Ressource proposée par Céline Lestoquard & Thomas Péan, enseignants d'arts plastiques / académie de Versailles
Deus ex Machina : fascination technologique
Regard réflexif et critique sur l'IA
Composer avec l'esthétique propre à l'IA
Art et machine : un dialogue collaboratif
Un outil comme un autre, des expérimentations à la marge
Deus ex Machina : fascination technologique
Egor Kraft
Obvious
Hanako Murakami
Mario Klingemann
Refik Anadol
Miguel Chevalier
Oscar Santillan
Ilan Manouach & K Allado-Mc-Dowell
Obvious Portrait d'Edmond de Belamy 2018
Le Portrait d'Edmond de Belamy est l'œuvre du collectif Obvious, constitué des français Hugo Caselles-Dupré, Pierre Fautrel et Gauthier Vernier. Le premier est mathématicien de formation, les deux autres sont issus d'écoles de commerce. Les auteurs revendiquent une démarche artistique : « Même si l'algorithme crée l'image […], ceux qui ont décidé d'imprimer sur de la toile, de la signer d'une formule mathématique, de mettre un cadre en or, c'est nous ».
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Le Portrait d'Edmond de Belamy est une impression sur toile, première œuvre d'art produite avec un logiciel d'intelligence artificielle à être présentée dans une salle des ventes. Ce portrait d'un personnage fictif a été vendu 432 500 dollars chez Christie's le 25 octobre 2018.Le Portrait d'Edmond de Belamy fait partie d'une série de onze portraits représentant une famille bourgeoise fictive des XVIIIe et XIXe siècles, les Belamy1. Le personnage est représenté de trois-quarts, en veste noire et col blanc, le visage flou. Placé dans un cadre doré de 700 x 700 mm, le portrait est signé d'une formule mathématique, en référence au code de l'algorithme qui a produit l'œuvre. Belamy est une traduction de Goodfellow, en hommage au chercheur Ian Goodfellow, scientifique en Intelligence artificielle, et inventeur des réseaux antagonistes génératifs.
UV print on canvas, 70 x 70 cm
Refik Anadol Machine Hallucinations - Rêves de nature 2022
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Artiste fasciné par la mémoire et le potentiel créatif des machines, Refik Anadol fait de la data son matériau de prédilection, et de l’intelligence artificielle sa principale collaboratrice. Dans sa pratique artistique, il s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire et de chercheurs pour créer des installations protéiformes – sculptures 3D, fresques de données mouvantes et abstraites, performances audiovisuelles. La proposition de Refik Anadol pour le Centre Pompidou-Metz est issue des projets de recherche menés sur le long terme par l’artiste à l’intersection de l’architecture, des données environnementales, de l’esthétique de la probabilité et des expériences de Google et de la NASA sur l’intelligence artificielle (programmes Quantum Artificial Intelligence Lab et AI Quantum Supremacy). Cette oéuvre spectaculaire est une sculpture de données qui s’appuie sur plus de deux cents millions d’images liées à la nature disponibles publiquement et qui seront affichées sur une toile numérique de 10m x 10m, soit 100m 2 d’image en mouvement permanent. Cet ensemble de données est traité par un logiciel personnalisé mis au point par le Refik Anadol Studio en collaboration avec l’équipe de recherche quantique de Google AI, qui utilise de nouvelles méthodes d’utilisation des données. Ainsi, l’intelligence artificielle spécule sur d’autres apparences d’images de la nature, au sein d’un ordinateur parmi les plus sophistiqués au monde, capable d’effectuer ses calculs en utilisant directement les lois de la physique quantique, générant de fait un bruit quantique.
Portrait d'Edmond de Belamy, 2018UV print on canvas, 70 x 70 cm
source : centre-pompidou-metz
Mario Klingemann Memories of Passersby I 2018
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Memories of Passersby I présente des interprétations troublantes du visage humain, des exemples générés par l'IA de ce qu'André Breton appelait la « beauté convulsive ». Parfois, les images se fondent dans des arrangements abstraits de pixels lorsque la machine s'efforce de créer un nouveau portrait. Pour le spectateur, Memories of Passersby I est une expérience hypnotique, l'occasion de voir le cerveau d'une IA « penser » en temps réel et de voir des portraits vraiment uniques qui ne sont ni enregistrés ni répétés. Mario Klingemann est un pionnier dans le domaine des réseaux neuronaux, de l'apprentissage par ordinateur et de l'art de l'IA. Il a travaillé avec des institutions prestigieuses telles que la British Library, l'université de Cardiff et la New York Public Library, et est artiste en résidence chez Google Arts and Culture. Ses œuvres ont été exposées au MoMA de New York, au Metropolitan Museum of Art de New York, à la Photographers's Gallery de Londres, au ZKM de Karlsruhe et au Centre Pompidou de Paris. Klingemann a reçu le British Library Labs Artistic Award 2016 et le Lumen Prize Gold Award 2018. Mario Klingemann décrit son oeuvre de cette manière: « Memories of Passersby I abrite une machine très puissante qui crée des peintures tandis que vous les regardez, ce qui est, je pense, assez magique. Les réseaux de neurones sont impliqués et vous pouvez dire qu’ils sont les pinceaux que j’ai appris à utiliser. La machine est dans un cycle où elle crée en permanence de nouveaux visages qui commencent à changer et à disparaître progressivement – elle s’observe et crée une boucle de rétroaction. Bien sûr, il m’est difficile de le laisser entrer dans le monde sans moi à ses côtés, mais je suis convaincu qu’il est prêt à continuer à créer de nouveaux portraits pour toujours, comme je l’avais toujours espéré. J’espère que lorsque les gens s’assoiront et regarderont passer ces visages éphémères, ils auront le même sentiment que moi ». Source : sothebys Traduit avec DeepL.com.
Memories of Passerby I 2018multiple GANs, two 4k screens, custom handmade chestnut wood console, which hosts AI brain and additional hardware
Miguel Chevalier Meta-Nature IA 2024
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L’oeuvre* Meta-Nature IA* s’appuie sur une base de données composée de différentes espèces d'arbres, de feuilles et de fleurs, en 2D et 3D, réalistes ou abstraites. Pour la première fois, Miguel Chevalier a introduit dans sa base de donnée, des images de fleurs et de feuilles créées par une intelligence artificielle qui génère des images à partir de textes. Il en résulte des images de fleurs imaginaires d'une grande variété et d'une beauté plastique saisissante, aux reflets irisés et nacrés. Ces images viennent enrichir la base de fleurs et de feuilles déjà collectées par Miguel Chevalier. Dotée d’une vie artificielle, chaque espèce naît aléatoirement, s'épanouit, puis disparaît. Le jardin se renouvelle et se métamorphose en permanence. Arbres, feuillages et fleurs s'entremêlent dans une mystérieuse tornade végétale. Des feuilles géantes, nervurées et luminescentes, s'entremêlent, créant d'étonnants effets de transparence et de superposition.
Oeuvre de réalité virtuelle générative
Egor Kraft Content Aware Studies à partir de 2017
Commencée en 2017, cette série d'œuvres est une série d'enquêtes sur l'archéologie inversée via des réseaux neuronaux artificiels et des systèmes d'apprentissage automatique basés sur GAN. Visant à reconstruire des fragments manquants dans les sculptures d'antiquités classiques et d'énormes ensembles de données de scans 3D d'objets paléontologiques, ces systèmes informatiques sont exercés à l'historicisme spéculatif orienté objet de documents d'histoires synthétiques qui n'ont jamais existé, mais qui sont algorithmiquement authentiques. Traduction : Deepl
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Marble, polyamide, machine learning algorithms, custom software, original dataset, multichannel video installation;Machine learning technical assistance: Artem Konevskikh.
Hanako Murakami
Depuis deux décennies, Hanako Murakami (née en 1984 à Tokyo, vit à Paris) poursuit une vaste enquête sur les prémisses de la photographie. Mariant recherche et poésie, Hanako Murakami alimente son travail d'études approfondies des médias historiques, des techniques photographiques alternatives ou encore de l'impression typographique. Ses oeuvres produisent des situations dans lesquelles s'entremêlent faits historiques et hypothèses contemporaines.
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IEXPOSURE - le regard qui brûleinstallation numérique réalisée dans le cadre du projet Image 3.0, commande du Cnap et du Jeu de Paume / écran numérique 27 pouces, caméra de suivi oculaire, ordinateurprogrammation: Laetitia Nanni ©Hanako Murakami
Ilan Manouach & K Allado-Mc-Dowell Out Side 2024
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Roman graphique inspiré des livres d'art, Out Side est une collaboration unique entre deux artistes numériques de premier plan : K Allado-McDowell et Ilan Manouach. Ensemble, ils construisent une histoire picturale extraordinaire à la manière d'une bande dessinée, combinant la clarté exigeante de la vision post-internet d'Allado-McDowell et la profondeur conceptuelle et formelle de Manouach. Dans cette histoire, une jeune peintre nommée Stone navigue dans le monde de l'art - rencontrant des marchands louches et d'étranges collectionneurs - tout en se languissant de son perroquet perdu depuis longtemps, Petey. Elle finit par se frayer un chemin dans les hautes sphères de la technologie, en travaillant comme conceptrice de RV. C'est là qu'elle découvre une conspiration qui va ébranler sa compréhension de la réalité elle-même. Mélangeant des couches de rêves, de vie réelle et de simulation, Out Side explore les possibilités de la narration avec l'IA : créer un multivers sur la page qui infiltre notre propre réalité mixte. .
roman graphique de 196 pages
Regard réflexif et critique sur l'IA
Trevor Paglen
Lauren Lee Mc Carthy
Maxime Mathys
Fabien Giraud & Raphaël Siboni
Joan Fontcuberta & Pilar Rosada
Julien Prévieux
Taller estampa
Agnieszka Kurant
Hiro Steyerl
Lou Fauroux
Julien Levesque
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Trevor Paglen ImageNet Roulette 2024
«Personne ne s'intéresse à ces bases de données, pas même les scientifiques qui les utilisent sans les remettre en cause», s'étonne Kate Crawford, qui pointe un manque de rigueur alors même que les algorithmes élaborés à partir de ces bases sont vantés comme de purs produits mathématiques. «Ni Kate ni moi-même ne pensons que la technologie est neutre. Elle véhicule toujours une vision intrinsèque de la société», ajoute Trevor Paglen. En résumé, pour le tandem, l'interprétation automatisée d'images, sous les apparences d'une grande sophistication, est un projet politique et non pas un simple projet technique.
Grâce à ImageNet - la plus grande base de données pour intelligence artificielle du monde créée à l'université Stanford -, les ordinateurs travaillent à reconnaître l'âge, le sexe, les émotions, les objets, à partir d'un fichier de 14 millions d'images. Mais la quantité ne garantit pas la qualité. «Pourquoi trouve-t-on dans ImageNet des catégories comme trompettiste, débiteur, politicien, docteur, alcoolique, mauvaise personne, menteur, perdant ou fasciste ? Il y a même la catégorie "daltonien" ! Comment le fait d'être daltonien peut-il se voir sur un visage ?» s'exclame Kate Crawford. De la description au jugement, de la photographie au préjugé, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi par ces fichiers de photos. Ces collections d'images aboutissent à des résultats biaisés. Ces incohérences ont inspiré ImageNet Roulette à Trevor Paglen, une application en ligne où l'on soumet sa photo à un algorithme entraîné sur cette base. Un utilisateur de Twitter y a par exemple été classé «suspect de viol» : pas si étonnant quand on sait qu'ImageNet comporte de nombreuses catégories qui vont du bizarre au préjudiciable. source : article de Libération
De gauche à droite : Age, Gender, And Emotions In The Wild (models de Gil Levi et Tal Hassner), Trevor Paglen Studio, 2019. Image-Net Roulette, Trevor Paglen Studio, 2019. Vue de l’exposition Kate Crawford | Trevor Paglen: Training Humans, Osservatorio Fondazione Prada.
