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Le ballet en musiques contemporaines

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Created on December 10, 2024

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Le ballet en musiques contemporaines

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Introduction

Depuis l'intégration d'éléments de modernisme et d'expressionnisme dans les ballets russes de Serge Diaghilev au début du XXe siècle, le ballet n'a cessé d'évoluer : un style néoclassique avec une technique pure et une esthétique épurée chez George Balanchine, une danse plus moderne avec des œuvres expressives et narratives chez Martha Graham, des formes hybrides de danse-théâtre chez Pina Bausch…. Le ballet contemporain, forme d'art dynamique et diversifiée, est né de cet héritage en combinant des techniques classiques avec des mouvements modernes et des concepts innovants. Les chorégraphes d'hier et d'aujourd’hui puisent dans les musiques de leur temps quand iels ne collaborent pas directement avec les compositeur·rice·s. Des chorégraphies classiques, révolutionnaires, improvisées, aléatoires, narratives ou abstraites se font ainsi l'écho de musiques qui sont tout autant variées. Le panorama suivant, en douze œuvres, vous invite à explorer ces collaborations-inspirations entre les artistes des XXe et XXIe siècles.

Quelques collaborations-inspirations aux XXe et XXIe siècles,

galerie de portraits

Laurie ANDERSON

Trisha BROWN

Pierre SCHAEFFER

Pierre HENRY

John CAGE

Merce CUNNINGHAM

Maurice BÉJART

Philip GLASS

Lucinda CHILDS

Édith CANAT de CHIZY

Meryl TANKARD

Elena KATS-CHERNIN

Anne Teresa DE KEERSMAEKER

Roland PETIT

Steve REICH

Marius CONSTANT

Blanca LI

David NIXON

Angelin PRELJOCAJ

Bruno MANTOVANI

Lera AUERBACH

Sally BEAMISH

Ana SOKOLOVIĆ

Hélène BLACKBURN

John NEUMEIER

Pierre Henry, Pierre Schaeffer et Maurice Béjart

Pierre SCHAEFFER

Pierre HENRY

Maurice BÉJART

Symphonie pour un homme seul,musique électroacoustique (1950)

Pierre Schaeffer et Pierre Henry avaient pour ambition de composer une symphonie des « bruits humains ». Face à la richesse de la matière sonore disponible, pour construire une architecture cohérente, ils se limitèrent à quelques éléments enregistrés : bribes de paroles, accords de piano préparé et sons de violon. L'œuvre est marquée par l'existentialisme, l'expression de la solitude humaine et l'angoisse. Cette musique est l'argument du premier ballet de musique concrète que la Compagnie des Ballets de l'Étoile de Maurice Béjart a joué tout l'été 1955 au Théâtre de l'Étoile. Il s'agit d'un ballet pour un homme, une femme, dix danseurs masculins et une corde sans nœud. Avec cette chorégraphie, Maurice Béjart remporte les honneurs de la presse et du public. Les trouvailles expérimentées dans Symphonie pour un homme seul donnent naissance au style béjartien.

BÉJART Maurice, HENRY Pierre et SCHAEFFER Pierre, Symphonie pour un homme seul par Maurice Béjart, Michèle Seigneuret et les artistes des Ballets de l'Étoile, 1955.

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John Cage et Merce Cunningham

Merce CUNNINGHAM

John CAGE

Variations V,musique électronique (1965)

Variations V reflète l'expérimentation et l'esprit des années 1960. Cette œuvre est un événement multimédia collaboratif et interactif avec de la danse chorégraphiée, un décor mobile élaboré, un éclairage variable, plusieurs projections de films et de la musique électronique en direct. Cette dernière est souvent activée par les mouvements des danseur·euse·s, captés par une douzaine d'antennes placées autour de la scène et un ensemble de cellules photoélectriques. La diversité sonore de l'œuvre est aussi enrichie par la chorégraphie de Merce Cunningham : il prévoit des interventions non dansantes avec des objets équipés de microphones de contact. Merce Cunningham privilégie le mouvement pour lui-même, au-delà de toute considération psychologique et narrative.

CAGE John et CUNNINGHAM Merce, Variations V par John Cage, Gordon Mumma, David Tudor, Merce Cunningham Dance Company, films et projections de Stan van der Beek et Nam June Paik, 1965.

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Philip Glass et Lucinda Childs

Lucinda CHILDS

Philip GLASS

Dance,musique pour flûte, orgue et instruments non spécifiés (1979)

Dance est un manifeste du minimalisme à trois voix imbriquées : Philip Glass pour la musique répétitive, Sol LeWitt pour la sculpture conceptuelle de la scénographie et Lucinda Childs dans une chorégraphie intense au rythme millimétré. Lucinda Childs qui avait déjà collaboré avec Philip Glass sur Einstein on the Beach, lui demande une pièce pour rythmer des arabesques mathématiques et austères. La musique qu'il compose possède un rythme soutenu, capable de supporter la géométrie et la rapidité d'exécution de la chorégraphie. Sa manière unique d'analyser et de construire la musique par la structure est façonnée par le rapport au mouvement. Chez lui, son et mouvement vont de pair. Dance est une œuvre emblématique, une pièce miroitante qui démultiplie le regard en projetant sur des tissus flottant le film de la chorégraphie qui se déroule sur scène.

