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Toutes les frontières du harcèlement
margo munier
Created on November 26, 2024
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Transcript
MARGO mUNIER22204677
Toutes les frontières du harcèlement
INTERACTIONS ET PRATIQUES NUMERIQUES
SOMMAIRE
Introduction
Témoignages étudiants
Etude des mécanismes sociaux sur les plateformes numériques et phénonèmes interactionnels
Données attestées collectées sur les réseaux sociaux
Cyber-harcèlement
Visite de la panacée
Lutte et solutions contre le harcèlement
La réalisation du projet
L'impact des technologies numériques sur la souffrance et le soutien emotionnel
L'impact des mots
pour en savoir davantage
La conférence étudiée à partir de la question (se situant de la page deux de la conférence jusqu’à la fin). “PEUT-IL ARRIVER QUE DIRE UNE CHOSE, CE SOIT LA FAIRE ?” L’auteur confirme que dire quelque chose dans le cas où les mots ne font pas que “dire” ; ils “font” du mal. Insultes et menaces sont des actes de violence qui ont un impact réel sur la victime . Donc dire c’est faire dans la mesure où l’action de “dire” entraîne et peut suffire à accomplir l’action. Le langage, dans ces cas, agit directement sur la réalité.
Elle explore le langage au-delà du fait que c’est un outil de communication, sa façon de construire le côté psychologie sur l’inconscient. Dans son analyse sur les mécanismes de l’interprétation psychanalytique et de la traduction, soulignant l’importance des mots dans le contexte du harcèlement en tant qu’outils de pouvoir psychologique. Le fait de dire quelque chose de méchant c’est faire du mal. C’est condamner la personne à être ce qu’elle ne veut pas être. C’est condamner la personne dans son malheur, ses complexes ou ses insécurités. Les paroles utilisées dans le harcèlement ne sont pas seulement des mots, mais des actes qui influencent profondément la psyché de la victime, exacerbant les violences psychologiques. Le langage devient ainsi un moyen de manipulation et de domination, renforçant des effets durables sur l'individu ciblé.
Le harcèlement, ses voix et ses vécus que l'on entendra toujours
Le calvaire d'Héloïse, l'harcèlement et silence autour de l'orientation sexuelle
Héloïse, une jeune fille de 19 ans, raconte le harcèlement psychologique et sexuel qu’elle a subi en internat à cause de son orientation sexuelle. En classe de seconde, un camarade a commencé à l'humilier, elle et sa petite amie, par des gestes obscènes et des insultes répétées. Au début, Héloïse ne comprenait pas pleinement la gravité de la situation, mais au fil du temps, les agressions se sont intensifiées, ce qui l’a poussée à prendre conscience de la violence qu’elle subissait. Lorsqu’elle a finalement osé en parler à la directrice de l’internat, elles n’ont pas été crues. L’absence de soutien et la minimisation de la situation par certaines surveillantes ont profondément blessé Héloïse, qui s’est sentie non seulement ignorée, mais ridiculisée. Bien que le harceleur ait quitté l’internat de son propre chef, la douleur d’Héloïse n’a pas disparu. Elle a développé une "phobie scolaire" qui a duré toute l’année suivante et continue de la perturber aujourd'hui. Ce témoignage montre l'ampleur des séquelles psychologiques du harcèlement, qui ne disparaissent pas avec la fin des violences. Il met également en évidence l’importance de briser le silence autour du harcèlement, notamment homophobe, et de fournir un véritable soutien aux victimes. Le manque de reconnaissance de la souffrance des victimes et l'absence de sanctions envers les harceleurs laissent des traces durables, et il est crucial de prendre ces situations au sérieux pour éviter de nouvelles souffrances.
Eleni, témoin et passivité face à une situation de harcèlement
Le deuxième enregistrement, d’une durée de 2 minutes et 21 secondes, présente le témoignage d'Eleni, une étudiante de 18 ans, sur une situation de harcèlement scolaire dont elle a été témoin. Lors d’une discussion informelle, Eleni a évoqué un élève moqué pour sa différence d’âge et de taille. Bien que témoin indirect, elle n’a pas réagi ni alerté les autorités, laissant la situation perdurer jusqu’à l’intervention de la conseillère principale d’éducation (CPE). Cette dernière a joué un rôle décisif en mettant fin aux moqueries par une médiation, sans pour autant que les harceleurs assument leurs actes. Le témoignage souligne la dynamique classique du harcèlement entre harceleurs, témoins passifs et victimes, ainsi que l’importance de l’intervention adulte pour briser ce cycle. Malgré l’arrêt des agressions, aucun changement profond n’a été observé chez les harceleurs, et les séquelles potentielles sur la victime restent inconnues. Eleni exprime une forme de culpabilité collective, reconnaissant l’absence d’actions des témoins.
Le témoignage poignant de Ronnie, une part de son enfance.
Pour le troisième enregistrement, nous avons rencontré Ronnie, une étudiante de première année. Elle nous a partagé un témoignage d’une minute vingt, expliquant un harcèlement vécu à l’école primaire au sein de son propre groupe d’amis, formé après son déménagement. Ce harcèlement, moral, physique et psychologique, comprenait des enfermements dans les toilettes, des intimidations liées à une légende effrayante et des étranglements. Ces actes répétés visaient à déstabiliser Ronnie, créant un environnement complexe et toxique, car ses harceleurs faisaient partie de son cercle social immédiat. Les moments d’intimidation alternaient entre des interactions sociales manipulatrices et des situations d’isolement forcé, amplifiant son sentiment de vulnérabilité. Au départ, Ronnie ne réalisait pas qu’il s’agissait de harcèlement, pensant que c’était “normal” ou nécessaire pour se faire des amis. Ce déni et une peur de l’exclusion totale l’ont poussée à rester amie avec ses harceleurs, ce qui a renforcé son sentiment de piégeage. Ce n’est que plus tard, avec du recul, qu’elle a pris conscience de la gravité de la situation et a pu, progressivement, s’en libérer. Aujourd’hui, Ronnie se porte bien et évoque positivement sa relation avec son copain, témoignant d’une reconstruction émotionnelle et sociale après ce traumatisme.