Lauren Lee McCarthy, LAUREN, 2017
Je deviens une Alexa humaine, qui veille sur vous dans votre maison et la contrôle pour vous. Le spectacle commence par l'installation d'appareils intelligents personnalisés (caméras, micros, serrures, robinets et appareils électroménagers). Tout ce qu'Alexa peut faire, je peux le faire mieux. Je peux vous comprendre en tant qu'humain et anticiper vos besoins et vos désirs. LAUREN est une méditation sur la maison intelligente, les tensions entre l'intimité et la vie privée, la commodité et l'agence qu'elle présente, et le rôle du travail humain dans l'avenir de l'automatisation.
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Exposition "Que puis-je pour vous" de Lauren Lee McCarthy · Le Lieu Unique · Nantes
Fabien Giraud et Raphaël Siboni The Unmanned 2014-2017
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Depuis 2007, le travail de Fabien Giraud et Raphaël Siboni questionne l’innovation technologique à travers des récits alternatifs. The Unmanned, initié en 2014 est composée de huit films qui retracent une histoire de l’informatique en explorant l’invention du calcul moderne et les conséquences sociales et politiques de son automatisation dans les machines. Remontant à rebours de l’histoire, elle s’ouvre en 2045 avec la mort de Ray Kurzweil, célèbre ingénieur et promoteur d’une immortalité technologique, et se clôt en 1542 avec l’arrivée des premiers conquistadors et la mort des dieux animaux dans ce qui deviendra plus tard la Silicon Valley. source : Centre Pompidou En s’inspirant des systèmes autonomes et des outils de simulation contemporains, utilisés notamment en finance et pour les prévisions climatiques, les artistes examinent la place de l’humain face à des futurs incertains façonnés par les machines. Loin d’une vision purement technique, ils dévoilent les racines sociales et philosophiques des innovations modernes, montrant que ces dernières sont le fruit d’interactions complexes entre culture, histoire et politique. source : CNAP
Maxime Mathys 2091 : The Ministry of Privacy 2019
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« Pour son projet 2091 : The Ministry of Privacy (2019), Maxime Matthys s'est rendu à Kachgar, l'un des derniers bastions de la culture ouïghoure, pour photographier le quotidien de ses habitants. Téléchargées dans un logiciel de reconnaissance faciale similaire à celui employé par l'État, les résultats rendent les données biométriques respectives directement sur les visages des sujets, révélant à leur tour la nature omniprésente de cette technologie apparemment invisible et les dangers qui lui sont inhérents. »Tim Clark traduction : Deepl
C-Print, Ricoh GR, facial recognition software.60x80cm
Joan Fontcuberta & Pilar Rosada Série Déjà-Vu 2021
Lorsque la caméra et l’œil commencent à être remplacés par les algorithmes et l’intelligence artificielle, il est nécessaire de repenser le rôle des images qui ont jusqu’à présent contribué à forger notre sensibilité. Déjà-Vu est un projet qui consiste à appliquer la technologie des réseaux de neurones génératifs à un jeu de données composé des œuvres des collections des Franciscaines de Deauville. Un algorithme détermine alors les motifs les plus répétés dans les collections, et devient capable de créer de nouvelles œuvres. Cette expérience interroge les notions « d’artiste », de « conservation » et de « conservateur ». Mais dans ce processus, le plus intéressant, ce sont les erreurs du système lui-même : les tests ratés, les étapes intermédiaires, l’inconscient technologique qui surgit à travers des accidents. Nous retrouvons l’ancien paradigme désacralisant de la créativité et de l’art : le sens d’une image ne réside pas dans son origine mais dans sa destination. Ainsi, dans une certaine mesure, tout est « déjà-vu ». source : rencontres d'Arles
Hito Steyerl This is the Future 2019
Visite de l'exposition Hito Steyerl au Centre Pompidou par les commissaires d'exposition
Quel est le temps de l’intelligence artifcielle?Composée d’images passées, l’intelligence artifcielle est-elle une image cristal synthèse du passé, est-elle une image du présent, ou encore une image du futur? C’est la question que pose This is the Future, l’installation vidéo de l’artiste allemande Hito Steyerl présentée à la Biennale de Venise 2019. Sur les écrans, nous voyons défler des images réalisées par IA : des feurs naissent de nulle part et se fondent les unes dans les autres laissant la place à des bribes de paysage vénitien. Les images sont oscillantes, en perpétuelle transformation, rien n’est jamais complètement saisissable. Les narratrices de la vidéo nous guident à travers un jardin en croissance perpétuelle et font ressortir un point caractéristique de l’IA : toutes les images que nous voyons sont des synthèses de données passées qui visent à anticiper le futur, à le prédire. Elles mettent en évidence un fait : notre présent, ici et maintenant nous échappe : « attention, quelles que soient les prédictions du réseau, cela n’arrivera peut-être pas (…) laissez-moi faire une prédiction : rien de tout cela n’arrivera. », disent-elles. Le jardin artifciel dans lequel nous naviguons est un espace potentiel et incertain en décalage avec un réel que nous ne regardons pas. source : erudit
Vidéo HD, couleur, son, rétroprojection sur un smart screen / Installation Power Plants: structures d’échafaudages en inox, panneaux LED (3,9 mcm), boucle vidéo multi-canaux (11 motifs, couleur, silencieux), panneaux de texte LED, texte vidéo en boucle (4 motifs, couleur, muet)
Julien Prévieux Les inconnus connus inconnus 2018
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Ces photographies ont été réalisées grâce à des systèmes de génération automatique d’images intitulés Generative Adversarial Networks (GAN) et Eigenfaces. Les GAN sont composés de deux réseaux de neurones fonctionnant en opposition : un programme génère des images aléatoires que le second compare à un ensemble d’images préenregistrées et détermine si l’image créée fait partie ou non de cet ensemble. Les Eigenfaces font partie des techniques de machine learning associées à la reconnaissance faciale. Julien Prévieux s’empare de ces systèmes en leur soumettant des images d’anonymes célèbres. Espions, révolutionnaires, usurpateurs, faussaires ou musiciens masqués, des figures fameuses pour avoir dissimulé ou transformé leur identité, génèrent ici un nouvel ensemble de masques et de portraits hypothétiques. Cette collection de visages cryptés rend hommage - tout en la réactualisant - à la figure politique de l’anonyme.
Tirage pigmentaire Fine Art contrecollé sur dibond, 120 x 120 cm (chaque)
Taller Estampa Especies marcianes 2021
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Admirer les illustrations des naturalistes du XIXe siècle, se tourner vers la photographie agrandie d'un acarien, se méfier de la peur que nous inspirent les créatures tentaculaires et de toutes les phobies que nous accumulons à l'égard des reptiles. Nous nous intéressons à nouveau aux révélations du règne végétal, avec ses morphologies déconcertantes, ses rhizomes et ses mutations. Un règne qui nous précède de plusieurs millénaires et dans les trésors duquel nous plaçons notre avenir de terrien, mais aussi notre vie possible ou impossible sur Mars. Selon comment on pense, d'où et avec quels paramètres, tout peut sembler étranger, c'est-à-dire pourvu d'une légitimité ontologique et gnoséologique qui met en difficulté notre anthropocentrisme et notre anthropomorphisme non rachetés. Imaginons en outre que cette prodigieuse diversité soit traitée par une intelligence artificielle dont nous n'avons pas la maîtrise. Traduit par Deepl
Triple loop projections (HD, 4 : 3), Prints
Julien Levesque Dads & Mums 2023
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Fin des années 1980, enfant, je réalise ma toute première photographie à l’aide d’un appareil photo argentique rudimentaire à monter soi-même. Je suis en vacances sur le port de La Rochelle, je prends mes parents en photo, j’exécute ma première prise de vue. Quelques jours plus tard, le développement de la pellicule révèle une photographie décadrée qu’on pourrait qualifier de ratée. Mes parents apparaissent littéralement décapités, une photo « têtes coupées ». Cette image n’aurait certainement jamais existé aujourd’hui. En jouant avec les outils de génération d’images actuelles, je me suis rappelé de cette première photographie et de son aspect singulier. Plus de 30 ans après, afin de pallier à mon geste maladroit, j’ai demandé à un programme d’intelligence artificielle de reconstituer la partie hors-champ de ma photographie accompagnée du prompt «Dad & Mum ». Non sans humour, l’installation Dads & Mums expose 100 portraits d’un homme et d’une femme qui apparaissent alors comme des visages plausibles. Un dialogue entre deux époques et deux procédés de fabrications d’images opère. Ici, la singularité de l’archive, le document matériel, la preuve d’un temps passé côtoie à présent le génératif, le factice et l'immatériel qui n’a plus de limite. L’image du couple, de l’association de deux êtres dans cette image est également à l’œuvre. Comment ce programme constitue t-il des paires ? Associe t-il des visages entre eux ? Avec quelle logique, quelles intentions ? Vais-je y reconnaître mes parents ?
Photographie originale accompagnée d’un texte + 100 tirages photographiques générées avec le programme Dall-e (Open AI) Outpainting
Agnieszka Kurant Aggregated Ghost 2020
Mes œuvres réfléchissent de manière critique à la transformation de la société entière en une usine géante de production et d’exploitation de données. À une époque où les entreprises exploitent les empreintes numériques laissées par nos décisions, nos mouvements et nos goûts, mon travail s’intéresse à des modèles alternatifs qui défient la privatisation des biens communs et forgent une manière collective et équitable de développer des formes artistiques. Les œuvres collaboratives telles que Aggregated Ghost , Production Line (avec John Menick), Assembly Line et Animal Internet problématisent les questions d’exploitation dans le capitalisme de surveillance, ainsi que la paternité et la redistribution du capital du marché de l’art. source : secondary archive
Aggregated Ghost (2020) d’Agnieska Kurant est une œuvre crowdsourcée basée sur des regroupements du travail de milliers de travailleurs en ligne sur des plateformes de crowdsourcing, ou « travailleurs fantômes », qui fournissent des lignes uniques ou des selfies que l’artiste fusionne avec l’IA dans des formes composites et composées. source : Jeu de Paume
Encre rétro-imprimée sur acrylique montée sur dibond
Lou Fauroux
Nourrie par les blogs, Tumblr et Les Sims, l’éducation à l’image de Lou Fauroux est empreinte de références aux années 1990. Mais l’artiste et réalisatrice possède une conscience acérée des angles morts de cette culture d’un web 2.0, que ses aîné·es du post-Internet auront un peu trop vite conçue comme émancipatrice. Si, dans les années 2010, les réseaux sociaux étaient encore pensés comme pouvant libérer chacun·e des structures de pouvoir dominantes et dissoudre les inégalités de genre dans l’éther, Lou Fauroux embrasse plutôt le positionnement qui sied à la décennie actuelle : cette fluidité n’est pas inscrite dans les systèmes technologiques ; elle se conquiert. C’est une attaque directe et poétique des Gafam qu’elle propose alors, menée par des hackeur·euses queer bien décidé·es à renverser les monopoles.
