ?
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Nos récentes transitions.
L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement. La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord.
Richard Arkwright : Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney : Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt : James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !Aleurodes
Un cours public
Parce que la transition écologique est l’affaire de tous ! Nous croyons fermement que plus les connaissances sont partagées, plus il est possible de comprendre, d’agir et surtout de faire changer les choses. Alors participons aux débats, posons des questions ou proposons des idées !
En savoir plus sur les pollutions
module « Détection de pollutions et bio-indicateurs »
Il y a beaucoup à dire sur les polllutions et c'est pourquoi il y a un module spécialisé sur ce domaine. Il contient même une vidéo d'un intervenant MMO (Marie Mammal Observer) qui travaille sur une plateforme pétrolière. Il explique comment la pollution sonore est gérée.
La transition numérique
L'obsolescence rapide des équipements, qui favorise le gaspillage de ressources, l’extraction massive de métaux rares et la production de déchets électroniques. Et surtout des inégalités sociales et économiques accentuées, notamment pour les personnes éloignées des compétences numériques ou menacées par l’automatisation et la robotisation du travail. De ce fait, cette transition interroge réellement nos choix de société. Elle ne peut être pensée isolément, c'est-à-dire qu'elle est intimement liée à la transition écologique, à l’évolution du monde du travail, à la reconfiguration de l’économie mondiale et à de nouveaux enjeux de souveraineté technologique.
L’an 2000 marque un tournant majeur dans la transition numérique à l’échelle mondiale. Cette période voit l’émergence des premiers smartphones, le début de la popularisation des réseaux sociaux et une démocratisation massive de l’informatique personnelle. Mais plus encore, c’est l’essor du commerce en ligne et de l’économie de la donnée qui symbolise véritablement l’entrée dans l’ère numérique. En quelques années, le numérique est devenu un pilier de notre société contemporaine. Cependant, cette transformation s’accompagne de nombreux défis comme la dépendance accrue aux technologies numériques, qui peut limiter les interactions humaines, affecter la concentration ou favoriser l’isolement social. La perte de contrôle sur les données personnelles, accentuée par la concentration de ces données entre les mains de quelques grandes plateformes.
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright : Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney : Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt : James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Les caractéristiques de notre T.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
Les caractéristiques de notre T.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Au niveau individuel
Les actions individuelles représentent un levier non-négligeable pour la transition écologique. Vous pouvez faire le test pour calculer votre propre empreinte écologique et découvrir quelles sont les actions à mettre en place pour les réduire. Cliquez sur l'article pour découvrir l'outil "Nos gestes climat" en bas de page !
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence." Maurice Godelier
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès. Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète. Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !Aleurodes
Le modèle de Gunderson et Holling se concentre sur les cycles d'adaptation d'une société et la relation entre les causes de la transition (ressources et organisations), l'optimisation des ressources ou des techniques et les limites qui entraînent la transition vers de nouveaux modèles. La phase de conservation représente la période d'optimisation des ressources ou des techniques, tandis que la phase de RELEASE représente la phase de rupture, lorsque tout se relâche plus ou moins violemment et que le changement est initié. Ensuite, une réorganisation est nécessaire pour atteindre un nouveau modèle stable et prêt à évaluer à nouveau.Ce modèle met en évidence la façon dont les sociétés peuvent s'adapter aux changements environnementaux et aux pressions internes pour atteindre un nouvel équilibre. Si une société en transition suit un modèle cyclique, plutôt prévisible, il est pourtant établi que chaque transition est singulière. En effet, chaque société intègre des facteurs spécifiques à son époque, son environnement et son histoire. C'est pourquoi il est difficile de prédire la façon exacte dont une société va évoluer.
Le cycle adaptatif
Le concept de transition dans le développement d'une société est complexe et multi-facettes. D'après le travail de Manon Molinos nommé « Transitions, repères et éléments de définitions », il y a trois modèles de transition. Il y a :
- le modèle « dynamique de transition »,
- le « métabolisme social »,
- et l’approche « cyclique des sociétés ».