La persecution d'Agathe en plein coeur du campus Paul Valery...
Ce dernier témoignage enregistré d'une durée de 1 minute 15, nous avons écouté l’histoire d’Agathe, une étudiante qui a vécu un harcèlement moral au sein de l’établissement de Paul Valéry. Ce harcèlement a pris racine après une rupture amoureuse, lorsque des amis en commun de son ex-petit ami ont décidé de se retourner contre elle. À partir de ce moment-là, des rumeurs ont commencé à circuler, accompagnées de réflexions méchantes exprimées directement devant elle. Le harcèlement moral s’est intensifié au fur et à mesure que certains membres de sa promotion ont pris part à la situation, exacerbant la souffrance de la victime. Agathe, déjà fragile à cause de situation de harcèlement passée et d’un diagnostic de dépression, a vu cette nouvelle attaque psychologique aggraver sa condition mentale. Elle a notamment fait une rechute, développant un trouble anxieux généralisé. Face à cette situation, elle a pris la décision de se protéger en s’éloignant de ce groupe toxique, en choisissant de reprendre son chemin scolaire de manière plus cohérente et de se couper de ce “marasme”. Cette capacité à se protéger, même dans un moment de grande vulnérabilité, montre qu'elle avait déjà un certain recul sur la situation. Lors de sa confession, Agathe a évoqué son vécu avec la voix tremblante, un signe de l'impact émotionnel que cette expérience a encore sur elle. Parler de ce genre d’événement, surtout devant des inconnus, est toujours difficile, et elle n’a pas caché que cet épisode l’avait profondément affectée à l'époque, bien que, comme elle le disait, “Aujourd’hui ça va beaucoup mieux”. Le témoignage d’Agathe montre les lourdes conséquences psychologiques du harcèlement moral, mais aussi la résilience et la prise de recul qui permettent parfois de s'en sortir.
Critique, injures, félicitations et compliments, une étude des mécanismes sociaux sur les plateformes numériques et phénomènes interactionnels.
Analyse de la critique, se sentir compris par le biais des réseaux-sociaux et par la critique des idées sur la santé mentale des adolescents et jeunes adultes.
L a c r i t i q u e
START
L'injure....
Analyse d’Injures, entre harceler pour exister et visée publique : insultes ciblées et réactions dans les médias.
L'injure
Source : Closer
L’analyse de l’interaction entre des insultes indirectes visant le physique, la culture et l’orientation sexuelle d’une personne médiatisée et connue et la réaction directe de la victime dans la presse révèle les dynamiques complexes des échanges publics et des effets psychologiques du harcèlement, notamment sur ce que l’on veut montrer et ce que l’on doit montrer. Lorsqu’une injure gratuite est portée sur le physique d’une personne, elle devient souvent une attaque personnelle qui dépasse le simple désaccord, ciblant l’apparence et l’identité de la personne. Cette forme d’agression verbale, largement médiatisée, suscite non seulement une prise de position de la victime mais aussi une réflexion sur l’impact de telles attaques publiques. La réaction de la personne visée, souvent une défense ou une réaffirmation de son image, peut intervenir comme un moyen de résister à l’humiliation, tout en mettant en évidence des mécanismes sociaux de victimisation qui doivent être mis de côté par la réaffirmation de soi. Ici, c’est la DJ Barbara Butch. Son poids, sa confiance en elle et son orientation sexuelle sont les éléments déclencheurs du cyberharcèlement et des menaces de mort qu’elle va subir sur les réseaux sociaux. Lors de la cérémonie d’ouverture des JO où elle se trouvait en premier plan. Les principaux actes de langage retrouvés dans cette interaction numérique révèlent d’insultes directement visées sur Barbara et des critiques déplaisantes sur son apparence et sa place dans cette cérémonie. Suite à la cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques, la DJ Barbara Butch a fait face à un déferlement de critiques virulentes sur les réseaux sociaux, principalement en raison de son apparence physique et de sa présence en tant que figure médiatique. Tu ne te rends pas compte que tu n’es qu’un espèce de grosse salope juive qui brûlera en enfer (…) La prochaine fois que tu joues, je prendrai un couteau et je te tranchera la gorge sur scène » Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur dédain en commentant son poids et son rôle dans l’événement, attaquant violemment son image et son implication dans un événement de grande importance. Les critiques ont pris une tournure particulièrement injuste et haineuse, certains internautes allant jusqu'à proférer des insultes et des menaces. Ce harcèlement en ligne a fait émerger des débats sur la place des personnes en surpoids dans les médias, notamment dans un cadre où la perfection physique semble être une norme valorisée. Dans ce contexte de stigmatisation, Barbara Butch a réagi en publiant une réponse sur ses réseaux sociaux, expliquant qu’elle ne souhaitait pas endosser le rôle de "victime". Je reçois des insultes dans toutes les langues, des menaces de mort, juste parce que j’existe, que la France qui était représentée existe, tout simplement. C’est ça le pire, là on s’attaque vraiment aux valeurs de la France qu’on aime » « Pas envie d’avoir cette place de victime » Par cette déclaration, elle cherche à prendre du recul par rapport à l’image de souffrance qui pourrait lui être imposée, refusant de se laisser définir par l'hostilité qu'elle rencontre. Cette prise de position révèle un refus de la victimisation, un désir de contrôler son récit personnel et de ne pas se laisser enfermer dans une identité imposée par les critiques extérieures. L’analyse de cette réponse met en lumière deux aspects essentiels : d'une part, la tension entre l'acceptation de la victimisation dans un contexte de harcèlement et d'autre part, l'affirmation de la personne face à l’adversité. En rejetant la place de la victime, Barbara Butch revendique un certain contrôle sur sa narrative, refusant de céder à l’idée qu’elle est uniquement une cible de moqueries ou de violences verbales. Elle cherche ainsi à prendre de la distance par rapport aux critiques destructrices et à se réaffirmer non seulement en tant qu:'artiste, mais aussi en tant qu’individu en dehors de l’image négative que certains veulent lui imposer. Néanmoins, cette réponse ne doit pas occulter la réalité du harcèlement, qui reste une expérience traumatisante, mais illustre plutôt un mécanisme de résilience et de refus de se laisser définir par l’agression. En conclusion, la réaction de Barbara Butch face à la vague de critiques qu'elle a subie témoigne de la complexité des réponses possibles face au harcèlement en ligne. Elle incarne une forme de résistance, cherchant à déconstruire l’image de victime tout en restant consciente des violences qu'elle endure. Cette interaction soulève des interrogations sur les attentes sociales autour de la victimisation et de la résilience, tout en mettant en lumière les difficultés d’une personne à naviguer dans l’espace public lorsqu’elle est exposée à des critiques violentes et injustifiées. C’est un énoncé performatif, puisque le but est de chercher à affirmer son identité en tant que personne, artiste et non en tant que victime. Dans la mesure où elle utilise le langage pour agir sur la réalité en réaffirmant sa position et son identité face aux attaques.
