Saurez-vous identifier d'où proviennent ces détails ?
C'est parti !
1/15
Le Jardin des délices, chef-d’œuvre absolu de Jérôme Bosch (vers 1500) dépeint avec génie les pires travers du genre humain et fourmille de détails improbables. Le panneau de gauche représente le jardin d’Éden tandis qu’au centre – d’où est tiré notre détail de moule – une foule de personnages s’adonne à toutes sortes d’activités plus ou moins réprimées par la morale. Dans le panneau de droite, les âmes des damnés rôtissent dans les flammes de l’Enfer.
Le Jardin des délices
Jérôme Bosch
Vers 1500, Huile sur toile, 200 x 195 cm, Coll. Museo Nacional del Prado, Madrid
2/15
La Naissance de Vénus, peinte vers 1484–1485 par l’Italien Sandro Botticelli, est l’une des plus célèbres œuvres au monde. Elle représente Vénus, déesse de la beauté, allégorie de la fécondité universelle, naissant des flots de la mer (Vénus dite “anadyomène”). Sa longue chevelure est animée par le vent, symbolisé par Zéphyr, à gauche du tableau.
La Naissance de Vénus
Sandro Botticelli
Vers 1485, Tempera sur toile
Coll. Gallerie Degli Uffizi
3/15
Exposé au Salon de 1819, La Grande odalisque peinte par Jean-Auguste-Dominique Ingres montre une femme alanguie dans un décor à l’oriental : chasse-mouche en plumes de paon, pipe à opium près d’un brûle-parfum, turban sur la tête… Il s’agit d’une figure fantasmée de harem, Ingres n’ayant jamais voyagé en Orient.
La Grande odalisque
Jean-Auguste-Dominique Ingres
1814, Huile sur toile
Coll. musée du Louvre, Paris
4/15
C’est bien sûr Vincent van Gogh ! À la suite d’une dispute avec son ami Paul Gauguin, le peintre tourmenté se coupe l’oreille à Arles, la veille de Noël 1888.
Autoportrait à l'oreille bandée
Vincent van Gogh
Janvier 1889, Huile sur toile, 60 x 49 cm
Coll. Courtauld Gallery, Londres
5/15
Le poulet attaché à la ceinture de cette femme mystérieuse est le symbole des arquebusiers et la bourse pendant sur sa robe renvoie à l’argent de la commande passée à Rembrandt. Cette volaille, plumée et tête en bas, est sûrement un pied de nez !
La Ronde de nuit
Rembrandt
1642, Huile sur toile, 379,5 x 453,5 cm, Coll. Rijksmuseum, Amsterdam
© Rijksmuseum, Amsterdam
6/15
Cette scène de bain représenterait Gabrielle d’Estrées, la favorite d’Henri IV, et l’une de ses sœurs. Cette dernière lui pince le téton. Ce geste évoque peut-être l’état de grossesse de la maîtresse royale, interprétation d’autant plus probable qu’à l’arrière-plan une femme de chambre brode une layette. Gabrielle tient un anneau d’or, symbole du sexe féminin mais surtout allusion possible au projet de mariage avec le roi de France qui n’aboutira pas.
Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées et de sa sœur la duchesse de Villars
École de Fontainebleau
Vers 1594, Huile sur bois, 96 x 125 cm
Coll. musée du Louvre, Paris / Photo Angèle Dequier
7/15
Cette bouteille de vin est destinée aux raboteurs de parquet, lesquels la boiront probablement après leur journée de labeur. Peinte en 1875, cette grande toile de Gustave Caillebotte (1848–1894), par ailleurs grand collectionneur et mécène de l’impressionnisme, s’attaque à un sujet résolument moderne et audacieux pour son époque : l’univers du prolétariat urbain.
Les Raboteurs de parquet
Gustave Caillebotte
1875, Huile sur toile, 102 x 146 cm Musée d'Orsay, Paris
© Bridgeman Images
8/15
C’est Marat ! Jacques-Louis David a choisi la simplicité d’une composition en équerre, dépouillée à l’extrême, pour figurer sa mort sanglante. Commandé dès le lendemain de l’assassinat du révolutionnaire le 13 juillet 1793, le tableau du martyr sera achevé le 14 octobre suivant, soit trois mois plus tard.
