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C3A - Chapitre 2 - Les idées des Lumières
Marianne Quément
Created on October 4, 2024
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Transcript
Quelles sont les idées desLumières ?
DE L'ESPRIT DES LOIS
Traité sur la tolérance
La fable des abeilles
De l'autorité politique
Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain
Egalité naturelle
"Lorsque dans la même personne la puissance législatrice est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement. [...]
Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principes, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers."
Montesquieu, De l'esprit des lois, Livre XI, 1748.
« Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, [...] daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; [...] Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; [...]
Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes [...] ! Si les guerres sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres [...] et employons l’instant de notre existence à bénir [...] ta bonté qui nous a donné cet instant. »
Voltaire, Traité sur la tolérance, conclusion du chapitre XXIII, 1763.
"Pourquoi depuis tant de siècles, jamais une bonne tragédie, un bon poème, une histoire estimée, un beau tableau, un bon livre de physique, n'est sorti de la main des femmes ? [...] Qu'on m'en donne la raison, si l'on peut. Pour moi j’avoue que si j’étais roi, je voudrais faire cette expérience. [...] Je ferais participer les femmes à tous les droits de l'humanité, et surtout à ceux de l'esprit. [...] Cette éducation nouvelle ferait en tout un grand bien à l'espèce humaine."
"Je suis persuadée que bien des femmes ou ignorent leurs talents, par le vice de leur éducation, ou les enfouissent par préjugé et faute de courage dans l'esprit."
Préface à la traduction de la Fable des abeilles Emilie du Chatelet, 1735.
Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en profiter. La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent.
La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort. Le prince tient de ses sujets l’autorité qu’il a sur eux ; et cette autorité est bornée par les lois de la nature et de l’État. Le prince ne peut donc pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans le consentement de la nation.
D'après L'Encyclopédie, article "Autorité politique", Diderot, 1751.
"Ainsi, l'instruction doit être universelle, c'est à dire s'étendre à tous les citoyens. Elle doit être répartie avec toute l'égalité que permettent les limites nécessaires de la dépense, la distribution des hommes sur le territoire, et le temps, plus ou moins long, que les enfants peuvent y consacrer.
Elle doit, dans ses divers degrés, embrasser le système tout entier des connaissances humaines, et assurer aux hommes, dans tous les âges de la vie, la facilité de conserver leurs connaissances et d'en acquérir de nouvelles."
Condorcet, Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain (1795)
"ÉGALITÉ NATURELLE"Est celle qui est entre les hommes par la constitution de leur nature seulement. Cette égalité est le principe et le fondement de la liberté (…). Puisque la nature humaine se trouve la même dans tous les hommes, il est clair que, selon le droit naturel, chacun doit estimer et traiter les autres comme autant d’êtres qui lui sont naturellement égaux, c’est-à-dire, qui sont hommes aussi bien que lui. (…)
Il résulte de ce principe, que tous les hommes sont naturellement libres, et que la raison n’a pu les rendre dépendants que pour leur bonheur.
L'Encyclopédie, article « égalité naturelle » , par le chevalier de Jaucourt.