Compliment...
L’art du compliment numérique, reconnaissance et motivation valorisante d’un professeur avec son élève.
Pour en savoir plus...
Sur l’application Twitter, l’interaction repose principalement sur des compliments de la part d’un professeur et une réponse publique de l’étudiante : “Si je suis autant épuisée et que je bosse autant, c'est parce que je suis sur un projet perso et que chaque soir je me suis engagée à envoyer l'avancement à un prof. voici ces réponses. je ne suis qu'amour, (+ il est venu me parler de mon projet avec 1000 et 1 compliments ya 3 jours)”. Le professeur fait des compliments explicites sur la qualité du travail de son étudiante “très bien rythmé, interprété, mis en image”. Elle suit la structure suivante : un tweet initial avec une explication personnelle, suivi de la publication de la capture d’écran et d’un commentaire qui met en valeur les compliments du mail. L’étudiante utilise sans doute un ton affirmatif et informel, elle exprime clairement sa satisfaction, son réconfort et rend son message décontracté et proche de ses abonnés sur Twitter. Tandis que le professeur reste formel dans son message. Ces compliments sont des actes de reconnaissance qui valorisent le travail de l’étudiante et montrent un retour positif sur son engagement à côté de tout ce qu’elle entreprend dans sa vie chargée. Dans son tweet, elle fait référence à ces compliments, ce qui peut être vu comme un acte de reconnaissance indirecte. En partageant ces compliments publiquement, elle souligne l’impact positif et important de ces retours voyant ses efforts récompensés dans son implication et son sérieux vis-à-vis de ses projets. L’objectif principal reste de mettre en valeur le travail de l’élève et la reconnaissance qu’elle reçoit de la part de Maxime. Le professeur signé par son prénom uniquement, ce qui montre leur réciprocité, peut-être leur confiance et leur lien. En publiant les compliments reçus, l’étudiante cherche à renforcer son image personnelle, à valider son investissement et à souligner la relation de confiance qu’elle entretient avec son professeur. Aussi, elle utilise les réseaux sociaux pour partager publiquement son succès et recevoir des retours positifs de sa communauté, de ses proches afin de la réconforter dans le fait que son professeur ne la blâme pas pour être occupée et qu’elle fait de son mieux. Ce geste transforme une interaction privée en une interaction publique. La capture d’écran est accompagnée d’un commentaire sur les émotions ressenties de l’étudiante grâce à ce mail. Elle est une preuve visuelle et crédibilise l'authenticité des compliments reçus et rend l’interaction visible. Les compliments, qu’ils soient du professeur ou de l’étudiante qui elle aussi complimente les mots de son professeur Maxime, sont des actes de validation. Allant de compliments directs et détaillés en réponse à un projet rendu, à une valorisation publique de ceux-ci, les changeant en quelque chose de positif. La publication peut également susciter un sentiment de solidarité et de soutien de la part de ses abonnés. Dans cette interaction, l’acte de langage est celui de l’acte illocutoire, selon Austin, parce qu’il décrit l’interaction de compliments entre l’étudiante et le professeur. C’est-à-dire que le professeur réalise un acte de compliment, en énonçant son appréciation et son encouragement pour le travail de l’étudiante.
Féliciations...
Félicitations numériques, aussi un moteur social de reconnaissance et de communication positive.
Acte de langage : Qu’est-ce qui, du point de vue du langage, distingue une injure d’une critique ?
Une critique suite à un post Instagram et une interaction à base d'insulte gratuite visant une personne dans un article repose principalement sur le ton, l'intention et la nature du discours, ainsi que sur le contexte dans lequel ces échanges se produisent. La critique du premier exemple sur Instagram “Bien sûr que je n’arrive pas à me justifier auprès de cette pote qui me reproche toujours de ne pas être à sa disposition” est généralement plus mesurée et vise à exprimer un désaccord ou une réflexion sur le contenu, ici la citation sur une publication “Je suis en dépression et bien sûr que les gens ne comprennent pas que c’est une vraie maladie” qui utilise sarcasme et ironie pour dénoncer l'incompréhension et les préjugés autour de la dépression. Sans attaquer personnellement un individu ,que ce soit de la part du contenu ou du receveur. Elle peut être négative, mais reste constructive. Centrée sur un sujet précis et se déroule souvent dans un cadre informel puisqu’elle est souvent partagée sur des plateformes sociales, où les échanges sont plus décontractés et personnels. En revanche, une insulte gratuite comme dans l’article dénonçant le harcèlement que reçoit Barbara Butch par rapport à son physique, est directement personnelle, agressive et humiliante. Cherchant à dénigrer ou rabaisser la personne en lien avec un sujet particulier, ici le physique, la différence dans un lieu d’échange de sport et de respect lors des jeux paralympiques. Dans un ton violent, visant à détruire l’image de l’individu de manière gratuite et destructrice, mais que la personne visée va recevoir comme une chance de faire passer un message de sensibilisation et de paix malgré la violence. La réponse à la haine ici, c’est l’amour. Par une réaction universelle de la jeune femme faisant un coeur avec ses mains, souriante et pleine de joie devant la caméra, assurée et sans honte d’elle-même. Une critique est constructive et reste souvent neutre alors qu’une injure a pour but de rabaisser et d’humilier une personne.
Une critique d'un compliment ?
Données attestées collectées sur les réseaux sociaux
source : X (anciennement Twitter)
Suivant....