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En studio avec Lou Fauroux : « J’apprécie cette idée de développer un art dans une économie low-tech »
WhatRemains / Genesis, 2023 ©Lou Faroux
Composer avec l'esthétique propre à l'IA
Memo Akten
Kory Bieg
Stéphane Degoutin & Gwénola Wagon
Sabrina Ratté
Wolfe von Lenkiewicz
Anne Horel
Émilie Brout & Maxime Marion
Memo Akten Boundaries 2024
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Par sa narration ouverte et son entremêlement onirique d'images et de sons, Boundaries invite à de multiples visionnages et interprétations de la part du public. Pour l'artiste lui-même, ce projet revêt une signification et un sens très particuliers.Témoin direct de la polarisation croissante dans sa Turquie natale et de l'antagonisme politique actuel aux États-Unis (l'artiste a également étudié au Royaume-Uni à l'époque du Brexit), Akten est de plus en plus préoccupé par les idéologies contemporaines qui sapent la solidarité mutuelle, la cohésion sociale et la démocratie. Avec Boundaries, l'artiste cherche à contrecarrer ces récits qui font de l'Autre un adversaire, appelant à la symbiose et aux synergies par le dialogue, même entre les formes de vie organiques et synthétiques. source : VanhaerentsArtCollection
Single channel video with stereo audioDuration: 8:15 Technique: Custom software, Artificial Intelligence, Machine Learning, Latent Diffusion Models, Fluid Simulation 4x9m LED Panels
Stéphane Degoutin & Gwénola Wagon Everything is real 2024-25
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Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon sont un duo d'artistes et de chercheurs qui explore les environnements numériques et contemporains, notamment à travers la vidéo et l'installation.Les vidéos de l'installation Everything is Real poussent dans leurs retranchements les tropes et les biais des images générées par les plateformes d'IA et des banques d'images - les pommes les plus rouges, es call centers les plus verts, les salles de serveurs avec le plus de câbles, les livreurs avec les plus beaux colis, les bénévoles les plus souriants, les manifestants aux regards les plus photogéniques, la Terre la plus accueillante, les pelouses les plus vertes, les employés les plus corporate - jusqu'à exhiber les névroses cachées derrière les stéréotypes. source : texte de présentation dans l'exposition "Machina Sapiens"
Kory Bieg New Nature Series 2023
Architecte et enseignant à l’Austin School of Achitecture, Kory Bieg explore le potentiel créatif des intelligences artificielles et plus particulièrement de celles permettant la transcription de textes en images. À l’aide, entre autres, du logiciel MidJourney, il propose des formes architecturales radicalement nouvelles, inspirées de concepts variées tels que les qualités dynamiques d’un alphabet (série des New Wor(l)ds), des structures géométriques particulières (série des Lattice), les qualités sensorielles d’un matériau (série des Wood Blocks) ou encore les processus de croissance microbiologiques (série des Micro Bio Architecture). Pour les réaliser, Kory Bieg itère avec les logiciels d’IA autour de prompt (des mots-clés interprétés par des logiciels d’IA spécialisée dans la génération de contenu) qui déterminent l’organisation structurelle et esthétique des images générées. Crédibles ou fantasques, ces images ouvrent la voie à tout un nouveau champ, virtuellement infini, de l’imaginaire architectural en permettant de se projeter visuellement dans une pluralité d’univers spatiaux et conceptuels. Source : le Cube Garges
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Images générées par IA (Midjourney)
Sabrina Ratté
Sabrina Ratté est une artiste canadienne qui vit à Montréal. Dans sa pratique artistique, elle s’intéresse aux multiples manifestations de l'image numérique : la vidéo analogique, l'animation 3D, la photographie, l'impression, la sculpture, la réalité virtuelle et l’installation. L'intégration continuelle de nouvelles techniques lui permet d’explorer sous des formes sans cesse renouvelées les thèmes qui traversent ses œuvres : l'influence qu'exercent l'architecture et l'environnement numérique sur notre perception du monde, la relation que nous entretenons avec l'aspect virtuel de l’existence, la fusion entre technologie et monde organique. Ses œuvres se situent à mi-chemin entre abstraction et figuration, paysage et architecture, et dansent sur la fine ligne qui sépare le réel du virtuel.
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Sabrina Ratté : « via la 3D et les IA, un nouveau monde s’est ouvert à moi »
Inflorescences III ©Sabrina Ratté
Émilie Brout & Maxime Marion
La démarche développée par Émilie Brout & Maxime Marion depuis une dizaine d’années s’articule largement autour de liens et de rencontres opérées entre archétypes issus de l’histoire de l’art (de la Pré-Renaissance au cinéma) et de la culture visuelle contemporaine – notamment celle du web. Cette pratique s’appuie sur un travail approfondi de recherche et d’iconographie venant nourrir des pièces à la fois critiques et émotionnelles, qui intègrent dans leurs modalités de production mêmes les spécificités économiques, politiques et sociales induites par les différents registres esthétiques qu’elles convoquent. Iels visent à inscrire de l’incarnation dans leurs champs d’intervention, et ce le plus souvent au moyen d’approches narratives ouvertes, non linéaires et non héroïques
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Une intelligence artificielle s'éveille, grosse de désir et nourrie par les mémoires d'un passé qu'iel n'a pas connu. IDLE est une vidéo musicale d'animation qui met en scène et en critique de manière allégorique la construction et le développement d'une intelligence artificielle atteignant la Singularité. À mi-chemin entre les codes de la culture pop et du drame lyrique, elle nous plonge dans un univers non humain, éthéré, d'où émergent des personnages à la matérialité fragile. Illustrés par des portraits expressifs et chatoyants de lumière, ces personnages en quête d'émancipation sont en proie à des passions dévorantes. Iels incarnent et représentent les mécanismes, les biais et les stratégies inhérentes à l'IA et, plus largement, au techno-capitalisme.
IIDLE (acts α and β) 2023Vidéo 4K, 25' Avec le soutien du CNAP (FR) et de la bourse Francis-André du Fonds Culturel National (LU) ©Émilie Brout & Maxime Marion
Wolfe von Lenkiewicz
Von Wolfe manipule l’IA pour produire des images et des récits visuels qu'il organise, agence et façonne habilement pour les transposer dans sa pratique de la peinture hyper réaliste. Le processus de Von Wolfe incarne l'interaction harmonieuse entre la pratique de l'artiste en tant que peintre et l'avant-garde de l'innovation technologique. Trouvant un équilibre entre le discernement humain intuitif et un système de pointe basé sur des nœuds utilisant des modèles de diffusion, les œuvres qui en résultent présentent une précision étonnante. Von Wolfe navigue à la frontière entre le domaine numérique et tactile.
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Entretien avec l'artiste (en anglais)
Pearls of the Desert, 2024Huile sur toile, 270x270 cm ©Von Wolfe
Anne Horel
Née en 1984, Anne Horel est une « artiste des réseaux sociaux » basée à Paris. Collagiste, GIF artiste, vidéaste, exploratrice de la mode, sampleuse iconographique, elle officie principalement sur Internet. Née du labyrinthe complexe de fils nouées dans de vastes centres de données, sa série des Data Deities fait apparaître des divinités générées par l’IA n’apparaissent pas comme un symbole de domination technologique, mais comme des ambassadrices de l’harmonie entre les mondes numérique et naturel. Toutes les divinités ont été créés avec un modèle d’IA obsolète, nous rappelant le rythme rapide qu’impose la technologie. Fragments de temps, ils incarnent tout ce qui prend vie dans le cloud. En animant ces entités « connectées par câble » d'une simple respiration et d'un clignement des yeux, je suggère une psyché, une âme qui va au-delà des écrans où elles habitent.
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Entretien avec l'artiste
Data Deities, 2024Huile s, 270x270 cm ©Von Wolfe
Art et machine : un dialogue collaboratif
Grégory Chatonsky
Sougwen Chung
Sofia Crespo
Aurèce Vettier
Memo Atken
Albertine Meunier
Ian Cheng
Harold Cohen
Justine Emard
Sougwen Chung Assembly Lines 2021
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Assembly Lines est une installation performative mettant en scène un système multi-robotique personnalisé, piloté par la méditation et le biofeedback. Le système de machines est une configuration technologique qui va au-delà de l'automatisation, explorant les rythmes instinctifs de la peinture par le biais de la co-création entre l'homme et la machine. Il entrelace la paternité gestuelle des sujets biologiques et mécaniques dans l'espace. L'écho de la collaboration entre l'artiste et le robot est transposé dans un système sonore octophonique. Placé à travers la pièce, le son immerge le public dans un environnement multisensoriel, créant une composition de gestes neuronaux et synaptiquement liés. Traduit avec DeepL
Collaborators: Sougwen Chung Drawing Operations Unit: Gen 5. EEG, Contact Microphones, Multi-robotic system, paint
Memo Akten Pattern Recognition 2016
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Une collaboration entre le chorégraphe Alexander Whitley et l'artiste visuel Memo Akten. Pattern Recognition est une performance pour deux danseurs et de la lumière, qui explore les thèmes de l'apprentissage, de la mémoire, de la représentation et de la reconnaissance. La pièce explore ces thèmes non seulement d'un point de vue artistique et chorégraphique, mais aussi dans la technologie sous-jacente, basée sur l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique. Elle est explorée à la fois dans un contexte humain et dans un contexte machine, chaque approche informant l'autre. Traduit avec DeepL
Ian Cheng 3FACE 2022
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3FACE de Ian Cheng est un NFT qui peut servir d'outil d'évaluation personnelle. Il s'agit d'une œuvre générative qui invite les utilisateurs à explorer leur personnalité à travers une série de questions et de prompts. 3Face positionne intelligemment l'acte de création d'un actif génératif comme une métaphore du développement personnel. Lorsque les collectionneurs se rendent sur le site du projet 3Face pour créer un nouveau NFT, ils se voient proposer un certain nombre de « daemons » (personnalités animées) parmi lesquels choisir. Ces démons lisent les informations stockées dans l'adresse Ethereum de l'utilisateur pour en déduire certaines caractéristiques. Par exemple, cette adresse appartient-elle à quelqu'un qui aime les baleines, les robots, les investisseurs, les artistes ou les amateurs d'art numérique ? L'algorithme 3Face établit ensuite un profil basé sur ces caractéristiques déduites. Le jeton qui en résulte visualise ces traits. Un visage émerge d'un bassin primordial, ses caractéristiques correspondant au profil établi par l'algorithme 3Face. Traduit avec DeepL Source : nft culture
Digital image (generative, interactive)
Sofia Crespo temporally uncaptured 2023-24
Temporally Uncaptured » est une série d'œuvres qui plongent dans un domaine spéculatif à l'avènement de l'appareil photo, où la capture séquentielle d'images a donné vie aux images fixes minutieusement illustrées à partir d'observations. Le travail se concentre sur les transitions temporelles souvent imperceptibles dans les cycles de vie des organismes, y compris, mais sans s'y limiter, les organismes microscopiques. Un système de réseaux neuronaux a été utilisé pour générer des images qui capturent la diversité des formes des organismes, non pas par l'observation directe, mais par la distillation d'archives historiques de leurs premières représentations. Les vidéos qui en résultent sont constituées d'images imprimées à la main par l'artiste à l'aide de la technique du cyanotype, puis numérisées. En outre, cette série d'œuvres a été inspirée par Anna Atkins et son livre « Photographs of British Algae » (Photographies d'algues britanniques), datant de 1843. L'importance du travail d'Atkins, bien qu'évidente aujourd'hui, était à l'époque une entreprise très difficile dans laquelle le travail essentiel des femmes scientifiques était ignoré, mal attribué ou minimisé.
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Exposition "Que puis-je pour vous" de Lauren Lee McCarthy · Le Lieu Unique · Nantes
Harold Cohen AARON
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Exposition au Whithney Muséum of American Art : Cette exposition retrace l'évolution d'AARON d'Harold Cohen, le premier programme d'intelligence artificielle (IA) pour la création artistique. Abandonnant sa pratique de peintre établi à Londres, Cohen (1928-2016) a conçu le logiciel à la fin des années 1960 à l'université de Californie, à San Diego, et l'a baptisé AARON au début des années 1970. Le titre fait allusion au personnage biblique oint pour parler à son frère Moïse, et remet en question la façon dont la création artistique est souvent glorifiée comme une forme de communication avec le divin. Cohen considérait son travail avec AARON comme une collaboration, et il a consacré sa vie à explorer le potentiel de l'intelligence artificielle pour traduire en code les connaissances et le processus d'un artiste. (Traduit avec Deepl)
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Albertine Meunier
Albertine Meunier pratique l’art numérique depuis 1998 et utilise tout particulièrement Internet comme matériau. Ses travaux questionnent, autant de manière critique que ludique, les grands acteurs de l’internet tel que Google, Twitter ou Facebook et le nouveau monde qui nous entoure, nouveau monde, qui remplit de transistors et microprocesseur, vit à la vitesse de la lumière des réseaux. Elle tente dans ses recherches et dans ses oeuvres de révéler l’invisible ou la poésie des choses numériques.
