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Gastronomies du futur

Médiathèque Seine-et-Marne

Created on September 25, 2024

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Transcript

Gastronomies du futur

Laurent Veyet
Adrien Oster

Sciences et science-fiction, un cocktail détonnant médiathèque départementale – 28 novembre 2024

Quatorze auteur·es de BD s’associent à quatorze chef·fes cuisinier·es et nous plongent dans le futur de notre alimentation.

Bouchées doubles – Kéribus, 2023

Mises en bouche…

Virgil Finlay pour pulp magazine If Worlds of Science Fiction, mai 1960. © Maison d'Ailleurs, Yverdon-les-Bains

Les précurseurs

Elevage intensif, chromolithographie publicitaire, imprimerie Vieillemard 1900 – 1901 © Maison d'Ailleurs, Yverdon-les-Bains

Les précurseurs

Joseph Hémard, L’Agenda, 1947. © Maison d'Ailleurs, Yverdon-les-Bains

Les précurseurs

« Ce que vous croyez être de la viande, monsieur le professeur, n’est autre chose que du filet de tortue de mer. Voici également quelques foies de dauphin que vous prendriez pour un ragoût de porc. Mon cuisinier est un habile préparateur, qui excelle à conserver ces produits variés de l’océan. Goûtez à tous ces mets. Voici une conserve d’holothuries qu’un Malais déclarerait sans rivale au monde, voilà une crème dont le lait a été fourni par la mamelle des cétacés, et le sucre par les grands fucus de la mer du Nord, et enfin, permettez-moi de vous offrir des confitures d’anémones qui valent celles des fruits les plus savoureux. » Vingt Mille lieues sous les mers – Jules Verne, 1869

Les précurseurs

L’homme serait parfaitement heureux s’il se contentait d’absorber des aliments semi-liquides grâce à un distributeur, évitant l’effort de la mastication et du babil social. Dans les «scienticafés», des convives bien calés dans leur fauteuil de cuir seraient alimentés via des tubes, accédant enfin aux véritables plaisirs de bouche…. Ralph 124C 41+ – Hugo Gernsback, 1911

Les précurseurs

Les gens sont ici nourris avec des sortes de petites éponges et des pilules de couleur, rouges et jaunes. THX 1138 – George Luca, 1971

Les précurseurs

Quand les insectes s’invitent à la table

« Aujourd’hui mon sac est rempli de ce qui est abondant dans les bâtiments encore debout de la ville et que nul humain ne mangerait sans un minimum de préparation, même en pleine famine : des cafards. » Les blattes y sont broyées, mélangées à de la mélasse, du miellat et divers épices. Et seul Nihonzaru sait les préparer. Ses galettes de cafards font sa renommée. Les Galettes de Nihonzaru / Céline Lafon

« Curry vert cuisiné à la méthode thaïlandaise avec ses fourmis rouges croustillantes ! » L’Atlantide / David Piffeteau

In : Gastronomie du futur, Arkuiris, 2020

Quand les insectes s’invitent à la table

Transperceneige / Lob, Rochette, Legrand -Casterman, 1982-2000

Quand les insectes s’invitent à la table

Snowpiercer - le film (2013) et la série (2020) / libre-adaptation du film du même nom, réalisé par le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho

Quand les insectes s’invitent à la table

L’agriculture du futur

En 2050 les cultures sont toutes transgéniques et des agrobots travaillent dans les exploitations. Les semences bio ont été abandonnées en raison des difficultés de leur exploitation. Toute exploitation agricole artisanale et personnelle est interdite. C’était un petit jardin… qui sentait un peu trop fort le brûlé. L’affaire des néophysiocrates,… / Ugo Bellagamba

« Culture de céréales carnées, du blé génétiquement modifié pour produire des protéines animales. Une manière […]de profiter des apports en acides aminés essentiels sans pour autant avoir à consommer de la viande – en restant officiellement végétarien. » Accident prévisible / Laurent Genefort

In : Moissons futures – La Découverte, 2005

L’agriculture du futur

Vous reprendrez bien un peu d’humain ?

" Non, il faut envahir d’autres mondes extraterrestres pour trouver de la nourriture, notamment de la soupe de Globule." Humoristique. Protoplasme / Philippe Caza

Où l’auteure fait référence à l’hostie mais au pied de la lettre car la nouvelle met en scène les rites mortuaires et culinaires d’une congrégation religieuse. Mangez-vous les uns les autres / Amanda R. Morency

In : Gastronomie du futur, Arkuiris, 2020

Vous reprendrez bien un peu d'humain ?

Vous reprendrez bien un peu d’humain ?

Pizzas de poche à réhydrater dans Retour vers le futur II

Le réplicateur de Star Trek bientôt une réalité avec l’imprimante 3D de la NASA

Utopie alimentaire ?

2001, l’Odyssée de l'espace - Stanley Kubrick, 1968

Utopie alimentaire ?

Pour aller plus loin...