Le 7 juin 2019, Greta elle-même publie sur son profil X que : “Fridays For Future has been awarded Amnesty International’s Ambassador of Conscience 2019. This price belongs to all the millions of children around the world, schoolstriking for the right to a future.” “Fridays For Future (vendredi pour l’avenir) a reçu le prix Ambassadeur de la conscience 2019 décerné par Amnesty International. Ce prix appartient à tous les millions d'enfants dans le monde, en grève de l'école pour le droit à un avenir.” Avec une vidéo illustrative sous forme d’interviews d’elle-même et d'intervenants militant comme elle pour le climat. “It's a huge honour to receive the Amnesty International Ambassador of Conscience award on behalf of Fridays for Future movement. this is not my award, this is everyone's award. it wouldn't have been possible without everyone striking, every Friday, because of the climate crisis. It's amazing to also get recognition. (...) to act on your conscience means that everyone has a moral duty to do everything they can in order to improve the world. This is not just some children who are angry at politicians, this is an existential crisis.” Greta Thunberg. “C'est un immense honneur de recevoir le prix Ambassadeur de la conscience d'Amnesty International au nom du mouvement Fridays for Future. Ce n'est pas mon prix, c'est le prix de tout le monde. Ce mouvement n'aurait pas été possible si tout le monde n'avait pas fait grève, tous les vendredis, pour lutter contre la crise climatique. c'est formidable de recevoir aussi une reconnaissance. (...) agir selon sa conscience signifie que chacun a le devoir moral de faire tout ce qu'il peut pour améliorer le monde. il ne s'agit pas seulement de quelques enfants en colère contre les politiciens, il s'agit d'une crise existentielle.” Des milliers de personnes sous cette vidéo, ainsi que des millions dans le monde, ont eu une réaction positive aux prix de sa création en la soutenant verbalement, en la félicitant mais aussi en la considérant comme première supportrice et protectrice de la planète. Amnesty International (compte certifié) : “We are humbled and inspired by the determination with which you all are challenging us to confront the realities of the climate crisis. So happy that FridaysForFuture are our Ambassadors of Conscience 2019 !” = « Nous sommes humbles et inspirés par la détermination avec laquelle vous nous mettez tous au défi de faire face aux réalités de la crise climatique. Nous sommes ravis que FridaysForFuture soit notre Ambassadeur de la Conscience 2019 ! » Internautes : “This is inspiring not only for the next generation but your strong commitment towards tackling climate changes is shaking the old generations as well.” = “C’est une source d’inspiration non seulement pour la prochaine génération mais votre ferme engagement pour la lutte du changement climatique bouscule également les anciennes générations également.” “Well deserved! The children of Fridays For Future are changing the world and its people, changing mentalities, moving politics, and creating an unprecedented unifying force amongst us all. Keep fighting!!” = « Bien mérité ! Les enfants de Fridays For Future sont en train de changer le monde et ses habitants, de changer les mentalités, de faire bouger les politiques et de créer une force unificatrice sans précédent entre nous tous. Continuez à vous battre !! » La retranscription de cette vidéo ainsi que des commentaires de la publication a permis de déterminer l’acte perlocutoire sur l’étude de cette forme d’interaction. Celui-ci a provoqué une réponse comportementale des utilisateurs qui se sont engagés dans des actions concrètes en ligne et dans la réalité comme nous pouvons le voir sur la vidéo.
Cet effet perlocutoire est représenté dans l’appel que Greta a porté et inspiré dans une mobilisation collective, unie et concrète pour un changement en faveur de l’écologie et de la planète sur les politiciens et les membres du gouvernement.
La magie comme art libérateur, soigner son enfant intérieur en aidant les autres.
Découvrez cette vidéo...
Dans une vidéo sur le compte Instagram de Konbini, un magicien, Mehdi, ayant vécu du harcèlement scolaire de la 6ème à la 4ème, utilise son art, la magie comme sensibilisation pour les enfants. Dans la vidéo, le magicien est sur une scène et les enfants sont le public. À partir de son vécu, il confie à ces enfants : “C’est là que je perds confiance en moi, l’estime de moi, mes notes sont catastrophiques, et mon harcèlement s’est arrêté quand je suis rentrée dans un groupe d'amis et que j’ai commencé à en parler”. Il cite en interview : “Je veux créer un spectacle, je veux que ma magie soit dedans, qu’elle ait un impact et trouver des tours de magie qui ont un rapport avec ça.”
Il illustre par le tour de magie du rubik's cube qui est un casse tête à base de couleur qu’il faut résoudre. “Mes émotions sont mélangées comme le rubik's cube” Il va leur apprendre à le résoudre et affirme : “Si tu as écouté, tu es capable de comprendre mes émotions”. La fillette a réussi à résoudre le rubik's cube et les autres enfants l’applaudissent. Après le spectacle, Mehdi décide de faire un “débat à chaud” avec les enfants, tous assis en rond, ce qui favorise le rapprochement et le confort. Par la suite de la vidéo, Mehdi affirme “C’est mon travail” après qu’une petite fille par sa communication corporelle exprime ses émotions. La fille : Est ce que si c’est du harcèlement si c’est quelqu’un qui dit des critiques ? Mehdi : Ces critiques te font du mal ? *La fille hoche la tête et se met à pleurer.* Mehdi : Les critiques ce n’est pas normal. Ton corps il parle à ta place, je le vois. Lui il sait puisqu’il a vécu la même chose. Les écoles appellent même Mehdi pour recevoir le même spectacle ainsi que ses groupes de paroles. Il entreprend son art et son projet avec des personnes allant de la classe du CE2 jusqu’au adultes. Il touche un large public et n’oublie personne. “La magie libère beaucoup plus la parole et c’est beaucoup plus sincère” confie Mehdi.“Un enfant par classe est victime de harcèlement.”“Pour moi, il n’y a pas de profil de victime de harcèlement, c’est des situations qui vont créer le harcèlement, qu'on soit parent, animateur, éducateur, prof, on voit l'élève au quotidien mais aussi sa destruction, donc on a tous un rôle à jouer.”Je peux également appuyer mon propos car je me sens concernée par le fait de se réparer en aidant les autres car j’écris des textes sur ce que j’ai appris de certaines situations sur le réseau social Tiktok, et beaucoup d’internautes me remercient de mettre des mots sur leur souffrance et m’écrivent que cela les a aidé. Et c’est tout ce que je souhaite, aider les autres comme j’aurai aimé être aidée. Il répare la petite fille autant qu’il se répare lui-même. Il confie à la petite fille ce qu’il aurait aimé qu’on lui dise quand il était enfant. Le magicien Mehdi le dit lui-même : “Leurs histoires de harcèlement sont difficiles, j’ai les larmes aux yeux, ça me prend au coeur mais ça m'aide aussi et je sais que ça les aide aussi”. Grâce à son vécu, son histoire, il aide les enfants à parler et à sensibiliser leurs émotions. La souffrance entraîne la guérison, la communication, le partage et le soutien. Sans harcèlement, il n’y a pas de sensibilisation, de remise en question, de chute, de rechute et de guérison. Sans la souffrance, il n’y a pas d’art. Et sans le vécu de Mehdi, ce spectacle de magie, les mots qu’il utilise pour rassurer les enfants qui en sont victimes, tout cela n’existerait pas.