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L'installation "Qui est là ?" est une machine à prompter des images.Les visiteurs se présentent devant la machine et peuvent taper leur "prompt". Une image est générée en temps réel sur la base du prompt tapé et apparaît sur l’écran de la machine à prompter.Le clavier de cette machine ressemble à celui d’une machine à écrire mais quelques touches du clavier sont hors du commun, notamment la touche "Qui est là". Cette touche "Qui est là" est sûrement une touche propre aux échanges télégraphiques nécessitant un opérateur humain à chaque extrémité de la communication, pour écrire et pour lire les messages.À la lumière de notre époque, la touche de clavier "Qui est là", ne pouvait être qu'une touche pour interpeller une I.A, intelligence artificielle à la fois vaporeuse et spirituelle, omniprésente. Un peu à la manière de "Esprit es-tu là ?"Les images sont totalement créées par un programme d’I.A de création d’images génératives qui transforme un texte - prompt- en image.Outil de génération d’images : Stable Diffusion V1.6
Qui est là ?La machine à prompter des images I.AMachine à écrire Télégraphie, écran E-ink, Stable Diffusion, Papier peint mur ©Albertine Meunier
Aurèce Vettier areal.collect(128) 2021
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Travaillant à l'intersection de la recherche scientifique et de l'artisanat, aurèce vettier est un collectif artistique fondé par Paul Mouginot et Anis Gandoura en 2019 qui vise à comprendre comment des interactions pertinentes et significatives avec des machines et des algorithmes peuvent être réalisées, afin de repousser les limites des processus créatifs. L'expérimentation est cruciale dans leur pratique ; leurs œuvres sont souvent le résultat d'une approche créative et rigoureuse de sélection, de remixage et de génération de nouvelles formes. En regardant leurs œuvres, le spectateur ne peut s'empêcher de se rappeler la précision et l'imagination des herboristes médiévaux qui cataloguaient plantes et fleurs dans des manuscrits qui étaient copiés à la main dans le monde connu de l'époque. Source : digicult
huile sur toile et formes générées par IA, 220 cm x 185 cm
Justine Emard
L’artiste Justine Emard explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – de la photographie à la vidéo et la réalité virtuelle -, elle situe son travail au croisement entre les neurosciences, les objets, la vie organique et l’intelligence artificielle. Ses dispositifs prennent pour point de départ des expériences de Deep-Learning (apprentissage profond) et de dialogue entre l’humain et la machine. Depuis 2016, elle collabore avec des laboratoires scientifiques au Japon. Elle est lauréate de la résidence Hors-les-murs de l’Institut Français en 2017 à Tokyo.
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Chim(AI)ra 2024Jeu vidéo & sculptures pétrifiées, dimensions ajustables ©Justine Emard
Grégory Chatonsky
Depuis le milieu des années 90, l’artiste travaille sur le Web et principalement sur son affectivité le menant à questionner l’identité et les nouvelles narrations qui émergent du réseau. À partir de 2001, il a commencé une série sur la dislocation, l’esthétique des ruines et l’extinction comme phénomène artificiel et naturel. Au fil des années, il s’est tourné vers la capacité des machines à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une production humaine. Ces problématiques sont devenues convergentes grâce à l’imagination artificielle qui utilise les données accumulées sur le Web comme matériau d’apprentissage afin de produire une ressemblance. Dans le contexte d’une extinction de l’espèce humaine, le réseau apparaît alors comme une tentative pour créer un monument par anticipation qui continuerait après notre disparition.
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La ville qui n’existait pas 1 : l’architecture des possibles (1945-1970) ©Grégory Chatonsky
Un outil comme un autre, des expérimentations à la marge
Michelangelo Pistoletto
Gérard Garouste
Gérard Garouste OUTRAGES 2023
Le projet OUTRAGES initié fin 2023 propose des séries limitées de portraits personnalisés inspirées des sujets emblématiques de Gérard Garouste. En dialogue avec le studio EBB, l’artiste définit l’ensemble des éléments qui composeront les œuvres et qui paramétreront l’intelligence artificielle : le sujet, les couleurs, les déformations morphologiques, les angles de vues possibles. Il en découle des portraits uniques incarnant parfaitement l’univers singulier et étrange de l’artiste. Cette collaboration offre l’occasion inédite de devenir le sujet principal d’un tableau de Gérard Garouste. Chaque tirage est unique. Le projet permet à chacun de faire réaliser son portrait et d’être le protagoniste d’une œuvre de l’artiste. Cette expérience peut également être offerte à un proche. Par cette action, chacun soutient l’association La Source Garouste, créée par l’artiste il y a 33 ans, puisque les bénéfices des ventes lui sont reversés.
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Tirages numériques
Michelangelo Pistoletto QR Code Possession - Generative Artificial Intelligence 2024
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Cette oeuvre se compose de six grandes toiles sérigraphiées représentant des QR codes. QR Code Possession - Generative Artificial Intelligence est une collaaboration avec ChatGPT. En scannant les tableaux avec un téléphone, on peut accéder aux réponses générées par l'intelligence artificielle, basées sur la connaissance collective accumulée disponible sur Internet, à six invites textuelles : "Écris un texte sur la Vénus aux chiffons de Michelangelo Pistoletto" ; "Écris un texte sur les Tableaux miroirs de Michelangelo Pistoletto et la quatrième dimension" ; "Écris un texte sur la Cittadellarte - Fondation Pistoletto, à Biella" ; "Écris un texte qui met en relation l'oeuvre de Michelangelo Pistoletto avec la science et la religion" et "Crée une oeuvre d'art de Michelangelo Pistoletto". Le QR code fonctionne de la même façon que les "tableaux miroirs" au moment de leur création en 1962 : comme un portail conduisant vers autre chose, plutôt que comme une surface plane réfléchissante.
Impressions numériques sur toiles
Les références et les ouvrages proposés ici peuvent aider à approfondir ses connaissances sur l'IA et à s'interroger sur la création à partir de ces machines apprenantes...
séries d'articles Université la Sorbonne Quand l'art rencontre l'intelligence artificielle Dans un monde où la technologie façonne notre quotidien à un rythme effréné, une question persiste : l'intelligence artificielle peut-elle être douée de créativité ?
Captation table ronde ADAGP l'Les arts visuels au défi de l'intelligence artificielle
Arte - Le dessous des images L'oeuvre et l'intelligence artificielle
Arte - Twist L'IA peut-elle créer de l'art?
Arte - 28 minutes Les artistes face à l’IA : menace existentielle ou aubaine à saisir ?
Captation conférence Beaux-Arrts de Paris lPenser le présent
Site du groupe de recherche sur Inteliigence artificielle, art et créativité au CNRS
Podcast France Culture Quand les artistes repoussent les limites de l'IA au Centre Pompidou
Demain, tous artistes ?... L'IA révolutionne le monde de l'art • FRANCE 24
Captation conférence Université populaire l'IA peut-elle produire de l'art?
Données / Data
Big data
Prompt
Intelligence artificelle générative
Apprentissage automatique (Machine learning)
Apprentissage profond (Deep learning)
Entraînement
Intelligence artificielle / IA
Transformers
Algorithme
Prédiction
Chatbot
Biais
Robotique
Hallucination
Éthique de l’IA
Deepfake
Hallucination
En IA, une « hallucination » se réfère à une situation où un modèle génère des informations fausses ou non fondées, souvent en réponse à un prompt ou une question. Cela peut arriver quand l’IA « imagine » des détails ou des faits qui ne sont pas soutenus par les données sur lesquelles elle a été entraînée.
Transformers
Modèle d’IA utilisé pour le traitement du langage naturel (NLP) et d’autres tâches. Contrairement aux GAN’s, les transformers se fondent sur un mécanisme d’attention pour capturer les dépendances à longue distance dans les données. Leur architecture parallèle leur permet d’atteindre des performances exceptionnelles dans la compréhension du langage et d’autres domaines.
Deepfake
Forme de média synthétique qui se réfère spécifiquement à des contenus multimédias (vidéos, images, audio) générés par l’IA pour créer une illusion trompeuse de personnes ou de situations inexistantes. Les deepfakes sont souvent utilisés pour superposer le visage et la voix de personnes sur des vidéos existantes, créant ainsi des scénarios fictifs.
Robotique
Branche de l’IA qui s’occupe de la conception, de la construction et de la programmation de robots. Elle combine souvent d’autres techniques d’IA telles que l’apprentissage automatique et la vision par ordinateur pour aider les robots à réagir à leur environnement et à accomplir des tâches.
Big data
Terme désignant des ensembles de données extrêmement vastes et complexes qui ne peuvent pas être facilement gérés, traités ou analysés à l’aide des méthodes traditionnelles de traitement des données. Les techniques d’IA sont souvent utilisées pour extraire des informations précieuses des big data.
Prédiction
Utilisation de l’IA pour prédire des résultats futurs sur la base de données historiques. Cela peut s’appliquer à différents domaines, tels que la finance ou les soins de santé.
Apprentissage profond
Deep learning en anglais
Sous-ensemble de l’apprentissage automatique dans lequel des algorithmes complexes fonctionnent avec plusieurs couches de réseaux neuronaux. L’apprentissage profond est utilisé pour des tâches telles que la reconnaissance d’images et la reconnaissance vocale.
Chatbot
Programme d’IA capable de mener des conversations automatisées avec des utilisateurs, souvent par le biais de textes. Les chatbots peuvent répondre à des questions, fournir un service à la clientèle et effectuer des tâches basées sur le langage naturel.
Modèle génératif
Modèles d’IA capables de produire de nouveaux contenus, tels que des images, des textes, des musiques ou des vidéos. Contrairement aux modèles classiques qui effectuent des tâches spécifiques, les IA génératives ont pour but de créer du contenu original en s’appuyant sur les schémas appris à partir de données d’entraînement. Ces modèles peuvent être utilisés pour générer des créations artistiques, des simulations ou des résultats divers en imitant le style et la structure des données fournies lors de leur apprentissage.
Intelligence artificielle
Capacité des machines à effectuer des tâches qui requièrent normalement l’intelligence humaine, telles que l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, la reconnaissance vocale, la reconnaissance d’images et la prise de décision.
Entrâinement (training)
Processus par lequel un modèle d’IA est alimenté en données afin de lui permettre d’apprendre et de l’optimiser. Le modèle s’adapte aux données et apprend à reconnaître des patterns.
Éthique de l'IA
L’éthique de l’IA concerne les implications morales et sociales de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cela inclut les questions de responsabilité, de vie privée et de transparence que les juristes doivent impérativement comprendre dans le cadre des questions juridiques liées à l’IA.
Apprentissage automatique
Machine learning en anglais
L’apprentissage automatique est un champ d’étude de l’intelligence artificielle qui vise à donner aux machines la capacité d’« apprendre » à partir de données, via des modèles mathématiques. Il s’agit du procédé par lequel les informations pertinentes sont tirées d’un ensemble de données d’entraînement.Le but de cette phase est l’obtention des paramètres d’un modèle qui atteindront les meilleures performances, notamment lors de la réalisation de la tâche attribuée au modèle. Une fois l’apprentissage réalisé, le modèle pourra ensuite être déployé en production.
Prompt
Un prompt est une instruction ou une entrée spécifique donnée à un modèle de langage pour générer le comportement ou la réponse souhaitée. Elle est souvent utilisée dans les modèles linguistiques génératifs tels que ChatGPT pour générer du texte en fonction d’un contexte donné.
Algorithme
Ensemble d’instructions ou de règles qu’un ordinateur suit pour effectuer une tâche particulière. En IA, les algorithmes sont utilisés pour traiter les données et prendre des décisions.
Biais
Dans le contexte de l’IA, le terme « biais » fait référence au phénomène selon lequel les algorithmes présentent des biais indésirables basés sur des facteurs tels que l’appartenance ethnique, le sexe ou d’autres caractéristiques démographiques. Cela peut conduire à des traitements injustes ou des inégalités.
Données / Data
Informations collectées, telles que du texte, des images, des sons ou des vidéos. Les données sont utilisées pour entraîner les modèles d’IA.
