Spécialité LLCA
PORTFOLIO
Pline le Jeune et François Rabelais
Elyse Debus et Louane Frère
Problématique : Quelles doivent-être les qualités d’un bon prince ?
Présentation dePline le Jeune
Né en 61 après J-c à Côme en Gaule cisalpine écrivain, administrateur, homme politique romain des règnes de Titus à trajan, avocat
une famille aisée et respéctée neveu et fils adoptif de pline l'ancien mort vers 113 en asie
Présentation de François Rabelais
Né à Devinière à seuilly (région centre-valde loire) près de chinon en 1983 famille bourgeoise ecrivain français humaniste de la renaissance
connu pour ses oeuvres => série de romans comiques centrés sur gargantua et pantagruelconsidéré comme l'un des fondateurs de la littérature française morderne mort le 9 avril 1553 à Paris
Leur époque
L’époque de Pline le Jeune (l’Empire romain, 27 av. J.-C. et 476 apr. J.-C.) A évolué dans un empire romain, centralisé et hiérarchisé les éLITEs PARTICIPENT => VIE POLITIQUE EN Célébrant les valeurs impériales
L’époque de François Rabelais (Renaissance, XVIᵉ siècle)
OEUVRES PRéSENTées
François rabelais, gargantua, chapitre 50
Pline le jeune, le panégyrique de trajan
Nature : discours rhétorique, politique, d’éloge, prononcé devant le sénat romain
Nature : roman satirique et humaniste
texte fictif
texte réel
panégyrique : un genre littéraire de l’Antiquité qui vise à célébrer et glorifier une personne, (un dirigeant ou un héros)
LEUR résumé
Gargantua
Panégyrique de trjan
Rabelais décrit l'Abbaye de Thélème, un lieu utopique où les moines et les moniales vivent librement. Il critique les institutions rigides de son époque et propose un idéal de vie fondé sur la liberté et l’épanouissement personnel.
Le Panégyrique de Trajan est un discours prononcé par Pline le Jeune pour remercier et honorer l’empereur Trajan. Il exalte les vertus de Trajan, le présentant comme un modèle de justice, en contraste avec le règne tyrannique de son prédécesseur
Texte Le Panégyrique de Trajan
En latin
En français
V- Tel devait être celui que n'ont fait empereur ni les guerres civiles, ni la république opprimée par les armes ; mais la paix, l'adoption, et le ciel enfin réconcilié avec la terre. Eh ! se pouvait-il qu'il n'y eût aucune différence entre l'ouvrage des hommes et celui des dieux ? Leur faveur se déclara sur vous, César Auguste, à l'instant même de votre départ pour l'armée ; et leur volonté se manifesta dès lors par un signe extraordinaire. Le sang des victimes abondamment répandu, ou des oiseaux volant à gauche, ont présagé l'élévation des autres princes ; vous, César, vous montiez, selon l'usage, au Capitole, lorsque le cri des citoyens, interprètes, sans le savoir, des décrets du ciel, vous accueillit comme un prince déjà reconnu. La foule était rassemblée sur le parvis du temple ; et quand les portes s'ouvrirent devant vos pas, «Salut à l'empereur !» s'écria-t-elle tout entière, croyant s'adresser au dieu : l'événement a prouvé qu'elle s'adressait à vous. C'est ainsi que tout le monde entendit ce présage ; vous seul ne le vouliez pas comprendre. Vous refusiez l'empire ; vous le refusiez, et par là même vous en étiez digne. Il a donc fallu que vous fussiez contraint ; or, vous ne pouviez l'être que par la vue de la patrie en danger et de la république chancelante. Vous étiez résolu à n'accepter l'empire que pour le sauver. Aussi l'esprit de vertige qui a remué si violemment le camp n'y fut-il envoyé, je pense, que, parce qu'il fallait une grande force et une grande terreur pour triompher de votre modestie. Et si le calme de la mer et du ciel est embelli par le contraste des ouragans et des tempêtes, ne serait-ce pas aussi pour ajouter aux charmes de la paix qui règne par vous, qu'une si terrible agitation l'a précédée ? Tel est le cercle où roulent les choses humaines : les prospérités naissent des disgrâces, et les disgrâces des prospérités. Dieu nous dérobe la source des unes et des autres, et souvent les causes des biens et des maux sont cachées sous l'apparence de leurs contraires.