LE CYBER HARCELEMENT
Visite de la Panacée au cœur du centre ville de Montpellier, l’art comme exutoire d’émotions.
Visite de la Panacée au cœur du centre ville de Montpellier
L'art comme exutoire d'émotions
L’art apporte considérablement quelque chose à la souffrance. Peut-être pas une solution concrète, mais un moyen d’expression, d’apaisement et de renaissance. C’est laisser une trace, sa propre trace de son passage, de ses idées, de sa vie et de ses émotions. J’ai senti cet aspect là de l’art dans l’exposition de Aurélien Potier. L’art est un exutoire à la souffrance, il nous apaise comme il peut nous replonger dans cette souffrance. Pour appuyer mon propos, dans le livre “Théologiques africaine et vie” par Lupwishi Mbuyamba publié en février 2013, nous sommes invités à une réflexion sur la dimension spirituelle et libératoire de l’art dans son origine. L’auteur cite que “Le phénomène de l’art est apparu en même temps que l’homme prenait conscience de sa présence dans un environnement qui l’interpellait : d’abord, par des manifestations figurées dans les peintures rupestres que de nombreuses cavernes disséminées à travers l’Afrique révèlent et, plus tard, dans des oeuvres de grande ampleur dont on peut suivre verticalement le parcours historique”. L’art est inscrit dans les premières manifestations de la conscience humaine et de sa présence dans le monde. L’art est intrinsèquement lié à l’évolution de l’humanité, donc à l’Homme et de sa connaissance relation avec lui-même. Les peintures rupestres sont mentionnées comme les premières traces de cette conscience artistique, ce qui permet d’établir une continuité entre les premières expressions artistiques (préhistoriques) et les grandes œuvres d’art de l’histoire. L’art aurait donc toujours été une réponse à la quête humaine d'expression et de compréhension de soi et du monde. L’art est synonyme de libération dans cette oeuvre : “L’oeuvre d’art, résistant aux tentatives d’apprivoisement, suivra toujours le sens de son destin, tendue qu’elle est vers l’envol, pour s’échapper, insaisissable même par son géniteur, se libérer du carcan et de la prison de la contingence « corruptrice » et rejoindre le domaine du sacré dont elle émane. Tel est le sens qu’on peut donner à la présence de l’art dans la vie”. Il est comme une quête métaphysique et une libération. L’art est, pour lui, un moyen pour l'homme de se libérer des contingences de l’existence pour rejoindre l’idéal du sacré, de la vérité, ou de la beauté pure. Mais aussi une réponse à l’humanité. L’art est une réponse à nos émotions et à nos pensées les plus profondes. Il peut être interprété de toutes les façons possibles mais seulement l’artiste peut comprendre complètement son art, comme un peintre à son tableau, comme un chanteur à sa chanson, comme un chorégraphe à son spectacle. Comme un écrivain à son livre. Est-ce que l’art peut apporter une solution à la souffrance ? Oui. Autant donner une référence personnelle de mon expérience qui atteste mon affirmation sur le fait que l’art peut soulager la souffrance et une personne harcelée par la même occasion. L’art m’a sauvé ; la musique, l’écriture, la lecture, la danse et le cinéma. Ayant vécu du harcèlement psychologique, des agressions sexuelles, des maladies mentales, le divorce de mes parents, le deuil, la rupture amoureuse et amical, l’auto sabotage, les pensées sombres et une maladie génétique sanguine rare, ce sujet du harcèlement dans le cadre de mes études ne pouvait que me toucher et me parler. Et même de la souffrance chez les adolescents en général. J’ai publié un premier roman qui s'intitule “Le temps d’une vie” en 2021, j’ai envoyé mon deuxième manuscrit Marguerite récemment et je suis sur l’écriture d’un troisième roman. J’ai été championne de France de danse contemporaine deux fois en groupe. La musique est ma thérapie. Ce que je veux dire par là, c’est que sans la souffrance, je n’aurai rien écrit, sans la souffrance, je n’aurai pas vu en l’art un moyen de se libérer, de sensibiliser et surtout de venir en aide aux autres avec ce que j’ai pu apprendre de mon vécu. Une personne en souffrance dans une situation de handicap aimerait sans doute entendre quelqu'un dans la même situation mais qui s’en ai sorti, qu’il y a une issue, que ce n’est pas pour la vie et que ça va aller. Sans la souffrance, nous ne sommes pas éveillés, nous n’apprenons pas, nous restons des âmes neutres sans vécues. Les artistes veulent transmettre des parties d’eux-mêmes ; de leur vie, leur idéal, leur passion, et leur propre représentation du monde. Les écoles peuvent sensibiliser le harcèlement par des affiches, des courts métrages ou des séances de sensibilisation. Ou après qu’une situation de harcèlement soit mise au grand jour, souvent, les harceleurs se rendent compte de leurs erreurs quand c’est trop tard, le mal est déjà fait et beaucoup d’enfants mettent fin à leur jour pour cause de harcèlement. La sensibilisation est faite pour que cela n’arrive plus. Cependant, c’est seulement dans l’esprit de quelqu’un que tout se joue, le reste n’est que des éléments pouvant lutter, mais c’est en nous que l’on peut comprendre ce qui est bien et ce qui est mal.
