La Compagnie française des Indes Orientales
Vous êtes un commerçant flamand à Anvers et vous aimeriez aussi fonder votre compagnie de commerce afin de ne pas acheter vos produits à vos voisins Français et Néerlandais.
Pour cela, vous allez présenter à d’autres commerçants le fonctionnement de la Compagnie française des Indes Orientales afin de les convaincre de fonder la Compagnie des Indes Orientales Flamande.
Vous visitez le musée de la Compagnie et vous relevez toutes les informations nécessaires pour créer la vôtre.
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Source des documents et des textes: dossier pédagogique et site internet du musée de la Compagnie des Indes de Lorient
Le plan du musée
Salle 2: La Compagnie des Indes de colbert (1664-1719)
Louis XIV est convaincu qu'il lui faut rétablir la puissance navale de la France pour rendre sa grandeur au royaume. Dès 1661, il nomme Jean-Baptiste Colbert intendant des finances. Cumulant de nombreuses charges dont celle de secrétaire d'Etat de la Marine, Colbert favorise le développement industriel, commercial et colonialde la France et fonde la première grande compagnie de commerce maritime française.La Compagnie des Indes orientales a pour but de "procurer au royaume l'utilité du commerce [d'Asie] et d'empêcher que les Anglais et les Hollandais n'en profitassent seuls comme ils l'avaient fait jusqu'alors". La déclaration royale du 27 août 1664 en énonce les privilèges : monopole du commerce avec l'Orient, droit de propriété des terres occupées, droit de justice souveraine, droit de battre monnaie, d'établir des garnisons, d'armer des navires de guerre et de commerce, jusqu'au droit d'esclavage. Son champ d'action s'étend descôtes d'Afrique au Japon, en incluant Madagascar et les Mascareignes, les côtes de la mer Rouge, de Malabar et de Coromandel, le Bengale, la Chine. Née d'une Initiative régalienne et non marchande, ses débuts sont peu encourageants. En 1706, elle passe aux mains d'armateurs malouins qui la renflouent.
Salle 3: LORient, le port de la compagnie
Dès 1661-1662, sous l'égide de Colbert, des missions de repérage explorent les côtes de l'Atlantique et de la Manche à la recherche de sites propices à la création de lieux d'escale et de chantiers navals. Lorsque, en 1664, il s'agit de trouver un site portuaire pour la Compagnie des Indes nouvellement créée, les emplacements potentiels sont déjà connus. Après s'être intéressée à Bayonne et Paimboeuf, la Compagnie opte un temps pour le Havre. Mais c'est Port-Louis, au sud de la Bretagne, qui est finalement désigné en juin 1666.
En août 1666, la Compagnie achète au comte de Guémené sept hectares de landes vierges sur la rive droite du Scorff. La Compagnie étend ensuite son emprise sur les rives du Scorff et du Blavet bâtissant chantiers
de construction et d’armement de navires, magasins de stockage, appartement du directeur autour desquels viennent s’agglomérer les logements d’ouvriers et de marins. La ville de Lorient est née et va prendre son essor pour atteindre
20 000 habitants à la fin du 18e siècle.
Salle 5: les voyages et La Vie À bord
(chirurgien, armurier, forgeron) ; de matelots, de novices, de soldats, de mousses et de domestiques (maître- valet, boulanger, cuisinier).
On trouve également un aumônier, un écrivain (chargé de la répartition des vivres à bord) et le subrécargue, qui représente les intérêts de la Compagnie et contrôle la gestion de la cargaison.
Outre les tensions générées par la promiscuité, cette petite « république flottante », selon les mots de l’Intendant Pierre Poivre, doit affronter l'ennui, la malnutrition, le manque d’hygiène, les maladies et la mort. Le taux de mortalité moyen des navires de la Compagnie est en effet de 14% des hommes embarqués ; or, les trois quarts
des décès sont dus aux maladies contractées à bord (scorbut, typhus etc...). Les progrès accomplis par la médecine dans la seconde moitié du 18e siècle permettent cependant de réduire le risque de mortalité sur les navires de la Compagnie.
