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Esthétique de la Résistance & Edelweiss

Théatre des 13 vents

Created on October 18, 2024

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Dossier pédagogique

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Index

Peter Weiss

Brecht

Les oeuvres clés

L'Esthétique de la Résistance

Galerie photos

Présentation du dyptique

Edelweiss (France Fascisme)

Carnet de citations

Ressources

Sylvain Creuzevault

Bibliographie

Galerie photos

Sylvain Creuzevault examine dans Edelweiss [France Fascisme], présenté au Domaine d'O du 13 au 15 novembre, le camp de la collaboration française pendant la Seconde Guerre mondiale. Réciproquement, L’Esthétique de la résistance reçu au Théâtre des 13 vents les 8 et 9 novembre s’intéresse à la résistance intérieure, allemande, au nazisme.

Sylvain Creuzevault

Né en 1982, cofondateur du groupe d’ores et déjà, Sylvain Creuzevault signe sa première mise en scène en 2003/2004 (Les Mains bleues de Larry Tremblay), puis monte en 2005 Visage de feu de Marius von Mayenburg. À l’Odéon, il participe à la création de Fœtus dans le cadre du Festival Berthier ’06, puis met en scène Baal de Brecht (2006). Le Père Tralalère, créé au Théâtre-Studio d’Alfortville en 2007, est repris à La Colline, où Sylvain Creuzevault met en scène la même année Notre terreur (2009). Suivent, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris : Le Capital et son Singe en 2014, Angelus Novus AntiFaust, créé au TNS en 2016, et Les Démons en 2018. Depuis 2016, il est installé à Eymoutiers, en Haute-Vienne, où il transforme d’anciens abattoirs en lieu de théâtre avec le groupe Ajedtes Erod. En 2020, il crée à l’Odéon - Théâtre de l’Europe avec le Festival d’Automne à Paris Le Grand Inquisiteur et en 2021, Les Frères Karamazov d’après Dostoïevski joués au Théâtre des 13 vents la saison dernière.

d’après le roman de Peter Weiss adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault

Créé en 2023 avec le Groupe 47 de l’École du Théâtre national de Strasbourg et des membres de la compagnie, ce spectacle est porté par dix-sept acteurs. Il se nourrit de l’héritage des théâtres – documentaire, épique, de tréteaux, d’agit-prop, de la commedia dell’arte et du théâtre-récit –, c’est-à-dire de ce que Sylvain Creuzevault appelle “le théâtre des distances, qui présente le monde et les situation humaines comme modifiables”. En adaptant une œuvre où conditions sociales et formes de représentation sont les deux faces d’une même médaille, le metteur en scène questionne l’histoire européenne du point de vue de celle du communisme, et, en ces temps incertains, édifie “une arche contre le déluge”.

Info

d’après le roman de Peter Weiss adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault

Une histoire collective (et mélancolique) de la résistance au fascisme et des luttes ouvrières allemandes, à travers l’itinérance, de 1937 à 1945 et de Berlin à l’Espagne, d’un jeune ouvrier antifasciste et de ses camarades, dont les rencontres ont lieu dans des musées ou des galeries, face aux grandes œuvres que l’art a suscitées en réponse à la barbarie.

Info

Générique

assistanat à la mise en scène Ivan Marquez dramaturgie Julien Vella scénographie et accessoires Loïse Beauseigneur, Valentine Lê costumes et maquillage Jeanne Daniel-Nguyen, Sarah Barzic maquillage et perruques Mityl Brimeur création et régie lumière Charlotte Moussié en complicité avec Vyara Stefanova régie plateau et machinerie Léa Bonhomme création et régie vidéo Simon Anquetil régie générale Arthur Mandô création musique originale et régie son Loïc Waridel création musiques originales Pierre-Yves Macé cheffe de chœur Manon Xardel administration de production Anne-Lise Roustan direction de production Élodie Régibier

d’après le roman de Peter Weiss adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault

avec : Juliette Bialek, Yanis Bouferrache, Gabriel Dahmani, Valérie Dréville, Vladislav Galard, Pierre-Félix Gravière, Arthur Igual, Charlotte Issaly, Simon Kretchkoff, Frédéric Noaille, Vincent Pacaud, Naïsha Randrianasolo, Lucie Rouxel, Thomas Stachorsky, Manon Xardel

d’après le roman de Peter Weiss adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault

"A ceux qui viendront après nous"

Dans la pièce, vous entendrez ce poème de Brecht
Poème de Brecht ici

Les oeuvres clés présentes dans la pièce

Le Massacre des Innocents de Brueghel

Les oeuvres clés présentes dans la pièce

Le Triomphe de la Mort de Brueghel

Les oeuvres clés présentes dans la pièce

Guernica de Picasso

Les oeuvres clés présentes dans la pièce

Tres de Mayo de Goya

Galerie photos

Galerie photos

Galerie photos

Galerie photos

Galerie photos

Galerie photos

Galerie photos

Sylvain Creuzevault examine dans Edelweiss [France Fascisme], présenté au Domaine d'O du 13 au 15 novembre, le camp de la collaboration française pendant la Seconde Guerre mondiale.

Note dramaturgique de Julien Vella

Edelweiss travaille le fragment idéologique le plus infâme de la culture de droite française : l'ultra-collaborationnisme. Les mots réunis ici sont la matière du spectacle. Leurs auteurs sont des intellectuels français qui ont, pendant la guerre, soutenu les nazis au-delà de tout opportunisme. Ce n'est pas un parti ou une opinion qui les rassemble, mais la hantise de la décadence et la haine de tout ce qui, pour eux, en est le symbole : les Juifs, les communistes, la République, la démocratie, le régime de Vichy, etc. Ils donnent des arguments aux meurtres, aux délations et aux déportations. Ils rêvent la France aux avant-postes d'une Europe nationale-socialiste. Les uns finiront suicidés, les autres emprisonnés ou fusillés, à l'épuration, pour "intelligence avec l'ennemi". Ensemble, ils font entendre un requiem fasciste. Mais, à nos yeux, ces textes ne répondent pas à un devoir de mémoire. Il est probable que rien ne justifie de les tirer de l'oubli, pas même le fait de les dénoncer, de les démonter ou de les ridiculiser publiquement. Il n'est pas sûr que l'on puisse les porter sur scène sans faire, malgré soi, le jeu du fascisme qui vient. En tout cas, on ne remue pas la merde sans se salir un peu les mains. Edelweiss nous expose au détestable baratin des partisans français d'Hitler. Mais la pièce présente aussi le fascisme sous les traits d'une révolte (avortée) et d'une espérance (déçue) ; elle lui reconnaît, de temps en temps, une forme de lucidité méchante. Elle cherche ce qu'il a de plus vivant et tente de prendre la mesure de son pouvoir de destruction. Comment se confronter théâtralement aux écrits de Lucien Rebatet, Robert Brasillach ou Pierre Drieu la Rochelle ? Nous le ferons par une bouffonnerie — dramaturgie grimaçante qui casse parfois la distance et n'exclut pas toujours la rigueur historique. Dans Edelweiss, l'histoire des "ultras" de la collaboration n'est pas un épouvantail mais le miroir grotesque qui nous renvoie, au présent, l'image d'un devenir fasciste à la française.

Carnet de citations
Louis Ferdinand Céline
Pierre Laval
Pierre Drieu La Rochelle
Joseph Darnand
Lucien Rebatet
Marcel Déat
Robert Brasillach

La chanson du régiment allemand (Herms Niel)1941

Toute seule et abandonnée sur une paroi rocheuse abrupte, Fièrement sous un ciel bleu se tenait une petite fleur Je n’ai pas pu résister, J’ai cueilli la petite fleur, Et je l’ai offerte à la plus belle petite fille au cœur tendre C’était une edelweiss, une petite edelweiss, Holla-hidi hollala, Hollahi diho. Elle la porte en mon honneur sur sa robe du dimanche. Elle sait que cette petite fleur réjouit le cœur d’un homme. Elle la porte pour moi, Et j’en suis fier, car cette petite fleur a jadis ouvert deux cœurs. C’était une edelweiss, une petite edelweiss, Holla-hidi hollala, Hollahi diho. Si seuls et abandonnés, comme cette petite fleur se tenait, nous étions dans la vie, jusqu’à ce que nous nous retrouvions cœur à cœur. Une vie pleine d’amour de bonheur et de soleil nous a apporté cette fleur, cette petite fleur solitaire. C’était une edelweiss, une petite edelweiss, Holla-hidi hollala, Hollahi diho.