Sur la plateforme Twitter, plus précisément sur le compte Ecriture 2 / L’écriture, deux chercheurs en droit public et blogueurs partagent des images, des textes et des commentaires dans un espace de communication et d’échange d’idées. Nous allons nous attarder sur la publication datant du 26 octobre 2024, comportement un texte : “Félicitations à ces personnes qui ont compris qu’on règle les problèmes en parlant et non en arrêtant de se parler”, ainsi qu’un dessin en dessous de deux bonhomme debouts sur deux immeubles l’un en face de l’autre, un vide les séparant et communication à l’aide d’un fil pouvant représenter celui d’un téléphone pour illustrer le fait de se parler à distance en étant tout de même l’un en face de l’autre. Dans cette interaction, l’acte de langage étudié est celui des félicitations, le compte publie une citation qui félicite indirectement les personnes qui ont compris que les conflits doivent être résolus par la communication, donc la parole et non par le silence. La citation en elle-même présente donc un acte de félicitation implicite et universel pour ceux qui se sentiraient concernés par telles ou telles raisons. Une internaute, probablement abonnée à ce compte, y répond avec politesse et gratitude : “C’est pile ce dont j’avais besoin aujourd’hui, merci pour tous les partages si forts” avec un smiley de deux mains jointes représentant une forme de respect pour ceux qui l’utilise ou celle de la prière ainsi qu’un émoji qui fait un baiser avec un coeur. Cette réponse indique que le message est perçu comme pertinent, presque comme une coïncidence ou un timing parfait, ce qui renforce l’idée du compte de partages d’idées, elle semble être totalement en accord avec cette phrase et remercie même les internautes qui re-publient sur leur profil la publication. Ce fait montre une affiliation sociale et l’idée de faire partie d’une communauté qui partage ses mêmes idées, pensées ou sentiments en ayant comme point de vue l’entraide. La validation sociale et la reconnaissance, le renforcement du lien social et la régulation émotionnelle sont les principaux buts de cette interaction. J’entends pas là que l’internaute exprime sa gratitude non seulement envers le compte Ecriture 2 mais également envers ceux qui partagent la publication, validant ainsi la pertinence du message transmis. En remerciant la communauté, l’internaute marque son appartenance à un groupe qui partagent encore une fois des valeurs similaires. Son message montre que le post a eu un impact psychologique positif et a donc aidé l’internaute à se sentir comprise, plus seule et soutenue. Ici, l’acte de langage sous-jacent reste celui de l'acte illocutoire faisant référence à l’intention derrière un énoncé. Dans cette interaction de félicitations, l’intention est donc de féliciter l’autre pour une réussite ou un accomplissement. Selon Austin, l’acte de langage s'imprègne d’une interaction. Ici, l’acte est illocutoire car l’énonciateur accomplit l’action de féliciter par son énoncé. La phrase de la publication agit sur la réalité et transforme les rapports entre les interlocuteurs (les chercheurs en droit public et blogueurs) en créant un acte d’accomplissement et de promesse envers un cercle de personnes précis. Il met en valeur un comportement social et cherche à influencer positivement la manière dont les gens résolvent des conflits, en encourageant l’idée de parler plutôt que de se taire. C’est un énoncé réussi puisqu’ils s’adressent à quelqu’un.
Nous avons commencé par l’exposition PERENNIAL de Laura Garcia-Karras puis DÉFAILLANCE DÉSIR de Aurélien Potier. La première exposition de Laura se basait sur des peintures de fleurs assez lumineuses et remplies de couleurs. Ensuite nous sommes allés voir l’exposition de Aurélien qui prônait les meubles anciens et abandonnés ornés de terre, de saleté, de fils de fer un peu partout et dans une ambiance de musique calme et reposante. Mais aussi des peintures comme celles de la photo que j’ai le plus apprécié. Aurélien Potier a souhaité exprimer la fragilité humaine, la vulnérabilité et les limites de l’individu face à la souffrance. Dans la limite de l’expérience humaine, j’ai trouvé que les meubles pouvaient représenter une vie qui prend fin, on laisse des meubles d’une maison à l’abandon, ils prennent la poussière, ils prennent le temps qui passe sur eux. Il a cherché à souligner son combat pour l’acceptation de soi face à la société.
Le cyberharcèlement, bien que plus récent, est devenu un problème majeur, particulièrement pour les jeunes qui sont les plus connectés. Les outils numériques, comme les réseaux sociaux et les SMS, facilitent la communication, mais augmentent aussi les risques de violences en ligne, telles que le cyberharcèlement, l'exploitation sexuelle et d'autres formes de violences. Ce phénomène est particulièrement préoccupant en raison de l’anonymat qu'offrent les plateformes numériques, ce qui permet aux agresseurs d’agir en se sentant protégés et sans conséquence immédiate. Les recherches sur le cyberharcèlement ont évolué depuis la fin des années 1990, s’intéressant à ses causes, ses impacts, ainsi qu’aux stratégies de coping des victimes. La définition du cyberharcèlement varie, mais il est généralement décrit comme un acte agressif, intentionnel, répété et effectué par des moyens électroniques, créant une situation où la victime est incapable de se défendre seule. Cependant, certains chercheurs remettent en question l’aspect de répétition, soulignant que la diffusion continue de contenus en ligne peut avoir des effets similaires à des violences répétées, en raison de leur permanence et de la visibilité publique. Les formes de cyberviolence comprennent des menaces, des moqueries, des insultes, la diffusion d’images humiliantes, ou encore l'usurpation d'identité. Ce phénomène est facilité par des outils numériques comme les smartphones, qui permettent aux jeunes de se connecter partout et tout le temps. En comparaison avec le harcèlement traditionnel, le cyberharcèlement présente des spécificités : l’anonymat, l’absence de répit pour la victime, la diffusion instantanée et la capacité de l’agresseur à toucher un large public sans perdre le contrôle sur ses actions. Ces caractéristiques rendent le cyberharcèlement plus insidieux et difficile à gérer, affectant profondément les victimes, qui vivent dans un climat de paranoïa, d'impuissance et d’exposition constante. Les jeunes, en particulier, sont plus vulnérables en raison de leur forte présence en ligne et de la manière dont les interactions numériques modifient les rapports de pouvoir et de perception.
