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marie

Created on September 30, 2024

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Transcript

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécuté II. D'une religion persécutée à une religion établie III. Les églises d'un christianisme triomphant

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéa. Avant les persécutions, les pogroms
  • Christianisme et paganisme romain
  • Pogroms, ou massacres
    • 64 : l'incendie de Rome
    • 111-113 : Pline le Jeune - Trajan
    • 177 : les martyrs de Lyon et de Vienne
b. Les persécutions (250-303)II. D'une religion persécutée à une religion établie III. Les églises d'un christianisme triomphant

64— 111-113— 177— 250 — 258 — 303 —

Grand incendie de Rome Corresp. Pline/Trajan Martyrs de Lyon et Vienn Persécutions de Dèce Persécutions de Valérien Persécutions de Dioclétien

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéa. Avant les persécutions, les pogroms b. Les persécutions (250-303)
  • Persécutions de Dèce (249-251)
  • Persécutions de Valérien (253-260)
  • Persécutions de Dioclétien (284-305)
II. D'une religion persécutée à une religion établie III. Les églises d'un christianisme triomphant

64 — 111-113 — 177 — 250 — 258 — 303-311 —

Grand incendie de Rome Corresp. Pline/Trajan Martyrs de Lyon et Vienn Persécutions de Dèce Persécutions de Valérien Persécutions de Dioclétien

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéII. D'une religion persécutée à une religion établie a. L'autorisation d'une religion nouvelle dans l'Empire
  • Contexte : les campagnes de Constantin
  • "L'Édit" de Milan
  • La conversion de Constantin ?
b. L'officialisation d'une religion d'État ? III. Les églises d'un christianisme triomphant

306 — 312 — 313 — vers 337 — 325 — 380 —

Constantin succède à son père Bataille du Pont Milvius Edit de Milan Baptême de Constantin Concile de Nicée Edit de Théssalonique

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéII. D'une religion persécutée à une religion établie a. L'autorisation d'une religion nouvelle dans l'Empire b. L'officialisation d'une religion d'État ?
  • Édit de Thessalonique, dit de Théodose
III. Les églises d'un christianisme triomphant

306 — 312 — 313 — vers 337 — 325 — 380 — 391-392 —

Constantin succède à son père Bataille du Pont Milvius Edit de Milan Baptême de Constantin Concile de Nicée Edit de Théssalonique Interdiction du paganisme

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéII. D'une religion persécutée à une religion établie III. Les églises d'un christianisme triomphant a. Pourquoi construire une église ?
  • Honorer Dieu, rendre Dieu présent
  • Rassembler l'ecclésia
  • Signifier sa puissance
b. Les basiliques d'un christianisme triomphant

Cours 3 - Les chrétiens et l'Empire

I. Le christianisme persécutéII. D'une religion persécutée à une religion établie III. Les églises d'un christianisme triomphant a. Pourquoi construire une église ? b. Les basiliques d'un christianisme triomphant
  • Plan basilical : nef, collatéraux ou bas-côtés, baies
  • Programmes iconographiques
  • Logique d'implantation
    • sur un titulus
    • sur un édifice romain
    • à proximité d'une sépulture

Cours 2 -

I.

Fresque du IVe siècle de la nécropole papale représentant la structure de l'antique basilique vaticane.

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Christophe Badel, Hervé Inglebert, Grand Atlas de l'Antiquité romaine, Paris, Autrement, 2014, p. 115.

Saint-Jean-de-Latran , Rome, IVème siècle.

Plan basilical, en croix latine

Vue en semi-élévation

Fresque de la basilique Saints Sylvestre et Martin des Monts représentant SJDL avant sa transformation au XVIème siècle

Saint-Clément, Rome, IVème siècle.

Sainte-Marie-sur-Minerve, Rome, VIIème siècle.

Saint-Démétrius, Thessalonique, VIIème siècle.

Mosaïque absidiale de l'église Sainte-Pudentienne, Rome, Vème siècle

Le martyre de sainte Blandine.

Jules Comparat (1886), tympan de l'église Sainte-Blandine de Lyon.

Restitution par Jean-Claude Golvin

Tacite (56 ou 57 apr. J.-C. à 117 apr. JC.), Annales, XV, 44. Pour étouffer la rumeur, Néron produisit comme inculpés et livra aux tourments les plus raffinés des gens, détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait « chrétiens ». Ce nom leur vient de Christ que, sous le Principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ; réprimée sur le moment, cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand. On commença donc par poursuivre ceux qui avouaient, puis, sur leur dénonciation, une multitude immense, et ils furent reconnus coupables, moins du crime d’incendie qu’en raison de leur haine pour le genre humain. À leur exécution on ajouta des dérisions, en les couvrant de peaux de bêtes pour qu’ils périssent sous la morsure des chiens, ou en les attachant à des croix pour que, après la chute du jour, utilisés comme des torches nocturnes, ils fussent consumés. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle, et il donnait des jeux de cirque, se mêlant à la plèbe en tenue d’aurige ou debout sur un char. Aussi, bien que ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, soulevaient- ils la compassion, à la pensée que ce n’était pas dans l’intérêt général, mais à la cruauté d’un seul qu’ils étaient sacrifiés.