Traduction

Définition du fascisme

S’il fallait s’accorder sur une définition — même minimale et provisoire — du fascisme, sans doute pourrait-on le considérer comme un mouvement de masse qui prétend œuvrer à la régénération d’une « communauté imaginaire » considérée comme organique (nation, « race » et/ ou civilisation), par la purification ethno-raciale, par l’anéantissement de toute forme de conflit social et de toute contestation (politique, syndicale, religieuse, journalistique ou artistique), autrement dit par l’évidement de tout ce qui paraît mettre en péril son unité imaginaire (en particulier la présence visible de minorités ethno- raciales et l’activisme d’oppositions politiques). Une précision importante s’avère toutefois nécessaire. Le principe de l’unité sans faille que le fascisme prétend imposer et sur laquelle se fonde la communauté mythifiée qu’il prétend régénérer n’est pas nécessairement racial, au sens pseudo-biologique que ce terme prit dans le cas du nazisme. Il peut être culturel (on exclut alors au nom d’une prétendue communauté ethnolinguistique et/ou religieuse qui plongerait ses racines dans un passé millénaire) ou même politique : le nationalisme mussolinien reposait ainsi pour l’essentiel sur un mélange peu cohérent de références à l’Empire romain et d’une conception absolutiste et exclusiviste de la Volonté générale.

Ugo Palheta, La possibilité du fascisme, Paris, La Découverte, 2018, p. 30-31

Article 75 du code pénal

Sera coupable de trahison et puni de mort : 1° Tout Français qui portera les armes contre la France ; 2° Tout Français qui entretiendra des intelligences avec une puissance étrangère en vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre la France, ou lui en fournir les moyens, soit en facilitant la pénétration des forces étrangères sur le territoire français, soit en ébranlant la fidélité des armées de terre, de mer ou de l’air, soit de toute autre manière ; 3° Tout Français qui livrera à une puissance étrangère ou à ses agents, soit des troupes françaises, soit des territoires, villes, forteresses, ouvrages, postes, magasins, arsenaux, matériels, munitions, vaisseaux, bâtiments, ou appareils de navigation aérienne, appartenant à la France, ou à des pays sur lesquels s’exerce l’autorité de la France ;

4° Tout Français qui, en temps de guerre, provoquera des militaires ou des marins à passer au service d’une puissance étrangère, leur en facilitera les moyens ou fera des enrôlements pour une puissance en guerre contre la France ; 5° Tout Français qui, en temps de guerre, entretiendra des intelligences avec une puissance étrangère ou avec ses agents, en vue de favoriser les entreprises de cette puissance contre la France. Seront assimilés aux Français, au sens de la présente section, les indigènes des pays sur lesquels s’exerce l’autorité de la France, ainsi que les militaires ou marins étrangers au service de la France. Sera assimilé au territoire français, au sens de la présente section, le territoire des pays sur lesquels s’exerce l’autorité de la France.

(Source : Décret-loi du 29 juillet 1939) Article modifié puis par la suite abrogé

Galerie photos

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Contact

Service éducatif du Théâtre des 13 vents

Rolande Le Gal Chargée des relations publiques rolandelegal@13vents.fr et Alexandra Lacroix Professeure missionnée alexandralacroix-gosset@13vents.fr 04 67 99 25 12

reserver

2006 Baal (Odéon – Théâtre de l’Europe) 2009 Notre Terreur (La Colline - théâtre national) 2009 Le Père Tralalère (La Colline - théâtre national) 2010 Notre terreur (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau) 2014 Le Capitale et son Singe (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau) 2016 Angelus Novus - AntiFaust (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau, l’Apostrophe – Théâtre des Louvrais / Pontoise) 2018 Les Démons (Odéon – Théâtre de l’Europe / Ateliers Berthier – Théâtre des Louvrais / Pontoise) 2018 Les Tourmentes (MC93) 2020 Le Grand Inquisiteur (Odéon - Théâtre de l’Europe) 2021 Les Frères Karamazov (Odéon - Théâtre de l’Europe; Points communs - Théâtre des Louvrais)

Paru en trois tomes de 1976 à 1982, le roman de Peter Weiss suit le parcours initiatique d’un jeune homme en pleine guerre anti-fasciste qui voyage de Berlin à Stockholm en passant par l’Espagne, et, au fil de ses rencontres avec toutes sortes de personnages historiques, dont Bertolt Brecht, se pose la question d’une possible unité communiste. Issu du milieu ouvrier, il se forme en parallèle à l’analyse des œuvres d’art, pour construire avec ses amis une généalogie de l’art résistant, libéré de toute injonction idéologique.

