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La Révolution française

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Transcript

La Révolution française

La Révolution française

4 mars 1790

4 août 1789

20 juin 1789

1789

Abollition des privilèges

Serment du jeu de paume

Création des départements

Les cahiers de doléances

14 juillet 1789

14 juillet 1790

26 août 1789

5 mai 1789

Prise de la Bastille à Paris

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Les Etats généraux se réunissent à Versailles.

Le roi jure fidélité à la nation

La Révolution française

11 juillet 1792

29 août 1791

3 septembre 1791

26 mars 1791

Début des premières éléctions legislatives

Monarchie constitutionnelle

« La patrie en danger »

le mètre comme unité de mesure

10 août 1792

17 juillet 1791

21 juin 1791

20 avril 1792

Fusillade du Champ-de-Mars

Prise des Tuileries

Arrestation du roi à Varennes

Entrée en guerre contre l’Autriche

La Révolution française

2 juin 1793

Mars 1793

10 décembre 1792

20 septembre 1792

début de l’insurrection vendéenne

Début du procès de Louis XVI

Victoire des Montagnards sur les Girondins

Bataille de Valmy

24 août 1793

21 janvier 1793

22 septembre 1792

Avril 1793

Exécution de Louis XVI

Constitution de l’an I

Proclamation de la première République

Comité de salut public

1793-1795 : Robespierre et la Terreur

La Révolution française

4 septembre 1797

22 août 1795

23 juin 1795

Septembre 1793

Constitution de l’an III

Echec du débarquement d’émigrés royalistes

Coup d'Etat du 18 fructidor

Mise en place de « la Terreur »

18 octobre 1797

14 juillet 1795

27 juillet 1794

26 octobre 1795

La Marseillaise est décrétée chant national

Traité de Campo Formio

Arrestation de Robespierre

Premier Directoire

1793-1795 : Robespierre et la Terreur

1795-1799 : le Directoire et l’instabilité politique

La Révolution française

1795-1799 : le Directoire et l’instabilité politique

2 décembre 1804

2 août 1802

9 février 1801

18 juin 1799

Napoléon Bonaparte Consul à vie

Traité de paix avec l'Autriche

Sacre de Napoléon 1er

Coup d’État du 30 prairial an VII

9 novembre 1799

15 juillet 1801

21 mars 1804

Pour résumer !

Concordat avec l’Eglise

Coup d’Etat de Bonaparte et le début du Consulat

Promulgation du Code civil

1799-1804 : coup d’état de Bonaparte et fin de la Révolution

1789

Les cahiers de doléances

En 1789, Louis XVI convoqua les états généraux dans l’espoir de trouver une solution pour remplir les caisses de l’Etat. A cette occasion, les Français furent invités à rédiger des cahiers de doléances dans lesquels ils exprimèrent leurs critiques et souhaits concernant l’Etat, l’administration, leur vie quotidienne…

1792

20 avril : entrée en guerre contre l’Autriche

la France déclare la guerre à l'Autriche. Elle mobilise les forces révolutionnaires. Les armées françaises désorganisées sont vaincues, les troupes étrangères entrent en France. Louis XVI est soupçonné de comploter avec les monarchies étrangères et suspecté de trahison.

1791

29 août : début des élections législatives

L'assemblée législative, élue au suffrage censitaire, est chargée de préparer et de voter les lois. Louis XVI nomme les ministres et fait appliquer les lois. Il dispose d’un droit de veto qui lui permet de s’opposer au vote d’une loi.Les anciens impôts sont supprimés et remplacés par d’autres, plus justes.L’Assemblée créé une nouvelle monnaie : les assignats. La justice est confiée à des juges élus et la torture abolie. L’Assemblée instaure la liberté de religion et déclare que les biens du clergé appartiennent désormais à l’Etat.Dépourvu de ses biens, le clergé est dorénavant payé par l’Etat ; en contrepartie, il doit jurer fidélité à la Constitution. Certains prêtres refusent de prêter ce serment : soutenus par le Pape, ces prêtres réfractaires s’opposent à la Révolution.

1801

15 juillet : Concordat avec l’Eglise

Napoléon Bonaparte signe avec le Pape le Concordat le 15 juillet à Paris. Il met fin à 10 ans de lutte entre l’Eglise et la France révolutionnaire. La religion catholique est déclarée la « religion de la grande majorité des citoyens français ». En contrepartie le Pape accepte que les évêques soient nommés par le Premier Consul, Napoléon Bonaparte.

