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Created on September 27, 2024

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En quoi le patrimoine culturel malien est-il porteur d’enjeux géopolitiques ? Comment protéger ce patrimoine culturel en période de conflit ?

Le Mali à hériter d’un patrimoine matériel et immatériel issu de l’empire médiéval du Mali né au XII ème siècle.Fondé selon la légende par Soundiata Keita, il constituait un riche empire connecté aux réseaux commerciaux et culturels entre le nord du Sahara et les régions du Sud. En effet,comme le montre le document 2 du manuel, le patrimoine malien regorge de nombreux sites à protéger pour le peuple malien. Nous citerons la Cour intérieure de la mosquée de Sankoré, le Tombeau des Askia , la Falaise de Bandiagara et La Grande Mosquée de Djenné. De plus, comme le montre le document 2, le Mali est un pays sous tensions, mais qui tout de même est un patrimoine pouvant être importé à toute l’humanité. Il s’agit d’une carte géographique qui représente un pays multiculturel en tension. On remarque dans un premier temps que c’est un pays qui se compose de plusieurs peuples plus ou moins différents. Par exemple, les Maures(Arabie), Touaregs, Songhaï, Dogon, peuple à l’est et le Toucouleurs à l’ouest, les bambaras et autres ethnies mandingue et le Sénoufos et Babos. Notamment, comme l’illustre le troisième document, c’est un « bien commun » qui permet une identité sociale. La danse traditionnelle dans le pays du Dogon au Mali en fait partie, tout comme la musique, les festivales, les savoirs-faire ou encore les rituels qui réunissent les maliens entre différents peuples qui illustrent ce patrimoine culturel commun. Cependant, il ne faut pas oublier que ces traditions culturelles sont menacées et en danger dans les zones de tensions comme Songhaï, Dogon, peuple à l’est.Dans ce contexte, le Mali fait de la sauvegarde de son patrimoine matériel et immatériel une priorité pour favoriser la paix et la cohésion entre ses di érentes communautés, avec le soutien de la communauté internationale. Ainsi, ce patrimoine est important à l'humanité car il fait parti d'une civilisation ancienne.

La destruction patrimoniale en Azerbaïdjan : un exemple de motif idéologique dans le conflit avec l'Arménie La destruction du patrimoine culturel est souvent liée à des conflits idéologiques. Un exemple frappant est celui du patrimoine arménien en Azerbaïdjan, en particulier dans le contexte du conflit autour du Haut-Karabagh. Ce territoire, majoritairement arménien, a été au cœur de violences depuis la fin de l'Union soviétique, culminant avec une guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan de 1991 à 1994. Destruction du patrimoine arménien Après cette guerre, l'Azerbaïdjan a mené une politique de destruction des monuments arméniens sur son territoire. L'exemple le plus notable est la destruction de l'église de Saint-Hyacinthe à Djoulfa entre 1997 et 2005. Ce site, avec ses fresques et khatchkars, était un symbole du patrimoine arménien. D'autres églises et sites ont subi le même sort, souvent justifiés par les autorités azerbaïdjanaises comme des mesures nécessaires à l'affirmation d'une identité nationale azérie unifiée. Motifs idéologiques La destruction du patrimoine arménien s'inscrit dans une logique idéologique. Premièrement, elle vise à renforcer l'identité nationale azérie en effaçant toute référence à l'héritage arménien. Deuxièmement, ces actes marginalisent la population arménienne, renforçant un climat de méfiance entre les deux communautés. Conséquences Les conséquences de ces destructions dépassent la simple perte de monuments. Elles exacerbent les tensions ethniques, compliquant les efforts de réconciliation. De plus, la destruction de ce patrimoine génère un sentiment de perte et d'aliénation chez les Arméniens, tant en Azerbaïdjan qu'à l'étranger. Le cas de la destruction du patrimoine arménien en Azerbaïdjan illustre comment des motivations idéologiques peuvent justifier des actes de destruction culturelle. En éradiquant les signes de l'héritage arménien, l'Azerbaïdjan cherche à imposer un récit national unifié, mais cela ne fait qu'approfondir le ressentiment et les divisions. La protection du patrimoine culturel est essentielle pour favoriser la compréhension mutuelle et la réconciliation entre les communautés en conflit.