L’ÉQUIPAGE Les navires de la Compagnie des Indes sont placés sous la responsabilité des officiers : le capitaine, les lieutenants et les enseignes. L’équipage est composé d’officiers mariniers (maître d’équipage, pilote, maître-canonnier, calfat, charpentier, voilier); d'officiers non mariniers
Les expéditions de la Compagnie des Indes vers l’Asie durent de 16 à 22 mois dont les deux-tiers passés
en mer. A bord, les officiers, l'équipage et les passagers affronttent, à des
degrés divers, la rudesse de la navigation au long cours. UN CALENDRIER IMPÉRATIF Outre leur longue durée, les expéditions maritimes de la Compagnie se caractérisent par
un calendrier des départs et des retours très précis, commandé par les vents dominants de l’Océan Indien, et notamment la mousson. Les navires quittent la France entre mi-octobre et mi-avril, selon leur destination. Quant aux retours, il faut quitter les comptoirs et colonies entre décembre et mars. LES DIFFICULTÉS DE LA VIE À BORD Les vaisseaux de la Compagnie transportent généralement plus de cent personnes – officiers, équipages, passagers – qui doivent se côtoyer pendant plusieurs mois sur une surface restreinte.
Le Comte d’Artois
Jean Delouche.
Bois, textiles, cuivre, fer, verre.
France, 1976. Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient.
Salle 6: LES COmptoirs d'afrique
A partir du 15e siècle, les Européens édifient des fortifications sur les côtes Ouest de l’Afrique. Grâce à ces bases fortifiées très convoitées, ils tentent d’établir des monopoles de commerce. La Compagnie des Indes détient celui du Sénégal jusqu’en 1758.
Elle y posséde des forts ou fortins à Arguin, Portendick, Saint-Louis, Gorée, Albréda, Bissau, Podor et Saint-Joseph en Gallam. Dans le Golfe de Guinée elle détient un fort à Ouiddah.
Dans les comptoirs, les bâtiments très rustiques servent d’entrepôts de marchandises, de logements, de prison, de chapelle, de poudrière,
rarement d’hôpital. Un espace est parfois dédié aux cultures. Environ trois cents agents blancs travaillent dans ces établissements aux côtés d’Africains libres et d’esclaves.
Les activités de la Compagnie concernent le négoce de quatre
« marchandises » : l’or, la gomme arabique (utilisée dans la fixation de la teinture des tissus) l’ivoire et bien sûr les captifs.
Entre décembre et juin, les commis, accompagnés des laptots (soldats indigènes de la Compagnie), longent les côtes ou les fleuves pour
négocier l’achat des marchandises
et des esclaves.
Novissima et perfectissima Africae Descriptio Danckerts Justus. Impression polychrome, Amsterdam, vers 1698. Dépôt, propriété privée de M. Franck Rio.
Salle 8: Les Escales
L’obligation de relâcher au cours des voyages pour se procurer de l’eau et des vivres frais ainsi que pour réparer les navires et reposer les équipages contraint chaque compagnie européenne à chercher un lieu d’escale.A partir du début du 18e siècle, puis sous la conduite de l’administrateur Mahé de la Bourdonnais, les Français déploient leurs installations dans l’archipel des Mascareignes sur l’île Bourbon (la Réunion) et sur l’île de France (île Maurice).
La culture du café est introduite avec succès sur l’île Bourbon qui compte 580 plantations en 1750. L’île de France est équipée de deux ports : Port-Louis et Port-Bourbon et se spécialise dans les cultures destinées à l’avitaillement des navires (riz-blé, etc). L’économie agricole de ces îles était basée sur l’exploitation d’une main d’œuvre servile.Pierre Poivre, parvint à introduire la culture de la muscade et du clou de girofle sur l’Ile de France, dans son domaine appelé Jardin des Pamplemousses.
Salle 9: LES MARCHANDISES DES INDES ORIENTALES
Pondichéry, fondée par François Martin au dernier quart du 17e
siècle, est divisée en « ville noire » et « ville blanche ».La ville noire au tracé régulier et aux maisons tamoules est organisée par corporations (orfèvres, tisserands, etc..). La ville blanche se développe en bordure de mer autour du fort achevé en 1704. L’hôtel du gouverneur, l’hôtel de la monnaie, les magasins et les entrepôts de la Compagnie y sont bâtis
Le coton La raison du succès d’une partie des textiles indiens tient avant tout à la matière première dont ils étaient faits : le coton, quasiment inconnu
en Europe au milieu du 17e siècle. Finesse, légèreté, lavage aisé et caractère hygiénique assurent le triomphe des tissus de coton.