Ce troisième modèle est décrit par Gunderson and Holling en 2002. C’est le cycle adaptatif "Modèle de Gunderson et Holling".Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence." Maurice Godelier
Au niveau individuel
Les actions individuelles représentent un levier non-négligeable pour la transition écologique. Vous pouvez faire le test pour calculer votre propre empreinte écologique et découvrir quelles sont les actions à mettre en place pour les réduire. Cliquez sur l'article pour découvrir l'outil "Nos gestes climat" en bas de page !
Les humoristes !
Il y a Guillaume meurice qui a aussi créé sa propre radio libre sur laqelle vous pouvez écouter de nombreux artistes. Il y a Ami des lobbies qui traitent de sujets très intéressants sur l'écologie à travers des vidéos humoristiques. La chaine youtube Et tout le monde s'en fout qui se présente ainsi "Web série alternant , un épisode qui parle de soi et un épisode qui parle du reste, histoire de changer le monde en commençant par ce qui est à portée de sa main.".
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence." Maurice Godelier
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright : Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney : Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt : James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès. Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète. Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer. "Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages. "System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Un contenu participatif et évolutif
Ici, vous pouvez proposer des sources, des films, des articles ou des livres à découvrir . Il vous suffit de les écrire dans les encarts qui vous seront proposés tout au long de votre découverte. Vous pouvez aussi suggérer de nouveaux sujets ou approfondir ceux qui ont déjà été abordés. Que ce soit pour mieux comprendre certains enjeux, élargir votre vision des solutions alternatives ou répondre à l’éco-anxiété, toutes les ressources sont les bienvenues et contribueront à enrichir nos échanges.
Les caractéristiques de notre T.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
Nos récentes transitions.
La transition industrielle prend racine à la fin du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, avant de toucher progressivement le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’innovation technologique joue un rôle essentiel, grâce à la mécanisation, à l’invention de la machine à vapeur et à la normalisation de la production. Elle entraîne une forte augmentation de la production de biens, ainsi qu’une importante migration de la campagne vers les villes. Cette urbanisation rapide offre de nouvelles opportunités de travail, mais elle provoque aussi une densité de population inédite et des conditions de vie difficiles dans certains quartiers ouvriers. Le recours massif au charbon et à la production en usine pèse sur l’environnement et transforme radicalement l’organisation du travail, tout en stimulant la croissance économique et en modifiant les rapports sociaux.
Les grandes transitions de notre histoire ont façonné nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés de manière décisive. Chaque transition résulte donc de changements technologiques, économiques et sociaux, mais s’avère unique en fonction du contexte et des spécificités de l’époque. La transition agraire se situe dans une période qui a commencé il y a environ dix à douze mille ans, selon les régions. Elle correspond au passage progressif d’une économie de chasse, de pêche et de cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. Ce basculement a permis la sédentarisation des groupes humains, l’émergence de villages puis de villes et le développement de nouvelles organisations politiques. Il s’est accompagné d’une meilleure sécurité alimentaire et d’une croissance démographique, mais a aussi généré des formes d’inégalités et de dépendance vis-à-vis des ressources agricoles, ainsi qu’une pression accrue sur l’environnement.
Richard Arkwright : Richard Arkwright était un industriel britannique né en 1732. Il est considéré comme le père du système de production en série en raison de sa mise en place d'une méthode de production à grande échelle qui a permis la production de biens en série pour la première fois. Il a également mis en place des systèmes de travail en usine qui ont été adoptés par d'autres industriels.
Eli Whitney : Eli Whitney était un inventeur américain né en 1765. Il est surtout connu pour son invention de la machine à décortiquer le coton, qui a simplifié le processus de production de coton et permis de réduire les coûts de production. Il est considéré comme un pionnier de la production en série et a joué un rôle clé dans l'expansion de l'industrie textile.
James Watt : James Watt était un inventeur écossais né en 1736. Il est surtout connu pour sa modification de la machine à vapeur de Newcomen, ce qui a permis de la rendre plus efficace et plus locative. Il est considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, car son invention a permis une augmentation significative de la productivité et un coup de pouce à la production industrielle.