Arts plastiques & I.A
T. Péan
Created on February 4, 2025
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Transcript
Ressource proposée par Céline Lestoquard & Thomas Péan, enseignants d'arts plastiques / académie de Versailles
Deus ex Machina : fascination technologique
Regard réflexif et critique sur l'IA
Composer avec l'esthétique propre à l'IA
Art et machine : un dialogue collaboratif
Un outil comme un autre, des expérimentations à la marge
Deus ex Machina : fascination technologique
Egor Kraft
Obvious
Hanako Murakami
Mario Klingemann
Refik Anadol
Miguel Chevalier
Oscar Santillan
Ilan Manouach & K Allado-Mc-Dowell
Obvious Portrait d'Edmond de Belamy 2018
Le Portrait d'Edmond de Belamy est l'œuvre du collectif Obvious, constitué des français Hugo Caselles-Dupré, Pierre Fautrel et Gauthier Vernier. Le premier est mathématicien de formation, les deux autres sont issus d'écoles de commerce. Les auteurs revendiquent une démarche artistique : « Même si l'algorithme crée l'image […], ceux qui ont décidé d'imprimer sur de la toile, de la signer d'une formule mathématique, de mettre un cadre en or, c'est nous ».
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Le Portrait d'Edmond de Belamy est une impression sur toile, première œuvre d'art produite avec un logiciel d'intelligence artificielle à être présentée dans une salle des ventes. Ce portrait d'un personnage fictif a été vendu 432 500 dollars chez Christie's le 25 octobre 2018.Le Portrait d'Edmond de Belamy fait partie d'une série de onze portraits représentant une famille bourgeoise fictive des XVIIIe et XIXe siècles, les Belamy1. Le personnage est représenté de trois-quarts, en veste noire et col blanc, le visage flou. Placé dans un cadre doré de 700 x 700 mm, le portrait est signé d'une formule mathématique, en référence au code de l'algorithme qui a produit l'œuvre. Belamy est une traduction de Goodfellow, en hommage au chercheur Ian Goodfellow, scientifique en Intelligence artificielle, et inventeur des réseaux antagonistes génératifs.
UV print on canvas, 70 x 70 cm
Refik Anadol Machine Hallucinations - Rêves de nature 2022
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Artiste fasciné par la mémoire et le potentiel créatif des machines, Refik Anadol fait de la data son matériau de prédilection, et de l’intelligence artificielle sa principale collaboratrice. Dans sa pratique artistique, il s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire et de chercheurs pour créer des installations protéiformes – sculptures 3D, fresques de données mouvantes et abstraites, performances audiovisuelles. La proposition de Refik Anadol pour le Centre Pompidou-Metz est issue des projets de recherche menés sur le long terme par l’artiste à l’intersection de l’architecture, des données environnementales, de l’esthétique de la probabilité et des expériences de Google et de la NASA sur l’intelligence artificielle (programmes Quantum Artificial Intelligence Lab et AI Quantum Supremacy). Cette oéuvre spectaculaire est une sculpture de données qui s’appuie sur plus de deux cents millions d’images liées à la nature disponibles publiquement et qui seront affichées sur une toile numérique de 10m x 10m, soit 100m 2 d’image en mouvement permanent. Cet ensemble de données est traité par un logiciel personnalisé mis au point par le Refik Anadol Studio en collaboration avec l’équipe de recherche quantique de Google AI, qui utilise de nouvelles méthodes d’utilisation des données. Ainsi, l’intelligence artificielle spécule sur d’autres apparences d’images de la nature, au sein d’un ordinateur parmi les plus sophistiqués au monde, capable d’effectuer ses calculs en utilisant directement les lois de la physique quantique, générant de fait un bruit quantique.
Portrait d'Edmond de Belamy, 2018UV print on canvas, 70 x 70 cm
source : centre-pompidou-metz
Mario Klingemann Memories of Passersby I 2018
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Memories of Passersby I présente des interprétations troublantes du visage humain, des exemples générés par l'IA de ce qu'André Breton appelait la « beauté convulsive ». Parfois, les images se fondent dans des arrangements abstraits de pixels lorsque la machine s'efforce de créer un nouveau portrait. Pour le spectateur, Memories of Passersby I est une expérience hypnotique, l'occasion de voir le cerveau d'une IA « penser » en temps réel et de voir des portraits vraiment uniques qui ne sont ni enregistrés ni répétés. Mario Klingemann est un pionnier dans le domaine des réseaux neuronaux, de l'apprentissage par ordinateur et de l'art de l'IA. Il a travaillé avec des institutions prestigieuses telles que la British Library, l'université de Cardiff et la New York Public Library, et est artiste en résidence chez Google Arts and Culture. Ses œuvres ont été exposées au MoMA de New York, au Metropolitan Museum of Art de New York, à la Photographers's Gallery de Londres, au ZKM de Karlsruhe et au Centre Pompidou de Paris. Klingemann a reçu le British Library Labs Artistic Award 2016 et le Lumen Prize Gold Award 2018. Mario Klingemann décrit son oeuvre de cette manière: « Memories of Passersby I abrite une machine très puissante qui crée des peintures tandis que vous les regardez, ce qui est, je pense, assez magique. Les réseaux de neurones sont impliqués et vous pouvez dire qu’ils sont les pinceaux que j’ai appris à utiliser. La machine est dans un cycle où elle crée en permanence de nouveaux visages qui commencent à changer et à disparaître progressivement – elle s’observe et crée une boucle de rétroaction. Bien sûr, il m’est difficile de le laisser entrer dans le monde sans moi à ses côtés, mais je suis convaincu qu’il est prêt à continuer à créer de nouveaux portraits pour toujours, comme je l’avais toujours espéré. J’espère que lorsque les gens s’assoiront et regarderont passer ces visages éphémères, ils auront le même sentiment que moi ». Source : sothebys Traduit avec DeepL.com.
Memories of Passerby I 2018multiple GANs, two 4k screens, custom handmade chestnut wood console, which hosts AI brain and additional hardware
Miguel Chevalier Meta-Nature IA 2024
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L’oeuvre* Meta-Nature IA* s’appuie sur une base de données composée de différentes espèces d'arbres, de feuilles et de fleurs, en 2D et 3D, réalistes ou abstraites. Pour la première fois, Miguel Chevalier a introduit dans sa base de donnée, des images de fleurs et de feuilles créées par une intelligence artificielle qui génère des images à partir de textes. Il en résulte des images de fleurs imaginaires d'une grande variété et d'une beauté plastique saisissante, aux reflets irisés et nacrés. Ces images viennent enrichir la base de fleurs et de feuilles déjà collectées par Miguel Chevalier. Dotée d’une vie artificielle, chaque espèce naît aléatoirement, s'épanouit, puis disparaît. Le jardin se renouvelle et se métamorphose en permanence. Arbres, feuillages et fleurs s'entremêlent dans une mystérieuse tornade végétale. Des feuilles géantes, nervurées et luminescentes, s'entremêlent, créant d'étonnants effets de transparence et de superposition.
Oeuvre de réalité virtuelle générative
Egor Kraft Content Aware Studies à partir de 2017
Commencée en 2017, cette série d'œuvres est une série d'enquêtes sur l'archéologie inversée via des réseaux neuronaux artificiels et des systèmes d'apprentissage automatique basés sur GAN. Visant à reconstruire des fragments manquants dans les sculptures d'antiquités classiques et d'énormes ensembles de données de scans 3D d'objets paléontologiques, ces systèmes informatiques sont exercés à l'historicisme spéculatif orienté objet de documents d'histoires synthétiques qui n'ont jamais existé, mais qui sont algorithmiquement authentiques. Traduction : Deepl
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Marble, polyamide, machine learning algorithms, custom software, original dataset, multichannel video installation;Machine learning technical assistance: Artem Konevskikh.
Hanako Murakami
Depuis deux décennies, Hanako Murakami (née en 1984 à Tokyo, vit à Paris) poursuit une vaste enquête sur les prémisses de la photographie. Mariant recherche et poésie, Hanako Murakami alimente son travail d'études approfondies des médias historiques, des techniques photographiques alternatives ou encore de l'impression typographique. Ses oeuvres produisent des situations dans lesquelles s'entremêlent faits historiques et hypothèses contemporaines.
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IEXPOSURE - le regard qui brûleinstallation numérique réalisée dans le cadre du projet Image 3.0, commande du Cnap et du Jeu de Paume / écran numérique 27 pouces, caméra de suivi oculaire, ordinateurprogrammation: Laetitia Nanni ©Hanako Murakami
Ilan Manouach & K Allado-Mc-Dowell Out Side 2024
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Roman graphique inspiré des livres d'art, Out Side est une collaboration unique entre deux artistes numériques de premier plan : K Allado-McDowell et Ilan Manouach. Ensemble, ils construisent une histoire picturale extraordinaire à la manière d'une bande dessinée, combinant la clarté exigeante de la vision post-internet d'Allado-McDowell et la profondeur conceptuelle et formelle de Manouach. Dans cette histoire, une jeune peintre nommée Stone navigue dans le monde de l'art - rencontrant des marchands louches et d'étranges collectionneurs - tout en se languissant de son perroquet perdu depuis longtemps, Petey. Elle finit par se frayer un chemin dans les hautes sphères de la technologie, en travaillant comme conceptrice de RV. C'est là qu'elle découvre une conspiration qui va ébranler sa compréhension de la réalité elle-même. Mélangeant des couches de rêves, de vie réelle et de simulation, Out Side explore les possibilités de la narration avec l'IA : créer un multivers sur la page qui infiltre notre propre réalité mixte. .
roman graphique de 196 pages
Regard réflexif et critique sur l'IA
Trevor Paglen
Lauren Lee Mc Carthy
Maxime Mathys
Fabien Giraud & Raphaël Siboni
Joan Fontcuberta & Pilar Rosada
Julien Prévieux
Taller estampa
Agnieszka Kurant
Hiro Steyerl
Lou Fauroux
Julien Levesque
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Trevor Paglen ImageNet Roulette 2024
«Personne ne s'intéresse à ces bases de données, pas même les scientifiques qui les utilisent sans les remettre en cause», s'étonne Kate Crawford, qui pointe un manque de rigueur alors même que les algorithmes élaborés à partir de ces bases sont vantés comme de purs produits mathématiques. «Ni Kate ni moi-même ne pensons que la technologie est neutre. Elle véhicule toujours une vision intrinsèque de la société», ajoute Trevor Paglen. En résumé, pour le tandem, l'interprétation automatisée d'images, sous les apparences d'une grande sophistication, est un projet politique et non pas un simple projet technique.
Grâce à ImageNet - la plus grande base de données pour intelligence artificielle du monde créée à l'université Stanford -, les ordinateurs travaillent à reconnaître l'âge, le sexe, les émotions, les objets, à partir d'un fichier de 14 millions d'images. Mais la quantité ne garantit pas la qualité. «Pourquoi trouve-t-on dans ImageNet des catégories comme trompettiste, débiteur, politicien, docteur, alcoolique, mauvaise personne, menteur, perdant ou fasciste ? Il y a même la catégorie "daltonien" ! Comment le fait d'être daltonien peut-il se voir sur un visage ?» s'exclame Kate Crawford. De la description au jugement, de la photographie au préjugé, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi par ces fichiers de photos. Ces collections d'images aboutissent à des résultats biaisés. Ces incohérences ont inspiré ImageNet Roulette à Trevor Paglen, une application en ligne où l'on soumet sa photo à un algorithme entraîné sur cette base. Un utilisateur de Twitter y a par exemple été classé «suspect de viol» : pas si étonnant quand on sait qu'ImageNet comporte de nombreuses catégories qui vont du bizarre au préjudiciable. source : article de Libération
De gauche à droite : Age, Gender, And Emotions In The Wild (models de Gil Levi et Tal Hassner), Trevor Paglen Studio, 2019. Image-Net Roulette, Trevor Paglen Studio, 2019. Vue de l’exposition Kate Crawford | Trevor Paglen: Training Humans, Osservatorio Fondazione Prada.