Une critique se distingue d’un compliment puisque celle-ci se forme dans un but constructif, informatif et dans une base neutre. Une critique n’est pas toujours utilisée pour faire plaisir, elle est parfois transmise par des faits attestés, une opposition ou une idée engagée, qu'elle soit différente ou similaire. Une critique peut se rapprocher d’une remarque, du fait d’ajouter quelque chose à une idée ou un fait, un point de vue, quelque chose à dénoncer, à informatiser ou à transmettre. Une critique est une réponse, une analyse, une réaction ou bien un constat ou un conseil et reste constamment positif, c’est son état premier, qu’il soit sincère ou non. Il est une conséquence, un point de vue, une envie positive de réagir à quelque chose qui plaît à celui qui fait le compliment.
La réalisation du dossier final s’inscrit dans le cadre du cours de travaux dirigés intitulé Interactions et pratiques numériques. L’objectif principal était de répondre à une série de questions : "On dit parfois que les mots peuvent faire mal. D’où viennent cette force des mots ? Dire, n’est-ce pas aussi faire ?". Pour ce faire, j’ai effectué une recherche bibliographique sur Google Scholar, en m’appuyant sur des articles relatifs à ces interrogations. Dans le cadre de l’analyse de corpus d’entretiens menés à l’université Paul Valéry, j’ai recueilli des témoignages personnels et anonymes, enregistrés à l’aide du dictaphone de mon iPhone. Ces témoignages portaient sur le harcèlement, et j’ai rencontré des étudiants dans différents lieux de l’université tels que les espaces de repos, les pelouses ou encore devant les salles de cours. La démarche a été accompagnée d’une présentation claire du projet, en assurant aux participants que leur anonymat sera respecté. J’ai également mené une analyse des actes de langage, en particulier en explorant les interactions à travers des compliments, des injures, des critiques et des félicitations. Cette partie de l’étude s’est appuyée sur des recherches de commentaires et d’interactions sur les réseaux sociaux. Les données recueillies, attestées par la recherche, ont permis de mieux comprendre les dynamiques langagières en ligne. Enfin, ma démarche a inclus une visite à La Panacée, où j’ai pu observer les collections d'Aurélien Potier et de Laura Gara Rares, enrichissant ainsi ma réflexion sur les pratiques numériques et leur impact sur les interactions sociales. La conclusion a permis de synthétiser l’ensemble des recherches et analyses effectuées, tout en ouvrant sur des perspectives d’approfondissement du sujet.
Greta Thunberg, une jeune femme suédoise, militante écologiste de la nouvelle génération utilise ses réseaux sociaux notamment X afin de sensibiliser par des discours notamment la situation de la planète. En 2018, elle crée un mouvement se nommant Fridays for Future donc ensemble pour sauver notre planète ayant pour but de faire la grève scolaire tous les vendredis devant le parlement suédois afin de protester contre le manque de reconnaissance, d’action et d’ouverture sur le climat. Ce mouvement a pris une grande ampleur et a suscité l’attention d'énormément de jeunes, notamment, dans le monde qui ont manifesté à ses côtés. Étant une fille de la nouvelle génération, elle attire l’attention sur les jeunes et peut plus facilement être entendue et atteindre les pensées des jeunes. Cependant, aux yeux des adultes, cela peut donner l’effet inverse, mais cette militante n’a encore jamais perdu espoir, c’est pourquoi le sujet d’étudier Greta Thunberg dans une notion d’interaction d’acte perlocutoire est important.
Les interactions sont marquées par une diversité de discours, allant de la critique à l'injure, en passant par le compliment et les félicitations. Les recherches entreprises sur ces échanges reflètent des mécanismes sociaux complexes, influençant les rapports entre individus et la construction de leurs identités en ligne. Ce corpus analyse ces formes de communication pour mieux comprendre leur rôle dans les dynamiques sociales et les relations sur les réseaux sociaux. Notamment sur ceux les plus connus : Instagram, Twitter… sous la forme de commentaires sous une publication ou dans la presse.
Nous disons parfois que les mots peuvent faire mal. D’où les mots tirent-ils cette force ? Est- ce que dire c’est aussi faire ? Les mots ont un sens et un impact, leur force peut être autant négative que positive. Surtout lorsque le manque de confiance en soi reste omniprésent durant l’enfance et l’adolescence. Ils peuvent atteindre toutes sortes de formes ; basé sur le physique, le côté psychologique, sur son entourage mais surtout sur une différence. Est-ce que dire c’est faire ?
Par rapport aux médiations et cultures numériques dans la partie santé et expression de la souffrance qui fait selon un avis personnel écho le plus à l'intitulé du dossier, le récit de soi est un moyen par lequel l'individu s'approprie ses expériences et construit son identité. En racontant sa vie, il cherche à comprendre et organiser le chaos des événements vécus, attribuant à sa personne un rôle actif et signifiant dans le monde. Ne pas être en mesure de se raconter représente une perte de soi, une forme d'expropriation personnelle. L'écriture, notamment dans le cadre de l'association Stop Suicide, aide l'individu à redonner du sens à sa vie, à retrouver une cohérence dans ses expériences vécues. Dans ce contexte, Stop Suicide joue un rôle crucial en offrant un espace où les individus peuvent exprimer leur souffrance, en réhabilitant leur capacité à s'exprimer et à renouer avec leur subjectivité. En permettant à ceux qui ont perdu leur voix de retrouver leur langage, l'association les aide à reprendre contact avec leur expérience de vie et à restaurer leur lien social, essentiel pour maintenir leur identité et leur relation aux autres. Maud Verdier explore les défis rencontrés lors de l’écoute des témoignages de personnes en souffrance. Le mal-être peut rendre difficile l'élaboration d'un récit, voire l'empêcher. Le trauma, par exemple, complique l'expression des événements vécus, qui émergent souvent progressivement lors de l’échange avec l'écoutant. Ce dernier peut percevoir ces difficultés comme un signe d'authenticité, car le fait de ne pas pouvoir tout exprimer dans un récit structuré pourrait refléter une vérité profonde. Cependant, il est aussi possible que les témoignages soient stéréotypés ou incomplets. La compréhension de cette potentialité narrative est essentielle pour saisir les enjeux de ces situations : même si un récit transforme la réalité vécue, il n’est pas pour autant de la fiction. Ce récit reflète une forme de réalité personnelle et sert à rendre sensibles des événements douloureux ou traumatisants qui font partie de la biographie de la personne et justifient son appel à l'aide. Pour remédier au harcèlement, il est important de se référer à la base de cet acte. L’éducation des parents sur les adolescents et enfants harceleurs reste une priorité qu’il faut améliorer, prendre au sérieux et même surveiller par des dispositifs d’aides sociales, des conseillères, des psy ou autres… Dans le cadre scolaire, l’effet de groupe peut être une raison au harcèlement mais ne l’excuse pas, pour y remédier il faudrait premièrement que les enseignants soient beaucoup plus compréhensifs, vigilants et à l’écoute de leurs élèves sans jamais les juger.