La nutrition et l’alimentation dans la science-fiction: entre utopie et dystopie
Le repas du futur | Zeste de Science & Manon Bril | Le Vortex#20
Food2049 - Que mangerons-nous dans le futur ?
Le ventre et l’oreille : vous allez déguster !
Comment la science-fiction d’hier fantasmait l’alimentation «du futur»… et ses crises ?
Les plats du futur au cinéma: bon appétit bien sûr ?
La surprise du chef : les insectes. Podcast avec Laurent Veyet
Sue Perkins' Big Adventure episode 1 : Paris to Istanbul en compagnie de Laurent Veyet

Merci de votre attention

Carnum

Jérôme, un homme d'affaires désillusionné, rencontre Edwige, une chirurgienne. Celle-ci lui propose de monter un commerce pour le moins particulier : de la viande humaine prélevée sur des donneurs consentants. Ils créent l'enseigne Anthropo Food réservée à de riches clients. Seulement, consommer de la chair humaine rend addict. Les marchés parallèles florissent et le chaos nait alors. Un roman dialogué construit comme une pièce de théâtre. Le récit est dynamique, la thématique intéressante et crédible même si elle fait froid dans le dos. Carnum / Christophe Carpentier – Au Diable Vauvert, 2022

L'anémone de mer

L’anémone, dite aussi ortie de mer ou tomate de mer, est comestible, mais pas en confiture. Malgré ses «pétales» et ses couleurs vives, c’est bel et bien un animal. L’anémone de mer est consommée de préférence en beignet, sur les côtes de l’île de Beauté. Mais son goût très iodé est, dit-on bien plus proche de l’oursin, que de celui de la tomate cerise… Difficile de l’imaginer en dessert.

Viande / Martin Harnicek

Il n’y a plus ni animaux, ni végétaux, et la seule nourriture disponible est la viande humaine. Habitant de ce monde cauchemardesque, le narrateur de Viande est un monstre ordinaire. Affamé perpétuel, obsédé par la viande, il comprend que le meilleur moyen d’en obtenir est de collaborer avec la police et de devenir un délateur professionnel. Mais, lui-même victime de délation, il se voit obligé de fuir la ville… Initialement publié en 1981. https://www.nyctalopes.com/viande-de-martin-harnicek-monts-metalliferes-editions/

Comfort feeding

L’aspect, le goût et l’odeur jouent un rôle dans notre décision de manger ou non un aliment. La fin du XIXe et le début du XXe ont vu naître de nombreuses utopies, suivies par des visions plus sombres, entre peurs et espoirs, d’effondrement d’un monde et de la pseudo-trouvaille de l’aliment unique: pilule, boisson, poudre, ration de survie. L’idée est très présente dans le cinéma notamment, des crackers de Soleil vert de Richard Fleischer (1973) à THX 1138 de George Lucas (1971), de Brazil de Terry Gilliam (1985) avec ses plats numérotés aux Robots de Woody Allen (1973).

Comfort feeding

’L'aspect, le goût et l’odeur jouent un rôle dans notre décision de manger ou non un aliment. La fin du XIXe et le début du XXe ont vu naître de nombreuses utopies, suivies par des visions plus sombres, entre peurs et espoirs, d’effondrement d’un monde et de la pseudo-trouvaille de l’aliment unique: pilule, boisson, poudre, ration de survie. L’idée est très présente dans le cinéma notamment, des crackers de Soleil vert de Richard Fleischer (1973) à THX 1138 de George Lucas (1971), de Brazil de Terry Gilliam (1985) avec ses plats numérotés aux Robots de Woody Allen (1973).

Anémone de mer

L’anémone, dite aussi ortie de mer ou tomate de mer est comestible, mais pas en confiture. Malgré ses «pétales» et ses couleurs vives, c’est bel et bien un animal. L’anémone de mer est bel et bien comestible. Elle est consommée sous forme de beignet sur les côtes de l’île de Beauté. Son goût très iodé est, dit-on bien plus proche de l’oursin, que de celui de la tomate cerise… Difficile de l’imaginer en dessert.

Carnum

Jérôme, un homme d'affaires désillusionné, rencontre Edwige, une chirurgienne. Celle-ci lui propose de monter un commerce pour le moins particulier : de la viande humaine prélevée sur des donneurs consentants. Ils créent l'enseigne Anthropo Food réservée à de riches clients. Seulement, consommer de la chair humaine rend addict. Les marchés parallèles florissent et le chaos nait alors. Un roman dialogué construit comme une pièce de théâtre. Le récit est dynamique, la thématique intéressante et crédible même si elle fait froid dans le dos. Carnum / Christophe Carpentier – Au Diable Vauvert, 2022

Viande / Martin Harnicek

Il n’y a plus ni animaux, ni végétaux, et la seule nourriture disponible est la viande humaine. Habitant de ce monde cauchemardesque, le narrateur de Viande est un monstre ordinaire. Affamé perpétuel, obsédé par la viande, il comprend que le meilleur moyen d’en obtenir est de collaborer avec la police et de devenir un délateur professionnel. Mais, lui-même victime de délation, il se voit obligé de fuir la ville… Initialement publié en 1981 https://www.nyctalopes.com/viande-de-martin-harnicek-monts-metalliferes-editions/