Élections législatives et présidentielle en Roumanie
Photo : Mathilde Lafargue/EPJT
Présidentielle : un premier tour invalidé
2 décembre 2024 : la Cour constitutionnelle valide le premier tour
24 novembre 2024 : premier tour de l'élection présidentielle
6 décembre 2024 : la Cour constitutionnelle revient sur sa décision
Législatives : des résultats qui inquiètent
Le Parti libéral en repli
La montée de l'extrême droite
La gauche arrive en tête
Crédit photo : Mathilde Lafargue/EPJT
Finalement, la Cour constitutionnelle annule, le 06 décembre, le premier tour de l’élection présidentielle. Une décision qui intervient au lendemain de la déclassification de documents du renseignement national. Ces derniers font état de graves manipulations sur TikTok en faveur du candidat prorusse, Calin Georgescu. Durant sa campagne, des influenceurs locaux auraient été rémunérés afin qu’ils diffusent des vidéos appelant à voter pour le « candidat idéal ». Une fois les vidéos publiées, de faux comptes les auraient inondé de commentaires de soutien à Calin Georgescu. La Cour constitutionnelle demande alors à ce que « l’intégralité du processus électoral » recommence. Une date devra être trouvée prochainement par le gouvernement.
Calin Georgescu crée la surprise
Le dimanche 24 novembre, 14 candidats se sont affrontés pour le premier tour de l'élection presidentielle. Et c’est l'admirateur de Vladimir Poutine et opposant à l’Otan et à l’Union européenne, Calin Georgescu, qui est arrivé en tête. En récoltant 22,94 % des voix, il a déjoué les pronostics. Son discours antisystème et souverainiste a résonné auprès de nombreux Roumains en quête de changement. Cette percée incarne un virage à l’extrême droite du pays.
Le recomptage « n’a pas révélé de fraudes susceptibles d’altérer le résultat des élections », a affirmé le président de la Cour constitutionnelle le 2 décembre. Une décision qui intervient après que les autorités roumaines aient mis en cause l’influence de la Russie et de Tiktok. La plateforme était accusée d’un « traitement préférentiel » pour le candidat d’extrême droite, Calin Georgescu. ll aurait « bénéficié d’une exposition massive ». Dans ce contexte, la Cour a été saisie d’une requête d’annulation du scrutin par un candidat qui avait ordonné un nouveau comptage. Mais selon le juge, aucune fraude susceptible d’altérer le résultat de l'élection n'a été relevée. Maintenant ainsi le second tour au 8 décembre.
Les trois formations d'extrême droite ont recueilli près de 31 % des suffrages. L'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR) a obtenu environ 18 % des voix, soit une dizaine de points de plus que lors des précédentes législatives, en 2020. S'y ajoutent les 6 % obtenus par le POT, autre parti d'extrême droite nationaliste. Il a soutenu, lors du premier tour de la présidentielle le 24 novembre, Calin Georgescu, candidat pro-russe. Le parti S.O.S Romania, l'Alliance démocratique des Hongrois de Roumanie et le Parti des jeunes ont obtenu respectivement 7,5 %, 6,5 % et 6,2 %. « Les Roumains ont lancé un important signal à la classe politique », a déclaré le chef du gouvernement, Marcel Ciolacu.
Calin Georgescu, candidant à l'élection présidentielle. Photo : UN Geneva
- Depuis la chute du communisme en 1989, le pays n'a jamais connu telle percée. Une sistuation qui s'explique par les difficultés économiques et la guerre de l'autre côté de la frontière.
Au centre droit, le Parti national libéral (PNL) , qui participe à la coalition au pouvoir avec les sociaux-démocrates depuis trois ans, est en très net repli. Avec 14 % des suffrages exprimés, il enregiste un recule de 9 à 10 points.
Le Parti social-démocrate (PSD) a obtenu près de 23 % des voix lors des élections législatives en Roumanie du dimanche 1er décembre. Il s'agit du parti du Premier ministre sortant, Marcel Ciolacu. Le futur parlement pourrait alors poursuivre la stratégie nationale pro-UE, pro-OTAN et pro-Ukraine du pays, malgré la montée en puissance des candidats ultranationalistes.