Critique du progrès
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète. Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur. De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer. "Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages. "System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !Aleurodes
Les caractéristiques de notre T.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
Critique du progrès
Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète. Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur. De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès.
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence." Maurice Godelier
Qu’est-ce qu’une transition ?
Une transition peut se définir comme un passage d’un état à un autre. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une communauté ou d’une société dans son ensemble, une transition est un changement profond et progressif. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut comparer une société à un organisme vivant :
- Elle possède différents organes interconnectés (institutions, groupes sociaux).
- Elle se développe en fonction de son environnement (ressources, climat, relations extérieures).
- Elle entretient des interactions choisies (coopération ou compétition) avec d’autres sociétés.
Certaines espèces changent de forme et de métabolisme plusieurs fois comme les Aleurodes. La larve passe par plusieurs stades. À chaque méthamorphose, l'Aleurode change de régime allimentaire et d'objectif (reproduction, réserves...), comme une société qui change de gouvernace, d'économie ou d'énergie après chaque grande transition.Commençons par faire la différence entre une civilisation humaine et une société :
- La civilisation humaine, quant à elle, désigne l'ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques qui produisent une société humaine à un moment donné. Une civilisation peut inclure plusieurs sociétés distinctes, chacune avec leurs propres valeurs, normes et institutions, mais qui sont toutes interconnectées et influentes les unes les autres.
Ici nous nous intéressons aux sociétés et à leur capacité à évoluer, muter pendant une Transition !Aleurodes
Les chanteur·ses engangé·es !
Il y a Les artistes comme ceux présents pour le festival OCEAN FEST créé par Hugo Clément et WORAKLS au profit de Sea Shepherd France et One voice. On retrouve les artistes comme MOSIMANN, Kavinsky, Carbonne, Worakls, Kemmler, Clara Luciani, PERCEVAL, Ofenbach, Space 92, Breakbot ou encore irfane. Les artistes chamboulent nos émotions, comme Pomme dans son titre “À perte de vue”, et ils s’expriment sur des sujets qui pousse à la réflexion, comme Aurora dans son titre “The seed”, ou encore, dans un autre style, “Le dernier baril” de Tagada Jones, “Comme les animaux” ou “Les Ogres” de Solann, “Goliath” de Woodkid qui offre un clip époustouflant… Léman, dans son titre “Petit garçon” ou encore “Les plus bornés”. Le très beau témoignage de Moby, qui a toujours été engané pour l'écologie que vous pouvez découvrir ici : Et il y en a tellement d'auters ! N'hésitez pas à proposer votre titre préféré !
Gaël Faye Auteur-compositeur-interprète et écrivain, il aborde dans ses œuvres des thèmes liés à l'injustice sociale et à l'écologie, utilisant sa plume pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Shaka Ponk Ce groupe français a placé l'engagement écologique au cœur de son identité artistique. Leur soutien apporté à Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a été très fort. Ils ont fondé le collectif The Freaks, réunissant des artistes et personnalités adoptant des comportements écoresponsables pour lutter contre la surconsommation et protéger la biodiversité. Björk L'artiste islandaise et activiste environnemental. Son album "Biophilia" est une expérience multimédia visant à sensibiliser aux préoccupations écologiques à travers la musique.
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Les lanceur-ceuses d'alerte et activites !
Les humoristes et créateur∙trices de contenus !
Il existe aujourd’hui de nombreuses figures et collectifs engagés qui incarnent la résistance face à l’effondrement écologique. Parmi eux, on peut citer le groupe des Écureuils, ces activistes déterminés qui se battent contre le projet d'autoroute A69. D'autres figures emblématiques inspirent cette lutte. Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom, se bat depuis des années pour la protection des océans, en particulier contre la pêche industrielle destructrice et l'inaction politique. Camille Étienne, militante écologiste, a réalisé un documentaire percutant sur les PFAS, ces polluants éternels, alertant sur la contamination invisible mais généralisée de notre environnement. À l’échelle internationale il y a Paul Watson, cofondateur de Sea Shepherd, qui incarne depuis des décennies une écologie radicale et courageuse contre le braconnage et l’exploitation industrielle. On peut également évoquer Vandana Shiva, figure majeure de l’écologie sociale et de la souveraineté alimentaire. Elle lutte depuis l’Inde contre l’agrobusiness et pour la préservation des semences paysannes, en soulignant le lien fondamental entre biodiversité, justice sociale et autonomie des peuples.
