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CDSG-GENEVIEVE DE GALARD-2024

HISTOIRE DE CLASSES

Created on November 15, 2024

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Transcript

Mme GENEVIEVE DE GALARD

QUI êtes-vous ?

votre ENFANCE & VOTre FAMILLE

1945-1954 L'INDOCHINE

L'ANGE DE DIEN BIEN PHU

Les ETATS-UNIS

POSTérité

CAPSULES

Geneviève de Galard Terraube, née le 13 avril 1925 à Paris et morte le 30 mai 2024 à Toulouse, est une infirmière militaire française, convoyeuse de l'air, qui, durant la guerre d'Indochine, fut surnommée « l’ange de Diên Biên Phu ».

Née dans le 9e arrondissement de Paris2, Geneviève Marie Anne Marthe de Galard Terraube est issue d'une famille aisée et catholique, dont la noblesse remonte au Moyen Âge. Elle passe sa petite enfance dans le 17e arrondissement de Paris, avec ses parents et sa sœur aînée, Marie-Suzanne. Lorsque son père meurt en 1934, Geneviève de Galard a neuf ans.

ENFANCE & FAMILLE

#1

Les circonstances de la Seconde Guerre mondiale contraignent la famille à quitter Paris pour Toulouse lors de l'hiver 1939 : la mère de Geneviève de Galard, craignant pour ses filles les bombardements de la capitale, s'installe dans la région d'origine de sa famille. Tout comme sa sœur, Geneviève y est élève du cours Bertrand5 jusqu'en juillet 1942.

Elles reviennent à Paris pendant l'été 1943. Geneviève de Galard suit des cours d'anglais à la Sorbonne et se lance dans des activités associatives auprès de handicapés dans un hôpital. Elle obtient le diplôme d’État d’infirmière en 1950, puis réussit en 1952 le concours de convoyeuse de l'Armée de l'air et d'IPSA (infirmières pilotes secouristes de l'air), promotion 1952.

ENFANCE & FAMILLE

#2

À sa demande, Geneviève de Galard est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh. Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion depuis l'aéroport de Pleiku. À partir de janvier 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Diên Biên Phu. Ses premières victimes transportées sont principalement des soldats souffrant de maladies. À partir de mi-mars, la plupart d'entre eux sont des blessés de guerre. Parfois, les avions sanitaires avec la marque de la Croix-Rouge doivent se poser à travers les barrages d'artillerie viêt minh.

1953-1954, INDOCHINE

#1

Le 28 mars 1954 vers 5 h 45, le commandant Blanchet — commandant en second du groupe de transport Béarn —, son équipage et Geneviève de Galard arrivent en avion au-dessus de Diên Biên Phu. Le commandant tente d'atterrir sur la courte piste du camp retranché. L'atterrissage est trop long et le moteur gauche de l'avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne pouvant s'effectuer sur place du fait des conditions (terrain inapproprié), l'avion est abandonné et, à l'aube, l'artillerie viêt minh le bombarde et le détruit, ainsi que la piste, les rendant irréparables.

1953-1954, INDOCHINE

#2

Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l'hôpital de campagne commandé par le médecin-commandant Paul-Henri Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit initialement hostile, il adapte le logement pour elle. Il lui arrange également un semblant d'uniforme à partir de bleus de travail camouflés, de pantalon, de chaussures de basket-ball et d'un T-shirt.

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#1

Geneviève de Galard fait de son mieux dans des conditions sanitaires dérisoires, « consolant » les mourants et essayant d'entretenir le « moral » face aux pertes humaines montantes7. Plus tard, beaucoup d'hommes la complimenteront pour ses « efforts ».

Selon certains auteurs, une vingtaine de prostituées du BMC, essentiellement vietnamiennes, vinrent l'épauler à l'hôpital car la charge de travail était insurmontable pour une seule femme. L'historien Jacques Dalloz pense qu'elles ont sûrement toutes été tuées par les Việt Minh après le départ des troupes et que leur participation est volontairement oubliée8. « Rien ne doit venir ternir l'image de l'honneur », selon Le Monde. Selon le spécialiste des conflits du XXe siècle Jean-Marc Binot9, « une solide tradition, alimentée par les cercles d'anciens combattants d'extrême droite, voudrait qu'un BMC ait été présent à Diên Biên Phu, et que, authentiques Marie Madeleine de la coloniale, ses employées se soient métamorphosées en aides-soignantes héroïques auprès des blessés, avant d'être abattues froidement par les communistes. Nul témoignage crédible […] n'étaye cette pieuse légende » .