Paru en trois tomes de 1976 à 1982, le roman de Peter Weiss suit le parcours initiatique d’un jeune homme en pleine guerre anti-fasciste qui voyage de Berlin à Stockholm en passant par l’Espagne, et, au fil de ses rencontres avec toutes sortes de personnages historiques, dont Bertolt Brecht, se pose la question d’une possible unité communiste. Issu du milieu ouvrier, il se forme en parallèle à l’analyse des œuvres d’art, pour construire avec ses amis une généalogie de l’art résistant, libéré de toute injonction idéologique.

Paru en trois tomes de 1976 à 1982, le roman de Peter Weiss suit le parcours initiatique d’un jeune homme en pleine guerre anti-fasciste qui voyage de Berlin à Stockholm en passant par l’Espagne, et, au fil de ses rencontres avec toutes sortes de personnages historiques, dont Bertolt Brecht, se pose la question d’une possible unité communiste. Issu du milieu ouvrier, il se forme en parallèle à l’analyse des œuvres d’art, pour construire avec ses amis une généalogie de l’art résistant, libéré de toute injonction idéologique.

2006 Baal (Odéon – Théâtre de l’Europe) 2009 Notre Terreur (La Colline - théâtre national) 2009 Le Père Tralalère (La Colline - théâtre national) 2010 Notre terreur (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau) 2014 Le Capitale et son Singe (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau) 2016 Angelus Novus - AntiFaust (La Colline - théâtre national, La Scène Watteau, l’Apostrophe – Théâtre des Louvrais / Pontoise) 2018 Les Démons (Odéon – Théâtre de l’Europe / Ateliers Berthier – Théâtre des Louvrais / Pontoise) 2018 Les Tourmentes (MC93) 2020 Le Grand Inquisiteur (Odéon - Théâtre de l’Europe) 2021 Les Frères Karamazov (Odéon - Théâtre de l’Europe; Points communs - Théâtre des Louvrais)

Paru en trois tomes de 1976 à 1982, le roman de Peter Weiss suit le parcours initiatique d’un jeune homme en pleine guerre anti-fasciste qui voyage de Berlin à Stockholm en passant par l’Espagne, et, au fil de ses rencontres avec toutes sortes de personnages historiques, dont Bertolt Brecht, se pose la question d’une possible unité communiste. Issu du milieu ouvrier, il se forme en parallèle à l’analyse des œuvres d’art, pour construire avec ses amis une généalogie de l’art résistant, libéré de toute injonction idéologique.

Note dramaturgique de Julien Vella

L’Esthétique de la résistance est un roman cruel et mélancolique. Il ne raconte pas seulement, sur près de neuf cent pages, les défaites du mouvement ouvrier européen au premier XXe siècle, mais aussi l’errance, le désarroi, la souffrance de femmes et d’hommes qui ont choisi, en ce temps-là, le camp du communisme. Ainsi, le livre de Peter Weiss tient à la fois de l’élégie et du documentaire : il montre des vies tragiquement réduites au silence, à la solitude et à la folie, tout en insistant froidement sur les conditions objectives de la destruction (bombardements, exil, extermination, bureaucratisation du Parti communiste, etc.). La catastrophe y apparaît comme ce qui, par définition, pourrait être évité et, dans le même temps, comme une éventualité qui, éternellement, ne cesse de se produire : la gigantomachie de Pergame, qui hante toute L’Esthétique de la résistance, est là pour nous le rappeler... Que Héraclès manque à la frise - aucun héros ne viendra mettre fin à ce massacre perpétuel qu’est l’histoire - n’éteint pas, chez Weiss, l’espérance d’un salut par l’action politique et par l’écriture. Mais pourquoi la résistance requerrait-elle une esthétique ? Parce qu’il est impossible de s’orienter dans la confusion des temps si la faculté de s’exprimer est anéantie : apathie, aphasie, paralysie, asthme, bégaiement, on rencontre, dans la fresque de Weiss, une foule de figures qui, de façon plus ou moins allégorique, sont menacées de perdre le langage, c’est-à-dire la capacité à s’approprier et à traduire concrètement leurs expériences. L’esthétique n’est pas seulement le refuge de la faculté de s’exprimer, mais le lieu de son renouvellement : en interprétant certaines œuvres d’art (celles de Bruegel l’Ancien, Picasso, Dürer, Kafka, Delacroix, Géricault, Dante, etc.), le narrateur et ses camarades (Heilmann, Coppi, Hodann, Ayschmann et les autres) apprennent à juger les événements effroyables et contradictoires dont ils sont les contemporains. Dans L’Esthétique de la résistance, chaque œuvre est rendue lisible par une situation historique déterminée (la victoire du fascisme, l’exil, la guerre, l’échec de la révolution communiste, l’exploitation de l’homme par l’homme) et les personnages n’y cherchent que ce qui pourrait les aider à mieux comprendre cette situation - en vue de la dépasser. Pour notre adaptation, nous voulons être fidèle à tout ce qui, dans le roman, s’écarte d’un "commémora- tionnisme" facile ; en même temps, nous construisons, une généalogie théâtrale qui serait, aujourd’hui, notre propre arche de résistance.