La Mort de Marat ou Marat assassiné
Atelier de Jacques-Louis David
1794, Huile sur toile, 162 x 130 cm Coll. Musée du Louvre, Paris
© RMN Grand Palais / Photo Martine Beck Coppola
9/15
Au bout du lit d’Olympia d’Édouard Manet (1863), ce minou a fait beaucoup jaser ! La queue dressée, prêt à bondir, ce chat fut perçu comme une pure provocation de l’artiste. Animal réputé satanique et métaphore du sexe féminin, il offre une réponse moderne au chien (symbole de fidélité) reposant au pied de la Vénus peinte à la Renaissance par Titien.
Olympia
Édouard Manet
1863, Huile sur toile, 130,5 x 191 cm
Coll. musée d'Orsay, Paris
10/15
Il s’agit bien de La Liberté guidant le peuple, réalisée en 1830 ! Si Eugène Delacroix ancre l’action des Trois Glorieuses au cœur de la capitale, le peintre romantique a en revanche pris quelques libertés avec le réel… La position des tours de la cathédrale de Notre-Dame apparaît en effet fantaisiste, tout comme la présence de maisons entre le monument et la Seine : une pure invention !
La Liberté guidant le peuple
Eugène Delacroix
1830, Huile sur toile, 260 x 325 cm
Coll. musée du Louvre, Paris
11/15
Ces angelots à l’air malicieux sont parmi les plus célèbres de l’histoire de l’art. On les trouve dans la dernière des madones peintes par Raphaël, la Madone Sixtine (1513–1514) commande pour un maître-autel. Ces putti sont dominés par une Vierge céleste.
La Madone Sixtine
Raphaël
1513 – 1514, Huile sur toile, 265 x 196 cm
Coll. Gemäldegalerie Alter Meister, Dresden
Photo Wikimedia Commons
12/15
Cette croustillante nature morte, vers laquelle nos regards convergent, figure sur La Laitière de Johannes Vermeer, peinte vers 1660. Du lait et des miches : au vu des ingrédients présents, la servante est sans doute en train de préparer un pudding, mets hollandais réconfortant qui permettait de ne pas gâcher le pain rassis.
La Laitière
Johannes Vermeer
1658, Huile sur toile, 45,5 × 41 cm
Coll. Rijksmuseum, Amsterdam
13/15
Dans ce tableau de 1786 nommé La Tendresse maternelle, c’est madame Vigée Le Brun qui cajole sa fille Julie, alias « brunette ». Montrer l’amour filial est une chose nouvelle pour l’époque.
La Tendresse maternelle ou Madame Vigée Le Brun et sa fille, Jeanne Marie-Louise
Louise Élisabeth Vigée Le Brun
1786, Huile sur bois, 105 x 84 cm, Coll. musée du Louvre, Paris
© Bridgeman images
14/15
Voyez ce puissant vortex qui aspire un paysage mouvant au ciel cramoisi… Vous avez reconnu Le Cri ! Œuvre du Norvégien Edvard Munch peinte en 1893, ce tableau à l’emblématique figure d’effroi est devenu l’étendard de l’expressionnisme.
Le Cri
Edvard Munch
1893, Tempera et pastel sur carton, 91 x 73,5 cm, Coll. Nasjonalgalleriet, Oslo
© Electa/Bridgeman
15/15
Cette adorable boule de poils est celle des époux Arnolfini, famille de marchands italiens fournisseurs officiels de draperie de la cour de Bourgogne, qui donnent leur nom à ce tableau de Jan van Eyck peint en 1434. Ce petit chien symbolise la fidélité conjugale du couple !
Les Époux Arnolfini
Jan Van Eyck
1434, Huile sur bois, 82 x 60 cm, Coll. National Gallery, Londres
© National Gallery, Londres
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Saurez-vous identifier d'où proviennent ces détails ?