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#2

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d'honneur et est décorée de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs par le commandant du camp retranché de Diên Biên Phu, le général de Castries7. « A suscité l’admiration de tous par son courage tranquille et son dévouement souriant. D’une compétence professionnelle hors pair et d’un moral à toute épreuve, elle fut une auxiliaire précieuse pour les chirurgiens et contribua à sauver de nombreuses vies humaines. Restera pour les combattants de Diên Biên Phu, la plus pure incarnation des vertus héroïques de l’infirmière française. »

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#3

Selon certains auteurs, une vingtaine de prostituées du BMC, essentiellement vietnamiennes, vinrent l'épauler à l'hôpital car la charge de travail était insurmontable pour une seule femme. L'historien Jacques Dalloz pense qu'elles ont sûrement toutes été tuées par les Việt Minh après le départ des troupes et que leur participation est volontairement oubliée. « Rien ne doit venir ternir l'image de l'honneur », selon Le Monde. Selon le spécialiste des conflits du XXe siècle

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#4

Jean-Marc Binot, « une solide tradition, alimentée par les cercles d'anciens combattants d'extrême droite, voudrait qu'un BMC ait été présent à Diên Biên Phu, et que, authentiques Marie Madeleine de la coloniale, ses employées se soient métamorphosées en aides-soignantes héroïques auprès des blessés, avant d'être abattues froidement par les communistes. Nul témoignage crédible […] n'étaye cette pieuse légende ».

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#5

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d'honneur et est décorée de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs par le commandant du camp retranché de Diên Biên Phu, le général de Castries.« A suscité l’admiration de tous par son courage tranquille et son dévouement souriant. D’une compétence professionnelle hors pair et d’un moral à toute épreuve, elle fut une auxiliaire précieuse pour les chirurgiens et contribua à sauver de nombreuses vies humaines. Restera pour les combattants de Diên Biên Phu, la plus pure incarnation des vertus héroïques de l’infirmière française. »

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#6

Le jour suivant, pendant la célébration de la bataille de Camerone, la fête de la Légion étrangère, Geneviève de Galard est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard, commandant du 6e BPC et du médecin-chef Jacques Gindrey, fait caporal d'honneur de la Légion.

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#7

Les troupes françaises de Diên Biên Phu cessent le combat le 7 mai 1954 sur ordre du commandement militaire. Le Việt Minh autorise Geneviève de Galard, faite prisonnière, ainsi que le personnel médical, à continuer les soins aux blessés. Elle refuse toute coopération ; quand certains Việt Minh commencent à utiliser les médicaments pour leur propre usage, elle en cache dans sa civière.

Le 24 mai 1954, Geneviève de Galard est évacuée à Hanoï, en partie contre sa volonté.De retour en France, début juin, elle est accueillie par une foule nombreuse à l'aéroport d'Orly1 et fait la une de Paris Match (« La France accueille l'héroïne de Diên Biên Phu ») ; elle fait trois fois la une de ce magazine.

l'ANGE de DIEN BIEN PHU

#8

Elle est plus tard invitée aux États-Unis par le président Eisenhower qui lui remet le 29 juillet 1954 la médaille de la Liberté, la plus haute décoration américaine pouvant être attribuée à un étranger. En France, Geneviève de Galard a été élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur en 2011.

LES ETATS-UNIS

#1

LES ETATS-UNIS

#2

Le 29 juillet 1954, le Président Eisenhower qui lui remet la médaille de la Liberté,

“La France accueille l’héroïne de Dien Bien Phu”, titre l’hebdomadaire Paris Match. Les États-Unis la surnomment “l’Ange de Dien Bien Phu”. Geneviève de Galard, qui a alors 28 ans, ne comprend pas ce qui lui arrive. En France, Geneviève de Galard a été élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur en 2011.

LA POSTERITE

#1

LA POSTERITE

La "UNE" de l’hebdomadaire Paris Match.

#2

LA POSTERITE

#3

Geneviève de Galard reprend un temps son travail de convoyeuse, puis épouse le colonel Jean Heaulme en 1956, avec qui elle a 3 enfants. Elle suit ensuite son mari, officier dans l’armée, dans ses différentes affectations. Célèbre malgré elle, elle choisit dès qu’elle le peut de reprendre le cours de sa vie dans l’anonymat.

LA POSTERITE

#4

Geneviève de Galard vit ensuite à Paris. Elle meurt à l'âge de 99 ans le 30 mai 2024 à Toulouse. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 41, tombe 6/95, 20/42).

LA POSTERITE

#5

LA POSTERITE

#6

cimetière du Père-Lachaise (division 41, tombe 6/95, 20/42)

Geneviève de Galard a donné son nom à la promotion de Nacarats (secondes) de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis en 2024, la promotion Galard. En septembre 2024, elle donne également son nom à la Promotion 2024-2025 de la Classe Défense Haute-Azergues.

LA POSTERITE

#7