Lauren Lee McCarthy, LAUREN, 2017
Je deviens une Alexa humaine, qui veille sur vous dans votre maison et la contrôle pour vous. Le spectacle commence par l'installation d'appareils intelligents personnalisés (caméras, micros, serrures, robinets et appareils électroménagers). Tout ce qu'Alexa peut faire, je peux le faire mieux. Je peux vous comprendre en tant qu'humain et anticiper vos besoins et vos désirs. LAUREN est une méditation sur la maison intelligente, les tensions entre l'intimité et la vie privée, la commodité et l'agence qu'elle présente, et le rôle du travail humain dans l'avenir de l'automatisation.
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Exposition "Que puis-je pour vous" de Lauren Lee McCarthy · Le Lieu Unique · Nantes
Fabien Giraud et Raphaël Siboni The Unmanned 2014-2017
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Depuis 2007, le travail de Fabien Giraud et Raphaël Siboni questionne l’innovation technologique à travers des récits alternatifs. The Unmanned, initié en 2014 est composée de huit films qui retracent une histoire de l’informatique en explorant l’invention du calcul moderne et les conséquences sociales et politiques de son automatisation dans les machines. Remontant à rebours de l’histoire, elle s’ouvre en 2045 avec la mort de Ray Kurzweil, célèbre ingénieur et promoteur d’une immortalité technologique, et se clôt en 1542 avec l’arrivée des premiers conquistadors et la mort des dieux animaux dans ce qui deviendra plus tard la Silicon Valley. source : Centre Pompidou En s’inspirant des systèmes autonomes et des outils de simulation contemporains, utilisés notamment en finance et pour les prévisions climatiques, les artistes examinent la place de l’humain face à des futurs incertains façonnés par les machines. Loin d’une vision purement technique, ils dévoilent les racines sociales et philosophiques des innovations modernes, montrant que ces dernières sont le fruit d’interactions complexes entre culture, histoire et politique. source : CNAP
Maxime Mathys 2091 : The Ministry of Privacy 2019
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« Pour son projet 2091 : The Ministry of Privacy (2019), Maxime Matthys s'est rendu à Kachgar, l'un des derniers bastions de la culture ouïghoure, pour photographier le quotidien de ses habitants. Téléchargées dans un logiciel de reconnaissance faciale similaire à celui employé par l'État, les résultats rendent les données biométriques respectives directement sur les visages des sujets, révélant à leur tour la nature omniprésente de cette technologie apparemment invisible et les dangers qui lui sont inhérents. »Tim Clark traduction : Deepl
C-Print, Ricoh GR, facial recognition software.60x80cm
Joan Fontcuberta & Pilar Rosada Série Déjà-Vu 2021
Lorsque la caméra et l’œil commencent à être remplacés par les algorithmes et l’intelligence artificielle, il est nécessaire de repenser le rôle des images qui ont jusqu’à présent contribué à forger notre sensibilité. Déjà-Vu est un projet qui consiste à appliquer la technologie des réseaux de neurones génératifs à un jeu de données composé des œuvres des collections des Franciscaines de Deauville. Un algorithme détermine alors les motifs les plus répétés dans les collections, et devient capable de créer de nouvelles œuvres. Cette expérience interroge les notions « d’artiste », de « conservation » et de « conservateur ». Mais dans ce processus, le plus intéressant, ce sont les erreurs du système lui-même : les tests ratés, les étapes intermédiaires, l’inconscient technologique qui surgit à travers des accidents. Nous retrouvons l’ancien paradigme désacralisant de la créativité et de l’art : le sens d’une image ne réside pas dans son origine mais dans sa destination. Ainsi, dans une certaine mesure, tout est « déjà-vu ». source : rencontres d'Arles
Hito Steyerl This is the Future 2019
Visite de l'exposition Hito Steyerl au Centre Pompidou par les commissaires d'exposition
Quel est le temps de l’intelligence artifcielle?Composée d’images passées, l’intelligence artifcielle est-elle une image cristal synthèse du passé, est-elle une image du présent, ou encore une image du futur? C’est la question que pose This is the Future, l’installation vidéo de l’artiste allemande Hito Steyerl présentée à la Biennale de Venise 2019. Sur les écrans, nous voyons défler des images réalisées par IA : des feurs naissent de nulle part et se fondent les unes dans les autres laissant la place à des bribes de paysage vénitien. Les images sont oscillantes, en perpétuelle transformation, rien n’est jamais complètement saisissable. Les narratrices de la vidéo nous guident à travers un jardin en croissance perpétuelle et font ressortir un point caractéristique de l’IA : toutes les images que nous voyons sont des synthèses de données passées qui visent à anticiper le futur, à le prédire. Elles mettent en évidence un fait : notre présent, ici et maintenant nous échappe : « attention, quelles que soient les prédictions du réseau, cela n’arrivera peut-être pas (…) laissez-moi faire une prédiction : rien de tout cela n’arrivera. », disent-elles. Le jardin artifciel dans lequel nous naviguons est un espace potentiel et incertain en décalage avec un réel que nous ne regardons pas. source : erudit
Vidéo HD, couleur, son, rétroprojection sur un smart screen / Installation Power Plants: structures d’échafaudages en inox, panneaux LED (3,9 mcm), boucle vidéo multi-canaux (11 motifs, couleur, silencieux), panneaux de texte LED, texte vidéo en boucle (4 motifs, couleur, muet)
Julien Prévieux Les inconnus connus inconnus 2018
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Ces photographies ont été réalisées grâce à des systèmes de génération automatique d’images intitulés Generative Adversarial Networks (GAN) et Eigenfaces. Les GAN sont composés de deux réseaux de neurones fonctionnant en opposition : un programme génère des images aléatoires que le second compare à un ensemble d’images préenregistrées et détermine si l’image créée fait partie ou non de cet ensemble. Les Eigenfaces font partie des techniques de machine learning associées à la reconnaissance faciale. Julien Prévieux s’empare de ces systèmes en leur soumettant des images d’anonymes célèbres. Espions, révolutionnaires, usurpateurs, faussaires ou musiciens masqués, des figures fameuses pour avoir dissimulé ou transformé leur identité, génèrent ici un nouvel ensemble de masques et de portraits hypothétiques. Cette collection de visages cryptés rend hommage - tout en la réactualisant - à la figure politique de l’anonyme.
Tirage pigmentaire Fine Art contrecollé sur dibond, 120 x 120 cm (chaque)
Taller Estampa Especies marcianes 2021
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Admirer les illustrations des naturalistes du XIXe siècle, se tourner vers la photographie agrandie d'un acarien, se méfier de la peur que nous inspirent les créatures tentaculaires et de toutes les phobies que nous accumulons à l'égard des reptiles. Nous nous intéressons à nouveau aux révélations du règne végétal, avec ses morphologies déconcertantes, ses rhizomes et ses mutations. Un règne qui nous précède de plusieurs millénaires et dans les trésors duquel nous plaçons notre avenir de terrien, mais aussi notre vie possible ou impossible sur Mars. Selon comment on pense, d'où et avec quels paramètres, tout peut sembler étranger, c'est-à-dire pourvu d'une légitimité ontologique et gnoséologique qui met en difficulté notre anthropocentrisme et notre anthropomorphisme non rachetés. Imaginons en outre que cette prodigieuse diversité soit traitée par une intelligence artificielle dont nous n'avons pas la maîtrise. Traduit par Deepl
Triple loop projections (HD, 4 : 3), Prints
Julien Levesque Dads & Mums 2023
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Fin des années 1980, enfant, je réalise ma toute première photographie à l’aide d’un appareil photo argentique rudimentaire à monter soi-même. Je suis en vacances sur le port de La Rochelle, je prends mes parents en photo, j’exécute ma première prise de vue. Quelques jours plus tard, le développement de la pellicule révèle une photographie décadrée qu’on pourrait qualifier de ratée. Mes parents apparaissent littéralement décapités, une photo « têtes coupées ». Cette image n’aurait certainement jamais existé aujourd’hui. En jouant avec les outils de génération d’images actuelles, je me suis rappelé de cette première photographie et de son aspect singulier. Plus de 30 ans après, afin de pallier à mon geste maladroit, j’ai demandé à un programme d’intelligence artificielle de reconstituer la partie hors-champ de ma photographie accompagnée du prompt «Dad & Mum ». Non sans humour, l’installation Dads & Mums expose 100 portraits d’un homme et d’une femme qui apparaissent alors comme des visages plausibles. Un dialogue entre deux époques et deux procédés de fabrications d’images opère. Ici, la singularité de l’archive, le document matériel, la preuve d’un temps passé côtoie à présent le génératif, le factice et l'immatériel qui n’a plus de limite. L’image du couple, de l’association de deux êtres dans cette image est également à l’œuvre. Comment ce programme constitue t-il des paires ? Associe t-il des visages entre eux ? Avec quelle logique, quelles intentions ? Vais-je y reconnaître mes parents ?
Photographie originale accompagnée d’un texte + 100 tirages photographiques générées avec le programme Dall-e (Open AI) Outpainting
Agnieszka Kurant Aggregated Ghost 2020
Mes œuvres réfléchissent de manière critique à la transformation de la société entière en une usine géante de production et d’exploitation de données. À une époque où les entreprises exploitent les empreintes numériques laissées par nos décisions, nos mouvements et nos goûts, mon travail s’intéresse à des modèles alternatifs qui défient la privatisation des biens communs et forgent une manière collective et équitable de développer des formes artistiques. Les œuvres collaboratives telles que Aggregated Ghost , Production Line (avec John Menick), Assembly Line et Animal Internet problématisent les questions d’exploitation dans le capitalisme de surveillance, ainsi que la paternité et la redistribution du capital du marché de l’art. source : secondary archive
Aggregated Ghost (2020) d’Agnieska Kurant est une œuvre crowdsourcée basée sur des regroupements du travail de milliers de travailleurs en ligne sur des plateformes de crowdsourcing, ou « travailleurs fantômes », qui fournissent des lignes uniques ou des selfies que l’artiste fusionne avec l’IA dans des formes composites et composées. source : Jeu de Paume
Encre rétro-imprimée sur acrylique montée sur dibond
Lou Fauroux
Nourrie par les blogs, Tumblr et Les Sims, l’éducation à l’image de Lou Fauroux est empreinte de références aux années 1990. Mais l’artiste et réalisatrice possède une conscience acérée des angles morts de cette culture d’un web 2.0, que ses aîné·es du post-Internet auront un peu trop vite conçue comme émancipatrice. Si, dans les années 2010, les réseaux sociaux étaient encore pensés comme pouvant libérer chacun·e des structures de pouvoir dominantes et dissoudre les inégalités de genre dans l’éther, Lou Fauroux embrasse plutôt le positionnement qui sied à la décennie actuelle : cette fluidité n’est pas inscrite dans les systèmes technologiques ; elle se conquiert. C’est une attaque directe et poétique des Gafam qu’elle propose alors, menée par des hackeur·euses queer bien décidé·es à renverser les monopoles.