« Je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que, sans elle, le bolchévisme demain s’installerait partout. » « Or j’aime mon clocher, j’aime mon village, j’aime toutes les pierres de chez moi, mais je ne veux pas que le désordre s’installe chez nous et je voudrais agir de telle façon que l’Allemagne ne soit pas trop forte pour nous étreindre, mais de telle façon que le bolchévisme ne puisse pas, lui, nous supprimer. » « Je suis contre la violence, j’ai horreur de la guerre, car, même victorieuse, elle ne paie pas. » « Que voulez-vous, il vaut mieux faire preuve d’intelligence avec l’ennemi que de faire des bêtises avec lui… » « Je suis l’un des hommes les plus importants d’Europe. Il y a Hitler, Mussolini et moi. » « J’étais blessé, dans mon village d’Auvergne, quand le soir, tournant le bouton de la radio, j’entendais toujours parler de la démocratie et rarement de la France. »

« Oui, je suis un traître. Oui, j’ai été d’intelligence avec l’ennemi. J’ai apporté l’intelligence française à l’ennemi. Ce n’est pas ma faute si cet ennemi n’a pas été intelligent. » dans Récit secret suivi de Journal (1944-1945) et d’Exorde « Soyez fidèles à l’orgueil de la Résistance comme je suis fidèle à l’orgueil de la Collaboration. Ne trichez pas plus que je ne triche. Condamnez-moi à la peine capitale. » dans Récit secret suivi de Journal (1944-1945) et d’Exorde « Non, il faut prendre des responsabilités, entrer dans des groupes impurs, admettre la loi politique qui est toujours d’accepter des alliés méprisables ou odieux. Il faut se salir au moins les pieds, mais pas les mains. Je ne me suis pas sali les mains, seulement les pieds. » dans Récit secret suivi de Journal (1944-1945) et d’Exorde « Nous avons perdu, nous avons été déclarés traîtres : cela est juste. Vous êtiez les traîtres, si votre cause était battue. » dans Récit secret suivi de Journal (1944-1945) et d’Exorde « La liberté est épuisée, l’homme doit se retremper dans son fond noir. » « À quoi bon vivre, si l’on ne joue pas la farce à plein, si l’on ne s’avance pas vers le public dans un délire de prostitution et de sincérité, jusqu’à bousculer les chandelles. » « J’étais blessé, dans mon village d’Auvergne, quand le soir, tournant le bouton de la radio, j’entendais toujours parler de la démocratie et rarement de la France. » « Tout au plus sommes-nous capables d’être fascistes, c’est-à-dire de mettre un peu de démagogie dans notre conservatisme. » dans Drôle de voyage « Il n’y a point d’« homme nouveau », il y a de par le monde un homme décadent qui se restaure comme il peut. » dans L’Homme Nouveau (1er janvier 1934)

« À quoi bon égratigner de la plume, quand il faudrait la torche et la guillotine. » « Est-ce que les polémistes ne font pas plus de bruit que de mal ? » « J’aspire à la dictature, à un régime sévère et aristocratique. » « Le xxème siècle serait celui des dictatures et du national-socialisme. » « On peut bien tendre les voiles, le vent souffle d’un autre bord. » « On affirmera sans être payé par Hitler que l’Allemagne n’a aucune peine à rester le pays de la musique. » « En somme, je suis en train d’assister à un pogrom. Car un pogrom la plupart du temps ce n’est rien de plus que cela. » « Nous seuls pouvons nettoyer la France de tous les débris d’un passé vermoulu, d’un régime crevé mais qui n’a pas été enterré, et dont la charogne répand dans l’air français des miasmes pestilentiels. » « Mort aux juifs et vive la révolution nationale socialiste ! »

