Un apprentissage varié
Chaque jour, les étudiants ont deux cours : un sur la période du matin (de 8 h 30 à 12 h 30), puis un l’après-midi (de 13 h 30 à 17 h 30). Les matières se répartissent entre des cours théoriques et des ateliers. Les cours magistraux sont variés : culture générale, histoire de l’art et de l’architecture, urbanisme, patrimoine. Mais aussi des cours techniques : acoustique, accessibilité, topographie, maîtrise des logiciels de dessin … Enfin, un intérêt particulier est porté aux questions environnementales avec des cours sur les matériaux naturels, l’efficacité énergétique ou encore la bioclimatique.
De la théorie à la pratique
Chaque année, les étudiants en architecture doivent effectuer des stages pour compléter leur formation. Au cours des deux premières années, ils doivent effectuer un mois de stage : quinze jours sur un chantier, quinze autres en bureau. En première année, ils partent en France et sont accueillis par l’association Rempart. Celle-ci organise des chantiers bénévoles de rénovation et de protection du patrimoine. Les étudiants choisissent le chantier sur lequel ils vont travailler selon diverses thématiques : taille de pierre, maçonnerie, travail du bois ou du verre. C’est pour eux l’occasion de toucher à des domaines qu’ils abordent peu au cours de leur formation. Alaa Kori, étudiant en deuxième année, avait pris volontairement la rénovation d’une villa Victorienne à Chelles, à l’est de Paris. « Il y avait beaucoup de choses à faire, comme de la menuiserie ou le revêtement de façade », se souvient-il.
Un air de famille
Toutes les étudiantes et tous les étudiants de l’Enam sont unanimes sur un point : leur école est comme une grande famille. C’est dû à plusieurs facteurs comme la taille de l’école et le petit nombre d’élèves par promotion. Alaa Kori, étudiant en deuxième année, était d’abord sceptique : « À la rentrée, c’était une surprise : je m’attendais à ce que l’école soit plus grande. » Mais, très vite, les futurs architectes apprécient cette proximité. Dans la cour, chacun vaque à ses occupations. Cours de dessins, dernières modifications des plans, rendus de projet… Les promotions se mélangent. « Ce n’est pas très courant au Maroc de trouver une école aussi soudée », affirme Walid Ourbaya, 19 ans. Selon lui, l’Enam suit le même modèle que le lycée avec des cours obligatoires. La pause méridienne se fait entre 12 h 30 et 13 h 30 : « On n’a pas le temps de rentrer chez nous. Donc on reste pour prendre le déjeuner ensemble, cela nous rapproche des uns des autres », précise Walid.
Seulement 3,5 % d’admis
Durant leur année de terminale, les jeunes Marocains passent de nombreux concours : architecture, médecine, commerce… En général, sur une période de quinze jours. « On prépare tout en même temps. C’est énorme et horrible », se souvient Walid Ourbaya, étudiant en deuxième année.L’École nationale d’architecture est une université publique avec une entrée très sélective. Le seuil d’admissibilité au concours est de 15,40/20 de moyenne générale en terminale. Environ 7 000 personnes passent les épreuves écrites en répondant à un QCM de culture générale avec des questions sur l’art, l’architecture, la politique, le sport, l’actualité… Vient ensuite une épreuve de dissertation de dix minutes en français. Enfin une épreuve de dessin. À l’issue de toutes ces étapes, 700 étudiants admissibles passent des oraux devant un jury d’architectes, de sociologues et de psychologues. Enfin, 250 jeunes sont admis sur l’ensemble du Maroc. Ils sont alors répartis dans les cinq écoles. La répartition se fait selon leur classement et leurs vœux : plus un élève est bien classé, plus il a de chances de voir son premier vœu honoré.
Des antennes liées mais indépendantes
Dans le quartier Hivernage en périphérie de la médina, l’École nationale d’architecture de Marrakech (Enam) est un établissement pas comme les autres. C’est un ancien temple religieux longtemps occupé par des entités françaises qui abrite l’école. Créée en 2012, l’établissement est public et gratuit. Aujourd’hui, les antennes de l'école nationale d’architecture sont indépendantes, mais restent toujours liées entres elles. Celle de Marrakech est une des plus jeunes, créée trente-trois ans après celle de Rabat, la plus ancienne du réseau. Contrairement aux autres universités marocaines accueillant près de 3 000 étudiants, l’Enam n’accepte qu’une quarantaine d’élèves chaque année. Des petites promotions qui permettent au long des six ans de formation, une meilleure cohésion entre élèves et professeurs.