Marcel Ciolacu, Premier ministre roumain. Photo : Parlement de la République de Moldavie
6/12/2024 Monde
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Élections législatives et présidentielle en Roumanie
Photo : Mathilde Lafargue/EPJT
Présidentielle : un premier tour invalidé
2 décembre 2024 : la Cour constitutionnelle valide le premier tour
24 novembre 2024 : premier tour de l'élection présidentielle
6 décembre 2024 : la Cour constitutionnelle revient sur sa décision
Législatives : des résultats qui inquiètent
Le Parti libéral en repli
La montée de l'extrême droite
La gauche arrive en tête
Crédit photo : Mathilde Lafargue/EPJT
Finalement, la Cour constitutionnelle annule, le 06 décembre, le premier tour de l’élection présidentielle. Une décision qui intervient au lendemain de la déclassification de documents du renseignement national. Ces derniers font état de graves manipulations sur TikTok en faveur du candidat prorusse, Calin Georgescu. Durant sa campagne, des influenceurs locaux auraient été rémunérés afin qu’ils diffusent des vidéos appelant à voter pour le « candidat idéal ». Une fois les vidéos publiées, de faux comptes les auraient inondé de commentaires de soutien à Calin Georgescu. La Cour constitutionnelle demande alors à ce que « l’intégralité du processus électoral » recommence. Une date devra être trouvée prochainement par le gouvernement.
Calin Georgescu crée la surprise
Le dimanche 24 novembre, 14 candidats se sont affrontés pour le premier tour de l'élection presidentielle. Et c’est l'admirateur de Vladimir Poutine et opposant à l’Otan et à l’Union européenne, Calin Georgescu, qui est arrivé en tête. En récoltant 22,94 % des voix, il a déjoué les pronostics. Son discours antisystème et souverainiste a résonné auprès de nombreux Roumains en quête de changement. Cette percée incarne un virage à l’extrême droite du pays.
Le recomptage « n’a pas révélé de fraudes susceptibles d’altérer le résultat des élections », a affirmé le président de la Cour constitutionnelle le 2 décembre. Une décision qui intervient après que les autorités roumaines aient mis en cause l’influence de la Russie et de Tiktok. La plateforme était accusée d’un « traitement préférentiel » pour le candidat d’extrême droite, Calin Georgescu. ll aurait « bénéficié d’une exposition massive ». Dans ce contexte, la Cour a été saisie d’une requête d’annulation du scrutin par un candidat qui avait ordonné un nouveau comptage. Mais selon le juge, aucune fraude susceptible d’altérer le résultat de l'élection n'a été relevée. Maintenant ainsi le second tour au 8 décembre.
Les trois formations d'extrême droite ont recueilli près de 31 % des suffrages. L'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR) a obtenu environ 18 % des voix, soit une dizaine de points de plus que lors des précédentes législatives, en 2020. S'y ajoutent les 6 % obtenus par le POT, autre parti d'extrême droite nationaliste. Il a soutenu, lors du premier tour de la présidentielle le 24 novembre, Calin Georgescu, candidat pro-russe. Le parti S.O.S Romania, l'Alliance démocratique des Hongrois de Roumanie et le Parti des jeunes ont obtenu respectivement 7,5 %, 6,5 % et 6,2 %. « Les Roumains ont lancé un important signal à la classe politique », a déclaré le chef du gouvernement, Marcel Ciolacu.
Calin Georgescu, candidant à l'élection présidentielle. Photo : UN Geneva
Au centre droit, le Parti national libéral (PNL) , qui participe à la coalition au pouvoir avec les sociaux-démocrates depuis trois ans, est en très net repli. Avec 14 % des suffrages exprimés, il enregiste un recule de 9 à 10 points.
Le Parti social-démocrate (PSD) a obtenu près de 23 % des voix lors des élections législatives en Roumanie du dimanche 1er décembre. Il s'agit du parti du Premier ministre sortant, Marcel Ciolacu. Le futur parlement pourrait alors poursuivre la stratégie nationale pro-UE, pro-OTAN et pro-Ukraine du pays, malgré la montée en puissance des candidats ultranationalistes.
Marcel Ciolacu, Premier ministre roumain. Photo : Parlement de la République de Moldavie