« Le fascisme, il y a bien longtemps que nous avons pensé que c’était une poésie, et la poésie même du xxème siècle (avec le communisme, sans doute). » dans Lettre à un soldat de la classe de 60 « Je ne puis dire que je pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse, le fascisme, notre mal du siècle. » dans Lettre à un soldat de la classe de 60 « [L’avant-guerre] c’est le temps où se forme un esprit préparatoire à ce qu’on pourrait nommer le « fascisme » français. Telle est la dernière aventure qui tente autour de nous une partie de la jeunesse à la veille de la guerre, et celle qu’on a le moins contée. » dans Notre avant-guerre

D’un château l’autre « Oh! j’ai vu bien des agonies… ici… là... partout... mais de loin pas des si belles, discrètes… fidèles… ce qui nuit dans l’agonie des hommes c’est le tralala… l’homme est toujours quand même en scène… le plus simple … » « Pétain c’était aussi le « J’incarne » ! c’est moi ! Impérial ! si il y croyait ?… oh, là !… il en est mort !... Incarneur total ! » « - Oh! vous exagérez, Céline ! vous exagérez toujours ! tout !… toujours ! la victoire ?… mais nous l’avons dans la main !… Céline ! l’arme secrète ? Vous avez entendu parler ?... non ?… mettons Céline, je vais dans votre sens, je vais exagérer avec vous !… défaitiste ! j’admets que nous soyons vaincus ! là ! puisque vous y tenez !… il restera toujours quelque chose du National-Socialisme ! nos idées reprendront leur force !… toute leur force !… nous avons semé, Céline ! répandu le sang !… les idées !… l’amour ! »

« Vous donnerez peut être votre sang, votre vie, avec pour seule récompense la joie d’avoir servi. À genoux ! » extrait du discours au SOL (Service d’Ordre Légionnaire), 1942   « Je puis vous affirmer, moi qui les connais bien, que même ceux qui ont porté l’uniforme allemand avaient des cœurs bien français. » lettre adressée au général de Gaulle l’avant-veille de son exécution à Fresnes demandant la grâce pour ses soldats, 8 octobre 1945. « Si nos adversaires s’acharnent sur nous, n’oubliez jamais que c’est uniquement parce que vous avez été à la pointe du combat anticommuniste. Vous aviez compris que la menace la plus grave pour la vie du pays venait de cette idéologie qui, sous le masque d’un patriotisme hypocrite et d’une fausse conception de la justice sociale, est en réalité une doctrine de haine et de mort. » lettre adressée aux miliciens et aux militants du SOL la veille de son exécution,9 octobre 1945.

« La guerre est une révolution ! C’est une révolution mondiale, c’est une révolution européenne. Ce sera aussi une révolution française ! » pendant la Conférence de Déat, Rennes, décembre 41 « Le murmure sourd du Danube monte jusqu’à nous. [...] Savourons, comme il convient, et avec la dose d’ironie que requièrent ces circonstances solennelles et à coup sûr inédites, cet espèce de sursis absurde avant le plongeon lucide dans l’informe et l’imprévisible. » dans Mémoires politiques

Pourquoi avoir appelé le spectacle Edelweiss ? S. C. - Edelweiss est le titre d’une marche militaire écrite en 1938 par le compositeur allemand Herms Niel. C’était un fonctionnaire de l’armée qui est devenu compositeur de marches. Ce chant a été traduit en français au moment de la création de la Légion des volontaires français contre le bolchévisme en juillet 1941, lorsque l’Allemagne attaque l’URSS. En France, les fascistes les plus déterminés (Jacques Doriot, Marcel Déat, Eugène Deloncle...) ont créé cette organisation pour que des Français puissent combattre les Soviétiques au sein de la Wehrmacht. Elle a le soutien du régime de Vichy, même si elle n’en est pas une émanation directe. Des contingents partent fin août 1941 pour le front de l’Est. L’edelweiss est aussi une petite fleur blanche, rare, pure, dont la légende dit que Hitler l’aimait bien. L’image entre en résonance avec un certain côté romantico-kitsch du fascisme.