CHILDS Lucinda et GLASS Philip, Dance par les danseurs et danseuses de la Lucinda Childs Dance Company, musique enregistrée par le Philip Glass Ensemble sous la direction de Michael Riesman, 2015.

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Laurie Anderson inspire Trisha Brown

Trisha BROWN

Laurie ANDERSON

Long time no sea (1983),musique pour le ballet Set and reset reset (1983)

La musique de Laurie Anderson est influencée par le minimalisme. Elle se compose d'une rythmique obsessionnelle, d'un fragment mélodique électronique, d'inclusions bruitistes et d'une voix originale et transformée dont les cellules répétitives rythment l'œuvre. La chorégraphie met en scène des mouvements rapides et fluides. Pour ce ballet, Trisha Brown met en place un processus d'improvisation mémorisée et superpose les phrases et les temps pour créer une déconstruction de la pratique chorégraphique. Son ballet repose sur des relations métamorphiques, des relations entre formes plastiques et organiques, ainsi que sur l'espace, à la fois physique et sonore.

ANDERSON Laurie, Long time no sea et BROWN Trisha, Set and reset reset par Marie Albert, Loïc Aymé, Morgane Bonis, Zoé De Sousa, Jeanne Durouchoux, Agathe Lecat, Salomé Rebuffat, 2020.

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Marius Constant et Roland Petit

Roland PETIT

Marius CONSTANT

L'Ange bleu,spectacle chorégraphique pour voix de cabaret et ensemble instrumental (1985)

Ce spectacle repose sur le roman expressionniste allemand Der blaue Engel de Heinrich Mann. L'Ange bleu est un cabaret où se produit la chanteuse Lola Frölich. Un professeur de grec et latin, monsieur Unrat, s'y rend dans le but d'y surprendre des élèves de sa classe qui le fréquentent tous les soirs en toute illégalité… mais voilà que le professeur tombe lui aussi sous le charme de Lola. Marius Constant met en musique l'histoire, en toute liberté, sans se soucier de la chorégraphie qui va l'accompagner. Roland Petit s'empare ensuite de la partition et écrit son ballet. Chacun, compositeur comme chorégraphe, peut garder la liberté de ce qu'il a envie de créer. Marius Constant est directeur musical des Ballets Roland Petit de 1956 à 1966. Leur première œuvre commune s'intitule Contrepointe en 1958 et leur collaboration perdure jusqu'en 1985.

CONSTANT Marius et PETIT Roland, L'Ange bleu [extrait] par Dominique Khalfouni et Roland Petit, 1985.

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Steve Reich inspire Anne Teresa De Keersmaeker

Steve REICH

Anne Teresa DE KEERSMAEKER

Music for 18 musicians (1976),musique pour le ballet Rain (2001)

Music for 18 musicians de Steve Reich est une composition minimaliste aux motifs répétitifs et aux subtiles variations. Cette œuvre est structurée autour de onze accords joués par un ensemble de dix-huit interprètes. Les pulsations sont régulières et les transitions entre les sections sont fluides. Avec ses textures riches, cette musique crée une atmosphère immersive et dynamique. En osmose avec la musique de Steve Reich, la chorégraphie Rain d'Anne Teresa de Keersmaeker met en scène dix corps qui exécutent des mouvements synchronisés et des motifs répétitifs, créant une sensation de flux continu et de vitalité, une énergie qui semble inépuisable. Ce ballet combine rigueur formelle et expressivité émotionnelle.

REICH Steve, Music for 18 musicians et DE KEERSMAEKER Anne Teresa, Rain [extrait] par le Ballet de l'Opéra national de Paris et l'Ensemble Ictus, 2014.

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Elena Kats-Chernin et Meryl Tankard

Meryl TANKARD

Elena KATS-CHERNIN

Wild Swans,musique pour orchestre (2002)

Après une première collaboration fructueuse pour l'ouverture des Jeux Olympiques de Sidney (Australie) en 2000, Meryl Tankard et Elena Kats-Chernin, toutes les deux fascinées pas le même conte de Hans Christian Andersen, décident de retravailler ensemble. Wild Swans (Les cygnes sauvages) raconte l'histoire d'Eliza, une princesse dont les onze frères sont transformés en cygnes par leur belle-mère, une sorcière. La musique d'Elena Kats-Chernin pour cette œuvre est influencée par deux cents ans de genres musicaux, allant de l'opérette hongroise à la musique folklorique et même aux influences du jazz et de la musique populaire. L'écriture musicale et l'écriture chorégraphique se sont faites conjointement, scène par scène, Meryl Tankard élaborait la structure et décrivait les images qu'elle avait en tête et Elena Kats-Chernin improvisait toutes sortes de versions différentes jusqu'à ce que les deux artistes tombent d'accord.

KATS-CHERNIN Elena et TANKARD Meryl, Wild Swans [extrait] par la C&C Ballet Academy, 2022.