C'est parti !
1/15
Le Jardin des délices, chef-d’œuvre absolu de Jérôme Bosch (vers 1500) dépeint avec génie les pires travers du genre humain et fourmille de détails improbables. Le panneau de gauche représente le jardin d’Éden tandis qu’au centre – d’où est tiré notre détail de moule – une foule de personnages s’adonne à toutes sortes d’activités plus ou moins réprimées par la morale. Dans le panneau de droite, les âmes des damnés rôtissent dans les flammes de l’Enfer.
Le Jardin des délices
Jérôme Bosch
Vers 1500, Huile sur toile, 200 x 195 cm, Coll. Museo Nacional del Prado, Madrid
2/15
La Naissance de Vénus, peinte vers 1484–1485 par l’Italien Sandro Botticelli, est l’une des plus célèbres œuvres au monde. Elle représente Vénus, déesse de la beauté, allégorie de la fécondité universelle, naissant des flots de la mer (Vénus dite “anadyomène”). Sa longue chevelure est animée par le vent, symbolisé par Zéphyr, à gauche du tableau.
La Naissance de Vénus
Sandro Botticelli
Vers 1485, Tempera sur toile
Coll. Gallerie Degli Uffizi
3/15
Exposé au Salon de 1819, La Grande odalisque peinte par Jean-Auguste-Dominique Ingres montre une femme alanguie dans un décor à l’oriental : chasse-mouche en plumes de paon, pipe à opium près d’un brûle-parfum, turban sur la tête… Il s’agit d’une figure fantasmée de harem, Ingres n’ayant jamais voyagé en Orient.
La Grande odalisque
Jean-Auguste-Dominique Ingres
1814, Huile sur toile
Coll. musée du Louvre, Paris
4/15
C’est bien sûr Vincent van Gogh ! À la suite d’une dispute avec son ami Paul Gauguin, le peintre tourmenté se coupe l’oreille à Arles, la veille de Noël 1888.
Autoportrait à l'oreille bandée
Vincent van Gogh
Janvier 1889, Huile sur toile, 60 x 49 cm
Coll. Courtauld Gallery, Londres
5/15
Le poulet attaché à la ceinture de cette femme mystérieuse est le symbole des arquebusiers et la bourse pendant sur sa robe renvoie à l’argent de la commande passée à Rembrandt. Cette volaille, plumée et tête en bas, est sûrement un pied de nez !
La Ronde de nuit
Rembrandt
1642, Huile sur toile, 379,5 x 453,5 cm, Coll. Rijksmuseum, Amsterdam
© Rijksmuseum, Amsterdam
6/15
Cette scène de bain représenterait Gabrielle d’Estrées, la favorite d’Henri IV, et l’une de ses sœurs. Cette dernière lui pince le téton. Ce geste évoque peut-être l’état de grossesse de la maîtresse royale, interprétation d’autant plus probable qu’à l’arrière-plan une femme de chambre brode une layette. Gabrielle tient un anneau d’or, symbole du sexe féminin mais surtout allusion possible au projet de mariage avec le roi de France qui n’aboutira pas.
Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées et de sa sœur la duchesse de Villars
École de Fontainebleau
Vers 1594, Huile sur bois, 96 x 125 cm
Coll. musée du Louvre, Paris / Photo Angèle Dequier
7/15
Cette bouteille de vin est destinée aux raboteurs de parquet, lesquels la boiront probablement après leur journée de labeur. Peinte en 1875, cette grande toile de Gustave Caillebotte (1848–1894), par ailleurs grand collectionneur et mécène de l’impressionnisme, s’attaque à un sujet résolument moderne et audacieux pour son époque : l’univers du prolétariat urbain.
Les Raboteurs de parquet
Gustave Caillebotte
1875, Huile sur toile, 102 x 146 cm Musée d'Orsay, Paris
© Bridgeman Images
8/15
C’est Marat ! Jacques-Louis David a choisi la simplicité d’une composition en équerre, dépouillée à l’extrême, pour figurer sa mort sanglante. Commandé dès le lendemain de l’assassinat du révolutionnaire le 13 juillet 1793, le tableau du martyr sera achevé le 14 octobre suivant, soit trois mois plus tard.