Des récoltes de témoignages personnels, ou de personnes témoins, de situations passées, vécues et partagées ont été récoltées et enregistrées par dictaphone de l’Iphone. Cette enquête a eu pour objectif de sensibiliser la communauté universitaire en mettant en lumière des expériences universelles. Chacun à sa propre histoire mais le fond reste le même, le harcèlement, d’après UNICEF, les agressions et le harcèlement perturbent l'éducation de 150 millions de jeunes âgés de 13 à 15 ans dans le monde entier. “La moitié des élèves âgés de 13 à 15 ans dans le monde, soit près de 150 millions d’adolescents, rapportent avoir été exposés à la violence entre pairs à l’école et aux abords de l’école, d’après un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF.” Le corpus visant à illustrer le harcèlement par des témoignages donne une voix aux victimes, souvent restées anonymes, et contribue à briser le tabou autour de ces situations par la sensibilisation, l’écoute et l'accueil de leur vécu. Portée par les étudiants pour les étudiants, cette initiative vise à instaurer un dialogue participatif au sein du campus afin de créer un environnement plus respectueux et sécurisant. Ces témoignages servent d’instrument pour transformer les expériences vécues en actions concrètes pour améliorer ce sujet sensible qui est le harcèlement dans les pratiques universitaires. Ayant pu obtenir des témoignages complètement différents au niveau de la forme, du contexte, des personnes et des thématiques, les quatre enregistrements sélectionnés ont été analysés séparément.
Sur le compte Instagram de Bonjouranxiete, une nouvelle citation du jour est publiée sous forme de publication photo : “Je suis en dépression et bien sûr que les gens ne comprennent pas que c’est une vraie maladie”. Ce type de diffusion est souvent utilisé pour susciter le sarcasme et l'ironie, dans le but de dénoncer certaines idées reçues ou de critiquer des comportements ignorants envers des sujets sensibles, tels que la dépression. Dans cette publication, un commentaire reprend l’expression ironique de la citation : “Bien sûr que je n’arrive pas à me justifier auprès de cette pote qui me reproche toujours de ne pas être à sa disposition’’. Ici, la personne utilise l’ironie pour dénoncer le comportement de son amie, qui semble faire preuve d’un manque de compréhension face à la situation de la personne souffrant de dépression. Sous une publication qui prône le développement personnel et qui critique souvent ceux qui minimisent la réalité des maladies mentales, cette forme d’expression ironique devient un moyen de dénoncer l'incompréhension collective envers la dépression. En formulant sa critique de manière ironique, la personne suscite une forme de partage et permet à d’autres de se reconnaître dans son expérience. Par exemple, un autre internaute répond : « Franchement, pareil que vous. J’ai perdu beaucoup d'amis à cause de ça. Avant, j’en pleurais, maintenant je dis : S’ils sont assez bêtes pour être antipathiques au point de ne pas comprendre votre dépression, eh bien, au revoir ! » Ce commentaire, lui aussi teinté de sarcasme, permet à son auteur de partager une expérience personnelle tout en émettant une critique envers ceux qui alimentent cette incompréhension. À travers ce genre d’interaction, le compte Instagram Bonjouranxiete devient une plateforme de soulagement pour ceux qui se sentent incompris, tout en encourageant la réflexion et la dénonciation des stéréotypes qui entourent les troubles mentaux. L’ironie et le sarcasme servent ici de mécanismes linguistiques puissants pour dénoncer l’incompréhension sociale vis-à-vis de la dépression. Ces procédés permettent de créer une critique sociale tout en facilitant l’identification et la solidarité entre les individus concernés. Linguistiquement, cela permet de transformer une situation d’injustice en un acte de partage et de rébellion verbale contre l’ignorance et le jugement gratuit. L’interaction numérique repose sur un énoncé constatatif, ils décrivent des situation ou des états de fait, pouvant être vrais ou faux en fonction de la réalité qu’ils expriment, mais ils ne réalisent pas d’actions.
Nous avons commencé par l’exposition PERENNIAL de Laura Garcia-Karras puis DÉFAILLANCE DÉSIR de Aurélien Potier. La première exposition de Laura se basait sur des peintures de fleurs assez lumineuses et remplies de couleurs. Ensuite nous sommes allés voir l’exposition de Aurélien qui prônait les meubles anciens et abandonnés ornés de terre, de saleté, de fils de fer un peu partout et dans une ambiance de musique calme et reposante. Mais aussi des peintures comme celles de la photo que j’ai le plus apprécié. Aurélien Potier a souhaité exprimer la fragilité humaine, la vulnérabilité et les limites de l’individu face à la souffrance. Dans la limite de l’expérience humaine, j’ai trouvé que les meubles pouvaient représenter une vie qui prend fin, on laisse des meubles d’une maison à l’abandon, ils prennent la poussière, ils prennent le temps qui passe sur eux. Il a cherché à souligner son combat pour l’acceptation de soi face à la société.