Ecole d'architecture à Marrakech
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Created on February 8, 2025
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Un apprentissage varié
Chaque jour, les étudiants ont deux cours : un sur la période du matin (de 8 h 30 à 12 h 30), puis un l’après-midi (de 13 h 30 à 17 h 30). Les matières se répartissent entre des cours théoriques et des ateliers. Les cours magistraux sont variés : culture générale, histoire de l’art et de l’architecture, urbanisme, patrimoine. Mais aussi des cours techniques : acoustique, accessibilité, topographie, maîtrise des logiciels de dessin … Enfin, un intérêt particulier est porté aux questions environnementales avec des cours sur les matériaux naturels, l’efficacité énergétique ou encore la bioclimatique.
De la théorie à la pratique
Chaque année, les étudiants en architecture doivent effectuer des stages pour compléter leur formation. Au cours des deux premières années, ils doivent effectuer un mois de stage : quinze jours sur un chantier, quinze autres en bureau. En première année, ils partent en France et sont accueillis par l’association Rempart. Celle-ci organise des chantiers bénévoles de rénovation et de protection du patrimoine. Les étudiants choisissent le chantier sur lequel ils vont travailler selon diverses thématiques : taille de pierre, maçonnerie, travail du bois ou du verre. C’est pour eux l’occasion de toucher à des domaines qu’ils abordent peu au cours de leur formation. Alaa Kori, étudiant en deuxième année, avait pris volontairement la rénovation d’une villa Victorienne à Chelles, à l’est de Paris. « Il y avait beaucoup de choses à faire, comme de la menuiserie ou le revêtement de façade », se souvient-il.
Un air de famille
Toutes les étudiantes et tous les étudiants de l’Enam sont unanimes sur un point : leur école est comme une grande famille. C’est dû à plusieurs facteurs comme la taille de l’école et le petit nombre d’élèves par promotion. Alaa Kori, étudiant en deuxième année, était d’abord sceptique : « À la rentrée, c’était une surprise : je m’attendais à ce que l’école soit plus grande. » Mais, très vite, les futurs architectes apprécient cette proximité. Dans la cour, chacun vaque à ses occupations. Cours de dessins, dernières modifications des plans, rendus de projet… Les promotions se mélangent. « Ce n’est pas très courant au Maroc de trouver une école aussi soudée », affirme Walid Ourbaya, 19 ans. Selon lui, l’Enam suit le même modèle que le lycée avec des cours obligatoires. La pause méridienne se fait entre 12 h 30 et 13 h 30 : « On n’a pas le temps de rentrer chez nous. Donc on reste pour prendre le déjeuner ensemble, cela nous rapproche des uns des autres », précise Walid.
Seulement 3,5 % d’admis
Durant leur année de terminale, les jeunes Marocains passent de nombreux concours : architecture, médecine, commerce… En général, sur une période de quinze jours. « On prépare tout en même temps. C’est énorme et horrible », se souvient Walid Ourbaya, étudiant en deuxième année.L’École nationale d’architecture est une université publique avec une entrée très sélective. Le seuil d’admissibilité au concours est de 15,40/20 de moyenne générale en terminale. Environ 7 000 personnes passent les épreuves écrites en répondant à un QCM de culture générale avec des questions sur l’art, l’architecture, la politique, le sport, l’actualité… Vient ensuite une épreuve de dissertation de dix minutes en français. Enfin une épreuve de dessin. À l’issue de toutes ces étapes, 700 étudiants admissibles passent des oraux devant un jury d’architectes, de sociologues et de psychologues. Enfin, 250 jeunes sont admis sur l’ensemble du Maroc. Ils sont alors répartis dans les cinq écoles. La répartition se fait selon leur classement et leurs vœux : plus un élève est bien classé, plus il a de chances de voir son premier vœu honoré.
Des antennes liées mais indépendantes
Dans le quartier Hivernage en périphérie de la médina, l’École nationale d’architecture de Marrakech (Enam) est un établissement pas comme les autres. C’est un ancien temple religieux longtemps occupé par des entités françaises qui abrite l’école. Créée en 2012, l’établissement est public et gratuit. Aujourd’hui, les antennes de l'école nationale d’architecture sont indépendantes, mais restent toujours liées entres elles. Celle de Marrakech est une des plus jeunes, créée trente-trois ans après celle de Rabat, la plus ancienne du réseau. Contrairement aux autres universités marocaines accueillant près de 3 000 étudiants, l’Enam n’accepte qu’une quarantaine d’élèves chaque année. Des petites promotions qui permettent au long des six ans de formation, une meilleure cohésion entre élèves et professeurs.