Pie VII
1789

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Le 26 août, les députés adoptent la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pour la première fois, tous les Français sont déclarés libres et égaux. Elle comporte un préambule et 17 articles. Parmi les « droits naturels et imprescriptibles » de l’homme (article 2) figurent la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. Elle reconnaît l’égalité de tous devant la loi et la justice (article 3). Le texte de la déclaration est devenu une référence ; il est cité dans la Constitution actuelle de la France.

1791

17 juillet Fusillade du Champ-de-Mars

Les députés se retrouvent dans des clubs parisiens où la vie révolutionnaire se prolonge. Le club des Cordeliers est proche des classes populaires. Il soutient l'idée d'une République qui commence à voir le jour. Un autre club parisien, le club des Jacobins est plus prudent. Les partisans d’une République se rassemblent au Champ-de-Mars.

L’Assemblée réagit et la Garde nationale, commandée par La Fayette, fait feu. Plusieurs dizaines de personnes meurent. L’idéal d’une unité révolutionnaire entre le peuple et l’Assemblée s’évanouit.

1789

Le serment du jeu de paume

Mécontents, les députés du tiers état s’engagèrent à ne pas se séparer sans avoir donné une constitution à la France : ce fut le serment du jeu de paume, le 20 juin 1789. Après le ralliement de quelques députés de la noblesse et du clergé, ils transformèrent les états généraux en assemblée constituante : Louis XVI perdait son pouvoir absolu.

Salle du serment du jeu de paume à versailles

10 août, prise des Tuileries

1792

La monarchie constitutionnelle ne fonctionne pas. Le peuple parisien s’en prend à la personne de Louis XVI. Le 10 août, des Parisiens et des volontaires venus d’autres régions de France envahissent le palais des Tuileries où réside Louis XVI. L’Assemblée vote la suspension du roi et son internement.

Le 10 août reste le symbole de la fin de la monarchie constitutionnelle. L’agitation parisienne reprend ; les émeutiers s’en prennent à ceux qui ne sont pas révolutionnaires, des aristocrates, des prêtres : ce sont les massacres de septembre.

Chant révolutionnaire

1791

Le mètre

L’esprit de réforme touche tous les domaines, dont les domaines scientifiques et économiques. Jusqu’à la Révolution, l’existence de différents systèmes de mesure complique la vie quotidienne et freine le commerce : toise, coudée, pouce, pied,… Le 26 mars, l’Assemblée décrète que l'unité réelle de longueur du nouveau système de mesure sera le mètre. D’autres unités de mesure sont créées, comme le litre et le gramme. Pour les calculer, un même système est appliqué, le système décimal.

1791

La monarchie constitutionnelle

La première Constitution française écrite, acceptée par le roi qui lui jure fidélité, est adoptée le 3 septembre 1791. Elle dispose que le Gouvernement est monarchique et que le pouvoir exécutif est délégué au roi.

1799

18 juin : coup d’État du 30 prairial an VII

Barras

Le 9 juin (21 prairial), Sieyès est nouvellement élu au Directoire. Il s’allie avec Barras, pour faire démissionner les autres directeurs. C’est un nouveau « coup d’Etat » (la force armée n’est pas utilisée). Très vite Sieyès et Barras s’opposent. Les Assemblées gagnent en autorité.

1795

22 août : Constitution de l’an III

La Convention fait approuver par le peuple la Constitution de l’an III, qui remplace celle de l’an I jamais appliquée. Le pouvoir législatif est confié à deux assemblées et le pouvoir exécutif à cinq directeurs, d’où le nom de Directoire. Les membres des assemblées sont élus par le peuple. Les directeurs sont élus par les assemblées.

1792

10 décembre : début du procès de Louis XVI

Depuis le 10 août et l’arrestation de Louis XVI, la question se pose de ce que l’on va faire de lui. Des papiers, lettres et correspondances du roi pendant les premières années de la Révolution sont rendues publiques. C’est le prétexte pris par la Convention pour juger elle-même Louis XVI. Les Girondins s’opposent aux Montagnards qui souhaitent sa condamnation à mort.

1789

La prise de la Bastille

Pour réaffirmer son autorité, Louis XVI fit venir 20 000 soldats à Paris, ce qui provoqua des manifestations populaires. Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris s’empara de la Bastille, prison symbole de l’absolutisme royal.

