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Un Prince de Hombourg

Théatre des 13 vents

Created on December 4, 2024

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Transcript

de Heinrich Von Kleist

Dossier pédagogique

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Index

Jouer

Ecrire

Inventer, créer

Activités autour du spectacle

Présentation de la pièce

Réfléchir

Robert Cantarellale metteur en scène

Entretien avec Robert Cantarella et Nicolas Maury

La pièce de Heinrich von Kleist

Ressources

Galerie photos

Vidéo

La veille d’une bataille, le Prince de Hombourg est en pleine crise de somnambulisme. Dans la confusion, il n’écoute pas les instructions, attendre le commandement du chef de l’armée pour attaquer. Alors il lance l’assaut, remporte la victoire, mais contre les ordres reçus. Devra-t-il payer de sa vie son indiscipline ? Par cette nouvelle création librement inspirée de la pièce de Kleist, le metteur en scène Robert Cantarella et l’auteur Stéphane Bouquet font résonner avec notre époque les errances, les lâchetés, mais aussi les exploits et les insoumissions du jeune Prince. Sur scène, une distribution d’exception, menée par une figure du cinéma, du théâtre et de la chanson, Nicolas Maury.

générique

Robert Cantarella

Il suit une formation aux Beaux-Arts de Marseille, est ensuite élève d'Antoine Vitez à l'Ecole du Théâtre National de Chaillot. Il fonde en 1983, le Théâtre du Quai de la Gare, crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle. En 1987, c’est la création d'Inventaires de Philippe Minyana, à Nouvelles Scènes (Dijon). La pièce marque le début d'une amitié et d'un compagnonnage avec l’auteur, dont Robert Cantarella monte successivement une dizaine de pièces. Depuis 1989, Robert Cantarella a mis en scène des pièces aussi bien classiques que contemporaines, notamment des auteurs Henry Bernstein, Noëlle Renaude, Nören, Cervantès, Jean-Luc Lagarce, Jane Bowles, Tchekhov, Shakespeare, Strindberg, Garnier, etc. Il est nommé directeur du Centre Dramatique National de Dijon en juillet 2000 puis co-directeur du 104 en 2005. Aujourd’hui, il continue de commander des nouveaux textes, à Christophe Honoré, Noëlle Renaude, Stéphane Bouquet, Alban Lefranc et est lui-même l’auteur de performance comme Faire le Gilles sur les cours de Gilles Deleuze présenté au CDN du 4 au 7/02/25. Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation tant en France qu’à l’étranger notamment à Los Angeles, Berlin, Cannes, Avignon, Rabat, Lausanne. Robert Cantarella est responsable du Master Théâtre (mise en scène et scénographie) à la Manufacture de Lausanne. Il collabore régulièrement à des revues littéraires, théoriques ou poétiques comme Vertigo, Lignes, Fusée, Communication, Frictions, If. Il publie en 2004 sa première œuvre de fiction : Le Chalet aux éditions Lignes dirigées par Michel Surya et réalise en 2005 un premier documentaire Carrosserie. Il réalise plusieurs moyen métrages et prépare son premier film long métrage.

Robert Cantarella sur le Prince de Hombourg

“A la fois héros et insoumis il doit être décoré et tué. La pièce dérape, elle ne tient à aucune place, le prince a peur devant le trou de sa propre tombe. Il est prêt à tout sacrifier y compris sa fiancée, qu’elle aille rejoindre un autre homme s’il peut avoir la vie sauve. Un héros qui boîte, encore un autre genre de théâtre, un réalisme cru, sans fioriture, juste un humain qui a peur. Si un héros ensommeillé gagne la guerre avant que le pouvoir puisse envisager une solution c’est que les pères sont lents, trop conscients, bêtes à ordre. Le prince vit dans les interstices, il est conducteur des indécisions de la pièce. Il erre, rêvasse, attaque l’ennemi, se rengorge, pleure, supplie, va droit dans ses bottes, et enfin retire le bandeau de ses yeux. Il est ce que la jeunesse doit apprendre aux vieux détenteurs des lois et des règles, que la vie prend corps au milieu des chemins, qu’elle est vive car indécise, fragile. En fait il y a une nouvelle vague en germe dans l’insolence de la jeunesse voyante du Prince de Hombourg, une jeunesse avec Rimbaud en poche, qui a peur de la mort car la vie ne fait que commencer tout le temps, partout.”

