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Marie-Séraphique 2024

Matthieu Meance

Created on October 7, 2024

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LA TRAITE AVEC LES ROYAUMES AFRICAINS

Le commandant du navire emporte depuis l'Europe de la marchandise de traite qui est troquée contre des captifs. Chaque captif est négocié un par un et son prix est fixé en fonction de son age, de son sexe et de son état physique. Un captif est cher et les négociations prennent plusieurs semaines en fonction des arrivages et du nombre de prisonniers disponibles.

LA DEUXIÈME ÉTAPE

La ville du Cap est la capitale de Saint Domingue, une des colonies des Antilles Française. La Marie-Séraphique y fait sa deuxième étape afin d'échanger les captifs contre des produits tropicaux cultivés par les planteurs (les propriétaires d'une plantation, vaste exploitation agricole spécialisée dans la production d'une culture où les esclaves sont ensuite utilisés comme main d'oeuvre).

LE MARCHÉ AUX ESCLAVES

Arrivé dans les colonies, le commandant du navire négrier annonce la vente de sa cargaison par des affiches placardées au port. Souvent, le marché aux esclaves se fait directement sur le navire, d'autres fois à terre.

Les planteurs (propriétaires de plantation) sont amenés à bord à l'aide de barques. Ils examinent les captifs à l'avant puis négocient ensuite le prix avec le commndant du navire à l'arrière (image). Le plus souvent, les esclaves sont échangés contre une certaine quantité de produits tropicaux en fonction de leur valeur. Ces produits sont ensuite revendus en métropole.

LE PONT : ENTRETENIR LA CONDITION PHYSIQUE DES CAPTIFS.

Durant les 10 à 12 semaines que dure le trajet, les captifs sont tous les jours sortis sur le pont par l'équipage afin d'être lavés et nourris. Tout en les laissant attachés, les hommes d'équipage les font danser, jouer de la musique, chanter et leur font faire les corvées d'entretien du navire pour entretenir leur condition physique.

LES VIVRES POUR LA TRAVERSÉE

Avant de repartir des côtes africaines, l'équipage de la Marie-Séraphique achète des vivres afin de pouvoir effectuer la traversée de l'Atlantique vers l'Amérique qui dure 10 à 12 semaines. Sur cette coupe on voit également l'entrepont où sont regroupés les captifs.

LA TRAITE AVEC LES ROYAUMES AFRICAINS

Une campagne de traite est longue et dure plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En effet, le capitaine ne peut pas traiter directement avec les marchands d’esclaves africains. Il doit d'abord payer des "coutumes" (des droits d'ancrage et de traite) à des intermédiaires locaux comme le Mafouc (ministre du commerce des royaumes africains), les interprètes, les surveillants... De plus, chaque esclave se négocie un par un et les tractations peuvent donc s'éterniser.

LA PREMIÈRE ÉTAPE : LES CÔTES D'ANGOLE

La côte d'Angole désigne au XVIIIe siècle tout le littoral allant de l'actuel Angola jusqu'au nord du fleuve Zaïre. Cette région était constituée de plusieurs royaumes africains, dont le royaume de Loangue ou Loango, soumis à l'autorité du royaume du Congo.

LA PREMIÈRE ÉTAPE : LES CÔTES D'ANGOLE

La côte d'Angole désigne au XVIIIe siècle tout le littoral allant de l'actuel Angola jusqu'au nord du fleuve Zaïre. Cette région était constituée de plusieurs royaumes africains, dont le royaume de Loangue ou Loango, soumis à l'autorité du royaume du Congo.

Certains colons (Européens installés dans les colonies) possèdent des plantations. Ce sont d'immenses exploitations agricoles en monocultre, c'est-à-dire spécialisée dans la culture d'un seul produit. La main d'oeuvre y est essentiellement composée d'esclaves.

LES PLANTATIONS
LA TRAITE AVEC LES ROYAUMES AFRICAINS

Le capitaine ne peut pas traiter directement avec les marchands d’esclaves africains. Il doit d'abord payer des "coutumes" (des droits d'ancrage et de traite) à des intermédiaires locaux comme le Mafouc (ministre du commerce des royaumes africains), les interprètes, les surveillants...

LA "CARGAISON HUMAINE"

Le tableau fait le compte de la "cargaison humaine" (terme utilisé par les contemporains pour désigner les captifs achetés sur les côtes africaines) embarquée par la Marie-Séraphique au départ de Loango et de ce qu'il en reste arrivé au Cap (capitale de Saint-Domingue, colonie des Antilles françaises). Les captifs sont classés en catégories en fonction de leur âge et de leur sexe. Le port permis est la part de captifs que les officiers du navire sont autorisés par l'armateur à conserver pour eux. On y trouve aussi le nombre de morts durant le trajet.

LES VIVRES POUR LA TRAVERSÉE

Avant de repartir des côtes africaines, l'équipage de la Marie-Séraphique achète des vivres afin de pouvoir effectuer la traversée de l'Atlantique vers l'Amérique qui dure 10 à 12 semaines.

Cette partie du document récapitule le bilan de la traite et sa durée.

L'ETAPE EN AMÉRIQUE

Une fois arrivés en Amérique, les captifs sont vendus (moyen le moins fréquent, en argent donné comptant ou en reconnaissance de dette) et/ou échangés (moyen le plus fréquent, contre des produits tropicaux) à des planteurs. C'est finalement le cumul de la vente des captifs en Amérique puis de la vente des épices ramenées en Europe qui rend le commerce triangulaire aussi rentable pour les armateurs et négociants européens.A titre d'indication, un ouvrier gagne à la même époque 3 livres par jour. Les gains du voyage de la Marie-Séraphique en 1769 pour l'armateur M. Gruel équivalent donc au salaire d’un ouvrier pendant plus de 465 ans et ceux du voyage de 1773 à plus de 501 ans !

Cette partie du document présente le nom du navire, de l'armateur propriétaire, du commandement de bord ainsi que le point de départ et la première étape du voyage.

LE MARCHÉ AUX ESCLAVES

Arrivé dans les colonies, le commandant du navire négrier annonce la vente de sa cargaison par des affiches placardées au port. Souvent, le marché aux esclaves se fait directement sur le navire, d'autres fois à terre.

Les planteurs (propriétaires de plantation) sont amenés à bord à l'aide de barques. Ils examinent les captifs à l'avant puis négocient ensuite le prix avec le commndant du navire à l'arrière (image). Le plus souvent, les esclaves sont échangés contre une certaine quantité de produits tropicaux en fonction de leur valeur. Ces produits sont ensuite revendus en métropole.

L'ENTREPONT : "LA CARGAISON HUMAINE"

Les captifs sont regroupés dans l'entrepont. Ils sont entassés allongés et attachés deux à deux. Les femmes et les enfants sont séparés des hommes par une cloison pour limiter les risques de révolte. Les conditions d'entassement et d'hygiène y sont inhumaines, les captifs ne disposant pas de plus de 40 cm de large pour s'étendre.