L’impression sur étoffe. La deuxième raison du succès des indiennes réside dans l’emploi des techniques de peinture et surtout d’impression sur étoffe, dont l’Europe ignorait le processus de fixation.
Salle 9: LES MARCHANDISES DES INDES ORIENTALES
Au 18e siècle, le commerce avec la Chine s’exerce dans des conditions très restrictives. L’interdiction faite aux étrangers de pénétrer sur le sol chinois limite le trafic commercial à quelques ports du sud de la Chine, Amoy et Canton principalement.Situés sur les berges de la rivière des Perles, les bâtiments des factoreries sont loués par les Européens aux puissants Hong, seuls Chinois habilités à commercer avec les étrangers. On aperçoit sur ce diorama les drapeaux de différents pays européens, parmi lesquels le pavillon blanc du royaume de France. Les jonques, bateaux de cabotage, débarquent sur les quais les marchandises reines du commerce à la Chine : soieries, thés, porcelaines, épices, laques, papiers peints, éventails ou encore produits médicinaux.
Salle 10: LA CHINE
Diorama de Canton
Jean Delouche.
Technique mixte, bois, ivoire. France, 1988.
Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient, acquis avec l’aide de la Société des Amis du Musée.
Soucoupe à décor maritime, Chine, Compagnie des Indes. Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient.
Paravent
de la côte de Coromandel
La chasse de l’empereur Kangxi dans la réserve de Mulan. Bois, laque, modelage en creux. Chine, période Kangxi (1662-1722). Dépôt, propriété de l’Etat, musée des arts asiatiques-Guimet.
Jean-Baptiste COlbert vous reMercie de votre visite.
Source des documents et des textes: dossier pédagogique et site internet du musée de la Compagnie des Indes de Lorient
La Compagnie française des Indes
Jean-Baptiste Furgaut
Created on October 2, 2024
Parcours pour découvrir la Compagnie françaises des Indes (source des documents: musée de la Cie, Lorient)
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La Compagnie française des Indes Orientales
Vous êtes un commerçant flamand à Anvers et vous aimeriez aussi fonder votre compagnie de commerce afin de ne pas acheter vos produits à vos voisins Français et Néerlandais. Pour cela, vous allez présenter à d’autres commerçants le fonctionnement de la Compagnie française des Indes Orientales afin de les convaincre de fonder la Compagnie des Indes Orientales Flamande. Vous visitez le musée de la Compagnie et vous relevez toutes les informations nécessaires pour créer la vôtre.
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Le plan du musée
Salle 2: La Compagnie des Indes de colbert (1664-1719)
Louis XIV est convaincu qu'il lui faut rétablir la puissance navale de la France pour rendre sa grandeur au royaume. Dès 1661, il nomme Jean-Baptiste Colbert intendant des finances. Cumulant de nombreuses charges dont celle de secrétaire d'Etat de la Marine, Colbert favorise le développement industriel, commercial et colonialde la France et fonde la première grande compagnie de commerce maritime française.La Compagnie des Indes orientales a pour but de "procurer au royaume l'utilité du commerce [d'Asie] et d'empêcher que les Anglais et les Hollandais n'en profitassent seuls comme ils l'avaient fait jusqu'alors". La déclaration royale du 27 août 1664 en énonce les privilèges : monopole du commerce avec l'Orient, droit de propriété des terres occupées, droit de justice souveraine, droit de battre monnaie, d'établir des garnisons, d'armer des navires de guerre et de commerce, jusqu'au droit d'esclavage. Son champ d'action s'étend descôtes d'Afrique au Japon, en incluant Madagascar et les Mascareignes, les côtes de la mer Rouge, de Malabar et de Coromandel, le Bengale, la Chine. Née d'une Initiative régalienne et non marchande, ses débuts sont peu encourageants. En 1706, elle passe aux mains d'armateurs malouins qui la renflouent.
