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La diffusion des idées des Lumières
Cyril Chatelain
Created on November 19, 2024
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Transcript
La diffusion des idées des Lumières
Carte
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Consignes
Les idées nouvelles sont discutées dans des lieux parisiens ouverts à tous, comme les promenades et les cafés. Le café Procope est fréquenté par des artistes et par des philosophes, comme Voltaire et Rousseau, mais aussi par des personnes de toute origine : bourgeois, artisans, paysans enrichis montés à la capitale. Les discussions philosophiques et littéraires sont étroitement surveillées par les "mouches" de la police (espions). Établissement de la nouvelle Philosophie. Notre berceau fut un caffé, estampe, seconde moitié du XVIIIe siècle (BnF, Paris).
Louis XIV, convaincu par Colbert, fonde en 1666 l’Académie des Sciences, sur le modèle de la Royal Society de Londres, créée huit ans plus tôt, afin de favoriser et de contrôler le développement des sciences. L’académie examine les mémoires scientifiques et les inventions qui lui sont soumis, répond à des questions posées par l’administration royale et ses ingénieurs, et accorde un large rôle à l’expérimentation. Au XVIIIe siècle, les académies apparaissent dans différents domaines et s'implantent dans un nombre croissant de villes européennes. Malgré une volonté de contrôle de l'Etat, elles participent, avec les sociétés savantes, à la diffusion du progrès technique et des idées nouvelles de leur temps en produisant de nombreux ouvrages.
Louis XIV et Colbert à l’Académie des Sciences, BnF Paris.
Salon de Mme Geoffrin Au XVIIIe siècle, les hommes et femmes lettrés se réunissent régulièrement dans des salons, le plus souvent tenus par une maîtresse de maison qui choisit ses invités avec soin. Les salons sont un des lieux de diffusion des idées des Lumières. On y discute de l'actualité de l'époque, de philosophie ou de littérature, et on se divertit. Les salons montrent bien les mutations sociales et culturelles de l'époque, puisque la noblesse de cour y côtoie des bourgeois, des écrivains et des artistes, ainsi que des étrangers de passage. Le salon de Madame Geoffrin, femme d'esprit issue d'une famille bourgeoise, est l'un des plus importants du siècle. Il se réunit de 1749 à 1777.
Anicet Lemonnier, Lecture de la tragédie de l'Orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de Madame Geoffrin, 1812, huile sur toile, 129 x 196 cm, château de Malmaison. Attention, ce tableau ne représente pas une scène ayant réellement existé. Il s'agit d'une reconstitution proposée par un peintre, au début du XIXe siècle
Lecture du journal par les politiques de la Petite Provence au jardin des Thuilleries, BnF Paris.
Au XVIIIe sicèle, les journaux se multiplient (x5 en un siècle). Les tirages augmentent et un système d'abonnement est mis en place. Leur lecture dans les jardins publics ou les promenades permet de diffuser leur contenu auprès d'un public analphabète. Cet essor de la presse témoigne de l’apparition d’une « opinion publique » mais public ne signifie pas populaire, bien au contraire. Les Lumières françaises ont une vision généralement négative du peuple.