La pièce de Heinrich von Kleist

Le Prince de Hombourg (Prinz Friedrich von Homburg oder die Schlacht bei Fehrbellin) est un un drame en cinq actes et en vers de Heinrich von Kleist, écrit en 1808-1810, soit quelques mois avant sa mort : c'est sa dernière œuvre. En France, la pièce doit sa renommée à la mise en scène de Jean Vilar, avec la troupe du Théâtre national populaire lors du Festival d'Avignon de 1951 avec Gérard Philipe.

Acte III, fin de la scène 2 à la scène 5. Représentation du 23 juillet 1951, diffusée le 29 juillet sur la radio Chaîne nationale

Audio

Le texte a été traduit par Daniel Mesguich, qui écrit ceci dans la préface :

«Lecteur, vous n’avez aucune raison de vous intéresser à l’histoire du Prince de Hombourg : il est prince, vous ne l’êtes pas, il est colonel de l’armée du Brandebourg, pas vous, il est somnambule et amoureux d’une princesse, ce n’est pas votre cas que je sache, il a attaqué et vaincu, un beau matin, l’armée suédoise sans en avoir reçu l’ordre, vous n’avez jamais fait une telle chose, et il est condamné à mort, vous non… Ah, si. Vous êtes, vous aussi, condamné à mort. Nous le sommes tous, n’est-ce pas, et de manière non moins absurde que si c’était par un Grand Électeur de Prusse. D’ailleurs, en y repensant, il vous est arrivé, à vous aussi, de prendre un jour telle décision sans y être appelé par quiconque, et cela vous arrivera encore. Et vous aussi, vous êtes – nous le sommes tous dès que nous sommes amoureux – prince véritable ou véritable princesse. Et surtout – comme à lui cela vous arrive – vous aussi vous marchez dans vos rêves.»

activités autour du spectacle

©Manuel Braun
jouer

Comme l’évoque le texte de la pièce de Kleist, l’élément déclencheur de l’enchaînement des actes qui conduit à la condamnation du Prince est la découverte du gant comme trace concrète du rêve dans le monde réel.

le rêve

On retrouve le thème de la contamination de la réalité par le rêve dans différents tableaux.

Inpirez-vous des tableax suivants pour proposer une mise en scène du rêve
écrire avec le spectacle

L'Électeur écrit une lettre au Prince de Hombourg pour lui dire qu'il le libère, et envoie Nathalie la porter.

La lettre lui demande de confirmer par écrit qu’il est victime d’une injustice. Il prend sa plume mais éprouve des difficultés pour rédiger. Il relie la lettre de Électeur et comprend qu’il a commis une faute grave.

©Manuel Braun
Ecrivez la réponse du Prince à l'Électeur

inventer, créer

croquis

inventer, créer

Dessinez les croquis à la manière de Robert Cantarella pour les photos présentes dans la galerie
ICI
Imaginez une courte mise en scène à partir des croquis de Robert Cantarella.
réfléchir

Le Prince de Hombourg ne veut pas mourir. La gloire, l'honneur, la discipline, l'amour ? Il est prêt à renoncer à celle qu'il aime, à son sang. Il est prêt à devenir un simple paysan, qui sème et qui moissonne, mais qui vit.

  • Comment définiriez-vous cette attitude ?
  • La comprenez-vous ?
  • Peut-on dire que ce personnage est héroique ?
©Manuel Braun
réfléchir

Le plan de route est pour le voyageur ce qu'est le plan de vie pour l'homme. Partir en voyage sans itinéraire veut dire : attendre du hasard qu'il nous mène à un but que nous ignorons. Vivre sans plan de vie signifie : attendre du hasard qu'il nous mette en possession d'un bonheur que nous n'imaginons pas.