Le mouvement de révolte se propagea depuis Paris vers les autres villes. Dans les campagnes, les paysans, qui souffraient de la disette, s’armèrent et attaquèrent des châteaux : ce mouvement fut appelé la « Grande peur ». Impuissant, Louis XVI ne put arrêter la révolution qui gagna tout le pays.

1795

14 juillet : La Marseillaise est décrétée chant national

Le 14 juillet, le chant La Marseillaise est décrété chant national. Il est aujourd’hui l’hymne national de la République française (chant patriotique associé aux cérémonies publiques). A l’origine, après l’entrée en guerre contre l’Autriche en 1792, l'officier Rouget de Lisle écrit les premiers couplets d'un chant patriotique baptisé « Chant de guerre pour l'armée du Rhin ». Il rencontre un vif succès et est repris par les volontaires Marseillais à leur entrée à Paris en août 1792. Les Parisiens le nomment la « Marseillaise ».

27 juillet, arrestation de Robespierre

1794

La Convention agit sur tous les fronts. En Vendée et dans les autres régions insurrectionnelles, les révolutionnaires commencent à vaincre les « ennemis » de la Révolution. Les attaques des armées étrangères sont repoussées. Pour incarner la République et ses valeurs, Robespierre fait adopter par la Convention une nouvelle religion, le culte de l’Etre suprême, inspiré par les idées des philosophes des Lumières.

A partir de juin, la terreur s’amplifie, elle devient la « Grande Terreur ». Un décret prévoit la confiscation des biens des « ennemis de la Révolution » pour les redistribuer aux « Patriotes ». La violence du Comité de salut public inquiète les députés. Le 27 juillet (9 Thermidor an II), ils font arrêter Robespierre et ses partisans, nombreux dans le club parisien des Jacobins. Ils sont guillotinés le lendemain.

1789

Abolition des privilèges

Dans la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée vote l’abolition des privilèges. Proposée par le duc de Noailles, un membre de la petite noblesse, l'abolition des privilèges supprime la dîme et les impôts seigneuriaux. La même nuit, le principe de l'égalité de tous devant l'emploi est adopté : désormais, toutes les professions sont en théorie accessibles à tous. Cependant c'est l'abolition des impôts qui reste l'événement le plus important de cette soirée.

14 juillet 1790 Fête de la fédération, anniversaire de la prise de la bastille

Un an jour pour jour après la prise de la Bastille, une fête anniversaire est célébrée au Champ-de-Mars à Paris. 100 000 personnes s’y rendent dans l’enthousiasme. L’Assemblée veut qu’elle soit la fête de la réconciliation et de l’unité de tous les Français. Louis XVI y assiste et prête serment à la Nation et à la loi.

1793

21 janvier : exécution de Louis XVI

Parmi les Montagnards, Robespierre se montre inflexible : « Louis a été détrôné par ses crimes… il est condamné ». Le 17 janvier, la Convention vote à la majorité sa condamnation à mort. Il est guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris, place de la Révolution (actuelle place de la Concorde).

La foule crie : « Vive la nation, vive la République », mais sa mort est ressentie comme un choc dans la population française et frappe de stupeur les monarchies européennes. La femme de Louis XVI, Marie-Antoinette, sera jugée plus tard par un tribunal révolutionnaire créé par la Convention. Elle est condamnée à mort et guillotinée place de la Révolution le 16 octobre 1793.

21 mars : promulgation du Code civil

1804

Napoléon fait promulguer, le 21 mars, le Code civil, qui s’applique à tous les Français et sur tout le territoire. Il consacre les grandes avancées de la Révolution (liberté, propriété, laïcité, abolition des privilèges de l’Ancien Régime, etc.). Sauf pour les droits des femmes qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les hommes. Le Code civil, fortement modifié depuis, reste encore aujourd’hui le fondement du droit civil français.

1789

Les états généraux

Ils se réunirent le 5 mai 1789 à Versailles. Les députés du tiers état, qui étaient les plus nombreux, espéraient imposer des réformes, mais pour les votes, le roi accorda une voix à chaque ordre : une pour la noblesse, une pour le clergé et une pour le tiers état, qui était donc en minorité face aux ordres privilégiés.

1802

2 août : Napoléon Bonaparte Consul à vie

Au faîte de sa popularité, Napoléon décide d'en appeler au peuple et, le 2 août, se fait élire Consul à vie. Deux jours plus tard, il fait promulguer la Constitution de l’an X : elle réorganise le Consulat pour renforcer ses pouvoirs.