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Édith Canat de Chizy et Blanca Li

Blanca LI

Édith CANAT de CHIZY

Corazon loco,spectacle pour six danseur·euse·s, huit voix et percussion (2006)

Corazon Loco est un spectacle qui réunit danse, voix et percussion et qui explore l'expérience de la fusion-désintégration amoureuse. Il résulte d'une collaboration étroite entre la compositrice et la chorégraphe, avec la volonté que le travail sur la voix et le corps ne fasse qu'un. Les frontières des deux univers s'estompent jusqu'à oublier la spécificité de chaque acteur·rice-interprète-danseur·euse. L'interpénétration de la voix et du corps va parfois jusqu'à une inversion des rôles : les danseur·euse·s chantent, les chanteur·euse·s dansent. La composition d'Édith Canat de Chizy conjugue rythmes et jeux vocaux s'appuyant sur la phonétique de mots issus de plusieurs langues (anglais, français, espagnol, russe, italien…). La musique naît du mouvement, dans un jeu d'accord et de désaccord, d'union ou de contradiction des voix et des corps, pour que s'invente et s'écrive un parcours contrasté à travers le thème de l'amour.

CANAT de CHIZY Édith et LI Blanca, Corazon Loco [extrait] par Jean-Gérald Dorseuil, Matthew Hawkins, Ahmed Karetti, Blanca Li, Yana Malsteva, Deborah Torres, l’ensemble Sequenza 9.3 et Béatrice Répécaud sous la direction de Catherine Simonpietri, 2008.

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Bruno Mantovani et Angelin Preljocaj

Angelin PRELJOCAJ

Bruno MANTOVANI

Siddharta,pour orchestre (2010)

Le chorégraphe Angelin Preljocaj s'inspire du thème fondateur de Siddharta pour la nouvelle création qu'il offre au Ballet de l'Opéra. Il revisite l'histoire de celui qui deviendra l'Éveillé, ou Bouddha, pour en donner une lecture personnelle explorant les thèmes du dépassement, de l'épreuve et du sacrifice dans la quête d'un absolu. Au-delà du simple récit, il dévoile les tourments et les mystères de ce long voyage intérieur, semé d'embûches, d'incertitudes et de doutes. Bruno Mantovani, avec cette collaboration, signe sa première œuvre pour l'Opéra de Paris. Sa musique est riche, ample, pleine de surprises et d'atmosphères singulières. Elle change de couleur à chaque tableau, dans une intensité dramatique croissante. Les apparitions de Siddharta sont signalées par un riff de guitare électrique, tandis que l'on passe de parties méditatives à la flûte ou à la clarinette, à des plages de percussions occidentales ou orientales d'une grande puissance.

MANTOVANI Bruno et PRELJOCAJ Angelin, Siddharta [extrait] par Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche, Wilfried Romoli et le corps de Ballet de l'Opéra national de Paris, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris sous la direction de Susanna Mälkki, 2010.

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Lera Auerbach et John Neumeier

John NEUMEIER

Lera AUERBACH

Tatiana,pour orchestre (2014)

Ce ballet prend pour référence le roman en vers Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine. Entre rêve, mémoire, prémonition et réalité, il donne vie à l'histoire de Tatiana, une jeune fille élevée dans la campagne russe et de son premier grand amour. La collaboration étroite entre le chorégraphe et la compositrice aboutit à un ballet narratif très fluide, dramatique et presque cinématographique. La musique de Lera Auerbach combine des sections en tutti avec des solos introspectifs pour violon et violoncelle. Elle résonne de diverses influences pour illustrer des moments psychédéliques, lyriques ou passionnés, avec notamment des accents russes, mais aussi le rythme d'un tango entre Tatiana et Onéguine. La chorégraphie est basée sur une ligne classique pure, mais avec de nombreux mouvements originaux et contemporains. John Neumeier a également créé la mise en scène, les décors, les costumes et l'éclairage de ce ballet.

AUERBACH Lera et NEUMEIER John, Tatiana [extrait] par Denis Dmitriev, Alexey Lyubimov, Tatiana Melnik, Ivan Mikhalev, Valeria Mukhanova, Anna Ol, Anton Sorochan, Semyon Velichko et l'orchestre symphonique du Stanislavsky Moscow Music Theatre, 2014.

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Sally Beamish et David Nixon

David NIXON

Sally BEAMISH

The Little Mermaid,pour orchestre (2017)

Ce ballet repose sur le conte La petite Sirène de Hans Christian Andersen. Il met en scène une histoire d'amour tragique, une histoire de sacrifice et d'endurance. Pour la compositrice Sally Beamish, cette histoire résonne avec le folklore écossais et en particulier les contes « selkie » des Orcades. La musique porte ainsi tout naturellement des influences de la danse écossaise et de la cornemuse, mais aussi un mélange éclectique de styles, avec des références à la musique de ballet d'Igor Stravinsky et de Sergueï Prokofiev, ainsi qu'à d'autres compositeur·rice·s du XXe siècle. Sally Beamish conçoit pour chaque personnage une instrumentation et une signature musicale distincte, y compris pour la mer dont elle symbolise le mouvement par des lignes se chevauchant aux cordes. Le chorégraphe et metteur en scène David Nixon, quant à lui, symbolise la nage notamment à travers des portées qui simulent l'apesanteur du milieu aquatique. L'utilisation de mimes facilite la compréhension de l'intrigue.