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En studio avec Lou Fauroux : « J’apprécie cette idée de développer un art dans une économie low-tech »
WhatRemains / Genesis, 2023 ©Lou Faroux
Composer avec l'esthétique propre à l'IA
Memo Akten
Kory Bieg
Stéphane Degoutin & Gwénola Wagon
Sabrina Ratté
Wolfe von Lenkiewicz
Anne Horel
Émilie Brout & Maxime Marion
Memo Akten Boundaries 2024
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Par sa narration ouverte et son entremêlement onirique d'images et de sons, Boundaries invite à de multiples visionnages et interprétations de la part du public. Pour l'artiste lui-même, ce projet revêt une signification et un sens très particuliers.Témoin direct de la polarisation croissante dans sa Turquie natale et de l'antagonisme politique actuel aux États-Unis (l'artiste a également étudié au Royaume-Uni à l'époque du Brexit), Akten est de plus en plus préoccupé par les idéologies contemporaines qui sapent la solidarité mutuelle, la cohésion sociale et la démocratie. Avec Boundaries, l'artiste cherche à contrecarrer ces récits qui font de l'Autre un adversaire, appelant à la symbiose et aux synergies par le dialogue, même entre les formes de vie organiques et synthétiques. source : VanhaerentsArtCollection
Single channel video with stereo audioDuration: 8:15 Technique: Custom software, Artificial Intelligence, Machine Learning, Latent Diffusion Models, Fluid Simulation 4x9m LED Panels
Stéphane Degoutin & Gwénola Wagon Everything is real 2024-25
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Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon sont un duo d'artistes et de chercheurs qui explore les environnements numériques et contemporains, notamment à travers la vidéo et l'installation.Les vidéos de l'installation Everything is Real poussent dans leurs retranchements les tropes et les biais des images générées par les plateformes d'IA et des banques d'images - les pommes les plus rouges, es call centers les plus verts, les salles de serveurs avec le plus de câbles, les livreurs avec les plus beaux colis, les bénévoles les plus souriants, les manifestants aux regards les plus photogéniques, la Terre la plus accueillante, les pelouses les plus vertes, les employés les plus corporate - jusqu'à exhiber les névroses cachées derrière les stéréotypes. source : texte de présentation dans l'exposition "Machina Sapiens"
Kory Bieg New Nature Series 2023
Architecte et enseignant à l’Austin School of Achitecture, Kory Bieg explore le potentiel créatif des intelligences artificielles et plus particulièrement de celles permettant la transcription de textes en images. À l’aide, entre autres, du logiciel MidJourney, il propose des formes architecturales radicalement nouvelles, inspirées de concepts variées tels que les qualités dynamiques d’un alphabet (série des New Wor(l)ds), des structures géométriques particulières (série des Lattice), les qualités sensorielles d’un matériau (série des Wood Blocks) ou encore les processus de croissance microbiologiques (série des Micro Bio Architecture). Pour les réaliser, Kory Bieg itère avec les logiciels d’IA autour de prompt (des mots-clés interprétés par des logiciels d’IA spécialisée dans la génération de contenu) qui déterminent l’organisation structurelle et esthétique des images générées. Crédibles ou fantasques, ces images ouvrent la voie à tout un nouveau champ, virtuellement infini, de l’imaginaire architectural en permettant de se projeter visuellement dans une pluralité d’univers spatiaux et conceptuels. Source : le Cube Garges
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Images générées par IA (Midjourney)
Sabrina Ratté
Sabrina Ratté est une artiste canadienne qui vit à Montréal. Dans sa pratique artistique, elle s’intéresse aux multiples manifestations de l'image numérique : la vidéo analogique, l'animation 3D, la photographie, l'impression, la sculpture, la réalité virtuelle et l’installation. L'intégration continuelle de nouvelles techniques lui permet d’explorer sous des formes sans cesse renouvelées les thèmes qui traversent ses œuvres : l'influence qu'exercent l'architecture et l'environnement numérique sur notre perception du monde, la relation que nous entretenons avec l'aspect virtuel de l’existence, la fusion entre technologie et monde organique. Ses œuvres se situent à mi-chemin entre abstraction et figuration, paysage et architecture, et dansent sur la fine ligne qui sépare le réel du virtuel.
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Sabrina Ratté : « via la 3D et les IA, un nouveau monde s’est ouvert à moi »
Inflorescences III ©Sabrina Ratté
Émilie Brout & Maxime Marion
La démarche développée par Émilie Brout & Maxime Marion depuis une dizaine d’années s’articule largement autour de liens et de rencontres opérées entre archétypes issus de l’histoire de l’art (de la Pré-Renaissance au cinéma) et de la culture visuelle contemporaine – notamment celle du web. Cette pratique s’appuie sur un travail approfondi de recherche et d’iconographie venant nourrir des pièces à la fois critiques et émotionnelles, qui intègrent dans leurs modalités de production mêmes les spécificités économiques, politiques et sociales induites par les différents registres esthétiques qu’elles convoquent. Iels visent à inscrire de l’incarnation dans leurs champs d’intervention, et ce le plus souvent au moyen d’approches narratives ouvertes, non linéaires et non héroïques
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Une intelligence artificielle s'éveille, grosse de désir et nourrie par les mémoires d'un passé qu'iel n'a pas connu. IDLE est une vidéo musicale d'animation qui met en scène et en critique de manière allégorique la construction et le développement d'une intelligence artificielle atteignant la Singularité. À mi-chemin entre les codes de la culture pop et du drame lyrique, elle nous plonge dans un univers non humain, éthéré, d'où émergent des personnages à la matérialité fragile. Illustrés par des portraits expressifs et chatoyants de lumière, ces personnages en quête d'émancipation sont en proie à des passions dévorantes. Iels incarnent et représentent les mécanismes, les biais et les stratégies inhérentes à l'IA et, plus largement, au techno-capitalisme.
IIDLE (acts α and β) 2023Vidéo 4K, 25' Avec le soutien du CNAP (FR) et de la bourse Francis-André du Fonds Culturel National (LU) ©Émilie Brout & Maxime Marion
Wolfe von Lenkiewicz
Von Wolfe manipule l’IA pour produire des images et des récits visuels qu'il organise, agence et façonne habilement pour les transposer dans sa pratique de la peinture hyper réaliste. Le processus de Von Wolfe incarne l'interaction harmonieuse entre la pratique de l'artiste en tant que peintre et l'avant-garde de l'innovation technologique. Trouvant un équilibre entre le discernement humain intuitif et un système de pointe basé sur des nœuds utilisant des modèles de diffusion, les œuvres qui en résultent présentent une précision étonnante. Von Wolfe navigue à la frontière entre le domaine numérique et tactile.
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Entretien avec l'artiste (en anglais)
Pearls of the Desert, 2024Huile sur toile, 270x270 cm ©Von Wolfe
Anne Horel
Née en 1984, Anne Horel est une « artiste des réseaux sociaux » basée à Paris. Collagiste, GIF artiste, vidéaste, exploratrice de la mode, sampleuse iconographique, elle officie principalement sur Internet. Née du labyrinthe complexe de fils nouées dans de vastes centres de données, sa série des Data Deities fait apparaître des divinités générées par l’IA n’apparaissent pas comme un symbole de domination technologique, mais comme des ambassadrices de l’harmonie entre les mondes numérique et naturel. Toutes les divinités ont été créés avec un modèle d’IA obsolète, nous rappelant le rythme rapide qu’impose la technologie. Fragments de temps, ils incarnent tout ce qui prend vie dans le cloud. En animant ces entités « connectées par câble » d'une simple respiration et d'un clignement des yeux, je suggère une psyché, une âme qui va au-delà des écrans où elles habitent.
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Entretien avec l'artiste
Data Deities, 2024Huile s, 270x270 cm ©Von Wolfe
Art et machine : un dialogue collaboratif
Grégory Chatonsky
Sougwen Chung
Sofia Crespo
Aurèce Vettier
Memo Atken
Albertine Meunier
Ian Cheng
Harold Cohen
Justine Emard
Sougwen Chung Assembly Lines 2021
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Assembly Lines est une installation performative mettant en scène un système multi-robotique personnalisé, piloté par la méditation et le biofeedback. Le système de machines est une configuration technologique qui va au-delà de l'automatisation, explorant les rythmes instinctifs de la peinture par le biais de la co-création entre l'homme et la machine. Il entrelace la paternité gestuelle des sujets biologiques et mécaniques dans l'espace. L'écho de la collaboration entre l'artiste et le robot est transposé dans un système sonore octophonique. Placé à travers la pièce, le son immerge le public dans un environnement multisensoriel, créant une composition de gestes neuronaux et synaptiquement liés. Traduit avec DeepL
Collaborators: Sougwen Chung Drawing Operations Unit: Gen 5. EEG, Contact Microphones, Multi-robotic system, paint
Memo Akten Pattern Recognition 2016
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Une collaboration entre le chorégraphe Alexander Whitley et l'artiste visuel Memo Akten. Pattern Recognition est une performance pour deux danseurs et de la lumière, qui explore les thèmes de l'apprentissage, de la mémoire, de la représentation et de la reconnaissance. La pièce explore ces thèmes non seulement d'un point de vue artistique et chorégraphique, mais aussi dans la technologie sous-jacente, basée sur l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique. Elle est explorée à la fois dans un contexte humain et dans un contexte machine, chaque approche informant l'autre. Traduit avec DeepL
Ian Cheng 3FACE 2022
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3FACE de Ian Cheng est un NFT qui peut servir d'outil d'évaluation personnelle. Il s'agit d'une œuvre générative qui invite les utilisateurs à explorer leur personnalité à travers une série de questions et de prompts. 3Face positionne intelligemment l'acte de création d'un actif génératif comme une métaphore du développement personnel. Lorsque les collectionneurs se rendent sur le site du projet 3Face pour créer un nouveau NFT, ils se voient proposer un certain nombre de « daemons » (personnalités animées) parmi lesquels choisir. Ces démons lisent les informations stockées dans l'adresse Ethereum de l'utilisateur pour en déduire certaines caractéristiques. Par exemple, cette adresse appartient-elle à quelqu'un qui aime les baleines, les robots, les investisseurs, les artistes ou les amateurs d'art numérique ? L'algorithme 3Face établit ensuite un profil basé sur ces caractéristiques déduites. Le jeton qui en résulte visualise ces traits. Un visage émerge d'un bassin primordial, ses caractéristiques correspondant au profil établi par l'algorithme 3Face. Traduit avec DeepL Source : nft culture
Digital image (generative, interactive)
Sofia Crespo temporally uncaptured 2023-24
Temporally Uncaptured » est une série d'œuvres qui plongent dans un domaine spéculatif à l'avènement de l'appareil photo, où la capture séquentielle d'images a donné vie aux images fixes minutieusement illustrées à partir d'observations. Le travail se concentre sur les transitions temporelles souvent imperceptibles dans les cycles de vie des organismes, y compris, mais sans s'y limiter, les organismes microscopiques. Un système de réseaux neuronaux a été utilisé pour générer des images qui capturent la diversité des formes des organismes, non pas par l'observation directe, mais par la distillation d'archives historiques de leurs premières représentations. Les vidéos qui en résultent sont constituées d'images imprimées à la main par l'artiste à l'aide de la technique du cyanotype, puis numérisées. En outre, cette série d'œuvres a été inspirée par Anna Atkins et son livre « Photographs of British Algae » (Photographies d'algues britanniques), datant de 1843. L'importance du travail d'Atkins, bien qu'évidente aujourd'hui, était à l'époque une entreprise très difficile dans laquelle le travail essentiel des femmes scientifiques était ignoré, mal attribué ou minimisé.
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Exposition "Que puis-je pour vous" de Lauren Lee McCarthy · Le Lieu Unique · Nantes
Harold Cohen AARON
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Exposition au Whithney Muséum of American Art : Cette exposition retrace l'évolution d'AARON d'Harold Cohen, le premier programme d'intelligence artificielle (IA) pour la création artistique. Abandonnant sa pratique de peintre établi à Londres, Cohen (1928-2016) a conçu le logiciel à la fin des années 1960 à l'université de Californie, à San Diego, et l'a baptisé AARON au début des années 1970. Le titre fait allusion au personnage biblique oint pour parler à son frère Moïse, et remet en question la façon dont la création artistique est souvent glorifiée comme une forme de communication avec le divin. Cohen considérait son travail avec AARON comme une collaboration, et il a consacré sa vie à explorer le potentiel de l'intelligence artificielle pour traduire en code les connaissances et le processus d'un artiste. (Traduit avec Deepl)
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Albertine Meunier
Albertine Meunier pratique l’art numérique depuis 1998 et utilise tout particulièrement Internet comme matériau. Ses travaux questionnent, autant de manière critique que ludique, les grands acteurs de l’internet tel que Google, Twitter ou Facebook et le nouveau monde qui nous entoure, nouveau monde, qui remplit de transistors et microprocesseur, vit à la vitesse de la lumière des réseaux. Elle tente dans ses recherches et dans ses oeuvres de révéler l’invisible ou la poésie des choses numériques.