Il y a Guillaume meurice qui a aussi créé sa propre radio libre sur laqelle vous pouvez écouter de nombreux artistes. Il y a Ami des lobbies qui traitent de sujets très intéressants sur l'écologie à travers des vidéos humoristiques. La chaine youtube Et tout le monde s'en fout qui se présente ainsi "Web série alternant , un épisode qui parle de soi et un épisode qui parle du reste, histoire de changer le monde en commençant par ce qui est à portée de sa main.". Connaissez-vous les comptes instagram de : @girl_go_green @ophelietamerenature @nicoleferronize @gaetangabriele @mcdansepourleclimat ... ?
Une autre ressource en tête ?
Les caractéristiques de notre T.
Ce qui distingue notre transition actuelle des précédentes, ce sont plusieurs caractéristiques qui en font une transformation à la fois globale, rapide, et multidimensionnelle. Voici les points clés :
Critique du progrès
De nombreux écrivains, philosophes, scientifiques et activistes ont écrit sur les conséquences négatives du progrès. Par exemple, Henry David Thoreau, dans "Walden", a critiqué la course effrénée au progrès matériel et appelé à une vie plus simple et plus proche de la nature. EF Schumacher, dans "Small is Beautiful", met en garde contre la tendance à la surconsommation et à la surproduction dans les sociétés industrielles, qui peut avoir des conséquences négatives sur les personnes et la planète. Les écologistes, comme Rachel Carson, dans "Silent Spring", ont alerté sur les effets néfastes des pesticides et d'autres produits chimiques sur l'environnement et la santé.
Chaque transition a été à l'origine d'améliorations de conditions de vie et de dégradations. Depuis les années 1800, un concept prend beaucoup d'importance et influence les politiques l'économies et le système social, il s'agit du progrès. Selon l'une de ses définitions, le progrès est l'action d'aller vers l'avant, de s'accroître, d'être meilleur. Pour une société ou pour l'humanité, le progrès est l'évolution dans le sens d'une amélioration, sa transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur.
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout le long de la transition civilisationnelle.
Changement de paradigme
En cherchant de nouveaux repères, les civilisations peuvent s’inspirer de modèles alternatifs :
- Les sociétés matriarcales
- Les sociétés théocratiques
- La démocratie directe
- La monarchie absolue
- L'oligarchie...
Chaque modèle présente ses forces et ses limites. Les idées qui s'imposent dans une société servent à élaborer le paradigme qui guidera la prochaine métamorphose de notre société. Suite à diffrents fateurs comme une perte de sens, un brutal mélange de culture, une perte d’identité de la société, des fêlures du modèle sociétal exposées au grand jour par un soulèvement du corps politique et/ou populaire, différents acteurs qui influence imaginent un nouveau paradigme.Une transition naît de la volonté d’une société de redéfinir ses valeurs et de donner un nouveau sens à son évolution. Contrairement au cycle prévisible de la chenille qui deviendra indéniablement un papillon, une société en transition ne peut pas prévoir sa forme future. Elle ne fait qu’imaginer, en se fondant sur les changements déjà amorcés, ce à quoi elle pourrait ressembler , c’est ce qu’on appelle un paradigme. D’où l’importance de connaître l’Histoire de sa société et de comprendre comment elle a évolué (les causes et les conséquences de ses métamorphoses).
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer. "Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages. "System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Les scénarios d'évolution d'une société !