BEAMISH Sally et NIXON David, The Little Mermaid [extrait] par le Northern Ballet et le Northern Ballet Sinfonia, sous la direction de John Pryce-Jones, 2017.

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Ana Sokolović et Hélène Blackburn

Hélène BLACKBURN

Ana SOKOLOVIĆ

Coppélia X Machina,pour orchestre (2022)

Ce ballet est librement inspiré du ballet Coppélia (1870) d'Arthur Saint-Léon sur une musique de Léo Delibes, d'après le conte Le marchand de sable d'E.T.A. Hoffmann. Coppélia est ici un automate, un robot que l'on prend pour une personne vivante. Alors que les robots sont encore obéissants et prévisibles, mais que l'intelligence artificielle prend une place de plus en plus significative, ce ballet anticipe la disparition des frontières entre les humains et la marionnette-machine. Les danseur·euse·s évoluent pieds nus, en pointes, en espadrilles ou sur échasses. Iels dansent comme des machines : les mouvements très précis, souvent anguleux, sont saccadés, brusques et très rapides. La musique d'Ana Sokolović est faite sur mesure, avec une précision au millième de seconde. Elle dégage une grande énergie et des couleurs originales. Les rythmes souvent rigides représentent une sorte de « musique de machine ».

BLACKBURN Hélène et SOKOLOVIĆ Ana, Coppélia X Machina [extrait] par le Ballet am Rhein et l'Orchestre symphonique de Düsseldorf sous la direction de Patrick Francis Chestnut, 2023.

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Réalisation

Lucinda Childs

Chorégraphe américaine née en 1940

Lucinda Childs s'intéresse à la danse classique et au théâtre avant de découvrir la danse moderne. Elle rencontre Bessie Schönberg, Merce Cunningham et Judith Dunn qui vont influencer sa carrière. Elle danse dans des spectacles expérimentaux tout en écrivant ses premières œuvres. Elle crée la Lucinda Childs Dance Company à New York en 1973. Elle se spécialise dans la danse minimaliste, répétitive et collabore fréquemment avec des compositeurs de musique minimaliste comme Philip Glass, Steve Reich ou encore John Adams. En 1976, elle crée la chorégraphie de Einstein on the Beach de Philip Glass, dans laquelle elle fait tourner en rond les danseur·euse·s sur un rythme infernal. Composées comme des suites mathématiques avec d'infimes variations, ses chorégraphies hypnotisent le regard des spectateur·rice·s.

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© Rita Antonioli

Elena Kats-Chernin

Compositrice soviétique d'origine australienne née en 1957

Pianiste de formation, Elena Kats-Chernin étudie à la Yaroslavl Music School ainsi qu'au collège musical d'État Gnessine à Moscou (Russie). Elle poursuit ses études au Conservatoire de Sydney (Australie) dans la classe de composition de Richard Toop, ainsi qu'avec Helmut Lachenmann à Hanovre (Allemagne). Son langage musical est d'abord moderniste et bruitiste avant de devenir plus tonal dans les années 1990. Elle intègre alors diverses influences dont des éléments de minimalisme, des modèles classiques russes ou baroques, ainsi que des musiques populaires comme la musique klezmer et le music-hall. Elle combine souvent une pulsation rythmique ciselée avec un langage mélodique/harmonique coloré. Elena Kats-Chernin signe des opéras de chambre et des ballets ainsi que de la musique orchestrale, des concertos pour piano et de la musique pour film muet.

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© Bruria Hammer

Blanca Li

Chorégraphe espagnole née en 1964

Après une enfance en tant que gymnaste dans l'équipe nationale espagnole, Blanca Li part étudier la danse à la Martha Graham school de New York (États-Unis) et fréquente aussi les écoles d'Alvin Ailey, de Paul Sanasardo ainsi que le Clark Center. Établie en France depuis 1992, Blanca Li fonde sa compagnie à Paris en 1993. Elle puise les sources de son inspiration dans la culture arabo-andalouse et explore un large éventail d'expressions corporelles allant du flamenco au hip-hop en passant par le ballet classique ou la danse baroque. Adepte de nouveauté et de métissage, Blanca Li invente et réalise une multitude de projets, en se renouvelant constamment. Blanca Li a été élue membre de la section de chorégraphie de l'Académie des Beaux-Art en 2019. Elle est aussi metteuse en scène, réalisatrice et actrice.

© Lalo Cortes

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Maurice Béjart

Chorégraphe franco-suisse né en 1927 et décédé en 2007

Maurice Béjart est considéré comme l'un des chorégraphes les plus novateur·rice·s de la danse moderne, développant son langage chorégraphique tant sur les bases de la danse académique que sur les courants néoclassiques. Il mêle les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques, mettant en valeur les qualités individuelles de ses solistes au sein de mouvements d'ensemble. En 1953, il fonde sa première compagnie, Les Ballets de l'Étoile puis il s'exile en Belgique où il fonde et dirige la compagnie Ballet du XXe siècle, avant de s'établir en Suisse où il donne naissance au Béjart Ballet Lausanne. Il s'investit dans le répertoire chorégraphique persan et offre une large contribution à la promotion de la danse moderne dans les années 1970, notamment grâce aux générations de chorégraphes qu'il a formé·e·s à l'École Mudra.

