Lundi
Info
I have a dream est le nom donné au discours prononcé le 28 août 1963 par Martin Luther King devant le Lincoln Memorial à Washington, durant la Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté organisée par le mouvement des droits civiques.
Je cris donc j'écris
Il y a dix ans, en 2015, la France était frappée par les attentats contre Charlie Hebdo puis par les attaques de novembre à Paris. En janvier, après l’attentat contre Charlie Hebdo, « Je suis Charlie » (créé par le graphiste Joachim Roncin) devient un cri de ralliement mondial pour la liberté d’expression et le soutien aux victimes. En novembre, après les attaques à Paris, l’ancienne devise de la ville, « Fluctuat nec mergitur » (« battue par les flots mais ne sombre pas ») est réinvestie sur des murs, des drapeaux, l’espace urbain, pour dire la résilience d’une ville frappée mais décidée à ne pas céder à la peur. Cette force des mots qui cristallisent une émotion collective et fabriquent un « nous » s’inscrit dans une histoire plus longue de slogans et de cris publics. Dans les années 1960, aux États‑Unis, « I Have a Dream » devient l’emblème de la marche sur Washington et du combat de Martin Luther King pour mettre fin à la ségrégation raciale. Quelques années plus tard, « I AM A MAN » sur les pancartes des éboueurs noirs de Memphis affirme une dignité refusée par le racisme institutionnel, tandis que « Make love, not war » résume la contestation de la guerre du Vietnam et d’une société militarisée. En 1968, en France, les murs se couvrent de formules qui attaquent l’autorité et la société de consommation : « Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés, la plage », ou encore des slogans qui lient désir, liberté et critique politique. Ces quelques mots condensent à la fois colère, humour, espoir, et transforment l’espace urbain en lieu d’expression directe des étudiant·es et des travailleurs. Au XXIᵉ siècle, cette énergie se retrouve sous une forme plus moderne sur les réseaux sociaux avec les hashtags : « #MeToo » ou « #BalanceTonPorc » rendent visibles l’ampleur des violences sexuelles et déplacent la honte des victimes vers les agresseurs, tandis que des mots‑dièses de solidarité avec la Palestine affirment la colère, la tristesse et l’injustice ressenties face aux guerres et aux occupations. L’atelier « Je crie donc j’écris » propose de repartir de cette expérience collective : comment quelques mots peuvent-ils cristalliser nos émotions et fabriquer du commun dans des moments de crise ? Plutôt que de rester sur l’histoire des slogans existants, il s’agit d’explorer ce que chacun·e porte aujourd’hui comme colère, joie, peur, tristesse, dégoût ou surprise face au monde dans lequel on vit. Les six émotions dites « primaires » (joie, colère, tristesse, peur, dégoût, surprise) servent de grille de lecture pour relier vécu intime et enjeux sociétaux : violences, injustices, mais aussi espoirs et désirs d’avenir.
Votre Mission
Lundi Travail individuel • Explorer dans votre histoire, votre personnalité, vos idées sur la base des six sentiments pour s’exprimer :joie, colère, tristesse, peur, dégoût, surprise Vous pouvez commencer par nommer des thématiques (écologie, racisme, l’égalité, etc…) puis préciser des messages.
Workshop Je crie, donc j'écris
Stan XXcent
Created on November 8, 2024
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I have a dream est le nom donné au discours prononcé le 28 août 1963 par Martin Luther King devant le Lincoln Memorial à Washington, durant la Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté organisée par le mouvement des droits civiques.
Je cris donc j'écris
Il y a dix ans, en 2015, la France était frappée par les attentats contre Charlie Hebdo puis par les attaques de novembre à Paris. En janvier, après l’attentat contre Charlie Hebdo, « Je suis Charlie » (créé par le graphiste Joachim Roncin) devient un cri de ralliement mondial pour la liberté d’expression et le soutien aux victimes. En novembre, après les attaques à Paris, l’ancienne devise de la ville, « Fluctuat nec mergitur » (« battue par les flots mais ne sombre pas ») est réinvestie sur des murs, des drapeaux, l’espace urbain, pour dire la résilience d’une ville frappée mais décidée à ne pas céder à la peur. Cette force des mots qui cristallisent une émotion collective et fabriquent un « nous » s’inscrit dans une histoire plus longue de slogans et de cris publics. Dans les années 1960, aux États‑Unis, « I Have a Dream » devient l’emblème de la marche sur Washington et du combat de Martin Luther King pour mettre fin à la ségrégation raciale. Quelques années plus tard, « I AM A MAN » sur les pancartes des éboueurs noirs de Memphis affirme une dignité refusée par le racisme institutionnel, tandis que « Make love, not war » résume la contestation de la guerre du Vietnam et d’une société militarisée. En 1968, en France, les murs se couvrent de formules qui attaquent l’autorité et la société de consommation : « Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés, la plage », ou encore des slogans qui lient désir, liberté et critique politique. Ces quelques mots condensent à la fois colère, humour, espoir, et transforment l’espace urbain en lieu d’expression directe des étudiant·es et des travailleurs. Au XXIᵉ siècle, cette énergie se retrouve sous une forme plus moderne sur les réseaux sociaux avec les hashtags : « #MeToo » ou « #BalanceTonPorc » rendent visibles l’ampleur des violences sexuelles et déplacent la honte des victimes vers les agresseurs, tandis que des mots‑dièses de solidarité avec la Palestine affirment la colère, la tristesse et l’injustice ressenties face aux guerres et aux occupations. L’atelier « Je crie donc j’écris » propose de repartir de cette expérience collective : comment quelques mots peuvent-ils cristalliser nos émotions et fabriquer du commun dans des moments de crise ? Plutôt que de rester sur l’histoire des slogans existants, il s’agit d’explorer ce que chacun·e porte aujourd’hui comme colère, joie, peur, tristesse, dégoût ou surprise face au monde dans lequel on vit. Les six émotions dites « primaires » (joie, colère, tristesse, peur, dégoût, surprise) servent de grille de lecture pour relier vécu intime et enjeux sociétaux : violences, injustices, mais aussi espoirs et désirs d’avenir.
Votre Mission
Lundi Travail individuel • Explorer dans votre histoire, votre personnalité, vos idées sur la base des six sentiments pour s’exprimer :joie, colère, tristesse, peur, dégoût, surprise Vous pouvez commencer par nommer des thématiques (écologie, racisme, l’égalité, etc…) puis préciser des messages.