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L'installation "Qui est là ?" est une machine à prompter des images.Les visiteurs se présentent devant la machine et peuvent taper leur "prompt". Une image est générée en temps réel sur la base du prompt tapé et apparaît sur l’écran de la machine à prompter.Le clavier de cette machine ressemble à celui d’une machine à écrire mais quelques touches du clavier sont hors du commun, notamment la touche "Qui est là". Cette touche "Qui est là" est sûrement une touche propre aux échanges télégraphiques nécessitant un opérateur humain à chaque extrémité de la communication, pour écrire et pour lire les messages.À la lumière de notre époque, la touche de clavier "Qui est là", ne pouvait être qu'une touche pour interpeller une I.A, intelligence artificielle à la fois vaporeuse et spirituelle, omniprésente. Un peu à la manière de "Esprit es-tu là ?"Les images sont totalement créées par un programme d’I.A de création d’images génératives qui transforme un texte - prompt- en image.Outil de génération d’images : Stable Diffusion V1.6
Qui est là ?La machine à prompter des images I.AMachine à écrire Télégraphie, écran E-ink, Stable Diffusion, Papier peint mur ©Albertine Meunier
Aurèce Vettier areal.collect(128) 2021
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Travaillant à l'intersection de la recherche scientifique et de l'artisanat, aurèce vettier est un collectif artistique fondé par Paul Mouginot et Anis Gandoura en 2019 qui vise à comprendre comment des interactions pertinentes et significatives avec des machines et des algorithmes peuvent être réalisées, afin de repousser les limites des processus créatifs. L'expérimentation est cruciale dans leur pratique ; leurs œuvres sont souvent le résultat d'une approche créative et rigoureuse de sélection, de remixage et de génération de nouvelles formes. En regardant leurs œuvres, le spectateur ne peut s'empêcher de se rappeler la précision et l'imagination des herboristes médiévaux qui cataloguaient plantes et fleurs dans des manuscrits qui étaient copiés à la main dans le monde connu de l'époque. Source : digicult
huile sur toile et formes générées par IA, 220 cm x 185 cm
Justine Emard
L’artiste Justine Emard explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – de la photographie à la vidéo et la réalité virtuelle -, elle situe son travail au croisement entre les neurosciences, les objets, la vie organique et l’intelligence artificielle. Ses dispositifs prennent pour point de départ des expériences de Deep-Learning (apprentissage profond) et de dialogue entre l’humain et la machine. Depuis 2016, elle collabore avec des laboratoires scientifiques au Japon. Elle est lauréate de la résidence Hors-les-murs de l’Institut Français en 2017 à Tokyo.
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Chim(AI)ra 2024Jeu vidéo & sculptures pétrifiées, dimensions ajustables ©Justine Emard
Grégory Chatonsky
Depuis le milieu des années 90, l’artiste travaille sur le Web et principalement sur son affectivité le menant à questionner l’identité et les nouvelles narrations qui émergent du réseau. À partir de 2001, il a commencé une série sur la dislocation, l’esthétique des ruines et l’extinction comme phénomène artificiel et naturel. Au fil des années, il s’est tourné vers la capacité des machines à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une production humaine. Ces problématiques sont devenues convergentes grâce à l’imagination artificielle qui utilise les données accumulées sur le Web comme matériau d’apprentissage afin de produire une ressemblance. Dans le contexte d’une extinction de l’espèce humaine, le réseau apparaît alors comme une tentative pour créer un monument par anticipation qui continuerait après notre disparition.
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La ville qui n’existait pas 1 : l’architecture des possibles (1945-1970) ©Grégory Chatonsky
Un outil comme un autre, des expérimentations à la marge
Michelangelo Pistoletto
Gérard Garouste
Gérard Garouste OUTRAGES 2023
Le projet OUTRAGES initié fin 2023 propose des séries limitées de portraits personnalisés inspirées des sujets emblématiques de Gérard Garouste. En dialogue avec le studio EBB, l’artiste définit l’ensemble des éléments qui composeront les œuvres et qui paramétreront l’intelligence artificielle : le sujet, les couleurs, les déformations morphologiques, les angles de vues possibles. Il en découle des portraits uniques incarnant parfaitement l’univers singulier et étrange de l’artiste. Cette collaboration offre l’occasion inédite de devenir le sujet principal d’un tableau de Gérard Garouste. Chaque tirage est unique. Le projet permet à chacun de faire réaliser son portrait et d’être le protagoniste d’une œuvre de l’artiste. Cette expérience peut également être offerte à un proche. Par cette action, chacun soutient l’association La Source Garouste, créée par l’artiste il y a 33 ans, puisque les bénéfices des ventes lui sont reversés.
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Tirages numériques
Michelangelo Pistoletto QR Code Possession - Generative Artificial Intelligence 2024
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Cette oeuvre se compose de six grandes toiles sérigraphiées représentant des QR codes. QR Code Possession - Generative Artificial Intelligence est une collaaboration avec ChatGPT. En scannant les tableaux avec un téléphone, on peut accéder aux réponses générées par l'intelligence artificielle, basées sur la connaissance collective accumulée disponible sur Internet, à six invites textuelles : "Écris un texte sur la Vénus aux chiffons de Michelangelo Pistoletto" ; "Écris un texte sur les Tableaux miroirs de Michelangelo Pistoletto et la quatrième dimension" ; "Écris un texte sur la Cittadellarte - Fondation Pistoletto, à Biella" ; "Écris un texte qui met en relation l'oeuvre de Michelangelo Pistoletto avec la science et la religion" et "Crée une oeuvre d'art de Michelangelo Pistoletto". Le QR code fonctionne de la même façon que les "tableaux miroirs" au moment de leur création en 1962 : comme un portail conduisant vers autre chose, plutôt que comme une surface plane réfléchissante.
Impressions numériques sur toiles
Les références et les ouvrages proposés ici peuvent aider à approfondir ses connaissances sur l'IA et à s'interroger sur la création à partir de ces machines apprenantes...
séries d'articles Université la Sorbonne Quand l'art rencontre l'intelligence artificielle Dans un monde où la technologie façonne notre quotidien à un rythme effréné, une question persiste : l'intelligence artificielle peut-elle être douée de créativité ?
Captation table ronde ADAGP l'Les arts visuels au défi de l'intelligence artificielle
Arte - Le dessous des images L'oeuvre et l'intelligence artificielle
Arte - Twist L'IA peut-elle créer de l'art?
Arte - 28 minutes Les artistes face à l’IA : menace existentielle ou aubaine à saisir ?
Captation conférence Beaux-Arrts de Paris lPenser le présent
Site du groupe de recherche sur Inteliigence artificielle, art et créativité au CNRS
Podcast France Culture Quand les artistes repoussent les limites de l'IA au Centre Pompidou
Demain, tous artistes ?... L'IA révolutionne le monde de l'art • FRANCE 24
Captation conférence Université populaire l'IA peut-elle produire de l'art?
Données / Data
Big data
Prompt
Intelligence artificelle générative
Apprentissage automatique (Machine learning)
Apprentissage profond (Deep learning)
Entraînement
Intelligence artificielle / IA
Transformers
Algorithme
Prédiction
Chatbot
Biais
Robotique
Hallucination
Éthique de l’IA
Deepfake
Hallucination
En IA, une « hallucination » se réfère à une situation où un modèle génère des informations fausses ou non fondées, souvent en réponse à un prompt ou une question. Cela peut arriver quand l’IA « imagine » des détails ou des faits qui ne sont pas soutenus par les données sur lesquelles elle a été entraînée.
Transformers
Modèle d’IA utilisé pour le traitement du langage naturel (NLP) et d’autres tâches. Contrairement aux GAN’s, les transformers se fondent sur un mécanisme d’attention pour capturer les dépendances à longue distance dans les données. Leur architecture parallèle leur permet d’atteindre des performances exceptionnelles dans la compréhension du langage et d’autres domaines.
Deepfake
Forme de média synthétique qui se réfère spécifiquement à des contenus multimédias (vidéos, images, audio) générés par l’IA pour créer une illusion trompeuse de personnes ou de situations inexistantes. Les deepfakes sont souvent utilisés pour superposer le visage et la voix de personnes sur des vidéos existantes, créant ainsi des scénarios fictifs.
Robotique
Branche de l’IA qui s’occupe de la conception, de la construction et de la programmation de robots. Elle combine souvent d’autres techniques d’IA telles que l’apprentissage automatique et la vision par ordinateur pour aider les robots à réagir à leur environnement et à accomplir des tâches.
Big data
Terme désignant des ensembles de données extrêmement vastes et complexes qui ne peuvent pas être facilement gérés, traités ou analysés à l’aide des méthodes traditionnelles de traitement des données. Les techniques d’IA sont souvent utilisées pour extraire des informations précieuses des big data.
Prédiction
Utilisation de l’IA pour prédire des résultats futurs sur la base de données historiques. Cela peut s’appliquer à différents domaines, tels que la finance ou les soins de santé.
Apprentissage profond
Deep learning en anglais
Sous-ensemble de l’apprentissage automatique dans lequel des algorithmes complexes fonctionnent avec plusieurs couches de réseaux neuronaux. L’apprentissage profond est utilisé pour des tâches telles que la reconnaissance d’images et la reconnaissance vocale.
Chatbot
Programme d’IA capable de mener des conversations automatisées avec des utilisateurs, souvent par le biais de textes. Les chatbots peuvent répondre à des questions, fournir un service à la clientèle et effectuer des tâches basées sur le langage naturel.
Modèle génératif
Modèles d’IA capables de produire de nouveaux contenus, tels que des images, des textes, des musiques ou des vidéos. Contrairement aux modèles classiques qui effectuent des tâches spécifiques, les IA génératives ont pour but de créer du contenu original en s’appuyant sur les schémas appris à partir de données d’entraînement. Ces modèles peuvent être utilisés pour générer des créations artistiques, des simulations ou des résultats divers en imitant le style et la structure des données fournies lors de leur apprentissage.
Intelligence artificielle
Capacité des machines à effectuer des tâches qui requièrent normalement l’intelligence humaine, telles que l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, la reconnaissance vocale, la reconnaissance d’images et la prise de décision.
Entrâinement (training)
Processus par lequel un modèle d’IA est alimenté en données afin de lui permettre d’apprendre et de l’optimiser. Le modèle s’adapte aux données et apprend à reconnaître des patterns.
Éthique de l'IA
L’éthique de l’IA concerne les implications morales et sociales de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cela inclut les questions de responsabilité, de vie privée et de transparence que les juristes doivent impérativement comprendre dans le cadre des questions juridiques liées à l’IA.
Apprentissage automatique
Machine learning en anglais
L’apprentissage automatique est un champ d’étude de l’intelligence artificielle qui vise à donner aux machines la capacité d’« apprendre » à partir de données, via des modèles mathématiques. Il s’agit du procédé par lequel les informations pertinentes sont tirées d’un ensemble de données d’entraînement.Le but de cette phase est l’obtention des paramètres d’un modèle qui atteindront les meilleures performances, notamment lors de la réalisation de la tâche attribuée au modèle. Une fois l’apprentissage réalisé, le modèle pourra ensuite être déployé en production.
Prompt
Un prompt est une instruction ou une entrée spécifique donnée à un modèle de langage pour générer le comportement ou la réponse souhaitée. Elle est souvent utilisée dans les modèles linguistiques génératifs tels que ChatGPT pour générer du texte en fonction d’un contexte donné.
Algorithme
Ensemble d’instructions ou de règles qu’un ordinateur suit pour effectuer une tâche particulière. En IA, les algorithmes sont utilisés pour traiter les données et prendre des décisions.
Biais
Dans le contexte de l’IA, le terme « biais » fait référence au phénomène selon lequel les algorithmes présentent des biais indésirables basés sur des facteurs tels que l’appartenance ethnique, le sexe ou d’autres caractéristiques démographiques. Cela peut conduire à des traitements injustes ou des inégalités.
Données / Data
Informations collectées, telles que du texte, des images, des sons ou des vidéos. Les données sont utilisées pour entraîner les modèles d’IA.