Salle 3: LORient, le port de la compagnie
Dès 1661-1662, sous l'égide de Colbert, des missions de repérage explorent les côtes de l'Atlantique et de la Manche à la recherche de sites propices à la création de lieux d'escale et de chantiers navals. Lorsque, en 1664, il s'agit de trouver un site portuaire pour la Compagnie des Indes nouvellement créée, les emplacements potentiels sont déjà connus. Après s'être intéressée à Bayonne et Paimboeuf, la Compagnie opte un temps pour le Havre. Mais c'est Port-Louis, au sud de la Bretagne, qui est finalement désigné en juin 1666.
En août 1666, la Compagnie achète au comte de Guémené sept hectares de landes vierges sur la rive droite du Scorff. La Compagnie étend ensuite son emprise sur les rives du Scorff et du Blavet bâtissant chantiers de construction et d’armement de navires, magasins de stockage, appartement du directeur autour desquels viennent s’agglomérer les logements d’ouvriers et de marins. La ville de Lorient est née et va prendre son essor pour atteindre 20 000 habitants à la fin du 18e siècle.
Salle 5: les voyages et La Vie À bord
(chirurgien, armurier, forgeron) ; de matelots, de novices, de soldats, de mousses et de domestiques (maître- valet, boulanger, cuisinier). On trouve également un aumônier, un écrivain (chargé de la répartition des vivres à bord) et le subrécargue, qui représente les intérêts de la Compagnie et contrôle la gestion de la cargaison.
Outre les tensions générées par la promiscuité, cette petite « république flottante », selon les mots de l’Intendant Pierre Poivre, doit affronter l'ennui, la malnutrition, le manque d’hygiène, les maladies et la mort. Le taux de mortalité moyen des navires de la Compagnie est en effet de 14% des hommes embarqués ; or, les trois quarts des décès sont dus aux maladies contractées à bord (scorbut, typhus etc...). Les progrès accomplis par la médecine dans la seconde moitié du 18e siècle permettent cependant de réduire le risque de mortalité sur les navires de la Compagnie. L’ÉQUIPAGE Les navires de la Compagnie des Indes sont placés sous la responsabilité des officiers : le capitaine, les lieutenants et les enseignes. L’équipage est composé d’officiers mariniers (maître d’équipage, pilote, maître-canonnier, calfat, charpentier, voilier); d'officiers non mariniers
Les expéditions de la Compagnie des Indes vers l’Asie durent de 16 à 22 mois dont les deux-tiers passés en mer. A bord, les officiers, l'équipage et les passagers affronttent, à des degrés divers, la rudesse de la navigation au long cours. UN CALENDRIER IMPÉRATIF Outre leur longue durée, les expéditions maritimes de la Compagnie se caractérisent par un calendrier des départs et des retours très précis, commandé par les vents dominants de l’Océan Indien, et notamment la mousson. Les navires quittent la France entre mi-octobre et mi-avril, selon leur destination. Quant aux retours, il faut quitter les comptoirs et colonies entre décembre et mars. LES DIFFICULTÉS DE LA VIE À BORD Les vaisseaux de la Compagnie transportent généralement plus de cent personnes – officiers, équipages, passagers – qui doivent se côtoyer pendant plusieurs mois sur une surface restreinte.
Le Comte d’Artois Jean Delouche. Bois, textiles, cuivre, fer, verre. France, 1976. Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient.
Salle 6: LES COmptoirs d'afrique
A partir du 15e siècle, les Européens édifient des fortifications sur les côtes Ouest de l’Afrique. Grâce à ces bases fortifiées très convoitées, ils tentent d’établir des monopoles de commerce. La Compagnie des Indes détient celui du Sénégal jusqu’en 1758. Elle y posséde des forts ou fortins à Arguin, Portendick, Saint-Louis, Gorée, Albréda, Bissau, Podor et Saint-Joseph en Gallam. Dans le Golfe de Guinée elle détient un fort à Ouiddah. Dans les comptoirs, les bâtiments très rustiques servent d’entrepôts de marchandises, de logements, de prison, de chapelle, de poudrière, rarement d’hôpital. Un espace est parfois dédié aux cultures. Environ trois cents agents blancs travaillent dans ces établissements aux côtés d’Africains libres et d’esclaves. Les activités de la Compagnie concernent le négoce de quatre « marchandises » : l’or, la gomme arabique (utilisée dans la fixation de la teinture des tissus) l’ivoire et bien sûr les captifs. Entre décembre et juin, les commis, accompagnés des laptots (soldats indigènes de la Compagnie), longent les côtes ou les fleuves pour négocier l’achat des marchandises et des esclaves.