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© DR

Sally Beamish

Compositrice et altiste britannique née en 1956

Sally Beamish étudie l'alto au Royal Northern College of Music de Londres (Angleterre) ainsi qu'en Allemagne avec Bruno Giuranna. Elle commence une carrière d'interprète avant d'emménager en Écosse en 1990 et de se consacrer à la composition.Sally Beamish écrit de la musique pour tous types d'effectifs. Elle s'illustre particulièrement dans les oratorios Knotgrass Elegy (2001), Equal Voices (2014) et The Judas Passion (2018), ainsi que dans des concertos créés par de prestigieux·euses solistes dont Tabea Zimmermann ou encore Martin Fröst. Elle collabore également avec des chorégraphes pour des musiques de ballet et écrit aussi des musiques pour le théâtre, le cinéma, la télévision ainsi que des pièces pour les enfants. Elle se produit à nouveau comme interprète en 2015, après que sa fille, luthière, lui ait fabriqué un alto.

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© Ashley Coombes

Philip Glass

Compositeur américain né en 1937

Violoniste, flûtiste et pianiste, Philip Glass étudie la musique à la Julliard School de New York (États-Unis) où il côtoie notamment Steve Reich. Il complète sa formation avec Nadia Boulanger en France en 1963. Engagé pour transcrire des improvisations de Ravi Shankar pour la musique du film Chappaqua, il découvre les structures répétitives puis voyage en Inde. De retour à New York en 1967, il fonde le Philip Glass Ensemble et compose dans un style minimaliste répétitif pour des effectifs de chambre. Enstein on the Beach (1976), lui apporte une soudaine célébrité et marque un tournant dans sa carrière. Il débute alors une longue pérrode de productions d'opéras et d'œuvres orchestrales. Philip Glass est également compositeur de musiques de film.

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© Danny Clinch

Angelin Preljocaj

Chorégraphe français né en 1957

Angelin Preljocaj débute des études de danse classique avant de se tourner vers la danse contemporaine auprès de Karin Waehner. En 1980, il part pour New York (États-Unis), travaille avec Zena Rommett et Merce Cunningham, puis continue ses études en France auprès de Viola Farber et Quentin Rouillier. Il rejoint ensuite Dominique Bagouet jusqu'à la création de sa propre compagnie en 1984. Résolument contemporain, il allie fréquemment des recherches formelles originales et des collaborations avec de nombreux·euses artistes de tout horizon sans totalement s'éloigner de la tradition du ballet classique. La danse d'Angelin Preljocaj se caractérise par une forte base de techniques néo-classique et moderne associées au langage contemporain propre au chorégraphe, empli de lyrisme teinté d'une forte sensualité. Angelin Preljocaj réalise également des courts-métrages et plusieurs films.

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© julien bengel

John Cage

Compositeur américain né en 1912 et décédé en 1992

Féru d'architecture et de peinture, pianiste de formation, John Cage étudie la composition notamment auprès de Henry Cowell et Arnold Schoenberg. Il s'initie également à la musique indienne et au bouddhisme zen. John Cage se lie d'amitié avec Morton Feldman, Christian Wolff et Robert Rauschenberg à New York (États-Unis) puis entame une longue collaboration avec son ami, le chorégraphe Merce Cunningham. En 1958, à Darmstadt (Allemagne), ses compositions et ses théories surprennent : il révolutionne le processus compositionnel, le fondant sur une automatisation de l'écriture par le biais de programmes informatiques et sur la notion d'indétermination et de hasard. John Cage intègre la pensée orientale et le silence, et rejette la conception traditionnelle d'œuvre musicale. Inventeur du piano préparé et des happenings, il situe son travail dans l'expérimentation et la liberté. Il compose avec prédilection pour la voix, les percussions et le piano.

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© Bogaerts Anefo, Archives nationales des Pays-Bas

Meryl Tankard

Chorégraphe australienne née en 1955

Meryl Tankard débute sa carrière comme danseuse puis abandonne le ballet classique suite à sa rencontre avec Pina Bausch. Elle devient alors un membre clé du Wuppertal Tanztheater de Pina Bausch. Elle chorégraphie sa première pièce en 1977 et en 1989, elle crée sa propre compagnie, la Meryl Tankard Company, à Canberra (Australie). De 1993 à 1999, elle dirige l'Australian Dance Theatre et effectue des tournées dans le monde entier. Meryl Tankard réussit à synthétiser l'éventail des influences de ses débuts de carrière pour créer un style de danse-théâtre qui lui est propre. Elle construit un répertoire d'œuvres avec pour fil conducteur, un mouvement dynamique, un fort contenu émotionnel, un engagement envers le design et une innovation dans la mise en scène.