En 2012, les djihadistes d'Ansar Dine ont détruit une grande partie du patrimoine culturel de Tombouctou, notamment des mausolées et des manuscrits anciens. Cet acte a choqué le monde entier et a rappelé à quel point le patrimoine culturel est essentiel, surtout en période de conflit. La reconstruction de ces monuments n’a pas été seulement une question de culture, mais a également impliqué des objectifs sociaux, économiques et politiques. De nombreuses personnes et organisations ont participé à ce travail, comme la population locale, l’UNESCO, des experts d’autres pays et des artisans maliens. En regardant de plus près ce projet, on s’aperçoit que la restauration des mausolées et la préservation des manuscrits ont apporté beaucoup de bénéfices, non seulement à Tombouctou, mais aussi à tout le Mali. Les acteurs internationaux : l'UNESCO et la MINUSMA L’UNESCO a joué un rôle crucial dans la reconstruction des mausolées de Tombouctou après leur destruction en 2012. Elle a travaillé avec des artisans locaux pour mettre en place des programmes de restauration, financer des travaux et former la population aux techniques traditionnelles. L’objectif principal était de retrouver l’identité culturelle malienne tout en soutenant l'économie locale. En plus, l'UNESCO a créé un "passeport du patrimoine" pour aider les forces de maintien de la paix, comme l'armée malienne et française, à protéger les sites culturels. La MINUSMA, la Mission intégrée des Nations Unies pour stabiliser le Mali, a inclus la protection du patrimoine culturel dans son mandat dès 2013. Elle a compris que conserver les biens culturels aide à établir la paix et à réunifier le pays. En travaillant avec l'UNESCO, la MINUSMA a formé des forces locales à la protection de ces biens, soulignant l'importance de l'identité culturelle face aux dangers. La population locale : artisans et communautés Les habitants maliens, en particulier les artisans de Tombouctou, ont été directement impliqués dans la reconstruction des mausolées. Après les attaques d’Ansar Dine, la communauté a collaboré avec l’UNESCO et d'autres partenaires pour restaurer ces monuments, qui sont des symboles forts de l’identité culturelle malienne. Ce processus a permis de revitaliser les savoir-faire traditionnels de construction en terre et a relancé l'activité artisanale, contribuant ainsi au développement local. Les communautés locales ont aussi participé à des programmes de sensibilisation sur l'importance de protéger leur patrimoine. Cela a renforcé leur sentiment d'appartenance et leur engagement dans la vie de leur quartier, créant une dynamique sociale et politique de réappropriation culturelle. Les forces armées françaises et maliennes Les forces armées françaises, à travers l’opération Barkhane, ont joué un rôle indirect mais essentiel dans la protection du patrimoine. Leur coopération pour sauvegarder ces biens culturels vise à améliorer les relations avec la population locale et à stabiliser la région en préservant des éléments clés de l'identité culturelle contre les menaces.

