Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Présentation sur les Sonnets de BEULQUE Charlotte, 2nde 09

Charlotte

Created on November 2, 2024

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Vaporwave presentation

Animated Sketch Presentation

Memories Presentation

Pechakucha Presentation

Decades Presentation

Color and Shapes Presentation

Historical Presentation

Transcript

Louise labé

Louise Labé, aussi surnommée « Louïze Labé Lionnoize » et « la Belle Cordière », née vers 1524 à Lyon, morte le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes où elle fut enterrée, est une poétesse française de la Renaissance et l'une des principales figures de l'École de Lyon.

Les Sonnets

Louise Labé

Sonnet xx

Faust et Marguerite dans le jardin

Prédit me fut que devait fermement Un jour aimer celui dont la figure Me fut décrite; et sans autre peinture Le reconnus quand vis premièrement. Puis le voyant aimer fatalement, Pitié je pris de sa triste aventure, Et tellement je forçai ma nature, Qu'autant de lui aimai ardentement. Qui n'eût pensé qu'en faveur devait croître Ce que le Ciel et destins firent naître? Mais quand je vois si nubileux apprêts, Vents si cruels et tant horrible orage, Je crois qu'étaient les infernaux arrêts Qui de si loin m'ourdissaient ce naufrage.

Ary Scheffer, 1846

Sonnet Xii

Il s'agit d'une métaphore comparant le luth de Louise Labé à un compagnon de sa calamité.

Luth, compagnon de ma calamité, De mes soupirs témoin irréprochable, De mes ennuis contrôleur véritable, Tu as souvent avec moi lamenté; Et tant le pleur piteux t'a molesté Que, commençant quelque son délectable, Tu le rendais tout soudain lamentable, Feignant le ton que plein avait chanté. Et si te veux efforcer au contraire, Tu te défends et si me contrains taire: Mais me voyant tendrement soupirer, Donnant faveur à ma tant triste plainte, En mes ennuis me plaire suis contrainte Et d'un doux mal douce fin espérer.

Dans ce texte le luth est personnifié à travers une personnification. Ainsi nous nous représentons l'instrument tel une personne étant là pour consoler et conseiller la poétesse

Il s'agit d'un oxymore suggérant le pouvoir de la poésie de faire surgir du malheur la beauté et l'espoir

Conclusion :

La manière dont Louise Labé écrit ses poémes est très intéressante, de par la complexité de ses émotions, ses références aux différents dieux et déesses de la mithologie romaine et ses descriptions de l'être aimé. Le fait que malgré sa malchance en amour et le désespoir continuel que cela lui inflige; cette dernière allant même jusqu'à implorer la mort ou bien dire que sans son amant elle n'est rien d'autre qu'un corps sans âme dérivant vers le naufrage; elle ne perd pas espoir car elle sait et il lui faut croire à tout prix que un jour elle trouvera son bonheur et que ce dernier suite à cela ne la laissera plus jamais, elle-même dit dans son XII sonnet "Bien je mourrais, plus vivante , heureuse." (v.14). Toutefois je trouve que pour une "femme émancipée", la poétesse, apporte un peu trop d'importance à l'être aimée, cette dernière allant jusqu'à dire que sans lui elle n'a plus de raison de vivre tel un simple objet oublié et délaissé. Mais il lui arrive aussi de contradire ce point? Notamment dans le sonnet XXI où elle se demande "Quelle grandeur rend l'homme vénérable?" (v.1). Malgré certaines incohérence, cela ne fait que rajouter du charme à la poésie de Louise Labé et à son indécision face à l'amour.

Justification

Dans cette oeuvre, nous pouvons observer une femme enlacée par un homme sans attribut physique particulier, nous pourrions donc le comparer à quelconque "être aimé". Tandis que la femme, elle, est vêtue entièrement de blanc faisant d'elle le personnage mis en lumière de cette huile sur toile; tout comme Louise Labé dans ses sonnets. On peut voir qu'elle semble apprécier cette étreinte et pourtant son esprit semble ailleurs, comme si elle savait déjà que ce bonheur ne pouvait durer. Car sans même se retourner, elle est déjà au courant des "nibuleux apprêts" (v.11) qui l'attendront derrière elle dés que cette étreinte sera terminée. Comme la poétesse le dit, "Je crois qu'étaient les infernaux arrêts" (v.13); les "infernaux" (v.13) qui pourraient être représentés par les deux hommes aux airs malicieux derrière les deux amants; la femme en blanc aussi savait qu'elle était vouait au "naufrage" (v.14).

Les Sonnets

Louise Labé

En 1555, paraît à Lyon sous le nom de Louïze Labé Lionnoize un recueil d'écrits en prose et de poèmes lyriques d'une exceptionnelle liberté pour l'époque.

À travers ses vers, la poétesse nous fait part de ses sentiments face à l'amour et du désespoir qu'elle en tire n'y étant pas des plus chanceuses. Cette dernière nous décrit également l'être aimée avec féminité et passion sans omettre le désir qu'elle éprouve pour ce dernier.