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© DR

Pierre Schaeffer

Compositeur français né en 1910 et décédé en 1995

Compositeur, théoricien, chercheur, essayiste et romancier, Pierre Schaeffer est l'un des pères de la radiophonie expérimentale et de la musique concrète, qu'il définit comme un collage et un assemblage sur bande magnétique de sons préenregistrés à partir de matériaux sonores variés et concrets. Diplômé de l'École Polytechnique, il devient ingénieur des Télécommunications. En 1944, il crée un studio consacré à l'expérimentation radiophonique, puis fonde le Groupe de recherches de musique concrète (GRMC), qui devient en 1958 le Groupe de recherches musicales (GRM). À partir de 1960, il fonde et dirige le service de la recherche de l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF). Considérant que la musique a besoin de chercheur·euse·s, il abandonne la composition, assure un séminaire de musique expérimentale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris et rédige le Traité des objets musicaux, vaste réflexion sur la nature et la richesse de l'élément sonore.

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© DR

Merce Cunningham

Chorégraphe américain né en 1919 et décédé en 2009

L'œuvre de Merce Cunningham a contribué au renouvellement de la pensée de la danse dans le monde. Il est considéré comme le chorégraphe qui a réalisé la transition conceptuelle entre danse moderne et danse contemporaine, notamment en découplant la danse de la musique, et en intégrant une part de hasard dans le déroulement de ses chorégraphies. Merce Cunningham a longuement collaboré avec John Cage. Leur approche novatrice permettait aux médiums d'exister indépendamment, ou plutôt de cohabiter, au sein d'une performance, abandonnant ainsi le modèle codépendant de la danse et de la musique. Chacun travaillait de son côté avec pour seuls repères, une structure rythmique, un point de départ et une fin. Les danseur·euse·s ne découvraient la musique qu'au moment de la première représentation. L'objectif selon John Cage était de libérer la musique de la nécessité d'aller avec la danse, et de libérer la danse d'avoir à interpréter la musique.

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© DR

Trisha Brown

Chorégraphe américaine née en 1936 et décédée en 2017

Après des études de danse classique, Trisha Brown se tourne vers la danse contemporaine. Héritière de Merce Cunningham, elle cherche son propre langage, avec une grande liberté de mouvement, entre structure et improvisation, dans une trame narrative émotionnelle et poétique. Trisha Brown rejette les conventions scéniques et l'enjeu de la représentation. Pendant vingt ans, elle présente ses chorégraphies dans des galeries, des studios et des lieux extérieurs - urbains ou naturels - avant d'être invitée à créer pour des lieux plus traditionnels. Son travail se caractérise par la volonté de dépasser les limites physiques et de repenser les relations entre les danseur·euse·s, l'espace scénique et le public. La notion de poids et de gravité occupe une place centrale dans l'œuvre de Trisha Brown, qui cherche à développer des mouvements fluides et naturels, sans contraintes ni tensions.

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© Marc Ginot

Ana Sokolović

Compositrice canadienne d'origine serbe née en 1968

Attirée par l'expression artistique dès son plus jeune âge, Ana Sokolović suit des cours de ballet classique, avant de se tourner vers la musique et le théâtre. Elle étudie la composition auprès de Dušan Radić à Novi Sad et Zoran Erić à Belgrade (Serbie), puis obtient une maîtrise sous la direction de José Evangelista à l'Université de Montréal (Canada).Sa musique reflète l'univers rythmé du folklore des Balkans, coloré d'images ludiques et inspiré de différentes disciplines artistiques. Son vaste répertoire est régulièrement interprété par de prestigieux orchestres, ensembles et solistes, sur la scène canadienne comme sur la scène internationale. Elle s'illustre en particulier dans ses œuvres lyriques. En 2022, elle obtient la première Chaire de recherche canadienne en création d'opéra à l'Université de Montréal où elle est également professeure de composition.

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© André Parmentier

Laurie Anderson

Artiste expérimentale américaine née en 1947

Laurie Anderson grandit avec à la fois un violon et un pinceau en main. Diplômée en histoire de l'art et en sculpture, elle est une artiste polyvalente : aussi bien productrice de télévision, photographe, réalisatrice de cinéma, artiste vidéo, écrivaine, poétesse, chorégraphe que violoniste et chanteuse. Passionnée par les technologies, Laurie Anderson compose une musique expérimentale et réalise des performances multimédia. Elle connaît son premier grand succès au début des années 1980 avec la chanson O Superman. Sa carrière se poursuit avec de très nombreuses performances, expositions, disques et collaborations diverses, notamment avec Philip Glass ou le Kronos Quartet. Sa musique abolit les frontières entre les arts et les styles. Ses thèmes de prédilection sont la technologie et ses effets sur les relations humaines.

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© Stéphanie Diani

Pierre Henry

Compositeur français né en 1927 et décédé en 2017

Pierre Henry entre à dix ans au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris. Il étudie la percussion, le piano ainsi que l'écriture avec Olivier Messiaen et la composition avec Nadia Boulanger. En 1946, il rencontre Pierre Schaeffer dans les studios de la Radiodiffusion-télévision française (RTF) où il devient ensuite chef des travaux du Groupe de recherches de musique concrète (GRMC). En 1958, il fonde Apsome, premier studio privé consacré aux musiques électroacoustiques, puis dirige Son/Ré à partir de 1982. Il collabore avec de nombreux·euses artistes et chorégraphes, notamment Maurice Béjart. Ses compositions d'un style d'abord épuré font ensuite place à des œuvres de grande ampleur. Compositeur également de musiques de film et de publicité, Pierre Henry est un explorateur de sons, défenseur d'une esthétique libre, pionnier en recherches technologiques. Il est considéré comme l'un des pères de la musique électroacoustique.