Mais si cela se fait trop rapidement ou trop tôt, le mouvement peut avorter. En effet, une société qui n’est pas préparée aux transformations est réfractaire aux changements, car cela implique de sortir de sa zone de confort, ce qui nécessite une démarche profonde à chaque individu et se développe progressivement. Vient en troisième temps l’accélération du mouvement. C’est la diffusion du nouveau modèle qui correspond à la période de l’apprentissage collectif. L’ancienne zone de confort n’existe plus, il est question d’en créer une nouvelle. En quatrième et dernier temps, la stabilisation. Le nouveau “régime” basé sur de nouvelles bases sociales, économiques et culturelles s’affirment. Découvrez les autres issues suite à l'accélération d'un nouveau mouvement sociétal :
"Lock-in" décrit une situation dans laquelle une société est figée dans une configuration particulière et ne peut pas facilement changer de cap, même si de nouveaux développements ou des alternatives sont disponibles. Cela peut être dû à l'investissement considérable dans des technologies, des institutions ou des infrastructures qui sont difficiles à changer. "Backlash" se réfère à une réaction négative ou révulsée contre un changement ou une évolution dans une société. Cela peut être motivé par la peur du changement ou la perte de privilèges ou d'avantages. "System breaking" décrit une situation où les systèmes, institutions ou structures qui entraînent une société sont défaillants ou inefficaces, entraînant une détérioration de la qualité de vie et une incertitude quant à l'avenir. Cela peut être renforcé par une crise économique, politique ou environnementale.
Voici un schéma qui représente les différentes phases d'une transition et ses différents aboutissements.
Sachez avant tout que ce schéma est très controversé, mais qu'il donne une vision des différents aboutissements d'une société qui évolue. Tout d’abord il y a une phase de pré-développement. Les acteurs du changement sont déjà en action, mais peu visible. C’est le moment où l’ancien modèle de société arrive à ses limites. Les forces du changement se rassemblent. En deuxième temps, il y a le take-off. C’est un décollage provoqué par les forces du changement qui se sont organisées, un nouveau modèle s’arrache au précédent
Évolution et transitions des sociétés
Selon cette conception, une transition naît donc :
- D’une impossibilité de perdurer avec les modèles antérieurs (économiques, sociaux, culturels).
- D’un processus de réorganisation mené parfois dans la violence ou de manière progressive.
Avant d'aller plus loin, redifissons quelques concepts. La société, comme nous l'avons déjà vu, est un groupe d’individus partageant des valeurs, normes et institutions communes et une civilisation concerne l’ensemble des caractéristiques culturelles, sociales et économiques plus larges qui englobent une ou plusieurs sociétés. Il y a donc plusieurs sociétés. Cette notion insiste sur la pluralité des groupes humains coexistant (plusieurs sociétés distinctes peuvent cohabiter sous une même civilisation ou sur un même territoire). Dans le point suivant, nous découvrirons le schéma qui résume les différentes étapes d'une société en évolution.Maurice Godelier, anthropologue français, propose la définition suivante :
"Par transition, on désigne aujourd’hui une phase très particulière de l’évolution d’une société, où celle-ci rencontre de plus en plus de difficultés, internes et/ou externes, à reproduire le système économique et social sur lequel elle se fonde et commence à se réorganiser, plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, sur la base d’un autre système qui finalement devient à son tour la forme générale des conditions nouvelles d’existence." Maurice Godelier
Dans une société en transition, les précurseurs et acteurs du changement sont ceux qui pointent les injustices et proposent de nouveaux modèles. Parmi eux, on trouve des intellectuels, des activistes, des scientifiques, des philosophes, des journalistes, des artistes, ou encore des entrepreneurs. Chacun, à sa manière, contribue à la transformation en éveillant les consciences et en ouvrant la voie à des idéaux plus justes. Les artistes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Par leurs créations, ils dénoncent, inspirent et proposent des perspectives nouvelles, influençant ainsi les mentalités. Ils accompagnent donc la transition du début à la fin. Lors de la Révolution Française (1789), Voltaire, Rousseau, Diderot et des peintres comme David ont nourri et accompagné l’esprit révolutionnaire.