La Mort de Marat ou Marat assassiné
Atelier de Jacques-Louis David
1794, Huile sur toile, 162 x 130 cm Coll. Musée du Louvre, Paris
© RMN Grand Palais / Photo Martine Beck Coppola
9/15
Au bout du lit d’Olympia d’Édouard Manet (1863), ce minou a fait beaucoup jaser ! La queue dressée, prêt à bondir, ce chat fut perçu comme une pure provocation de l’artiste. Animal réputé satanique et métaphore du sexe féminin, il offre une réponse moderne au chien (symbole de fidélité) reposant au pied de la Vénus peinte à la Renaissance par Titien.
Olympia
Édouard Manet
1863, Huile sur toile, 130,5 x 191 cm
Coll. musée d'Orsay, Paris
10/15
Il s’agit bien de La Liberté guidant le peuple, réalisée en 1830 ! Si Eugène Delacroix ancre l’action des Trois Glorieuses au cœur de la capitale, le peintre romantique a en revanche pris quelques libertés avec le réel… La position des tours de la cathédrale de Notre-Dame apparaît en effet fantaisiste, tout comme la présence de maisons entre le monument et la Seine : une pure invention !
La Liberté guidant le peuple
Eugène Delacroix
1830, Huile sur toile, 260 x 325 cm
Coll. musée du Louvre, Paris
11/15
Ces angelots à l’air malicieux sont parmi les plus célèbres de l’histoire de l’art. On les trouve dans la dernière des madones peintes par Raphaël, la Madone Sixtine (1513–1514) commande pour un maître-autel. Ces putti sont dominés par une Vierge céleste.
La Madone Sixtine
Raphaël
1513 – 1514, Huile sur toile, 265 x 196 cm
Coll. Gemäldegalerie Alter Meister, Dresden
Photo Wikimedia Commons
12/15
Cette croustillante nature morte, vers laquelle nos regards convergent, figure sur La Laitière de Johannes Vermeer, peinte vers 1660. Du lait et des miches : au vu des ingrédients présents, la servante est sans doute en train de préparer un pudding, mets hollandais réconfortant qui permettait de ne pas gâcher le pain rassis.
La Laitière
Johannes Vermeer
1658, Huile sur toile, 45,5 × 41 cm
Coll. Rijksmuseum, Amsterdam
13/15
Dans ce tableau de 1786 nommé La Tendresse maternelle, c’est madame Vigée Le Brun qui cajole sa fille Julie, alias « brunette ». Montrer l’amour filial est une chose nouvelle pour l’époque.
La Tendresse maternelle ou Madame Vigée Le Brun et sa fille, Jeanne Marie-Louise
Louise Élisabeth Vigée Le Brun
1786, Huile sur bois, 105 x 84 cm, Coll. musée du Louvre, Paris
© Bridgeman images
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Voyez ce puissant vortex qui aspire un paysage mouvant au ciel cramoisi… Vous avez reconnu Le Cri ! Œuvre du Norvégien Edvard Munch peinte en 1893, ce tableau à l’emblématique figure d’effroi est devenu l’étendard de l’expressionnisme.
Le Cri
Edvard Munch
1893, Tempera et pastel sur carton, 91 x 73,5 cm, Coll. Nasjonalgalleriet, Oslo
© Electa/Bridgeman
15/15
Cette adorable boule de poils est celle des époux Arnolfini, famille de marchands italiens fournisseurs officiels de draperie de la cour de Bourgogne, qui donnent leur nom à ce tableau de Jan van Eyck peint en 1434. Ce petit chien symbolise la fidélité conjugale du couple !
Les Époux Arnolfini
Jan Van Eyck
1434, Huile sur bois, 82 x 60 cm, Coll. National Gallery, Londres
© National Gallery, Londres