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© Jean-Christophe Windland

Bruno Mantovani

Compositeur français né en 1974

Après des études de piano, percussion et jazz au Conservatoire de Perpignan, Bruno Mantovani entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris où il est l'élève de Guy Reibel, Laurent Cuniot et Alain Louvier. Il complète sa formation à l'Université de Rouen (maîtrise de musicologie), à l'Académie Voix Nouvelles de Royaumont et à l'Ircam (composition et informatique musicale).Passionné par les relations entre la musique et les autres formes d'expression artistique, il collabore avec des romanciers, des librettistes, des chorégraphes ou encore des cuisiniers. Son travail questionne régulièrement l'histoire de la musique occidentale (Bach, Gesualdo, Rameau, Schubert, Schumann) ou les répertoires populaires (jazz, musiques orientales). Compositeur de l'année aux Victoires de la Musique Classique en 2009, Bruno Mantovani dirige le Conservatoire de Paris (2010-2019), puis l'Ensemble Orchestral Contemporain, et le festival Printemps des Arts de Monte-Carlo.

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© Ferrante Ferranti

Lera Auerbach

Compositrice austro-américaine d'origine russe née en 1973

Issue d'une famille de musicien·ne·s, Lera Auerbach débute très tôt le piano, se produit en public dès six ans et crée son premier opéra à douze ans. Lera Auerbach se spécialise à la Juilliard School de New York (États-Unis) où elle étudie la composition avec Milton Babbitt et Robert Beaser. Sa musique allie l'usage de la tonalité et des formes classiques à l'exploration de nouveaux univers sonores, offrant une palette de sonorités particulières et colorées, signature de son style. Lera Auerbach est également écrivaine, autrice de livres de poésie et de prose, de romans et de plusieurs contributions à des journaux et magazines russophones. Par ailleurs, elle dessine, peint et ses œuvres plastiques sont régulièrement exposées. Elle intègre ainsi différentes formes d'art dans son processus créatif professionnel, exprimant ses idées, souvent simultanément avec des visuels, des mots et à travers la musique.

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© Rafael DeStella

Steve Reich

Compositeur américain né en 1936

Pianiste et percussionniste, licencié en philosophie, Steve Reich étudie la composition auprès du jazzman Hall Overton ainsi qu'à la Julliard School de New York et au Mills College d'Oakland (États-Unis).Pionnier avec Philip Glass du minimalisme, il compose une musique d'essence tonale/modale caractérisée par des répétitions, une pulsation stable et une structure claire. Fasciné par le canon, il développe un procédé de déphasage progressif qu'il transpose instrumentalement. La couleur de ses pièces relève de l'emploi des mêmes timbres et de son goût pour les sonorités percussives, qu'il a étudiées à travers les musiques africaines et balinaises. Au milieu des années 1970, un nouvel intérêt pour le judaïsme ouvre une période d'implication personnelle religieuse, philosophique et historique. S'éloignant du minimalisme, il incorpore des témoignages enregistrés, des échantillonnages de sons déclenchés en direct et des créations multimédia.

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© Wonge Bergmann

Hélène Blackburn

Chorégraphe québécoise née en 1961

Passionnée par la danse depuis l'âge de cinq ans, Hélène Blackburn étudie l'ethnographie et le théâtre avant de se consacrer pleinement à l'exploration du corps dansant. Elle se forme aux studios de Linda Rabin ainsi qu'à l'Université du Québec à Montréal (Canada) où elle rencontre le chorégraphe Jean-Pierre Perreault. Elle collabore avec ce dernier en tant qu'interprète jusqu'à la fin des années 1980. En 1989, elle fonde la compagnie Cas Public. Ses créations sont parcourues par la force des pulsions humaines et interrogent souvent les prescriptions amoureuses portées par l'ordre moral. La chorégraphie est le moyen d'exprimer sa réflexion sur les instincts primitifs et le comportement humain, sujets qui lui paraissent inépuisables. Sa danse millimétrée et très physique, reste ouverte aux idées développées par ses danseur·euse·s. Hélène Blackburn s'intéresse particulièrement aux chorégraphies pour le jeune public.

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© Nathalie St-Pierre

John Neumeier

Chorégraphe américain né en 1939

Après une première formation de danse à Milwaukee (États-Unis), John Neumeier poursuit ses études à Chicago ainsi qu'à l'Université Marquette où il crée ses premières œuvres chorégraphiques. Il complète son parcours à Copenhague (Danemark) et à la Royal Ballet School de Londres (Angleterre). Nommé Directeur du Ballet de Francfort (Allemagne) en 1969, il fait sensation avec ses nouvelles interprétations de ballets connus comme Casse-Noisette et Roméo et Juliette. John Neumeier se concentre sur la préservation de la tradition du ballet, tout en donnant à ses œuvres un cadre dramatique moderne. Créant des ballets souvent narratifs, John Neumeier s'appuie sur les gestes expressifs des danseur·euse·s, leur personnalité et leur virtuosité technique. Par ailleurs, ses prédispositions pour la dramaturgie le pousse à accentuer la palette des émotions tout en explorant les profondeurs de la nature humaine.