1795

Septembre, mise en place de "la Terreur"

En juillet, Danton quitte le Comité de salut public. Les soulèvements et insurrections se multiplient en province, Paris est en proie aux luttes entre les différentes factions révolutionnaires. Les mesures de la Terreur, nom donné au gouvernement révolutionnaire de Robespierre, s’intensifient. Le 2 septembre, la Terreur instaure la « loi des suspects ». Sont désignés suspects tous « ceux qui par leur conduite, leurs relations, leurs propos ou leurs écrits se sont montrés partisans de la tyrannie, du fédéralisme et ennemis de la liberté… ».

Cette loi déclenche les massacres de Lyon et de Nantes. Le 10 octobre, la Convention provisoire vote le décret selon lequel « le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix ». Les tribunaux révolutionnaires condamnent à la mort, les « ennemis » de la Révolution.

26 octobre : le premier Directoire

1795

La nouvelle Constitution est votée par la Convention. Dans les deux nouvelles assemblées, les modérés se rapprochent des monarchistes. Le Directoire conduit une politique d’apaisement. L’insurrection en Vendée perd de sa force. La situation économique et financière reste difficile. L’un des directeurs, Barras, domine le directoire.

1797

4 septembre : coup d'Etat du 18 fructidor

Les royalistes triomphent aux élections législatives de 1797. Trois directeurs, dont Barras, font appel à l’armée pour éviter la restauration de la monarchie. Le 4 septembre, par le coup d’Etat du 18 fructidor, près de 200 députés royalistes des assemblées sont exclus et certains déportés en Guyane.

Dix mois plus tard, le 22 floréal, le directoire fait remplacer une centaine de députés républicains qui leurs sont hostiles. Ce coup de force est appelé « coup d’Etat », car il bafoue les règles de fonctionnement des institutions fixées par la Constitution, mais la force armée n’est pas employée.

1792

20 septembre Bataille de Valmy

C'est la première victoire de la France révolutionnaire. Elle est gagnée contre l’armée prussienne à Valmy, dans le nord-est de la France. Paris était menacé et la crainte était de voir les monarchies européennes venir libérer Louis XVI. Pour la Convention et la République tout juste proclamée s’est une victoire psychologique décisive : les troupes révolutionnaires ont vaincu une armée entraînée et cinq fois plus nombreuse !

1793

24 août, constitution de l'an I

Le 24 juin (le 6 messidor de l’an I de la République, selon le calendrier révolutionnaire), la Convention fait voter par le peuple (referendum) la Constitution de l’an I. Elle institue un régime d’Assemblée avec la participation directe des citoyens au pouvoir. En raison du désordre et du climat insurrectionnel dans le pays, de la crise à l’extérieur comme à l’intérieur, elle n’est pas appliquée.

1793

2 juin, victoire des Montagnards

A l'appel de Robespierre, député de la Montagne, des sans-culottes encerclent la Convention qui siège au palais des Tuileries. Ils réclament la mise en accusation des députés modérés, les Girondins. Le 2 juin, 25 députés girondins sont arrêtés et seront guillotinés. Robespierre prend le contrôle du Comité de salut public.

Robespierre
1795

23 juin : échec du débarquement d’émigrés royalistes

La Convention « thermidorienne » rétablit un certain calme. Elle combat les velléités de retour à la monarchie. L’armée républicaine repousse en juin la tentative de débarquement d’émigrés royalistes à Quiberon, en Bretagne. En octobre, la Convention fait appel au jeune et inconnu général Napoléon Bonaparte pour réprimer une insurrection royaliste à Paris.

1793

Mars, début de l’insurrection vendéenne

La France a toutes les monarchies européennes contre elle. En mars, la Convention ordonne la levée obligatoire de 300 000 hommes pour servir dans l’armée française. De violentes réactions surgissent dans plusieurs régions, surtout dans l’Ouest : c’est le début de l’insurrection vendéenne. Des paysans royalistes et catholiques s’opposent aux troupes révolutionnaires.

Avril : comité du salut public

1793

Pour gouverner le pays et sauver la Révolution, la Convention crée plusieurs comités. Le Comité de salut public devient le vrai gouvernement de la République. Il est dominé par les Montagnards et est dirigé d’abord par Danton, le « plus modéré des Montagnards ». Danton se refuse aux mesures les plus radicales réclamées dans plusieurs clubs parisiens et chez les sans-culottes des sections révolutionnaires de Paris.