Novissima et perfectissima Africae Descriptio Danckerts Justus. Impression polychrome, Amsterdam, vers 1698. Dépôt, propriété privée de M. Franck Rio.
Salle 8: Les Escales
L’obligation de relâcher au cours des voyages pour se procurer de l’eau et des vivres frais ainsi que pour réparer les navires et reposer les équipages contraint chaque compagnie européenne à chercher un lieu d’escale.A partir du début du 18e siècle, puis sous la conduite de l’administrateur Mahé de la Bourdonnais, les Français déploient leurs installations dans l’archipel des Mascareignes sur l’île Bourbon (la Réunion) et sur l’île de France (île Maurice).
La culture du café est introduite avec succès sur l’île Bourbon qui compte 580 plantations en 1750. L’île de France est équipée de deux ports : Port-Louis et Port-Bourbon et se spécialise dans les cultures destinées à l’avitaillement des navires (riz-blé, etc). L’économie agricole de ces îles était basée sur l’exploitation d’une main d’œuvre servile.Pierre Poivre, parvint à introduire la culture de la muscade et du clou de girofle sur l’Ile de France, dans son domaine appelé Jardin des Pamplemousses.
Salle 9: LES MARCHANDISES DES INDES ORIENTALES
Pondichéry, fondée par François Martin au dernier quart du 17e siècle, est divisée en « ville noire » et « ville blanche ».La ville noire au tracé régulier et aux maisons tamoules est organisée par corporations (orfèvres, tisserands, etc..). La ville blanche se développe en bordure de mer autour du fort achevé en 1704. L’hôtel du gouverneur, l’hôtel de la monnaie, les magasins et les entrepôts de la Compagnie y sont bâtis
Le coton La raison du succès d’une partie des textiles indiens tient avant tout à la matière première dont ils étaient faits : le coton, quasiment inconnu en Europe au milieu du 17e siècle. Finesse, légèreté, lavage aisé et caractère hygiénique assurent le triomphe des tissus de coton. L’impression sur étoffe. La deuxième raison du succès des indiennes réside dans l’emploi des techniques de peinture et surtout d’impression sur étoffe, dont l’Europe ignorait le processus de fixation.
Salle 9: LES MARCHANDISES DES INDES ORIENTALES
Au 18e siècle, le commerce avec la Chine s’exerce dans des conditions très restrictives. L’interdiction faite aux étrangers de pénétrer sur le sol chinois limite le trafic commercial à quelques ports du sud de la Chine, Amoy et Canton principalement.Situés sur les berges de la rivière des Perles, les bâtiments des factoreries sont loués par les Européens aux puissants Hong, seuls Chinois habilités à commercer avec les étrangers. On aperçoit sur ce diorama les drapeaux de différents pays européens, parmi lesquels le pavillon blanc du royaume de France. Les jonques, bateaux de cabotage, débarquent sur les quais les marchandises reines du commerce à la Chine : soieries, thés, porcelaines, épices, laques, papiers peints, éventails ou encore produits médicinaux.
Salle 10: LA CHINE
Diorama de Canton Jean Delouche. Technique mixte, bois, ivoire. France, 1988. Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient, acquis avec l’aide de la Société des Amis du Musée.
Soucoupe à décor maritime, Chine, Compagnie des Indes. Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient.
Paravent de la côte de Coromandel La chasse de l’empereur Kangxi dans la réserve de Mulan. Bois, laque, modelage en creux. Chine, période Kangxi (1662-1722). Dépôt, propriété de l’Etat, musée des arts asiatiques-Guimet.
Jean-Baptiste COlbert vous reMercie de votre visite.
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