Mais nous nous attarderons sur la Transition sociétale que nous traversons juste après et vous découvrirez les artistes qui participent à réer de nouveaux paradigme et qui dénoncent le modèle actuel.
Dans une société en pleine transition, ceux qui “subissent” les changements sont généralement les groupes qui ne détiennent ni le pouvoir ni les moyens d’influer directement sur le processus. Ils supportent souvent les effets économiques, sociaux et culturels des bouleversements sans avoir les leviers de décision. On retrouve les populations les plus précaires (travailleurs pauvres, chômeurs, personnes sans formation ou sans accès à des ressources essentielles) les minorités (ethniques, religieuses, de genre). Plusieurs sources abordent la question du contrôle et de l'influence rendue par une élite sur une société, et qui mettent en lumière les conséquences potentiellement négatives pour la démocratie et les libertés individuelles. Ce genre de problématiques peut être évoquées sous différents angles, tels que l'histoire politique, les études sur les systèmes politiques, les études de pouvoir et d'influence, la sociologie, la philosophie politique, etc. Parmi les sources qui pourraient vous intéresser, nous pouvons citer les ouvrages de Noam Chomsky, David Graeber ou encore Michel Foucault, qui ont tous évoqué ces questions sous différents angles. Il existe également des articles de revues académiques ou de journaux d'analyse politique pour en savoir plus sur les thématiques liées à ce sujet.
Le rôle de l'art dans la Transition !
Comme les différents organes dans un corps en métamorphose, dans une société en transition, il y a :
Ce phénomène de captation du pouvoir par des opportunistes s’observe dans de nombreuses révolutions historiques. Prenons l’exemple de la Révolution française (1789-1799). Ce soulèvement populaire, marqué par la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la chute de la monarchie en 1792 et la période de la Terreur (1793-1794), a été porté par une diversité d’acteurs : le peuple parisien, les sans-culottes, les Jacobins de Robespierre, et d’autres factions révolutionnaires. Pourtant, ceux qui ont consolidé le pouvoir après la chute de la monarchie et la fin des violences révolutionnaires ne sont pas nécessairement ceux qui avaient mené la rébellion. Après la chute de Robespierre et la fin de la Terreur en 1794, le Directoire (1795-1799) est dominé par une élite bourgeoise qui rétablit un ordre plus conservateur, en éloignant progressivement les idéaux les plus radicaux de la Révolution. Mais c’est surtout avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) que Napoléon Bonaparte, qui n’était pas un révolutionnaire de la première heure, s’empare du pouvoir et met fin à la République pour instaurer le Consulat, puis l’Empire en 1804. Ce schéma s’est répété dans d’autres révolutions, comme la Révolution russe de 1917, où les bolcheviks ont progressivement éliminé d’autres courants révolutionnaires pour établir un pouvoir centralisé sous Lénine, puis Staline.
Les artistent ont toujours accompagnés les transition, comme dans le cas de la transition agricole qui a transformé les campagne. Le métier de paysant se transforme en agriculteur et toute la société s'organise différemment, les populations migrent, l'économie change d'échelle... Au XIXᵉ siècle, la littérature naturaliste et le mouvement réaliste en peinture apportent un regard critique sur la vie rurale en pleine mutation, sans toutefois adopter un discours explicitement « anti-modernisation ». Dans La Terre (1887), Émile Zola dépeint la violence sociale et familiale qu’engendre l’évolution du monde paysan, tandis qu’Honoré de Balzac, dans Les Paysans (1855), évoque la montée d’une nouvelle bourgeoisie rachetant les terres et bousculant l’ordre traditionnel. Sur le plan pictural, Jean-François Millet, avec L’Angélus ou Les Glaneuses, révèle la rudesse des travaux champêtres d’avant la mécanisation. Il y a Gustave Courbet, notamment dans Les Casseurs de pierre, qui met en scène la pénibilité du labeur agricole, montrant un intérêt pour les classes laborieuses qui peut parfois s’apparenter à une forme de protestation sociale.
Attention : les guerres ne sont pas des transitions, elles sont les conséquences de la transition et se déroulent parfois tout du long !