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L'émigration italienne aux Etats Unis

valeriepltr8

Created on January 23, 2025

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Transcript

Exemple de journal intime

L'Emigration italienne aux Etats unis

L'exemple de Rosa Cavalleri

21 Août 1942: «Maintenant, notre annexe secrète est vraiment devenue secrète. Milou Kugler a pensé qu'il serait préférable de faire construire une bibliothèque devant l'entrée de notre cachette. Il pivote sur ses gonds et s'ouvre comme une porte. M. Voskuijl a effectué les travaux de menuiserie. (On a dit à M. Voskuijl que nous étions tous les sept cachés, et il a été très utile.) Désormais, chaque fois que nous voulons descendre, nous devons nous esquiver puis sauter. Après les trois premiers jours, nous nous promenions tous avec des bosses sur le front en nous cognant la tête contre la porte basse. Puis Peter l'amortit en clouant une serviette bourrée de copeaux de bois sur le cadre de la porte. Voyons si cela aide!?

8 Août 1942: «A trois heures, la sonnette a sonné. Je ne l'ai pas entendu, puisque j'étais sur le balcon, lisant paresseusement au soleil. Un peu plus tard, Margot apparut à la porte de la cuisine, l'air très agitée. «Mon père a reçu un avis de rappel des SS», murmura-t-elle. «Mère est allée voir M. van Daan» (M. van Daan est le partenaire commercial de mon père et un bon ami.) J'ai été stupéfait. Une commande: tout le monde sait ce que cela signifie. Des visions de camps de concentration et de cellules isolées me traversaient la tête. Comment pourrions-nous laisser Père aller vers un tel destin?

9 Octobre 1942: «Aujourd'hui, je n'ai que des nouvelles tristes et déprimantes à rapporter. Nos nombreux amis et connaissances juifs sont emmenés en masse. La Gestapo les traite très durement et les transporte dans des wagons à bestiaux jusqu'à Westerbork, le grand camp de Drenthe où ils envoient tous les Juifs. Miep nous a parlé de quelqu'un qui avait réussi à s'échapper de là. Cela doit être terrible à Westerbork. Les gens n'ont presque rien à manger, encore moins à boire, car l'eau n'est disponible qu'une heure par jour, et il n'y a qu'une toilette et un lavabo pour plusieurs milliers de personnes.

Le journal intime Dans un journal intime, une personne raconte sa vie, écrit ses réflexions au jour le jour.

Les etapes du voyage de rosa cavalleri

ITALIE

DOCUMENT 1 Rosa est née en 1866 ou 1867. Elle est abandonnée à la naissance. Elle vient d’un petit village près de Milan. Enfant, elle travaille dans un atelier de filature de la soie. Elle est mariée de force à l’âge de 16 ans. Son mari, parti aux États-Unis pour devenir mineur, lui envoie un ticket prépayé pour le rejoindre. « Tu vas devenir intelligente en Amérique ! Et en Amérique, tu ne seras plus pauvre. » Puis vint Paris, puis nous fûmes entassés dans un train pour Le Havre. Nous étions si nombreux que nous ne pouvions plus bouger, mais mes paesani [compagnons italiens] en rigolaient : « Peu importe ! On est en route pour l’Amérique ! En route pour devenir millionnaires ! » [...] America ! Le pays dans lequel tout le monde pouvait trouver un travail ! Où les salaires étaient tellement élevés que plus personne ne souffrait de la faim ! Où tous les hommes étaient libres et égaux et où même les pauvres pouvaient posséder un lot de terre ! Marie Hall Ets, Rosa, The Life of an Italian Immigrant, 1970.

DOCUMENT 2Le gouvernement italien enquête sur les campagnes italiennes en 1881. Le trait le plus saillant est la condition extrêmement misérable d’un grand nombre de travailleurs de la terre, dans différentes provinces : habitations affreuses, nourritures malsaines, eau potable putride, salaires dérisoires et par conséquent paupérisme1 et maladies [...]. Les émigrations périodiques vers des régions inconnues, pour se libérer d’un état présent intolérable, doivent ouvrir les yeux à quiconque. Commission pour l’enquête agraire et sur les conditions de la classe agricole, Italie, 1881

LE HAVRE

Document 3

Document 4: Rosa quitte l'Italie pour la France. Elle prend le train, un nouveau moyen de locomotion. A Paris, elle prend un autre train pour aller au Havre où elle prend un bateau pour aller aux Etats-Unis.

NEW YORK

« Là ! dit Pep, levant la main, là, New York ! [...] Regardez ! Le pont de Brooklyn ! Il a ouvert cette année, avec des feux d’artifice et tout. » [...]. C’était la porte d’entrée du Nouveau Monde [...]. Des docteurs étaient montés à bord du paquebot et vérifiaient nos yeux et nos vaccinations. Un vieux monsieur qui ne pouvait pas parler et deux filles aux yeux irrités étaient renvoyés vers le Vieux Continent. Marie Hall Ets, Rosa, The Life of an Italian Immigrant, 1970. .

« Les Italiens sont regroupés à New York dans deux quartiers qu’ils occupent exclusivement et dont l’un a reçu le nom de Little Italy. Ils ont au suprême degré l’esprit de clan. Il suffit de traverser la rue et l’on se trouve brusquement jeté au milieu d’eux. On n’entend plus parler qu’italien. Dans les cours des maisons, d’une fenêtre à l’autre, le linge sèche sur des cordes, tout comme à Gênes ou à Naples. Les boutiques portent des inscriptions italiennes, et presque tout y vient d’Italie. Ils ont leurs églises, leurs journaux, leur théâtre, leur banque : chaque province occupe une zone déterminée, et les Napolitains ne sont pas mélangés aux Calabrais ou aux Siciliens. » Lucien Delpon de Vissec (journaliste et écrivain français), « Le socialisme en Amérique. Essai de critique sociale », Revue bleue, t.19, 1903

Caricature xénophobe (L. Dalrymple, « Le dépotoir en accès libre », parue dans l’hebdomadaire américain Judge, 1903). A gauche : McKinley, président des Etats-Unis assassiné en 1901 par un anarchiste polonais. A droit sur le bateau : « Tous les jours en direct des bidonvilles d’Europe »

CHICAGO

Rosa rejoint son mari dans le Missouri. Il lui demande de se prostituer dans une maison close pour gagner de l'argent. Elle refuse et demande le divorce. Elle part ensuite s'installer à Chicago où elle devient femme de ménage. Elle meurt en 1943.

Rosa Cavalleri à Chicago vers 1936

FIN

À partir des années 1860, les navires à vapeur remplacent les voiliers sur les lignes transatlantiques. La traversée passe ainsi de 44 à 12 jours. Nous tous, les pauvres gens, nous devions descendre par un trou au fond du bateau. Il y avait une grande pièce sombre avec des rangées d’étagères en bois tout autour où nous allions dormir - les Italiens, les Allemands, les Polonais, les Suédois, les Français [...]. Les filles, les femmes et les hommes dormaient tous dans la même pièce [...]. Le quatrième jour, un terrible orage éclata [...]. Nous n’avions plus de lumière ni d’air, et tout le monde était malade [...]. Marie Hall Ets, Rosa, The Life of an Italian Immigrant, 1970.