1799

9 novembre : coup d’Etat de Bonaparte et le début du Consulat

Les armées françaises repoussent les offensives anglaises, russes et autrichiennes qui craignent la contagion révolutionnaire française en Europe. Grâce à ses victoires militaires, Napoléon Bonaparte fait figure d’arbitre face aux dissensions politiques intérieures. Sieyès, qui souhaite un renforcement du pouvoir exécutif après les années d’instabilité politique du Directoire, s’allie avec Bonaparte. Ensemble, ils préparent un coup d’Etat militaire. Bonaparte prend le commandement en chef de l'armée pour maintenir l’ordre dans Paris et dans les assemblées. Le 9 novembre (18 brumaire), ils forcent les assemblées à les reconnaître pour légitimes.

Bonaparte, Sieyès, et un ami de celui-ci Ducros, forment un consulat provisoire. Ils font rédiger une nouvelle Constitution, la Constitution de l’an VIII. Approuvée par le peuple (plébiscite) en février 1800, elle instaure un régime autoritaire au profit du Premier Consul, Napoléon Bonaparte.

1791

La fuite du roi

Les monarques européens voient dans la Révolution française une menace. Louis XVI prend des contacts avec les familles royales à l’étranger. A Paris, il n’est plus libre de ses mouvements. L’Assemblée prépare une Constitution pour la France dans laquelle le roi va perdre une grande partie de ses pouvoirs. Avec sa famille, il fuit la capitale pour rejoindre en Lorraine des troupes restées fidèles au Roi. Reconnu, il est arrêté à Varennes le 21 juin et ramené à Paris. Il est placé « sous la surveillance du peuple » au palais des Tuileries. La confiance entre le roi et son peuple est brisée.

1792

22 septembre , proclamation de la 1ère République

De nouvelles élections à l’Assemblée sont organisées après l’arrestation de Louis XVI. Ce sont les premières élections au suffrage universel masculin. Mais peu de gens vont voter. La nouvelle Assemblée prend le nom de Convention. Son premier travail est de remplacer la monarchie. La République, la première de l’histoire de France, est proclamée le 22 septembre. Le pouvoir n’est plus héréditaire. Dès le début de la Convention, les députés se divisent entre d’un côté les révolutionnaires modérés (les Girondins), et de l’autre les députés radicaux (les Montagnards).

1804

2 décembre : sacre de Napoléon 1er

Le 18 mai, la Constitution de l’an XII est promulguée : la République n’est plus, la France devient un Empire et Napoléon Bonaparte, Empereur. Il est sacré Empereur Napoléon 1er, le 2 décembre par le Pape à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

1790

4 mars 1790, création des départements

L'Assemblée nationale constituante adopte un nouveau découpage de la France en départements. Il simplifie l’organisation territoriale du pays et unifie l’administration locale. Chaque département a une ville principale, le chef-lieu. La taille de chacun est calculée pour que l’on se déplace en moins d'une journée à cheval d’un chef-lieu à l’autre. Les noms sont choisis en fonction de la géographie et des cours d'eau de la France. Aujourd’hui encore, le département est la base de l’administration territoriale française.

1792

11 juillet, "La patrie en danger"

La France est dans une situation grave : l'Est de la France est occupé, Paris est menacé. La Prusse entre en guerre aux côtés de l’Autriche. Le 11 juillet, l'Assemblée proclame « la patrie en danger » et demande à tous les volontaires d’affluer vers Paris.

18 octobre : traité de Campo Formio

1797

Tandis que le pays est confronté aux difficultés économiques et politiques, il accumule les succès à l’extérieur. Bonaparte, général en chef de l’armée d’Italie, affronte victorieusement les troupes autrichiennes aux batailles d’Arcole et de Rivoli. Cette première campagne d’Italie de Napoléon Bonaparte permet de signer le 18 octobre le traité de Campo Formio. Il met fin à la guerre qui oppose la France à l’Autriche depuis 1792. Entre 1797 et 1799, Napoléon Bonaparte instaure dans presque toute la péninsule italienne des « républiques sœurs », avec des institutions calquées sur celles de la France.

1801

9 février : traité de paix avec l'Autriche

La France et l’Autriche signent un traité de paix à Lunéville (en Lorraine) qui renforce à l’avantage de la France le traité de Campo Formio. La péninsule italienne est sous influence française, la rive gauche du Rhin et la Belgique reviennent à la France. Au printemps de 1802, la France signe avec l’Angleterre la paix d’Amiens. La France connaît sa première période de paix depuis le début de la Révolution, mais les hostilités reprendront un an plus tard.