©Manuel Braun
Extrait d'une lettre de Kleist
Que vous inspire cette citation de Kleist ?

ressources

©Manuel Braun
entretien avec Robert Cantarella et Nicolas Maury
©Manuel Braun
galerie photos ©anouk maupu
©Manuel Braun
©Manuel Braun
©Manuel Braun
©Manuel Braun
extrait du spectacle
©Manuel Braun

mar 11 fev 20h mer 12 fev 20h jeu 13 fev 19h

Contact

Service éducatif du Théâtre des 13 vents

Rolande Le Gal Chargée des relations publiques rolandelegal@13vents.fr et Alexandra Lacroix Professeure missionnée alexandralacroix-gosset@13vents.fr 04 67 99 25 12

reserver

Robert Cantarella Né en 1957 à Marseille. Formation aux Beaux-Arts de Marseille. Élève d'Antoine Vitez à l'Ecole du Théâtre National de Chaillot. Il fonde en 1983, avec Grégoire Ingold, le Théâtre du Quai de la Gare, puis crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle. En 1987, c’est la création d'Inventaires de Philippe Minyana. La pièce connaît un succès immédiat - tournée dans plus de 50 villes en France et à l'étranger - et marque le début d'une amitié et d'un compagnonnage avec l’auteur, dont Robert Cantarella monte successivement Les Petits Aquariums (1989), Les Guerriers (1991), Drames Brefs 1 (1 996), Anne-Laure et les fantômes (1999), puis Pièces (2001). Ensemble, ils cosignent la mise en scène du Sang chaud de la terre de Christophe Huysman. Entre 1989 et 2007, Robert Cantarella a mis en scène Le Voyage d'Henry Bernstein, Divertissements touristiques de Noëlle Renaude, Sourire des mondes souterrains de Lars Nören, Le Siège de Numance de Cervantès au Festival d'Avignon, J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce, Sa Maison d'été de Jane Bowles, Oncle Vania de Tchekhov, Hamlet, de William Shakespeare, Samedi, dimanche et lundi, d'Eduardo de Filippo, Les Apparences sont trompeuses de Thomas Bernhard, Werther de Jules Massenet, 1ère mise en scène d’Opéra, Le Chemin de Damas, de August Strindberg et Hyppolite de Robert Garnier pour le Festival d’Avignon 2007. Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation tant en France qu’à l’étranger notamment à Berlin, Cannes, Avignon, Rabbat, Lausanne ainsi qu’à la Fémis à Paris. En 1997, Robert Cantarella est co-auteur du manifeste Pour une formation à la mise en scène, éditions Entre/Vues. En 1999, il crée « l'Association Théâtres Écritures » ayant pour objet la réalisation et la publication d'une revue intitulée Frictions, pour favoriser la réflexion et la recherche dans le domaine du spectacle. Robert Cantarella est nommé directeur du Centre Dramatique National de Dijon en juillet 2000. Lorqu’il quitte Dijon, il publie le livre Ce sont des humains qu’il nous faut aux éditions théâtrales. Il publie en 2004 sa première œuvre de fiction : Le Chalet aux éditions Lignes dirigées par Michel Surya et réalise en 2005 son premier documentaire Carrosserie . En 2006, pour la création de ça va de Philippe Minyana, il réalise « la route », film de fiction d’une heure. De décembre 2005 à mars 2010, il a été co-directeur du CENTQUATRE à Paris, lieu de résidence d’artistes qu’ils ont sorti de terre pendant 4 ans. Il crée la CENQUATREVUE, revue en ligne et papier. Par ailleurs, il collabore régulièrement à des revues littéraires, théoriques ou poétiques comme Vertigo, Lignes, Fusée, Communication, Frictions, If. En 2012, il créé deux textes d’auteurs contemporains, un de Noëlle Renaude et un de Christophe Honoré, proposé notamment au Festival d’Avignon. Il reprend Inventaires de Philippe Minyana avec la même distribution 25 ans après lé création. En 2014, il créé en France un texte de Dea Loher et en 2015, un nouveau texte commandé à Christophe Honoré, Violentes femmes. En 2015, il inaugure une série théâtrale en 5 épisodes autour de la figure de Faust qu’il coécrit avec cinq auteurs. La saison 2 de Notre Faust est créée au théâtre Nanterre Amandiers en 2017. En 2017, il réalise un court métrage de fiction coécrit avec Stéphane Bouquet « Fais-moi plaisir ». Depuis 2009, il redonne à entendre les séminaires de Gilles Deleuze dans une proposition intitulée Faire le Gilles.