Pline le Jeune, vers 111-112, gouverneur romain de la province de Pont-Bithynie — 1/2Maître, (…), je n'ai jamais participé à des informations contre les chrétiens ; je ne sais donc à quels faits et dans quelle mesure s'appliquent d'ordinaire la peine ou les poursuites. (…).En attendant, voici la règle que j'ai suivie envers ceux qui m'étaient déférés comme chrétiens. Je leur ai demandé à eux-mêmes s'ils étaient chrétiens. A ceux qui avouaient, je l'ai demandé une seconde et une troisième fois en les menaçant du supplice ; ceux qui persévéraient, je les ai fait exécuter : quoique signifiât leur aveu, j'étais sûr qu'il fallait punir du moins cet entêtement et cette obstination inflexibles. (…). Bientôt, (…), l'accusation s'étendant avec le progrès de l'enquête, plusieurs cas différents se sont présentés.On m'a remis entre les mains un mémoire sans nom d'auteur, où l'on accuse d'être chrétiens différentes personnes qui nient de l'être et de ne l’avoir jamais été. S’ils invoquaient les dieux (…), si, en outre, ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens - j'ai pensé qu'il fallait les relâcher. D'autres, dont le nom avait été donné par un dénonciateur, dirent qu'ils étaient chrétiens, puis prétendirent qu'ils ne l'étaient pas, qu'ils l'avaient été à la vérité, mais avaient cessé de l'être, les uns depuis trois ans, d'autres depuis plus d'années encore, quelques-uns même depuis vingt ans. Tous ceux là aussi ont adoré ton image ainsi que les statues des dieux et ont blasphémé le Christ.

Premières lignes de la traduction par John Christopherson de l’Histoire ecclésiastique, livre X ch. V, imprimé à Cologne en 1570, Bayerische Staatsbibliothek. -> Premier emploi du terme latin « edictum » ;

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Pline le Jeune, vers 111-112, gouverneur romain de la province de Pont-Bithynie — 2/2D'ailleurs, ils affirmaient que toute leur faute ou leur erreur s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, de s'engager par serment non à perpétrer quelque crime mais à ne commettre ni vol ni brigandage ni adultère, à ne pas manquer à la parole donnée, (…); ces rites accomplis, ils avaient l'habitude de se séparer, et de se réunir encore pour prendre leur nourriture qui, quoiqu'on dise, est ordinaire et innocente; (…).L'affaire m'a paru mériter que je prenne ton avis, surtout à cause du nombre des accusés. Il y a une foule de personnes de tout âge, de toute condition, des deux sexes aussi, qui sont ou seront mises en péril. Ce n'est pas seulement à travers les villes, mais aussi à travers les villages et les campagnes que s'est répandue la contagion de cette superstition; (…).Réponse de l'empereur Trajan (98-117) :Mon cher Pline, tu as suivi la conduite que tu devais dans l'examen des causes de ceux qui t'avaient été dénoncés comme chrétiens. Car on ne peut instituer une règle générale qui ait, pour ainsi dire, une forme fixe. Il n'y a pas à les poursuivre d'office. S'ils sont dénoncés et convaincus, il faut les condamner, mais avec la restriction suivante : celui qui aura nié être chrétien et en aura, par les faits eux-mêmes, donné la preuve manifeste, je veux dire en sacrifiant à nos dieux, même s'il a été suspect en ce qui concerne le passé, obtiendra le pardon comme prix de son repentir. (…)

Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, tome II, Livres V-VII Emmené par les soldats au tribunal, il était escorté des magistrats de la ville et de tout le peuple qui poussait contre lui toutes sortes de cris, comme s’il était lui-même le Christ ; il rendit un beau témoignage. Interrogé par le légat sur le dieu des chrétiens, il répondit : « Tu le connaîtras, si tu en es digne ». Du tribunal on l’entraîna sans ménagement et on lui fit subir des souffrances de toutes sortes. Ceux qui étaient près le brutalisaient sans arrêt à coups de poing et à coups de pieds, sans aucun égard pour son âge ; ceux qui étaient loin lui lançaient ce qui leur tombait sous la main ; tous pensaient qu’ils eussent été coupables et impies s’ils s’étaient dispensés de cette grossièreté à son égard. Ils croyaient ainsi venger leurs dieux. Pothin respirait à peine quand il fut jeté dans la prison : deux jours après, il rendit l’âme.