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© Hamburg Ballett

David Nixon

Chorégraphe canadien né en 1958

David Nixon étudie au National Ballet School of Canada. Il danse avec le Ballet national du Canada et rejoint le Deutsche Oper Ballet à Berlin (Allemagne), remportant le prix des critiques pour la meilleure performance masculine en 1987. Il devient ensuite directeur artistique du BalletMet à Columbus (États-Unis), puis du Northern Ballet (Angleterre). David Nixon développe un talent pour la narration à travers des chorégraphies qui combinent des éléments classiques et contemporains, utilisant des mouvements expressifs et des mises en scène théâtrales assorties de costumes et décors somptueux. Il crée des adaptations de nombreuses œuvres littéraires et musicales, parmi lesquelles Les Hauts de Hurlevent, Le Songe d'une nuit d'été et Dracula.

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© Guy Farrow

Roland Petit

Chorégraphe français né en 1924 et décédé en 2011

Roland Petit se forme à l'école de l'Opéra de Paris. Il signe sa première chorégraphie à seize ans. Il s'aventure dans tous les genres, y compris le show télévisuel et la revue de music-hall. En 1972, il fonde le Ballet national de Marseille. Il collabore avec des personnalités importantes de la scène artistique ou littéraire, comme Jean Cocteau, Jean Anouilh, Max Ernst, Yves Saint-Laurent… Sa muse absolue sera sa femme Renée Jeanmaire, dite Zizi, danseuse, chanteuse et comédienne. Roland Petit est l'auteur de plus de cinquante créations abordant tous les genres. Il renouvèle sans cesse son style et son langage. Il se spécialise dans l'art du pas de deux et du ballet narratif, tout en connaissant aussi du succès dans l'abstraction.

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© collection Roland Petit

Édith Canat de Chizy

Compositrice française née en 1950

Violoniste de formation et licenciée en art et archéologie ainsi qu'en philosophie, Édith Canat de Chizy est l'élève d'Ivo Malec et de Guy Reibel avec lequel elle étudie l'électroacoustique au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris. Profondément marquée par sa rencontre au Conservatoire avec Maurice Ohana, Édith Canat de Chizy est l'auteure de plus d'une centaine d'œuvres (symphoniques, concertantes, vocales et de musique de chambre). Par un traitement original de la matière sonore, Édith Canat de Chizy vise à mettre en évidence l'énergie et le mouvement. En 2016, pour l'ensemble de son œuvre, elle reçoit le prix du Président de la République de l'Académie Charles Cros, académie qui lui décerne également un coup de cœur pour son disque Visio en 2019. Édith Canat de Chizy est la première compositrice membre de l'Institut de France, élue en 2005 à l'Académie des Beaux-Arts qu'elle préside en 2017.

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© Christophe Daguet

Marius Constant

Compositeur français né en 1925 et décédé en 2004

Français d'origine roumaine, Marius Constant étudie la musique au Conservatoire royal de Bucarest. En 1945, il poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris et à l'École normale de musique. Élève d'Olivier Messiaen, Nadia Boulanger et Arthur Honegger, il devient un maître du timbre et de la couleur. Il multiplie les expériences stylistiques : électroacoustique, nomenclatures paradoxales et atypiques, jazz, spatialisation et écriture aléatoire. Il privilégie la musique de scène et prend la direction musicale des Ballets Roland Petit et de l'Opéra de Paris. Parallèlement, il entame en 1952 une carrière à la radio, au Studio de musique concrète, puis en 1970, à la direction du service des créations musicales et musicologiques de l'Office de Radiodiffusion-télévision française (ORTF). Chef d'orchestre, en 1963, il crée puis dirige l'ensemble instrumental Ars nova.

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© Fonds Marius Constant-MMP

Anne Teresa De Keersmaeker

Chorégraphe belge née en 1960

Anne Teresa De Keersmaeker pratique la flûte traversière depuis l'enfance. Elle étudie la danse à l'École Lilian Lambert de Bruxelles (Belgique) puis à l'École Mudra. Elle complète sa formation à la Tisch School of the Arts de l'université de New York (États-Unis) où elle découvre la danse postmoderne américaine. En 1983, elle crée la compagnie Rosas. L'ensemble de son œuvre est dès lors intimement lié à une utilisation presque radicale de la musique (qu'elle soit classique, contemporaine, jazz, musique du monde, musique folk) comme support premier de son discours chorégraphique énergique, rigoureux, souvent épuré et malgré tout très émotionnel. Sa danse se développe ainsi sur des formes géométriques scéniques (cercles, courtes spirales, diagonales) et sonores extrêmement strictes, et en adéquation permanente. La musique est très souvent jouée en direct lors des représentations, notamment par l'Ensemble Ictus avec lequel la compagnie collabore étroitement.

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© Johan Jacobs