La restauration du patrimoine de Tombouctou : un enjeu social, économique et politique Les objectifs sociaux : recréer des liens et redonner une identité collective La destruction des mausolées, où reposaient des saints vénérés, a perturbé la cohésion sociale à Tombouctou. Ces monuments étaient des lieux de rassemblement et de spiritualité pour les habitants. En les détruisant, les djihadistes cherchaient à effacer une partie importante de l’histoire et de l’identité religieuse de la ville, en imposant leur propre vision radicale de l’islam. La reconstruction des mausolées, qui a eu lieu entre 2013 et 2015, a permis aux habitants de reprendre possession de leur patrimoine spirituel et culturel. Réalisée par des artisans locaux utilisant des méthodes traditionnelles, cette restauration a symbolisé un retour à la paix et à la stabilité. Par exemple, la réinstallation de la porte sacrée du mausolée de Sidi Yahia en 2016 a marqué ce processus. La préservation des manuscrits a également eu un impact social important. Ces documents sont essentiels pour l'identité culturelle de la région. Leur numérisation et conservation ont créé des opportunités de formation pour les jeunes, renforçant leur réinsertion sociale et leur sentiment d'appartenance à une communauté riche d’un héritage culturel précieux. Les objectifs économiques : relancer l’artisanat et le tourisme En plus de son importance culturelle et sociale, la restauration des mausolées et des manuscrits a eu un impact économique significatif. Avant les attaques, Tombouctou attirait de nombreux touristes. Cependant, après la destruction des monuments, l'économie locale, qui dépendait en grande partie du tourisme, s'est effondrée. Grâce à un soutien financier de 4 millions d’euros de l'UNESCO, la restauration des mausolées a permis de relancer l'artisanat local, avec plus de 300 artisans maliens employés. Cela a non seulement aidé la population à retrouver du travail, mais a également revitalisé les techniques ancestrales de construction. La conservation des manuscrits a aussi attiré l’attention d’universitaires et de chercheurs, redonnant à Tombouctou son statut de centre important pour les études historiques sur l’Afrique et l’islam. Cela a permis de ramener des financements et de relancer le tourisme culturel, créant de nouvelles opportunités économiques pour les habitants. Les objectifs politiques : renforcer l’unité nationale et redorer l’image du Mali Sur le plan politique, la restauration du patrimoine de Tombouctou a eu des effets significatifs. La destruction des mausolées et des manuscrits a été qualifiée de crime de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). La condamnation d'Ahmad Al Mahdi, un des responsables, à neuf ans de prison en 2016 a marqué un tournant, reconnaissant la destruction du patrimoine culturel comme un crime grave. En restaurant les mausolées avec l’aide de l’UNESCO et d’autres partenaires, le gouvernement malien a pu redorer son image sur la scène internationale, montrant son engagement à protéger le patrimoine et à promouvoir la paix. Ce travail a également contribué à la stabilité politique du pays, prouvant qu'il était possible de surmonter la crise. De plus, la reconnaissance internationale de la valeur des manuscrits a renforcé la légitimité du gouvernement malien dans la préservation de la culture. En protégeant ces trésors, le Mali a pu renforcer la cohésion nationale autour de son patrimoine commun, célébrant la diversité culturelle et la tolérance qui ont longtemps caractérisé le pays.

Depuis 2012, le Mali traverse une crise politique et sécuritaire profonde, marquée par des conflits armés et la destruction de son patrimoine culturel. Ce pays d'Afrique de l'Ouest, avec environ 12 millions d'habitants, est un pays dans lequel la multiculturalité joue un rôle important : au nord, les Touaregs et Maures; au centre, les Songhaïs, Peuls, Toucouleurs et Dogons; et au sud, les Bambaras, Sénoufos et Bobos. La situation s’aggrave à partir de la chute du régime libyen en 2011, qui entraîne une arrivée massive d'armes et le retour de combattants touaregs. En mars 2012, un coup d'État militaire renverse le président Amadou Toumani Touré. Le 6 avril, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) déclare l'indépendance de l'Azawad, mais la situation se complique avec l’arrivée de groupes islamistes comme AQMI et Ansar Dine, qui imposent une interprétation rigoureuse de la charia. Dans ce terrible contexte, la destruction du patrimoine culturel devient rapidement alarmante, et Tombouctou en est l'exemple principal. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, cette ville historique est un symbole de l'héritage islamique et culturel du Mali, témoignant de l'importance de l'Empire du Mali (1230-1545). En 2012, des djihadistes détruisent 14 des 16 mausolées de Tombouctou, des sites emblématiques qui racontent l'histoire et la richesse culturelle de la ville. Ces actes ne sont pas que des dégradations matérielles ; ils constituent une attaque directe contre l'identité culturelle du Mali. Les djihadistes cherchent à effacer toute trace de la diversité culturelle, considérant ces monuments comme des symboles d'un héritage qu'ils rejettent. La destruction de Tombouctou est donc perçue comme un acte de guerre politique et culturelle, visant à anéantir les racines et l'identité des populations locales. La communauté internationale réagit rapidement face à ces destructions. En 2013, la MINUSMA est mise en place pour stabiliser le pays et protéger son patrimoine. De plus, des efforts de reconstruction sont entrepris entre 2014 et 2015, permettant la restauration des mausolées de Tombouctou. En 2016, un responsable des destructions est condamné par la Cour pénale internationale, ce qui marque une reconnaissance de ces actes comme des crimes de guerre. Malgré ces initiatives, la situation sécuritaire reste précaire. Des attentats se multiplient et les conflits communautaires, notamment entre Peuls et Dogons, continuent d’alimenter les tensions. En 2018, le Mali est classé au 182e rang de l'IDH, montrant que les défis de développement compliquent la réconciliation à l'échelle nationale et la sauvegarde de son patrimoine culturel.