Suétone,Vie des douze Césars, Néron, 38, début du IIème siècle. Cependant il n'épargna ni le peuple ni les murs de sa patrie. Quelqu'un, dans un entretien familier, ayant cité ce vers grec: "Que la terre, après moi, périsse par le feu!", "Non, reprit-il, que ce soit de mon vivant." Et il accomplit son voeu. En effet, choqué de la laideur des anciens édifices, ainsi que des rues étroites et tortueuses de Rome, il y mit le feu si publiquement, que plusieurs consulaires n'osèrent pas arrêter les esclaves de sa chambre qu'ils surprirent dans leurs maisons, avec des étoupes et des flambeaux. Des greniers, voisins de la Maison dorée, et dont le terrain lui faisait envie, furent abattus par des machines de guerre et incendiés, parce qu'ils étaient bâtis en pierres de taille.Le fléau exerça ses fureurs durant six jours et sept nuits. Le peuple n'eut d'autre refuge que les monuments et les tombeaux.[...] Il regardait ce spectacle du haut de la tour de Mécène, charmé, disait-il, de la beauté de la flamme, et chantant la prise de Troie, revêtu de son costume de comédien.De peur de laisser échapper cette occasion de pillage et de butin, il promit de faire enlever gratuitement les cadavres et les décombres ; mais il ne permit à personne d'approcher des restes de sa propriété. Il reçut et même exigea des contributions pour les réparations de la ville, et faillit ainsi ruiner les provinces et les revenus des particuliers.

Saint-Démétrius, Thessalonique, IVème puis VIIème siècle.

Saint-Pierre, Rome, IVème siècle.

Saint-Jean-de-Latran , Rome, IVème siècle. L'évergétisme de Constantin : de la basilique civile à la basilique chrétienne (SJDL, dédicacée le 9 novembre 324)

La basilique de Constantin et Maxence, sur le forum romain.

Plan basilical, en croix latine

Statue de Constantin située à l'ouest du narthex de SJDL, IVème siècle

Théodose, édit de Thessalonique, le 28 février 380. « Les empereurs Gratien, Valentinien II et Théodose Augustes. Édit au peuple de la ville de Constantinople.Nous voulons que tous les peuples gouvernés par la juste mesure de Notre Clémence vivent dans la religion que le divin apôtre Pierre — comme le proclame cette même religion, introduite par lui et continuée jusqu'à nos jours — a transmise aux Romains et que suivent, de toute évidence, le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, homme d'une sainteté apostolique. Ainsi, selon la discipline apostolique et la doctrine évangélique, nous devons croire que le Père, le Fils et l'Esprit Saint sont une seule Divinité, invoquée comme égale Majesté et Trinité bienveillante.Nous ordonnons que ceux qui suivent cette loi prennent le nom de chrétiens catholiques. Quant aux autres, nous considérons qu'ils encourent, par leur folie et leur égarement, l'infamie attachée aux doctrines hérétiques, que leurs petits groupes ne méritent pas le nom d'Églises et qu'ils seront frappés, d'abord par la vengeance divine, ensuite par un châtiment dont, en accord avec la décision céleste, nous prendrons l’initiative.Donné le troisième jour avant les calendes de mars, à Thessalonique, sous le cinquième consulat de Gratien Auguste et le premier de Théodose Auguste. »

Giulio Romano,Bataille du pont Milvius, 1520-1524, fresque, 376 × 851 cm, Musée du Vatican, chambre constantine. Bataille du Pont Milvius : Constantin au centre, son rival Maxence, sur le point de se noyer dans le Tibre -> Victoire du christianisme sur le paganisme. Précisions topographiques : sur la gauche, la zone du Pont Milvius, au nord de Rome, avec Monte Mario et le chantier de la Villa Madama (que Raphaël construisait ces années-là), et les reliefs de Saxa Rubra à l’arrière-plan. Rq. Projet et composition de Raphaël, mais exécution picturale est toutefois de Giulio Romano, qui l’acheva après la mort de son maître.

La mosaïque paléocrétienne

Sainte-Marie-Majeure, Vème siècle Rome

Saint-Apollinaire-le-Neuf, Vème siècle, Ravenne

Saint-Jean-de-Latran, IVème siècle Rome

Saint-Apollinaire-in-Classe, VIème siècle, Ravenne

Mausolée Sainte-Constance IVème siècle, Ravenne

Sainte-Pudentienne, IVème siècle, Rome