[5] V. Talem esse oportuit, quem non bella ciuilia nec armis oppressa respublica, sed pax, et adoptio, et tandem exorata terris numina, dedissent. An fas erat, nihil differre inter imperatorem, quem homines, et quem dii fecissent? quorum quidem in te, Caesar Auguste, iudicium et fauor, tunc statim, quum ad exercitum proficiscereris, et quidem inusitato indicio enituit. Nam ceteros principes aut largus cruor hostiarum, aut sinister uolatus auium consulentibus nuntiauit: tibi ascendenti de more Capitolium, quamquam non id agentium ciuium clamor, ut iam principi, occurrit. Siquidem omnis turba, quae limen insederat, ad ingressum tuum foribus reclusis, illa quidem ut tunc arbitrabatur, deum, ceterum, ut docuit euentus, te consalutauit imperatorem. Nec aliter a cunctis omne acceptum est. Nam ipse intelligere nolebas: recusabas enim imperare, recusabas; quod bene erat imperaturi. Igitur cogendus fuisti. Cogi porro non poteras, nisi periculo patriae, et nutatione reipublicae. Obstinatum enim tibi non suscipere imperium, nisi seruandum fuisset. Quare ego illum ipsum furorem motumque castrensem reor exstitisse, quia magna ui magnoque terrore modestia tua uincenda erat. Ac sicut maris coelique temperiem turbines tempestatesque commendant; ita ad augendam pacis tuae gratiam illum tumultum praecessisse crediderim. Habet has uices conditio mortalium, ut aduersa ex secundis, ex aduersis secunda nascantur. Occultat utrorumque semina deus, et plerumque bonorum malorumque caussae sub diuersa specie latent.
Texte de Gargantua, chapitre 50
Du plus loin que l'on se souvienne, nos pères, nos aïeux et nos ancêtres ont préféré, tant par bon sens que par un penchant naturel, perpétuer le souvenir de leurs triomphes et de leurs victoires dans les batailles qu'ils ont livrées en érigeant leurs trophées et leurs monuments dans les coeurs des vaincus, en les graciant, plutôt qu'en faisant oeuvre d'architecture sur les terres conquises. Car ils attachaient plus de prix à la vivante reconnaissance des hommes gagnée par la générosité, qu'aux inscriptions muettes des arcs, des colonnes et des pyramides, exposées aux intempéries et à la malveillance du premier venu.
Revenu dans ses terres, Alpharbal réunit tous les princes et les états de son royaume, leur exposa les sentiments humanitaires qu'il avait découverts chez nous et les pria de délibérer à ce propos, afin que le monde trouvât en eux un exemple de magnanimité aimable, de la même façon qu'il avait déjà trouvé en nous un exemple d'amabilité magnanime.
C'est la nature même de la générosité : le temps qui ronge et amoindrit toutes choses augmente et accroît les bienfaits, car une bonne action, accomplie libéralement au profit d'un homme de bon sens, fructifie continuellement grâce à la noblesse de la pensée et de sa gratitude.
Points communs
Différences
des deux textes
Points communs
des deux textes
1. La générosité et la clémence comme valeurs centrales Pline -> l'empereur monte au pouvoir par la volonté divine et exerce une autorité bienveillante « Tel est le cercle où roulent les choses humaines : les prospérités naissent des disgrâces, et les disgrâces des prospérités. Dieu nous dérobe la source des unes et des autres. » ligne 18 Comportement de Gargantua face à Alpharbal. Humilier ou tirer un profit excesif de sa défaite -> il le libére « il le traita courtoisement, lui fit l'amitié de le loger chez lui, dans son palais, et, avec une incroyable débonnaireté, le renvoya en toute liberté, chargé de dons. » ligne 19 2. L’importance d’une reconnaissance sincère et vivante Pline -> l'empereur Trajan, en accord avec la volonté divine, inspire le respect, la loyauté du peuple, sans imposer la force « La foule était rassemblée sur le parvis du temple; et quand les portes s'ouvrirent devant vos pas, ‘Salut à l'empereur !’ s'écria-t-elle tout entière, croyant s'adresser au dieu. » ligne 8 Rabelais -> valorise la reconaissance sincère des vaincus « ils se sont constitués perpétuels tributaires et se sont obligés à nous verser chaque année deux millions d'or pur à vingt-quatre carats. » ligne 45 3. La critique de la tyrannie et de l’avidité Pline montre -> empereur qui monte sur le trône non par désir de pouvoir mais par nécessité « Vous refusiez l'empire; vous le refusiez, et par là même vous en étiez digne. » ligne 11 Rabelais -> renonce à l'avidité et la tyrannie puisqu'il va pardonner Picrochole « il se livra comme esclave et serf de plein gré, avec toute sa descendance. On n'y consentit pas car cela apparut comme une injustice. » ligne 34
DIFFERENCES
1) Genre et fonction du texte 2) Intention et message 3) Conception de la figure du souverain
Pour répondre à la problématique
Rappel de la problématique : Quelles doivent-être les qualités d’un bon prince ?
1. La modestie et le refus du pouvoir par ambition
2. La clémence et la générosité
3. La justice et l'égalité
Tibi gratias ago